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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 11:20
L’USNS « Rainier », vu depuis la « Meuse » - photo Marine Nationale

L’USNS « Rainier », vu depuis la « Meuse » - photo Marine Nationale

 

5 avril 2015 par PR Meuse

 

Jeudi dernier, les marines françaises et américaines ont démontré une nouvelle fois que l’interopérabilité était une des clés du succès des armées.

 

Pour remplir ses soutes de carburéacteur F44 (un combustible spécialement destiné aux avions de chasses tels que les Rafales et les Super-Étendards Modernisés du porte-avions « Charles de Gaulle »), la « Meuse » fait habituellement étape au gigantesque terminal pétrolier de Jebel Ali (Émirats Arabes Unis, voir l’article JAFZA by night sur le journal de bord en ligne).

 

Quelques heures seulement avant l’arrivée à Jebel Ali, de forts vents de terre ont réduit à néant nos espoirs de s’approvisionner à temps en F44. La visibilité quasi-nulle à cause de la poussière de sable et l’état de la mer rendant risquée toute tentative d’accostage. L’état-major du CTF 53 a trouvé une solution simple et pratique. Nous avons fait route vers le Nord-Ouest, afin de rejoindre l’USNS « Rainier », un pétrolier-ravitailleur américain dont les soutes sont pleines de F44.

 

C’est la conséquence utile de l’intégration de la « Meuse » à la Task Force 53 : pour assurer la continuité du soutien logistique, l’US Navy peut nous fournir directement du carburéacteur.

 

Réactivité, adaptabilité, interopérabilité : moins de 24 heures après la déconvenue météorologique, nous sommes prêts à nous présenter sur le travers bâbord de l’américain. L’exercice est délicat, car différent de celui que nous connaissons bien. Aujourd’hui, nous sommes le ravitaillé. Les conditions de mer sont acceptables mais exigent de faire attention. Notre présentation est prudente, le ravitaillement se passe bien.

L’américain, qui dispose de capacités de pompage supérieures aux nôtres, parvient à établir un débit de 800 m3/heure, soit plus de 220 litres par seconde ! Dès le début du transfert, il faut procéder aux contrôles de qualité qui permettront de garantir le produit délivré au porte-avions.

 

Pour une fois, c’est la « Meuse » qui appose sa marque sur le probe d’un ravitailleur

Pour une fois, c’est la « Meuse » qui appose sa marque sur le probe d’un ravitailleur

 

Quand vient l’heure de se séparer, les marins procèdent aux traditionnels échanges de casquettes et de porte-clés à l’effigie des bâtiments, ainsi qu’à l’incontournable pose de l’autocollant du ravitaillé sur le probe du ravitailleur.

 

Le bilan de la journée est excellent : en quelques heures, la « Meuse » s’est approvisionnée en carburéacteur, rattrapant ainsi le soutage annulé de Djebel Ali. La coopération avec la marine américaine a permis de pallier les déconvenues d’une tempête de sable. L’expérience est un succès, elle sera peut-être reconduite.

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