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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

14/09/2015 Armée de l'air Economie et technologie

 

La direction générale de l’aviation civile (DGAC) a délivré, mercredi 9 septembre 2015, la certification «level D» au Full Flight Simulator (FFS) de l'A400M.

 

Mis en œuvre par le centre d'instruction des équipages de transport (CIET), le FFS A400M devient ainsi le premier simulateur de vol des armées à obtenir le plus haut niveau de classification prévu par la réglementation civile.

 

Grâce au "Level D", le FFS rejoint ainsi le cercle fermé des simulateurs dits «Zero Flight Time Training Device».

 

Entré en service dans l’armée de l’air en novembre 2013, le FFS A400M a obtenu cette certification à l’issue d’une évaluation de trois jours menée sur la base aérienne 123 d'Orléans.

 

Placé sur vérins hydrauliques et relié à un serveur informatique, le FFS recrée à l'identique la cabine de pilotage de l'A400M. Cet outil de simulation ultra-performant permet aux équipages de créer des scénarios complexes, adaptés à leurs besoins d'entraînement.

 

Plus d'informations sur le CIET et le FFS A400M dans la vidéo ci-dessous:

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:50
photo UK MoD

photo UK MoD

 

15 September 2015 Ministry of Defence, Defence Equipment and Support and Philip Dunne MP

 

The Royal Air Force’s transport fleet has reached a key milestone with the delivery of the latest Atlas aircraft to RAF Brize Norton.

 

The handover of the seventh A400M aircraft from Airbus Defence and Space means the £2.75 billion programme for 22 aircraft has achieved its In-Service Date (ISD), a declaration of the fleet’s capability to undertake extended world-wide tasks.

 

Four of the aircraft are now operating from Brize Norton while three others are being fitted with UK-specific systems required to operate in hostile environments, ahead of the next operational capability milestone which is due next year.

 

Defence Minister Philip Dunne said:

    This significant milestone marks an important achievement for all those who have been involved in the UK’s A400M Atlas programme, from the MOD and the RAF through to our industry partners.

    Those flying the aircraft are hugely impressed with its capability, and with a protected Defence budget and our investment of £160 billion in equipment, we look forward to growing the UK A400M Force over the coming months.

 

Since taking delivery of its first A400M Atlas in November, named ‘City of Bristol’, the aircraft has undertaken a range of training and operational sorties around the world to test its capability and to build up the first cadre of A400M aircrew.

 

RAF transport aircraft ready for worldwide operations

The aircraft, which will gradually replace the C130 Hercules, is capable of operating either at low or high-level altitudes and to deploy troops and/or equipment between and within theatres of operation, either by parachute or by landing on short, unprepared or semi-prepared strips.

 

The MOD’s Chief of Materiel (Air), Air Marshal Simon Bollom said:

    The achievement of the A400M In Service Date is a key milestone for the Royal Air Force and is testament to the outstanding work of the DE&S Project Team working closely with the RAF and industry. The fleet now has the core capabilities required to train the instructors and crews, and to undertake logistics missions.

    As the fleet continues to build, more advanced military capabilities will be introduced as planned over the coming months including aerial delivery of stores, parachuting and advanced self-protection capabilities.

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 07:50
RAF A400M Atlas Aircraft – photo Steve Lympany – Uk MoD

RAF A400M Atlas Aircraft – photo Steve Lympany – Uk MoD

 

14 September, 2015 BY: Craig Hoyle - FG

 

London - Royal Air Force A400Ms will be equipped with an important security system from Airbus Defence & Space, under a new contract with the UK Ministry of Defence.

 

Worth £3.3 million ($5 million) for an initial 15-month activity spanning development to delivery, the deal will lead to the provision of a local crypto key management system. This technology “eliminates the need for crypto equipment aboard an airborne platform to be individually re-keyed before every mission,” says Airbus, which adds that the enhancement will “prevent data compromise that could threaten the safety and security of an aircraft’s mission.”

 

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 10:55
photo Armée de l'AIr

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09/09/2015 Armée de l'air

 

Samedi 5 septembre 2015, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, a présidé la cérémonie militaire de baptême de l’avion de transport A400M MSN 19, aéronef arborant les armes de la « Ville de Cambrai ».

 

Sur le tarmac de l’ancienne base aérienne 103 « René Mouchotte », un des sept avions de transport A400M a été dévoilé aux couleurs de la ville de Cambrai. La cérémonie, présidée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, accompagné de M. Francois-Xavier Villain, député-maire de Cambrai, de M. Thierry Hégay, sous-préfet, et de M. Jacques. Legendre, sénateur, a rassemblé de nombreuses autorités civiles et militaires.

 

À l’issue de la cérémonie, le général Mercier a réaffirmé l’attachement de l’armée de l’air pour la ville de Cambrai, haut lieu de l’histoire militaire française. «  Ses habitants ont su tisser des relations étroites avec les générations d'aviateurs qui ont eu la chance de résider dans cette région magnifique.Car ce baptême permet en outre de garder intact le souvenir de la base aérienne 103 de Cambrai-Epinoy, emprise phare de l'armée de l'air entre 1953 et 2012.» Les couleurs de la ville de Cambrai accompagneront désormais chaque vol de cet avion, partout dans le monde, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, conformément à l'engagement opérationnel de l'armée de l'air.

 

Au terme de cette cérémonie, le général Mercier et M. François-Xavier Villain, ont également inauguré l’espace « tradition » de l’association des anciens et amis de la BA 103. « Si la plateforme aéronautique est aujourd'hui fermée, son esprit vit encore au travers de l'association des anciens et des amis de la BA 103 », a conclu le général Mercier.

 

photo Armée de l'AIrphoto Armée de l'AIr

photo Armée de l'AIr

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:50
photo Paramount Pictures - Airbus DS

photo Paramount Pictures - Airbus DS

 

8 sept. 2015 Airbus DS


Paramount Pictures and Airbus Defence & Space worked closely together to set up the logistics of Tom Cruise sequence with A400M. Check out the clip to learn more!

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 06:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

25/07/2015 Armée de Terre

 

Le 16 juillet ont eu lieu les premiers largages d’expérimentation opérationnelle à partir de l’A400M sur la zone de saut d’Orléans Bricy sous la responsabilité du groupement « Aéroporté » de la section technique de l’armée de Terre (STAT) en liaison avec l’équipe de marque des avions de transport tactiques A400M (EMATT A400M).

 

91 sauts  en ouverture retardée ont été réalisés par l’issue axiale en 3 heures de vols.  Outre les parachutistes du groupement, les expérimentateurs provenaient du 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP), de l’armée de l’Air et de la direction générale pour l’armement (DGA). Menée avec le soutien de la base aérienne 123, cette expérimentation a permis de préparer les procédures de largage et confronter aux besoins opérationnels les procédures livrées par Airbus. Cette première campagne n’est que le début d’un très long travail qui permettra de livrer aux armées l’ensemble des capacités d’aérolargage.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 15:45
Barkhane: L’A400M Atlas se pose à Niamey

 

24/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 21 juillet 2015, le Détachement Air (DETAIR) de Niamey a accueilli un A400M Atlas en provenance de la base aérienne 123 d’Orléans. À son bord, du fret et du matériel au profit de l’opération Barkhane, immédiatement déchargés par le personnel du détachement de transit interarmées aérien (DETIA).

Ayant pour mission le ravitaillement technique, l’A400M est le dernier né de l’aviation militaire française. Ce nouvel appareil a été engagé au service des opérations extérieures peu de temps après sa livraison à l’armée de l’Air.

 

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

23/07/2015 Armée de l'air

 

Le 16 juillet 2015, 91 parachutistes se sont élancés depuis la tranche arrière de l’A400M Atlas : une grande première pour les forces armées.

 

Après plusieurs mois d’études menées par le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) et la section technique de l’armée de terre (STAT), la capacité tactique de l’Atlas se concrétise. Parachutistes d’essai, commandos parachutistes du CPA 10, personnels de la délégation générale de l’armement (DGA) ou de l’armée de terre, ont embarqué à bord du dernier A400M reçu par l’armée de l’air, le MSN 19, depuis la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy.

 

Après des répétitions effectuées la veille, 91 parachutistes ont donc décollé pour le premier largage de personnel depuis la rampe du nouvel appareil, à 4 000 mètres d’altitude. Trois vols d’expérimentation ont été requis pour valider les procédures mises en place par Airbus et définir les adaptations nécessaires aux forces armées.

« Nous sommes satisfaits d’avoir pu évaluer et expérimenter l’Atlas dans ses premières capacités tactiques et militaires, confie le capitaine Guillaume, officier rapporteur de l’équipe de marque avions de transport tactique. Nous commençons à développer le largage de manière concrète sur cet aéronef qui révolutionne notre mode opératoire. Ses capacités techniques nous permettent en effet de mener des opérations d’aérolargage depuis la métropole sur des théâtres éloignés ».

 

Les prochains vols se poursuivront par des largages « portes latérales » afin de livrer aux forces une capacité complète de mise à terre de parachutistes, conformément aux objectifs fixés par l’état-major de l’armée de l’air.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 12:30
photo EMA / Armée de l'Air

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15/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 6 juillet 2015, à 17h30, la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie a accueilli le dernier A400M Atlas mis en service,  pour son premier vol opérationnel depuis sa livraison sur la base aérienne d’Orléans-Bricy,  le 21 juin 2015.

 

A son bord, un moteur, du fret aéronautique et du matériel technique au profit des Mirage 2000D du théâtre d’opérations Chammal, immédiatement déchargés par le détachement de transit interarmées aérien de la BAP.

 

Ce nouvel Atlas, dont le numéro de série est MSN19, a quitté la BAP dès le lendemain matin pour entamer une tournée au profit des militaires belges. Il fera escale sur la base aérienne d’Al Azraq en Jordanie, au Caire puis sur la base aérienne de Florennes en Belgique.

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photo EMA / Armée de l'Air

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 25 juin 2015, un A400M Atlas a terminé une tournée de ravitaillement logistique sur les terrains où se trouvent des avions de l'opération Chammal dans le golfe arabo-persique : la base aérienne projetée de Jordanie, le Qatar et d’autres lieux de déploiements des éléments français en zone ALINDIEN.

 

Le 25 juin 2015, l'avion de transport s’est posé à 23h15. Le voyage, qui avait commencé la veille en France, a été long, passant par la Jordanie puis le Qatar. La nuit est tombée à 19h, la température s'est donc un peu adoucie, autour de 35°C. Le tarmac est occupé par des Rafale, l'Atlantique 2 et maintenant l'A400M.

 

Les pistards de l'escale ont guidé l'Atlas, qui, après quelques évolutions sur le parking, a arrêté ses quatre turbopropulseurs à huit pales. La trappe arrière s'est ouverte, un tarmac et un porte-palette se sont approchés, accompagnés des permanents de l'escale aérienne. Membres de l'équipage de l'A400M et pistards se sont activés pour "dépalettiser" l'Atlas de son chargement : équipements divers et commandes logistiques variées destinés aux escadrons Rafale, à l'Atlantique 2 ou tout simplement aux unités du site. Pendant ce temps, le conducteur avitailleur effectuait le plein de l'Atlas.

 

Puis le moment du chargement est arrivé. Un moteur de Rafale, ne pouvant être réparé sur site, est monté dans la soute de l'avion, accompagné de quelques autres palettes, en route pour la France. L'Atlas, nouveau fer de lance du transport et de la projection française, est reparti le lendemain.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime  Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 11:55
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

20 juin 2015 par Gil Roy – Aerobuzz.fr

 

Airbus a décidé de mettre à disposition d’Aeroscopia, le premier A400M. L’entrée du MSN1 au musée aura lieu le 17 juillet 2015. Seul bémol : le ministère des Finances est en droit de réclamer le payement de la TVA sur la valeur estimé de l’avion.

 

Courteline réveille toi, Bercy pourrait faire des siennes ! Le ministère des Finances vient, en effet, de se rappeler au bon souvenir d’Airbus, au moment où l’A400M MNS1 doit faire son entrée à Aeroscopia. Le constructeur a décidé de mettre à disposition du musée de Blagnac son quadrimoteur, comme il l’a fait pour d’autres avions remarquables. Sauf que cette fois-ci, le ministère des Finances rappelle que si l’avion quitte la zone réservée de l’aéroport, la TVA est due. En l’occurrence, le taux applicable est de 2%. La valeur résiduelle de l’A400M étant estimée à 18 M€, la taxe s’élève à 360.000 euros.

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 07:55
La base aérienne d’Orléans-Bricy accueille son septième A400M

 

23/06/2015 Armée de l'air  

 

L’appareil a été livré à l’armée de l’air le 21 juin 2015 et a rejoint la base aérienne d’Orléans-Bricy.

 

Le 19 juin 2015, la Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le septième exemplaire de l’avion de transport militaire A400M Atlas, livré deux jours plus tard sur la base aérienne d’Orléans-Bricy. Ce nouvel Atlas, dont le numéro de série est MSN19, dispose d’une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière de l’appareil, ce qui n’est pas le cas des précédents modèles.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:55
Achives - photo Armée de l'Air

Achives - photo Armée de l'Air

 

19/06/2015 DGA

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le vendredi 19 juin 2015 le septième exemplaire de série de l’avion de transport militaire A400M Atlas destiné à l’armée de l’air. L’appareil porte le numéro de série MSN19. En plus des capacités déjà disponibles sur les appareils précédents, le MSN19 dispose d’une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière de l’appareil.

 

Avion de transport militaire tactique doté d’une allonge stratégique et à la pointe de la technologie, l’A400M, produit par Airbus Defence and Space, est sans équivalent sur le marché mondial. Equipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu’à 37 tonnes de matériel et réaliser l’ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d’assaut sur terrains sommaires, l’aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.

 

Il s’agit du treizième avion de série livré sur les 174 commandés. Pour les sept pays partenaires du programme (l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg, le Royaume-Uni, et la Turquie), six ont déjà été livrés à la France, ainsi que deux à la Turquie, deux au Royaume-Uni, et un à l’Allemagne. Au-delà des pays parte

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:50
Airbus Defence and Space set to resume A400M deliveries

 

19/6/2015 by Airbus DS

 

Lifting of restrictions permits all aircraft to fly subject to completion of checks.

 

Airbus Defence and Space is about to recommence deliveries of Airbus A400M aircraft following the lifting of all remaining flight restrictions on new production aircraft by Spanish regulator DGAM yesterday.

 

As a result, all A400Ms are now cleared for flight provided they have undergone the checks specified by the manufacturer in the Alert Operator Transmission (AOT) of 19 May 2015. Airbus Defence and Space´s own three development aircraft, and the 12 aircraft delivered to customers prior to the accident were not affected by the restrictions.

 

The production plan for the year is under review following the accident but currently is still targeting at least 13 aircraft in 2015, plus up to four more subject to flight-test results due this summer.

 

Two aircraft which were due for delivery at the time of the accident are expected to be delivered in a matter of days with a number of others to follow in the coming weeks.

 

Head of Military Aircraft Fernando Alonso said: “We appreciate the Spanish authorities’ timely action in restoring our permission to fly without restriction as well as our customers’ patience and support in recent weeks. We are working hard to bring the schedule back on track while continuing to support the investigation.”

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 12:56
photo FOB

photo FOB

 

17 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Lors du 51ème salon du Bourget, Nexter Systems a démontré les capacités d’aérotransport de son VBCI. En effet, lors d’une démonstration réalisée devant le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, un véhicule blindé de combat d’infanterie a effectué une sortie depuis la soute d’un Airbus A400M Atlas situé sur le stand de l’avionneur.

 

Le VBCI, y compris dans sa version 32 tonnes, est le plus lourd équipement militaire français pouvant être emporté par un A400M. L’A400M est un avion de transport militaire destiné à remplacer et compléter la flotte de C-160 Transall et de C-130 Hercules actuellement en service dans l’armée de l’Air française. L’arrivée de ce nouveau gros porteur dans l’inventaire de l’armée de l’Air permettra à l’armée de Terre de déployer très rapidement et sur de longues distances des moyens importants, y compris, comme on a pu le constater, des VBCI. Bénéficier d’un moyen aérien capable de déployer très vite, sur n’importe quel théâtre d’opération, un engin qui a su très vite se rendre indispensable à l’armée de Terre est un avantage non-négligeable.

 

Depuis son entrée en service en 2008, le VBCI a été et est présent sur tous les théâtres d’opération où l’armée française est intervenue (Liban, Afghanistan, Mali, Centrafrique). Au cours de ses différents déploiements, il a connu l’épreuve du feu et a prouvé ses qualités. Peu de véhicules blindés européens peuvent se vanter d’une si riche expérience opérationnelle acquise en si peu de temps.

 

Le VBCI a été conçu pour être aérotransportable dans l’A400M. La qualification est actuellement en phase finale, et devrait être prononcée rapidement. La démonstration effectuée lors de cette édition du salon du Bourget 2015 en est la preuve.

Le VBCI profite du Bourget pour prouver son aérotransportabilitéLe VBCI profite du Bourget pour prouver son aérotransportabilité

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 05:55
photo RP Defense

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17 juin 2015 by Thales Group

 

The A400M is an all-new military transport aircraft in duty since 2013. Bigger and more versatile than other transport aircraft, this plane benefits from ultramodern technologies stemming from civil aeronautics.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 05:45
photo SGC K. Congini - BA188 - Armée de l'Air

photo SGC K. Congini - BA188 - Armée de l'Air

 

17/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 8 au 12 juin 2015, le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) a mené une expérimentation de déploiement de l’A400M à Djibouti.

 

L’objectif principal de la mission était d’expérimenter un déploiement en condition « temps chaud » sur une plateforme située à plus de 3 000 Nm (environ 5 500 km) de la base opérationnelle principale. Djibouti constituait le terrain idéal répondant à toutes les attentes, notamment distance et climat. En outre, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) garantissaient un soutien logistique et opérationnel essentiel.

 

L’expérimentation à Djibouti n’est pas une première. En février 2014, un test de vol en basse altitude s’était déroulé prenant en compte les brusques variations de terrain entre montagnes et zones désertiques plates, végétation et aridité. Cette fois, avec le début de la période estivale, l’aspect « temps chaud » était particulièrement prépondérant.

 

Parti de la base aérienne d’Orléans, l’aéronef a rejoint la base aérienne 188 de Djibouti pour expérimenter deux domaines : le soutien et le vol. Il s’agissait de réduire au maximum l’empreinte logistique, d’éprouver l’organisation des services techniques dans le cadre d’un déploiement très éloigné de la base opérationnelle principale et d’utiliser le groupe de démarrage à air. Une étude sur le « Combat Offload »a également été menée. Enfin, les conditions aérologiques de Djibouti ont permis de tester le système dans des conditions difficiles (températures et taux d’hygrométrie très élevés).

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. A ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de coopération opérationnelle, les Forces françaises stationnées à Djibouti soutiennent leurs partenaires africains dans le renforcement de leurs capacités militaires et dans le maintien de leur aptitude à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj participent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

photo SGC K. Congini - BA188 - Armée de l'Airphoto SGC K. Congini - BA188 - Armée de l'Airphoto SGC K. Congini - BA188 - Armée de l'Air
photo SGC K. Congini - BA188 - Armée de l'Air

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:50
MALE 2020 photo RP Defense

MALE 2020 photo RP Defense

 

15/06/2015 Par Alain Guillot - LeFigaro.fr

 

TRIBUNE - Alain Guillot, associé et directeur général d'Alixpartners en France, analyse les blocages à la construction d'une Europe de la Défense qui reste toutefois un objectif pour les Européens.

 

Dans un contexte de contraction des budgets de défense, les industriels européens doivent faire face à une compétition accrue à l'international sans pouvoir s'appuyer sur une demande européenne harmonisée et soutenue.

 

Depuis le pic de 2010, les budgets de défense américains ont été réduits de 25% (de 765 milliards de dollars en 2010 à 578 en 2015), même s'il est prévu d'augmenter de 9% les achats de matériels et d'équipements entre 2013 et 2015 (de 169 à 185 milliards de dollars). En Europe, les budgets de défense en 2014 sont stables depuis 2010 (169 milliards de dollars pour la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne réunis). La Russie et la Chine augmentent leurs dépenses de défense mais restent des marchés très peu accessibles aux occidentaux. Le Moyen-Orient et l'Inde sont aujourd'hui les marchés les plus attractifs mais la compétition y est très forte. La croissance à l'international est le défi majeur des industriels dans des environnements géopolitiques très instables.

 

Les cinq principaux industriels américains de la défense réalisent 71 à 87% de leurs revenus aux États-Unis. Leurs parts de marché cumulées diminuent depuis 2003 mais leurs profits augmentent, signe d'une focalisation plus forte sur les marchés les plus rentables. Les dépenses américaines se concentrent sur un nombre plus réduit de programmes, les cinq principaux programmes ayant doublé leur poids dans les dépenses sur les 15 dernières années. Les industriels impliqués bénéficient ainsi d'un marché significatif permettant de maintenir niveau d'activité et rentabilité.

 

Consortiums muli-pays difficiles à gérer

 

Mais qu'en est-il pour les industriels européens? À première vue, on pourrait se féliciter des programmes lancés conjointement par différents États européens. Avion de combat Eurofighter, hélicoptères NH90 ou Tigre, frégates multi-missions FREMM, missiles Meteor ou avion de transport A400M en sont quelques illustrations. A priori, ces programmes permettent de consolider des volumes de production plus importants et donc de générer des économies d'échelle et un meilleur amortissement des frais d'études gages d'une meilleure compétitivité des industriels.

 

Cependant derrière ces programmes se cachent de multiples clients aux intérêts et besoins variés. Entre les différentes spécifications exigées par les états-majors, la diversité des missions à accomplir (parachutage, transport de troupes et de matériel, ravitaillement en vol…) et la maturité technique hétérogène des partenaires, les développements et intégration sont rendus longs, complexes et plus incertains.

 

Le protectionnisme à l'égard de sociétés et/ou de technologies nationales parfois plus coûteuses et moins matures est un second frein à l'efficacité d'une industrie européenne de la défense et à la maîtrise des coûts et délais de développement. De même le contrôle parfois excessif sur des approvisionnements à l'étranger de composants non stratégiques (les pièces mécaniques simples par exemple) est un frein à la réduction des coûts des produits.

 

Comparée à des consortiums multi-pays compliqués à gérer, lourds dans leurs circuits de décision et dupliquant souvent les ressources utilisées, une société intégrée est une structure plus efficace et opérationnelle. Cette société peut néanmoins être détenue directement ou indirectement par les États.

 

Émergence de nouveaux acteurs comme Google

 

En bloquant des consolidations voulues par les industriels pour des considérations nationales, les États se privent de la construction d'acteurs plus solides et capables de mieux attaquer les marchés internationaux avec des offres produits et services plus larges et mieux adaptées aux besoins des clients. Ces non-consolidations se traduisent par un recentrage des industriels sur un nombre plus limité de produits pour atteindre une meilleure rentabilité comme le montrent les cessions en cours ou prévues d'Airbus Defense & Space et de BAE Systems dans leurs activités défense.

 

En fragilisant les industriels européens, les États laissent le champ aux américains établis et disposant d'un marché intérieur important ou sur des produits futurs, comme dans le domaine des drones ou de la gestion de données, à de nouveaux acteurs venant du civil, comme Google, ayant de larges capacités financières.

 

La mise en place de politiques communes de défense entre les États membres, l'harmonisation des besoins des états-majors et des programmes portés par une société unique sont des enjeux clés d'intégration, d'efficacité et de rentabilité pour les industriels de la défense. Le programme annoncé de drone européen sera-t-il enfin la démonstration de ces évolutions nécessaires?

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 18:50
L’A400M en vol au salon du Bourget

 

11.06.2015 par Aerobuzz.fr

Airbus Defence and Space confirme que l’A400M évoluera en vol pendant le salon du Bourget. Le quadrimoteur effectuera la même présentation que celle qu’il donne depuis 2010 dans tous les salons aéronautiques. L’appareil qui viendra au Bourget est le MSN6. Il volera tous les jours du lundi 15 au vendredi 19 juin. Il sera piloté par Nacho Lombo et Tony Flynn. Pour Airbus, ces présentations en vol sont un moyen d’affirmer sa confiance dans l’A400M après l’accident de Séville.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 17:56
[Paris Air Show] A400M


11 juin 2015 by Ministère de la Défense


A400M Atlas : Tactical air-lift aircraft with strategic range capability

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 16:50
A400M : reprise des vols en vue en Espagne

Défense "Nous avons prévu une réunion lundi avec Airbus DS pour poser une série de questions qui nous permettront de donner un certificat de vol avec toutes les garanties"; a annoncé le ministre de la Défense espagnol, Pedro Morenes. - photo Airbus DS

 

06/06/2015 latribune.fr

 

L'Espagne pourrait décider de reprendre les vols de l'Airbus A400M après une réunion lundi avec les responsables d'Airbus destinée à discuter des raisons du crash du mois dernier.

 

L'Espagne pourrait décider de reprendre les vols de l'Airbus A400M après une réunion lundi avec les responsables d'Airbus destinée à discuter des raisons du crash du mois dernier, a  indiqué samedi le ministre espagnol de la Défense, Pedro Morenes. "Nous avons prévu une réunion lundi avec la société (Airbus DS) pour poser une série de questions qui nous permettront de donner un certificat de vol avec toutes les garanties", a expliqué le ministre au journal "El Pais".

"Si les réponses sont positives, les vols d'essais des prototypes qui ont été suspendus pourront reprendre et ensuite nous autoriserons le reste des vols", a-t-il ajouté. Un exemplaire de l'appareil de transport militaire A400M, destiné à la Turquie, s'est écrasé à Séville (Sud de l'Espagne) le 9 mai, faisant quatre morts et deux blessés graves.

 

Une faiblesse dans les procédures de test

Selon Airbus DS, la division défense et espace d'Airbus Group, "les moteurs 1, 2 et 3 de l'appareil ont subi un gel de la puissance après le décollage et n'ont pas répondu aux tentatives entreprises par l'équipage pour contrôler normalement la puissance""Le quatrième moteur a répondu normalement" en revanche, a expliqué Airbus DS.

Interrogé sur cet accident, le patron de la branche aviation civile d'Airbus, Fabrice Brégier, a reconnu samedi dernier qu'"il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures".

 

Problème de qualité

La veille, le directeur de la stratégie d'Airbus Group, Marwan Lahoud, avait estimé selon le journal allemand "Handelsblatt" qu'"il n'y pas de défaut structurel, mais nous avons un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final". L'Espagne a suspendu les vols d'essai de l'A400M après l'accident, de même que l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Turquie et la Malaisie.

La France a de son côté maintenu les vols de cet appareil dont le premier exemplaire a été livré en 2013. Un total de 174 A400M ont été commandés.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:50
photo EATC

photo EATC

 

02 juin 2015 Par Anne-Katell Mousset - Usinenouvelle.com

 

Le journal économique espagnol El Confidencial a obtenu de nouvelles informations sur le crash de l’avion de transport militaire A400M à Séville le 9 mai dernier.  "Une chaîne d’échecs de l’Allemagne à Séville", écrit le journal qui évoque "une série d’erreurs techniques et humaines dans le processus de contrôle qualité" de cet avion. Airbus avait déjà reconnu la semaine dernière un problème lors de l'étape d'assemblage final de l'avion. 

 

Des protocoles "sautés" sur le site de seville 

Le FADEC (Full Authority Digital Engine Control), ce système informatique particulièrement complexe de contrôle du moteur, n’aurait ainsi pas été vérifié en simulateur avant le vol d’essai, ont expliqué des sources du secteur aéronautique au journal. Lors de l’assemblage final, "beaucoup de protocoles de vérification ont été 'sautés'. Si un rodage des moteurs à haute vitesse au sol avait été fait, ils se seraient arrêtés avant le décollage", ont relaté ces sources.

Une "précipitation" des équipes qui s’explique, selon le journal espagnol, par un retard de "2700 heures" accumulées en amont, sur le site de fabrication allemand.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

3 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Trois des quatre moteurs de l’avion de transport militaire A400M qui s’est écrasé à Séville (sud de l’Espagne) début mai, faisant 4 morts et 2 blessés graves, ont connu des problèmes de puissance au décollage, a annoncé Airbus Defence and Space, en citant les premières analyses de la commission d’enquête espagnole.

 

« Les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de la puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives entreprises par l’équipage pour contrôler normalement la puissance tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l’équipage », a indiqué le groupe dans un communiqué.

 

Airbus DS ajoute que les autres systèmes de l’avion ont fonctionné normalement et qu’il n’y a pas eu d’autre anomalie identifiée durant le vol.

 

Ces éléments coïncident avec les problèmes identifiés par l’avionneur le 19 mai dans une note d’alerte diffusée aux opérateurs de l’appareil.

 

« Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur +flight idle+ (ralenti, NDLR) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l’équipage pour récupérer de la puissance », poursuit l’avionneur.

 

Ces éléments sont basés sur l’exploitation des boîtes noires de l’appareil.

 

Le 19 mai, Airbus avait déjà ordonné à ses clients une inspection de leurs appareils A400M, leur adressant une note d’alerte pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs.

 

Dans son communiqué, Airbus DS souligne que ces éléments n’ajoutent pas d’autres recommandations à celles figurant dans l’alerte opérationnelle du 19 mai.

 

L’avion effectuait un vol d’essai avant sa livraison à la Turquie prévue pour juillet.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS


03.06.2015 par Aerobuzz.fr


Hier soir, Airbus Defence and Space a envoyé une AIT (Accident Information Transmission) mettant à jour le contenu de l’AOT (Alert Operator Transmission) diffusée le 19 mai dernier à l’ensemble des opérateurs de l’A400M. L’AIT informe que les données du DFDR (l’enregistreur des paramètres de vol) et du CVR (l’enregistreur des conversations de bord) ont été correctement exploitées et que les premières analyses ont été conduites par la CITAAM (Comisión para la Investigación Técnica de Accidentes de Aeronaves Militares), avec les conseils techniques des équipes d’Airbus Defence and Space envoyées en soutien.

 

La CITAAM confirme que les moteurs 1, 2 et 3 de l’A400M qui s’est écrasé le 9 mai 2015 près de Séville, ont subi un gel de la puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives entreprises par l’équipage pour contrôler normalement la puissance, tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l’équipage. Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur « flight idle » (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l’équipage pour récupérer de la puissance. Cette perte de puissance est cohérente avec le fait que les trois moteurs en question étaient concernés par les problèmes identifiés par l’AOT du 19 mai.

 

Les premières analyses ont montré que les autres systèmes de l’avion ont fonctionné normalement et qu’il n’y a pas eu d’autre anomalie identifiée durant le vol. En conséquence, Airbus Defence and Space n’ajoute pas d’autres recommandations à celles figurant dans l’AOT du 19 mai.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 15:50
Airbus : le programme A400M est-il en danger ?

Les clients de l'A400M s'apprêtent à annoncer des réductions massives de commandes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon

 

03/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Réduction massive des commandes, absence d'autoprotection, parachutage par les portes latérales à revoir, logiciels du FADEC déficients, crash, retards de livraison... L'A400M pose beaucoup de problèmes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, et le chef de l'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier. En pose-t-il beaucoup trop?


 

Décidément le programme A400M est maudit. Depuis son lancement en 2001, cet appareil de transport militaire semble poursuivi par une malédiction. C'est le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, qui est apparu, lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale, inquiet pour ce programme, y compris pour son avenir. Car selon lui, "on peut s'interroger sur l'attitude des pays parties prenantes du programme, sachant qu'un certain nombre d'entre eux envisagent d'ores et déjà de diminuer massivement leurs commandes. Au mois de juillet prochain, M. Enders (PDG d'Airbus Group, ndlr) rencontrera le ministre de la Défense : il sera question du nombre d'avions susceptibles d'être livrés à la France en 2015".

Dans ce nouveau contexte, pour Laurent Collet-Billon, "plusieurs questions se posent. La première est de savoir comment garantir que l'évolution de la production, de la part d'Airbus, ne conduise pas à des régressions".

S'agissant du crash d'un appareil début mai, Laurent Collet-Billon a rappelé que trois des quatre moteurs de l'appareil sont tombés en panne. Selon lui, "les causes de l'accident pourraient être à chercher dans une modification mal conçue du FADEC - Full authority digital engine control - et, probablement, dans une erreur de production". Airbus Group a émis une recommandation technique sur la vérification des moteurs. L'appareil, qui s'est crashé, avait "un FADEC du même type que celui développé en Malaisie et en Turquie, donc différent de celui des six avions français, lesquels ont accumulé plus de 10.000 heures de vol : on peut donc dire qu'ils sont sûrs".

 

Les boites noires exploitées

Mardi soir, Airbus Defence and Space a envoyé une AIT (Accident Information Transmission) mettant à jour le contenu de l'AOT (Alert Operator Transmission) diffusée le 19 mai dernier à l'ensemble des opérateurs de l'A400M. Selon le communiqué publié ce mercredi, "l'AIT informe que les données du DFDR (l'enregistreur des paramètres de vol) et du CVR (l'enregistreur des conversations de bord) ont été correctement exploitées et que les premières analyses ont été conduites par la CITAAM (Comisión para la Investigación Técnica de Accidentes de Aeronaves Militares), avec les conseils techniques des équipes d'Airbus Defence and Space envoyées en soutien".

La CITAAM confirme que les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de la puissance après le décollage et n'ont pas répondu aux tentatives entreprises par l'équipage pour contrôler normalement la puissance, tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l'équipage. "Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur « flight idle » (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l'équipage pour récupérer de la puissance", a expliqué Airbus Defence and Space. Cette perte de puissance est cohérente avec le fait que les trois moteurs en question étaient concernés par les problèmes identifiés par l'AOT du 19 mai.

Les premières analyses ont montré que les autres systèmes de l'avion ont fonctionné normalement et qu'il n'y a pas eu d'autre anomalie identifiée durant le vol. En conséquence, Airbus Defence and Space n'ajoute pas d'autres recommandations à celles figurant dans l'AOT du 19 mai.

 

Le DGA recense de nombreux autres déboires de l'A400M

L'avancement des différents développements en cours concerne les capacités tactiques de l'avion : extraction de charges lourdes par la rampe arrière, parachutage par les deux portes latérales et, "fonction essentielle aujourd'hui absente", autoprotection de l'avion - "en particulier contre les missiles de courte portée à guidage infrarouge", a expliqué Laurent Collet-Billon. Selon lui, "l'extraction des charges lourdes ne posera pas de problème particulier mais le doute est de mise sur le parachutage simultané par les deux portes". Et de rappeler que "l'histoire, sur ce point, se répète puisque le C-17 avait connu le même problème - lequel avait été réglé par un changement de parachute : la solution est sans doute à chercher de ce côté, une fois encore".

Laurent Collet-Billon est en revanche plus inquiet sur le développement de l'autoprotection. Tout comme le chef d'état- major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui a rappelé que sa "principale priorité" était "désormais l'arrivée des capacités tactiques, en particulier d'autoprotection, qui était prévue pour 2015, mais qui a pris du retard". Le général Mercier  peut être inquiet surtout après l'audition du Délégué général. "Je n'ai pas beaucoup de nouvelles s'agissant de l'autoprotection, a souligné ce dernier, ce qui n'est évidemment pas bon signe. Airbus a fait entrer en lice plusieurs entreprises sur le développement de cette capacité ; nous souhaitons donc avoir des précisions quant à ses perspectives d'intégration".

Enfin, s'agissant du ravitaillement en vol des hélicoptères, "les dernières nouvelles ne sont guère positives non plus", a-t-il expliqué. Des informations qui pourraient plomber le moral du général Mercier sur l'exécution de ses missions de transport tactique. D'autant qu'il est lui aussi insatisfait des livraisons des A400M qui "arrivent, mais pas au rythme que nous souhaiterions". Une inquiétude également partagée le 20 mai dernier à l'Assemblée nationale par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : "je ne suis pas certain que nous recevrons bien les quatre appareils qui doivent nous être livrés en 2015. Or nous en avons besoin pour nos opérations extérieures".

 

A quoi servent les A400M?

"L'A400M représente déjà un atout pour nos missions logistiques", a assuré le général Mercier. Ces avions effectueront toutes leurs missions depuis la base aérienne d'Orléans, qui est "un système de combat à part entière, y compris pour les opérations extérieures". "Les possibilités de l'A400M quant à l'acheminement des matériels lourds sur des pistes sommairement préparées, par exemple, sont tout à fait significatives", a rappelé de son côté Laurent Collet-Billon, qui "continue d'être un farouche partisan de l'A400M".

"L'intérêt pour cet avion est au demeurant manifeste, non seulement de la part de la Malaisie, mais aussi des pays du Moyen-Orient, indépendamment des questions posées sur l'accident", a notamment assuré le patron de la DGA.

Le chef d'état-major souhaite également moderniser les capacités de l'armée de l'air. Dans ce cadre, l'escadron Touraine, premier escadron de transport équipé d'A400M Atlas, "continue à recevoir des appareils. Il dispose aujourd'hui de six avions, le septième devant arriver d'ici deux ou trois semaines"., a précisé le général Mercier. Cette modernisation permet, en parallèle, de simplifier le réseau des bases de transport. En 2016, l'armée de l'air ne disposera plus que de deux grands pôles de transport : le pôle A400M et opérations spéciales à Orléans et le pôle cargo léger et moyen à Évreux, où elle va transférer les CASA actuellement basés à Creil. Ce regroupement de spécialistes de la maintenance aéronautique au sein d'un escadron de soutien unique sur la base d'Évreux optimisera des compétences qui se raréfient.

 

Pourquoi l'achat de C-130?

Pourquoi la France veut-elle acheter des avions de transport tactiques C-130 d'occasion fabriqué par l'américain Lockheed Martin ? "Le vieillissement de la flotte d'avions de transport tactiques, en particulier les Transall et les C-130, est une préoccupation sensible, alors même que l'A400M rencontre les difficultés que l'on connaît. Cela conduit à envisager l'acquisition de C-130, a priori d'occasion, dont certains permettraient le ravitaillement en vol des hélicoptères", a expliqué le Délégué général pour l'armement. Par ailleurs, certains des C-130 seront équipés de missiles pour les besoins des forces spéciales.

"Compte tenu du renforcement de nos forces spéciales, et du fort taux d'utilisation de nos aéronefs, nous devrons peut-être nous doter très vite de moyens de transport tactique autres, en plus des A400M déjà commandés. Nécessité fera loi", a précisé aux député le ministre de la Défense.

Le ministère avait expliqué en mai qu'il étudiait la mise à disposition (acquisition ou location) d'une capacité de quatre appareils supplémentaires de transport, les C130, dont deux équipés pour pouvoir ravitailler en vol les hélicoptères. Pour Laurent Collet-Billon, "cette fonction est importante en Afrique, dans la mesure où la méthode actuelle de ravitaillement, au sol, sur des terrains sablonneux, est agressive pour les moteurs". Ce que confirme le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui parle de "surintensité" pour ce type de matériels dans la bande saharo-sahélienne.

"Elle correspond à une usure prématurée des matériels, à une surconsommation de munition, etc. Par exemple, les hélicoptères et les moteurs des C130 utilisés dans la bande saharo-sahélienne vieillissent prématurément à cause du sable", a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense.

 

Renouvellement de la flotte de C-130

Avec les nouveaux aléas de l'A400M, de nouvelles réflexions pourraient amener le ministère de la Défense à anticiper le renouvellement de la flotte de C-130 prévu après 2020. La France dispose déjà d'une flotte de quatorze appareils, notamment utilisés par les forces spéciales et les services et tous acquis d'occasion. Mais cette flotte n'est pas toute neuve. "S'y intéresser dès aujourd'hui est donc une anticipation davantage qu'une rupture stratégique, a expliqué Laurent Collet-Billon. La réflexion en ce domaine sera menée d'ici à la fin de l'année".

"Je suis aussi très attentivement la modernisation des C130, a pour sa part indiqué aux députés le général Mercier. Celle-ci est double. Elle est d'une part d'ordre réglementaire: il faut donner à ces avions anciens la possibilité de s'inscrire dans la circulation aérienne générale, compte tenu des nouvelles normes. Elle est, d'autre part, opérationnelle : ces appareils doivent continuer à répondre aux besoins des forces spéciales dans les meilleures conditions".

Laurent Collet-Billon a également rappelé aux députés que "l'A400M dispose de capacités tactiques, mais il ne constitue pas, à proprement parler, un avion tactique au sens où l'étaient le Transall ou même les C-130 - avions préférés des forces spéciales et des services -, compte tenu notamment de son volume et de son envergure". C'est pour cela qu'il avait déjà suggéré l'acquisition de C-130 "capables de ravitaillements en vol, en l'occurrence quatre C-130J neufs, pour un prix de l'ordre de 800 millions d'euros qui, bien que très critiqué, correspondait aux prix communiqués à la faveur de contacts sur place, aux États-Unis - étant entendu que le projet n'a jamais été officiellement formalisé".

"Si le contrat est si onéreux, c'est non seulement parce que le C-130J est la dernière version produite par Lockheed Martin, mais aussi parce que ses moteurs, son avionique et son pilotage sont différents - le nombre de pilotes est réduit à deux -, d'où la nécessité d'acheter des services d'instruction des personnels, des simulateurs et de la logistique supplémentaire", a expliqué le Délégué général pour l'armement.

Le prix de l'A400M avoisine les 130 millions d'euros, mais ce chiffre monte à 150 millions si l'on y ajoute la part afférente au développement. Un C-130, lui, coûte quelque 90 millions de dollars, selon Laurent Collet-Billon.

 

Où acheter des avions d'occasion?

L'achat d'A400M d'occasion ne semble pas aussi facile que cela. Selon Laurent Collet-Billon, les États-Unis ne sont "guère vendeurs de C-130 d'occasion, pour la bonne raison qu'ils les utilisent". "S'agissant des appareils que nous souhaitons armer, il ne s'agit pas tant de Gunship, au demeurant, que d'appareils équipés de missiles Griffin sous pylônes, tels que ceux utilisés par les forces spéciales américaines. Les Marines disposent effectivement d'appareils de ravitaillement en vol des hélicoptères, mais ils ne sont pas prêteurs..", a-t-il regretté.

"Si les États-Unis ne sont ni prêteurs ni vendeurs en ce domaine, c'est sans doute parce qu'ils n'ont aucune idée du futur programme d'avion de transport : ne restent sur la ligne de production, selon mes informations, que quatre C-17 à queue blanche ; les C-130J, eux, sont déjà réservés".

La France envisage l'acquisition de C-130H "de bonne qualité, dotés, si possible, d'une avionique et de moteurs similaires à ceux de nos propres avions remis à niveau". Le ministère de la Défense ferait appel à une entreprise comme Marshall afin d'installer des systèmes de ravitaillement à bord sous forme de kits.

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