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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 08:00

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30 novembre 2011 by Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

L’attaque de l’ambassade britannique en Iran par des manifestants est comme un remake de l’attaque contre l’ambassades Etats-Unis, prise d’otages en moins néanmoins. Les manifestants « étudiants » n’ont pas seulement assailli l’ambassade, ils ont brisé les vitres, y ont pénétré, saccageant l’intérieur et jetant des dossiers par la fenêtre. Ils ont même (oh sacrilège) brûlé le drapeau de l’Union Jack, hissant à la place le drapeau iranien, et brandi le portrait d’Elisabeth. Une attaque peu commune contre une mission diplomatique qui suscite naturellement nombre de réactions en Europe, et dans le monde.

 

Condamnation quasi-unanime


La France, l’Allemagne, l’Italie ont condamné ainsi que les Etats-Unis et la Russie. Le Conseil de sécurité à l’unanimité a suivi. A Bruxelles la Haute représentante, Catherine Ashton a eu des mots assez durs également. « Je condamne fermement cette incursion totalement inacceptable. J’appelle le gouvernement de la République islamique d’Iran de satisfaire immédiatement à ses obligations internationales pour protéger les diplomates et des ambassades. » A Paris, le quai d’Orsay a été on ne peut plus clair : « Une fois de plus, le régime iranien vient d’administrer la preuve du peu de considération dans laquelle il tient la légalité internationale. La France dénonce cette violation flagrante et scandaleuse de la convention de Vienne. La France tient les autorités iraniennes pour responsables de la sécurité et de l’intégrité de toutes les missions diplomatiques à Téhéran. »


De son coté, Téhéran a dit « regretter » cette attaque qui survient à un moment clé (lire la dépêche de Irna : Téhéran regrette l’attaque de l’ambassade britannique). L’Iran entend baisser d’un cran ses relations avec la Grande-Bretagne accusée de renforcer les sanctions faisant passer le rang de la diplomatie britannique dans la capitale d’ambassadeur au chargé d’affaire. Et coté européen, on discute du renforcement des sanctions, pour un nouveau tour de vis.

 

Sur la table des ministres


Ce sujet pourrait être sur la table jeudi (1er décembre) lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères. Ceux-ci devaient aussi se pencher sur la question du renforcement des sanctions en touchant notamment le pétrole iranien. Une position qui a la faveur des trois pays du groupe de contact (France, Royaume-Uni, Allemagne) mais se heurte à des difficultés concrètes. « C’est très délicat » commente un diplomate. Pour certains pays, se passer de cette ressource énergétique est un luxe – surtout en pleine crise économique. La Grèce dépend « à plus de 50% » du pétrole iranien, qui lui concède de plus des facilités de crédit que lui refusent les banques. Pas facile donc de s’en passer. De plus sanctionner le pétrole iranien pourrait avoir un effet pervers : il renchérit le coût pour les pays dépendants mais  pourrait aussi augmenter… les ressources du régime iranien – qui trouvera toujours des acheteurs sur le marché mondial. D’où les discussions en cours avec d’autres pays producteurs pour permettre d’augmenter la quantité mondiale et éviter un petit « choc pétrolier ». Ce n’est pas le moment

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