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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 08:20
Rafale - photo RP Defense

Rafale - photo RP Defense

 

20 juin 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca
 

L’équipe de l’avionneur français Dassault, manufacturier du chasseur français Rafale ne s’attend pas à ce que le gouvernement canadien lance une véritable compétition pour remplacer ses CF18 avant les élections, mais elle ne lance pas l’éponge.

 

Dassault Aviation a profité du Salon aéronautique du Bourget pour rencontrer des journalistes canadiens et faire une démonstration sur simulateur des capacités de l’avion de chasse, poursuivant ainsi ses efforts de séduction, rapportait la journaliste de La Presse Marie Tison aujourd’hui.

«Nous ne considérons pas que c’est joué d’avance», a déclaré à cette occasion Yves Robins, vice-président responsable des affaires de l’Union européenne et de l’OTAN au sein de Dassault Aviation, rapporte aujourd’hui la journaliste du quotidien La Presse Marie Tison.

Ottawa, qui participait au programme de développement du F5 de l’avionneur américain Lockheed Martin et avait manifesté l’intention d’acheter 65 appareils du nouveau chasseur de 5e génération pour remplacer ses CF18 vieillissants, avait du lancer un nouveau processus pour évaluer le F-35 et ses concurrents, (le Rafale de Dassault, le F-18 Super Hornet de Boeing et l’Eurofighter Typhoon d’Airbus), après avoir essuyé les critiques du Vérificateur général Michael Ferguson.

Le vérificateur général avait accusé en avril 2012 le gouvernement conservateur d’avoir grossièrement sous-estimé le coût d’acquisition des chasseurs furtifs F-35 destinés à remplacer les CF-18 Hornet (25 milliards au lieu des 9 milliards annoncés).

Le rapport accusait alors carrément la Défense et le gouvernement de cacher le coût total du programme des F-35 en n’incluant pas les dépenses de fonctionnement (entretien et exploitation).

Depuis, tout le processus a été repris à zéro, mais Il n’y a pas eu grand développement dans ce dossier au cours des derniers mois, au grand dam de Dassault.

«Nous aurions voulu un peu plus de retour sur les informations que nous avons fournies au gouvernement il y a deux ans », a déclaré Yves Robins, cité par La Presse. « Selon moi, il n’y aura pas de compétition ouverte avant les élections. S’ils l’avaient voulu, ils auraient eu amplement l’occasion de le faire. Quant à ce qui se passera après les élections, personne ne le sait. »

 

Dassault a mis l’accent sur le Rafale pendant le salon aéronautique du Bourget. L’appareil a effectué des vols de démonstration tous les jours, alors que le F-18 et le F-35 brillaient par leur absence et que le Typhoon est demeuré au sol. Ici, La démo Rafale au Salon du Bourget 2015 (Armée de l’Air)

 

Le Rafale vole de succès en succès

«Les motivations d’un pays pour acheter un appareil sont toujours complexes, explique pour Yves Robins. « Il faut un alignement d’étoiles. C’est un mélange de considérations techniques, opérationnelles, financières et politiques.»

Avant 2015, Dassault n’avait vendu aucun Rafale à l’étranger. Son seul client était l’armée de l’air française, mais, après des débuts difficiles, le Rafale vole maintenant de succès en succès avec des ventes à l’Égypte en février, à l’Inde en avril et au Qatar en mai.

Et il semble bien que ça ne s’arrêtera pas là. Le mois dernier, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a fait aussi une visite de 24 heures aux Émirats arabes unis, pays potentiellement intéressé par l’acquisition d’avions de combat Rafale.

Quant au ministre français de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, ils’est déclaré fier du Rafale lors de sa visite au Salon.

 

Rencontre entre Dassault et les responsables canadiens

Au Bourget, une délégation de représentants de Travaux publics Canada, d’Industrie Canada et du ministère de la Défense a visité les entreprises impliquées dans le processus de remplacement.

«Nous leur avons donné tous nos arguments, a déclaré M. Robins avant la rencontre. Nous allons les écouter et leur faire part des améliorations apportées depuis deux ans.»

Et Dassault n’est pas à court d’arguments: l’appareil peut accomplir des tâches extrêmement différentes au cours d’une même mission; il a montré, notamment en Afghanistan, qu’il pouvait travailler de concert avec d’autres types d’appareils; il a toutes les caractéristiques d’un appareil de nouvelle génération avec ses équipements avioniques. Mais surtout, c’est une valeur sûre parce qu’il s’agit d’un appareil existant qui a fait ses preuves.

«Son prix est fixe, ses coûts d’exploitation sont connus, il n’y a pas de surprise», a aussi souligné le vice-président de Dassault dans une allusion à peine voilée au F-35.

Quant au retombées industrielles, les entreprises canadiennes pourraient participer à la chaîne d’approvisionnement du Rafale ou d’autres produits de Dassault, ou encore des produits des partenaires de Dassault dans le programme Rafale, comme Thales et Snecma, fait également valoir l’avionneur français.

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