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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:50
Le premier vol du premier F-35 hollandais a eu lieu le 6 août 2012

Le premier vol du premier F-35 hollandais a eu lieu le 6 août 2012

23 septembre 2013 par Pierre Sparaco – Aerobuzz.fr

 

Les Pays-Bas vont commander trente-sept F-35A Lightning II, alias Joint Strike Fighter. La Belgique en fera autant l’année prochaine, deux commandes qui confirmeront les grandes ambitions mondiales de l’avion de combat de Lockheed Martin.

 

C’est au terme d’une longue valse-hésitation que les autorités de La Haye ont décidé de consacrer 4,5 milliards d’euros au F-35A pour assurer le remplacement d’une partie de leurs F-16. Une commande complémentaire de plusieurs dizaines d’exemplaires est envisagée en un deuxième temps, pour autant que le budget de la Défense le permette.

Ce choix ne constitue en aucun cas une surprise, les Hollandais ayant de la suite dans les idées et ne résistant jamais à l’appel du grand large : ils ont en effet successivement commandé le Lockheed F-104G Starfighter, le Northrop F-5 puis le F-16, écartant systématiquement les propositions françaises qui leur étaient soumises. Les Belges ont été très influencés par cette manière de faire, aux dépens de l’Europe de la Défense, au point de multiplier les occasions manquées, à commencer par la possibilité qui leur avait été offerte par Dassault Aviation de prendre une participation de 10 % dans le développement et la production du Rafale.

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Le Pentagone et Lockheed Martin conduisent des négociations avec d’autres acheteurs potentiels, notamment le Canada, où le dossier est à l’origine d’une violente polémique politique. photo Lockheed-Martin

En Belgique, la situation est plus complexe qu’aux Pays-Bas. Sans indiquer le nombre d’exemplaires qui seraient commandés, Pieter De Crem, ministre de la Défense, a exprimé une préférence pour le F-35A, toute autre possibilité semblant écartée, Super Hornet, Rafale, Eurofighter ou Gripen NG. Mais il va se heurter à l’opposition du parti socialiste et, explique notre confrère Patrick Anspach, aux réticences de la Flandre. Ce qui revient à dire que l’inextricable fracture politico-linguistique qui mine la Belgique n’épargnera pas ce dossier.

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Le Pentagone prévoit de commander environ 2 400 F-35, dans ses trois versions, dans le cadre d’une opération d’une durée d’une cinquantaine d’années. photo Lockheed-Martin

Sabca, première entreprise aéronautique du royaume, va logiquement défendre les couleurs du Rafale, Dassault étant son actionnaire. Mais Asco, très influente, bénéficie de commandes de sous-traitance de Lockheed Martin et fera évidemment le choix contraire. D’où la perspective d’un affrontement violent qui, dans une certaine mesure, pourrait rappeler l’épique marché du siècle de 1975 : les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Norvège, après avoir renoncé au Tornado trop coûteux, avaient décidé de commander conjointement 348 avions pour tenter d’obtenir des conditions favorables et, notamment, des compensations économiques généreuses. Avec l’appui de Pratt & Whitney, General Dynamics l’avait emporté avec le F-16, qui n’était alors qu’un démonstrateur technologique, une défaite cuisante pour l’Europe.

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Ce mois-ci, Lockheed Martin a célébré le début de l’assemblage du 100e avion à Fort Worth, jadis siège de General Dynamics, créateur du F-111 puis du F-16. photo Lockheed-Martin

Le F-35, programme d’une ampleur considérable, a déjà été retenu par le Royaume-Uni, l’Australie, l’Italie, la Norvège, Israël et le Japon, le Pentagone prévoyant pour sa part d’y consacrer 857 milliards de dollars. En retard, hors budget, mais bénéficiant d’efforts de redressement impressionnants, le prix catalogue du F-35 serait descendu, semble-t-il, à environ 85 millions de dollars. Trois versions sont mises au point, F-35A « classique », F-35B à décollage vertical, F-35C destiné à être embarqué sur porte-avions.

La production est lancée, le centième exemplaire est actuellement visible sur la chaîne d’assemblage final de Fort Worth, dans le Texas, dans le grand hall de 1 600 mètres de longueur d’une usine propriété de l’Etat fédéral, vestige de l’effort de guerre de la Seconde Guerre mondiale. Une chaîne d’assemblage sera mise en place par Alenia Aermacchi, consacrant l’ancrage européen de l’opération.

 

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