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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:50
CSE 90LP - photo CMI Defence Cockerill

CSE 90LP - photo CMI Defence Cockerill

 

 

28.02.2015 Philippe Bodeux - lesoir.be

 

LIÈGE Fort de ses contrats dans les secteurs de la défense et de l’énergie, CMI voit l’avenir avec optimisme. Des engagements ? Oui mais à des fonctions -très- qualifiées.

 

CMI, première entreprise liégeoise en termes de chiffre d’affaires, devant ArcelorMittal, Techspace Aero et la FN ? C’est la thèse soutenue par ses deux dirigeants et actionnaires, Bernard Serin et Pierre Meyers, qui annoncent 894 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2014, soit une hausse de 38 % par rapport à 2013. Le résultat d’exploitation devrait quant à lui atteindre les 50 millions d’euros, un record également. Une performance qui résulte de plusieurs commandes importantes signées en 2014 : un contrat de fourniture de 711 tourelles-canons, étalés sur 7 ans, pour le compte de General Dynamics qui a conclu un contrat de vente de blindés légers à l’Arabie Saoudite et la livraison de chaudières pour deux centrales solaires au Chili.

 

Bernard Serin est optimiste pour son groupe quasi exclusivement tourné vers les marchés internationaux au départ du centre de décision basé à Seraing. «  Un pétrole bon marché, un euro faible par rapport au dollar et des taux d’intérêt quasi nuls : les conditions sont favorables pour les industries européennes ». Du coup, Bernard Serin vise le milliard d’euros de chiffre d’affaires dans les années qui viennent.

 

Le groupe CMI, c’est quatre secteurs (Défense, Énergie, Industrie et Services) qui s’équilibrent, bon an, mal an. Les deux premiers viennent de fournir des commandes records, les deux suivants refont surface avec notamment, en ce qui concerne l’industrie, la fourniture d’une ligne de galvanisation complète pour la Chine, des fours pour le traitement de pièces dans l’aéronautique et des équipements de traitements de déchets solides en Arabie Saoudite, entre autres. Quant au secteur des services, il a dû encaisser la contraction de chantiers de maintenance en Belgique (sidérurgie) mais a engrangé plusieurs contrats dans le secteur ferroviaire en Tunisie et au Congo Brazzaville (commande de locomotives) et poursuit sa progression en Nouvelle-Calédonie, en France et au Brésil.

 

Comment cela se traduit-il au niveau de l’emploi ? CMI compte aujourd’hui 4.465 travailleurs dont une majorité de « cols blancs ». En région liégeoise, l’effectif est stabilisé autour des 1.100 emplois dont 250 ouvriers, 7 membres du personnel sur 10 sont donc des cols blancs. Les vases communicants continuent : CMI engage des cadres et des employés mais c’est autant d’ouvriers qui ne sont plus remplacés dans des fonctions historiques. «  Nous avons pour politique de maintenir des ouvriers très qualifiés, c’est ainsi que nous créons la Champions league de la soudure avec un atelier dédié aux réalisations de haut vol », explique Bernard Serin. Pour le reste, CMI, après avoir rénové et agrandi son centre décisionnel à Seraing pour un montant de 20 millions d’euros, investit en France 70 millions d’euros dans un campus Cockerill à Commercy, à proximité d’un champ de tir où seront formés les instructeurs de simulateurs de tirs pour son secteur Défense.

 

Quid de l’implication de CMI dans le tissu industriel liégeois ? Notons que 75 % du CA de CMI sont soumis à l’impôt en Belgique et que ses dirigeants affirment ne recourir à aucun montage qui permet d’éviter la taxation des résultats. « Nous sommes fiers de payer nos impôts en Belgique », déclare Pierre Meyers qui ajoute que CMI a accepté d’entrer au capital de Meusinvest pour soutenir l’économie liégeoise.

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