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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:55
Base de lancement du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES) d’Hammaguir en Algérie Photo  BONNET - ECPAD

Base de lancement du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES) d’Hammaguir en Algérie Photo BONNET - ECPAD

 

novembre 26, 2015 - ECPAD

 

Le 26 novembre 1965 est lancée la fusée Diamant A, permettant la mise en orbite du premier satellite artificiel français, Astérix A-1. L’ECPAD possède de nombreuses archives photographiques et filmiques illustrant cette avancée technologique qui a permis à la France de se placer sur le podium international de la conquête aérospatiale, aux côtés des Etats-Unis et de l’URSS. A l’occasion des 50 ans de ce lancement historique, retrouvez une sélection de ces images d’archives.

 

La fusée Diamant A est un lance-satellite haut de 19 mètres et pesant plus de 18 tonnes, elle est composée de trois étages propulsés un à un. Le 26 novembre 1965, la fusée décolle de la base de lancement du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES) d’Hammaguir en Algérie.

Désireux d’inscrire la France dans l’histoire scientifique mondiale, le président Charles de Gaulle décide en 1959 de la création du Comité de recherches spatiales (CRS) et de la Société pour l’étude et la réalisation d’engins balistiques (SEREB) dans le cadre de la conquête spatiale et de la recherche nucléaire. Coordonnés par le Centre national d’études spatiales (CNES) crée en 1961 au sein du CRS, ces établissements dans lesquels travaillent civils et militaires, assurent la mise en œuvre du programme « Pierres précieuses ».

Débuté en 1961, ce programme tire son nom des fusées Agate, Topaze, Émeraude, Saphir ou encore Rubis lancées à plusieurs reprises dans le but de récolter des données permettant la construction de la fusée Diamant. Pour ce premier essai, le satellite Astérix n’est doté d’aucun équipement scientifique mis à part des appareils de mesures car le lancement sert avant tout à s’assurer de la performance de la fusée.

En 1967, après trois lancements de Diamant, la France quitte ses infrastructures algériennes conformément aux accords d’Évian de 1962. Les neufs essais suivants ont lieu sur la nouvelle base de lancement établie en Kourou en Guyane jusqu’en 1975.

Aujourd’hui, le CNES et l’agence spatiale européenne poursuivent leurs missions de recherche sur le développement durable, les télécommunications, l’innovation ou encore la sécurité.

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