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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 15:55
Chronique culturelle 09 Septembre 2015 - SHD


source SHD
 

9 septembre 1585 : naissance de Richelieu (Paris). Armand Jean du Plessis de Richelieu est tout à la fois évêque, homme d’Etat et chef de guerre. Devenu principal ministre de Louis XIII en 1624, il remet aux ordres du roi la noblesse indisciplinée du pays (lutte contre les tentatives de coup d’Etat, répression des duels,…), bat les rebellions protestantes (siège de La Rochelle), sécurise les frontières, développe la Marine, crée l’Académie française, et d’une manière générale redore le blason français que la période de la régence avait contribué à ternir. La réputation sulfureuse que lui ont fait ses ennemis à sa mort a été prolongée jusqu’à nos jours par des œuvres romanesques ne rendant pas justice à l’action et la mémoire d’un des plus grands serviteurs du bien commun. Lire la biographie qu’Arnaud Teyssier lui consacre, Richelieu, l’aigle et la colombe.

 

9 septembre 1798 : l’empire ottoman déclare la guerre à la France.  Alors que Bonaparte conçoit la campagne d’Egypte comme une attaque des intérêts anglais et  le Directoire comme un bon moyen d’éloigner de France un général trop ambitieux, l’empire ottoman la considère pour ce qu’elle est : une invasion. Les 30 000 hommes de Bonaparte ont échappé à la flotte anglaise après la traversée de la Méditerranée et pris Alexandrie le 2 juillet.

 

9 septembre 1842 : Tahiti devient protectorat français. Une majorité de chefs de tribus fait pression sur la reine Pomare IV pour demander officiellement le statut de protectorat français.  La demande est reçue par l’amiral Dupetit-Thouars qui vient auparavant d’annexer les Marquises (1841).

 

9 septembre 1914 : charge du lieutenant de Gironde. Engagé à la tête de son escadron (le 2ème du 16ème régiment de dragons) sur les arrières ennemis, le lieutenant de Gironde est informé de l’installation d’un aérodrome de fortune allemand dans la région de Vivières (Soissonnais), protégé par plusieurs automitrailleuses. Il organise un coup de main et conduit son escadron dans une charge à cheval puis à pied (les dragons sont des cavaliers qui combattent aussi à pied) au cours de laquelle il parvient à détruire les aéroplanes allemands alignés sur le plateau, mais perd la vie ainsi que douze de ses hommes. C’est le premier (et seul ?) cas de charge de cavalerie menée contre une formation aérienne...

 

Lire Escadron contre escadrille : la charge de l'escadron de Gironde par Alexandre Sanguedolce

 

9 septembre 1965 : conférence de presse de de Gaulle. A la fin de son intervention, refusant un monde bipolaire,  il annonce vouloir lancer l’Europe dans une 3ème voie. Il prépare aussi les esprits au retrait prochain des Français du commandement intégré de l’OTAN (officialisé en février 1966).

 

9 septembre 1976 : Viking 1 sur Mars. La NASA pose sur la planète Mars la sonde Viking 1, 5 ans après les Soviétiques.

 

9 septembre 2001 : assassinat du commandant Massoud. (Afghanistan). Deux jours avant les attentats contre New York et Washington, le commandant Ahmad Shah Massoud est tué dans un attentat suicide commis par deux Tunisiens se réclamant d’Al Qaida. S’étant fait passer pour des journalistes cameramen, ils ont pu approcher suffisamment près Massoud dans l’enclave de Takhar (province dans le Nord-est du pays) pour le tuer en se faisant sauter avec leur explosif dissimulé dans une caméra. Massoud avait combattu les soviétiques de 1978 à 1992, puis jusqu’à sa mort, contre les Talibans qui progressivement prendront le contrôle de l’Afghanistan (1996)

Note RP Defense : voir Massoud, Guerrier de la paix par Reza

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:54
 L’exposition « Images interdites de la Grande Guerre » bientôt chez vous ?

 

septembre 9, 2015 - par ECPAD

 

L’ECPAD et le Service historique de la Défense proposent aux collectivités territoriales, aux centres culturels, aux institutions… d’accueillir gracieusement l’exposition « Images interdites de la Grande Guerre ».

 

Conçue par le Service historique de la Défense et l’ECPAD, en partenariat avec l’université Paris 1, l’exposition a obtenu le label de la mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale. Elle présente des images de manière inédite et originale puisqu’elle dévoile des photographies qui n’ont pas été vues par les contemporains du conflit. Les clichés sélectionnés, réalisés par la Section photographique de l’armée (SPA), ont tous été censurés pendant la guerre. Leur présentation interroge sur le traitement de l’information pendant le premier conflit mondial.

 

Au-delà des interdits ou de la censure, cette exposition révèle en outre, la puissance acquise et la puissance révélée de l’image pendant la Première Guerre mondiale. Elle met en perspective ses usages, souligne son appropriation par l’État en tant que véritable arme de guerre et outil de communication bien au-delà de la Grande Guerre explique Hélène Guillot, commissaire scientifique de l’exposition.

 

À l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, cette exposition nous interroge sur la construction de notre mémoire du conflit.

 

Plus d’informations :

Lien dossier de presse

Lien fiche technique

 

Contacts :

-commissaire scientifique Hélène Guillot, SHD, helene.guillot@intradef.gouv.fr (01 41 93 23 50)

-convention de prêt itinérance, ECPAD,  actions-culturelles@ecpad.fr (tél. 01 49 60 59 97)

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 16:55
McDonnell Douglas LIM-49 Nike Zeus Spartan - photo US Army

McDonnell Douglas LIM-49 Nike Zeus Spartan - photo US Army


28.08.2015 source SHD
 

28 aout 1521 : chute de Belgrade (actuelle Serbie). Soliman le magnifique assiège Belgrade qui n'est défendue que par une garnison de 700 soldats et la prend après quelques jours de bombardement depuis une ile du Danube. Soliman réussit là où son arrière-grand-père, Mehmed II avait échoué en 1456. La situation s'est en effet détériorée entre le roi hongrois et ses vassaux serbes si bien que les défenses manquent d'unité. De plus, la ligne de confrontation entre les deux cultures n'est pas si nette : depuis la poussée musulmane en Europe orientale (Chute de Constantinople 1453), slaves et ottomans vivent les uns à côté des autres entre chaque bataille et par la force des choses tissent quelques liens. La nouvelle de la chute de Belgrade a cependant un fort retentissement en Occident et fait prendre conscience aux Habsbourg du danger ottoman de manière plus impérieuse. Ce danger est accru par les relations toujours plus serrées que François Ier, le "roi très chrétien", noue avec Soliman afin de gêner son rival habsbourgeois, Charles Quint.

 

28 aout 1706 : fin de travaux à l’église St Louis des Invalides. Alors que les corps de logis abritant l’hospice des blessés sont réalisés entre 1671 et 1674, l’église et son dôme ne sont quant à elles achevées qu’au terme de 30 années de travaux et négociations de crédits. Tout comme pour l’inauguration de l’hôtel, c’est Louis XIV en personne qui reçoit les clés de l’église, remises par l’architecte Mansart.

 

28 aout 1914 : bataille navale d’Heligoland (Mer du Nord). La première bataille navale de la guerre se solde par une victoire britannique. La flotte allemande perd 6 navires et plus de 700 marins.

 

28 aout 1970 : première interception d’un ICBM (Océan Pacifique – ile de Kwajalein). La première interception réussie d’un missile balistique intercontinental est due au missile Spartan (LIM49A). Ce succès américain porte un coup à la menace nucléaire que les soviétiques font peser sur le territoire US et initie la course à la défense anti-missiles. Cependant le Spartan avec sa charge de 5 mégatonnes à neutrons, tout en assurant la destruction de l’ICBM ennemi, créait une impulsion électromagnétique incontrôlable et dangereuse qui a incité les Américains à opter pour des systèmes plus précis et moins puissants.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 16:55
[Portraits de l'été] Joseph Joffre, maréchal de France

 

27/08/2015  Thibault Duclos - DICOD

 

Napoléon Bonaparte, Charles de Gaulle… L’histoire militaire française est ponctuée par de nombreuses personnalités ayant marqué les esprits et trouvé place dans les livres d’histoire par leurs victoires sur les champs de bataille. Mais d’autres, souvent moins connus du grand public, ont également révolutionné l’arme qu’ils avaient choisi de servir ou réalisé des actions d’éclat. À l’occasion de l’été, la rédaction vous fait découvrir chaque jeudi une de ces figures. Aujourd’hui, focus sur Joseph Joffre, maréchal de France.

 

Joseph Joffre naît le 12 janvier 1852 à Rivesaltes (Languedoc-Roussillon). Il entre à l’École Polytechnique en 1869 en tant que benjamin de la promotion. Mais en 1870, sa scolarité est interrompue en raison du conflit franco-prussien. Il est mobilisé et combat dans les 8e, 4e et 21e régiments d’infanterie avec le grade de sous-lieutenant. En 1872, il entre à l’École d’application de l’artillerie et du génie, dont il fait sa spécialité. Douze ans plus tard, en 1884, le capitaine Joffre demande à partir en Extrême-Orient et se retrouve nommé à Formose (actuel Taïwan) où il est chargé de reprendre le contrôle du Tonkin aux Chinois. Sa réussite lui permet d’obtenir la légion d’honneur en 1885.

 

Joseph Joffre reste à l’étranger et part au Soudan Français (aujourd’hui Mali) en 1888, puis à Madagascar. Il devient général de brigade en 1901. Sa nouvelle situation lui permet d’entrer au Conseil supérieur de Guerre en 1910 et devient, un an après, chef d’État-Major des armées avec le titre de généralissime. Il s’agit d’un choix par défaut puisque les généraux Gallieni et Pau refusent le poste en raison de leur âge.

 

Le général Joffre est donc à la tête des forces françaises au début de la Première Guerre mondiale. Le généralissime est cependant contesté. Il n’a pas fait l’École de Guerre et ses méthodes de l’attaque à outrance inspirées des guerres napoléoniennes ont fait leur temps. Il remporte toutefois la Bataille de la Marne en septembre 1914. À ce moment, l’Allemagne avance rapidement sur le territoire français par la Lorraine et les Vosges mais cette victoire permet de stopper leur projet d’invasion rapide du pays. Cette bataille est à l’origine de la renommée actuelle de Joffre. Ses limites apparaissent au début de la guerre de tranchées. Le général Joffre réclame une armée en mouvement et des assauts toujours plus nombreux. Malheureusement, sa tactique génère peu de résultats pour un nombre de morts considérables, à Verdun et dans la Somme principalement.

 

Joseph Joffre est écarté de ses fonctions de chef d’État-Major en décembre 1916. Il doit renoncer à tout poste au sein du gouvernement en raison de son inimitié avec le nouveau ministre de la Guerre, le général Lyautey. En échange, il est fait maréchal de France. En avril 1917, il se rend aux États-Unis pour convaincre, avec réussite,  le président Woodrow Wilson de s’engager dans le conflit.

 

À la fin de la guerre, il est élu à l’Académie française. Il reprendra ses tournées à l’étranger dès 1920, en Europe de l’Est, aux États-Unis ou encore en Extrême-Orient. Il est accueilli en triomphe dans chacun des pays où il vient représenter la France. Il meurt le 3 janvier 1931 des suites d’une longue maladie.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:55
Colloque, Premières attaques chimiques, 1915 - 1918


 24/07/2015 par DCSSA

 

Mercredi 23 septembre 2015 à l'Ecole du Val-de-Grâce

 

Colloque organisé par l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées sous la haute autorité du Directeur central du Service de santé des armées, en association avec l’Institut des hautes études de défense nationale, l’Association des auditeurs et cadres des hautes études de l’armement, l’Académie nationale de pharmacie, l’Académie nationale de médecine, la Société d’histoire de la pharmacie et la Société française d’histoire de la médecine.

 

Télécharger le  programme

Télécharger le bulletin d'inscription - Attention ! nombre de places limité

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:55
[Portraits de l'été] Georges Guynemer, l'As des As

Les avions du capitaine Guynemer étaient habituellement peints en jaune et baptisés « Vieux Charles ». - photo SHDAI

 

02/07/2015 Marine Picat  - DICoD

 

Napoléon Bonaparte, Charles de Gaulle… L’histoire militaire française est ponctuée par de nombreuses personnalités ayant marqué les esprits et trouvé place dans les livres d’histoire par leurs victoires sur les champs de bataille. Mais d’autres, souvent moins connus du grand public, ont également révolutionné l’arme qu’ils avaient choisi de servir ou réalisé des actions d’éclat. À l’occasion de l’été, la rédaction vous fait découvrir chaque jeudi une de ces figures. Aujourd’hui, partons à la rencontre du capitaine Georges Guynemer.

 

Georges Guynemer est une figure de l’armée de l’Air. Connu comme l’As des As, il est l’un des pilotes de guerre français les plus renommés de la Première Guerre mondiale. Découvrez ce jeune homme aux 53 victoires homologuées.

 

Georges Guynemer naît à Paris le 24 décembre 1894 et grandit à Compiègne. En 1914, au début de la guerre, il se rend à Bayonne afin de s’engager, mais les médecins militaires le déclarent inapte et refusent par deux fois sa candidature, l’estimant trop chétif. En novembre 1914, il décide d’aller à Pau et s’engage en tant qu’élève mécanicien au titre du service auxiliaire. Guynemer devient élève pilote en janvier 1915 et décroche son brevet de pilote militaire dès le mois d’avril.

 

Il intègre l’escadrille N3, dite « escadrille des Cigognes », qu’il servira tout au long de la guerre. Le pilote  remporte sa première victoire aérienne le 19 juillet 1915 et prend, deux ans plus tard, le commandement des Cigognes.

 

Son expérience et sa notoriété font de lui une référence en aviation, tant et si bien qu’il influence la conception des avions de combat français. Sur les conseils du pilote militaire, la société Blériot-SPAD, qui produit une partie des avions sur lesquels l’armée française vole durant le conflit, améliore et développe de nouveaux modèles, plus performants.

 

[Portraits de l'été] Georges Guynemer, l'As des As

Guynemer accumule les décorations, qu'il appelle en riant sa "batterie de cuisine". - photo SHDAI

 

En février 1917, le capitaine Guynemer est le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand Gotha G.III. En vingt-sept mois de combats, il totalise plus de 750 heures de vol, remporte 53 victoires homologuées, auxquelles s'ajoutent une trentaine de victoires supplémentaires probables. Il est blessé deux fois et survit sept fois après avoir été abattu, et ce sans jamais avoir embarqué de parachute.

 

Mais un mystère entoure toujours sa mort. Le 11 septembre 1917, Guynemer part en reconnaissance dans la région des Flandres accompagné d’un autre aéronef et disparaît au cours d’un combat aérien. Il semblerait que son avion se soit abîmé en plein no man’s land, mais ni l’épave de l’avion ni le corps de Guynemer n’ont été retrouvés.

 

Aujourd’hui, l’armée de l’Air rend hommage à l’As des As sous différentes formes. Chaque 11 septembre, une prise d’armes sur les bases aériennes évoque le souvenir de Guynemer. La base aérienne 102 de Dijon porte d’ailleurs le nom de l’aviateur et l’École de l’Air de Salon-de-Provence a repris sa devise, « Faire face ».

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:50
Le Fly in Koksijde à l’heure de la Grande Guerre

 

30.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

Située à une dizaine de kilomètres de la frontière franco-belge, Coxyde (Koksijde) est une station balnéaire emblématique de la Flandre occidentale avec la plus haute dune de la côte. Voici tout juste un siècle, Coxyde rentrait dans l’histoire de la Grande Guerre grâce à son aérodrome de Bogaerde...

Les 4 et 5 juillet 2015, l’événement « Fly In » renouvellera le succès de sa première édition de 2014 qui accueillit pas moins de 230 avions admirés par plus de 23.000 visiteurs. Pendant ces deux journées, la base militaire aérienne de Coxyde sera cette année encore le lieu d’expositions avions mythiques et véhicules de la 1re guerre, de baptêmes de l’air en avions historiques, de reconstitution par une cinquantaine de bénévoles en habit d’époque d’un « Village Guerre Mondial I » au cœur de la tourmente, d’animations et ateliers pour les familles et enfants, de projections cinématographiques d’époque et expositions photographiques, de cérémonies de commémorations,...

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:55
The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy

The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy


09.06.2015 par SHD

 

9 juin 721 : bataille de Toulouse. Al Kawlani, le gouverneur Omeyade de l'Andalousie, attaque Toulouse après s'être emparé de Narbonne (719). Le duc d'Aquitaine, Eudes, bat en retraite (pour chercher des renforts) lorsqu’Al Kawlani met le siège à la ville. Trop confiant, le musulman se laisse surprendre, en plein siège, par le retour d'Eudes. L’armée musulmane est battue et lui-même tué dans la bataille.

11 ans plus tard, Charles Martel récidive à Poitiers.

 

9 juin 1800 : bataille de Montebello (Italie). Durant la seconde campagne d’Italie, le général Lannes remporte sur les Autrichiens, pourtant supérieurs en nombre, une belle victoire au terme de 11 heures d’affrontement où il montre un très grand courage ainsi qu’un talent manœuvrier. C’est sa première victoire en tant que commandant en chef. Napoléon, en le faisant duc de Montebello (1808) indique par-là que c’est sa plus belle bataille.

 

9 juin 1918 : bataille du Matz (Nord de Compiègne). Depuis le 21 mars, Ludendorff a entamé une grande offensive à l'Ouest avec les troupes qui rentrent de Russie (capitulation de Brest-Litovsk). 3 divisions françaises sont enfoncées de 9 km à hauteur du Matz (affluent de l'Oise) grâce aux blindés allemands A7V et à un déluge d'artillerie. Le général Mangin ordonne un repli afin de mieux contre-attaquer (11 juin). L'offensive allemande est enrayée, Compiègne et la route de Paris sont sauvés. Côté français, bien que le front se soit étendu de 53 km, le moral est bon : l'ennemi s'épuise plus vite et s'impatiente. Il s'agit de tenir encore, le temps jouant pour les alliés.

Note RP Defense : voir Juin 1918 : La relance des offensives allemandes.

 

9 juin 1918 : naufrage du cuirassé austro-hongrois Szent Istvan (au large de la Croatie). Dans la nuit, une vedette rapide lance-torpilles italienne (MAS 15) coule l’un des seuls cuirassés de la marine impériale austro-hongroise (en route vers le barrage d’Otrante). La vedette n’a jamais été repérée, encore moins inquiétée, les Austro-hongrois pensant à une attaque de sous-marin.

 

9 juin 1942 : mort du LCL Félix Broche (Bir Hakeim – Libye actuelle). Chef de corps du Bataillon du Pacifique qui rallie la France Libre le 2 septembre 1940. Meurt durant l’assaut de la position de Bir Hakeim après s’être fait remarquer aux combats d’Halfaya et Tengeder (janvier 1942). Compagnon de la Libération. Il repose au cimetière de Tobrouk. Son fils, journaliste et historien, a écrit un Bir Hakeim (2008) particulièrement clair et édifiant.
 

9 juin 1943 : arrestation du général Delestraint, chef de l’Armée secrète (Paris). Piégé par un agent français de la Gestapo, Delestraint est déporté au camp du Struthof puis à Dachau où il meurt le 19 avril 1945. Compagnon de la Libération. Ses cendres sont au Panthéon. Il a donné son nom à une promotion de l’ESM de Saint-Cyr.


9 juin 1944 : massacre de Tulle. La division SS Das Reich, revenue du front Est, a pour mission de se porter depuis le centre de la France vers la tête de pont alliée en Normandie. Sur l'itinéraire, elle est harcelée par la Résistance. Les exactions allemandes vis à vis de la population se multiplient en représailles. Les ordres de von Rundstedt aux unités allemandes sont certes sévères et visent à dissuader la population d'aider la Résistance, cependant le nombre important de crimes commis par la division peut aussi s'expliquer par son taux d'encadrement relativement faible depuis la saignée de Koursk. A Tulle, 99 civils sont pendus et 149 autres sont déportés pour venger l'attaque (7 et 8 juin) des FTP contre la garnison.

 

9 juin 1959 : lancement du premier SNLE américain, l'USS George Washington (SSBN-598) (Groton – Connecticut). Premier sous-marin capable de délivrer des missiles balistiques nucléaires (16 Polaris A-1) en immersion. A la même époque, les Soviétiques devaient faire surface pour tirer.

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 16:55
14-18 : les usines en guerre

Usines André Citroën du quai de Javel dans le XVe à Paris. Finition et peinture des obus de 75 mm dans le grand atelier d’usinage et de montage de Chaix. Oct 1915. Photo Citroën Héritage

 

28/04/2015 Par Jean-François Preveraud - industrie-techno.com

 

Le rôle de l’industrie fut prépondérant dans le Premier conflit mondial. C’est en partie grâce à la mobilisation de la production, qui adopta des méthodes de travail novatrice, que les Alliés réussirent à faire la différence. Retour sur un aspect du Conflit souvent oublié.

 

Lire l’article

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:55
Uniforme Bleu Horizon photo ECPAD

Uniforme Bleu Horizon photo ECPAD

 

28 avril 2015 par ECPAD

 

En 1915, après plusieurs mois d’attente, les troupes de l’armée française sont équipées d’un nouvel uniforme pour affronter la guerre des tranchées.

 

Jusqu’alors vêtus de l’uniforme hérité de la guerre franco-prussienne, les fantassins souffraient d’un équipement obsolète, mal adapté aux saisons, pourvu d’un pantalon rouge trop voyant et d’un képi peu protecteur. Ainsi, en 1915, l’armée française modernise ses équipements et passe à l’uniforme bleu horizon.

 

Voir le reportage photos

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 12:56
Un aumônier français bénit le cercueil d’un soldat, durant la Premiere Guerre Mondiale.(Rue des Archives/Tallandier)

Un aumônier français bénit le cercueil d’un soldat, durant la Premiere Guerre Mondiale.(Rue des Archives/Tallandier)

 

30/3/15 – Antoine Fouchet – LaCroix.com

 

Une plaque à la mémoire des prêtres et religieux morts durant la Première Guerre mondiale sera dévoilée et bénie mardi 31 mars dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides par Mgr Luc Ravel, évêque aux armées.

 

Certaines cérémonies commémoratives sont importantes parce qu’elles confirment la place de choix qui doit être accordée dans la mémoire collective à des acteurs de l’Histoire. Le dévoilement et la bénédiction, mardi 31 mars, dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, par l’évêque aux armées Mgr Luc Ravel, d’une plaque à la mémoire de tous les prêtres diocésains, religieux, séminaristes et religieuses, morts au service de la patrie et des soldats durant la Première Guerre mondiale, en fera incontestablement partie.

 

Près de cent ans après la fin de ce conflit, il s’agit de la pose de la première stèle honorant l’ensemble des consacrés engagés morts pour la patrie. Jusqu’à présent, seules quelques plaques dans des églises en province mentionnaient la mort au front de prêtres relevant des paroisses concernées.

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:30
photo FLF La Fayette - Marine Nationale

photo FLF La Fayette - Marine Nationale

 

25 Mars 2015 Source : Marine nationale

 

Voici près de 100 ans, le cuirassé français Bouvet sombrait de manière tragique et fulgurante, durant la bataille des Dardanelles. En embouquant le premier des détroits turcs pour rejoindre la mer Noire, à proximité du lieu du naufrage, la frégate La Fayette a rendu hommage aux 648 marins qui périrent en quelques minutes le 18 mars 1915.

 

Le cadre de cet épisode tragique de l’histoire navale française se situe au moment où une flotte franco-britannique tenta de forcer les détroits tenus par les troupes ottomanes afin de désenclaver la Russie qui se trouvait complètement isolée de ses alliés. Le Bouvet était l’un des quatre navires de ligne français placés sous les ordres de l’amiral Guépratte et chargés de détruire les batteries turques placées sur les hauteurs afin de permettre aux dragueurs de mines de déminer les détroits. Le cuirassé français se battit particulièrement bien. Au cours du combat acharné de plusieurs heures, il infligea des pertes sévères à l’adversaire et reçut pas moins de huit obus ennemis sans pour autant s’arrêter. Cependant, devant la résistance inattendue des artilleurs turcs, l’amiral britannique commandant la force décida d’ordonner la retraite. Au cours de son demi-tour, le Bouvet heurta une mine qui provoqua une voie d’eau fatale. Le bâtiment, instable par conception, chavira et sombra rapidement, entraînant la majeure partie de l’équipage.

 

Le naufrage du Bouvet nous rappelle que la Première Guerre Mondiale ne s’est pas limitée à un conflit terrestre sur les champs de bataille de l’Est de la France. Le conflit s’est déroulé sur un vaste théâtre d’opérations où la Marine française a également pris une part active et a payé le prix du sang.

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photo FLF La Fayette - Marine Nationale

photo FLF La Fayette - Marine Nationale

C’est donc plein d’émotion que l’équipage s’est rassemblé sur la plate-forme hélicoptère pour rendre hommage aux marins du Bouvet qui se sont battus jusqu’au sacrifice de leur vie. Après une courte évocation des faits, une gerbe de fleurs a été jetée dans les flots. « Bas les bonnets ! ». « Aux morts ! ». Au travers du La Fayette, c’est la marine française qui a honoré ses anciens morts au combat.

 

 

Le cuirassé Bouvet durant les manœuvres navales de 1914 – source Galica BNF Agence Rol

Le cuirassé Bouvet durant les manœuvres navales de 1914 – source Galica BNF Agence Rol

 

 

Le cuirassé BOUVET fait partie des cinq cuirassés du programme de 1890 dont la construction s’étale jusqu’en 1898. Construits sur des plans différents, le Charles Martel, le Jauréguiberry, le Carnot, le Masséna et le Bouvet ont ainsi chacun une silhouette caractéristique, mais leur armement principal reste le même. Ils sont davantage réputés pour leurs défauts, notamment un manque de stabilité, que pour leurs qualités.

 

08 août 1898 : affecté à l’escadre de la Méditerranée.

29 janvier 1903 : abordé par le Gaulois.

1907 : refondu.

1908 : canonne par méprise l’Arbalète; 3ème escadre.

1910 - 1912 : à Brest

Octobre 1912 : 3ème escadre à Toulon.

11 janvier 1913 : affecté à la division de complément qui au début de la guerre regroupe le Suffren, le Saint Louis, le Gaulois et le BOUVET sous le commandement du CA Guépratte.

1914 : escorte de convois en Méditerranée ; surveillance du golfe de Gênes et du détroit de Messine.

Décembre 1914 : envoyé aux Dardanelles.

25 février 1915 : bombarde Hellès.

01 – 06 mars 1915 : golfe de Saros et pont Kavack.

 

photo Imperial War Museum - Royal Navyphoto Imperial War Museum - Royal Navy
photo Imperial War Museum - Royal Navy

photo Imperial War Museum - Royal Navy

18 mars 1915 : 18 bâtiments de la flotte franco-britannique tentent de forcer le détroit des Dardanelles.

Ils ont pour mission de détruire l'artillerie turque en position dans les forts de la rive européenne de Gallipoli et sur la rive asiatique. L'opération est un échec. Les Alliés démolissent 8 canons sur 176 et perdent 7 gros bâtiments.

Au cours de cette attaque, à 13h 58, le cuirassé BOUVET heurte une mine dérivante en face des forts turcs de Tchanak.

Eventré par la mine qui explose près d'une soute à poudre et met le feu aux munitions du navire, le BOUVET chavire et coule en trois minutes avec son commandant le capitaine de vaisseau Rageot de la Touche.

Sur les 670 hommes de l'équipage, 64 seulement sont sauvés.

 

source Fiche récapitulative mise à jour le 27/05/2008 – V4, par Yves DUFEIL, Franck LE BEL et Marc TERRAILLON

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:56
 Prolongation de l'exposition "La Grande Guerre des aviateurs" au musée de l'Air et de l'Espace

 

25/01/2015 Sources : SGA/DMPA

 

Le musée de l'Air et de l'Espace présente cette exposition inédite jusqu'au 22 février 2015.

 

Par une approche renouvelée de la guerre aérienne, traditionnellement abordée sous l’angle technique, cette exposition présente de nombreux témoignages écrits et visuels, afin de rendre compte de la réalité des missions et des combats, mais aussi des expériences de guerre, en tentant de saisir au plus près ce que les aviateurs ont vécu. Suivant l’approche visant à privilégier le regard des aviateurs sur la Grande Guerre, une large place est faite à la photographie, notamment aux vues prises en vol. Au total, plus de 150 objets issus des collections du musée de l’Air et de l’Espace, dont un grand nombre de tirages d’époque, sont présentés pour la première fois au public.

A l'occasion de cette exposition, le ministère de la Défense (SGA/DMPA) présente, en coédition avec le musée de l'Air et de l'Espace et les éditions Livres EMCC, l'ouvrage " La Grande Guerre des aviateurs" , publié sous la direction de Gilles Aubagnac et Clémence Raynaud, commissaires de l'exposition.

 

Exposition : "La Grande Guerre des aviateurs"

PROLONGATION DE L'EXPOSITION JUSQU'AU 22 FÉVRIER 2015

Musée de l'Air et de l'Espace
Aéroport de Paris - Le Bourget
93352 Le Bourget

 

Métro : ligne 7 (station La Courneuve) - puis ligne de bus 152 (station Musée de l'Air et de l'Espace)

RER : ligne B (station Le Bourget) - puis ligne de bus 152 (station Musée de l'Air et de l'Espace)

________

Pour en savoir plus :

Musée de l'Air et de l'Espace :   www.museeairespace.fr

Éditions Livres EMCC : www.livresemcc.com

Trois pilotes - Une guerre :   http://blog.museeairespace.fr

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:30
source Le Pélerin

source Le Pélerin

En 1909 et en 1915, la marine française a sauvé des milliers d'Arméniens persécutés en Turquie. Georges Kevorkian a consacré un livre à ces interventions.

 

27/12/2011  par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

On le sait peu, mais à deux reprises au début du XXe siècle, des milliers d'Arméniens ne durent leur salut qu'à des interventions musclées de la marine nationale française. Passionné par ces épisodes, Georges Kevorkian a enquêté dans les archives historiques du ministère de la Défense et auprès des descendants des marins ayant participé à ces opérations pour en faire un livre*. Entretien.

 

Le Point : En avril 1909, Stéphen Pichon et Marie-Georges Picquart, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre de la Guerre du gouvernement Clemenceau, décident d'envoyer plusieurs navires au secours des Arméniens de Cilicie sauvagement réprimés par les Turcs. Pouvez-vous nous rappeler le contexte historique de cette intervention ?

Georges Kevorkian : Les Jeunes-Turcs au pouvoir depuis 1908 ont promulgué une Constitution qui introduit des réformes de progrès et une orientation plus tolérante des rapports entre les différentes communautés de l'Empire ottoman, notamment entre les Arméniens chrétiens et les Turcs musulmans. Les Arméniens adhèrent à ce programme. Mais parmi ces Jeunes-Turcs, les nationalistes les plus radicaux rejettent les "infidèles". Les Arméniens sont accusés de menées autonomistes en Cilicie. À la mi-avril 1909, des heurts entre les communautés déclenchent des représailles de la part des Turcs. Tous les chrétiens sont visés. Les puissances occidentales sont averties de massacres dont sont principalement victimes les Arméniens ; elles craignent pour leurs ressortissants et leurs représentants consulaires. Du côté français, on craint aussi pour la vie des jésuites et des soeurs de Saint-Joseph-de-Lyon. Une force navale de plusieurs pays est alors dépêchée.

 

À quelles opérations ces navires français seront-ils affectés et en quoi aideront-elles les Arméniens ?

Le contre-amiral Louis Pivet, commandant l'escadre légère de Méditerranée à bord du croiseur cuirassé Jules Ferry, reçoit l'ordre d'appareiller pour cette région. Outre le Jules Ferry, son escadre, comprenant le cuirassé d'escadre Vérité ainsi que les croiseurs cuirassés Victor Hugo et Jules Michelet, se met en route pour arriver en bordure du golfe d'Alexandrette le 23 avril 1909. Les marins français constatent que tout le quartier arménien d'Adana est en feu ; il en est de même des habitations chrétiennes des localités proches. Les réfugiés chrétiens sont protégés avec le concours d'unités navales européennes (croiseur anglais Diana, croiseur italien Piemonte, croiseur allemand Hambourg...). Le 27 avril, le paquebot français Niger, réquisitionné, embarque 2 200 chrétiens (en majorité des Arméniens) de la baie de Bazit. Le Jules Ferry embarque, le même jour, 1 450 réfugiés, dont deux tiers de femmes et d'enfants. Quant au Jules Michelet, il protège par sa présence des chrétiens réfugiés en bordure de mer, en baie de Kessab. Le calme revenu, après concertation avec les autorités ottomanes, les réfugiés rescapés reviennent dans leurs quartiers dévastés ; cependant, certains quitteront pour toujours le pays.

 

En 1915, des Arméniens de la région du mont Moïse, sur le golfe d'Alexandrette (aujourd'hui Iskenderun), sont acculés par les Turcs. Leur salut viendra de la mer et de la marine française. Pourquoi est-elle intervenue ?

Fin octobre 1914, l'Empire ottoman se joint aux forces allemandes et autrichiennes (Empires centraux) pour combattre le bloc des pays de l'Entente (Grande-Bretagne, France et Russie). C'est ce qu'on a appelé le "théâtre oriental" de la Grande Guerre. En septembre 1915, la 3e escadre de la flotte de combat française en Méditerranée, aux ordres de l'amiral Gabriel Darrieus (qui vient de prendre le relais de l'amiral Louis Dartige du Fournet devenant chef de l'armée navale en Méditerranée), patrouille le long des côtes de Syrie, proches du golfe d'Alexandrette et du mont Moïse (Musa Dagh). Le 10 septembre, le croiseur Guichen aperçoit des groupes d'hommes descendant de la montagne vers la plage : plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuient la barbarie des Turcs qui les pourchassent pour les déporter (la mort leur étant promise), en application du crime "génocidaire" décidé par les autorités ottomanes. Ils brandissent un pavillon de la Croix-Rouge, des pavillons français, et (dit-on) un drap sur lequel a été dessinée la croix du Christ. La décision est prise par l'amiral Dartige du Fournet, avant de quitter son escadre : "Il faut sauver ces Arméniens chrétiens (combattants, femmes, enfants, vieillards) du joug des bachi-bouzouks, les Turcs, nos ennemis."

 

Dans quelles conditions cette opération de sauvetage de grande ampleur s'est-elle déroulée ? Quel en fut le bilan ?

L'accord demandé aux autorités françaises de Paris tarde à venir, mais l'organisation du secours est bien en place et sera exécutée par l'amiral Darrieus du 11 au 13 septembre. Au total, le nombre d'Arméniens sauvés par cette opération navale s'élève, très exactement, à 4 092, dont 8 blessés, répartis comme suit : le croiseur cuirassé amiral Charner : 347, le croiseur cuirassé Desaix : 303, le croiseur de 3e classe D'Estrées : 459, le croiseur auxiliaire Foudre : 1 042, le croiseur de 1re classe Guichen : 1 941. Ces réfugiés vont être placés dans des camps situés à proximité de Port-Saïd, grâce à l'accord des autorités anglaises qui les accueillent le 14 septembre. Parmi ces réfugiés se trouvent des combattants dont certains rejoindront la légion arménienne du général français Julien Dufieux, en 1920.

 

Ces épisodes de l'histoire navale de la France sont peu connus. Sont-ils commémorés avec une intensité suffisante, à vos yeux ?

Ils sont connus par la plupart des Arméniens, grâce notamment au roman Les 40 jours de Musa Dagh de Franz Werfel, paru en 1934. D'autres ouvrages évoquent ces événements et les actes héroïques des marins français. Les mémoires des amiraux des escadres du Levant en font état. Ce qu'on doit retenir des écrits de ces derniers, c'est le décalage entre leurs actions de protection des chrétiens d'Orient et le recul (pour ne pas dire l'abandon) de la diplomatie française en 1922 et 1923 (désastreux traité de Lausanne). La France n'est plus dès lors "protectrice des chrétiens d'Orient". La sortie de mon ouvrage a favorisé plusieurs commémorations. Le 5 mai 2010, un hommage a été rendu devant la tombe de l'amiral Dartige du Fournet à Saint-Chamassy (Dordogne) en présence du maire du village, du sous-préfet de la Dordogne et de descendants d'Arméniens sauvés du mont Moïse. Le 15 octobre 2010, à Toulon, une cérémonie d'hommage a été rendue à la marine française par le secrétaire d'État aux Anciens Combattants M. Hubert Falco, maire de Toulon, en présence de l'ambassadeur d'Arménie en France et d'autorités civiles et militaires, dont le préfet maritime. Une plaque est posée au musée de la Marine, près de l'Arsenal maritime.

La flotte française au secours des Arméniens (1909-1915), Marines éditions, 127 pages, 23,20 euros. ISBN : 978-2357430099

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