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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 06:25

http://www.lepoint.fr/images/2011/06/16/tonnerre-335129-jpg_212879.JPG

 

© Arnaud Roine / AFP

 

16/06/2011 Jean Guisnel Le Point.fr

 

Le chef d'état-major de l'armée de terre revient sur l'intervention militaire française en Libye.

 

Lors d'une rencontre avec les membres de l'AJD (Association des journalistes de défense), le chef d'état-major de l'armée de terre, le général d'armée Elrick Irastorza, s'est exprimé sur l'intervention des hélicoptères français contre la Libye, à partir du BPC Tonnerre. Évoquant la présence sur le navire de 18 machines au cours du dernier week-end, il a souligné que cette opération représente "un vrai défi technique, professionnel". Mais au-delà de cette mission, il a insisté sur le travail réalisé en amont par l'Alat (Aviation légère de l'armée de terre), dont les capacités sont "la traduction de la formation initiale et des cycles de formation. Ça ne s'invente pas de conduire des opérations nuitamment avec plusieurs machines, dans le stress opérationnel ! Bien sûr, c'est leur métier. Mais il faut prendre en compte ce qu'il y a derrière, en termes de compétence technique pour les mécanos et les pilotes, ou de conviction personnelle à s'engager dans ce type d'opération."

 

Il a clairement dissocié les opérations aériennes, conduites par des avions d'armes, et les missions de combat des hélicoptères : "L'avion, c'est par définition le système d'arme de la planification. On a un objectif identifié, planifié. Le pilote part et sait ce qu'il va faire. L'hélicoptère est un système d'arme d'opportunité. Il s'engage sur une kill box, il aura une action plus ciblée, moins prévisible, en fonction de ce qu'il découvre." Interrogé à plusieurs reprises sur l'éventualité de la conduite d'opérations terrestres sur le sol libyen, le général Irastorza a refusé de s'avancer, tout en confiant que des moyens seraient disponibles dans cette éventualité : "Ces dernières années, l'armée de terre a fourni en permanence 10 000 hommes pour les Opex et 4 000 pour les forces de défense et de souveraineté. Ce qui nécessitait 42 000 à 45 000 hommes par an, avec des relèves tous les quatorze mois. Actuellement, le niveau de notre engagement opérationnel est d'environ 7 000 hommes, donc 3 000 en deçà de ce qu'il a été durant des années. En même temps nous réduisons le volume des forces de présence et de souveraineté. (...) Globalement, nous sommes loin des périodes de surchauffe que nous avons connues, hormis dans certains métiers très techniques, toujours les mêmes. Actuellement, notre rythme d'engagement nous en laisse sous le pied. (...) Je déploierai ce qu'on me demandera de déployer si on me le demande. On n'en est pas là aujourd'hui."

 

"Je n'anticipe rien. Si vous me demandez si on prépare une intervention terrestre en Libye, la réponse est clairement non ! (...) On se prépare en permanence. On a 5 000 hommes en [alerte] Guépard depuis quarante ans, prêts à décoller entre 12 heures et 9 jours. Je me prépare à l'engagement opérationnel, omnidirectionnel, standard. Notre capacité de réaction est forte."

 

"La durée, c'est du potentiel. Le potentiel, ça se régénère avec des heures de travail et des pièces détachées. Dans l'immédiat, au niveau d'engagement qui est le nôtre, on peut durer. Un certain temps."

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