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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 22:30
Hélicoptère syrien abattu à la frontière turc (capture d'écran RP Defense)

Hélicoptère syrien abattu à la frontière turc (capture d'écran RP Defense)

16/09/2013 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

L’armée de l’air turque a abattu un hélicoptère syrien aujourd’hui à la frontière après que l’hélicoptère ait violé l’espace aérien turc, a déclaré le vice-premier ministre Bülent Arınç, rapporte le quotidien turc Hurriyet.

 

«Un hélicoptère militaire syrien qui s’est égaré deux kilomètres dans l’espace aérien turc a été averti à plusieurs reprises avant d’être abattu missiles tirés par un avion de chasse turc », a déclaré le vice-premier ministre turc aujourd’hui au sortir d’une réunion du Cabinet.

 

Des rapports antérieurs disaient que l’hélicoptère avait explosé en l’air et que l’explosion était visible dans le district de Hatay’s Yayladağı.

 

Il semble que l’hélicoptère était également déjà la cible de combattants des forces rebelles au moment où il a été abattu par l’aviation turque.

 

Des avions militaires turcs qui ont décollés de la base de Malatya ont tiré sur le hélicoptère syrien M-17, après qu’il eut continué de violer l’espace aérien turc, malgré les avertissements répétés.

 

L »hélicoptère s’est ensuite écrasé du côté syrien, a aussi précisé le vice-premier ministre turc.

 

«Il [l'hélicoptère] violé la frontière de la Turquie à deux kilomètres. Il a été averti à plusieurs reprises par des éléments de la défense aérienne. À la suite de la violation, il a été déterminé qu’il est tombé en territoire syrien après avoir été abattu à 14h25 par un missile par nos avions décollant de Malatya», a déclaré Bülent Arınç.

 

L’état-major des forces armées turques a pour sa part confirmé les propos de M. Arinç, précisant dans un communiqué que l’appareil syrien avait été repéré par la station de contrôle de Diyarbakir (sud-est) alors qu’il était à 26 milles marins (48 kilomètres) de la frontière turque et mis en garde jusqu’à ce qu’il soit à cinq milles marins (environ 9 kilomètres) de la ligne de démarcation.

 

«Malgré tout, l’hélicoptère syrien a continué de s’approcher de l’espace aérien turc», a affirmé l’état-major, indiquant que l’appareil avait violé l’espace aérien turc à la hauteur du poste-frontière de Güveççi, dans la province de Hatay (sud).

 

«Il est tombé en territoire syrien à un kilomètre de la frontière après avoir été frappé par un de nos deux F-16 placés en état d’alerte dans la région», a ajouté l’état-major.

 

Un groupe de militaires turcs a été dépêchés sur la zone après l’incident.

 

Le vice-premier ministre turc a aussi souligné quant à lui que l’initiative prise par les Forces armées turques (TSK) d’abattre l’hélicoptère syrien était fondée sur les règles d’engagement avec la Syrie.

 

Les règles d’engagement turcs ont été changé après que la Syrie eut abattu un avion turc en Juin 2012. Les autorités turques n’ont pas annoncé publiquement les détails des nouvelles règles d’engagement, mais certains rapports ont affirmé les forces turques avaient ordre de tirer tiraient sur les forces syriennes lorsqu’elles s’approchaient à moins de cinq kilomètres de la frontière turque du côté syrien.

 

En octobre de la même année (2012) un obus avait tué cinq civils dans le quartier Akçakale, dans la province de Sanliurfa.

Pour protéger la Turquie, les États-Unis, les Pays-Bas et l’Allemagne ont déployé sous l’égide de l’OTAN des batteries de sol-air missiles Patriot et des centaines de soldats le long de la frontière syrienne en Turquie méridionale, à la demande d’Ankara.

 

Les deux pilotes, qui seraient éjectés de l’avion avant l’explosion, auraient été tués par les forces de l’opposition après l’atterrissage en toute sécurité sur le terrain, selon l’agence de presse turc Doğan., mais l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, pour sa part, affirme plutôt que l’un de ses deux pilotes, qui ont réussi à s’éjecter, avait été fait prisonnier par les rebelles alors que le sort de l’autre restait inconnu.

 

Quant à l’agence officielle syrienne SANA, elle ne fait aucune mention de l’événement.

 

Le gouvernement du premier ministre Recep Tayyip Erdogan soutient la rébellion syrienne depuis le début il y a deux ans et demi de la révolte en Syrie et milite ouvertement pour la chute de Bachar Al-Assad.

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