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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:55

DCI France

 

12/03 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La formation au matériel français reste au coeur de l'activité de la société.

 

Loin d'EADS, Thales et autres grands industriels de l'armement, DCI continue de tracer sa route. La société, dont la spécialité historique repose sur la formation des militaires de pays qui ont acheté du matériel français, vient de clore son plan stratégique 2008-2012. « Tous les objectifs ont été respectés », assure aux « Echos » son PDG, Jean-Louis Rotrubin. Place désormais au nouveau plan, tout aussi ambitieux.

 

En 2017, DCI se fixe d'atteindre 270 millions d'euros de chiffre d'affaires, contre 205 millions attendus cette année, et 189 millions réalisés en 2012. Si tout va comme prévu, la rentabilité opérationnelle tutoiera les 12 %, soit deux points de plus qu'actuellement. A cet horizon, les effectifs seront de 1.000 salariés, contre environ 700 aujourd'hui.

 

La société revient pourtant de loin. En 2006, DCI voyait s'approcher avec appréhension la fin des retombées du contrat Sawari II de frégates vendues à l'Arabie saoudite. Le carnet de commandes couvrait à peine une année de chiffre d'affaires et l'avenir, faute de nouveaux grands contrats d'armements signés par la France, s'annonçait très tendu. En clair, la dépendance de la société aux seules prestations de formation n'était plus tenable.

 

Bureaux à l'étranger

 

Au prix d'un gros effort - les effectifs ont fondu de moitié entre 2004 et 2010 - la société a d'abord ouvert de nombreux bureaux à l'étranger, aux Emirats arabes unis, au Qatar, au Koweit et en Malaisie. Singapour a suivi plus récemment. La palette de prestations a été élargie, en matière de maintenance de matériel ou de formation académique notamment. En France, l'accent a été mis sur l'externalisation avec un gros coup : la formation des pilotes d'hélicoptères. Avec 20 millions par an, c'est le plus gros contrat de DCI.

 

Résultat, le carnet de commandes a atteint 338 millions en fin d'année dernière, un record qui dépasse le pic de Sawari II. Soit deux ans et demi de revenus. Jean-Louis Rotrubin estime que DCI peut continuer à se développer sans trop dépendre des gros contrats export. A telle enseigne que moins des 10 % des 270 millions de revenus visés en 2017 seront liés aux trois grosses ventes d'armes de la France de ces dernières années (le sous-marins Scorpène, à l'Inde, à la Malaisie et au Brésil). « Aujourd'hui, 80 % du carnet de commandes reposent sur 25 contrats. A l'époque de Sawari II, un seul contrat représentait 80 % du carnet de commandes », souligne le PDG de DCI, pour mieux résumer la transformation réalisée.

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