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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:55
Après un développement difficile, le V-22 a fait la preuve de ses capacités au combat. - photo USMC

Après un développement difficile, le V-22 a fait la preuve de ses capacités au combat. - photo USMC

26 juin 2013 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Une carte présentée au salon du Bourget sème le trouble : la France serait-elle intéressée par le V-22 ?

 

Après ses troubles de jeunesse et une scolarité difficile, l’appareil à rotors basculants a finalement trouvé un bon boulot au Pentagone et semble donner toute satisfaction à son employeur. 214 V-22 sont déjà en service au sein de l’US Marines Corps (USMC) et de l’Air Force et les premiers déploiements opérationnels ont semble-t-il pleinement comblé les « nuques de cuir ».

 

« Nous avons réalisé en Afghanistan des missions hors de portée pour tout autre appareils » expliquent les Marines, qui citent volontiers la récupération de 32 soldats au terme d’une mission de 800 miles (1300 km) aller-retour en quatre heures de vol non-stop. Les Marines ont exprimé un besoin total pour 360 de ces appareils et signe de la confiance qu’ils leurs accordent, deux MV-22 sont déjà en service au sein de l’escadron chargé de la logistique des déplacements présidentiels. Si le MV-22 n’est pas encore « Marine One », le rôle reste dévolu aux hélicoptères « traditionnels », on lui confie tout de même la mission de trimbaler les médias, ce qui peut être encore plus risqué…

 

L’an dernier à Farnborough, une douzaine de chefs d’état-major de différentes armées de l’air ont volé à bord de l’appareil en présentation. A ce jour, on sait qu’Israël est en négociation directe avec Washington pour l’achat du V-22.

Un C-2 Greyhound à l’appontage sur le PA Charles de Gaulle. La mise en œuvre d’un tel avion par la marine française se heurte à un obstacle financier.

Un C-2 Greyhound à l’appontage sur le PA Charles de Gaulle. La mise en œuvre d’un tel avion par la marine française se heurte à un obstacle financier.

« Une centaine de V-22 pourraient être vendus à l’international » expliquait pendant le salon du Bourget le colonel Gregory Masiello, co-directeur du programme pour l’USMC. Et c’est là que ça devient intéressant : Pour appuyer son discours, le colonel présentait pendant son briefing aux médias une carte du monde intitulée « International engagement ». Une quinzaine de pays y étaient nommés, parmi lesquels des prospects commerciaux bien connus, mais aussi la France. Paris pourrait donc être intéressé par l’appareil à rotors basculants ? C’est peu probable, mais si ce n’est pas illogique…

 

On sait que l’US Navy considère l’achat de V-22 pour remplacer ses actuels C-2 Greyhound : des avions cargo aptes au catapultage et à l’appontage, et qui servent au ravitaillement à longue distance des porte-avions. Appelés « COD » dans la nomenclature US (pour Carrier Onboard Delivery), les C-2 disposent d’une soute assez vaste pour emporter un réacteur, du fret en vrac ou encore une vingtaine de passagers. Ces C-2 (39 fabriqués au cours des années 80, en remplacement d’appareils de première génération) vieillissent et demanderont bientôt d’être remplacés. Bell Boeing verrait bien le V-22 tenir le rôle de COD. Il y a deux semaines dernière, deux convertibles ont opéré comme COD à partir de l’USS Trumman.

MV-22 Ospreys à l'appontage sur l' USS Bonhomme Richard. Le V-22 est en lice pour remplacer les Greyhound dans la mission "COD" (Carrier Onboard Delivery)

MV-22 Ospreys à l'appontage sur l' USS Bonhomme Richard. Le V-22 est en lice pour remplacer les Greyhound dans la mission "COD" (Carrier Onboard Delivery)

La France aurait elle aussi bien besoin d’un « COD » au service du Charles de Gaulle. Pendant l’opération Harmattan en 2011, la marine avait d’ailleurs « emprunté » deux Greyhound à l’US Navy pendant 16 jours, pour le ravitaillement de son porte-avions. Alors pourquoi ne pas imaginer des V-22 porteurs de la cocarde à hameçons ? Pour les mêmes raisons qui ont fait renoncer à l’achat de C-2 : l’oseille. A 70M$ pièce, le V-22 est un beau jouet un peu cher. Donc interrogé sur la place de la France sur la carte des « engagements internationaux », le colonel Masiello expliquait qu’elle se justifiait par les essais à venir du V-22 sur les BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) de la classe Mistral. Des essais qui se feront quand navire et aéronef seront disponibles simultanément. Rien que de très classique avec ces essais, le V-22 réalisant, comme tout nouvel appareil, la tournée des popotes sur les navires du monde entier pour valider sa compatibilité. Début juin, des appareils basés dans le Pacifique avaient pu pour la première fois se poser sur les porte-hélicoptères japonais Shimokita et Hyuga.

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