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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:55
L’atout troisième dimension

 

23/09/2014 LTN Valérian Fuet et LTN Hélène Facchin - Armée de Terre

 

Au même titre que l’infanterie ou la cavalerie, l’ALAT est désormais reconnue comme une arme de contact. Permettant de s’affranchir des contraintes du terrain, les hélicoptères font partie intégrante de la manœuvre aéroterrestre.

 

Projetables sur court préavis, les formations d’hélicoptères sont intégrées au dispositif interarmes dès la phase de planification des opérations. Elles constituent un pion de manœuvre supplémentaire dans les mains du chef interarmes ou interarmées au côté des GTIA. Selon le général d’armée Ract Madoux, ancien CEMAT, « l’hélicoptère de combat est un partenaire indissociable de l’infanterie et de la cavalerie au contact de l’adversaire. »  Capable d’être là où on ne l’attend pas, l’ALAT est un multiplicateur d’effets qui permet au chef interarmes de conserver sa liberté d’action en concentrant ses efforts et en économisant les moyens humains et matériels.

 

L’ALAT apporte des capacités feux, renseignement, mouvement et commandement. En complément des unités de mêlée, une formation d’hélicoptères peut être l’un des éléments de premier échelon d’une action principale, dans le cadre d’une reconnaissance, d’une attaque ou d’une exploitation. En second échelon, elle privilégie les actions en réaction ou de sécurisation. Enfin, l’ALAT est également en mesure de mener une action distincte de l’action principale comme une sécurisation de zone ou une mission d’assistance.

 

Les formations aéromobiles peuvent être engagées selon quatre niveaux :

    la patrouille : de 2 à 3 appareils ;

    le sous groupement aéromobile (SGAM) : jusqu’à 12 appareils articulés en modules, en fonction de l’effet à obtenir ;

    le groupement aéromobile (GAM) : de 13 à 36 appareils ;

    le GAM PLUS : un GAM renforcé d’une formation aéromobile, nationale ou étrangère.

 

Un SGAM ou, a fortiori, un GAM, peuvent être renforcés d’éléments interarmes multipliant leur capacité d’action. Ils constituent alors un SGTIA ou un GTIA à dominante aéromobile (GTIA-A).

 

Interopérabilité

De rares unités hélicoptères alliées sont capables de combattre aux côtés de l’ALAT en tant qu’unités tactiques intégrées à la manœuvre aéroterrestre. Parmi ces pays,  on trouve notamment la Grande-Bretagne dont les aéronefs ont côtoyé ceux de la France en Libye, mais aussi l’US Army Aviation (US AAVN).

 

Le raid artillerie

 

L’atout troisième dimension

Vecteurs d’aérotransport pour la délivrance des feux dans la profondeur, Puma et Caïman accueillent également l’acier des mortiers de 120 mm. « C’est un concept inventé par le 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP) en 1978, lors du conflit Tchad-Libye. Nous avions besoin d’emporter des mortiers depuis le porte-avions Foch », explique le capitaine Marc Gima, officier feux au 35e RAP. « Le RAID ART est une opération aéromobile de ‟va-et-vient”. Elle consiste à aérotransporter quatre mortiers dans un rayon de 250 km, de jour comme de nuit. Posés derrière un obstacle situé entre 6 et 8 km de l’objectif, ils délivrent 50 coups en 5 minutes. À l’issue, le mortier est démonté et embarqué dans l’aéronef pour répéter la manœuvre à partir d’une autre zone. Ce genre d’opération est effectué sur un objectif stable qui ne peut être traité par l’aviation en raison de contraintes opérationnelles, comme un large découvert par exemple, précise le capitaine. Discrétion et rapidité sont les maîtres mots d’une telle opération. »

 

Focus : Close combat attack (CCA)

L’aérocombat en CCA est une attaque de groupe, frappant de manière précise et ne laissant aucun recours à l’ennemi. Les unités d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque (HRA) se sont illustrées par leurs succès opérationnels, notamment sur les théâtres d’opération africains. Leur mission : détruire ou neutraliser un ennemi déjà au contact des troupes au sol, en sûreté et sécurité, en coordination étroite avec l’unité au sol. La manœuvre, conçue par le chef de patrouille HRA qui autorise seul l’ouverture du feu, a montré toute sa pertinence au cours des dix dernières années.

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