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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:33

Ashton source Ria Novisti

source Ria Novisti

 

Mar 25, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Les rumeurs d’un « reshuffle » ou d’un remaniement du cabinet de la Haute représentante, Catherine Ashton, n’ont pour l’instant pas été suivies d’effet. En revanche, quelques petits changements sont intervenus au cabinet : un diplomate allemand a pris en charge les dossiers de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et un chercheur bien connu de ce blog arrive comme conseiller de la Haute représentante.

 

• C’est désormais un diplomate allemand, Oliver Rentschler, qui a désormais la charge des dossiers de la Défense, de la PSDC et du politico-militaire comme de l’OTAN ou de la gestion de crises, en remplacement de la Française Alice Guitton (*). Il a également en charge la dissuasion nucléaire et l’Iran.

 

Olivier était jusqu’à peu le numéro 2 de la représentation allemande au COPS (le comité politique et de sécurité de l’UE).  Né le 21 mai 1964, diplômé de droit public, ainsi qu’en économie politique l’université de Bayreuth, et ayant suivi la formation politique, économique et de droit international de l’Académie diplomatique de Bonn depuis juillet 2011, Oliver Rentschler officie ensuite dans plusieurs ambassades allemandes au Koweit, en Irak, en Albanie, Burkina Faso, Ethiopie, Slovénie et Irlande.

 

Affecté à la task force élargissement au ministère fédéral des Affaires étrangères pour la négociation particulièrement avec la Hongrie, la république tchèque et la Slovaquie (1998-2000), il prend un premier « bain européen » auprès de Elmar Brok et Dimitris Tsatsos, les représentants du Parlement européen à la Conférence intergouvernementale préalable au Traité de Nice (2000-2001). Ambassadeur adjoint en Guinée-Conakry (2001-2003), il revient ensuite à Bruxelles à l’unité PESC de la DG Relex (Commission européenne) chargé notamment de la préparation des décisions « sanctions » (2003-2005). Il passe à la représentation allemande auprès de l’UE comme conseiller en charge de l’Elargissement et des questions transatlantiques (2005-2008) – présidant notamment le groupe »Elargissement » lors de la présidence allemande de 2007 – avant de rejoindre Berlin comme conseiller sur les questions européennes (UE et Europe de l’Est) et Afrique au cabinet du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, de mars 2008 à septembre 2009, puis de Guido Westerwelle jusqu’à juin 2011.

 

Daniel Korski arrive également auprès de la Haute représentante comme « conseiller » ; il n’est pas sur la liste publique du cabinet et dépend de la division stratégique de communication.

 

Né à Copenhague, Daniel était chercheur depuis 2007, à l’ECFR (European Council on Foreign Relations), un think tank spécialisé dans les questions de relations étrangères, basé à Londres. Il dirigeait notamment le programme « Moyen-Orient ». Mais il avait également commis plusieurs études intéressantes sur la défense européenne :  l’Afghanistan (Afghanistan: Europe’s forgotten war,) ou les capacités civiles de l’Europe dans son aide aux Etats faillis (Can the EU rebuild failing states? A review of Europe’s civilian capacities, ). Auparavant, il a travaillé dans l’administration britannique, sur des questions de défense et reconstruction. Il a notamment été chef adjoint de l’unité de reconstruction post-conflit (PCRU) – un département interministériel entre la Défense, le Foreign Office et le DfiD, le Department for International Development. Et il a été conseiller politique du ministre anti-narcotiques en Afghanistan.

 

Diplômé de Cambridge et de la London School of Economics, en relations internationales et en histoire, Daniel Korski est un pur produit de l’excellence anglaise. Il démarre sa carrière comme stagiaire à l’ONU à Genève et à l’ONG – International Crisis Group. Mais c’est comme conseiller politique à la commission Défense de la chambre des Communes et surtout comme chef des Affaires politico-militaire de Paddy Ashdown, le haut représentant pour la Bosnie-Herzégovine, qu’il éclot. Lord Ashdown, est un homme précieux en ressources, que Lady Ashton a souvent croisé et consulté – selon les informations recueillies par B2. Servant aussi comme conseiller politique du président de la commission de réforme de la Défense en Bosnie.

 

Il a ensuite été conseiller sécurité et défense au Department for International Development (DfiD), le ministère de la coopération britannique. Puis détaché au ministère américain des Affaires étrangères, comme conseiller du coordinateur pour la Reconstruction et la Stabilisation. Il était notamment au dernier trimestre 2007 à Basra (sud Irak) comme chef de l’Equipe provinciale de reconstruction (PRT) commune US-Britannique.

 

Il avait écrit un article remarqué – venant au secours de Catherine Ashton – en mai 2011 (Lay off the Lady et Cathy Ashton beats UK ministers to Bengazi). Un article  qui tranchait avec la plume plus « acérée ». Il aura sur le conseil en communication, si c’est cela une partie de sa feuille de route, une tâche plutôt ardue.

 

(*) En matière de nationalité – un point souvent scruté à la loupe dans les capitales – on peut ainsi remarquer que les Britanniques sont toujours plus nombreux. Et les Français totalement absents. Patrice Bergamini ayant quitté depuis quelques mois le poste de conseiller de Lady Ashton pour s’occuper au SEAE des questions du monde arabe et du Moyen-Orient.
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