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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 12:55

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27.03.2012 Par Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial) Le Monde.fr

 

Les participants au Sommet de Séoul sur la sécurité nucléaire sont entrés dans le vif des discussions, mardi 27 mars. Rappelant l'absence de moyen "efficace pour dissuader des terroristes d'utiliser des matières radioactives une fois qu'ils en détiennent" et qu'il existe dans le monde "suffisamment de matières radioactives, uranium enrichi et plutonium, pour produire 100 000 armes atomiques ", le président sud-coréen Lee Myung-bak a insisté sur l'importance de la sécurisation de ces matières. Un discours suivi d'une intervention de son homologue américain Barack Obama, pour qui le terrorisme nucléaire est l'une des "plus grandes menaces de notre époque".

 

Le sommet de Séoul intervient deux ans après la première édition à Washington, en 2010. Il est l'occasion d'une première évaluation de la concrétisation des engagements pris à l'époque en matière de sécurisation des sites et des matériaux nucléaires - utilisés autant dans le domaine médicale que dans la recherche ou la production d'électricité - ou pour la réduction des quantités de matières utilisables pour fabriquer des armes atomiques, l'uranium hautement enrichi ou le plutonium.

 

Depuis Washington, plusieurs pays ont signé ou ratifié la convention de 2005 sur la répression des actes de terrorisme nucléaire et de l'amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires. La Chine et l'Algérie les ont signés. La France a déposé ces textes au Parlement pour ratification. La Corée du Sud les a ratifiés en 2011. Plusieurs pays ont réduit leurs stocks d'uranium enrichi.

 

"ANTICIPER LES RISQUES"

 

La France a travaillé avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour recenser les sources radioactives usagées d'origine française dans le monde et sécuriser celles qui présenteraient des risques. "Une première opération de rapatriement a pu être conduite l'an dernier à Madagascar", a précisé le premier ministre François Fillon.

 

Le Japon a quant à lui souhaité faire partager son expérience de l'accident de la centrale de Fukushima. "Ce sommet revêt un sens spécial pour nous, a souligné Noriyuki Shikata, du bureau du premier ministre. Il nous permet de témoigner de l'importance de savoir anticiper les risques, de pouvoir apporter des réponses rapides et d'être prêt au pire."

 

Autre question soulevée, celle de la coopération internationale. "Cette question reste délicate, explique Duyeon Kim, du Centre pour le contrôle des armements et la non-prolifération. Il faudrait établir des normes de protection et de sécurisation, mais beaucoup de pays sont réticents, car ils y voient une atteinte à leur souveraineté." Il y a néanmoins des amorces de coopération entre les pays participants.

 

Les Etats-Unis, la Russie et le Kazakhstan ont évoqué la protection des sites où l'Union soviétique menait ses essais nucléaires. Les Pays-Bas, la Belgique, les Etats-Unis et la France se sont engagés sur un renforcement de la sécurité des sites contenant de l'uranium hautement enrichi, notamment ceux où sont produits les radio-isotopes dans le secteur de la pharmacie.

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