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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

07 décembre 2013 à 19:01 Par RFI

 

lnitialement prévu avec 1 200 hommes, le dispositif français en Centrafrique va être renforcé de 400 soldats supplémentaires, soit à terme 1 600 hommes, pour une intervention que Paris souhaite rapide. Six cent cinquante soldats français patrouillent déjà dans les rues de Bangui où la population se terre toujours dans la crainte des violences. D’autres troupes ont franchi ce samedi, dans la matinée, la frontière entre le Centrafrique et le Cameroun, en direction de Bouar puis de Bangui.

 

On assiste à un début timide de reprise de la vie dans les grandes artères de Bangui. En début de matinée on pouvait voir des habitants discutant sur le pas des portes, des vendeuses de beignets sur le bord de la route et des marcheurs. Les voitures cependant étaient quasiment absentes. Les commerces, eux, restaient rideau baissé. Le marché Combattant ce matin était vide.

 

Les Français déployés sur les quartiers chauds

La Seleka reste encore maître du terrain dans le centre. Ses hommes, en tenue de combat sont installés aux bords des routes. Des 4 X 4 aux plaques d’immatriculation arrachées traversent la ville, avec leur chargement de combattants. Quand on s’approche de l’aéroport et du camp Mpoko où sont basées la Fomac et les forces françaises, les Selekas disparaissent. Les habitants sont plus nombreux à sortir. Un camp de fortune s’est même formé près de la base. Il regroupe des populations qui ont fui leur quartier.

 

→ à (re)lire : Mgr Nzapalainga: «La sécurité est assurée par les Français, la Seleka doit déposer les armes»

 

Ce matin, toutes les compagnies présentes à la base française ont été déployées vers des quartiers de Bangui, où des exactions ont été signalées. Des appels à l’aide venant des quartiers se poursuivent, avec toujours des violences contre des civils au porte-à-porte.

 

Venir en aide à la population

Le nombre des blessés se compte par centaines depuis le milieu de la semaine. MSF en a traité plus de 200 depuis 2 jours, et vient d'ouvrir un nouveau centre pour accueillir les cas les moins graves ainsi que les femmes enceintes. « Dès les premières journées nous avons concentré nos efforts évidemment, à aider l’hôpital communautaire qui est un hôpital où l’on pouvait installer notre équipe chirurgicale, explique Sylvain Groulx, chef de mission de RSF à Bangui. Depuis, nous avons ouvert aussi l’hôpital de Kassar pour les cas de petites blessures légères, ainsi que pour les femmes qui sont enceintes. Donc on invite justement les gens, s’ils peuvent sortir de la maison et se sentent en sécurité, à se rendre justement à l’hôpital de Kassar pour recevoir des soins légers…

Médecins sans frontières a également mis en place des petites cliniques mobiles, pour justement aider les populations qui se sont toutes regroupées ensemble auprès de l’aéroport de Bangui, ainsi que dans un centre communautaire confessionnel qui s’appelle Don Bosco, dans le quartier de Bongo, tout près du PK12.

Ce sont tout simplement des petites cliniques mobiles, où on va pouvoir faire la prise en charge des cas les plus graves, les plus importants, s’assurer qu’il n’y ait pas d’enfants qui meurent également du paludisme sévère ou d’infection respiratoire ».


■ Alain Boinet, de Solidarités International : « La solution est politique »

S’exprimant au micro de Nathalie Amar, au cours de l’émission spéciale de RFI en direct de l’Elysée où se tenait le sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, ce samedi à la mi-journée, Alain Boinet, fondateur de l'ONG Solidarités International a jugé que l’intervention française en République centrafricaine était une bonne chose, car « le président de la République a déclaré hier (vendredi 6 décembre, ndlr) que "la France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines". Ça, c’est l’urgence ».

Mais au-delà de l’urgence, le fondateur de Solidarités International insiste : « L’humanitaire et la sécurité, pour indispensable qu’elles soient, ne sont pas suffisantes. (…) L’intervention actuelle est déterminante pour les années qui viennent. (…) Il faut maintenant, au-delà des effets – que ce soit la sécurité ou l’humanitaire –, s’attaquer aux causes. »

Pour lui, il s’agit, « ensemble, avec les Centrafricains (de) se dire comment on va les régler. Sinon, on va être dans des interventions humanitaires et des interventions militaires à répétition. Et on n’en sortira jamais. La solution est politique. »

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