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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:55
Robusta - source GEII Nîmes

Robusta - source GEII Nîmes

12/09 Par Les Echos

 

Alors qu'ils existent depuis les années 1960, les programmes de lancement de nanosatellites se multiplient depuis dix ans.

 

Le marché des nano et microsatellites entame un nouveau décollage. Ces satellites, qui se caractérisent par un poids ultraléger (entre 1 et 10 kilos pour un nanosatellite, et 10 à 100 kilos pour un microsatellite) sont restés relativement confidentiels, jusqu'aux années 1990. Aucun ne sera même envoyé dans l'espace entre 1971 et 1989. Depuis le début des années 1990, les lancements ont cependant repris avec une intensité croissante. Selon SpaceWorks Commercial, une entreprise spécialisée dans la prospective qui travaille avec la Nasa, les lancements de satellites ayant un poids compris entre 1 et 50 kilos ont même augmenté de 8,6 % en moyenne sur la période allant de 2000 à 2012. Cette croissance s'explique notamment par l'apparition de la technologie Cube Sat, de petits satellites cubiques qui tiennent dans une main, ainsi que par l'essor de la microélectronique. Ces satellites miniatures sont la forme privilégiée actuellement par les unités de recherche universitaire, commerciale et gouvernementale.

 

Suprématie américaine

 

L'étude SpaceWorks, qui se base sur tous les projets rendus publics de construction et de lancement en cours ou à venir, prévoit une accélération de cette tendance. Elle anticipe une augmentation de 17 % des lancements sur la période 2013-2020. L'année dernière, 35 lancements ont eu lieu. En 2020, ils seront entre 121 et 188 selon les prévisions.

 

L'Amérique du Nord domine le secteur. Selon la société d'analyse Euroconsult, on recense plusieurs acteurs européens (en Ecosse, au Danemark, en Italie et en Hollande) et un acteur notable en Colombie. En France, l'université de Montpellier se positionne avec le projet Robusta. Sur les 325 lancements prévus de 2013 à 2015, seul une soixantaine ne seront pas effectués par les Etats-Unis.

 

Jusqu'en 2012, les lancements, étaient réalisés pour 60 % d'entre eux par le secteur civil, majoritairement par des universités, les satellites étant lancés pour la recherche et l'avancée technologique. Mais ces deux prochaines années, les nanosatellites seront de plus en plus souvent lancés pour des raisons militaires. Alors que 8 % des engins lancés en 2012 l'étaient par l'industrie de la défense et de l'espionnage, ils seront 30 % en 2015. Ainsi la recherche universitaire et les télécommunications perdront-elles de l'importance face aux missions d'observation et de reconnaissance. Les experts soulignent en revanche un « obstacle » à l'utilisation croissante de ces nano et microsatellites. Ne pouvant pas justifier à eux seuls le coût d'un lancement, ils doivent trouver une place lors des lancements de satellites plus gros. Ils pourraient également constituer « un problème en matière de débris présents dans le ciel ». Comme ils n'ont pas leur propre système de propulsion, ils ne peuvent se désorbiter seuls.

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