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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 17:55
base aérienne projetée (BAP) en Jordanie - photo EMA

base aérienne projetée (BAP) en Jordanie - photo EMA

 

13/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 11 novembre, les forces armées engagées en opérations extérieures et celles déployées outre-mer ont rendu hommage aux soldats morts au cours de la Première Guerre mondiale et à ceux qui, cette année encore, ont prolongé leur sacrifice en donnant leur vie pour protéger la France et les Français.

 

Cette brève revient sur les cérémonies qui se sont déroulées loin de la métropole à l’occasion de la commémoration du 97e anniversaire de l’armistice de 1918.

 

Les militaires de l’opération Barkhane ont participé à plusieurs cérémonies, notamment au Camp Kosseï, à N’Djamena (Tchad), où une prise d’armes était organisée en présence de madame Evelyne DECORPS, Ambassadrice de France au Tchad, et d’une délégation d’anciens Combattants tchadiens. Une gerbe a été déposée au carré militaire du cimetière de Farcha en présence de madame Evelyne DECORPS, ambassadrice de France au Tchad et d’une délégation d’anciens combattants tchadiens et d’un détachement d’Honneur Tchadien. Une cérémonie de dépose de gerbe a également été organisée devant la stèle Félix Eboué à N’Djamena.

 

Sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, les militaires français de l’opération Chammal se sont recueillis devant le drapeau, au cours d’une cérémonie présidée par le colonel Emmanuel commandant la BAP.

 

A Bangui en République centrafricaine, la cérémonie  s'est déroulée le 11 novembre 2015 sur le camp de M'Poko, en présence du général de corps d'armée Arnaud SAINTE CLAIRE DEVILLE, commandant les forces terrestres (COMFT) et présidée par le colonel Nicolas GUISSE, commandant la force Sangaris.

 

A Beyrouth, un détachement de casques bleus français de la Force commander reserve (FCR) de la FINUL engagé dans l’opération Daman, et une délégation de marins allemands de la Task Force 448, composante maritime de la FINUL étaient rassemblés à la résidence des Pins, pour une prise d'armes binationale présidée par les ambassadeurs français et allemand au Liban, M. Emmanuel Bonne et M. Martin Huth.

 

À Djibouti, la cérémonie de commémoration a débuté par un hommage au cimetière militaire de Gabode. Le général de brigade aérienne Philippe Montocchio, commandant les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), a ensuite présidé une prise d’armes du 5e régiment interarmées d’Outre-Mer, en présence de Serge Mucetti, ambassadeur de France à Djibouti.

 

Au Gabon, une cérémonie était également organisée à Libreville, sous la présidence du général Vincent Guionie, commandant les éléments français au Gabon (EFG). Cette cérémonie s’est tenue en présence de Monsieur Renaux, ambassadeur de France et haut représentant de la République française au Gabon, de Monsieur Marsaud, député de la 10e circonscription des Français à l’étranger et des plus hautes autorités civiles et militaires gabonaises.

 

À Dakar, les Éléments français au Sénégal (EFS) ont participé à une prise d’armes sur le quartier colonel Geille de Ouakam, en présence de Monsieur Jean Felix-Paganon, ambassadeur de France, du général Pascal Facon, commandant les EFS, ainsi que de nombreux ambassadeurs de pays ayant pris part à la première guerre mondiale.

 

Sur l’Île de La Réunion, le Commandant supérieur (COMSUP) des forces armées dans la zone sud de l’Océan Indien (FAZSOI), le général de brigade Franck Reigner, a présidé une prise d’armes devant le monument aux morts, place de la Victoire, en présence du préfet de La Réunion, monsieur Dominique Sorain. À Mayotte, la cérémonie a été présidée par Madame George Pau Langevin, ministre des Outre-mer en déplacement dans l’Océan Indien.

 

À Cayenne, le préfet de région, monsieur Éric Splitz, a participé à la cérémonie en présence du général Pierre-Jean Dupont, COMSUP des forces armées en Guyane (FAG). Les militaires issus de tous les détachements présents dans ce département d’outre-Mer ont partagé avec les Guyanais ces instants de solennité. Après l’appel des noms des héros morts durant la Première guerre mondiale, les autorités civiles et militaires ont déposé une gerbe au pied du monument cayennais.

 

En Polynésie française la commémoration de l’armistice de 1918 s’est déroulée devant le monument aux morts de Papeete, en présence du contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, COMSUP des forces armées en Polynésie française (FAPF). La prise d’armes a rassemblé l’ensemble des détachements présents en Polynésie française.

 

À Nouméa, les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) ont célébré l’anniversaire de l’armistice en présence de Monsieur Vincent Bouvier, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie et du général de division Philippe Léonard, COMSUP des FANC.

 

D’autres cérémonies étaient organisées par les autorités locales en Nouvelle-Calédonie, auxquelles participaient des soldats du régiment d’infanterie de Marine de Polynésie Nouvelle-Calédonie et du régiment du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie, de marins du patrouilleur La Glorieuse et d’aviateurs de la base aérienne 186.

 

À Fort-de-France en Martinique, le COMSUP des forces armées aux Antilles (FAA), le contre-amiral Olivier Coupry, a présidé une cérémonie en présence du préfet de la Martinique, Monsieur Fabrice Rigoulet-Roze et du commodore Hans Lodder – commandant les forces armées néerlandaises aux Antilles. Au même moment en Guadeloupe, deux cérémonies se sont successivement déroulées, la première à Pointe-à-Pitre, présidée par Monsieur Martin Jaeger, le sous-préfet de Pointe-à-Pitre, en présence du lieutenant-colonel Philippe Simon, coordonnateur militaire et représentant du COMSUP en Guadeloupe. La seconde cérémonie s'est déroulée au champ d’Arbaud à Basse-Terre, présidée par Monsieur Jacques Billant, préfet de région, en présence du colonel Yann Le Balc’h, chef de corps du régiment du service militaire adapté de Guadeloupe.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:55
Présentation de la FGI à l'étendard du régiment photo 1er RHP

Présentation de la FGI à l'étendard du régiment photo 1er RHP

 

12/11/2015 Thierry Jouve – LaDepeche.fr

 

Trois temps forts ont marqué les cérémonies du 11-Novembre, hier, à Tarbes. Le 1er régiment de hussards parachutistes a choisi cette date hautement symbolique pour présenter à l'étendard la quarantaine de jeunes recrues du peloton Rollin qui ont eu l'honneur de participer ensuite à la commémoration au monument aux morts. Le colonel Benoît Aumonier, chef de corps du 1er RHP, a souligné «la solennité de l'événement. C'est un moment fort dans votre vie de parachutiste. Il marque votre intégration dans la grande famille des hussards parachutistes». Après la remise de la fourragère aux jeunes recrues, le colonel Aumonier a décerné la médaille d'or de la défense nationale avec étoile de bronze au lieutenant Thibault Rollin, pour son engagement dans l'opération «Barkhane», au Tchad.

Suite de l’article

 

Note RP Defense: Retour en images sur la présentation à l'étendard de la FGI et sur la commémoration du 11 Novembre.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:55
Le soldat Auguste Thin, qui vient de désigner le cercueil du soldat inconnu, à côté du ministre Maginot. 10 novembre 1920. - photo Agence de presse Meurisse.jpg

Le soldat Auguste Thin, qui vient de désigner le cercueil du soldat inconnu, à côté du ministre Maginot. 10 novembre 1920. - photo Agence de presse Meurisse.jpg

 

11/11/2015 D. Morano  - DICOD

 

Dans la rubrique du mercredi, la rédaction vous propose de découvrir l’histoire méconnue du Soldat inconnu.

 

La figure du Soldat inconnu est célébrée à l’échelle nationale chaque 11 novembre, jour de l’armistice de la Première Guerre mondiale. Pourtant son histoire est peu connue.

Alors que la Grande Guerre fait rage, le 26 novembre 1916, Francis Simon, président de la section rennaise du Souvenir Français (association créée en 1887 qui garde le souvenir des soldats morts pour la France), émet l’idée de choisir un soldat mort au champ d’honneur et dont le corps n’a pu être identifié, afin de rendre hommage à tous ceux qui ont disparu en défendant la patrie et dont on n’a pu reconnaître la dépouille. L’idée est reprise par la presse et est adoptée en septembre 1919 par la Chambre des députés.

Suite de l'article

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 18:55
photot JP Pons - Marine nationale

photot JP Pons - Marine nationale

 

11.11.2015 par FORFUSCO

 

Le capitaine vaisseau François Rebour, commandant la force maritime des fusiliers marins et commandos et commandant la marine à Lorient, était ce matin à la cérémonie de commémoration de l'armistice de 1918 à Lorient. Aux côtés du maire de Lorient, M. Métairie, du député de la cinquième circonscription du Morbihan, M. Rouillard, et du sous-préfet du Morbihan M. Treffel, ALFUSCO a rendu hommage à l'engagement des militaires français dans la Première Guerre Mondiale.
Les jeunes stagiaires de la Préparation militaire Marine de Lorient étaient sur les rangs de cette cérémonie.

 

Reportage photos

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 18:55
photo EMA

photo EMA

 

11.11.2015 Source EMA

 

Le général d’armée Pierre de Villiers participait ce matin aux cérémonies de commémoration du 97e anniversaire de l’armistice de 1918. À l’hommage rendu aux soldats morts au cours de la Première Guerre mondiale étaient associés ceux qui, cette année encore, ont prolongé leur sacrifice en donnant leur vie pour protéger la France et les Français :
• l’adjudant-chef Samir Bajja du 4e RHFS
• l’adjudant Thomas Dupuy du CPA10
• le caporal-chef Heiarii Moana du 126e RI
• le brigadier Baptiste Truffaux du 21e RIMa

Pour le général de Villers, ces commémorations ont aussi été l’occasion de saluer le courage et la combativité des hommes et des femmes blessés dans l’exercice de leur mission, et de renouveler son soutien aux familles touchées par la disparition d’un proche dans les engagements de l’armée française.

 

Reportage photos

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 18:55
Commémorations de l'Armistice du 11 novembre 1918

François Hollande, président de la République, dépose une gerbe lors de la cérémonie du 11 novembre, à l'Arc de Triomphe.

 

11/11/2015 DICOD

 

Mercredi 11 novembre 2015, la France a commémoré le 97e anniversaire de l’Armistice de 1918. De nombreux événements se sont tenus pendant cette journée pour rendre hommage à l'ensemble des Morts pour la France tombés pendant et depuis la Grande Guerre.

 

97 ans après l’Armistice de 1918, de nombreux événements se sont tenus ce mercredi 11 novembre afin de rendre hommage aux morts pour la France tombés pendant et depuis la Première Guerre mondiale. En début de matinée, sur les Champs-Elysées, Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, a commémoré avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la manifestation des étudiants du 11 novembre 1940, qui constitua l’un des premiers actes de Résistance en France occupée (voir encadré).

Après la traditionnelle cérémonie à l’Arc de Triomphe aux côtés du président de la République, François Hollande et du Gouvernement, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et Jean-Marc Todeschini ont reçu à l’hôtel de Brienne les familles des militaires décédés en service dans l’année. Depuis 2012, la journée du 11 Novembre commémore en effet non seulement les morts de la Grande Guerre mais aussi ceux morts au service de la France depuis, notamment en opérations extérieures.

 

L’après-midi enfin s’est déroulée la cérémonie organisée chaque année à la forêt de Rethondes (Compiègne, Oise), où fut signée l’Armistice.

En marge de ces cérémonies commémoratives, le secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini a rencontré son homologue australien, Stuart Robert, en visite officielle en France. Ils ont déposé notamment une gerbe à l’Arc de Triomphe en reconnaissance de la mémoire partagée entre les deux pays et de la contribution des forces australiennes à la Grande Guerre.

 

Commémorations de l'Armistice du 11 novembre 1918

Rappel : La manifestation du 11 novembre 1940 est une manifestation de lycéens et d'étudiants ayant eu lieu sur les Champs-Élysées et devant l'Arc de Triomphe en commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918. Rassemblant plusieurs milliers de personnes, elle est durement réprimée par les occupants nazis.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 17:50
Photo Malek Azoug - MIL.be

Photo Malek Azoug - MIL.be

 

 

12/11/2014 Liesbeth Bardyn – MIL.be

 

Le Roi Philippe a déposé une couronne de fleurs sur la Tombe du Soldat Inconnu, en plein cœur de Bruxelles, ce 11 novembre. Il y a rendu hommage aux militaires belges tombés pendant les deux guerres mondiales et depuis 1945.

 

Vétérans, associations d'anciens combattants et écoliers occupaient les tribunes disposées autour de la colonne du Congrès. Mademoiselle Sophie Maesen et sa classe de l'école primaire De Zeppelin de Zelzate étaient parmi eux. « C'est la première fois que les enfants, et moi-même, y participons », avoue-t-elle. « C'est important qu'ils connaissent l'histoire belge, et la Première Guerre mondiale en fait clairement partie. Nous y consacrerons un certain temps demain en classe. »

 

Vingt-et-un tirs de canon ont résonné au loin, tirés par le Bataillon Artillerie alors que le Roi déposait une gerbe de fleurs au pied de la Tombe du Soldat Inconnu. Le Premier ministre Charles Michel a lui aussi déposé quelques fleurs avec les ministres de la Défense en fonction et sortant. Plusieurs délégations militaires étrangères les ont suivis, ainsi que des écoliers de Bruxelles et la police. Le Roi a pris le temps d'échanger quelques mots avec des vétérans et saluer les associations d'anciens combattants.

 

Historiquement parlant, le 11 novembre constitue la fin de la Première Guerre mondiale. Après presque cent ans, ce moment est devenu le jour où l'on se souvient de tous les militaires tombés au combat depuis la Grande Guerre.

 

Reportage photos

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 12:55
Dépôt de gerbe par M. le préfet de la région Auvergne - photos Marine nationale

Dépôt de gerbe par M. le préfet de la région Auvergne - photos Marine nationale

 

13 Novembre 2014 Sources : Marine nationale

 

Du 9 au 12 novembre 2014, une délégation de l'aviso Commandant Blaison s'est rendue en Auvergne à la rencontre de sa ville marraine Lapalisse. C'est en effet dans cette ville de l’Allier que naquit en 1906 le capitaine de frégate Louis Blaison, qui donna son nom au bâtiment. Les marins de l’aviso ont également profité de ce déplacement pour poursuivre le partenariat qui les unit à la Préparation Militaire Marine (PMM) de Clermont-FerrandClermont-Ferrand.

 

Cette mission en territoire bourbonnais fut tout d’abord l'occasion d'une rencontre avec les élèves de 3ème du collège Lucien Colon de Lapalisse. Les échanges ont permis aux marins de présenter leur bâtiment, leur métier et de décrire les caractéristiques de la vie embarquée.

 

Flamme du souvenir du monument aux morts de la guerre 14-18 du cimetière de Carmes

Flamme du souvenir du monument aux morts de la guerre 14-18 du cimetière de Carmes

 

Le temps fort de la visite a eu lieu le lendemain, lors de la commémoration du 11 novembre, aux côtés de la municipalité de Lapalisse. Durant la cérémonie, une gerbe a été déposée par le commandant et un jeune Lapalissois devant la maison natale de Louis Blaison.

 

Après un temps d'échange avec les jeunes matelots, la délégation a participé à une cérémonie de ravivage de « la flamme du souvenir » du monument aux morts de la guerre 14-18 du cimetière des Carmes de Clermont-Ferrand, en présence de nombreuses autorités, dont le préfet de la région Auvergne et le délégué militaire départemental, le Général Hervé Gomart.

 

La délégation du « Commandant Blaison »

La délégation du « Commandant Blaison »

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:55
11 novembre : Rochefort commémore le centenaire de la Grande Guerre

Les militaires de la base aérienne 721 de Rochefort ont rendu les Honneurs dans six communes de la région

 

14/11/2014 Armée de l'air

 

En cette année de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale et du 70e anniversaire de la libération de la France, l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air (EFSOAA), la base aérienne 721 et la base de Défense Rochefort-Cognac se sont mobilisées en nombre pour cette journée du 11 novembre.

 

Un détachement de l’EFSOAA a participé à la cérémonie présidée par le chef de l’État sous l’Arc-de-Triomphe. Au total, 34 élèves sous-officiers et cinq cadres était présent, aux ordres du capitaine Eric Durot, pour rendre hommage à ceux qui sont tombés au champ d’honneur.

 

En Charente-Maritime, les militaires de la base aérienne 721 se sont rendus sur les lieux de mémoire et monuments aux morts des communes du département. Les élèves et cadres de l’EFSOAA, de la base aérienne 721 et de la base de Défense Rochefort-Cognac ont également rendu les Honneurs aux combattants morts pour la France dans six communes de la région.

 

Défilé des troupes de Rochefort lors des commémorations du 11 novembre

Défilé des troupes de Rochefort lors des commémorations du 11 novembre

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:50
Trois questions à l'Attaché de Défense adjoint - Terre à Londres

 

14/11/2014 Armée de Terre

 

Le colonel Alain est Attaché de Défense adjoint - Terre à Londres. Son rôle est de promouvoir la politique de défense de la France, de comprendre et de faire comprendre la politique de défense du Royaume-Uni et de développer les relations bilatérales dans le domaine de la coopération militaire entre les deux pays. Cette mission matérialise donc le lien puissant qui unit la France et le Royaume-Uni dans le domaine militaire. De l’autre côté de la Manche, le service de l’Attaché de Défense a participé aux commémorations du 11 Novembre. À cette occasion, il revient sur cette journée particulière, que les militaires britanniques et français ont préparée main dans la main.

 

De quelle manière avez-vous commémoré le 11 Novembre ?

 

Les Britanniques commémorant l’Armistice le dimanche le plus proche du 11 Novembre - cette année le 9 novembre - nous en profitons pour organiser une série de cérémonies plus françaises, auxquelles nos hôtes sont invités voire co-organisateurs. Cette année, nous nous sommes rassemblés le matin au carré français du cimetière de Brookwood, où 250 de nos compatriotes tombés pour la France sont inhumés, pour une cérémonie intime et émouvante, présidée par Madame l’Ambassadeur de France Sylvie-Agnès Bermann. L’après-midi, en collaboration avec le Comté de Westminster, nous avons organisé une grande cérémonie du Souvenir au pied de la statue du Maréchal Foch qui a été le seul général français fait Field Marshall of the British Empire. Cette cérémonie a rassemblé plus de 300 personnes à Grosvenor Gardens. Enfin, dans la soirée, au titre du 11 Novembre, qui est la date de commémoration de tous les morts tombés pour la France, une réception ouverte sur  la seconde guerre mondiale s’est tenue à la Résidence de France, durant laquelle Madame l’Ambassadeur a remis les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur à six vétérans britanniques de la seconde guerre mondiale.

 

Commémorer le 11 Novembre à Londres, sur le sol de notre allié de la Grande Guerre, présente-t-il une intensité particulière ?

 

Il est important pour la France de commémorer l’événement à la hauteur des sacrifices consentis durant la Grande Guerre. Cela est particulièrement vrai dans ce cycle du Centenaire dans lequel nous sommes entrés. Les Britanniques nous le rappellent à l’envi : ils ont toujours été un Junior partner de la France durant ce conflit. Pour bien montrer cet esprit de coopération et de communion, le ministre de la Défense est venu le 10 novembre à Londres et a planté, avec son homologue britannique, Michael Fallon, un poppy (coquelicot) dans les douves de la Tour de Londres. Ce geste symbolique est représentatif de la qualité de nos relations avec la Grande-Bretagne. Nos relations sont faites de symboles et ce 11 Novembre a été particulièrement remarquable dans ce domaine.

 

Avez-vous préparé ces commémorations avec l’armée britannique ?

 

Absolument. J’en prendrai pour exemple la cérémonie autour de la statue du Maréchal Foch. La Division de la Reine était présente avec un détachement de Coldstream Guards au côté des militaires français servant en Grande-Bretagne. Un certain nombre d’officiers britanniques avaient également tenu à être présents. Dans un autre registre, un descendant du Maréchal Foch était présent, ainsi qu’une descendante du Maréchal French, le commandant de la British Expeditionary Force entre 1914 et 1916. Suivre la conversation entre deux arrière-petits-enfants de ces deux grands hommes a été passionnant et lumineux pour comprendre le respect mutuel de nos deux armées. C’est cette image que je retiendrai du 11 novembre 2014 à Londres.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 21:55
photos ECPAD

photos ECPAD

 

14.11.2014 ECPAD

 

Première historique, l’ECPAD met en œuvre un drone pour effectuer des prises de vues aériennes de l’inauguration du mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) par le Président de la République.

 

La présentation de ce monument, appelé Anneau de la mémoire, est l’une des cérémonies importantes du Centenaire de la Première Guerre mondiale. Afin de permettre au grand public ne pouvant assister à la cérémonie depuis la colline de Notre-Dame de Lorette, de suivre l’évènement, des moyens techniques exceptionnels ont été mis en œuvre pour une diffusion en direct à la télévision.

 

Mandaté par la Mission Centenaire et la présidence de la République comme téléviseur-hôte de la cérémonie, l’ECPAD a mis en place une équipe de sept opérateurs de prises de vues (OPV), quatre opérateurs de prises de sons (OPS), six techniciens, une scripte, une monteuse, un photographe, un assistant-réalisateur et deux chargés de production. Les deux car-régies de l’établissement ont été utilisés, ainsi qu’un car de production. Au total, neuf capteurs étaient déployés sur le terrain : quatre caméras filaires, deux caméras portables, une grue télescopique et un steadicam.

 

11 novembre 2014 : l’ECPAD déploie un dispositif exceptionnel pour assurer la couverture médiatique de la cérémonie

Et, pour la première fois, un drone a été utilisé lors d’une cérémonie officielle en présence du Président de la République. Les images captées par ce drone ont été diffusées en direct à la télévision.

 

Le drone est un hexacoptère à huit pales avec une nacelle stabilisée qui contient un appareil photo et compense mécaniquement les rafales de vent. Chaque vol dure environ dix minutes. Le réalisateur assigne au drone des déplacements et des mouvements de caméra spécifiques à chaque moment de la cérémonie. Les images HD sont transmise sans délai par des antennes HF au car-régie de l’ECPAD qui l’intègre dans la réalisation en direct.

 

Les images de la cérémonie ont été mises à disposition des diffuseurs gratuitement. Le signal réalisé a également utilisé sur les écrans géants déployés sur le site.

 

Reportage photos

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 13:50
Le patrouilleur Pluvier participe aux cérémonies de commémoration de l’armistice à Londres

 

13 Novembre 2014 Source : Marine nationale

 

Le patrouilleur de service public (PSP) Pluvier a fait escale à Londres 9 au 13 novembre 2014. Le dimanche soir, au «Terminé barre et machines!», le bâtiment est accosté à West India docky, en plein cœur de la ville et non loin de la fameuse City.

 

Le 11 novembre, une délégation participe a deux cérémonies de commémoration de l'armistice. La première cérémonie a eu lieu au National Cemetery of First an Second World War en présence de madame l'ambassadeur et des associations d'anciens combattants. La deuxième cérémonie de la journée a eu lieu aux pieds de la statue du Maréchal Foch, en plein centre de Londres. En effet, le Maréchal Foch est le seul Français à avoir été fait maréchal britannique. Cette cérémonie était présidée conjointement par madame l'ambassadeur et le Lord Mayor de la City of Westminster, et a eu lieu en présence de nombreux spectateurs. Le soir même, six vétérans britanniques ont été faits chevaliers de la Légion d'Honneur à la résidence de madame l'ambassadeur.

 

L'équipage, fier d'avoir pu participer à ces cérémonies, a également pu profiter de la vie londonienne au cours de cette courte escale.

Le patrouilleur Pluvier participe aux cérémonies de commémoration de l’armistice à Londres
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 13:20
Tradition du jour du souvenir, le dépôt de couronnes. (photo Nicolas Laffont - 45eNord)

Tradition du jour du souvenir, le dépôt de couronnes. (photo Nicolas Laffont - 45eNord)

 

9 novembre 2014 par Nathalie Corneau – 45eNord.ca

 

Au Canada, la tradition de porter un coquelicot rouge flamboyant lors du jour du Souvenir, le 11 novembre, tire ses origines d’une riche histoire symbolique. Quelle est-elle? Le jour du Souvenir occupe depuis longtemps une place importante dans le cœur des canadiens, pourquoi?

 

Jour de l’Armistice

 

Le premier jour du Souvenir a été célébré en 1919 dans tout le Commonwealth. On l’appelait alors le jour de l’Armistice et il visait à commémorer la fin de la Première Guerre mondiale. En fait, ce fut le lundi 11 novembre à onze heures. La onzième heure du onzième jour du onzième mois.

 

Le jour de l’Armistice fut alors instauré en 1919 à travers la majeure partie de l’empire britannique. Cependant, il était célébré le deuxième dimanche de novembre. En 1921, le parlement du Canada adopta la loi du jour de l’Armistice, énonçant que des cérémonies seraient organisées le premier lundi de la semaine du 11 novembre. De ce fait, l’événement se trouvait jumelé avec l’Action de grâce. Pendant la plus grande partie des années vingt, les Canadiens soulignèrent cette journée sans organiser de manifestations publiques.

 

C’est en 1928 que certains citoyens éminents, dont un bon nombre étaient des anciens combattants, firent des pressions pour que ce jour soit davantage reconnu et que l’on commémore les sacrifices du temps de guerre à un autre moment qu’à la même date que l’Action de grâce. En 1931, le gouvernement fédéral décréta que ce qu’on appellerait désormais le jour du Souvenir serait observé le 11 novembre et que le jour de l’Action de grâce serait alors déplacé à une autre date. Le jour du Souvenir serait d’avantage dédié à la mémoire des soldats décédés qu’à celle des événements politiques et militaires, qui avaient mené à la victoire lors de la Première Guerre mondiale.

 

Le 11 novembre

 

Chaque année, le 11 novembre, la nation se recueille afin d’honorer la mémoire des canadiens qui ont perdu la vie en servant leur pays pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée, le conflit en Afghanistan et toutes les missions de paix. L’histoire, les traditions et les symboles associés au jour du souvenir, ou Remembrance Day en anglais, occupe depuis longtemps une place importante dans le cœur des canadiens.

 

En 1931, le jour du Souvenir raviva l’intérêt du public envers le souvenir de la guerre et du sacrifice militaire, attirant des milliers de personnes aux cérémonies dans les grandes et petites villes du pays. Il demeura un jour consacré au souvenir des morts, mais il arrivait aussi qu’au cours de certaines cérémonies traditionnelles, on incitait les gens à se souvenir des horreurs de la guerre et à œuvrer pour la paix. Les cérémonies du jour du Souvenir se déroulaient généralement devant les cénotaphes et monuments commémoratifs de guerre communautaire ou parfois dans des écoles ou d’autres lieux publics. À ces regroupements cérémonieux s’ajouta deux minutes de silence, l’interprétation de la « dernière sonnerie », ainsi que la récitation « Au champ d’honneur » et le port du coquelicot, éléments incontournables lors de la cérémonie du jour du Souvenir.

 

Le coquelicot: symbole du souvenir

 

Pendant le jour du Souvenir, un grand nombre de citoyens portent fièrement le coquelicot, accroché au revers de leurs collets, toujours du côté gauche « près du cœur », afin de commémorer le sacrifice des canadiens ayant servi bravement leur pays. Certains le portent le 11 novembre seulement, tandis que d’autres le portent pendant tout le mois de novembre.

 

Le port du coquelicot en mémoire des soldats décédés au combat est en fait une tradition bien établie dans de nombreux pays, mais pour quelle raison cette petite fleur si délicate a-t-elle été adoptée pour devenir le symbole du souvenir? De plus, quel lien a-t-elle avec les canadiens?

 

Après avoir été le premier à établir un rapport entre les coquelicots et les champs de bataille durant la guerre napoléonienne du début du XIXe siècle, un écrivain remarqua que les champs qui étaient nus avant les combats se couvraient de fleurs rouge sang après les batailles. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les sols crayeux devinrent riches en poussière de chaux, favorisant ainsi la venue des coquelicots. Cependant, à la fin de cette guerre, la chaux fut absorbée rapidement et les jolis coquelicots disparurent à nouveau.

 

Le lieutenant-colonel John Mc Crae, un chirurgien de brigade pendant la Première Guerre mondiale, avait quant à lui remarqué que les coquelicots poussaient parmi les tombes improvisées des soldats tués sur les champs de bataille. Inspiré, il composa en 1915 le célèbre poème «Au champ d’honneur» (In flanders fields) que voici :

Au champ d’honneur, les coquelicots

Sont parsemés de lot en lot

Auprès des croix; et dans l’espace

Les alouettes devenues lasses

Mêlent leurs chants au sifflement

Des obusiers.

Nous sommes morts,

Nous qui songions la veille encor’

À nos parents, à nos amis

C’est nous qui reposons ici,

Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,

À vous de porter l’oriflamme

Et de garder au fond de l’âme

Le goût de vivre en liberté.

Acceptez le défi, sinon

Les coquelicots se faneront

Au champ d’honneur.

(Adaptation du poème In Flanders Fields de John McCrae)

 

Le rouge vif des pétales de ces fleurs évoquait pour lui le sang versé par ceux qui reposaient en ces lieux. Après l’écriture de ce poème, le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts au combat, «le symbole du souvenir». Plusieurs batailles de la Première Guerre mondiale ont été livrées dans les Flandres, région côtière de la mer du Nord en Europe de l’Ouest. Beaucoup de soldats canadiens y ont laissé leurs vies et c’est aux mêmes endroits que les corps de plusieurs d’entre eux ont été inhumés.

 

À une certaine époque, il était possible de porter sur soi un vrai coquelicot. Mais, avec l’engouement des militaires, vétérans, familles et amis de porter un coquelicot pour commémorer le sacrifice des soldats canadiens, impossible de disposer d’une quantité suffisante de petites fleurs symbole, afin d’accommoder tout le monde. Alors, c’est à ce moment que les militaires de l’armée, de la marine et de l’aviation qui avait été blessés durant la guerre, mirent la main à la pâte afin de confectionner des coquelicots. C’est après la Deuxième Guerre mondiale que les coquelicots que nous portons aujourd’hui furent fabriqués.

 

Le coquelicot demeure au Canada, en Grande-Bretagne et dans les pays du Commonwealth, un symbole durable du souvenir de ceux qui ont servi leur pays ou qui ont perdu la vie pour lui. Le jour du Souvenir, chaque individu qui porte fièrement un coquelicot et observe deux minutes de silence donne une signification de remerciement.

La campagne du coquelicot a lieu chaque mois de novembre, avant le jour du Souvenir. Le but de cette campagne, organisée par la légion royale canadienne, est de s’assurer que les canadiens et canadiennes reconnaissent davantage le coquelicot comme le symbole du jour du souvenir. Les fonds amassés lors de cette campagne sont utilisés pour aider les anciens combattants, les militaires ainsi que les familles militaires.

 

Afin d’honorer les militaires canadiens, les disparus ainsi que les anciens combattants, il est important de reconnaître leur bravoure et leurs sacrifices. De les accueillir au retour de mission comme ils le méritent, c’est-à-dire en héros. Rendre hommage à leur contribution exceptionnelle et leur transmettre toute notre fierté. Leur assurer que nous nous souviendrons à jamais de ce qu’ils ont fait pour notre pays, pour le monde entier et surtout pour notre liberté.

Jour du souvenir 2014 à Montréal

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 20:55
Commémoration du 11 novembre en OPEX et Outre-Mer

 

12/11/2014  Opérations

 

Dans son ordre du jour du 6 septembre lu dans cent villes française à l’occasion de la commémoration « 100 villes, 100 héros, 100 drapeaux », le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées avait rappelé que  « Nos soldats sont au cœur des commémorations. Héritiers des poilus de 1914, ils font vivre au présent les valeurs que leurs aînés ont portées sur tous les fronts de la Grande Guerre : le courage et la volonté, la fraternité d’armes, le sens du devoir et du bien commun. ».

 

Dans cet esprit particulier du centenaire, le 11 novembre 2014, les soldats engagés en opérations extérieures et ceux déployés outre-mer ont rendu hommage à ceux qui, hier, sont morts au champ d’honneur et sont tombés sur les sur les théâtres d’opérations extérieures. Cette brève détaille les différentes cérémonies qui se sont déroulées loin de la métropole.

 

Les militaires de l’opération Barkhane stationnés au Tchad, au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie ont célébré l’armistice de 1918 et le souvenir de tous les soldats morts pour la France. A cette occasion, deux nouveaux monuments aux morts ont été inaugurés au Mali et au Tchad. Suite à la fermeture du camp à Bamako, un nouveau monument a été érigé sur la PfOD de Gao afin de commémorer le souvenir des 9 soldats français tués durant l’opération Serval. A N’Djamena au camp Kosseï, un nouveau monument a lui aussi été inauguré pour rendre hommage à la mémoire des 159 soldats morts en opération au Tchad depuis 1969. Au Niger, le colonel Gilles Villenave, commandant le détachement air de Niamey, a participé à la cérémonie devant le monument du Souvenir français rendant hommage aux morts nigériens pour la France, en présence de M. Mahamadou Karidio, ministre de la défense du Niger, et de M. Antoine Anfré, ambassadeur de France au Niger.

 

En République centrafricaine, une cérémonie commune réunissant les soldats français engagés sur le théâtre, qu’ils servent au sein de Sangaris, de l’EUFOR ou de la MINUSCA, s’est déroulée au camp de M’Poko sous le commandement du général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris, en présence de l’ambassadeur de France à Bangui, M. Charles Malinas ainsi que des autorités centrafricaines, notamment, M. Jean-Jacques Demafouth, ministre conseiller en matière de sécurité et de relations avec les forces internationales et M. Aristide Sokambi, ministre de la Défense. Une importante délégation d’anciens combattants centrafricains était présente sur les rangs.

 

En Côte d’Ivoire sur le camp de Port Bouët, le colonel Nicolas Chabut, commandant la force Licorne, recevait monsieur Paul Koffi Koffi, ministre ivoirien chargé de la Défense, Mme Aichatou Mindaoudou, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, son excellence Mr Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et le colonel Benoist Clément, attaché de Défense. La fanfare de la garde républicaine ivoirienne et deux sections de soldats ivoiriens étaient sur les rangs, ainsi qu’une centaine d’élèves du Lycée Français Blaise Pascal et d’un Lycée de Port Bouët.

 

Les militaires français engagés dans l’opération Chammal ont organisé une cérémonie sur la base aérienne 104, en présence du secrétaire général du ministère des affaires étrangères et du développement international, monsieur Christian Masset, de monsieur Michel Miraillet, ambassadeur de France aux Emirats arabes unis et du contre-amiral Antoine Beaussant, commandant la zone maritime océan Indien et (ALINDIEN) et les forces françaises aux EAU. La prise d’armes a été suivie d’un colloque, organisé en partenariat avec l’université Paris-Sorbonne Abu Dhabi, sur le thème « Visages et héritages de la Grande Guerre ».

 

A Kaboul en Afghanistan, le contingent français s’est tout d’abord rassemblé sur l’emprise française de l’aéroport pour une prise d’armes au cours de laquelle monsieur Jean-Michel Marlaud, ambassadeur de France en Afghanistan et le général de brigade aérienne Philippe Lavigne, commandant la force Pamir, ont procédé à l’appel des 89 soldats français morts sur le théâtre afghan depuis 2001. Une cérémonie internationale a ensuite réuni les militaires des différents contingents et les personnels civils stationnés sur le camp. Les autorités de la coalition ont rendu hommage aux soldats morts au cours de tous les conflits passés. Une délégation s’est enfin rendue à l’ambassade pour fleurir la stèle édifiée en mémoire des militaires français morts sur le sol afghan.

 

Au Liban, les soldats français de la force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et de la "Force commander reserve (FCR)" se sont rassemblés pour une prise d’armes à Deyr Kifa, sur le camp de 9.1, sous les ordres du colonel Benoît Aumonnier, commandant la FCR. Un détachement s’est également rendu à la résidence des pins, à Beyrouth, pour une cérémonie commémorative présidée par monsieur Patrice Paoli, ambassadeur de France.

 

A Djibouti, la cérémonie de commémoration s’est déroulée sur la place d’armes du 5e régiment interarmées d’Outre-Mer (5e RIAOM) présidée par le général de brigade aérienne Philippe Montocchio, commandant les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et en présence de Monsieur Serge Mucetti, ambassadeur de France.

 

A Libreville, les éléments français au Gabon (EFG) ont participé à une prise d’armes sur la place de France du camp de Gaulle, présidée par le COMELEF, le général Francisco Soriano. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de monsieur Renaux, ambassadeur de France, ainsi que des plus hautes autorités civiles et militaires gabonaises et du corps diplomatique.

 

A Dakar, les éléments français au Sénégal (EFS), aux ordres du général Louis Duhau, commandant les éléments français au Sénégal étaient accompagnés de soldats et de plusieurs anciens combattants sénégalais ayant combattu à titre français. Organisée sur le quartier Geille, la cérémonie s’est déroulée en présence de monsieur Jean Felix-Paganon, ambassadeur de France, et de nombreux ambassadeurs de pays d’Europe et de l’Ouest Africain.

 

En Polynésie française la commémoration s’est déroulée devant le monument aux morts de Papeete, en présence du Colonel Thierry Dapsens Adjoint interarmées et représentant du contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (FAPF). La prise d’armes a rassemblé près de 200 militaires de tous les détachements présents en Polynésie française.

 

A Nouméa, en Nouvelle Calédonie, où est stationné le général Luc de Revel, commandant supérieur des Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), comme à Mont d’Or, Dumbéa ou Nandaï, les militaires des FANC ont célébré l’anniversaire de l’armistice de 1918. Soldats du RIMaP-NC, marins de la base navale Chaleix et du patrouilleur la Glorieuse et aviateurs de la base aérienne 186, tous ont participé aux différentes cérémonies en présence des autorités locales.

 

Sur l’Ile de La Réunion, le commandant supérieur des forces armées en zone Sud de l’Océan Indien (FASZOI), le général Franck Reignier, a présidé une prise d’armes place de la Victoire, devant le monument aux morts, en présence du préfet, monsieur Dominique Sorain. C’est le drapeau du RSMA-R qui était à l’honneur, entouré par des détachements de la base navale de Port des galets, du détachement Air 181 et de la gendarmerie nationale.

 

A Cayenne, en Guyane, la cérémonie était conjointement présidée par le Préfet de Guyane monsieur Eric Spitz et le général de division aérienne Philippe Adam, commandant supérieur des forces armées en Guyane.

 

A Fort-de-France en Martinique, le COMSUP des forces armées aux Antilles, le contre-amiral Georges Bosselut, a présidé une cérémonie à laquelle participait le préfet de la Martinique M. Fabrice Rigoulet-Roze et une quarantaine d’élèves de deux établissements de la ville. Au même moment avaient lieux en Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, un piquet d'honneur effectué par les troupes de la 4e compagnie du Détachement Terre Antilles - 33e RIMa déployé en mission de souveraineté en Guadeloupe depuis le 21 octobre dernier ; et au champ d’Arbaud à Basse-Terre, une cérémonie sous les ordres du colonel Thibault Dubern, représentant du COMSUP et coordonnateur militaire de Guadeloupe, en présence de madame Marcelle Pierrot, préfète de région, d'élus locaux et des représentants d’associations patriotiques.

 

Reportage photos

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:57
opérations dans le massif du Tigharghar (archives EMA)

opérations dans le massif du Tigharghar (archives EMA)

 

12 novembre Jean-Dominique Merchet

 

Le Budget fait porter la responsabilité de la dérive des finances publiques sur les opérations extérieures.

 

La communication de Bercy sur les annulations de crédits (lire les Echos d'hier) suscite un vif mécontement au ministère de la Défense. Bercy explique que 2,2 milliards à cause, notamment, des dérapages dans la défense... Ce qui est resté en travers de la gorge de Jean-Yves Le Drian, c'est que cette sortie est intervenue en plein 11 novembre ! Au moment où les noms des sept soldats français morts au combat durant l'année écoulée étaient cités, sous l'Arc de Triomphe et en présence de leurs familles, les Finances expliquaient que la dérive des finances publiques serait, en quelque sorte, le fait d'une mauvaises maîtrise des opérations extérieures. «Le moment était déplacé. Il y a un manque de respect», réagit-on à l'Hotel de Brienne.

 

En réaction, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian publie aujourd'hui un "message" - un acte solennel et rare pour rappeler que "les opérations extérieures de nos armées sont un investissement de la Nation pour sa sécurité, la défense de ses valeurs et de ses responsabilités dans le monde".

 

Sur les 2,2 milliards en question, le surcoût des opex est de 605 millions. «Il ne s'agit pas d'une dérive» se défend-on à la défense. L'intervention en Centrafrique (Sangaris) et en Irak (Chammal) ont en effet été décidé après le vote de la loi de finances initiale 2014, à l'automne 2013. Certes, le ministère de la défense a volontairement minoré le cout des opex (450 millions pour 2014), afin de se faire financer la différence par le budget global... La manoeuvre était habile et la réponse de Bercy est arrivée hier.

 

Il est néanmoins regrettable que ce coup de pied de l'âne vienne ternir les cérémonies du 11 novembre. Les 7 soldats tués depuis un an en opérations extérieures viennent ajouter leurs noms à la longue cohorte de leurs ainés tombés pour leur pays et dont on célébrait hier la mémoire. Jean-Yves Le Drian a raison de le rappeler.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 13:55
Cérémonie du 11 novembre 2014 - 96e anniversaire de l’armistice


12/11/2014  LTN Facchin - Armée de Terre

 

Le 11 novembre 2014 constitue le point d’orgue de l’année d’ouverture du Centenaire de la première guerre mondiale. Lors de ce 96e anniversaire de l’armistice de 1918, la France rend hommage à ceux qui, hier, sont morts au champ d’honneur et honore la mémoire, plus récente, des militaires tués en opérations extérieures. Héritiers des Poilus de 1914, nos soldats font vivre au présent les valeurs que leurs aînés ont portées sur tous les fronts de la Grande Guerre : le courage et la volonté, la fraternité d’armes, le sens du devoir et du bien commun.

 

Le chef de l’État a présidé la cérémonie du 11 Novembre à la statue de Georges Clemenceau et sur la tombe du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. À ses côtés étaient présents, le Premier ministre, le ministre de la Défense, le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major d’armée parmi lesquels le CEMAT, le chef de l’état-major particulier du Président de la République et le Gouverneur militaire de Paris. Sur les rangs, de nombreux militaires des trois armées. Un hommage particulier a été rendu aux six militaires français morts pour la France au cours de l’année écoulée. Partout en France, les unités de l’armée de Terre ont participé aux cérémonies organisées par les communes.

 

Proposition encadré : Port du bleuet de France

L’initiative du Bleuet de France est un legs de la Grande Guerre. C’est un symbole fort de la solidarité de la communauté nationale envers ses blessés de guerre, qui demeure toujours très prégnante dans les armées. L'œuvre nationale du bleuet de France vient en aide, depuis près d'un siècle, aux soldats, anciens combattants, veuves de guerre et orphelins. Chaque année, grâce aux dons récoltés, elle prend en charge les études de plus de cent jeunes pupilles de la Nation, elle est l'un des premiers mécènes des rencontres militaires blessures et sports et participe au financement d'équipements sportifs pour nos blessés de guerre. Elle soutient également la confection des « colis de Noël ».

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

11.11.2014 Par Aurélia Vertaldi – LeFigaro.fr

 

«Avoir les jetons», «No man's land», «Limoger» : tout un vocabulaire est né de la Grande Guerre, témoin de ce qu'ont vécu les millions de Poilus dans l'enfer du front. Le Figaro en a décortiqué quelques perles.

 

Les tranchées de la guerre 14-18 sont devenues, au fil des années, un creuset linguistique. Des hommes de tout âge, issus de milieux socio-culturels et de régions très disparates ont chacun, à leur manière, apporté une pierre à cet édifice linguistique. Régionalismes, langues étrangères ou jargons de tous les métiers ont façonné une langue que des millions de combattants ont utilisée dans l'enfer des tranchées.

 

Suite de l’article

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 14:55
Onze novembre, histoire d’une commémoration nationale


source Mission Centenaire 14-18
 

Une journée particulière

À la onzième heure du onzième jour du onzième mois de la cinquième année de guerre, les armes se sont tues. Un armistice signé dans un wagon placé dans la clairière de Rethondes a mis fin à ce que l’on nomme depuis 1915 la Grande Guerre. Dans les premiers jours de novembre 1918 les autorités allemandes ont fait savoir qu’elles désiraient négocier un arrêt des combats. Le 5, le centre de radio-télégraphie de la Tour Eiffel a reçu le texte de cette demande. Le 7, les plénipotentiaires allemands passent les lignes du front pour rejoindre le général en chef des armées alliées, le général Foch. La rencontre est fixée dans un wagon-restaurant aménagé en bureau pour l’état-major de Foch en septembre 1918. La forêt de Compiègne, sur des voies de chemin de fer utilisées pour les tirs à longue portée offre un endroit discret et accessible. L’abdication de Guillaume II le 9 novembre accélère la prise de décision et le 11 novembre vers 5h20 le cessez-le-feu est signé pour une durée de 36 jours. Le texte impose aux futurs vaincus deux mesures principales : la cessation des hostilités sur terre et dans les airs, six heures après la signature ainsi que l’évacuation des pays envahis.

L’annonce du cessez-le-feu sur le front, par sonnerie de clairon, donne naissance à des scènes d’émotion, de fraternisation, d’immense soulagement. Les soldats n’osent y croire. La nouvelle à peine connue, la liesse populaire s’empare des populations urbaines. Mais cette liesse, visible sur les documents photographiques et filmés ne doit pas tromper. Plus que la joie de la victoire, c’est le soulagement que les populations expriment : soulagement éprouvé à la fin d’un conflit particulièrement meurtrier, soulagement de ne plus avoir à lire les listes de soldats morts, disparus, blessés, soulagement de ne plus attendre dans l’angoisse la visite du maire et du curé.

Dans l’après-midi, vers 16 heures, Georges Clemenceau se rend à la Chambre des députés pour présenter les conditions d’armistice. Après de longues minutes d’applaudissements d’une chambre débout, le Président du conseil, ministre de la guerre, lit la convention signée le matin même. Le « père la victoire » devient en ce jour le soldat de l’idéal et peut proclamer «…en cette heure terrible, grande et magnifique, mon devoir est accompli… ». La fin de la guerre efface le débat politico-militaire qui avait cours pendant les jours précédents la signature. Faut-il continuer le combat, chasser les Allemands de Belgique, poursuivre l’armée allemande jusque sur son propre territoire comme le préconise le président Poincaré soutenu par le général Pétain ? Faut-il tenir compte de la situation d’épuisement des soldats et des populations, mettre fin le plus vite possible au conflit comme le voudraient Clemenceau et Foch ? Le soulagement de la fin des combats est ressenti partout en Europe occidentale.

Cette date devient rapidement un enjeu mémoriel dans une république qui multiplie depuis près de quarante années allégories, symboles, lieux de mémoire.

 

Une mise en mémoire originale

En 1919, le onze novembre est commémoré à sa date dans une discrétion relative. L’année a été marquée par une immense manifestation, le défilé de la victoire, le 14 juillet autour de l’Arc de triomphe et sur les Champs Elysée. D’autre part le 2 novembre, le premier jour des morts depuis la fin de la guerre est commémoré par les familles, dans une approche intimiste et privée. Les autorités ont tenu à ces commémorations familiales, recueillement de communautés en deuil, dans un esprit consensuel.

En 1920, la République qui fête son cinquantenaire donne véritablement naissance à une commémoration à dimension nationale. Une invention commémorative, proposée dès 1916 par le président du Souvenir français, décidée par le Parlement en 1918 et liée à l’un des effets majeurs de la guerre, la disparition des corps, se met en place : la célébration du soldat inconnu, héros anonyme d’une Nation, représentant du peuple des soldats, « le fils de toutes les mères qui n’ont pas retrouvé leur fils… » comme l’affirme le général Weygand. Le lieu d’inhumation fait débat, soulignant les tensions que produit cette construction mémorielle. De nombreux républicains proposent le Panthéon pour faire de tous les Poilus à travers un seul le grand homme auquel la Patrie se doit d’être reconnaissante. L’Arc de triomphe n’est choisi qu’à la suite d’une campagne de presse. Le lieu réunit les soldats de la Révolution, de l’Empire, des guerres du XIXe siècle dans un esprit de continuité historique des conflits auxquels les armées françaises participent depuis 1792.

Les commandants des différents secteurs militaires durent exhumer le corps d’un soldat assurément français, non-identifié, dans un endroit tenu secret. Le 10 novembre huit cercueils sont placés dans la citadelle de Verdun, haut lieu de la résistance de l’armée française en 1916 et champ de bataille par lequel presque tous les régiments français sont passés selon l’organisation des roulements mise en place par le général Pétain. Il revient à un soldat de France de choisir l’inconnu qui les représentera tous. Le soldat désigné dans un premier temps étant tombé malade, le sort désigne presque « par hasard » un jeune soldat de vingt-et-un ans, engagé volontaire, originaire de Normandie, Auguste Thin, du 132ème régiment d’infanterie, dont le père avait disparu dans les combats du fort de Vaux et qui fut lui-même gazé en Champagne en 1918. En présence du ministre des pensions André Maginot, il additionne les trois chiffres de son régiment, pour choisir ainsi le sixième cercueil en déposant un bouquet de fleurs.

Le cercueil élu fut transféré vers Paris et passa la nuit Place Denfert-Rochereau, en mémoire du défenseur de Belfort lors du conflit de 1870. Le lendemain matin le cortège fit un arrêt au Panthéon pour recevoir les hommages de la Nation lors d’une allocution de Poincaré au pied d’un bâtiment qui accueillit en même temps une châsse contenant le cœur de Gambetta, fondateur de la République cinquante ans plus tôt. Puis le cortège se rendit vers l’Arc de triomphe traversant Paris devant une foule immense. Déposé dans une chapelle ardente du monument, le soldat inconnu ne fut inhumé que le 28 janvier 1921. A l’Arc de triomphe, le soldat inconnu rejoint ceux de la Révolution française, ceux du premier Empire, ceux des conquêts coloniales, mêmes soldats citoyens portant au-delà des frontières les valeurs de la France, des Droits de l’Homme. Deux années plus tard le 11 novembre 1923, André Maginot, lui-même ancien combattant mutilé, alluma la flamme pour la première fois au son de la marche funèbre de Chopin.

 

L’hommage aux morts

Pour autant, en 1920, le 11 novembre n’était pas encore un jour férié. Le combat des anciens combattants allait durer encore deux ans pour faire de ce jour une journée entièrement dédiée à la commémoration de leurs camarades morts, disparus mais aussi commémorer les sacrifices de tous ceux qui étaient rentrés, vivants certes mais blessés, gazés, psychologiquement détruits et que la société en reconstruction ne parvenait pas à reconnaître, à intégrer. Le Parlement, trouvant que le nombre de jours fériés était déjà trop important refusa, discuta, ergota. Les associations d’anciens combattants finirent par décider députés et sénateurs à voter le 24 octobre 1922, le caractère chômé et commémoratif de la journée. Donc quatre années après la fin des hostilités, la France décida de se donner une journée nationale pour honorer ses morts. Les rituels de commémoration qui se mirent en place lors de cette journée en soulignent le caractère particulier. La Nation réunie se recompose dans chaque commune lors du cortège processionnaire qui de la maison communale rallie le monument aux morts souvent fraîchement inauguré. Les autorités, les familles des soldats tués, les anciens combattants, les enfants des écoles puis la population structurent des familles symboliques dans une cérémonie qui emprunte beaucoup aux rites funéraires. Une sonnerie aux morts arrivée tardivement en 1932, un appel des noms ponctué à chaque identité par la formule forte : « mort pour la France ». Mais au-delà des discours prononcés par les autorités locales, du mot du gouvernement toujours centré sur la valeur d’exemplarité du sacrifice et la nécessité de ne pas le rendre vain en lui donnant du sens et en poursuivant l’œuvre des poilus décédés, ce qui est sans doute le plus original et le plus important c’est la place particulière occupée par les drapeaux. Alors qu’ils symbolisent la Nation, des principes comme liberté, égalité, fraternité et qu’ils sont les objets de l’hommage dans les autres fêtes nationales dont le 14 juillet, ici ils s’inclinent montrant que c’est la Nation qui rend hommage aux morts. Si le 11 novembre est une journée commémorative qui a réussi, selon les termes d’Antoine Prost c’est parce que cette journée rend hommage non à des principes mais à des hommes, citoyens d’un Etat sauvé par leur sacrifice. Ainsi furent fixés durablement les  rituels commémoratifs du 11 novembre.

Dans les années qui suivirent, le 11 novembre trouva sa place comme date mémorielle fondamentale. La seconde guerre mondiale lui donna une dimension nouvelle. Suite aux interdictions prononcées par les autorités allemandes et françaises de procéder à des manifestations commémoratives en 1940, de trois à cinq mille étudiants et lycéens manifestent à Paris. Acte de résistance fortement réprimé avec de multiples blessés et des arrestations, cet événement fut rapidement connu par les résistances extérieures, relaté notamment par Radio-Londres. Le 11 novembre trouva à la sortie de la guerre une place associant les morts des deux guerres. En 1944, Winston Churchill et le général de Gaulle célèbrent les cérémonies du souvenir dans la capitale d’un pays qui n’est pas encore totalement libéré. L’année suivante, le chef du gouvernement provisoire utilise le 11 novembre pour honorer les morts résistants de la seconde guerre mondiale. 15 Français, hommes et femmes, représentant différentes armes mais aussi des prisonniers, des déportés morts pour la France furent portés le 10 novembre aux Invalides puis le lendemain conduits à l’Arc de triomphe pour présentation à la foule puis au Mont Valérien, leur dernière demeure, comme s’il rejoignaient les morts de la Grande Guerre faisant de cette période 1914-1945 une sorte de guerre unique.

Depuis 1945, les cérémonies du 11 novembre sont mises au service de la mémoire, de la paix et progressivement à celui de la réinsertion dans la Nation de ceux que la mémoire avait exclus, montrant que si ces soldats morts furent unis dans une communauté de destin, ils n’en formaient pas moins un corps social hétérogène unis par des valeurs au nom desquelles ils consentirent à se sacrifier pour donner tout son sens à la Nation.

 

Bibliographie sélective

AUDOIN-ROUZEAU Stéphane et PROCHASSON Christophe (dir.), Sortir de la Grande Guerre, le monde et l’après-1918, Paris, Tallandier, 2008

AUZAS Vincent, La commémoration du 11 Novembre à Paris : 1919-2012, thèse de doctorat en histoire, 2013

CABANES Bruno, La victoire endeuillée. La sortie de guerre des soldats français (1918-1920), Paris, Seuil, 2004

CRIVELLO Maryline, GARCIA Patrick, OFFENSTADT Nicolas, La concurrence des passés. Usages politiques du passé dans la France contemporaine, Aix en Provence, Presses universitaires de Provence, 2006

DALISSON Rémi, 11 Novembre, Du Souvenir à la Mémoire, Paris, Armand Colin, 2013

FERRO Marc, Le 11 novembre 1918, Paris, Perrin, 2008

WINTER Jay, Entre deuil et mémoire. La Grande Guerre et l’histoire culturelle en Europe, Paris, Armand Colin, 2008

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:55
photo ESCC - Armée de Terre

photo ESCC - Armée de Terre

 

Note RP Defense : article paru en 2013 sur le site de la Saint-Cyrienne

 

Auteur(s) : Nicolas de Chilly, secrétaire général de la Saint-Cyrienne, avec l’aimable et originale contribution de 16 de ses petits cos[1] de la promotion de la France Combattante (1997-2000).

 

Moi, « jeune » officier saint-cyrien, je sais comment occuper mon prochain [11 novembre], ce jour férié en souvenir d’un armistice aujourd’hui méconnu et mal compris. Je vais me mettre en tenue et courir avec femme, conjoint, enfant, chien, chat… à la cérémonie sans prétention organisée autour du monument aux morts de ma commune, parce que je suis :

 

1. Français : parce que pour moi, la 1ère guerre mondiale c’est la « grande guerre des Français », c’est-à-dire celle de tout un peuple, un lieu de mémoire où tous peuvent se retrouver, à la différence de 39-45. En nos temps de remise en cause et d’interrogations sur l’identité, la nation, etc… c’est là un point essentiel.

 

2. Disponible : parce que ce jour-là, contrairement à toute logique, je ne travaille pas… C’est une chose curieuse pour un militaire que de ne pas commémorer systématiquement dans le cadre du service.

 

3. Exemplaire : pour montrer l’exemple en tant que père de famille à mes enfants : montrer ce qu’est mon métier, ses obligations et ses particularités, ainsi leur inculquer doucement les valeurs qui m’animent dont l’amour de la Patrie, le respect des anciens. Et parce que si j’ai la chance de commander des hommes ou d’être en unité, mes hommes seront contents de voir leur officier se présenter en tenue, alors qu’il n’est même pas sur le tour de service ...

 

4. Reconnaissant : pour honorer tous nos morts, ceux de 14-18 comme ceux qui les ont suivis jusqu’à ce jour et rendre hommage à toute la Nation, car ceux qui sont tombés pendant la 1ère guerre mondiale n’étaient pas que des soldats. Ils étaient des instituteurs, agriculteurs, ouvriers, artistes...

 

5. Visible : parce que ne pas montrer des uniformes un 11 novembre, c’est valider implicitement les orientations choisies depuis 20 ans, c’est montrer que l’armée ne compte plus, que nous déléguons au politique jusqu’à la responsabilité de notre présence.

 

6. Assoiffé : pour puiser à la source un peu de la force morale et de l’esprit de sacrifice de mes anciens.

 

7. Civique : parce que je ne peux déplorer que certains sportifs ne connaissent pas les paroles de l’hymne national en larmoyant sur la perte de tout esprit civique chez nos compatriotes et préférer le confort douillet d’une grasse matinée à une présence en tenue à une commémoration.

 

8. Visionnaire : parce que je n’aimerais pas que le sacrifice de mes camarades tombés sur les théâtres d’opération soit oublié dans 100 ans.

 

9. Fatigué : pour oublier pour un temps la rengaine de la contrainte budgétaire qui fait le lit de contraintes beaucoup moins agréables à supporter, à commencer par celle de l’ennemi !

 

10. Obéissant : parce que c’est un ordre !

 

11. Cohérent : parce que je ne peux réclamer la reconnaissance de la Nation si je ne suis pas moi-même capable de manifester concrètement la mienne à ceux qui m’ont précédé et que j’aurais beau jeu de regretter le peu d’enthousiasme de certains de nos compatriotes pour cette commémoration si moi-même je n’y tenais pas ma place.

 

12. Pessimiste : pour me rappeler qu’en 1913 peu de signes annonçaient 1914, que l’Histoire a montré que ce n’était jamais la der des ders, que « quand tout va mal, n’oublie pas que le pire existe » et que ce n’est donc pas le moment de désarmer notre pays.

 

13. Volubile : parce que ça me permet de raconter mes campagnes à un nouvel auditoire qui ne les a pas entendues 20 fois.

 

14. Pragmatique : parce que je ne peux décemment prétendre être pétri de la geste de mes anciens sans confronter mes lectures à leur témoignage.

 

15. Jeune : pour combler le vide entre les quelques élèves d’écoles primaires locales et les associations d’anciens combattants en montrant que le service de la France par les armes n’est pas qu’une donnée historique.

 

16. Terrien : pour m’enraciner localement, en qualité d’officier, au sein de ma commune, et parce qu’avec un peu de chance, je déposerai une gerbe avec le maire et que cela remettra un peu de baume au cœur des anciens combattants.

 

17. Concerné : pour que ces commémorations ne soient pas l’unique fait de responsables locaux, aussi bienveillants soient-ils, voire d’acteurs culturels qui enlèveraient toute chair à cet anniversaire.

 

18. Mélomane : parce que j’aime entendre la Marseillaise massacrée par la fanfare municipale de Perthes-les-Hurlus et ânonnée par les élèves de CE2 de l’Ecole Pierre Mendès-France.

 

19. Optimiste : parce que pour moi, la 1ère guerre mondiale c’est un point culminant de la puissance française, notamment sur le plan militaire. A l’heure de la sinistrose, il est bon de se rappeler de quoi nous sommes capables. 1918 est d’abord une victoire française, une victoire de la stratégie et de la tactique françaises, une victoire du courage et de l’abnégation du soldat français ...

 

20. Désœuvré : parce que je n’ai rien d’autre à faire ce matin-là.

 

21. Pédago : parce que c'est un bon moyen d'expliquer à mon fils pourquoi aujourd’hui il peut vivre libre, qui a payé de sa vie le prix de cette liberté, et se souvenir qu'il pourra être appelé lui aussi à donner sa vie pour son pays.

 

22. Fier : pour arborer fièrement ma tenue, mon képi, mes gants blancs et mes décorations devant les écoliers émerveillés et les anciens nostalgiques.

 

23. Prévoyant : parce que mon absence ce jour-là condamne l’existence même de cette journée dédiée au 1er conflit mondial et aux sacrifices des Français (les monuments aux morts ne seraient plus qu’un artefact des anciens temps).

 

24. Frileux : parce que je peux me mettre en T21 sans avoir trop chaud.

 

25. Patriote : parce que je ne suis que le maillon d'une chaîne plus que millénaire qui marque l'histoire de notre pays depuis les armées franques jusqu'au GTIA présent au Mali, que mon engagement quotidien ne se comprend qu’au regard de celui de mes anciens et que je suis garant de la transmission de l’héritage qu’ils m’ont laissé. Nous sommes tous des fils de Poilus.

 

26. Lucide : parce que je peux me rendre compte que plus ça va, moins j’ai de points communs avec les écoliers du premier rang et plus j’en ai avec les porte-drapeaux ce qui ne me rassure guère ...

 

27. Vivant : parce que commémorer les «  Morts pour la France » c’est honorer les vivants. C’est la Nation qui témoigne son soutien aux vétérans de toutes les campagnes passées et à venir, qui remercie ses combattants pour leur engagement.

 

28. Intéressé : parce que je raffole du kir Cassis-Crémant de Loire tiède dans des gobelets en plastique.

 

29. Littéraire : parce que la 1ère guerre mondiale c’est une source d’inspiration sans fin pour les militaires français : tactique, technique, forces morales, « littérature militaire »… et pas uniquement le thème du dernier Goncourt.

 

30. Fidèle : parce que l’étendard du régiment dans lequel je sers ou j’ai servi porte, cousues en lettres d’or dans ses plis, les inscriptions d’Aisne, d’Artois, de Champagne, de Verdun ou encore de La Somme...

 

31. Confiant : parce que le souvenir de la souffrance de ces générations d'hommes plus ou moins jeunes doit également permettre de renforcer la résilience de notre Nation. Les deux guerres mondiales ont été des épreuves dont la France s'est relevée plus forte. Cela doit encourager la jeunesse actuelle et lui faire passer le message de confiance dans l'avenir.

 

32. Élégant : pour porter mon « bleuet de France ».

 

[1] Olivier d’Astorg, Tugdual Barbarin, Fabrice Beurois, Julien Bischoff, Ambroise Delassus, Joan Guiguet, Yann Hauray, Cyril Iordanow, Antoine de La Bardonnie, Matthias de Larminat, Benoît Olié, Benjamin Roehrig, Gautier Saint-Guilhem, Maurice de Saint Victor, Antoine Verley, Jean-Baptiste Vouilloux.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:54
Les paroisses de France prieront pour la paix le 11 novembre

 

03.11.2014 Clémence Houdaille - LaCroix.com

 

À l’approche de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, le diocèse aux armées françaises et le mouvement Pax Christi invitent les fidèles à prier pour la paix.

 

En cette année du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, deux initiatives à l’occasion du 11 novembre, l’une du diocèse aux armées françaises, l’autre du mouvement Pax Christi se rejoignent.

La première proposition, relayée par la Conférence des évêques de France, émane de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées. Il suggère que dans les églises de toutes les communes du pays soit organisé, mardi 11 novembre, un temps de prière pour la paix et pour ceux, originaires du village ou de la ville, qui sont morts pour la France durant la Première Guerre mondiale.

 Une trame de ce temps de prière est proposée sur le site du diocèse aux armées. Cantiques, lecture de l’Évangile, psaume, prière universelle, mais aussi lectures de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ainsi que des noms des soldats de la commune morts pendant la guerre sont ainsi suggérés.

 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 07:55
Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

Heureux ceux qui sont morts

Pour la terre charnelle.

Mais pourvu que ce fut

Dans une juste guerre.

 

Heureux ceux qui sont morts

Pour quatre coins de terre.

Heureux ceux qui sont morts

D'une mort solennelle.

 

Heureux ceux qui sont morts

Dans les grandes batailles.

Couchés dessus le sol,

A la face de Dieu.

 

Heureux ceux qui sont morts

Dans un dernier haut lieu

Parmi tout l'appareil

Des grandes funérailles.

 

Heureux ceux qui sont morts

Car ils sont retournés

Dans la première argile

Et la première terre.

 

Heureux ceux qui sont morts

Dans une juste guerre

Heureux les épis mûrs

Et les blés moissonnés.

 

Charles Péguy, mort pour la France le 4 septembre 1914

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 08:55
Participez aux commémorations du 11 novembre

 

07.11.2013 Général de corps d'armée (2s) Dominique DELORT, Président de la Saint-Cyrienne

 

 

Chers camarades,

 

Le prochain 11 novembre sera le deuxième anniversaire de l’évolution de la commémoration de la Victoire et de la Paix qui associe maintenant tous les Morts pour la France dans le même hommage national. Je me permets de vous rappeler que cette loi de février 2012 a été votée à une très large majorité par tous les partis excepté le parti communiste.

 

Cette année encore notre armée a perdu des hommes en opérations notamment au Mali. C’est une raison supplémentaire de manifester notre respect à ceux qui ont accompli leur devoir jusqu’au sacrifice.

 

En cette période où nos armées font face à de trop fortes réductions, je souhaiterais que les Saint-Cyriens montrent l’exemple en assistant, nombreux, éventuellement avec leur famille, aux multiples cérémonies officielles ou non qui seront organisées en métropole et outre-mer.

 

Afin de donner de la consistance à notre présence devant des monuments aux morts des grandes villes, bourgades ou villages je propose à ceux qui le peuvent de nous adresser une photo, si possible légendée, prise à cette occasion. Elle peut représenter un groupe ou même simplement le monument aux morts de votre commune. Ces photos seront placées dans la photothèque de notre site. Elles formeront le préambule de l’année du Centenaire vu par des Saint-Cyriens ou l’expression du fidèle respect à cette génération de Français.
 
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