Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:40

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/10/21/e406aa46-fc1d-11e0-9b78-4252cfd10e96.jpg

 

Un avion Rafale et un missile Mica à bord du Charles de Gaulle, au large de la Libye, le 22 mars dernier. En 26.000 sorties, les Français n'ont déploré aucune perte. Crédits photo : JEAN MICHEL TURPIN/Le Figaro Magazine

 

22/10/2011 Par Isabelle Lasserre  - Figaro.fr

 

La mission de l'Otan prendra fin le 31 octobre prochain. Lors de l'opération contre Kadhafi jeudi, c'est l'intervention de deux avions français, soutenus par un drone américain, qui a permis d'arrêter la colonne de véhicules dans laquelle se trouvait le colonel.

 

En pointe depuis le début de l'intervention militaire, l'aviation française a permis de finir en beauté la mission de l'Otan en Libye. Ce sont deux avions français, soutenus par un drone américain, qui ont stoppé la colonne de quatre-vingts véhicules qui s'enfuyait à grande vitesse de Syrte jeudi et dans laquelle se trouvait le colonel Kadhafi. À Paris comme à Bruxelles, les responsables militaires ne savaient pas que le raïs libyen était dans ce convoi. Les états-majors affirment d'ailleurs n'avoir obtenu la confirmation de la mort du Guide déchu qu'au cours de l'après-midi.

Théorie de l'escargot 

Officiellement, les bombes de 250 kilos tirées par les Mirage français étaient destinées à «freiner» la menace représentée par les véhicules et leurs occupants armés, contre les populations civiles. Mais, selon les informations recueillies par Le Figaro, les chasseurs français étaient à l'affût depuis plusieurs jours, aidés par les drones américains qui assuraient une surveillance aérienne permanente de la région. «Nous nous doutions que Kadhafi était caché quelque part à Syrte. Nous surveillions de près les différentes sorties qu'il aurait pu emprunter pour quitter la ville », confie un responsable français proche du dossier.

 

Depuis un certain temps, tous les convois quittant Syrte étaient surveillés de près par les forces de l'Otan. Arrêtés au besoin par les tirs des avions de chasse. À Paris, certains parlent de la «théorie de l'escargot quand il pleut»: «Il finit toujours par sortir.» Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'un groupe de combattants libyens qui patrouillaient au sol réservent un pareil sort au dictateur. «Notre but n'était pas de tuer Kadhafi.» Mais «de le forcer à abandonner le pouvoir», a affirmé, vendredi, Alain Juppé.

A l'issue d'une réunion de l'Alliance à Bruxelles, son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen a annoncé que l'Otan mettrait fin à son opération militaire en Libye le 31 octobre. D'ici là, l'Otan surveillera la situation et maintiendra ses forces pour répondre à des menaces si besoin.

 

Sans attendre la réunion de l'Otan consacrée au sujet, le ministre français des Affaires étrangères a estimé vendredi que l'opération militaire de l'Otan pouvait être considérée comme «terminée». «Je vais recommander la conclusion de cette mission au Conseil de l'Atlantique Nord de l'Otan», a indiqué l'amiral américain James Stavridis, chef du commandement allié. Même si l'Alliance pourrait, pour un certain temps encore, conserver une capacité navale et aérienne au large de la Libye, au cas où la situation l'exigerait, la France devrait revoir drastiquement à la baisse son dispositif dans les jours qui viennent.

 

C'est en tout cas la tête haute que les militaires français quitteront bientôt la Libye. En 26.000 sorties et presque 10.000 missions offensives, ils n'ont déploré aucune perte dans leur rang. Une sorte de «guerre zéro mort» permise à la fois par la précision des chasseurs et des hélicoptères d'attaque français et britanniques, ainsi que par les règles d'engagement très strictes de l'Otan.

«Partenaire principal»

Même si la France sait que l'apport des Américains, notamment en matière de renseignement et de ravitaillement, fut décisif pour le succès de l'opération en Libye, elle entend désormais jouer un rôle de «partenaire principal» auprès de la Libye. Les nouveaux dirigeants «savent qu'ils nous doivent beaucoup», estime Gérard Longuet, le ministre de la Défense, dans une interview au Monde.

 

Entre divisions du CNT - l'organe politique de la rébellion - et montée en puissance des islamistes, la suite de l'histoire libyenne risque pourtant d'être plus difficile à écrire. Y compris pour les Français, qui après avoir largement contribué à la chute de Kadhafi et à la libération du peuple libyen, aimeraient exercer une influence politique et économique à Tripoli.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories