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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 12:45
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

16/06/2015 Par Frédéric Pons- V.A.

 

Guerre moderne. Plus aucune opération n’est menée sans l’appui des drones de reconnaissance. Ils détectent, renseignent, appuient, rassurent, en temps réel. Pour avoir trop tardé, la France a été obligée d’acheter du matériel américain.

Les deux chefs islamistes se croyaient à l’abri dans l’adrar des Ifoghas, à l’extrême nord du Mali. Amada Ag Hama, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Ibrahim Ag Inawalen, chef de la police religieuse du mouvement islamiste Ansar Dine, n’ont rien vu venir. Les forces spéciales françaises les ont éliminés le 18 mai, au terme d’une opération qui marque un nouveau succès des drones de reconnaissance Reaper.

Foudroyant, ce raid mené au “bout du monde” n’aurait pas été possible sans cette “arme fatale” utilisée depuis quinze mois par l’armée française. Ag Hama et Ag Inawalen ont été débusqués et pistés par un drone. L’action a été coordonnée également par un drone : l’approche des hélicoptères, un largage de parachutistes, la protection des chasseurs, l’assaut, le recueil et l’exfiltration des commandos.

Plus aucune opération n’est montée sans drone — c’est aussi un Reaper français qui a retrouvé, en juillet 2014, le site du crash du vol AH5017 d’Air Algérie, dans le nord du Mali. Chaque convoi a droit à son accompagnateur, car, dans l’immensité apparemment vide du Sahel, l’ennemi peut frapper à tout moment. Si la vigilance est totale, les soldats savent aussi qu’ils ne sont plus jamais seuls. Un drone veille sur eux, invisible, inaudible. De jour comme de nuit, il détecte la moindre présence ennemie, dans la plus grande discrétion. Captée à 6 000 ou 7 000 mètres, l’image d’un homme en armes sera aussitôt analysée. Si nécessaire, elle déclenchera une frappe aérienne, guidée par les capteurs du Reaper.

 

En orbite, le drone transmet ses images à la chaîne de commandement, en vidéo instantanée et en “vision partagée” : à Niamey (Niger), base arrière du détachement des drones ; à N’Djamena (Tchad), PC de l’opération Barkhane ; à Paris, dans les sous-sols du centre opérationnel des armées ; au Mont-Verdun (Lyon), chargé de coordonner la manoeuvre aérienne de Barkhane.

« Les drones, plus on en a, plus on en a besoin, dit le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’air. C’est la clé des opérations en Afrique. » Le premier “aéronef piloté à distance” de type Reaper a été livré en janvier 2014. Le troisième est arrivé le 7 mai de cette année. Les hangars rougis par les vents de sable du détachement air de l’opération Barkhane à Niamey abritent un système Reaper complet, avec trois engins et deux cabines de conduite comparables aux cockpits de chasseurs. Le cap des 5 000 heures de vol a été franchi

 

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