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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 17:05

1128-Afpakravitaillement source Courrier international

source Courrier international

 

19 Juin 2012  Jean-Dominique Merchet

 

La route par laquelle le matériel de l'armée française quittera l'Afghanistan se précise. La route du sud, via le Pakistan, semble désormais impraticable pour des raisons politiques - les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan étant au plus mal.

 

Reste donc la route du nord, via la Russie. Les choses ne sont pas encore bouclées, mais elles prennent forme. L'idée serait la suivante : tout le matériel sera conditionné à Warehouse (Kaboul), puis transporté en Ouzbékistan. A partir de là, il embarquerait sur des trains russes à destination des pays Baltes (Lituanie ou Lettonie), traversant donc l'Ouzbekistan, le Kazakhstan puis la Russie. A titre indicatif, il faut environ trois jours pour rejoindre Moscou depuis l'Asie centrale. C'est donc un long voyage, avec plusieurs frontières à traverser, des susceptibilités locales à ménager, et des précautions à prendre. A partir de la côte balte, le matériel et les véhicules embarqueront sur des bateaux à destination de la France - sans doute Toulon.

 

La principale question est : comment quitter Kaboul pour rejoindre l'Asie centrale ? Par la route ou par les airs ? L'hypothèse routière est la plus économique, mais la plus dangereuse. Des convois routiers seraient menacés tout au long du parcours par les insurgés, sans compter les "simples" difficultés physiques. La route passe notamment par le tunnel de Salang, dont lequel les Soviétiques ont perdu des centaines d'hommes en 1982, sans doute à la suite d'une attaque... La route terrestre nécessiterait d'importants moyens de protection (hélicoptères, drones, blindés, fantassins) qu'il serait assez délicat de demander à nos alliés.

 

Reste la solution aérienne avec la location d'Antonov 124, qui feraient un pont aérien vers l'Ouzbekistan voisin (une bonne heure de vol), à raison de deux allers-retours quotidien par avion. Cette solution, plus couteuse, est nettement plus sûre. Elle serait néanmoins meilleur marché que des vols vers les Emirats arabes unis, où la rupture de charge se ferait vers des bateaux. L'heure de vol d'An 124 coûte environ 25000 dollars...

 

Cette route, via les Emirats, sera néanmoins utilisée pour une partie du matériel le plus sensible que les militaires français n'ont pas forcément envie de voir se promener sur les chemins de fer russes.

 

Quoi qu'il en soit, l'option russe nécessite une gestion politique de l'affaire. En clair, ce n'est pas le moment de se fâcher avec Moscou sur d'autres dossiers. Par exemple, la Syrie...

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