Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:05

http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2011/11/reaper-star.jpg

 

Le Reaper, star américaine, devrait arriver dans les prochains mois sur les rangs français.

 

26 nov 2011 par Romain Mielcarek – ACTUDEFENSE

 

Fin de course pour le projet franco-israélien d’une version tricolore du Heron. Le Sénat coupe la bourse au ministère de la Défense qui ne pourra ainsi pas imposer son choix. Le budget finalement concédé ne laisse place qu’à une seule solution : l’achat sur étagère de Reapers américains. Des bricolages économiques pour une solution de courte durée … en attendant la nouvelle génération d’engins en développement.

 

Le Sénat a tranché : il n’y aura pas de version tricolore du drone israélien Heron. C’était pourtant la proposition qu’avait retenu le ministre de la Défense, plébiscitée par la Direction générale de l’armement (DGA) et le ministère. Gérard Longuet avait opté l’été dernier pour un partenariat industriel entre l’israélien IAI et le français Dassault Aviation.

 

Au Sénat, on a préféré favoriser l’américain General Atomics et son drone Reaper, descendant du Predator. Un achat sur étagère qui générerait moins de coût mais qui serait surtout plus adapté aux besoins de l’armée française. Le Chef d’Etat-Major des Armées, l’amiral Guillaud, s’était d’ailleurs lui même prononcé en faveur de cette solution. Les sénateurs fustigent en passant la politique de la DGA qui n’a pas ouvert d’appel d’offre à l’Américain.

 

Pour parvenir à leurs fins, les parlementaires ont revu le crédit accordé pour cet achat. Il sera finalement de 209 millions d’euros. C’est 109 millions de moins que ce qui était prévu par la loi de finance 2012. Cette différence, c’est en réalité celle qui sépare le coût des Reapers américains et celle des Herons franco-israélien.

 

Mardi, Laurent Collet Billon, le Directeur général de l’armement, dénonçait catégoriquement l’achat sur étagère. Une politique qu’il qualifiait de « toxique« . Elle nécessite en effet des coûts d’entretien, un accès au pièces détachées et une formation des hommes plus complexes que l’adoption d’un engin de manière générique. Sauf que dans le cas de ces drones, solution transitoire en attendant le Neuron franco-britannique, on est par essence dans du transitoire.

 

Les sénateurs l’ont d’ailleurs bien compris. Sans refuser une certaine forme de patriotisme économique, ils interpellent Dassault sur sa politique de recherche et développement. Plutôt que d’investir dans un engin dont la pertinence ne sera que d’une poignée d’années, pourquoi l’industriel français ne mise t-il pas sur des drones armés ? Ce segment des plus porteur pourrait convaincre aussi bien parlementaires, militaires que politiques.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories