Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 20:55

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/938676-1113567.jpg?v=1315650757 

Photo : un radar d'alerte avancée américain.

 

10 Septembre 2011 Jean-Dominique Merchet

 

Le radar d'alerte avancée pour la détection des menaces balistiques ne sera peut être pas installé en France. Rien n'est encore décidé et les travaux sont en cours. Une hypothèse  est d'implanter cette installation majeure dans un pays étranger avec lequel la France est très étroitement lié du point de vue militaire. On pense évidemment aux Emirats arabes unis, où la France a une base permanente en vertu d'un accord de Défense. Les Emirats sont par ailleurs situé aux premières loges pour la détection de menaces balistiques...

 

La construction de ce radar est prévue par le Livre blanc de la Défense de 2008. Il s'inscrit dans un programme plus vaste (radar, satellite, commandement et contrôle) visant à donner à notre pays une capacité de détection des menaces balistiques.

 

Selon  la DGA, ce radar devrait être opérationnel en 2018. Le Livre blanc prévoyait une première capacité dès 2015.

 

Ce radar de forte puissance prendra la forme d'une antenne fixe de grande dimension, de l'ordre de plusieurs centaines de m2. Il sera installé dans une direction précise à partir de laquelle il pourra détecter des menaces dans un rayon de l'ordre de 100°. Sa portée sera supérieure à 3000 kilomètres,, pouvant atteindre 5000 km.

 

La terre ayant la forme qu'on lui connait, la "nappe de veille" ne pourra pas détecter les menaces qui resteraient à trop basse altitude (jusqu'à plus de 1000 km). Pour détecter un missile et calculer sa trajectoire - donc son point de chute - il faut en effet que le missile traverse cette "nappe de veille" d'une largeur variable selon la distance. D'où l'importance du choix de la position (et de l'orientation) du radar.

 

Tout dépend également de ce que l'on attend d'une telle installation. Un système d'alerte avancée a quatre vocations, mais certaines peuvent être prioritaires - ce qui constitue un choix politique. Il s'agit du suivi de la prolifération, de l'identification d'un agresseur, de l'alerte aux populations et de contribution à la défense active (interception). En fonction des priorités politiques (à définir dans la réactualisation du Livre blanc qui vient d'être lancée), les techniciens pourront alors proposer des localisations optimales du radar.

 

Ce radar ne sera qu'un des éléments du système d'alerte. L'autre outil de détection sera un satellite équipé de système infrarouge qui détecte le départ des missiles. En revanche,ce satellite ne fait pas de trajectographie. D'où le besoin d'un radar au sol. A l'origine, l'idée était de mettre un satellite en orbite géostationnaire, mais les spécialistes explorent aujourd'hui d'autres possibilités. La commande doit intervenir en 2015 pour une mise en service en 2020.

 

Dernier élement du système, le C2, c'est-à-dire le commandement et le contrôle de l'ensemble. Le choix politique est que ce C2 soit purement national, même s'il sera connecté à l'Otan.

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories