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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 12:55
« Être ops’ »

 

12/03/2015 COL Conégéro, LTN Facchin - armée de Terre

 

Protéger, dissuader et intervenir. En tous temps et tous lieux, le militaire doit remplir les missions qui lui sont assignées. Qu’il soit d’alerte ou non, son entraînement doit être quotidien et sa préparation avant projection ciblée. TIM a rencontré le 92e régiment d’infanterie (92e RI) de Clermont-Ferrand : vision "gauloise" du contrat opérationnel.

 

« Nous sommes prêts à partir n’importe où et n’importe quand, et pas seulement les unités de Guépard. Si une compagnie part, il faut de la régénération. La base arrière doit également être prête et disponible », écrit dans son plan d’action le colonel Nicolas Guisse, chef de corps du 92e RI. « En unité élémentaire, le contrat opérationnel est l’objectif que le chef de corps nous fixe, explique le capitaine Olivier Vivet, commandant d’unité. Cela peut se traduire par la capacité à remplir une mission intérieure ou extérieure, pérenne ou ponctuelle. En fonction de la mission et du terrain sur lequel elle se déroule, nous nous entraînons au quartier ou dans les centres d’entraînement spécialisés (CES) tel que le CENZUB  ou le CEITO,  poursuit-il. Les CES permettent d’entraîner un SGTIA (sous-groupement tactique interarmes), correspondant à une compagnie d'infanterie renforcée d’éléments d’appui (artillerie, génie). Combat, tir, connaissance du VBCI, contre-IED, NBC…, tous les fondamentaux de l’infanterie ainsi que les instructions spécialisées sont programmés, continue le CNE Vivet. L’entraînement et les missions, qui parfois se chevauchent, remplissent le quotidien. Ma compagnie est d’alerte ENU pour 6 mois depuis le 28 septembre. Durant ce laps de temps, nous remplissons d’autres missions, telles que Vigipirate et poursuivons nos entraînements. À part l’effort sur la mise à jour de la partie administrative, notre quotidien n’est pas "transformé" par une alerte. » « Nous devons être prêts en permanence. La condition, c’est l’entraînement, complète un de ses chefs de section, l’adjudant Sébastien Paco. La finalité, c’est la projection. On n’attend pas d’être d’alerte pour être "ops". Et si l’alerte se déclenche, ce qui nous traversera l’esprit, ce sera : O.K. on part, mais on part où ? »

 

Clé de réussite

 

« Le régiment est l’outil de mise en œuvre du contrat opérationnel, avance le lieutenant-colonel Hauray, chef du bureau opérations et instruction (BOI) du 92e RI. In fine, le contrat opérationnel est un outil pour le régiment, un outil pérenne nous apportant cohérence et visibilité. » Lorsque les missions opérationnelles sont données, le BOI est en mesure de planifier et d’anticiper les phases de préparation opérationnelle, pour  cibler au mieux l’entraînement et sensibiliser pleinement le personnel sur l’importance des procédures administratives. « Tout soldat comprend l’intérêt d’avoir son arme réglée, ses PSC 1 et 2  validés mais aussi d’avoir son panorex  ou ses assurances à jour, poursuit-il. Pour les parties du contrat opérationnel non prévisibles, telle que l’engagement de l’ENU,  étudier les RETEX  est primordial. Celui de l’opération SERVAL indique qu’une des clés de la réussite d’un ENU est de mettre en place un petit centre des opérations, contrôlant la montée en puissance de la mission. Une réserve de personnel n’étant pas d’alerte est dédiée à la conduite de l’opération. Si l’alerte est déclenchée, nos soldats et leurs cadres se consacrent uniquement à leur préparation. » Les restructurations de l’armée de Terre ont conduit à une redistribution des matériels via la politique d’emploi et de gestion de parcs. « La difficulté majeure consiste à pouvoir fournir tout ce que nous n’avons pas physiquement dans le parc régimentaire, témoigne le commandant Pons, chef du bureau maintenance et logistique (BML) du 92e RI. Si l’ENU est activé, une logistique d’acheminent des matériels et des véhicules se met en place. Cela passe par une phase de perception dans les parcs ou autres régiments. Ensuite, la partie conditionnement et colisage de ces derniers se réalise au quartier. » Le contrat opérationnel offre un cadre, des prérequis et des besoins capacitaires se déclinant à tous les niveaux. L’anticipation, la préparation permanente et la réactivité permettent d’en honorer les termes.

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