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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
L'appel du 18 juin 1940 - Musée de l'Armée

L'appel du 18 juin 1940 - Musée de l'Armée


17/06/2015 Sources : SGA/DMPA

 

Journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi.

 

Le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, le Général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat avec lui en Grande-Bretagne, au sein des Forces Françaises Libres. Entouré de volontaires qui l'avaient rejoint dans son exil, il jetait les bases d'une alternative au régime de Vichy et à sa politique de collaboration avec l'Allemagne nazie : la France Libre. Durant quatre ans, sans jamais faillir, l'homme du 18 juin délivra la France de son propre abandon et incarna, à travers tous les territoires français et à travers le monde, l'âme de la Résistance et le maintien de la France au combat. Le 8 mai 1945, l'Appel du 18 juin révélait enfin sa portée et sa signification historique : la France retrouvait son rang en recevant aux côtés des Alliés la capitulation de l'Allemagne nazie.

Extrait de l'Appel du 18 juin 1940 prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres (BBC) :

"Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."

Le chef de l’État, François Hollande, présidera la cérémonie organisée au Mont-Valérien (Hauts-de-Seine), à l’occasion du 75ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940, le jeudi 18 juin 2015.

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Pour en savoir plus :

Ordre de la Libération : www.ordredelaliberation.fr

Fondation de la France Libre : www.france-libre.net

Fondation Charles de Gaulle : www.charles-de-gaulle.org

Archives cinématographiques : www.ecpad.fr

Mont-Valérien : www.mont-valerien.fr

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
Jean Moulin - Mémorial Leclerc/Musée Jean Moulin

Jean Moulin - Mémorial Leclerc/Musée Jean Moulin


17/06/2015 Sources : SGA/DMPA

 

Chaque année, une cérémonie est organisée au Panthéon, à Paris, le 17 juin, qui correspond à la date du premier acte de résistance de Jean Moulin, le 17 juin 1940.

 

La cérémonie du 17 juin 2015 s'est déroulée en présence de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la mémoire. Elle était co-organisée par l'association nationale des Amis de Jean Moulin et par le ministère de la Défense (SGA/DMPA), en présence des associations nationales de la Résistance et de la Déportation et avec la participation du Chœur de l'Armée Française et du Centre national Jean Moulin (ville de Bordeaux).

Né à Béziers en 1899, Jean Moulin fut, après des études de droit, le plus jeune sous-préfet, puis le plus jeune préfet de France. La débâcle de juin 1940, le trouve préfet de Chartres où dès le 17 juin il accomplit son premier acte de résistance. Destitué par le gouvernement de Vichy, il part pour Londres. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er janvier 1942, il est porteur de deux ordres de mission, un civil et un militaire, chargé de coordonner l'action des mouvements de Résistance et d'organiser une armée secrète. Premier président du CNR (Conseil National de la Résistance), il est arrêté à Caluire le 21 juin 1943. Torturé, il meurt durant son transfert en Allemagne. Depuis le 19 décembre 1964, ses cendres reposent au Panthéon (source : Centre national Jean Moulin).

Une exposition itinérante consacrée au destin singulier de Jean Moulin et réalisée par l'Office national des Anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) peut être empruntée auprès de services départementaux de l'ONAC-VG,  par les collectivités territoriales, les associations et les établissements scolaires (pour télécharger l'exposition : www.onac-vg.fr).

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Pour en savoir plus :

Ordre de la Libération : www.ordredelaliberation.fr

Transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon : www.ina.fr

Chemins de mémoire : www.cheminsdememoire.gouv.fr

Musée Jean Moulin : http://museesleclercmoulin.paris.fr

Mémorial de Caluire : www.culture.fr

Centre national Jean Moulin : www.bordeaux.fr

Le Panthéon : http://pantheon.monuments-nationaux.fr

ONAC-VG : www.onac-vg.fr

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
La bataille de Ligny par Ernest Crofts

La bataille de Ligny par Ernest Crofts


16.06.2015 par SHD
 

16 juin 1582 : la France à la conquête des Açores. Le roi de France Henri III expédie aux Açores une flotte corsaire commandée par Philippe Strozzi, cousin de sa mère Catherine de Médicis, afin de priver les Espagnols de leur base étape vers le Brésil. Les dissensions internes mènent les Français à la défaite le 26 juillet suivant au large des Açores.

 

16 juin 1807 : prise de Königsberg (enclave russe dans l’actuelle Pologne). Alors que Napoléon vient de remporter la bataille de Friedland (14 juin), Murat prend la ville forteresse défendue par le général prussien Lestocq. Il fait 7000 prisonniers et sans grandes pertes pour lui. Cette victoire clôt la guerre de la Quatrième coalition et décide le Tsar Alexandre Ier et le roi de Prusse à négocier.

 

16 juin 1815 : la bataille de Ligny (ou bataille de Fleurus) opposa les prussiens du maréchal Blücher à une partie de l'armée française commandée par Napoléon 1er. Deux jours avant la bataille de Waterloo, Ligny fut la dernière victoire de Napoléon. Mais c'est une victoire moins décisive que ne le croit Napoléon : après un combat d'une grande férocité et de nombreuses pertes dans les deux camps, les prussiens - enfoncés en leur centre - réussissent leur repli sur les ailes, sans être poursuivis la nuit venue par les troupes napoléoniennes. Au cours de la bataille de Ligny, Napoléon perd environ 9.500 hommes.  Les Prussiens comptent 25.000 morts, blessés ou disparus.
 

16 juin 1940 : Reynaud démissionne, Pétain prépare l’armistice. Appelé par Lebrun, président de la République, à prendre les fonctions de président du conseil, le Maréchal Pétain, 86 ans, ne cache pas son intention d’arrêter les combats face à l’envahisseur allemand.


16 juin 1944 : Marc Bloch meurt fusillé à St Didier de Formans. Historien médiéviste mais aussi auteur du fameux L'étrange défaite, 1940, ouvrage posthume tentant d’expliquer la débâcle de 1940, il entre en résistance en 1942 mais se fait arrêter à Lyon en avril 1944.

 

16 juin 1977 : mort de Wernher von Braun (Etats-Unis – Virginie). Ancien directeur du centre expérimental allemand de Peenemünde, il est le père de la conquête spatiale. Créateur des V1 et V2 allemands, il est évacué à la fin de la seconde guerre mondiale par les services secrets américains pour travailler sur leur programme spatial.

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
Chronique culturelle du 17 Juin 2015 - SHD


17.06.2015 par SHD
 

17 juin 1696 : bataille de Dogger bank (Mer du Nord). Le corsaire français Jean Bart capture un convoi d'une centaine de navires marchands, chargés de blé, après avoir défait leur escorte hollandaise. Pris en chasse par une escadre de l'amiral britannique Benbow, Jean Bart se cache au Danemark puis passant au travers de tous les pièges tendus en Mer du Nord et dans la Manche, rejoint triomphalement Dunkerque.

 

17 juin 1734 : mort du maréchal de Villars (Turin). Héros de Maastricht (juin 1673), Seneffe (aout 1674), Friedelinghen (octobre 1702), Denain ( juillet 1712), il meurt à 82 ans en rentrant victorieux d’une campagne en Italie. Louis XIV l’avait remarqué à Maastricht lors de ses débuts :  « Il semble que dès que l’on tire en quelque endroit, ce petit garçon sorte de terre pour s’y trouver ». Puis le maréchal de Créqui : « Jeune homme, si Dieu te laisse vivre, tu auras ma place plus tôt que personne ».

 

17 juin 1778 : combat naval de Roscoff (Baie de Goulven). La frégate française La belle poule est attaquée sans sommations par la frégate anglaise Arethusa. Celle-ci est finalement vaincue et ramenée à Brest. Cet affrontement pousse Louis XVI à déclarer la guerre à l’Angleterre dans le cadre de ce que l’on va appeler la guerre d’indépendance américaine.

 

17 juin 1940 : premier acte de résistance de Jean Moulin (Chartres). Préfet d'Eure et Loir lors de l'arrivée de la Wehrmacht à Chartres, Jean Moulin refuse de signer un rapport que les Allemands ont préparé pour faire attribuer la mort de civils à l'aviation française et aux troupes africaines. Comprenant l'intention, Moulin refuse de signer. Passé à tabac, il tente de se suicider pour ne pas faiblir. Au sujet de Jean Moulin, voir l'excellent dossier que lui consacre Le Figaro Histoire n°8 "Jean Moulin, un héros très secret".

 

17 juin 1944 : prise de l’ile d’Elbe. Surveillant la portion de Méditerranée entre la Corse et l’Italie, l’ile est tenue par les Allemands et ne peut rester comme une menace dans le dos des alliés qui ont passé la ligne Gustav. Le bataillon de choc (Cdt Gambiez), et les commandos d’Afrique, lors de l’opération Brassard, débarquent sur l’ile et prennent d’assaut les batteries côtières. La 9ème Division d’Infanterie coloniale débarque quelques heures plus tard et parachève la libération de l’ile. Les combats sont durs : 250 français périssent contre 700 Allemands durant les deux jours d’affrontement.

 

17 juin 1953 : l'armée rouge réprime une insurrection populaire (Berlin-Est). Quelques mois après la mort de Staline, les ouvriers est-Allemands se mettent en grève puis créent une insurrection rassemblant 60 000 manifestants dans Berlin-Est. Appelés en renforts, les chars soviétiques écrasent la révolte : plus de 80 morts et des milliers d'arrestations.

 

17 juin 1967 : explosion de la première bombe H chinoise (désert du Takla-Makan – Chine). La Chine teste avec succès sa première bombe à fusion nucléaire (ou bombe H) à peine 3 ans après sa première bombe à fission (bombe A). La France a testé les siennes en 1960 (A) et 1968 (H). Pour les Américains, 1945 et 1952. Pour les Soviétiques, 1949 et 1953.

 

17 juin 1985 : le colonel Baudry dans l’espace (Etats-Unis – Floride). Patrick Baudry décolle du Kennedy center à bord de la navette Discovery et passe 7 jours dans l’espace. C’est le deuxième spationaute français (le premier étant le général Jean-Loup Chétien).

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 10:55
Free French Foreign Legionnaires leap up from the desert to rush an enemy strong point, Bir Hakeim, June 1942

Free French Foreign Legionnaires leap up from the desert to rush an enemy strong point, Bir Hakeim, June 1942


11.06.2015 par SHD
 

11 juin 1430 : bataille d’Anthon. Les Bourguignons (4000 soldats) alliés au duc de Savoie Amédée VIII s’infiltrent en Dauphiné pour l’arracher au royaume de France. Le gouverneur Raoul de Gaucourt, renseigné sur la progression et le nombre de l’ennemi sait qu’il permettra la survie de ses 1600 hommes s’il attaque par surprise et de manière non conventionnelle. Les Bourguignons marchant sur le château de Colombier doivent traverser le Bois des Franchises sur un axe étroit ne permettant aucun déploiement de leurs cavaliers : c’est là que Gaucourt dispose en embuscade ses archers et bombardes (venues de Crémieux). Insuffisamment renseignés et trop sûr de leurs forces, les Bourguignons négligent de reconnaître l’axe de progression. Ils tombent dans une série d’embuscades tout le long du chemin et se font décimer. Les troupes dauphinoises accentuent la panique des Bourguignons en faisant croire à une supériorité numérique écrasante (hurlements dans les bois). Le Dauphiné reste au Royaume de France.

 

11 juin 1837 : inauguration de la galerie des batailles (Château de Versailles). Le roi Louis-Philippe inaugure la galerie qui regroupe parmi les plus belles toiles représentant les grandes batailles françaises, de Tolbiac  (496)  à Wagram (1809).

 

11 juin 1885 : mort de l’amiral Courbet (à bord du Bayard au large de l’actuelle Taiwan). Polytechnicien et amiral commandant l’escadre d’Extrême-Orient.

 

Né à Abbeville le 26 juin 1827, le futur amiral Courbet entra dans la Marine à sa sortie de Polytechnique en 1849, après avoir été secrétaire d'Annand Marrast pendant la Révolution de 1848. Aspirant sur la Capricieuse, il fit campagne dans les mers de Chine, l'océan Indien et dans le Pacifique. Enseigne de vaisseau en décembre 1852, il fut remarqué par l'amiral Jacquinot et promu lieutenant de vaisseau en novembre 1856. ll leva le plan de la rade de Biarritz où Napoléon III songeait à créer un grand port. Embarqué en 1858 sur le Suffren puis en 1860 sur le Montebello, il fut instructeur à l'école de canonnage et s'attacha à perfectionner les matériels d'artillerie et les méthodes de tir. Capitaine de frégate en août 1866, chef d'état-major de la division cuirassée de la Manche, il commanda en 1870 le Talisman aux Antilles et donna la chasse aux navires ennemis. Revenu en France, il fut chargé de rédiger un cours de tactique navale. Capitaine de vaisseau en août 1873, il commanda en 1874 l'école des torpilles de Boyardville dans l'Ile d'Oléron et se passionna pour cette arme nouvelle. Membre du Conseil des travaux, chef d'état-major de l'escadre de Méditerranée, il fut nommé en juin 1880 gouverneur de la Nouvelle-Calédonie et en septembre contre-amiral. Son passage à Nouméa fut marqué par une oeuvre administrative importante; il s'efforça de développer l'agriculture en luttant contre la spéculation foncière ; il lutta aussi contre la spéculation minière en obligeant les concessionnaires à exploiter leurs découvertes au lieu de les revendre avec profit.

Commandant, à son retour en France, une division navale d'essais constituée à Cherbourg, il fut nommé en 1883 à la tête de l'escadre des mers de Chine, renforcée à la suite de la mort de Francis Garnier. Il allait, dans ce poste, donner la mesure de son énergie et de son audace. En août 1883, il bloqua Hué et emporta d'assaut la citadelle, obligeant l'empereur d'Annam à la paix (Traité de Hué, août 1883) .Commandant en chef interarmées, il battit les Pavillons Noirs et occupa Son-Tay et une partie du delta du Tonkin. Promu vice-amiral en mars 1884, il dirigea les opérations décidées contre la Chine à la suite de l'affaire de Langson, attaqua les forts de Fou-Tchéou, força les passes de la rivière Min et fit détruire par ses torpilleurs une partie de la flotte chinoise (février 1885), puis débarqua à Formose et s'empara de Kelung, de Makung et en mai des îles Pescadores. Épuisé physiquement, et sans doute aussi moralement, par une campagne dont il n'avait pas tenu à lui qu'elle fut plus intelligemment menée et qu'elle aboutit à de meilleurs résultats,  mourut à bord de son navire-amiral, le Bayard, en rade de Makung, le 11 juin 1885.

Le sabre de l'amiral Courbet fut déposé dans la chapelle "Marine" de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre. Dans son testament, il léguait " ses économies en espèces et ses valeurs mobilières" à la Société de sauvetage en mer en baie de Somme.

 

11 juin 1931 : Pierre Benoit, immortel. L’auteur de Koenigsmark, l’Atlantide, la châtelaine du Liban, …, la sainte Vehme, est élu à l’Académie française.  Le général Maxime Weygand est lui aussi élu le même jour.

 

11 juin 1942 : sortie de vive force de Bir Hakeim (Libye). Du 27 mai au 10 juin, la brigade du général Koenig (3600 hommes) résiste aux assauts et aux bombardements de Rommel et permet ainsi aux Britanniques de la 8ème armée d'achever leur repli et de se reconditionner en Egypte. En s'obstinant à prendre Bir Hakeim qui n'a pourtant pas de caractère stratégique particulier, Rommel perd un temps précieux et surtout commet l'erreur de mettre en évidence la valeur au combat des Français libres. Dans la nuit du 10 au 11 juin, la brigade française démine un couloir de 40 mètres de large dans le périmètre défensif et commence son évacuation du camp retranché. Les Allemands détectent très vite la sortie et déclenchent un déluge de feu qui ne parvient cependant pas à arrêter la sortie. La bataille donne lieu à d’innombrables actes de courage. 2100 soldats gagnent les lignes britanniques distantes de 7 km. Le retentissement de ce fait d'armes est international et salué par toutes les radios alliées qui focalisent depuis deux semaines sur la résistance française inattendue à Bir Hakeim. Le général de Gaulle envoie immédiatement un message de félicitations à Koenig.

 

11 juin 1948 : résolution Vandenberg (Etats-Unis – Washington). Le sénat américain en votant cette résolution permet aux Etats-Unis d’intégrer l’alliance des Etats signataires du Traité de Bruxelles et donne un coup d’accélérateur décisif à la future OTAN. Le traité de l’Atlantique Nord sera signé moins d’un an plus tard (4 avril 1949).

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:50
La bataille de Koursk



:03/02/2015 par CESAT

 

Pour visualiser le contenu, cliquez sur le lien suivant: LA BATAILLE DE KOURSK

German plan of attack

German plan of attack

 

Note RP Defense :

 

voir Bataille de Koursk

 

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 15:55
Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.

Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.

 

10/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 7 juin 2015, les plongeurs démineurs de la Marine nationale basés à Cherbourg (Groupe de plongeurs démineurs de la Manche) ont procédé à la neutralisation de deux bombes anglaises de 500 livres, d'un fragment de bombe américaine et de 25 obus d'artillerie sur la plage de l'Hoverport à Calais. Datant de la 2e Guerre mondiale, l'ensemble représentait l'équivalent d'environ 300 kg de TNT.

 

Les engins explosifs historiques avaient été découverts récemment par la société de travaux et prospection pyrotechniques Géomines dans le cadre de travaux préparatoires à l'extension du port de Calais. Les deux principaux engins, deux bombes anglaises Mark IV de 500 livres, ne pouvaient pas être déplacées. Leur neutralisation a donc dû être opérée sur place, c'est à dire à moins de 20 mètres de part et d'autre d'un pipeline en construction et ayant vocation à desservir un site industriel Seveso à proximité de la zone portuaire.

 

Après de premiers préparatifs la veille, l'équipe de déminage composée de 5 plongeurs démineurs de la Marine nationale a débuté les travaux sur la plage dès 5h15 du matin.

 

Compte tenu du contexte, d'importants travaux de terrassement ont été réalisés avant de procéder à la neutralisation. Pour ce faire, le Groupe de plongeurs démineurs (GPD) Manche a bénéficié du concours précieux de deux conducteurs d'engins BTP du 19e régiment du Génie de Besançon. Il fallait en effet toute leur dextérité et leur habitude à travailler en milieu dangereux pour permettre la mise en place de merlons (monticules de sable) et la création de tranchées, afin de limiter la projection d'éclats et contenir l'onde de choc.

 

L'opération a nécessité l'établissement d'un rayon de sécurité de 1 500 mètres par un arrêté préfectoral. La mise en œuvre de ce périmètre était orchestrée depuis le PC opération par monsieur Denis Gaudin, sous-préfet de Calais, un officier du GPD Manche, ainsi que des représentants de tous les acteurs publics et privés concernés. De nombreux moyens étaient mis en œuvre, avec notamment un avion de surveillance de la police de l'air et des frontières, en vol pendant toute l'opération, 3 compagnies de CRS, les forces de police de Calais, le port, les compagnies maritimes, les industriels concernés par la périmètre, la municipalité...

 

Outre le pipeline et les sites Seveso, le périmètre concernait également une partie du port et la route d'accès, empruntée chaque jour par des milliers de camions (embarquement ferry vers le Royaume-Uni).

 

Côté mer, le préfet maritime a pris un arrêté pour établir un périmètre d'interdiction de 2 000 mètres, surveillé par une vedette de Gendarmerie.

 

La destruction des bombes de 500 livres, qui ne pouvaient pas être déplacées, a été effectuée à l'aide d'un "disque balistique", permettant par moyen pyrotechnique de perforer la bombe, de l'ouvrir et de déclencher la déflagration de l'explosif, créant une onde de choc mais pas ou peu de projection d'éclats, contrairement au fonctionnement normal (détonation). Au total il a fallu 6 pétardements pour détruire l'ensemble des engins : 2 pour les 25 obus, 2 pour les bombes et 2 pour les résidus de matière explosive non détruite par les pétardements précédents.

 

Chaque année en zone Manche - mer du Nord, sous la responsabilité du préfet maritime, de nombreuses opérations de neutralisation d'engins explosifs historiques sont menées en mer et sur l'estran par les chasseurs de mines venus de Brest et le Groupe de plongeurs démineurs de la Manche. Avec une activité très forte depuis le début de l'année 2015, l'équivalent de plus de 29 tonnes de TNT ont été traitées. Cela représente 110 interventions sur près de 850 engins, de l'obus de petit calibre sur une plage, à la mine marine allemande d'une tonne en mer, et parfois en urgence par déploiement héliporté.

Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.
Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.
Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.

Photo Alexandra Boidec - Marine Nationale.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:55
The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy

The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy


09.06.2015 par SHD

 

9 juin 721 : bataille de Toulouse. Al Kawlani, le gouverneur Omeyade de l'Andalousie, attaque Toulouse après s'être emparé de Narbonne (719). Le duc d'Aquitaine, Eudes, bat en retraite (pour chercher des renforts) lorsqu’Al Kawlani met le siège à la ville. Trop confiant, le musulman se laisse surprendre, en plein siège, par le retour d'Eudes. L’armée musulmane est battue et lui-même tué dans la bataille.

11 ans plus tard, Charles Martel récidive à Poitiers.

 

9 juin 1800 : bataille de Montebello (Italie). Durant la seconde campagne d’Italie, le général Lannes remporte sur les Autrichiens, pourtant supérieurs en nombre, une belle victoire au terme de 11 heures d’affrontement où il montre un très grand courage ainsi qu’un talent manœuvrier. C’est sa première victoire en tant que commandant en chef. Napoléon, en le faisant duc de Montebello (1808) indique par-là que c’est sa plus belle bataille.

 

9 juin 1918 : bataille du Matz (Nord de Compiègne). Depuis le 21 mars, Ludendorff a entamé une grande offensive à l'Ouest avec les troupes qui rentrent de Russie (capitulation de Brest-Litovsk). 3 divisions françaises sont enfoncées de 9 km à hauteur du Matz (affluent de l'Oise) grâce aux blindés allemands A7V et à un déluge d'artillerie. Le général Mangin ordonne un repli afin de mieux contre-attaquer (11 juin). L'offensive allemande est enrayée, Compiègne et la route de Paris sont sauvés. Côté français, bien que le front se soit étendu de 53 km, le moral est bon : l'ennemi s'épuise plus vite et s'impatiente. Il s'agit de tenir encore, le temps jouant pour les alliés.

Note RP Defense : voir Juin 1918 : La relance des offensives allemandes.

 

9 juin 1918 : naufrage du cuirassé austro-hongrois Szent Istvan (au large de la Croatie). Dans la nuit, une vedette rapide lance-torpilles italienne (MAS 15) coule l’un des seuls cuirassés de la marine impériale austro-hongroise (en route vers le barrage d’Otrante). La vedette n’a jamais été repérée, encore moins inquiétée, les Austro-hongrois pensant à une attaque de sous-marin.

 

9 juin 1942 : mort du LCL Félix Broche (Bir Hakeim – Libye actuelle). Chef de corps du Bataillon du Pacifique qui rallie la France Libre le 2 septembre 1940. Meurt durant l’assaut de la position de Bir Hakeim après s’être fait remarquer aux combats d’Halfaya et Tengeder (janvier 1942). Compagnon de la Libération. Il repose au cimetière de Tobrouk. Son fils, journaliste et historien, a écrit un Bir Hakeim (2008) particulièrement clair et édifiant.
 

9 juin 1943 : arrestation du général Delestraint, chef de l’Armée secrète (Paris). Piégé par un agent français de la Gestapo, Delestraint est déporté au camp du Struthof puis à Dachau où il meurt le 19 avril 1945. Compagnon de la Libération. Ses cendres sont au Panthéon. Il a donné son nom à une promotion de l’ESM de Saint-Cyr.


9 juin 1944 : massacre de Tulle. La division SS Das Reich, revenue du front Est, a pour mission de se porter depuis le centre de la France vers la tête de pont alliée en Normandie. Sur l'itinéraire, elle est harcelée par la Résistance. Les exactions allemandes vis à vis de la population se multiplient en représailles. Les ordres de von Rundstedt aux unités allemandes sont certes sévères et visent à dissuader la population d'aider la Résistance, cependant le nombre important de crimes commis par la division peut aussi s'expliquer par son taux d'encadrement relativement faible depuis la saignée de Koursk. A Tulle, 99 civils sont pendus et 149 autres sont déportés pour venger l'attaque (7 et 8 juin) des FTP contre la garnison.

 

9 juin 1959 : lancement du premier SNLE américain, l'USS George Washington (SSBN-598) (Groton – Connecticut). Premier sous-marin capable de délivrer des missiles balistiques nucléaires (16 Polaris A-1) en immersion. A la même époque, les Soviétiques devaient faire surface pour tirer.

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:55
Chronique culturelle du 8 Juin 2015 - SHD

Photo taken on D+2, after relief forces reached the Rangers at Pointe Du Hoc. The American flag had been spread out to stop fire of friendly tanks coming from inland. Some German prisoners are being moved in after capture by the relieving forces.


08.06.2015 par SHD
 

8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

 

8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l'intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s'agit de rallier à de Gaulle l'armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d'empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu'ils n'auraient jamais dû occuper avant-guerre. Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l'armée du Levant - 650 pour la France Libre) explique qu'aucun fait d'armes n'a été retenu par la mémoire collective. De Gaulle n'accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche,  sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

 

8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d'Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n'est toujours par réalisée. C'est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L'infanterie du 116ème Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s'apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place. Le même jour le sergent Franck Peregory du 116ème RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande: à lui seul, il obtient la reddition de près de quarante soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué trois et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

 

8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent dans les eaux internationales au large de l’Egypte, un navire américain de guerre électronique. 34 américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

 

8 juin 1972 : bombardement du village de Tran Bang (Vietnam). Tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par l’armée Sud-Vietnamienne avec du napalm. Le photographe Nick Ut (Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo qui lui vaut, la même année, le prix Pulitzer. La  nudité de Kim Phuc, 9 ans, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin : a-t-on le droit de publier cette photo ? Lorsqu’elle parait, la photo fait le tour du monde.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:54
Pointe Du Hoc D-Day +2

 

source Strategy Page


Photo taken on D+2, after relief forces reached the Rangers at Pointe Du Hoc. The American flag had been spread out to stop fire of friendly tanks coming from inland. Some German prisoners are being moved in after capture by the relieving forces.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 12:57
Cérémonie du 6 juin à Ouistreham - Fusiliers Marins et Commandos Marine

Le drapeau du 1er régiment de fusiliers marins, dont l'école des fusiliers marins a la garde, a été présenté aux élèves fusiliers marins. Crédit Marine nationale / QM Robert


07.06.2015 par Fusiliers Marins et Commandos Marine

Le 6 juin 2015, l'Ecole des fusiliers marins a organisé une cérémonie de tradition sur la plage de Ouistreham, sous la présidence du vice-amiral d'escadre Christophe Prazuck, directeur du personnel militaire de la marine. Chaque année, cette cérémonie se tient sur les lieux du débarquement des 177 commandos français au D-Day pour commémorer l'action des premiers commandos marine. Au cours de la cérémonie, des élèves fusiliers marins reçoivent leurs fourragères et les nouveaux commandos marine qui viennent de réussir leur stage commando se voient remettre leur béret vert des mains de leurs anciens. La cérémonie a également été marquée par des remises de décoration aux commandos marine et la remise des insignes aux jeunes stagiaires de la Préparation militaire marine Philippe Kieffer.

 

Reportage photos

 

 

Note RP Defense :

voir Le 1er Régiment de fusiliers marins (site de l'Ordre de la Libération)

voir Le 1er Régiment de fusiliers marins (site de l'Amicale de la 1e Division Française Libre)

 

 

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:56
Joseph-Antoine « Georges » Caïtucoli

Joseph-Antoine « Georges » Caïtucoli

 

05/06/2015 Armée de l'air

 

Joseph-Antoine « Georges » Caïtucoli s’est éteint dans la nuit de mardi à mercredi. Il avait 94 ans.

 

Né en 1920, Joseph-Antoine « Georges » (de son nom de guerre) Caïtucoli a fait ses premiers pas dans l’armée de l’air à 18 ans au cours de son service militaire comme sous-officier pilote sur Potez 63.

 

Puis, il intégre les forces spéciales comme officier parachutiste de la France Libre au sein du Special Air Service britannique. Après la guerre, il n’exerça plus dans l'institution militaire mais devint secrétaire général de la Fondation de la France Libre, poste qu’il occupa pendant 30 ans. Il contribuera à de nombreux projets, parmi lesquels le musée De Gaulle aux Invalides.

 

« Georges » Caïtucoli a été décoré de la Croix de Guerre (1939-1945) avec palme, de la médaille des évadés et de la Grand’ Croix de l’Ordre national du mérite. Il était également grand officier de la Légion d’Honneur.

 

Ses obsèques seront célébrés mardi 9 juin matin aux Invalides, à Paris. L'armée de l'air tient à exprimer toute sa tristesse et son soutien envers sa famille.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:55
"La Circassienne" de Guillemette de Sairigné

 

source Robert Laffont

 

Exilée du Caucase, mannequin chez Chanel, cette célèbre beauté fut une héroïne de la Seconde Guerre mondiale et une icône de la Légion étrangère.

 

Leïla Hagondokoff est une enfant qui vit entre le Caucase et Saint-Pétersbourg dans une famille de militaires. En 1917, elle a dix-neuf ans, elle est très belle, et tombe amoureuse d'un officier atteint d'une grave blessure à la tête qu'elle épouse contre l'avis de ses parents. La Révolution les pousse à fuir vers l'est et ils atteignent Shanghai au terme d'un terrible voyage. En Chine son existence est aventureuse, elle divorce et parvient à gagner la France. Chanel l'engage comme mannequin et sa vie sentimentale bien remplie se termine par un élégant mariage français. Mais cette séductrice devient une combattante pendant la guerre d'Espagne et la Seconde Guerre mondiale. Elle invente, fait financer et dirige des ambulances qui, pour la première fois, sont conçues afin d'opérer les blessés intransportables. Elle fait la campagne d'Italie, la campagne de France, repartira en Algérie pendant la guerre afin d'établir un centre de repos pour les soldats désargentés. La fin de sa vie et le reste de sa fortune sont consacrés à la Légion étrangère, pour qui elle est une bienfaitrice et une légende vivante. Personnalité complexe, libre et transgressive, sa volonté de fer et son courage physique et moral n'eurent d'égal que sa célèbre beauté.

 

"La Circassienne" de Guillemette de SAIRIGNÉ

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre


04/06/2015 SCH Beltran  - armée de Terre

 

Le 1er régiment de tirailleurs (1er RTir) a célébré le 71e anniversaire de la bataille du Garigliano.

 

Cette bataille, menée lors de la campagne d’Italie en 1944, a permis aux troupes du Corps expéditionnaire français (CEF) commandé par le général Juin, d’enfoncer la ligne de défense située sur le fleuve Garigliano et de libérer la voie vers Rome pour les Alliés. 60% du CEF était constitué de soldats issus de l’armée d’Afrique.

Aujourd’hui, le 1er RTir est l’héritier de ces unités et de leurs traditions. Projeté en République centrafricaine, plusieurs commémorations ont eu lieu sur les camps de M’Poko, Bangui et à Bambari. Le général Pierre Gillet, commandant la force Sangaris, a présidé la cérémonie nocturne empreinte d’émotion et de solennité.

 

Note RP Defense :

voir La campagne d'Italie (3 septembre 1943 - 2 mai 1945)

voir L’engagement des Français aux côtés des Alliés pendant la campagne d’Italie (décembre 1943-juillet 1944)

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
Signature de la reddition le 7 mai 1945 - Crédits Musée de la Reddition et Fondation Maréchal de Lattre de Tassigny

Signature de la reddition le 7 mai 1945 - Crédits Musée de la Reddition et Fondation Maréchal de Lattre de Tassigny

 

01/06/2015 M. Bernard Edinger - armée de Terre

 

Pourquoi la France célèbre-t-elle la reddition allemande de 1945 le 8 mai, et la Russie le 9 mai, quand un acte de reddition fut signé à Reims le 7 mai ? C’est parce que, pour des raisons diplomatiques, la reddition fut signée une deuxième fois, dans des termes presque identiques,  le lendemain, le 8 mai à Berlin.

 

« Berlin a eu beaucoup plus de publicité que Reims, et comme la chose a été annoncée le 8 mai, la mémoire collective se rappelle le 8 mai. On oublie un peu que c’est à Reims le 7 mai que ça s’est passé », explique à Terre information magazine M. Marc Bouxin,  Conservateur en chef du patrimoine et directeur du Musée de la Reddition à Reims.

 

Hitler est mort le 30 avril. Le 6 mai, le général Alfred Jodl, chef d’état-major allemand, vient négocier en essayant d’obtenir un délai  permettant  à un maximum de civils et soldats allemands de gagner les lignes occidentales en Allemagne pour ne pas tomber aux mains des Soviétiques.

 

Le délai fut accordé car les Alliés voulaient rapidement mettre fin aux négociations pour éviter du jusqu’au boutisme par les Allemands, et parce que l’armée rouge pénétrait de plus en plus profondément en Allemagne et en Europe centrale.

 

L’acte de reddition fut signé à Reims au quartier général allié à 2 heures 41 du matin le 7 mai, prévoyant la fin des combats le 8 mai à 23 h 01, pratiquement deux jours plus tard.

 

Mais le chef soviétique, le maréchal Staline, vexé, exigea ensuite une seconde cérémonie au quartier général soviétique à Berlin. Les Occidentaux acceptèrent pour ménager diplomatiquement l’URSS.

 

La cérémonie de Berlin eut lieu quelques minutes après le cessez-le-feu sur tous les fronts européens le 8 mai à 23 heures 01. Avec la différence de fuseau horaire, c’était déjà le 9 mai pour les Soviétiques.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

01/06/2015 Sources : Marine nationale

 

Du 27 au 31 mai 2015, le BCR Somme a fait escale à Narvik (Norvège), dans le cadre des commémorations de la bataille de Narvik (avril - juin 1940), aux côtés des détachements et représentants des forces armées norvégiennes, polonaises, britanniques et allemandes.

 

C’était pour la ville de Narvik l’occasion de commémorer le 75ème anniversaire de la bataille navale et terrestre qui suivit l’invasion de la Norvège par les allemands. Les combats se déroulèrent du 9 avril au 28 mai 1940, jour de la reprise de la ville par les forces Alliés (France, Pologne, Royaume-Uni, Norvège) engagées contre les 5000 « alpen jaeger » et marins du général allemand Eduard Dietl.

 

Un corps expéditionnaire français de 13 000 hommes, placés sous les ordres du Général Béthouard et composé de deux demi brigades de chasseurs alpins, de la 13ème demi-brigade de Légion Étrangère (DBMLE), d’une compagnie d’artillerie et de la brigade autonome polonaise des chasseurs de Podhale, opéra le débarquement de vive force qui réussit à libérer la ville et à repousser les allemands sur la frontière suédoise.

 

Les représentants et autorités locales et étrangères ont embarqué le 27 mai à bord du Magnus Lagabote (bâtiment de commandement et de support logistique des Gardes Côtes norvégiens) pour déposer des gerbes en mer à l’emplacement des épaves des bâtiments norvégiens, polonais, britanniques et allemands coulés et sabordés entre avril et mai 1940 dans l’Ofotjorden, face à la ville.

 

Le 28 mai, les cérémonies se sont déroulées en présence du Prince héritier de Norvège, son altesse royale le Prince Haakon, du Ministre de la Défense norvégien Mme Ine Eriksen Soreide, et du chef d’Etat major des armées norvégien, le Lieutenant Général Morten Haga Lunde, venus commémorer un moment important de l’histoire militaire du pays.

 

Sur les rangs, les marins du détachement de la Somme étaient présents aux côtés du détachement de chasseurs polonais et des sections norvégiennes composées de jeunes appelés effectuant leur service national. Après une cérémonie au Mémorial des Anciens Combattants, les troupes se sont rendues au cimetière de Narvik pour rendre hommage aux 8 500 soldats tombés au cours des combats, avant de défiler dans le centre ville.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:55
photo Elysée

photo Elysée

 

27/05/2015 L.Perier  - DICoD

 

Mercredi 27 mai 2015, journée nationale de la Résistance, la Nation rend un hommage solennel à quatre résistants qui font leur entrée au Panthéon : Pierre Brossolette, Jean Zay, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion. La cérémonie, présidée par François Hollande, président de la République, se tient en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini.

 

Mercredi 27 mai en fin d’après-midi, quatre résistants font leur entrée au Panthéon : Pierre Brossolette, journaliste torturé par la Gestapo, et Jean Zay, ministre du Front populaire assassiné par la milice ; Geneviève de Gaulle-Anthonioz, fondatrice d’ATD Quart-Monde, et Germaine Tillion, ethnologue, toutes deux déportées à Ravensbrück. À cette occasion, la Nation leur rend un hommage solennel à travers une cérémonie présidée par le président de la République, François Hollande et en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini.

 

Les cérémonies d’hommage ont commencé dès mardi. Le cortège funèbre a traversé la capitale en empruntant le chemin de la libération de Paris. Parti de la porte d’Orléans, il a parcouru l’avenue du Général-Leclerc, l’avenue Denfert-Rochereau et le boulevard de Port-Royal. Après un hommage organisé par la mairie de Paris place Camille-Jullian, le cortège a rallié la Sorbonne. Dans la soirée, un hommage à ces quatre figures de la Résistance a été organisé par l’Ordre de la Libération, à l’Hôtel national des Invalides.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 16:55
photo CNE - La Saint-Cyrienne

photo CNE - La Saint-Cyrienne

 

24 mai 2015 par le Général Bertrand de Lapresle

 

Le Président de la République, Chef des Armées, garant de l’unité et de la cohésion nationale, n’a pas jugé opportun de répondre à la lettre que lui adressait, en décembre 2014, une cinquantaine d’associations du monde combattant, mandatées par des centaines de milliers de citoyens français. Cette lettre suggérait que soit substituée à la personnalité de Jean Zay celle de tel ou tel jeune Résistant au parcours de vie absolument exemplaire, qui avait délibérément sacrifié sa jeunesse à son idéal patriotique d’une France libérée.

 

La seule réponse a été un décret du 7 janvier 2015 qui décide le transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon le 27 mai prochain, dans le cadre des cérémonies officielles commémorant la Victoire de 1945.

 

Lâchement assassiné par la Milice de Vichy en 1944, Jean Zay a certes été un grand ministre de la Troisième République et il peut être crédité d’un sincère esprit de Résistance à l’occupant nazi. Mais il est aussi celui qui a publiquement qualifié le drapeau français de "torche-cul".

 

Ce n’était certes qu’un poème de jeunesse. Mais l’amour de la France n’a-t-il pas suscité de jeunes héros dont le sacrifice délibéré au service de la liberté du Pays n’est entaché d’aucun faux pas ?

 

Comment ne pas éprouver une absolue réprobation de la très prochaine "panthéonisation" de Jean Zay, et regretter amèrement que ne lui ait pas été préféré un jeune Résistant, choisi parmi une cohorte d’incontestables héros dont l’engagement peut être intégralement proposé à notre jeunesse en quête d’idéal.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 16:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

14/05/2015 armée de Terre

 

Le vendredi 8 mai 2015, pour la première fois, des soldats allemands ont participé sur le sol français à la commémoration du 8 mai 1945 en France.

 

En présence notamment de monsieur Klaus Ranner, consul général d’Allemagne à Lyon et du général Eckart Klink, commandant le Land de Hesse en Allemagne, le général de corps d’armée Pierre Chavancy, Gouverneur militaire de Lyon, a présidé la cérémonie avec le général de brigade Marc Rudkiewicz, commandant la brigade franco-allemande (BFA) à ses côtés.

 

Après un dépôt de gerbe au Veilleur de pierre et une prise d'armes, la cérémonie s’est terminée sur le défilé des unités. Aux airs de la musique de l’infanterie de Lyon, près de 300 militaires ont défilé. Parmi eux : des soldats de la BFA, de l'école franco-allemande Tigre, du 7e Bataillon de chasseurs alpins, de la Préparation militaire marine de Lyon et de la base aérienne de Lyon-Mont Verdun.

Des collégiens et lycéens français et allemands ont également participé à la cérémonie, symbole important pour le devoir de mémoire de la jeune génération franco-allemande.

 

« Je suis très touché de voir défiler la BFA aux côtés des forces françaises, moi qui étais en poste à Paris lors de sa mise en place en 1989 », a déclaré le général Klink, à l’issue de la cérémonie. Le Gouverneur militaire de Lyon a conclu : « l’Allemagne et la France sont des membres fondateurs de l’Union Européenne. Il était légitime pour les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre Mondiale de marquer par un symbole fort cette union par ces militaires et ces jeunes rassemblés et tournés dans un même élan vers l’avenir».

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:55
Libération de Lorient : geste mémoriel des ministres de la Défense

 

11/05/2015 DICOD

 

En images, l'hommage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et des ministres européens de la Défense à l'occasion de la cérémonie internationale du 70e anniversaire de la libération de la Poche de Lorient (10 mai 1945) et de la commémoration de la bataille de l'Atlantique (1940-1945).

 

A voir aussi : [documentaire] Il y a 70 ans, la libération de Lorient

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 12:55
Char français Somua. (Collection Musée de Jandrain)

Char français Somua. (Collection Musée de Jandrain)

 

12.05.2015 source SHD

 

12 mai 1694 : Duguay-Trouin se rend (au large des iles Sorlingues). Après un combat héroïque, le capitaine Duguay-Trouin, commandant de la frégate Diligente se rend à une escadre anglaise (six vaisseaux du contre-amiral David Mitchel). Il a perdu 230 hommes sur un équipage de 250 marins. Fait prisonnier, il s’évade peu après de Plymouth avec la complicité d’une jolie anglaise qu’il a séduite.

 

12 mai 1940 : première bataille de chars (d'envergure) de l'histoire (Hannut - Belgique). Le corps de cavalerie commandé par le général français Prioux (239 chars Hotchkis et SOMUA 35) donne un coup d'arrêt puis freine le 16e corps de Panzer du général Hoepner (674 Panzer I, II, III et IV). Cette bataille démontre la supériorité technique du char français sur les chars allemands (I, II et III) et la bonne connaissance des nouvelles tactiques d'utilisation des blindés en campagne par le général Prioux. Ce premier succès ne peut cependant pas être exploité faute de munitions suffisantes, de coordination avec l'infanterie et de l'ordre de replis donné afin d'éviter l'encerclement. L'action des Stukas sur l'artillerie française prive aussi les blindés de précieux appuis.
Les Allemands perdent 164 chars, les Français 105. Il ne manquait au SOMUA 35 que la radio et une autonomie suffisante pour être le char parfait du moment.

 

Note RP Defense : voir également les sites ci-dessous

La première bataille de chars de la deuxième guerre mondiale

La bataille de Hannut

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 16:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

10.05.2015 Crédit : État-major des armées / Armée de Terre

 

Cet événement mémoriel est l’occasion de faire le point sur l’engagement des armées françaises depuis le 8 mai 2014.

Les armées ont été fortement sollicitées depuis mai 2014. Environ 19 000 hommes sont déployés hors métropole dont plus de 7 000 engagés en OPEX. En opérations et à l’étranger, les militaires français participent à la résolution des crises, à la protection des populations civiles et de nos ressortissants, à la protection de nos intérêts.

 

Reportage photos

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 12:57
photo RP Defense

photo RP Defense

 

source SHD

 

8 mai 1429 : Jeanne d’Arc libère Orléans. Galvanisés par la détermination de Jeanne d'Arc, les Français libèrent Orléans du siège anglais.

 

8 mai 1809 : combat de La Piave (Italie). Après avoir été surpris par l'archiduc d'Autriche Jean à Sacile le 16 avril, Eugène de Beauharnais précipite la retraite de l'armée autrichienne grâce à une habile manœuvre des généraux MacDonald et Dessaix. Beauharnais fait croire à l’archiduc qu’il franchira en force à Nervesa en massant la division Serras sur la rive. Il ordonne à Dessaix  de franchir discrètement  et d’établir une tête de pont pendant que les sapeurs construisent un pont. La surprise joue et permet à Beauharnais de repousser les Autrichiens.

 

8 mai 1859 : libération de Tourane (Da Nang - Vietnam). L'amiral de Genouilly et le lieutenant-colonel Reybaud délivrent la forteresse de Tourane assiégée par 9000 hommes.

 

8 mai 1941 : faille cryptographique allemande majeure (Atlantique Nord – Sud de l’Islande). Alors qu’il vient de torpiller deux navires d’un convoi, le sous-marin allemand U110, est contre-attaqué par l’escorte. Grenadé, il fait surface en urgence et son équipage abandonne le bord sans parvenir à couler le U.Boot. Le commandant du destroyer Buldog décide de ne pas l’éperonner et envoie une équipe de prise qui trouve cartes, tables de bigrammes pour le surchiffrage, procédures diverses dont le code météo qui est le chainon manquant aux cryptologues de Bletchley Park pour attaquer l’Enigma de la Kriegsmarine (Etant plus faible, il permet par comparaison de déduire la clé). Les Britanniques décryptent les réseaux de la Luftwaffe depuis juin 1940 et ceux de la Wehrmacht depuis le printemps 1941. Cette erreur cryptographique majeure permet de lire le trafic des U-Boote de juin 1941 au 1er février 1942, date de la mise en service de l’Enigma M4. Le renseignement naval britannique déroutera à temps de nombreux convois menacés et sauvera ainsi des centaines de cargos et pétroliers, dont la perte aurait compromis le débarquement Anglo-américain en Afrique du Nord (novembre 1942). Lire Guerre des codes et guerre navale, 1939-1945 de Guy Malbosc et Jean Moulin – 2012.

 

8 mai 1942 : fin de la bataille de la mer de Corail. Grace à ses avions embarqués, la flotte américaine de l’amiral Fletcher défait une flotte japonaise qui s'apprête à envahir la Nouvelle Guinée.

 

8 mai 1945 : armistice à Berlin. Ayant refusé d'admettre la validité de la signature de l'armistice, la veille à Reims, Staline impose aux Alliés une redite mais cette fois à Berlin. Arrivé dans des conditions rocambolesques, le général de Lattre représente la France à la table des vainqueurs (après avoir fait coudre sur place le drapeau français, non prévu dans le protocole).

.

8 mai 1954 : Dien Bien Phu, suite et fin : « Après la chute du secteur principal, l’effort viêt-minh se concentre sur Isabelle dont la situation est sans issue. À la nuit tombée, le colonel Lalande tente bien une sortie, mais, immédiatement, ses éléments de tête sont pris à partie par l’ennemi et le gros des troupes se trouve mêlé aux bo doïs qui s’infiltrent de partout. À 1H50, Albatros ayant échoué, Isabelle envoie un dernier message : « sortie manquée, ne puis plus communiquer avec vous - Stop - Fin citation ». La bataille de Diên Biên Phu est définitivement terminée.  A la date du 5 mai 1954, 1 142 combattants sont déclarés morts et 1 606 portés disparus du côté français. 4 436 ont été blessés plus ou moins grièvement. Environ 1 161 déserteurs. À ce total, il convient d’ajouter les pertes des deux derniers jours de combat, évaluées entre 700 et 1 000 hommes. Au total, le Viêt-Minh capture donc un peu plus de 10 000 hommes, 60 % de ceux-ci mourront dans les camps viêt-minh, de malnutrition, de maladies, de misère physiologique. Quant aux pertes subies par l’armée populaire, les incertitudes portant sur les chiffres sont encore plus grandes. Si les chiffres de 25 000 tués et 12 000 blessés avancés par certains services semblent ne pas devoir être retenus, celui de 22 000 victimes, tués et blessés confondus, paraît proche des estimations faites par le 2e bureau du corps expéditionnaire et confirmées, officieusement, par certains officiels viêt-minh. Cependant, l’Institut d’histoire militaire du Vietnam, qui dépend du gouvernement vietnamien, ne reconnaît toujours, aujourd’hui, que 4 020 tués, 792 disparus et 9 118 blessés ». CDT Yvan Cadeau (SHD).

 

8 mai 1988 : décès de l'écrivain Robert Anson Heinlein (Californie). Officier de marine américain (né en 1907) diplômé de l'académie d'Annapolis, Heinlein est réformé à cause d'une tuberculose et après avoir passé cinq ans sous les armes. Il se consacre dès lors à l'écriture et notamment à la science-fiction. Il reçoit de nombreux prix littéraires internationaux et devient curieusement une référence à la fois pour la génération Beatnik (En terre étrangère - 1961) et le camp militariste américain (Etoiles, garde-à-vous! - 1959). Ce dernier ouvrage, exaltant la vie du soldat en campagne et l'héroïsme guerrier et citoyen, a été rendu célèbre assez récemment par le réalisateur Paul Verhoeven à travers la série parodique des films Starship Troopers. Auteur de l'Age d'or de la science-fiction, ses thèmes favoris sont l'accélération du progrès technologique, la décadence morale et culturelle, le contrôle mental des masses, ..

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:55
Hommage à deux anciens pilotes dans le département de la Manche

 

29/04/2015 Major Michel Madec Section Air de l’École des fourriers de Querqueville - Armée de l'air

 

Chaque année, le 12 avril, la commune de Montebourg (50) vibre au rythme d’une cérémonie hommage à deux anciens pilotes de l’armée de l’air. Cette année encore, de nombreux aviateurs, élèves ou réservistes, se sont réunis pour ce temps fort, dans une région empreinte d’histoire maritime.

 

Chaque 12 avril, un hommage solennel est rendu au sergent-chef Jean-Magloire Dorange et au sergent Pierre Devouassoud, anciens pilotes de l’armée de l’air, et à leurs camarades, sur les lieux mêmes de la tragédie qui les a vu fusiller en 1941. Cette année encore, une large délégation conjointe des unités « air » stationnées en Cotentin participait à l’évènement. Elle était conduite par le lieutenant-colonel Christophe Chevalier, chef de la section air et directeur adjoint de l’école des fourriers de Querqueville, et par le commandant Mathieu, de l’école d’application militaire de l’énergie atomique.

 

Hommage à deux anciens pilotes dans le département de la MancheHommage à deux anciens pilotes dans le département de la Manche
Hommage à deux anciens pilotes dans le département de la Manche

Le commissaire en chef de 1ère classe Patrick Henry, directeur de l’école des fourriers et délégué militaire du département de la Manche, a marqué d’un grand intérêt cette commémoration « air » dans une région empreinte d’histoire maritime. Madame Laruelle, résistante déportée et compagne de cellule des deux valeureux héros, était présente. Une section d’élèves-sous-officiers de l’EFSOAA (école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air) de Rochefort-sur-Mer, en formation à l’école des fourriers, complétait l’important dispositif qui dénombrait une soixantaine de drapeaux d’associations patriotiques, dont celui de l’association nationale des sous-officiers de réserve l’armée de l’air.

 

Ils sont tombés sous les balles de l’occupant...

 

Hommage à deux anciens pilotes dans le département de la Manche

Ils, ce sont le sergent-chef Jean-Magloire Dorange et le sergent Pierre Devouassoud. Sous-officiers pilote de l’armée de l’air au début de la Seconde Guerre mondiale, ils refusent l’armistice de 1940 et décident de rejoindre le général de Gaulle à Londres, par la mer. Ils quittent ainsi Saint-Cast, le 12 février 1941, à bord d’un bateau de fortune, le Buhara, acheté sur leurs deniers. Dans la nuit, le bateau montre des faiblesses ; l’espoir de gagner les côtes anglaises s’amenuise. Ceci se confirme au petit matin, lorsqu’un patrouilleur allemand les arraisonne au large de Guernesey. Les seize membres d’équipage sont convoyés vers le port de Cherbourg, questionnés par la Gestapo puis transférés, le 3 mars, à la prison de Saint-Lô pour y être jugés par la cour martiale.  Quatorze seront condamnés à la déportation. Dorange et Devouassoud seront condamnés à mort pour être respectivement le leader et le financier de l’épopée : ils seront fusillés à Montebourg le 12 avril 1941, au mur d’enclos de l’abbaye.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:55
70 ans des combats de la pointe Grave

 

26/04/2015 armée de Terre

 

70 ans après la libération de la poche de Royan, le 18 avril 2015, une cérémonie a été commémorée en présence de nombreux anciens et d’un détachement du 1er régiment d’infanterie de marine (1e RIMa).

 

Parmi ces anciens, l’adjudant-chef Housseim Karie Elmi est venu spécialement de Djibouti pour témoigner de cet événement en représentant du bataillon de marche Somali qui avait participé à la libération de la poche de Royan au sein du détachement d’armée de l’Atlantique.

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