Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 05:55
Présentation en vol du Rafale par le capitaine Planche

Présentation en vol du Rafale par le capitaine Planche

03/09/2013 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique

 

Les chiffres ont de quoi impressionner.  Dans un rapport publié le 27 août, et relayé par le Journal de l’Aviation, le cabinet de conseil Forecast International s’est livré au jeu des prévisions sur la production d’aéronefs militaires sur les dix prochaines années. Le résultat est édifiant : le cabinet prévoit la livraison de 11.940 appareils d’ici à 2022, pour un montant estimé de 480 milliards de dollars. Le pic de production devrait être atteint dès l’année prochaine, avec 1.367 appareils assemblés en 2014, chiffre qui devrait franchir à la baisse la barre des 1.100 appareils par an à l’horizon 2020

 

Les chasseurs représentent 2.900 appareils sur les dix prochaines années, pour un montant estimé de 183 milliards de dollars. A priori, c’est une bonne nouvelle pour les Dassault, Boeing, Eurofighter et autre Chengdu. Sauf que c’est bien la montée de la cadence de production du F-35 de Lockheed Martin qui devrait pousser la production annuelle d’avions de chasses à 355 appareils par an en 2022, estime le cabinet.

 

La machine de guerre de Lockheed Martin, qui a siphonné les budgets militaires de nombreux alliés de Wahington dont quelques Européens (Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Norvège) ne laissera donc, sinon des miettes, du moins que des demi-baguettes à la concurrence. « Le reste du marché devrait être réparti entre Boeing, le consortium Eurofighter, Dassault, Saab, Chengdu, et le Russe United Aircraft Corp, assure le rapport. L’indien HAL et le sud-coréen KAI ont introduisent des chasseurs légers low-cost, mais aucun ne devrait vraiment percer sur le marché export. »

 

Conclusion (qui ne figure pas dans le rapport) : le Rafale n’a donc pas le droit à l’erreur sur ses compétitions (Inde, Emirats, Qatar, voire Malaisie), mais c’est tout aussi vrai pour le Typhoon du consortium Eurofighter ou le Gripen de Saab. Boeing, lui, s’est donné de l’air avec la vente de F-15 en Arabie Saoudite, et peut-être bientôt en Corée du Sud. Les Russes et les Chinois peuvent compter sur leur énorme marché intérieur.

 

Sur le segment des appareils de transport militaire, c’est l’A400M qui va tirer les chiffres de production, assure Forecast International. Le pic de production de 108 appareils de transport par an devrait être atteint en 2018. L’A400M devrait représenter à lui seul « 25% de toute la production d’avions de transport sur la période 2013-2022 », indique le document. Forecast International prévoit également la fin de la production du C-17 de Boeing, et l’intensification de la concurrence face au C-130J de Lockheed Martin, concurrencé à la fois par l’A400M et par le KC-390 du brésilien Embraer.

 

Boeing devrait se rattraper sur ce que le document appelle les appareils à « usage spécial » : ravitailleurs, avions de patrouille maritime, appareils de guerre électronique. « Boeing devrait capter 50% de ce segment, grâce à la production du ravitailleur KC-46A pour l’US Air Force et de l’appareil de patrouille maritime P-8 Poseidon pour l’US Navy et d’autres clients », indique Forecast International.

 

Côté hélicoptères, ce n’est pas la grande joie. Le cabinet prévoit un ralentissement de la production d’hélicoptères militaires légers (1.425 appareils en dix ans, 23,3 milliards de dollars), faute de nouveaux programmes d’acquisitions. Idem pour les hélicoptères lourds, dont la croissance de production observée depuis 2005 devrait faire long feu. 4.728 machines sont tout de même prévues d’ici à 2022, soit 110 milliards de dollars de marché estimé.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories