Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 18:55

The Heron UAV source israeldefense.com

 

12/06/2012 Michel Cabirol - laTribune.fr

 

Avec la remise à plat du dossier drone de surveillance, Dassault Aviation n'est plus sûr de décrocher le marché. Le nouveau ministre de la Défense a promis une décision avant le 14 juillet.      

 

Dans la foire permanente aux drones en France, il y aura de nouveaux perdants... Un suspense dont Dassault Aviation se serait bien passé. Mais depuis que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a décidé de remettre à plat le dossier du drone de surveillance intérimaire Male (Moyenne Altitude, Longue Endurance), pourtant quasi acquis à l’avionneur, le constructeur du Rafale ronge pour le moment son frein en attendant une décision avant le 14 juillet. "On comprend bien les impératifs du nouveau gouvernement, on attend de manière très sereine ses premières décisions", a déclaré à un point presse, le directeur général international de Dassault Aviation, Eric Trappier. "S'il y a un besoin, on est une force de proposition. C'est sur la table", a-t-il affirmé.

 

L’été dernier, Dassault Aviation l'avait emporté sur son grand rival, le groupe européen EADS, qui proposait le drone Talarion à plusieurs gouvernements européens. Le précédent ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait décidé d'entrer en négociations avec l’avionneur, qui proposait la francisation d'une plateforme israélienne Heron TP, rebaptisée promptement Voltigeur au salon Eurosatory, en vue de remplacer les drones Harfang (plateforme israélienne) fabriqués par EADS et en bout de vie. Le constructeur tricolore, qui attendait la notification de ce contrat, espère vendre trois systèmes de trois ou quatre unités chacun à la France. Mais le gouvernement Ayrault a décidé de rebattre les cartes d’une façon générale dans l’industrie de la défense, sur laquelle il estime que Dassault Aviation exerce une trop grande influence.

 

Entre deux et quatre ans pour fournir le Voltigeur

 

Eric Trappier a indiqué qu'il faudrait au minimum deux ans après la décision pour livrer le Voltigeur, sur la base du drone israélien Heron TP fabriqué par Israeli Aerospace Industries (IAI), avec qui il a créé un joint-venture (51 % Dassault Aviation, 49 % IAI). Si la commande porte sur un modèle à plus fort contenu français, il faudra plus longtemps et ce sera plus cher, a-t-il précisé. "On peut facilement doubler les délais si on change beaucoup de choses", a précisé Eric Trappier. Il fait notamment référence aux systèmes de liaisons satellites pour lesquelles Zodiac Aerospace serait "un bon candidat" et aux radars qui pourraient être israéliens et/ou fournis par Thales, dont Dassault Aviation détient 26 %. Selon la demande, Dassault Aviation peut franciser entre 0 et 50 % de la plateforme israélienne.

 

Pourtant le communiqué du ministère de la Défense du 21 juillet était clair. Le nouveau système de drone MALE devait être fourni aux armées françaises en 2014, était-il écrit. Loin des quatre ans suggérés par Eric Trappier. Et Dassault Aviation proposait bien "une version francisée et évolutive du Heron TP en coopération avec la société israélienne IAI. Le développement de la solution F-Heron TP impliquera, autour de Dassault Aviation, plusieurs entreprises françaises au travers d'activités de haute valeur ajoutée, générant emplois et transferts de savoir-faire sur le territoire national. L'implication de ces entreprises va permettre de commencer à structurer une filière industrielle en préparation du futur système de drones MALE franco-britannique".

 

Le contrat du drone franco-britannique signé en juillet ?

 

Car à plus long terme, l'avionneur français et le groupe britannique BAE Systems ont été chargés par Paris et Londres, dans le cadre d'un traité franco-britannique de Lancaster House, de développer à l'horizon 2020 un drone MALE plus évolué. "Il reste maintenant à signer un contrat" avec les gouvernements, a souligné le directeur général. "S'il faut attendre le livre blanc, il n'y pas de problème", a-t-il ajouté. Jean-Yves Le Drian a annoncé la rédaction d'ici à la fin de l'année d'un "livre blanc", qui définira les objectifs et les besoins de la défense française."Tout a été réglé", a déclaré une source à Reuters.

 

La phase préparatoire du programme de drone Male, qui devrait durer 18 mois, représentera un investissement d'environ 20 millions d'euros pour chacun des deux pays. La répartition des tâches avec BAE Systems ne se dessinera qu'à la mise en oeuvre du programme, a-t-il ajouté.

 

Un drone de combat en 2030

 

Enfin à plus long terme, Dassault Aviation prépare un drone de combat prévu pour l'horizon 2030, participant à la nouvelle génération d'avions de combat, pilotés ou non, qui succéderont à son Rafale et à l'Eurofighter (EADS, BAE Systems et l’italien Finmeccanica ). Le démonstrateur de drone de combat Neuron de Dassault Aviation effectuera son premier vol fin septembre, a annoncé Eric Trappier. Dassault Aviation et BAE Systems, qui souhaitent proposer un drone de combat dans le cadre du traité franco-britannique, attendent le lancement prochain d'études communes entre les deux pays dans ce domaine.

    Ce groupement fédéral du secteur de l'industrie de défense et de sécurité rappelle l'exemple du choix du F-16 par le gouvernement (démissionnaire) de Paul Vanden Boeynants en 1977.

 

    "Ce fut le 'contrat du siècle': 30 milliards de francs belges à l'époque. Ce contrat en a rapporté plus du quintuple en chiffre d'affaires aux entreprises de ce qui était à l'époque un secteur embryonnaire dans notre pays", souligne le BSDI.

 

    "On peut dire que le secteur aéronautique belge est véritablement né avec le F-16. La SABCA, la Sonaca, Asco, FN Moteurs (devenu Pratt & Whitney Belgium Engine Center) et d'autres ont tiré profit de ce contrat pour réellement faire décoller leurs activités. Par exemple, l'usine SABCA de Lummen, spécialisée dans les matériaux composites, est le résultat direct des 'compensations' du contrat F-16", a conclu M. Van de Ven, un général à la retraite.

 

    Selon le ministre de la Défense, Pieter De Crem, son département a besoin de "huit à dix ans" pour préparer le remplacement de sa flotte d'avions de combat, dont le retrait du service graduel devrait débuter en 2023.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories