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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 08:55

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14/11 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La filiale du groupe Volvo estime qu'un fabricant de blindés ne peut survivre sans s'adosser à un groupe civil.

 

« Vaut-il mieux un Renault Trucks Defense 100 % français ou un Nexter qui achète ses bases roulantes chez Mercedes ? » En posant ce mercredi une question pleine de sous-entendus, Gérard Amiel, le président de Renault Trucks Défense (RTD), la branche militaire française de Volvo, a rappelé qu'un jour ou l'autre l'Etat devra prendre ses responsabilités en ouvrant le capital de Nexter, aujourd'hui 100 % public. Et que RTD reste toujours intéressé pour un rapprochement capitalistique avec l'ex-Giat Industries, le jour venu.

 

Gérard Amiel, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse destinée à présenter les bienfaits du récent achat du fabricant de blindés légers Panhard, ne se fait pas d'illusion à court terme : non seulement son offre présentée il y a deux ans est restée lettre morte, mais dans l'attente du nouveau Livre blanc de la défense, les discussions ne pourront pas reprendre avant un an. Ce qui ne l'empêche pas de faire passer ses messages aux pouvoirs publics.

 

A la différence de Nexter -« un ensemblier qui se sert sur le marché » en moteurs, boîtes de vitesse et autres composants -, RTD bénéficie du catalogue produit de son actionnaire suédois, de sa force de frappe financière et de son réseau international de concessionnaires. Dans l'industrie des véhicules militaires, habituée aux petites séries, le salut passe par l'adossement à un groupe civil. Impossible, sinon, de survivre face aux concurrents turcs, coréens et demain indiens ou chinois. « Nous achetons nos moteurs à Volvo au prix de revient. Nexter paie deux fois le prix de revient à Mercedes », a ajouté Gérard Amiel. Autre exemple à l'appui de sa démonstration : RTD va bientôt proposer une propulsion hybride civile à son catalogue.

 

Longue collaboration

 

Cela n'empêche pas les deux entreprises de coopérer depuis longtemps. Dernier exemple en date, le projet de renouvellement des vénérables VAB (véhicules de l'avant blindé) dans le cadre de la grande opération Scorpion de modernisation de l'armée de terre, même si tout est à l'arrêt actuellement du fait de la rigueur budgétaire.

 

Le client français à la diète, l'avenir pour RTD c'est donc l'exportation qui doit assurer de 50 à 60 % de la croissance prévue d'ici à 2015. A cet horizon, la société espère toujours peser 700 millions d'euros, soit 300 de plus que cette année. L'espoir repose notamment sur le VAB Mk3, dernière mouture du VAB. Les premiers exemplaires devraient sortir de la chaîne de Fourchambault, dans la Nièvre, dans un an, Gérard Amiel ayant bon espoir d'enrôler un ou plusieurs des dix pays intéressés.

 


A noter

 

Après l'acquisition en 2006 d'Acmat, le spécialiste nantais des petits véhicules tactiques, celle de Panhard ajoute une troisième marque à RTD. Selon Gérard Amiel, il faudra deux ans pour intégrer le célèbre fabricant de blindés légers. Les deux entreprises ont mis leur projet commun de modernisation des VAB. entre parenthèses.

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