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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:55
SENTINELLE : Un étudiant sous les armes

 

23/12/2015 Armée de Terre 2015

 

Vianney a 19 ans. Étudiant en droit à la faculté de Nantes, il est aussi sergent dans la réserve au 3ème régiment d’infanterie de Marine. Pour la deuxième fois cette année, il vient d’être projeté dans le cadre de l’opération « Sentinelle ». Il nous raconte son parcours…

 

Dans ma famille ? Aucun lien avec l’armée !

« Je ne suis pas du tout issu d’une famille de militaires. Mon père a fait son service dans la Marine… fin de l’histoire ! En fait, j’ai découvert la réserve grâce à un copain  du 2ème régiment de Dragon de Fontevraud. Il m’a raconté sa vie de réserviste et m’a mis l’eau à la bouche ! Par la suite, j’ai participé à une journée découverte organisée par les réservistes de Nantes. J’avais 18 ans. J’ai fait acte de candidature pour servir au 3ème régiment d’infanterie de Marine de Vannes. Tout est allé très vite. »

 

On ne nous a pas formés comme des amateurs !

« Pendant deux semaines, j’ai été pris en main au sein de mon régiment. Maniement d’armes, tir, combat, sport etc. Une sacrée injection ! Par la suite, j’ai suivi plusieurs modules de formation complémentaires d’une semaine : techniques d’intervention opérationnelle rapprochée (en français courant, combat à mains nues), secourisme etc. Très… très intéressant ! Je me suis vite rendu compte que l’armée de terre n’avait pas pour ambition d’entretenir des militaires amateurs mais une véritable force d’appoint formée avec professionnalisme. Il faut être cohérent ! »

 

Janvier 2015 : ma première mission à Paris. J’ai trouvé ça gratifiant.

«  Je ne pensais pas être projeté aussi rapidement Mais voilà… en janvier 2015, j’étais d’alerte. Après l’attaque de Charlie Hebdo et du supermarché Kasher, j’ai été appelé chez moi à 13h00. Je devais me présenter au régiment le lendemain à 06h00. Nous avons retrouvé nos instructeurs qui ont procédé à une remise à jour de nos connaissances et nous avons effectué plusieurs tirs d’entraînement. Le 17 janvier, nous étions à Paris en protection de plusieurs sites sensibles : synagogues et écoles confessionnelles. J’ai vraiment été touché par l’accueil de la population… un accueil « gastronomique » que nous avait concocté les mères juives… des regards sympas, des sourires, beaucoup d’échanges… J’ai trouvé ça gratifiant. Je me suis vraiment senti utile, connu et reconnu. »

 

Les partiels, c’est en janvier !

 « Je n’ai pas fait mystère de mon engagement comme réserviste auprès de mes professeurs de la faculté de droit. Certains m’ont félicité. Concrètement, Il me suffit de leur montrer ma convocation et mes épreuves sont décalées. Aujourd’hui, je suis sur Rennes, toujours en protection de sites sensibles et patrouilles. Je serai relevé sur place le 21 décembre par d’autres réservistes qui célébreront Noël en protégeant les rennais. Quant à moi, je bûcherai sérieusement mes cours, parce que, mine de rien, les partiels,  c’est en Janvier ! ».

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

source Marine Nationale

Formation au profit des conducteurs de véhicules de l’armée de Terre (3ème RIMA, RICM, 11ème RAMa, 21ème RIMa et 1er REG) qui s’entraînent à l’embarquement et au débarquement à bord de la batellerie de la flottille amphibie. Les entraînements ont eu lieu sur sol dur (quai de l’artillerie) puis sur sol meuble (DZ Milhaud) de jour dans un premier temps puis de nuit.

Voir le diaporama

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:55
Un engin amphibie débarqué du BPC Tonnerre (en fond) - Crédits photos 3e RIMa

Un engin amphibie débarqué du BPC Tonnerre (en fond) - Crédits photos 3e RIMa

 

26/09/2015 Sources : Marine nationale

 

« De l’endurance, de la réactivité et une ouverture à l’autre »

 

 Entre le 21 et le 23 septembre 2015, 204 « marsouins » et « bigords » ont été déployés sur le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre afin de s’entraîner avec l’équipage aux procédures complexes des opérations amphibies.

 

L’exercice amphibie s’est déroulé sur deux jours. La présence de véhicules que l’on voit rarement, les véhicules haute mobilité (VHM) et véhicules à chenilles utilisés pour « ouvrir » les plages les plus difficiles, a particulièrement interpellé les marins. C’est avec plaisir que le Tonnerre a renoué avec le 3° RIMA de Vannes, dont l’éloignement rend les visites malheureusement plus rares.

 

Les marsouins ont ainsi eu l’occasion de se réaccoutumer à l’embarquement dans les engins de débarquement amphibie rapide (EDAR) et les chalands de transport de matériel (CTM), dans le radier du BPC et depuis la plage, de jour comme de nuit.

 

Pour le quartier-maître de 1ère classe L., manœuvrier et guide véhicules, cet exercice requiert « de l’endurance, de la réactivité, et une ouverture à l’autre » puisqu’il suppose d’opérer efficacement ensemble.

 

L’aboutissement de cette coordination interarmées s’est traduit par le débarquement de plus de 40 véhicules et l’ensemble des fantassins sur la plage de la Nartelle. La plage préalablement reconnue par l’équipe de « reco-plage » de la flottille amphibie a ainsi été le théâtre d’un déploiement tactique et pratique.

 

Comme le souligne le second maître J., coordinateur au cours des deux jours, « cet exercice permet l’entraînement à l’une des principales fonctions du bâtiment de projection et de commandement », être en capacité de projeter des forces sur un théâtre d’opérations à partir de la mer, en employant la batellerie.

 

Le commandant du Tonnerre, le capitaine de vaisseau Laurent Sudrat, rappelle enfin quant à lui que « pour tous, soldats de l’armée de Terre et marins, il s’agit de vérifier et parfaire l’interopérabilité de nos forces ».

photo 3e RIMaphoto 3e RIMa

photo 3e RIMa

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 16:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre


16 sept. 2015 par Armée de Terre

 

Ce n'est pas tous les jours qu'un militaire du rang est fait chevalier de la Légion d'honneur. Le 11 septembre, c'était donc l'événement au 3e RIMa autour du caporal-chef de 1re classe Benjamin Itrac.

En août 2009, dans la vallée de Kapisa, en Afghanistan, Benjamin Itrac est grièvement blessé par balle lors d’une violente attaque dirigée contre sa compagnie. Touché au bras, il est rapidement prit en charge par ses compagnons d’armes. Transporté d’urgence sur la base américaine de Bagram, il est ensuite transféré à l’hôpital Percy à Clamart pour y être soigné.

Pris en charge par la cellule d’aide aux blessés de l’armée de Terre (CABAT), Benjamin est soigné et entame rapidement sa rééducation, entouré de ses proches. Un long parcours de reconstruction physique et mentale qui lui permet aujourd’hui d’être photographe au sein de son régiment.

Remise pour la deuxième fois à un militaire du rang en activité, la Légion d’Honneur récompense les sacrifices auxquels a consenti le caporal-chef Itrac, en mission comme lors de sa rééducation. Un sacrifice qui rappelle ceux vécus par ses illustres prédécesseurs tombés à Bazeilles, 145 ans auparavant.



* Pour la petite histoire, le titre de cette vidéo est tiré d'un couplet de l'hymne de l'infanterie de marine :

La gloire t'a pris sous son aile
Car à l'honneur toujours fidèle
Tu meurs en combattant ou tu reviens vainqueur

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 16:55
Challenge de tir au CEITO

 

30/06/2015 SCH Beltran - Armée de Terre

 

Pour la troisième année consécutive, le challenge des tireurs d’élite s’est déroulé au centre d’entrainement de l’infanterie au tir opérationnel (CEITO), du 15 au 19 juin.

 

12 groupes de tireurs d’élite longue distance, issus de 11 régiments d’infanterie, ont participé à cet exercice ayant pour objectif l’évaluation des techniques opérationnelles. Tir, secourisme et infiltration de nuit ont jalonné la semaine et permis aux stagiaires de se confronter à des conditions proches de celles rencontrées en opération.

 

Au terme de l’évaluation, le groupe de tireurs d’élite du 126e régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde a obtenu le meilleur score. Il est suivi par le groupe du 92e RI. Enfin, la troisième marche du podium est occupée par le 3e régiment d’infanterie de marine.

 

Retour en images.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:55
Adaptation et adoption: la 9e BIMa bénéficie de la nouvelle maquette de l'armée de terre


18.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Les unités de la 9e brigade d'infanterie de marine, à l'image des composantes des autres six brigades des forces qui vont rejoindre soit la 1ere, soit la 3e division, se préparent à adopter la nouvelle maquette de la FOT (force opérationnelle terrestre). Revue de détails.

 

Deux régiments de plus. Aux 2e et 3e RIMa, RICM, 11e RAMa et 6e RG vont s'ajouter le 1er RIMa (un régiment blindé) et le 126e RI. La 9e brigade (qui rejoindra la 1e division) comptera donc 7 régiments dont les effectifs existants vont être dopés: sont créés une nouvelle compagnie par régiment d'infanterie et un escadron par régiment de cavalerie.   

 

2e RIMa. Le régiment du Man,s qui se prépare à partir à l'automne avec trois compagnies, dans la BSS ne mettra pleinement en œuvre la nouvelle maquette qu'en 2016-2017. Mais le 2e RIMa va bien gagner une compagnie, ce qui portera ses effectifs à 1200 hommes. Le recrutement sera en partie effectué par la cellule recrutement du régiment. Un bâtiment est disponible mais des travaux sont à prévoir.

 

3e RIMa. A Vannes, le colonel Giraud, le successeur du colonel Pierre, va accueillir une nouvelle compagnie. Les travaux d'infrastructures pour accueillir cette 5e compagnie vont bientôt démarrer. Par ailleurs, les effectifs des compagnies de combat existantes seront portés, graduellement, à 180 hommes. Cette densification va bénéficier à toutes unités d'infanterie de l'armée de terre.

 

RICM. Actuellement, le régiment de Poitiers compte 6 escadrons, l’escadron d’éclairage et d’investigation ayant été dissout le 14 février dernier:
- 3 escadrons de combat
- 1 escadron de commandement et de logistique
- 1 escadron de reconnaissance et d’intervention
- 1 escadron de réserve.
Le renforcement officiellement annoncé va se matérialiser par la création d’un second escadron de reconnaissance et d’intervention. Dès l'été, un jeune peloton partira faire ses classes au CFIM de Coëtquidan. L’effectif complet de ce nouvel escadron sera atteint courant 2016. En termes d'infrastructures, pas de changement: le nouvel ERI s'installera dans les locaux de l'EEI.

 

11e RAMa. La recréation de la 4e batterie en 2014 a déjà dopé les capacités du régiment. Pas de changement anticipé pour le régiment d'artillerie qui se prépare actuellement pour une manœuvre  en Ecosse.

 

6e RG. Petit jeu d'équilibriste au régiment angevin qui va perdre deux unités et en gagner deux nouvelles, pour un gain en effectifs assez réduit mais un gain en capacités plus notable. Le régiment va en effet se séparer des 971e et 973e compagnies (compagnie énergie et compagnie d'aide au déploiement). A la place, une compagnie de combat et une compagnie PFM (pont flottant motorisé) vont être rattachées au 6e RG. Actuellement, le 6e RG dispose de 1150 pesonnels.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:55
Le ministre de la Défense passe les troupes du 3e RIMa en revue - photo R. pellegrino ECPAD

Le ministre de la Défense passe les troupes du 3e RIMa en revue - photo R. pellegrino ECPAD

 

08/04/2015 Ministère de la Défense

 

Le 3 avril 2015, le ministre de la Défense s’est rendu en Bretagne, à Vannes (Morbihan), pour une cérémonie en l’honneur du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa). Il a ensuite visité l’entreprise Multiplast, spécialisée en matériel nautique et aéronautique, et partenaire du ministère de la Défense.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu le 3 avril à Vannes, dans le Morbihan, pour la cérémonie du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa) mettant un terme au mandat de groupement tactique interarmées (GTIA) Korrigan. Déployé en République Centrafricaine depuis novembre 2014, les éléments de ce GTIA de la force Sangaris ont reçu de la part de Jean-Yves Le Drian ses « plus chaleureuses félicitations pour les succès remportés. […] L’ensemble de ces actions, conduites aux côtés de la MINUSCA, a favorisé l’installation d’un niveau de sécurité permettant à la population centrafricaine de bénéficier de nouveau d’un environnement économique et administratif stable ». Le ministre de la Défense a réassuré « l’engagement de la Nation, qui se tiendra toujours aux côtés de celles et ceux qui ont fait le choix de la défendre, de défendre ses intérêts et ses valeurs ».

 

Lors de cette cérémonie, le ministre a également décoré Yvette Lecomte, présidente départementale du concours national de la Résistance, de l’insigne d’officier de l’Ordre National du Mérite. « Pendant quarante-cinq ans, vous avez œuvré avec talent et passion à servir mais aussi améliorer notre service éducatif. […]Comme professeur tout d’abord […]. Comme inspectrice d’académie ensuite, vous n’avez cessé de travailler à une meilleure organisation de notre éducation. »

 

Jean-Yves Le Drian s’est par la suite rendu dans les locaux de l’entreprise Multiplast, entreprise partenaire du ministère de la Défense, spécialisée en matériel nautique et aéronautique. Devant les personnels du chantier, il a félicité la société pour ses « prouessestechnologiques exceptionnelles », entre autres le « projet Solar Impulse 2, qui est en train de faire le tour du globe sans le moindre carburant ». Il a également tenu à « remercier [l’entreprise] pour faire bénéficier le secteur de la défense d’une telle excellence technologique ».

 Jean-Yves Le Drian discute avec le personnel du chantier de l'entreprise Multiplast - photo R. pellegrino ECPAD

Jean-Yves Le Drian discute avec le personnel du chantier de l'entreprise Multiplast - photo R. pellegrino ECPAD

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 17:55
Retour sur l’ancrage du 3e RIMa à Lyon

 

27/03/2015  Gabriel Boyer - armée de Terre

 

Projeté à Lyon du 25 février au 24 mars 2015 dans le cadre de l’opération SENTINELLE, la 2e section de la 1ère compagnie du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (3e RIMa) de Vannes aura au total effectué 22 interventions.

 

Des actions de sécurisation de périmètre à des actions d’assistance à personne en danger et de renfort des forces de sécurité, les marsouins ont eu l’occasion d’utiliser tout leur sang-froid et leur détermination,  à l’image des savoir-faire appris en régiment.

 

Après 406 patrouilles et 616 heures de présence sur le terrain lors de ce mois d’engagement, la section est rentrée sur Vannes très fière de son action. « Un peu de repos puis ils passeront déjà à la phase de préparation en vue de leur prochaine projection. Ce sera l’occasion de continuer à capitaliser les savoir-faire qui nous ont été si utiles pendant SENTINELLE », témoigne le lieutenant Laurent, le chef du détachement.

 

Héritier des traditions de l'infanterie de marine, elle-même issue des compagnies de la mer créées par Richelieu en 1622, le 3e RIMa est entièrement professionnalisé depuis 1970. Il fut engagé sur tous les théâtres d'opérations de ces trente dernières années (Tchad, Liban, Koweït, Balkans, Afghanistan, RCA...).

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 12:54
Trinôme Académique : des professeurs stagiaires au CIN de Brest

 

12 Mars 2015 Source : Marine nationale

 

Le 5 mars 2015, dans le cadre du Trinôme académique, le centre d’instruction naval de Brest, a ouvert ses portes à un groupe d’une centaine de professeurs stagiaires de l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) conduit par M. Yann Coquet, inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional et responsable du Trinôme académique.

 

C’est une 1ère pour l’académie de Rennes de réunir des stagiaires de l’ESPE afin d’établir un contact direct avec les acteurs du monde de la défense et de l’entreprise. Le CIN de Brest a été choisi pour cet événement. Le 11ème Régiment d’artillerie de marine à Rennes et le 3ème Régiment d’infanterie de marine à Vannes ont aussi accueilli sur le même format un public constitué de professeurs et conseillers principaux d’éducation du second degré public en situation de stage d'une année à l'issue de leur réussite au CAPES ou à l'agrégation.

 

Depuis la suspension du service national en 1997, l'enseignement de la défense est la première étape du  parcours de citoyenneté, les deux autres étapes de ce parcours étant le recensement et la Journée Défense Citoyenneté. Afin de former les personnels de l'Education nationale, enseignants et chefs d’établissements, à remplir cette obligation, il existe dans chaque académie un Trinôme académique composé d'un représentant du ministère de l'Education nationale, d'un représentant du ministère de la défense et d'un représentant de l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale.

 

Les conférences de la matinée ont traité notamment des enjeux de la Défense nationale, de l’évaluation pédagogique des tests de compréhension de lecture effectuées par la chaîne du Service national lors des journées défense et citoyenneté, de l’organisation du Trinôme académique ainsi que de la refondation de l’Ecole questionnée sous l’angle de l’éducation à la citoyenneté et à la défense. L’après-midi organisée en présence de partenaires du monde du travail et de l’économie a été consacrée à la « Découverte du monde de l’entreprise » en intégrant la notion de projet personnel d’orientation des collégiens et des lycéens. Au CIN de Brest, la présentation, par le capitaine de vaisseau Le Coguiec, des missions et des enjeux de la Marine au sein du ministère de la défense à l’horizon 2025 a suscité beaucoup d’intérêt de la part des professeurs présents dans l’amphithéâtre Clémenceau.

 

Ces temps de réflexions, partagés entre les différents partenaires du Trinôme académique, développent le lien armées/école/nation et participent à consolider la capacité de résilience des citoyens et de notre institution. Comme le soulignait M. Yann Coquet, en préambule de cette journée riche d’enseignements, « l’Education n’est pas que nationale ». L’actualité nous renvoie à un questionnement sur nos valeurs républicaines et démocratiques en nous rappelant l’importance d’une éducation à la citoyenneté intégrant l’enseignement de défense.

Trinôme Académique : des professeurs stagiaires au CIN de Brest

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 12:45
Barkhane : Renforcement du Groupement tactique désert-Est

 

13/02/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 1er février, le groupement tactique désert Est (GTD-E) a connu son deuxième transfert de commandement (TOA) depuis le lancement de l’opération Barkhane au Sahel, en août dernier.

 

Le 2e régiment étranger parachutiste (REP) a succédé au 3e régiment parachutiste infanterie marine (RPIMa), dans la conduite des opérations qui auront lieu sur l’ensemble de la zone Est de la bande sahélo-saharienne.

 

À ce titre, il arme l’état-major tactique stationné au camp Kossei, à N’Djaména au Tchad. C’est depuis ce poste qu’il commande les sous-groupements du REP et du 1er régiment hussards parachutistes (RHP), ainsi que les détachements d’Abéché, de Faya, de Dirkou et de Madama. Ce dispositif est renforcé par une section d’appui mortier du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP), un détachement de liaison et d’appui aux opérations du 3e régiment hussard (RH), ainsi qu’un détachement d’hélicoptères de l’armée de l’Air.

 

Emmené par le 2e REP, le groupement tactique désert Est a pour mission de poursuivre les principales opérations de montée en puissance de la base avancée de Madama (Nord Niger), de contrôle de zones bipartites, ainsi que les opérations de ravitaillement logistique intra-théâtre.

 

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

Barkhane : Renforcement du Groupement tactique désert-Est

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 11:45
RCA: le GTIA Korrigan poursuit sa mission dans l'est "instable"


19.01.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Et le GTIA Korrigan? Finalement, on en parle peu. La situation se serait donc pacifiée dans l'est de la RCA? Mais le dernier point de situation de l'EMA précise que " la situation à Dékoa et Bambari demeure instable. A Bria, l’Etat peine à assoir son autorité face au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) qui cherche à s’implanter au nord de la ville. La situation y est rythmée par des vagues de tension."

Les marsouins du 3e RIMa et leurs camarades qui constituent Korrigan ont donc du travail, dans des conditions toujours aussi éprouvantes;

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 08:45
Immersion en brousse avec le 3e RIMa en République centrafricaine

 

30/12/2014 Armée de Terre

 

 Alors que la force SANGARIS vient de fêter Noël, la mission continue pour nos soldats. Notre caméra les a suivis à Bambari, où est basée une partie du groupent tactique interarmes Korrigan, notamment armé par le 3e RIMa. Plongez dans leur quotidien au sein de la population centrafricaine à travers cette interview illustrée de leur colonel.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:45
Sangaris : transfert d’autorité du GTIA « Magenta » au GTIA « Korrigan »

 

07/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 4 novembre 2014, a eu lieu le transfert d’autorités entre le GTIA Magenta et le GTIA Korrigan sur le poste de commandement principal de Sibut en République centrafricaine. Le colonel Hervé Pierre succède ainsi au colonel Valéry Putz à la tête de ce GTIA.

 

Depuis le 24 juin 2014, les légionnaires du 2e régiment étranger d’infanterie (2eREI), les cavaliers du 501e régiment de char de combat (501eRCC), les marsouins du régiment d’infanterie de char de marine (RICM), les artilleurs du 40e régiment d’artillerie (40eRA) et les sapeurs du 13e régiment du génie (13eRG), étaient déployés dans le couloir central et l’Est du pays. Le GTIA Magenta, depuis son poste de commandement de Sibut, a conduit des opérations, dans le Nord à partir de sa base de Dékoa et dans l’Est du pays à partir des bases opérationnelles avancées de Grimari, Bambari et Bria. La simple étendue de la zone d’action, 52 000 km2, a amené l’unité logistique du GTIA à parcourir plus de 53 000 km pour ravitailler les différentes bases.

 

 Le général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris, a mis à l’honneur les soldats qui ont œuvré pendant quatre mois à la sécurisation de leur zone d’action. La situation sécuritaire tendue, du fait de l’action des groupes armés aux mesures de confiance, a amené le GTIA Magenta à inscrire son action de sécurisation dans la durée en conduisant des missions de contrôle de zone permanentes. Attaqués à plusieurs reprises par des groupes armés, les soldats français ont imposé les mesures de confiance avec détermination. C’est au prix de cet engagement sans faille que la reprise de l’économie locale, avec la réouverture des marchés de Dekoa et de Grimari, et le retour des autorités administratives et judiciaires ont été rendus possible.

 

Le général commandant la force Sangaris a souligné dans son ordre du jour « le sang froid remarquable »dont ont fait preuve les troupes de ce GTIA, « en assurant en priorité la protection des populations ». Cette posture de stricte impartialité, en coopération avec la MISCA puis la MINUSCA et les forces de sécurité intérieures (FSI), s’inscrit parfaitement dans la ligne de conduite des forces françaises engagées en Centrafrique.

 

Le GTIA Korrigan, composé d’éléments du 3e régiment d’infanterie de marine (3eRIMa), du 1er régiment de spahis (1erRS), du 1er régiment de tirailleurs (1erRTir), poursuivra cette mission de stabilisation dans la région.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Sangaris : transfert d’autorité du GTIA « Magenta » au GTIA « Korrigan »
Sangaris : transfert d’autorité du GTIA « Magenta » au GTIA « Korrigan »Sangaris : transfert d’autorité du GTIA « Magenta » au GTIA « Korrigan »Sangaris : transfert d’autorité du GTIA « Magenta » au GTIA « Korrigan »

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:45
Sangaris : point de situation du 6 novembre 2014

 

06/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 30 octobre au 6 novembre 2014.

 

Les relèves de la force Sangaris se poursuivent. Le 4 novembre, le colonel Hervé Pierre, chef de corps du 3ème régiment d’infanterie de marine, a pris le commandement du GTIA Korrigan, groupement tactique qui assure la relève du GTIA Magenta. Déployé en RCA depuis quatre mois, le GTIA Magenta était commandé par le colonel Valéry Putz, chef de corps du 2ème régiment étranger d’infanterie. Comme Magenta, Korrigan est chargé d’opérer la partie Est et dans le couloir central, c’est-à-dire la zone couvrant les localités de Bambari, Sibut, Dékoa et Batangafo.

 

A Bangui, la situation sécuritaire s’est dégradée en fin de semaine dernière, avec des affrontements les 31 octobre et 1ernovembre suite à une opération d’arrestation d’un chef de réseau criminel et de saisie d’armes et munitions dans le quartier de Boy Rabe par les FSI, appuyées par la MINUSCA et Sangaris.

 

Les forces internationales ont été prises à partie par des tirs et des jets de grenades. La neutralisation des individus armés a permis de mettre fin à ces tensions.

 

Sangaris : point de situation du 6 novembre 2014

Dans la soirée du 5 novembre, le caporal-chef HEIARII, servant au sein d’EUFOR RCA avec une partie de son régiment, le 126ème régiment d’infanterie stationné à Brive-la Gaillarde, est décédé d’une forme grave de paludisme dans un hôpital militaire parisien. Il avait été évacué de Bangui vers Paris la veille au matin.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:55
Remise de la fourragère 14/18 au 3e RIMa

 

21/10/2014 Victor POULAIN - : Armée de Terre

 

Le 16 octobre, à Saint Anne d’Auray, monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a remis la fourragère 14/18 au drapeau du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa).

 

Le régiment basé non loin de là, à Vannes, s’est vu remettre cette décoration à l’occasion de la cérémonie d'hommage aux Bretons morts pour la France. Cette cérémonie se tenait le 16 octobre puisque cette date correspond au début des combats de Dixmude au cours desquels de nombreux Bretons sont tombés au champ d'honneur.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:55
Tireurs d'élite : en pleine cible !

 

 

07.07.2014 Armée de Terre

 

Endurance, calme, rigueur et précision. Quatre mots que l'on peut associer facilement au challenge national des tireurs d'élite longue distance, qui a eu lieu du 23 au 28 juin au centre d'entraînement de l'infanterie au tir opérationnel (CEITO).

De jour comme de nuit, les tireurs de 13 régiments ont été mis en situation de fatigue et dans des conditions de tir semblables à celles du combat, devant ainsi évaluer le vitesse du vent et autres imprévus !

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:25
Mission Jeanne d’Arc 2014 : 24h au centre d’entraînement en forêt équatoriale

 

21/05/2014 Actu Marine

 

Le 10 et 11 mai 2014, quarante marins et soldats de l’armée de Terre embarqués à bord du bâtiment de projection et de commandement Mistral dont une dizaine d’officiers-élèves ont participé à un stage de 24h au centre d’entraînement en forêt équatoriale (CEFE). Ce centre, armé par des militaires du 3ème régiment étranger d’infanterie, constitue une référence en matière d’apprentissage des techniques et des tactiques liées à la vie et au combat en forêt équatoriale. Récit de l’EV B., 24 ans, officier-élève.

 

Samedi 10 mai. 9h. Nous quittons le Mistral en chaland de transport de matériel (CTM). Destination: le «CEFE», le centre d’entraînement en forêt équatoriale.

 

13h. Nous arrivons enfin au centre, en plein cœur de la forêt Amazonienne. Accueillis par la fameuse pluie équatoriale, il est temps pour nous de récupérer nos effets pour le bivouac : hamac, poncho, «voile tonnerre»… le strict nécessaire pour passer la nuit dehors en forêt.

 

14h. Deux légionnaires, spécialistes de la forêt et instructeurs aguerrissement au CEFE, nous présentent l’animalerie du centre. L’objectif est de nous sensibiliser à la faune de la forêt : pumas, jaguars, mygales, caïmans, ou encore anacondas…

 

16h. Le ciel s’assombrit progressivement. Nos instructeurs nous apprennent à monter un bivouac qui nous permettra de passer une nuit en toute sécurité au milieu de la «selva». Il faut tout monter avant la tombée de la nuit. Rusticité, efficacité, sont les maîtres mots pour une bonne nuit en forêt. Un mouchoir, un fil de fer et un morceau de bois suffisent pour lancer le feu qui nous réchauffera toute la nuit.

 

Dimanche 11 mai. 5h30. Branle-bas. La nuit fût bonne. Malgré la pluie qui n’a cessé de tomber, nous nous réveillons secs dans notre hamac. Nous avons le sourire.

 

6h. Nous embarquons sur deux pirogues pour rejoindre les fameuses pistes d’aguerrissement du CEFE. Nous commençons par la piste «Pecari», une piste individuelle. Au programme: «ramping» sous barbelés, pont de singe, fosse, passage en barrage, «chapeau chinois»... C’est intense et physiquement exigeant. Nous nous engageons ensuite par groupe sur la piste «Jaguar», à dominante «parcours boue», où la cohésion est de la partie.

 

11h30. Nous repartons en pirogue pour une destination inconnue. Ce sera un grand moment d’adrénaline: un saut à partir d’un pont dans le fleuve, une quinzaine de mètres.

 

13h. Notre stage est déjà terminé, il est temps pour nous de quitter le CEFE et de rejoindre le  Mistral. La suite de la mission nous attend.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 08:55
Mission Jeanne d’Arc : c’est parti !

Crédits : Cch Seychelles 3ème RIMa / Armée de Terre 2014

 

17/03/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

210 soldats, provenant de la 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa) et du 5e RHC, accompagnent les officiers élèves de l’École navale, à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral, pour la mission Jeanne d’Arc.

 

Le 12 mars 2014, après une cérémonie officielle, les soldats et futurs officiers ont embarqué pour cette mission de quatre mois, où les connaissances et techniques d’approche du terrain de chacun, apporteront une réelle plus-value.

 

La mission Jeanne d’Arc illustrera durant toute sa durée, un large spectre des missions impliquant une coopération interarmées.  Une action importante pour l’armée de Terre qui montre, ainsi, son rôle essentiel dans la défense et la sécurité de la France.

 

Les soldats de l’armée de Terre participeront à de nombreuses actions amphibies. Une technique souvent utilisée en première approche sur les théâtres d’opérations, afin de gérer les situations de crise. Les officiers élèves qui ont participé à ce premier type d’exercice, relèvent le caractère décisif de l’entraînement. « J’ai pris conscience de l’importance des contraintes environnementales dans une telle opération », confie l’un d’eux.  Plusieurs exercices bilatéraux seront effectués, afin de renforcer la coopération tactique avec certaines forces pré-positionnées, françaises et étrangères.

 

L’objectif étant de vérifier les capacités opérationnelles des militaires, si une situation identique se présentait réellement.

 

Les unités de l’armée de Terre ont été saluées par l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine. « Votre présence, mesdames et messieurs, apporte une grande richesse qui bénéficiera à chacun d’entre vous », a-t-il déclaré.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:55
Mission Jeanne d’Arc 2014 : conduire les opérations d’aujourd’hui en préparant la Marine de demain.

 

07/03/2014 Marine Nationale

 

Le 12 mars 2014, un groupe amphibie composé du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et de la Frégate type La Fayette (FLF) La Fayette appareillera de Brest pour la Mission Jeanne d’Arc 2014. Le groupe sera positionné en océan Atlantique où il conduira des opérations militaires et des actions de coopération bilatérale.

 

A cette occasion, 154 officiers-élèves issus des différents corps d’officiers et de 18 nationalités différentes effectueront leur premier déploiement opérationnel. Il s’agit pour ces jeunes officiers d’acquérir une stature de chef militaire et de marin, grâce à la pratique in situ du métier et à l’expérience de la prise de responsabilités.

 
Mission Jeanne d’Arc 2014 : conduire les opérations d’aujourd’hui en préparant la Marine de demain.

Pour cette mission, le groupe amphibie sera composé du BPC Mistral et de la FLF La Fayette

 

A bord du BPC Mistral :

Une force de réaction embarquée

- Un groupe tactique embarqué composé d’éléments issus du :

- 3e  régiment d’infanterie de marine (3eme RIMa) de Vannes

- Régiment d’infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers

- 11erégiment d’artillerie de marine (11e RAMa) de Rennes

- 6e régiment du génie (6e RG) d’Angers

 

Un groupement aéromobile

Composé d’unités du 5erégiment d’hélicoptères de combat

- 2 hélicoptères de manœuvre et d’assaut PUMA

- 2 hélicoptères de reconnaissance et d’attaque GAZELLE

 

Un détachement de l'escadrille 22S

- 1 hélicoptère Alouette III

 

Un détachement de la flottille amphibie

- 1 engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R)

- 2 chalands de transport de matériel (CTM)

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 12:45
Serval : point de situation hebdomadaire du jeudi 13 février

 

14/02/2014 Sources : EMA

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 70 sorties, dont 20 effectuées par les avions de chasse. 30 sorties ont été dédiées aux missions de transport et de ravitaillement et 20 aux missions de renseignement.

 

Lundi 10 février, dans le cadre de la revue stratégique d’EUTM Mali et d’études de planification, le groupe politico-militaire de l’Union Européenne (28 conseillers) a effectué une visite sur Bamako, incluant une visite auprès de la force Serval sur le camp Damien Boiteux. Ils ont pu rencontrer différentes autorités du PCIAT afin de bénéficier de l’expérience française dans la réalisation de l’opération Serval. Ces conseillers ont également mené une série d’entretiens, notamment auprès des autres forces en présence (EUTM Mali et MINUSMA), des autorités maliennes, et des différentes représentations étrangères au Mali (ambassades).

 

Le 7 février 2014 sur la plateforme opérationnelle de Gao a eu lieu le transfert d’autorité au sein du GTIA Désert de la force SERVAL.

 

Le colonel Lionel CATAR, chef de corps du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins (7e BCA) a succédé au colonel Hervé PIERRE, chef de corps du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (3e RIMa).

 

Durant son mandat de quatre mois, le GT Korrigan aura poursuivi la lutte contre les groupes armées terroristes dans le Nord de la boucle du Niger, en contribuant notamment à la neutralisation d’individus mi-novembre à 200km à l’Ouest de Tessalit et le 23 décembre au Nord de Tombouctou. Il aura également poursuivi l’affaiblissement de leur logistique avec le démantèlement d’un important stock de munitions le 20 novembre dans la région de Gao et la destruction de près de 6 tonnes d’explosif (nitrate d’ammonium) fin décembre à 150 km au Sud-Ouest de Tessalit.

 

Parallèlement, le GT Korrigan aura appuyé les forces armées maliennes et de la MINUSMA dans la sécurisation des élections législatives, qui se sont déroulées sans incident sécuritaire majeur. Ces élections, dont le deuxième tour s’est déroulé le 15 décembre, ont marqué la fin d’un cycle visant à ramener les conditions d’une normalisation de la vie politique au Mali. Le groupement a ensuite contribué à l’allègement de la force Serval, qui se poursuit encore aujourd’hui. Cet allègement a été accompagné de la manœuvre de réarticulation des détachements de liaison et d’appui (DLA) et des détachements d’appui opérationnel (DAO) en détachements de liaison et d’appui opérationnels (DLAO).

 

Le GT Vercors est composé d’un état-major, d’une compagnie de combat du 7e Bataillon de chasseurs alpins (7eBCA), d’un escadron du 4e Régiment de chasseurs (4e RCh), d’une section génie du 2e Régiment étranger de génie (2eREG) et d’un sous-groupement aéro-mobile du 1er Régiment d’hélicoptères de combat  (1er RHC).

 

Environ 2300 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

Serval : point de situation hebdomadaire du jeudi 13 février
Serval : point de situation hebdomadaire du jeudi 13 février

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 18:55
Le BPC Mistral mobilisé pour la mission Jeanne d'Arc 2014 qui partira de Brest

 

31.12.2013 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

La mission Jeanne d'Arc partira cette année de Brest, au début du mois de mars. Et c'est le BPC Mistral qui accueillera les élèves-officiers de l'école navale.

 

Depuis le 10 janvier (et jusqu'au 1er février), le Mistral a procédé à sa mise en condition opérationnelle (MECO). Le BPC sortait d'entretien à Toulon.

 

Il s’agissait de qualifier l’équipage en amont de la prochaine mission Jeanne d’Arc. La MECO s’est déroulée à quai puis à la mer, en Méditerranée. Le BPC Mistral a embarqué trois engins de la Flottille Amphibie, un hélicoptère Alouette III de l’escadrille 22S, deux hélicoptères Gazelle et un hélicoptère Puma de l’Aviation légère de l’armée de terre (5ème RHC), des marsouins du 3e Régiment d’infanterie de Marine de Vannes et leurs blindés (photo Marine nationale).

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:45
Les Mécanos du Désert

Les Mécanos du Désert . Crédits ADC Gilles GESQUIERE

 

03/12/2013 Armée de Terre

 

Suivez le troisième mandat de l’opération Serval par l’intermédiaire de ceux qui la vivent de l’intérieur. Mécanos, pompiers, contrôleurs aériens…, rejoignez ceux qui soutiennent la force. Aujourd’hui, les mécaniciens du groupement tactique interarmes Korrigan sont à pied d’œuvre ! Les marsouins du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa) composent la section de maintenance et de réparation, qui assure les interventions techniques de premier niveau.

 

Le voyant rouge de la direction vient de s’allumer. C’est mauvais signe. Le véhicule blindé léger doit retarder son départ en patrouille pour raison technique. Aux ateliers, un marsouin fait le tour du véhicule, vérifie les niveaux et rajoute du liquide de direction. « Avec ce mandat, nous faisons beaucoup de patrouilles et de reconnaissances. Le parc de véhicules fait l’objet d’une solide maintenance pour faire durer le matériel. Les unités ont pris l’habitude de venir nous voir systématiquement, même pour une petite panne. Nous traitons toujours leurs demandes pour éviter que le problème ne s’aggrave une fois sur le terrain », explique l’adjudant-chef François H.

 

Les fortes chaleurs du nord Mali sont un paramètre important dans l’organisation du travail. À près de 45°C, la tôle devient brûlante et il est impossible de travailler sur les véhicules. « Les roches sont coupantes comme des rasoirs et les fortes chaleurs constituent des conditions extrêmes pour les véhicules. Entre la rocaille et le sable, il y a énormément de crevaisons et de casse. Si les camions passent bien, c’est plus difficile pour les engins lourds, comme les blindés. Pourtant, ils sont indispensables sur ce théâtre d’opération. Nous avons donc une consommation énorme de pneus. Et nos prédécesseurs ont fait le même constat », ajoute l’adjudant-chef. Au Mali, trois jours de patrouilles dans le désert, en véhicules, se soldent par au moins deux crevaisons.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:55
27 mai 1995 : les marsouins reprennent le pont de Vrbanja

Le pont de Vrbanja, en Bosnie-Herzegovine. Le 27 mai 1992, le 3e RIMa a reçu l’ordre de reprendre le poste du pont et de délivrer, par la force, les Casques bleus retenus en otages par des Serbes. - Crédits : Reuters

 

25/05/2012 Actu Terre

 

Le 27 mai 1995 en Bosnie-Herzégovine, le 3e régiment d’infanterie de marine reçoit l’ordre de reprendre le poste du pont de Vrbanja et de délivrer, par la force, les Casques bleus qui y sont retenus en otages par des Serbes.

 

27 mai 1995, en Bosnie-Herzégovine : le capitaine François Lecointre, commandant la 1re compagnie du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa), s’aperçoit que des Serbes, déguisés en soldats de l’ONU, se sont emparé durant la nuit du poste Sierra Victor sur le pont de Vrbanja, au centre de Sarajevo. Onze Casques bleus français ont été capturés.  

 

« Je me suis mis dans la peau du capitaine qui allait conduire l’assaut »

Jusqu’alors, l’ONU cherchait à résoudre les crises par la diplomatie. Mais fort de l’appui du chef de l’État, le général Hervé Gobillard, commandant le secteur, décide de reprendre le poste par la force. Une décision difficile, explique, 18 ans plus tard, le général Gobillard : « J'ai essayé d'analyser les risques techniques, psychologiques, opérationnels, politiques, locaux. Je me suis mis dans la peau du capitaine qui allait conduire l'assaut ; ça pouvait très bien se terminer en carnage. Je me suis demandé si je n'étais pas en train de franchir la ligne qui sépare un Casque bleu d'un soldat en guerre, et puis je me suis dit que l'enjeu était trop important ».

 

« J’ai eu la tâche la plus facile : celle de faire mon métier de militaire »

La compagnie qui reçoit la mission de reprendre le pont est appuyée par un escadron du régiment d’infanterie – chars de marine (RICM). En pointe se trouve la section du lieutenant Bruno Heluin. « J’ai eu la tâche la plus facile, celle d’aller physiquement en avant faire mon métier de militaire », raconte le colonel Heluin, aujourd’hui chef de corps du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa).

Il se rappelle la demi-heure qui a précédé l’opération : « Au moment de lancer l’assaut, il y a eu un grand silence. Ensuite, l’action a semblé interminable. Mais en fait, le tout n’a duré que 40 minutes. Quant à moi, j’ai été blessé et inconscient à partir de la 20e minute. »

Le lieutenant Heluin est le premier à entrer dans le poste. «Un Serbe me tirait dessus à partir d’une position retranchée. Ne pouvant pas riposter car j’avais un problème avec mon Famas, j’ai lancé une grenade. Mais celle-ci a fait éclater une bouteille de gaz, dont j’ai reçu un éclat au visage ».

17 soldats français ont été blessés durant l’action, et deux autres tués : les marsouins Marcel Amaru et Jacky Humblot.

 

Renverser le sens de la guerre

« Cet acte héroïque d'une poignée d'hommes décidés et bien commandés a permis de renverser le sens de la guerre, et de conduire in fine à la victoire dans les Balkans ! » affirme Jean Guisnel, journaliste spécialisé des questions militaires. Et en effet, cet assaut a marqué le début de la riposte de la communauté internationale, à un moment où les Serbes de Bosnie avaient pris en otage des dizaines de soldats des Nations unies, utilisés comme boucliers humains.

Le président français, Jacques Chirac, a déclaré après ce coup d’éclat : « La reprise du pont de Vrbanja restera dans la mémoire de nos armées comme un symbole, celui de la dignité retrouvée, du refus de toutes les humiliations ».

 

Retrouvez cet article dans son entier dans le TIM n° 234 de mai 2012.

Le lieutenant Heluin lors de la levée des corps de ses camarades tombés lors de la reprise du pont de Vrbanja. - Crédits : Reuters

Le lieutenant Heluin lors de la levée des corps de ses camarades tombés lors de la reprise du pont de Vrbanja. - Crédits : Reuters

Le jour où les Casques bleus français se sont rebiffés


22/07/1995  Eric Biegala - LePoint.fr


Sarajevo « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. » Capitaine François Lecointre, 3e Rima (citant Montesquieu).

Samedi 27 mai, 8 heures 45. Sarajevo est calme. Quelques tirs isolés se font entendre : ambiance coutumière depuis la fin du cessez-le-feu, un mois auparavant. Sur le réseau radio des Casques bleus français, les échanges semblent eux aussi habituels, quoique difficilement compréhensibles pour le non-initié : « Alpha Echo, je suis prêt à déboucher dès compte rendu de Forban », crachote un poste... « Forban de Sierra Lima, appelle un autre, on est en train de s'installer sur Bravo Alpha [...], à partir de maintenant c'est toi qui donnes le top. »

Ce qu'en clair signifient ces messages codés : le capitaine François Lecointre (« Forban » sur le réseau), le lieutenant Bruno Heluin et leurs hommes sont arrivés à proximité du pont de Vrbanja. Les chars légers Sagaie et les blindés équipés de canons de 20 mm sont cachés à proximité. Encore quelques secondes : « Top départ », annonce le capitaine Lecointre d'une voix parfaitement neutre. Un premier groupe de marsouins du 3e régiment d'infanterie de marine se rue hors de la tranchée. Les chars n'ont que quelques instants avant de prendre position et de tirer sur les immeubles serbes pour couvrir les marsouins. L'assaut du pont de Vrbanja par les Casques bleus français est lancé.

Des Serbes en Casques bleus
Tout avait commencé l'avant-veille, quand les avions de l'Otan avaient bombardé un dépôt de munitions aux environs de Pale, la capitale autoproclamée des Serbes de Bosnie. Le lendemain, les Serbes font prisonniers et prennent en otages la plupart des soldats de l'Onu qui se trouvent à leur portée. Le poste d'observation du pont de Vrbanja, tenu par 12 hommes du 3e Rima, va être, lui aussi, investi vers 4 heures 30, le samedi matin, par une quinzaine de Serbes déguisés en Casques bleus.
Le poste est situé sur un carrefour, au débouché du pont de Vrbanja, dans le centre de Sarajevo. De part et d'autre de la casemate onusienne se trouvent des immeubles grêlés par la mitraille et les obus. Les deux bâtiments tenus par les Serbes ont été baptisés « Prisunic » et « Central » par les Casques bleus. En face, les Bosniaques occupent « Union Invest », la carcasse noircie d'un ancien édifice bancaire. Les combattants s'affrontent dans ces ruines depuis plus de trois ans : c'est l'endroit le plus « chaud » de la capitale bosniaque.

La radio ne répond plus
A peine vingt minutes après la prise du poste, le capitaine Lecointre réalise que quelque chose ne tourne pas rond : ses appels radio ne reçoivent pas de réponse. Vaguement inquiet, il décide d'aller se rendre compte par lui-même. Le sergent Alefonsio Taukapa, un solide Polynésien de 25 ans, l'accompagne.
A peine débarqué de son blindé, le capitaine s'engouffre dans l'obscur couloir de sacs de sable et de merlons qui fait office d'entrée. Devant lui surgit une silhouette : l'homme est bien coiffé d'un casque bleu et revêtu d'un gilet pare-balles, mais la crinière non réglementaire dépassant de son casque et sa longue barbe ne laissent guère de doute à l'officier français : ce n'est pas l'un de ses hommes.
L'inconnu pointe son arme sur le ventre du capitaine : « Leave your weapon, you are hostage » (« Lâchez votre arme, vous êtes otage »). « Impossible, je dois rendre compte à mes chefs, et je reviens », répond le capitaine au débotté. L'officier tourne alors les talons et s'apprête à rejoindre son véhicule. Un moment décontenancé, l'homme s'avance à découvert pour le rattraper et il braque son arme, mais il n'a pas le temps de poursuivre : le sergent Taukapa, qui était resté caché quelques mètres en retrait lui colle le canon de son Famas sous le menton. L'homme rejeté à l'intérieur du poste, les deux Français rejoignent leur bataillon à toute allure.
Branle-bas de combat dans la salle des opérations. Le chef de corps, le colonel Erik Sandhal, est réveillé depuis 4 heures du matin : déjà au courant du silence radio de Vrbanja, il en connaît maintenant la raison : les Serbes ont pris le poste. On en réfère immédiatement à la hiérarchie. Mais, surtout, ce qui n'est guère habituel pour ces soldats dont la mission est seulement de s'interposer, un plan de bataille est esquissé : les trente hommes de la section du lieutenant Bruno Heluin sont réveillés et se préparent. Ils ne savent pas encore ce qui se trame. Le chef de corps appelle le général Hervé Gobilliard, qui commande la Forpronu pour le secteur de Sarajevo. Il lui propose carrément une solution : reprendre le poste par une action militaire.
Le général réfléchit quelques minutes. « J'ai essayé d'analyser les risques techniques, psychologiques, opérationnels, politiques, locaux. Je me suis mis dans la peau du capitaine qui allait conduire l'assaut ; ça pouvait très bien se terminer en carnage. Je me suis demandé si je n'étais pas en train de franchir la ligne qui sépare un Casque bleu d'un soldat en guerre, et puis je me suis dit que l'enjeu était trop important », se souvient aujourd'hui le général. L'enjeu, en effet, était double : d'une part, l'honneur bafoué qu'il fallait recouvrer ; de l'autre, les conséquences militaires de ce coup de main. Si les Serbes tenaient le pont de Vrbanja, ils pouvaient, en moins de trois minutes, amener leurs chars devant la présidence bosniaque...
« OK, feu vert ! » entend le colonel dans son combiné. Le capitaine François Lecointre fonce alors jusqu'aux quartiers de sa compagnie et apostrophe le lieutenant Heluin : « On reprend le site. Vous avez une demi-heure pour régler les détails avec vos hommes », lui dit-il.

Les risques sont énormes
L'action n'est pas facile et se jouera au centimètre près : le poste de Vrbanja fait 65 mètres de long. Complètement recouvert de sacs de sable, défendu par des réseaux de barbelés, ce n'est qu'une succession de recoins obscurs et de couloirs étroits. Les risques de confusion sont énormes : les Serbes ont apparemment revêtu les équipements des Casques bleus et, dans la pénombre, il sera difficile de les identifier. Autre inconnue : où sont les Français prisonniers ? Dans le poste ? Dans l'un des deux immeubles tenus par les Serbes à proximité ? Envisageant cette dernière hypothèse, la hiérarchie demandera aux appuis d'artillerie de modérer leur feu sur ces deux bâtiments.
Parallèlement à la section du lieutenant Heluin, en effet, le peloton blindé du capitaine Labuze se prépare. Son rôle : appuyer au plus près l'assaut des marsouins à l'aide de ses chars légers Sagaie. Ils devront faire feu sur les immeubles « Prisunic » et « Central », à la mitrailleuse essentiellement. De l'autre côté de la rivière Miljacka, le capitaine Jean-Pascal Giorda déplace ses blindés équipés chacun d'un canon de 20 mm. Lui aussi devra « traiter » les deux immeubles serbes, qu'il connaît bien, et pour cause : ses hommes sont normalement chargés de riposter aux tirs des snipers serbes qui partent de ces bâtiments et qui font des ravages parmi la population civile de Sarajevo.
Dans la tranchée bosniaque, les hommes du lieutenant Heluin, rejoints par le capitaine Lecointre et le sergent Taukapa, sont prêts à l'assaut. Devant eux, un réseau de barbelés, puis un découvert de 50 mètres et enfin les merlons du poste.

Bloqués par les barbelés
Tout le monde retient son souffle. Au « top » du capitaine, un premier groupe saute hors de la tranchée et se retrouve emmêlé dans les barbelés. Tout de suite, les Serbes s'aperçoivent de la présence des Casques bleus. Depuis les immeubles, ils font feu sur le groupe aux prises avec les barbelés. Les chars français « arrosent » alors les bâtiments à la mitrailleuse lourde : la façade de « Prisunic » se couvre de fumée, impacts et départs de tir confondus.
Dans la tranchée, le lieutenant Heluin s'apprête à lancer un second groupe à l'assaut. « Où vais-je mettre le pied pour ne pas me retrouver pris dans le fil de fer ? » se demande-t-il. L'obstacle est pourtant franchi sans encombre, et le jeune officier se lance dans le découvert. Arrivé à proximité immédiate du poste, il veut faire feu... « Clic », la rafale ne part pas.

Mur de feu
« Si je m'arrête maintenant, les autres ne vont pas suivre », réfléchit Bruno Heluin. Il choisit de poursuivre jusqu'au premier merlon. Une grenade dans l'ouverture, et la progression reprend. Le lieutenant est maintenant à l'entrée du premier couloir. Sur sa gauche, à moins d'un mètre, un Serbe tire depuis une casemate, mais il ne peut pas ajuster son feu, les autres Casques bleus tirant pour couvrir la progression du lieutenant. A l'intérieur de l'étroit boyau, un autre Serbe se replie, échaudé par la grenade qui vient d'exploser. Un coude à gauche... personne ; un second coude... deuxième grenade à l'intérieur de la minuscule casemate, et les Casques bleus entrent en rafalant. Le combattant serbe n'a pas eu le temps de répondre : il est mort, criblé par les balles et les éclats. Le capitaine Lecointre a rejoint son lieutenant et ses hommes. Ils sont dix dans une cour minuscule. Les Serbes tirent depuis un couloir, quelques mètres devant les Casques bleus. Deux marsouins grimpent sur le toit de la cour pour essayer de couvrir la progression des autres, mais, depuis « Prisunic », les Serbes les ont vus. Des rafales claquent. Le caporal-chef Cyril Jego reçoit plusieurs balles dans son arme ; le choc le fait tomber du toit.
Trois cents mètres en retrait, les blindés du capitaine Labuze ont repéré les tirs. « Bâtiment rouge, la fenêtre juste au-dessus : tirs de mitrailleuses », annonce l'observateur sur le réseau. « Envoyez un obus s'il recommence », répond le chef de corps, qui se trouve dans son blindé à proximité. Pendant ce temps, à l'intérieur du poste, le lieutenant Heluin, le capitaine Lecointre et six autres Casques bleus poursuivent l'assaut. Ils sont maintenant arrivés à la « zone vie » : trois conteneurs posés côte à côte devant lesquels a été aménagée une « popote ». Un rideau blanc empêche de voir ce qui se passe dans cette cuisine improvisée. Le lieutenant écarte le rideau, lance une grenade. L'explosion est énorme et un mur de feu se dresse devant l'officier : la grenade a fait éclater une bouteille de gaz.
A la même seconde, le capitaine et le sergent Taukapa voient avec horreur une gerbe de sang éclabousser le rideau. Lorsque le lieutenant se retourne, il a une plaie béante au milieu du front et s'écroule aux pieds des deux hommes. « Ils m'ont tué mon lieutenant ! » s'écrie le capitaine Lecointre sur le réseau radio. Le corps inanimé de l'officier est traîné le long du rideau. Ce faisant, le sergent Taukapa et son capitaine passent à quelques centimètres d'un Serbe embusqué derrière la tenture. L'homme écarte le voile, fait pivoter son arme en direction des trois Casques bleus penchés sur leur compagnon. Le sergent Taukapa est plus rapide : son Famas crache une courte rafale. Touché, le Serbe se réfugie dans le fond de la « zone vie », où la bouteille de gaz brûle toujours. Sergent et capitaine se ruent à sa poursuite. L'homme braque à nouveau son arme de la main gauche, sa droite ayant été partiellement arrachée. Le sergent l'ajuste à nouveau et fait feu : le Serbe s'écroule pour de bon.

Mètre par mètre
Entre-temps, les Casques bleus se sont aperçus que le lieutenant était toujours en vie. Quelques hommes sont laissés face aux conteneurs avec la mission de les fouiller ; trois Serbes y seront découverts et faits prisonniers. Le capitaine, le radio, le sergent Taukapa et les autres continuent en direction de la dernière partie du poste : la redoute « ouest ». Les Serbes tentent bien de contre-attaquer : deux d'entre eux avancent dans le couloir à la rencontre des Français. Le capitaine arme son pistolet, se décale et tire. L'un des deux est touché au pied. Dans le même temps, un marsouin lâche une rafale qui blesse à nouveau le même homme et tue le second. Le couloir est impraticable : trop risqué.
Le capitaine décide de passer par l'extérieur, de longer le mur de sacs de sable jusqu'à la redoute. Les hommes progressent mètre par mètre. En face, les Serbes ont compris. Ils jettent une grenade ; tout le monde se couche, personne n'est touché. On continue ; deuxième grenade, nouveau plaquage au sol, explosion, on se relève. Le capitaine demande alors un appui. Depuis l'autre rive de la Miljacka, les canons de 20 mm se mettent à tirer quelques mètres devant le groupe pour interdire aux Serbes même de risquer un oeil.

« Ne tirez plus, nous sommes français »
A ce moment, des cris partent de la redoute : « Ne tirez plus, nous sommes français ! » Les Serbes ont placé les deux Casques bleus qu'ils détiennent en otage aux entrées de la redoute. Comprenant qu'il ne peut pas poursuivre davantage sans mettre en péril la vie des deux hommes, le capitaine demande l'autorisation de cesser le combat et de tenter un échange de prisonniers. Le chef de corps accepte et se rend immédiatement sur les lieux avec un interprète et le médecin du bataillon.
Stricto sensu, l'assaut est terminé. Il aura duré un quart d'heure, durant lequel les Casques bleus ont réussi à reprendre 70 % du poste. Les négociations, elles, se poursuivront pendant toute la journée. Finalement, les Serbes évacueront la redoute à la faveur de la nuit, offrant à leur dernier prisonnier, le caporal-chef Chapdelaine, l'occasion de s'évader et de rejoindre les siens.

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