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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:20
photo Lockheed-Martin

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30 décembre 2013 Aerobuzz.fr

 

Paradoxalement, c’est un modèle à décollage et atterrissage conventionnel que Lockheed-Martin a choisi de mettre en avant pour donner un coup de projecteur sur le sinueux programme F-35 Lightning à 400 milliards de dollars.

 

C’est en présence de 2.000 employés du groupe et de représentants du Pentagone que Lockheed-Martin a célébré la mise production du 100ème exemplaire du F-35 Lightning II désigné AF-41. Rappelons pour mémoire que ce programme, d’un montant de près 400 milliards de dollars est l’un des plus importants jamais réalisés outre-Atlantique. Il regroupe non pas un avion mais trois types d’avions très différents destinés à équiper les forces aériennes, les Marines et les forces aéronavales.

 

Dans son communiqué, l’avionneur américain explique qu’il a déjà produit 44 F-35 A, la version d’attaque à décollage et atterrissage conventionnel, à cela s’ajoutent 42 F-35B à décollage court et atterrissage vertical ainsi que 14 F-35C optimisés pour l’utilisation sur porte-avions. Les 95 premiers avions sont destinés aux forces américaines, les autres étant répartis entre le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Le programme qui était en plein naufrage technique et financier il y a deux ans encore, a entièrement été repensé, avec à la clé, l’arrivée d’une nouvelle équipe de conduite.

 

Aujourd’hui, sur 7.700 vols d’essais, plus de 3.600 tests ont été réalisés. Les performances de vol à basse vitesse et à incidence élevée ont été évaluées. Le système d’arme, qui est animé par une version intérimaire du logiciel doit maintenant faire ses preuves. Ce système complexe qui comporte des liaisons de données tactiques LINK 16 et MADL, un ensemble d’autoprotection multicapteurs, un radar APQ81 à antenne active et un capteur optronique IRST doit tenir ses promesses lors de missions air-air et air-sol.

 

Une première campagne d’essais, impliquant la destruction d’une cible aérienne et d’un blindé s’est révélée prometteuse, mais il faudra encore attendre plus d’une année avant qu’une première capacité opérationnelle, désignée standard IOC, soit prononcée. Il s’agira alors de la version F-35B destinée aux Marines américains. Les autres versions suivront ensuite au gré d’un programme de qualification mené tambour battant.

 

Il s’agit de faire vite, parce que les clients s’impatientent. A commencer par les USA dont les A-10, F-16 et AV-8B, malgré des programmes de remise à niveau réguliers, accusent le poids des ans. Mais il y a aussi les clients « export » tels que le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud qui estiment que l’arrivée dans leur arsenal d’un appareil d’attaque polyvalent et furtif est vitale pour la crédibilité de leurs forces armées. Ainsi, Londres qui se dote de deux porte-avions conventionnels n’a toujours pas d’avion à déployer, ni d’équipages formés. La Corée du Sud et le Japon veulent des avions capables de tenir, sur le papier au moins, la dragée haute face aux menaces nord coréennes et aux ambitions chinoises.

 

Un intérêt bien compris par Lockheed-Martin qui, malgré un prix unitaire compris entre 94 et 120 M$ suivant les modes de calcul croit toujours pouvoir vendre plus de 3.000 unités de son petit dernier. Un pari audacieux, qui si il réussit, serait un véritable coup dur pour les produits du vieux continent, à savoir le Rafale, l’Eurofighter et le Gripen, trois avions dont le développement a été lancé dans les années 80 et qui peinent à s’imposer sur les marchés export.

 

A l’heure ou les USA, la Chine, l’Inde, et la Russie étudient des avions de cinquième et de sixième génération capables de pénétrer les défenses les plus modernes pour accomplir leurs missions les plus complexes, il est plus que temps de fédérer les compétences européennes pour préparer la relève de la gamme actuelle, sous peine de se retrouver irrémédiablement déclassés à court terme. Car dans ce domaine plus que dans tout autre, l’histoire a prouvé que le retard pris par rapport aux concurrents ne se rattrape pas.

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