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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

02/06/2015  Le Point.fr (AFP)

 

Le système de régulation des turboréacteurs "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", affirme El Confidencial.

 

De nombreux protocoles ont été ignorés lors de l'assemblage final de l'avion de transport militaire A400M qui s'est écrasé le 9 mai près de Séville, faisant quatre morts, pour rattraper les retards de livraison, affirme mardi le site économique espagnol El Confidencial. Le FADEC (Full Authority Digital Engine Control), système de régulation des turboréacteurs, "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", assure ce média en ligne en citant des "sources du secteur aéronautique".

"De nombreux protocoles ont été ignorés. Si l'appareil avait fait le rodage des moteurs à haute vitesse au sol avant le premier vol, les moteurs se seraient bloqués" avant les essais en vol, selon les mêmes sources. "Et tout est dû à l'urgence", ajoutent-elles. Airbus était en effet critiqué par ses clients pour les retards dans la livraison de l'A400M. Le directeur de la stratégie d'Airbus Group, Marwan Lahoud, cité jeudi par le quotidien allemand Handelsblatt, avait reconnu "un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final" de l'A400M.

 

"Combinaison de facteurs"

Le PDG d'Airbus, filiale aéronautique civile d'Airbus Group, avait estimé samedi qu'il y avait eu "soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures". "Tant que la commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires n'a pas communiqué, il est trop tôt pour déterminer les causes de l'accident", a déclaré mardi une porte-parole du groupe interrogée sur les informations du site El Confidencial.

"Comme pour tout accident, il y aura probablement une combinaison de facteurs et non une cause unique", a-t-elle ajouté. L'appareil sorti de la chaîne d'assemblage des A400M à Séville, dans le sud de l'Espagne, s'est écrasé le 9 mai peu après le décollage, à la suite apparemment d'une panne des moteurs. Quatre des membres d'équipage ont été tués, deux autres grièvement blessés.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:55
Cérémonie de baptême de l’A400M Atlas «Ville de Colmar»

 

29/05/2015 Sources : Armée de l'air

 

Jeudi 28 mai 2015, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) a présidé la cérémonie militaire de baptême de l’avion de transport A400M Atlas MSN 14, appareil arborant désormais sur son fuselage gris le marquage «Ville de Colmar».

 

Sur le tarmac alsacien, le CEMAA a été accueilli par le dernier commandant de la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim avant sa dissolution en 2010, le général David Pincet, actuel commandant de la brigade aérienne des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI) du commandement des forces aériennes (CFA). M. Gilbert Meyer, maire de la ville de Colmar, était également présent, ainsi que de nombreuses autorités civiles et militaires.

 

Au terme de cette cérémonie, le général Mercier a réaffirmé tout l’attachement qui liait l’armée de l’air à la ville de Colmar, haut lieu de l'histoire militaire française. «Ses habitants ont su tisser des relations étroites avec les générations d'aviateurs qui ont eu la chance de résider dans cette région magnifique. Car ce baptême permet en outre de garder intact le souvenir de la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim «Commandant René Pépin», emprise phare de l'armée de l'air entre 1951 et 2010. (…) Les couleurs de la ville de Colmar accompagneront désormais chaque vol de cet avion, partout dans le monde, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, conformément à l'engagement opérationnel de l'armée de l'air ».

 

Le CEMAA a également déclaré que l’A400M Atlas ouvrait «une nouvelle page dans l’histoire du transport aérien militaire.», «Programme essentiel de la Défense pour lequel la nation consacre un effort important, l'A400M Atlas montre la volonté de la Frange de se doter d'outils conformes à ses ambitions, au service de la préservation de la paix dans le monde et de la protection de nos compatriotes. (…) Face à ce défi, les hommes et les femmes ayant oeuvré sur le programme ont montré un enthousiasme remarquable et peuvent éprouver une fierté légitime alors que les exemplaires de série continuent à être livrés.»

 

Réceptionné le 18 décembre 2014 par l’armée de l’air, le MSN 14 est le sixième appareil livré par l’industriel. Il est également le troisième exemplaire baptisé, après les Atlas «Ville d’Orléans» et «  Ville de Toulouse ». Quelques semaines après son arrivée dans les forces aériennes, le MSN 14 s’élançait déjà avec succès pour le premier tour du monde réalisé par un Atlas.

Cérémonie de baptême de l’A400M Atlas «Ville de Colmar»
Cérémonie de baptême de l’A400M Atlas «Ville de Colmar»

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 22:50
Pour le patron d'Airbus, le crash de l'A400M ne remet pas en cause sa conception

Des défauts de procédure de contrôle pourraient avoir causé le crash de l'A400M en Espagne, selon le patron d'Airbus, Fabrice Brégier. photo Airbus Military

 

30/05/2015 latribune.fr

 

Fabrice Brégier, le PDG d'Airbus estime que la faille à l'origine de l'accident d'un A400M début mai en Espagne est à chercher au niveau des procédures de test.

 

Pas d'erreur dans la conception de l'A400M. C'est ce que 'affirme le patron de la filiale aéronautique civile d'Airbus Group. "La conception de l'avion n'est pas à remettre en cause", a affirmé Fabrice Brégier lors d'une émission organisée par FranceInter, ITélé et les Echos ce samedi. Il était invité à donner son opinion sur les causes possibles de l'accident survenu le 9 mai à Séville qui a causé la mort de 4 personnes et fait 2 blessés graves.

 

Procédures de tests

Deux jours plus tôt, Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie chez Airbus Group, a admis dans le quotidien allemand Handelsblatt qu'un problème au niveau de la production finale a pu provoquer un crash. "Il n'y a pas de défaut structurel" a-t-il néanmoins nuancé. Il serait question d'un problème dans l'installation du logiciel de contrôle des moteurs.

Réagissant à ces informations, Fabrice Brégier a indiqué:

"Ensuite, il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures".

 

"On tire l'ensemble des conséquences d'un tel accident"

Si la responsabilité du programme A400M donc d'une enquête sur les causes de l'accident échoit à la branche défense d'Airbus Group, le dirigeant de la branche civile à souligné:

Au niveau du groupe, on tire à chaque fois l'ensemble des conséquences d'un tel accident, ou même d'un incident".

Fabrice Brégier, qui s'exprimait quelques jours avant l'ouverture du salon du Bourget, a assuré: "on n'a pas eu, à Toulouse, de problème au cours des 20 dernières années."

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:50
Crash de l'A400M : Airbus reconnait "un sérieux problème de qualité"

Un A400M s'est écrasé le 9 mai dernier près de Séville tuant 4 personnes. L'ensemble de la flotte en circulation dans le monde a été immobilisée. - photo Airbus DS

 

28/05/2015 latribune.fr 

 

Marwan Lahoud, directeur de la stratégie chez Airbus, admet qu'un problème, au niveau de la production finale, a pu conduire à l'accident qui a tué 4 personnes le 9 mai. "Il n'y a pas de défaut structurel" a-t-il néanmoins nuancé.

 

L'analyse des boîtes noires de l'avion militaire A400M, qui s'est écrasé le 9 mai en Espagne, faisant 4 morts, confirme "un sérieux problème dans l'assemblage final", a déclaré un haut responsable d'Airbus au journal allemand Handelsblatt à paraître vendredi.

 

Les boîtes noires ont parlé

"Les boîtes noires le confirment. Il n'y pas de défaut structurel, mais nous avons un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final", affirme Marwan Lahoud, directeur de la stratégie du groupe aéronautique européen, après avoir eu connaissance pour la première fois des analyses des boîtes noires de l'appareil.

"Nous avons pris connaissance pour la première fois hier (mercredi) des résultats, ils confirment nos analyses internes", a précisé M. Lahoud au quotidien des affaires allemand.

 

De nouveaux contrôles recommandés

Le 19 mai, Airbus avait déjà ordonné à ses clients une inspection de leurs A400M en leur adressant une note d'alerte pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs.

Cette note demandait "aux exploitants d'effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l'ECU (l'unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l'avion avant le vol et d'effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l'ECU".

Un avion de transport militaire Airbus A400M Atlas (vol CASA423) s'était écrasé samedi 9 mai près de Séville, dans le sud de l'Espagne. Cet accident a fait 4 vitcimes et deux personnes ont été gravement blessées. Il s'agissait d'un vol d'essai de cet avion militaire. Aussitôt après cet accident, plusieurs pays dont la Turquie, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont décidé d'immobiliser leur flotte d'Airbus A400M.

 

Nombreux déboires

L'appareil a connu de nombreux déboires depuis le lancement du programme en 2003 à la demande des armées européennes: retards de fabrication et à la livraison, dépassement de coût de 6,2 milliards d'euros (30% du budget) et querelles entre les clients et le constructeur qui avait même menacé de jeter l'éponge.
Équipé de quatre turbopropulseurs, l'A400M est capable d'assurer le transport de troupes, de parachutistes et matériel, y compris des blindés et des hélicoptères, sur de longues distances et à grande vitesse tout en atterrissant sur des terrains sommaires. Il peut transporter jusqu'à 37 tonnes sur 3.300 km.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:55
Les armées auront de nouveaux équipements d'ici à 2019

7 hélicoptères d'attaque Tigre et 6 hélicoptères de transport NH 90 vont étre commmandés par le ministère de la Défense. photo A. Pecchi - Airbus HC

 

20/05/2015 Par Véronique Guillermard – leFigaro.fr

 

La loi de programmation militaire actualisée prévoit 1,5 milliard d'euros pour accélérer l'acquisition de matériels.

 

La loi de programmation militaire (LPM) actualisée 2014-2019 a été adoptée, mercredi 20 mai, en Conseil des ministres. Le texte, qui prévoit 3,8 milliards d'euros de crédits budgétaires supplémentaires en faveur de la défense entre 2015 et 2019, sera discuté au Parlement au cours de la première semaine de juin.

Le texte prévoit un effort conséquent au bénéfice des équipements. Une bonne nouvelle pour les armées et les industriels de l'armement. Le ministère de la Défense espère disposer d'une enveloppe de 2 milliards d'euros. Sur ce total, 500 millions seront consacrés au maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels utilisés intensivement par les 9 000 militaires engagés sur les théâtres d'opération extérieurs, afin que leur taux de disponibilité reste optimum. «Un demi-milliard de crédits budgétaires frais sera en outre programmé en urgence pour financer un surcroît d'équipements prioritaires», précise-t-on au cabinet de Jean-Yves Le Drian. L'Hôtel de Brienne espère enfin dégager 1 milliard, toujours au bénéfice de matériels neufs, grâce aux marges de manœuvres financières créées par l'évolution de certains indices (baisse du pétrole et de l'euro, notamment).

L'exercice ne sera pas facile. «Nous sommes encore hyper-serrés au vu de l'engagement de nos forces sur le terrain. Consacrer 1,5 milliard d'euros en plus pour les équiper en matériels neufs représente un effort considérable. Mais il faut espérer que le milliard issu du ministère sera bien au rendez-vous», admet un conseiller de Jean-Yves Le Drian. La LPM, bien qu'actualisée, reste dans un cadre très contraint.

 

Airbus Group sous pression

Afin de répondre à l'urgence, le ministère de la Défense prévoit de commander «tout de suite» 7 hélicoptères d'attaque Tigre et 6 hélicoptères de transport NH 90. De même, la livraison des 3 derniers ravitailleurs (MRTT) sur les 12 prévus sera anticipée, compte tenu du risque de rupture de la flotte de Transall, à bout de souffle. Leur moyenne d'âge atteint désormais 51 ans. «Et, compte tenu des aléas qui pèsent sur la livraison de l'Airbus A 400M», la France étudie l'acquisition de quatre C 130 auprès de l'américain Lockheed Martin.

«La décision n'est pas encore prise. Nous la prendrons au plus tard à la fin 2015», précise le ministère de la Défense. Celui-ci met Airbus Group sous pression après l'accident d'un A 400M début mai et la découverte d'un problème potentiel sur le moteur (nos éditions du 20 mai). Pragmatique, Jean-Yves Le Drian n'hésitera pas à répondre à l'urgence capacitaire, comme il l'a déjà fait en achetant des drones de reconnaissance américains Reaper. Ils seront d'ailleurs dotés d'une capacité d'écoute électromagnétique. De même, deux C 130 déjà en service seront dotés de capacités offensives avec des missiles Griffin fabriqués par Raytheon.

L'Hôtel de Brienne a aussi tenu compte des contrats signés à l'exportation afin que les armées ne soient pas «perdantes». Six avions de combat Rafale et la frégate Normandie seront en effet prélevés sur le quota français pour livrer l'Égypte. «Mais, à fin 2019, insiste-t-on au cabinet du ministre, l'armée de l'air aura bien les 26 Rafale prévus dans la LPM et la Marine ses 6 frégates de lutte antisoumarine. Et nous avançons la construction d'une neuvième frégate multimission.»

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:50
Crash A400M : le logiciel gérant les moteurs dans le viseur de l'enquête

Airbus DS a envoyé une note d'alerte opérationnelle (AOT) à tous les exploitants de l'A400M pour les informer d'une inspection à effectuer - photo JL. Brunet - Armée de l'air

 

19/05/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr (avec Agences)

 

Une défaillance du système informatique gérant les moteurs de l'avion de transport militaire serait une hypothèse de l’origine du crash de l'A400M en Espagne. Pour autant, les boites noires n'auraient pas été encore exploitées.

 

Airbus Defence and Space (Airbus DS) a ordonné à tous ses clients une inspection de leurs avions de transport militaire A400M, dont un exemplaire s'est écrasé à Séville (sud de l'Espagne) début mai. "Airbus DS a envoyé une note d'Alerte Opérationnelle (AOT) à tous les exploitants de l'A400M pour les informer d'une inspection à effectuer sur la flotte", a annoncé ce mardi l'avionneur dans un communiqué. Actuellement, douze A400M sont en service dans cinq pays. Cette décision a été prise à la suite de la découverte d'une anomalie potentielle sur le système informatique gérant les moteurs. Selon Reuters, les premières conclusions laisseraient penser qu'il s'agit plus d'un problème de qualité que de
conception de l'ensemble.

Cette note "demande aux exploitants d'effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l'ECU (l'unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l'avion avant le vol et d'effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l'ECU". L'ECU est l'un des deux calculateurs qui composent le système informatique complexe de régulation et de surveillance des moteurs (Fadec), développé par le groupe allemand MTU Aero Engines. Le Fadec avait déjà été à l'origine des nombreux retards du programme A400M.

Le FADEC (Full Automatic Digital Engine Control) est un système informatique chargé du contrôle des moteurs, qui équipe tous les avions modernes. Le FADEC de l'A400M est constitué, par moteur, de deux calculateurs, ainsi que de leurs logiciels. Les deux calculateurs sont l'Engine Control Unit (ECU), chargé du contrôle du moteur et de l'hélice, et l'Engine Protection and Monitoring Unit (EPMU), chargé de superviser les fonctions critiques en cas de défaillance de l'ECU et de fournir les informations nécessaires à la maintenance. Le FADEC de l'A400M est particulièrement complexe : il comprend 275.000 instructions, contre 90.000 environ pour ceux de l'A380 ou du Rafale. La complexité est accrue par la prise en compte de la régulation de l'hélice et des équipements nacelles.

Airbus DS n'a pour autant pas établi de lien avec l'accident de l'A400M en Espagne, qui a fait 4 morts - les deux pilotes et deux ingénieurs - et deux blessés graves le 9 mai dernier. L'appareil, qui effectuait un vol d'essai avant sa livraison à la Turquie prévue en juillet, s'est écrasé peu après le décollage. Le groupe a indiqué avoir transmis ces informations "immédiatement, aux autorités chargées de l'enquête" en Espagne.

 

Un problème de logiciel?

L'enquête est menée par la Commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires (CITAAM), qui devra présenter ses conclusions au juge d'instruction espagnol saisi du dossier. Selon un expert du secteur sous couvert de l'anonymat, le problème potentiel constaté par Airbus DS pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur. Le site internet du magazine "Der Spiegel" citant des sources dans l'entourage d'Airbus a évoqué comme cause possible de l'accident un problème de logiciel qui aurait entraîné l'arrêt de trois propulseurs, un problème technique face auquel les pilotes ne pouvaient rien.

Dans sa note, Airbus DS indique simplement que "pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, (il) a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer". Ces éléments résultent "des analyses internes à Airbus DS et fait partie de ses activités permanentes en matière de navigabilité, indépendamment de l'enquête officielle en cours", selon la note. Ce qui voudrait dire que des incidents ont déjà été identifiés lors de vols précédents.

 

Les boites noires pas encore exploitées

En signe de confiance dans l'appareil, Airbus a organisé le 12 mai un vol d'essai entre Toulouse et Marseille avec à son bord le patron d'Airbus Military, Fernando Alonso. Mais la Turquie, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Malaisie ont maintenu la suspension des vols d'A400M dans l'attente des résultats de l'enquête. Mesure confirmée par Berlin et Ankara après l'annonce de la note d'alerte d'Airbus DS. Seule la France, qui possède le plus grand nombre d'A400M (6 exemplaires), a maintenu les autorisations pour les seuls vols prioritaires en opération.

A Paris, le ministère de la Défense a rappelé après l'annonce de cette note d'alerte d'Airbus DS avoir "commandé au début de l'année un rapport à Tom Enders (le PDG d'Airbus Group, maison-mère, ndlr) sur les capacités de l'A400M et le calendrier de livraison". "Nous en attendons la réponse pour le début de l'été avant de prendre une décision sur l'A400M", a précisé le ministère.

En Allemagne, l'armée de l'air a reçu la note d'alerte d'Airbus et est en train de l'étudier. Le ministère de la Défense a toutefois souligné que le constructeur ne peut pas encore établir que ces éléments sont la cause de l'accident car ils n'ont pas encore été comparés aux données des boîtes noires de l'appareil. Celles-ci n'ont pas encore été exploitées, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP. A Madrid, le ministère de la Défense s'est refusé à tout commentaire avant les résultats de l'enquête. Le ministre de la Défense espagnol, Pedro Morenes, s'était prononcé sur la suspension des vols, alors que l'A400M est produit à Séville.

 

Un programme maudit

Les problèmes techniques sur les moteurs de l'A400M sont en bonne partie responsables des déboires du programme, dont le premier appareil a été livré en 2013, avec quatre ans de retard. Ces turbopropulseur TP400 sont conçus par le consortium EPI Europrop International, qui regroupe le français Snecma (groupe Safran), le britannique Rolls Royce, l'espagnol ITP et l'allemand MTU.

Le programme a également connu d'importants surcoûts, avec une facture finale d'environ 30 milliards d'euros contre un peu plus de 20 milliards prévus initialement. Au total, 174 A400M ont été commandés par huit pays.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 12:50
photo EATC

photo EATC

 

19 mai 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Airbus Defence and Space (Airbus DS) a transmis une note d'alerte aux clients de son avion de transport militaire A400M pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs, après le crash d'un de ces appareils qui a fait 4 morts le 9 mai en Espagne.

 

Cette note d'alerte demande aux exploitants d'effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l'ECU (l'unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l'avion avant le vol et d'effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l'ECU, a indiqué Airbus DS dans un communiqué.

 

Selon un expert du secteur, un dysfonctionnement de l'ECU pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur.

 

Pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, Airbus DS a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer, a précisé l'avionneur dans son communiqué.

 

Mais Airbus n'a pas établi de lien entre ce problème potentiel et l'accident de l'A400M à Séville, dans le sud de l'Espagne. L'avion effectuait un vol d'essai avant sa livraison à la Turquie qui était prévue en juillet.

 

La note émise par le groupe résulte des analyses internes à Airbus DS et fait partie de ses activités permanentes en matière de navigabilité, indépendamment de l'enquête officielle en cours, a souligné Airbus DS.

 

Ces informations ont également été transmises, immédiatement, aux autorités chargées de l'enquête en Espagne, a ajouté Airbus DS.

 

L'enquête est menée par les autorités militaires espagnoles, précisément par la Commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires (CITAAM) qui devra présenter ses conclusions au juge d'instruction saisi du dossier.

 

A la suite de l'accident qui, outre les deux pilotes et ingénieurs décédés, a fait aussi deux blessés graves, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie et la Malaisie ont suspendu les vols des appareils en service.

 

Au total, 174 A400M ont été commandés par huit pays: Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Turquie et Malaisie. Douze seulement sont en service à ce jour.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

12 mai 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com


Jacques Gautier, sénateur des Hauts-de-Seine et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, ne conçoit pas qu’on puisse abandonner le programme d’avion de transport militaire d’Airbus. Selon l’élu, certains pays risquent de réduire leurs commandes d’A400M et les éventuels surcoûts liés à la correction du programme devraient incomber à l’industriel.

 

L'Usine Nouvelle : Suite au crash de Séville, faut-il prendre la décision de clouer les A400M au sol ?

Jacques Gautier : Il ne faut tirer des conclusions hâtives. L’accident est-il lié à un arrêt moteur ? Au fait que l’appareil ait heurté les lignes à haute tension sur son retour ? On n’en sait rien. Est-ce un problème majeur lié à un équipement critique ou un problème mineur lié à la maturité de l’appareil ? Les boites noires nous le diront. Ma conviction est que l’A400M est un bon appareil. J’ai eu l’occasion de le prendre à plusieurs reprises et encore mercredi dernier (6 mai, ndlr) entre Villacoublay et Lyon, dans le cadre d’un déplacement avec le ministère de la Défense. J’ai pu vérifier les immenses qualités de cet appareil.

Il est capable d’aller vite et loin, à Mac 0,72, quasiment à la vitesse d’un avion de ligne commercial tout en sachant se poser sur des pistes sommaires. Il est capable de franchir plus de 7000 kilomètres avec une charge moyenne et sa soute peut contenir deux hélicoptères Tigre ou encore un véhicule blindé comme le VBCI. Les forces françaises ont besoin d’un tel appareil pour remplir leurs missions.

 

 

Suite de l'entretien

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:55
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

11/05/2015 Le Point

 

Un A400M s'est écrasé avec six personnes à bord, samedi, à Séville. La France dispose de six de ces avions qui ont déjà cumulé 1 700 heures de vol.

 

Au lendemain du crash d'un A400M à Séville, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a précisé que seuls les vols "prioritaires en opérations" des avions de transport militaires A400M de l'armée française seraient autorisés, dans l'attente des résultats de l'enquête sur l'accident. "Nos A400 sont en opérations, seuls les vols extrêmement prioritaires en opérations seront autorisés (...) jusqu'à ce que nous ayons les éléments de l'enquête qui va être diligentée", a déclaré le ministre de la Défense à l'issue d'une rencontre à Lorient (Morbihan) avec ses homologues allemand, polonais et espagnol. "La France dispose aujourd'hui de six A400M qui ont cumulé plus de 1 700 heures de vol de manière extrêmement performante. C'est un appareil de très grande qualité", a insisté M. Le Drian à propos de cet avion construit par Airbus Defence and Space, filiale du constructeur aéronautique européen Airbus Group.

Un porte-parole de l'armée de l'air avait auparavant déclaré que la France continuerait à utiliser sa flotte d'avions Airbus A400M, jugeant ne "pas avoir d'éléments à ce stade" pour les immobiliser. L'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Turquie ont quant à elles suspendu tous les vols de leurs A400M.

 

Un soutien à l'entreprise Airbus

M. Le Drian s'est associé à son homologue espagnol Pedro Morenés pour exprimer un "soutien à l'entreprise" européenne Airbus et demander "que tout soit clarifié le mieux possible, qu'on examine les causes, qu'on en décline les conséquences, que cela se fasse de la manière la plus transparente".

"On ne saurait bâcler une enquête d'une telle importance, elle prendra le temps qu'il faudra", a souligné M. Morenés.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

10/05/2015 LesEchos.fr

 

L’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Turquie ont suspendu les vols de leurs A400M depuis l’accident. La France a maintenu les vols « prioritaires en opérations ».

 

Après l’accident de l’A400M survenu samedi en Espagne, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Turquie ont décidé d'immobiliser temporairement leurs Airbus A400M. L'armée allemande a « décidé samedi de suspendre jusqu'à nouvel ordre les vols d'entraînement » de son unique A400M, a déclaré un officier de presse des forces armées à l'AFP. Cet officier a précisé que« depuis sa livraison en décembre, l'avion a volé de façon régulière ». « Nous attendons maintenant les résultats de l'enquête d'Airbus sur les raisons de l'accident de l'A400M à proximité de Séville », a-t-il ajouté, indiquant être « en contact constant avec Airbus ».Même précaution du ministère de la Défense en Grande-Bretagne, où « par mesure de précaution, les avions A400M britanniques sont temporairement immobilisés »depuis samedi, a également déclaré une porte-parole. La Turquie, destinataire de l'appareil qui s'est écrasé samedi, a elle aussi suspendu les vols d'entraînement sur ses deux Airbus A400M « pour des raisons de sécurité », a rapporté dimanche l'agence de presse Anatolie. Un responsable de l'industrie de défense turque a confirmé à l'AFP que cet avion devait être livré en juillet. Au total, Ankara a signé un accord pour l'achat de 10 A400M d'ici à 2018. Deux ont été livrés l'an dernier et deux autres doivent l'être en 2015, a-t-il précisé.

Seule la France a annoncé qu'elle continuerait à faire voler sa flotte de six A400M. Mais, a précisé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, seuls les vols « prioritaires en opérations » des avions de transport militaires A400M de l’armée française seraient autorisés, dans l’attente des résultats de l’enquête sur le crash d’un A400M en Espagne. Le ministre de la Défense a rencontré à Lorient (Morbihan) ses homologues allemand, polonais et espagnol. « La France dispose aujourd’hui de six A400M qui ont cumulé plus de 1.700 heures de vol de manière extrêmement performante. C’est un appareil de très grande qualité », a insisté M. Le Drian, à propos de cet avion construit par Airbus Defence and Space, filiale du constructeur aéronautique européen Airbus Group.

Un porte-parole de l’armée de l’air avait auparavant déclaré que la France continuerait à utiliser sa flotte d’avions Airbus A400M, jugeant ne « pas avoir d’éléments à ce stade » pour les immobiliser.

 

Soutien à Airbus

M. Le Drian s’est associé à son homologue espagnol Pedro Morenés pour exprimer un « soutien à l’entreprise »européenne Airbus et demander « que tout soit clarifié le mieux possible, qu’on examine les causes, qu’on en décline les conséquences, que cela se fasse de la manière la plus transparente ».

 « La France dispose aujourd’hui de six A400M qui ont cumulé plus de 1.700 heures de vol de manière extrêmement performante. C’est un appareil de très grande qualité », a souligné Jean-Yves Le Drian devant la presse, à l’issue d’une rencontre à Lorient (ouest) avec ses homologues allemand, espagnol et polonais.

L’entreprise Airbus « représente l’industrie militaire européenne, il est donc essentiel que nous montrions notre soutien et notre appui aux efforts qu’elle mène pour tirer cet incident au clair », a insisté le ministre espagnol, Pedro Morenés. « On ne saurait bâcler une enquête d’une telle importance, elle prendra le temps qu’il faudra », a ajouté M. Morenés, jugeant « extrêmement important de ne pas arriver à des conclusions hâtives ». « Il ne faut pas tomber dans la critique facile d’une entreprise qui s’est montrée jusqu’ici extrêmement dynamique, un formidable concurrent dans son domaine »,a-t-il insisté.

Egalement présente à Lorient, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a proposé l’expertise de son pays pour analyser les causes de l’accident et trouver une solution aux éventuels problèmes décelés.

 

Retards et déboires

Ce crash de l’A400M, le premier pour ce modèle d’appareil, est un nouveau coup dur pour ce programme qui a accumulé retards et surcoûts, conduisant la branche aviation militaire d’Airbus Group à se réorganiser pour changer de patron en début d’année. Déjà en 2010, Airbus avait failli jeter l’éponge. Tom Enders, le patron d’Airbus, avait menacé d’abandonner le programme, lancé en 2003, si les sept pays à l’origine (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) n’acceptaient pas de partager les surcoûts : 6,2 milliards d’euros, soit 30% du budget initial. Le groupe s’interrogeait alors sur la pertinence même de ce programme dont le coût explosait et qui commençait à connaître des retards.

Si aujourd’hui l’existence même de ce programme n’est pas remise en cause, avec 174 appareils commandés et 12 déjà livrés, le programme connaît toujours des difficultés. A tel point que, en janvier, Tom Enders a dû présenter des excuses aux autorités britanniques pour les retards dans les livraisons, avant d’annoncer une réorganisation complète de sa filiale Airbus Defence and Space. « Nous faisons face à des retards dans les livraisons et dans le développement des capacités militaires », avait-il déclaré lors de voeux à la presse. « Ce n’est pas une catastrophe mais c’est suffisamment significatif »,ajoutait-il en assurant que son groupe travaillait « aussi dur que possible pour prendre des mesures correctives ». Dans la foulée était annoncé le départ du directeur de cette branche aviation militaire Domingo Ureña Raso, et son remplacement par Fernando Alonso, jusque-là en charge des essais en vol.

Airbus DS a promis que « le programme A400M sera restructuré (...) pour permettre une meilleure efficacité au sein de la division d’Airbus DS et pour permettre au programme A400M (...) de répondre au mieux aux manquements actuels ». Il devait communiquer fin février/début mars un nouveau calendrier de livraison, mais ce dernier n’est toujours pas connu. Le groupe a aussi dû passer une provision de 551 millions d’euros sur son exercice 2014 pour prendre en compte les nouveaux retards enregistrés par l’A400M.

 

Les clients en colère

L’A400M est un appareil avec une motorisation complexe et des demandes techniques divergentes selon les pays clients. Le groupe a subi de vives critiques de la part de ces derniers. Comme en Grande-Bretagne, par exemple, qui a commandé 22 appareils et en attendait sept en 2015, et où Tom Enders a présenté ses excuses.

Comme en Allemagne aussi, de la part de la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, qui a souligné, fin janvier dans Der Spiegel, qu’il y avait « plus en jeu que la seule image d’une entreprise industrielle, il est question de la fiabilité de l’Allemagne dans ses alliances »militaires. Après environ quatre années de retard, l’Allemagne a reçu en décembre le premier A400M sur les 53 qu’elle a commandés. D’après Der Spiegel, le contrôle par l’armée de l’appareil a décelé « 875 manquements », dont des gaines isolantes manquantes sur certains câbles électriques ou d’autres beaucoup plus anecdotiques comme des moisissures sur l’évier.

Pour autant c’est un « bijou technologique », assurait en 2013 le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, lorsque la France a pris livraison de son premier A400M. L’A400M « va transformer la manière dont fonctionnent les opérations militaires », expliquait à l’AFP Ian Elliott, alors vice-président d’Airbus Military, car « pour la première fois, il permettra de livrer des équipements de combat directement sur place ».

Bernhard Gerwert, directeur général d’Airbus DS, a reconnu des « manquements » en soulignant les qualités de l’appareil, qui est d’ores et déjà entré en opération. « Tous les pilotes qui ont volé sur l’A400M vantent les performances » de l’appareil, a-t-il dit. Équipé de quatre turbopropulseurs, l’A400M peut transporter jusqu’à 37 tonnes sur 3.300 kilomètres, se poser sur des terrains non préparés comme le sable, avec à son bord des blindés ou des hélicoptères.

Au total, 174 avions ont été commandés par huit pays à ce jour. Airbus DS assure avoir des « prospects exports qui vont se réaliser en 2015 ».

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

11.05.2015 Par Sandrine Morel (Madrid, correspondance) Le Monde.fr

 

Le crash d’un avion militaire A400M à Séville, samedi 9 mai, qui a coûté la vie à quatre salariés espagnols pourrait avoir de graves conséquences économiques pour le constructeur aéronautique européen Airbus.

Dans l’attente de l’analyse des deux boîtes noires retrouvées sur les lieux du sinistre et transmises au juge d’instruction chargé de l’enquête, les causes de l’accident de cet appareil, qui effectuait un vol d’essai avant d’être livré à la Turquie en juin, restent indéterminées.

Peu après son décollage, le pilote avait demandé à la tour de contrôle de réaliser un atterrissage d’urgence à l’aéroport de la capitale de la région andalouse, où se trouve l’usine d’assemblage final de l’A400M. Mais l’avion s’est écrasé après avoir heurté une ligne à haute tension, au-dessus d’un champ. Des gardes-champêtres qui se trouvaient non loin du lieu de l’accident sont parvenus à secourir deux hommes qui avaient sauté de l’appareil en feu. Ces derniers sont hospitalisés dans un état grave.

 

SURCOÛT ET RETARDS

Ce tragique accident s’ajoute aux nombreux déboires que connaît la filiale militaire d’Airbus, Airbus défense and space (Airbus DS), depuis la mise en route en 2003 du programme de l’A400M, un avion militaire doté de quatre turbopropulseurs capable de transporter 37 tonnes sur 3 300 km et de se poser sur des terrains non préparés.

Surcoûts importants et nombreux retards ont marqué le développement d’un programme initialement chiffré à 20 milliards d’euros et financé par les sept pays commanditaires de l’A400M, regroupés au sein de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (Occar), formée par la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique, le Luxembourg et la Turquie. À tel point qu’en 2010, pour assurer sa survie, le PDG d’Airbus, Tom Enders, avait demandé à l’Occar de prendre en charge près de la moitié du surcoût de la construction, de 6,2 milliards d’euros.

Ces surcoûts avaient été attribués à la décision politique de développer son propre turbopropulseur plutôt que d’acheter des moteurs américains, au fait que chaque pays de l’Occar soit chargé d’une phase de fabrication, dispersant la production, et que chaque client commande sa propre version de l’A400M, provoquant des difficultés au niveau de la chaîne d’assemblage.

Avec quatre ans de retard, le premier A400M avait été livré en septembre 2013 à la France. Depuis, seuls douze appareils sur les 174 qui ont été commandés, ont été livrés à la France, à la Turquie, au Royaume-Uni, à l’Allemagne et à la Malaisie et en 2014, Airbus a dû apporter une provision de 551 millions d’euros pour faire face aux nouveaux retards.

Cela n’a pas empêché, en janvier dernier, que le programme connaisse une nouvelle crise lorsque la ministre de la défense allemande, Ursula von der Leyen, a annoncé dans une interview à l’hebdomadaire Der Spiegel avoir détecté« 875 manquements » sur l’avion qui lui avait été livré en décembre 2014. « Il y a plus en jeu que la seule image d’une entreprise industrielle. Il est question de la fiabilité de l’Allemagne dans ses alliances » avait-elle ajouté.

 

AVIONS IMMOBILISÉS AU SOL

Le PDG d’Airbus, Tom Enders, avait alors présenté ses excuses pour les retards pris dans la livraison de l’A400M et annoncé une réorganisation de sa filiale militaire. Le patron d’Airbus DS, Bernhard Gerwert, avait lui-même avoué « la situation critique du programme. » Finalement, le directeur de la division militaire avait été poussé vers la sortie et remplacé par le responsable des essais au sol Fernando Alonso.

Aujourd’hui, l’accident de Séville ouvre une énième crise aux conséquences imprévisibles pour Airbus DS. Dans un communiqué, la compagnie s’est dite « anéantie » par la nouvelle de l’accident. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la Turquie ont d’ores et déjà annoncé ce week-end leur décision d’immobiliser au sol leurs appareils. La France, qui compte six A400M, a choisi de limiter leur utilisation aux« vols extrêmement prioritaires en opérations », a annoncé dimanche 10 mai le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, tout en rappelant que les six appareils français « ont cumulé 1 700 heures de vol de manière extrêmement performante ».

Son homologue espagnol, Pedro Morenés, a demandé de son côté d’« éviter une analyse sur la crédibilité d’Airbus » le temps que soit déterminé « s’il s’agit d’un accident dû à un élément isolé ou qui pourrait affecter le reste des avions ou le projet en soi. » Quant au chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, il a demandé à Airbus « la plus grande transparence possible » à l’heure d’éclaircir les causes de l’accident.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 16:55
Le numéro d’Air actualités d’avril est disponible !


13/04/2015 Armée de l'Air

 

En évolution permanente, la base-école de Rochefort offre à ses élèves un cadre de formation modernisé et novateur. Le numéro 680 d’Air actualités vous plonge au cœur de cette école, pôle d’excellence aéronautique et berceau de la formation des sous-officiers de l’armée de l’air.

 

Embarquez dans le sillage de l’A400M Atlas pour suivre, étape par étape, son tour du monde en 80 heures. Une mission historique pour le « nouvel » avion de transport tactique de l’armée de l’air !

Plongez également dans les coulisses de l’aérolargage matériel, aux côtés des équipages des escadrons de transport de l’armée de l’air et des soldats du 1er régiment du train parachutiste. Expérimenté lors de la guerre d’Indochine, l'aérolargage est aujourd’hui une technique incontournable dans toute opération.

Au fil de ce numéro, vous pourrez aussi explorer les missions des hélicoptères Caracal engagés sur la scène tchadienne, découvrir la reconversion réussie de la base aérienne de Toul, ou encore en savoir plus sur l’invention de l’aviation de chasse.

Comme tous les mois, retrouvez en textes et en images, toute l’actualité de l’armée de l’air.

Plongez sans attendre dans la lecture de ce nouveau numéro ! Et pour toujours plus d’informations et d’actualités, rendez-vous sur le site Internet et les réseaux sociaux de l’armée de l’air : Facebook, Twitter et Instagram.

 

Le numéro de Mars 2015 est désormais consultable en ligne.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 07:50
A400M – Turbulenzen im Simulator


30 mars 2015 Quelle: Redaktion der Bundeswehr 03/2015 15E12001

 

Triebwerksbrand und heftige Turbulenzen: die Piloten müssen das hochmoderne digitale A400M-Cockpit auch in Extremsituationen routiniert beherrschen. Dafür trainieren sie im neuen Fullflight-Simulator im Ausbildungszentrum Wunstorf. Sogar G-Kräfte werden hier realistisch simuliert.

Musik:
Surprise Attack Fawcett (Steve Fawcett), Universal
Coma Nightmares Burrows (Brian Burrows), Universal
Koniglicher Wiener Walzer Bader Lopicic Lepierre (Torsten Bader, Zeljko Lopicic-Lepierre), Universal
Rock your World (Dennis Chick, Robert J Walsh, Ronn L Winslow), Universal

 

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:30
The Turkish Air Force’s first A400M completed its initial flight in August 2013.(Photo Airbus DS)

The Turkish Air Force’s first A400M completed its initial flight in August 2013.(Photo Airbus DS)

 

March 23, 2015 By Burak Ege Bekdil – Defense News

 

ANKARA — The deliveries of two A400M military transport aircraft for Turkey, scheduled for this year, are facing delays, procurement officials here said.

 

The delay will result in penalties for the maker of the aircraft, Airbus Group, the officials said.

 

"The penalties specified in the contract can be cash payment or free equipment and services," one official said.

 

The official did not specify how long the delays are expected to be but said latest estimates show "they will probably be annoying enough but not as bad as the previous ones."

 

In 2003, Turkey signed a deal for a batch of 10 A400Ms, with final deliveries scheduled for 2018. Last year, two aircraft were delivered with two more to be received in 2015.

 

The delays in 2014 sparked a dispute between Airbus and the Turkish government. Turkey accused Airbus of failing in its delivery timetable, and Airbus accused Turkey for using delays for bargaining.

 

The latest A400M delivery to Turkey was formalized in December at Airbus consortium's final assembly line in Seville, Spain. The aircraft landed in the 12th Air Transportation Main Base Command in Erkilet in the Central Anatolian province of Kayseri. Turkey's first A400M was delivered last April, following months-long controversy over whether the aircraft met technical specifications.

 

Other A400M client nations are Belgium, France, Germany, Luxembourg, Malaysia, Spain and Britain.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 11:55
A400M (photo Armée de l'Air) - FREMM (photo DCNS)

A400M (photo Armée de l'Air) - FREMM (photo DCNS)

 

19 mars 2015 l’Oeil du 20 heures

 

Et si notre armée partait bientôt en guerre avec des véhicules de location ? Si l’idée paraît étonnante, elle n’en est pas moins prévue par le ministère de la Défense. Dans le cadre de la loi Macron, le gouvernement a fait passer un amendement qui a attiré l’Oeil du 20h. Ce texte permet au ministère de la défense d'effectuer un drôle de passe-passe budgétaire en l'autorisant à vendre des frégates militaires et des avions de transports à des sociétés créées de toute pièce pour l'opération puis à louer ce même matériel à ces mêmes sociétés.

 

Lire l’article

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 08:55
Echanges entre le CEMA et l’ambassadeur britannique

 

20/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 18 mars 2015, le général Pierre de Villiers a reçu Sir Peter Ricketts, ambassadeur du Royaume-Uni en France, pour échanger.

 

Cette rencontre fait partie du dialogue politico-militaire régulier qu’entretient le général de Villiers avec le partenaire britannique. A cette occasion, ils ont donc échangé sur la situation internationale et évoqué notre relation bilatérale dans le cadre des engagements opérationnels actuels.

 

Le CEMA a rappelé l’importance de la coopération militaire bilatérale franco-britannique dans le cadre des conflits actuels, notamment dans la lutte contre le terrorisme au Levant, où les forces armées de nos deux pays sont engagés au sein de la coalition contre Daech. A ce titre, le général de Villiers a salué l’engagement de la frégate britannique HMS Kent dans le golfe arabo-persique, en escorte du porte-avion Charles de Gaulle actuellement déployé dans le cadre de l’opération Chammal.

 

Le CEMA et Sir Peter Ricketts ont également évoqué la lutte contre les groupes terroristes dans la région sahélo-saharienne. Ils ont notamment confirmé la nécessité d’appréhender la menace terroriste dans cette région de façon globale et coordonnée.

 

Sur le volet capacitaire, le général de Villiers et l’ambassadeur britannique se sont félicités des avancées réalisées dans le domaine de la mutualisation du soutien de l’A400 M.  Ils se sont également entretenus sur l’exercice de poste de commandement Griffin Rise organisé en juin prochain en France, et qui constitue une étape majeure de la montée en puissance d’une force expéditionnaire conjointe (Combined Joint Expeditionary Force – CJEF) à l’horizon 2016.

 

Cet entretien a permis de réaffirmer la force de la relation militaire franco-britannique et la volonté commune de poursuivre les coopérations engagées afin, selon le chef d’état-major des armées que notre coopération continue « d’apporter une véritable plus-value opérationnelle ».

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 12:35
Malaysia A400M first flight 30 Jan 2015 - photo Airbus DS

Malaysia A400M first flight 30 Jan 2015 - photo Airbus DS

 

March 19, 2015 By: Greg Waldron - FG

 

Langkawi - Airbus Defence & Space has highlighted the suitability of the A400M tactical transport as a humanitarian relief aircraft.

In a presentation at the LIMA show, representatives from Airbus and the International Federation of the Red Cross (IFRC) and Red Crescent Societies discussed the nature of airborne disaster relief missions, and the role air-lifted relief plays in disaster response.

The IFRC says it operated 21 full-aircraft humanitarian charters in 2013. Types used included the Airbus A340-600 and three Boeing types: the 727, 747, and 777. During that year, 73% of humanitarian aid was sent by sea, 16% by air, and 11% by road.

The representatives also discussed their partnership with the Airbus Group Foundation, under which the airframer effectively donates free flights. These flights include providing capacity on the ferry flights of commercial and military aircraft from the company’s production locations in Europe. Such flights are frequently empty, and therefore provide an opportunity to move cargo of a humanitarian nature.

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:35
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

Mar 18, 2015 defense-aerospace.com

(Source: Airbus Defence and Space; issued Mar 17, 2015)

 

Prime Minister of Malaysia Witnesses Official Handover of First Airbus A400M to Royal Malaysian Air Force

 

The Royal Malaysian Air Force (RMAF) today officially received its first of four Airbus A400M military transport aircraft, ordered from Airbus Defense and Space.

 

Chief of RMAF, General Dato' Sri Roslan Saad officially took over the aircraft from Bernhard Gerwert, CEO of Airbus Defence and Space. The ceremony took place at the Langkawi International Maritime & Aerospace (LIMA) 2015 in the presence of the Prime Minister of Malaysia Dato' Seri Najib Razak and Minister of Defence Dato' Seri Hishammuddin Hussein.

 

Malaysia is the first export customer of the A400M outside of the original launch nations.

 

The occasion also marked the debut of the A400M at LIMA 2015. The technologically-advanced airlifter had earlier performed a special fly-past at the Show's opening ceremony.

 

The RMAF A400M will be on static display throughout the LIMA 2015 from March 17-21, 2015 before returning to its new home base Subang in Kuala Lumpur.

 

"As a new generation multi-role transport aircraft, the A400M will strengthen RMAF's tactical and strategic capabilities. It will enable us to undertake an extraordinary range of military and humanitarian operations within the country and regionally," said Chief of RMAF, General Dato' Sri Roslan Saad.

 

Bernhard Gerwert, CEO Airbus Defence and Space, said: "We are extremely proud to deliver the first A400M to our first export customer and we want to congratulate Malaysia on its foresight and vision. The A400M is the ideal aircraft for a region like Asia-Pacific and we are sure that Malaysia will show the way here on how beneficial the A400M can be."

 

Following the official ceremony, the Prime Minister of Malaysia met with the RMAF crew who had flown the A400M all the way from Seville, Spain, to its new home at RMAF Subang, with an overnight stop at Abu Dhabi. The same crew also flew this morning's fly-past demonstration.

 

The Prime Minister and the Minister of Defense then visited the airlifter spending time at the cockpit with the crew.

photo Airbus DS
photo Airbus DS

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 12:35
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

10/3/2015 Airbus DS

 

Aircraft is first to be delivered to export customer.

 

Airbus Defence and Space has formally delivered the first of four Airbus A400M military transport ordered by the Royal Malaysian Air Force. The handover also marks the first delivery of an A400M to an export customer outside the original launch nations.

 

The aircraft was accepted at the A400M Final Assembly Line in Seville, Spain on 9 March by Chief of Malaysian Defence Force General Tan Sri Dr. Zulkifeli, witnessed by Datuk Nozirah, Deputy Secretary General of Ministry of Finance, and Dato Dr. Rothiah, Deputy Secretary General of Ministry of Defence, who signed the Transfer ot Title on behalf of the Ministry of Defence. Chief of RMAF, General Dato' Sri Roslan Bin Saad, said: “The A400M will give the RMAF the most advanced heavy transport capability in the region and enable us to undertake an extraordinary range of military and humanitarian operations.”

 

Bernhard Gerwert, CEO Airbus Defence and Space, said: “We are extremely proud to deliver the first A400M to our first export customer - Malaysia. These aircraft will transform Malaysia’s air mobility force thanks to the A400M´s unique combination of strategic and tactical capabilities. Today sends a clear message that the A400M is not just a specialised aircraft designed and developed for Europe’s air forces, but is truly the new reference in tactical and strategic transport market globally – fulfilling both roles in a single machine.”

 

After arrival in Malaysia, the A400M will star in the LIMA airshow at Langkawi, 17-21 March.

 

Check out the First Engine run, First Taxi, Painting and First Flight of the aircraft for the Malaysian Air Force.
 

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 08:55
Navigabilité : remise du premier agrément EMAR à Clermont-Ferrand

 

13/03/2015 Armée de l'air

 

Mercredi 11 mars 2015, le général Hervé Rameau, commandant la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à l’atelier industriel aéronautique de Clermont-Ferrand le premier certificat d’agrément EMAR (FR) (European Military Airworthiness Requirements) 145 délivré à un organisme d’entretien français. Il s’agit de l’une des toutes premières remises d’agrément de ce type en Europe et dans le monde.

 

Ce certificat confère à l’atelier auvergnat un label de qualité reconnu à l’échelle européenne pour l’entretien, sur base et en ligne, de l’avion de transport tactique A400M Atlas. Cet agrément sanctionne donc l’expertise en maintenance aéronautique développée par cette unité appartenant au service industriel de l’aéronautique (SIAé).

 

Les agréments de navigabilité EMAR résultent de la volonté d’unifier les normes nationales de navigabilité militaire des états membres de l’agence européenne de Défense. Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références communes offrent des garanties de sécurité aéronautique, tout en permettant d’abaisser les coûts d’exploitation des aéronefs au moyen de la mutualisation des stocks de pièces de rechange, d’opérations d’entretien et de formation du personnel de maintenance.

 

La DSAÉ en bref

La direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a pour mission de réglementer et de  surveiller le maintien de la navigabilité des 1600 aéronefs d’État, d’établir des règles de circulation aérienne militaire et de cogestion des espaces aériens. La DSAÉ est également chargée du conseil et de la veille réglementaire concernant la formation des équipages et l’exploitation des aéronefs d’État.

 

La navigabilité en quelques mots

La navigabilité des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à la conception, la production et la maintenance aéronautique. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par l’autorité de navigabilité compétente. La vocation de la navigabilité est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsqu’il est déclaré « bon pour le vol ».

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 17:55
Budget militaire : pourquoi Bercy ne lâche rien

Le ministère de la Défense va vendre du matériel militaire à des "sociétés de projets" qui le loueront ensuite aux armées. Le ministère de la Défense va vendre du matériel militaire à des "sociétés de projets" qui le loueront ensuite aux armées.

 

13/03/2015 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

La Défense va recevoir davantage de moyens et 18 500 postes devraient être maintenus. Mais comment payer ? Le débat fait rage entre les deux ministères.

 

Le bras de fer recommence entre la Défense et Bercy. En conseil de défense, le 11 mars, François Hollande a acté la moindre déflation d'effectifs qu'il avait engagée en janvier. Sur les 24 000 nouvelles suppressions de poste validées par la loi de programmation militaire 2014-2019, le président de la République avait alors décidé d'en conserver 7 500. Mais, comme Le Monde l'a écrit jeudi, il a pris la décision de conserver 11 000 postes de plus, ce choix n'étant pas annoncé officiellement.

Ce sont donc finalement 18 500 postes qui seront conservés. Selon nos informations, l'éventualité d'annuler purement et simplement les suppressions de poste initialement inscrites dans la LPM a été étudiée. Reste à financer ces postes maintenus, les choix budgétaires devant faire l'objet d'une remise à plat de la programmation militaire avant l'été. Si vous avez aimé les épisodes précédents de la guerre Défense-Bercy, vous n'allez pas être déçu par ceux qui vont suivre...

 

Manquent 2,2 milliards

Nous avons pu lire une note "blanche", que les ministères appellent aussi un "non-papier", transmise durant la première quinzaine de février par les services du ministre de l'Économie et des Finances Michel Sapin à ceux du Premier ministre Manuel Valls. Ce document propose une analyse originale de la question du "trou" budgétaire de 2,2 milliards auquel la défense doit faire face pour l'année 2015. Rappelons que, pour atteindre les 31,4 milliards d'euros du budget de la défense, il est impératif d'y inclure 2,2 milliards d'euros de "ressources exceptionnelles".

Celles-ci doivent notamment être abondées par la vente de fréquences radio, qui ne pourra pas se produire avant 2016 dans le meilleur des cas. La Défense propose la création de "sociétés de projets " qui achèteraient des matériels militaires (avions A400M et frégates FREMM) pour 2,2 milliards d'euros, qui seraient ensuite loués aux armées. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé lors d'une conférence de presse le 11 mars que ces sociétés de projets seraient en place à l'été.

 

Bugdet général

La loi Macron a dégagé un certain nombre d'obstacles juridiques qui interdisaient jusqu'alors cette éventualité, à laquelle François Hollande a donné son accord. Mais Bercy y demeure plus que jamais opposé. Entre autres arguments, le ministère des Finances réfute l'idée que le produit des ventes de matériels militaires aille automatiquement à la Défense. Bercy estime en outre que le choix des sociétés de projets "représente un surcoût financier certain" tout en faisant "courir un risque réputationnel majeur à la France, principalement vis-à-vis de Bruxelles et des observateurs financiers, mais également de l'opinion publique française".

Et de préciser : "Le grand public saura déceler une dérive dangereuse dans le fait que l'État et le ministère de la Défense n'aient plus les moyens d'acheter ses matériels emblématiques." Le Drian se trouve à une position diamétralement opposée : "J'applique les ordres du président de la République et je mets en oeuvre les sociétés de projets. Le schéma pour les années suivantes sera nettement plus élaboré et intégrera du service et des capitaux privés, nous y travaillerons, mais ce sera un deuxième temps."

 

Solutions inventives

Quelles solutions propose Bercy pour financer, à la fois, les 2,2 milliards manquants pour 2015 mais aussi les sommes qui manquent pour les années suivantes (1,6 milliard pour 2016 et 1,4 milliard pour 2017), sans compter les autres milliards qu'il faudra bien trouver pour payer les 18 500 postes maintenus ? Qui pourrait mobiliser jusqu'à deux milliards pour les trois années 2015-2017... C'est là que Bercy est vraiment inventif en proposant "des pistes permettant de faciliter la gestion 2015 du Mindef (ministère de la Défense)". On sort la calculette.

La baisse du prix de pétrole et l'inflation moindre que prévu ? Un milliard d'euros environ économisés pour l'année 2015. La vente de trois Rafale à l'Égypte (en fait, six seront livrés dès 2015), comptabilisés pour 70 millions d'euros pièce? Et c'est 200 millions de plus. La vente de la FREMM Normandie, toujours à l'Égypte : 500 millions. Et ces trop-versés à l'agence d'armement européenne Occar ? Trois cents millions de mieux. Et, pour finir, décalage à 2016 d'un versement de 300 millions au CEA (Commissariat à l'énergie atomique). Total : entre 2,1 et 2,3 milliards récupérés. Ça tombe bien ! C'est le montant qui manque pour boucler le budget 2015... qui n'aurait donc pas besoin des sociétés de projets !

 

"L'union est un combat", avait dit autrefois Georges Marchais. Cette fois, Jean-Yves Le Drian et Michel Sapin remontent sur le ring. Entre ses deux proches, le président devra bien finir par trancher une fois pour toutes...

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 12:35
Airbus Hands Over Malaysia’s First A400M - photo Airbus DS

Airbus Hands Over Malaysia’s First A400M - photo Airbus DS

 

Mar 13, 2015 defense-aerospace.com

(Source: Airbus Group; issued March 10, 2015)

 

A400M Centrepiece At LIMA 2015

 

The Airbus Group will have a major presence at the Langkawi International Maritime & Aerospace Exhibition (LIMA) with its technologically-advanced airlifter, the A400M, making its debut at the Show which will be held from March 17-22, 2015.

 

On display will be the A400M, designated MSN22, the first of four A400M which was delivered to the Royal Malaysian Air Force on 9th of March. The A400M will be performing a special fly-past on the opening day and will, thereafter, be on static display.

 

“Malaysia is a key market and partner for the Airbus Group in Asia Pacific. In addition to being a long-standing customer base for our various businesses, we have also significantly increased our industrial presence in the country over the past 10 years with our smart partnerships. We have initiated cooperation programmes that are contributing to the advancement of the local aerospace industry while providing the best of our expertise, products and services,” said Pierre Jaffre, President, Asia Pacific, Airbus Group.

 

Airbus Group will present a wide range of cutting-edge products and technologies at LIMA 2015 from commercial and military aircraft to helicopters and radars. It will also highlight its strong and extensive industrial and services footprint in Malaysia and its support of the Malaysian Government’s Aerospace Industry Blueprint.

 

At the Group’s exhibition booth, Stand N° B620, Hall B, various scale models will be on display. Among them are the all-new widebody A350 XWB, the C295 Maritime Patrol Aircraft, civil helicopter H175 and military helicopters H225M and Tiger. Also at the stand will be models of the TANAN unmanned aircraft system and the MEASAT-3b, the largest and most powerful telecommunications satellite ordered by MEASAT.

 

Information on the Group’s border security solutions, maritime satellite services and GEO Intelligence Imagery & Net management system will be available at the stand.

 

Airbus Group is a global leader in aeronautics, space and related services. In 2014, the Group – comprising Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters –

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 10:55
A400M‬ Atlas en maintenance au service industriel de l'aéronautique (SIAé) de l'AIA de Clermont-Ferrand

A400M‬ Atlas en maintenance au service industriel de l'aéronautique (SIAé) de l'AIA de Clermont-Ferrand

 

13/03/2015 DSAÉ

 

La DSAÉ remet le premier certificat d’agrément EMAR(FR) 145 à l’AIA  de Clermont-Ferrand pour l’entretien de l’A400M ATLAS

 

La Direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à l’atelier industriel aéronautique de Clermont-Ferrand (AIA CF) le premier certificat d’agrément EMAR 145 (European Military Airworthiness Requirements) délivré à un organisme d’entretien français. Il confère à cet organisme du Service industriel de l’aéronautique (SIAÉ) un label de qualité reconnu à l’échelle européenne pour l’entretien en base et en ligne de l’A400M ATLAS. Il s’agit de l’une des toutes premières remises d’agrément EMAR en Europe et dans le monde.

 

Les agréments de navigabilité* EMAR résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les états membres de l’Agence européenne de défense. Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en permettant d’abaisser les coûts d’exploitation des aéronefs au travers de la mutualisation des stocks de pièces de rechange, d’opérations d’entretien et de formation du personnel de maintenance.

 

Cet agrément, remis à la suite d’une série d’audits réalisés par une équipe du service de la qualité de la direction générale de l’armement, sanctionne le haut niveau de savoir-faire de l’AIA CF du SIAé dans le domaine de la maintenance aéronautique. Il s’inscrit en pleine cohérence calendaire avec la première visite de maintenance d’un A400M ATLAS confiée à l’AIA CF par la DGA le 12 janvier dernier.

 

Au cours d’une brève cérémonie, le 11 mars 2015, le général de division aérienne Rameau, directeur de la DSAÉ, a remis le certificat d’agrément à l’ingénieur général de l’armement Clerc, directeur de l’AIA CF, en présence de l’ingénieur général de l’armement Dufour, directeur central du SIAé, du directeur de programme A400M à la DGA et de représentants d’Airbus Defense & Space.

 

* Navigabilité

La « navigabilité » des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par « l’autorité de navigabilité » compétente. La vocation de la « navigabilité » est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsqu’in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:57
Le Sénat contrôle à Bercy la mise en œuvre des sociétés de projet du ministère de la défense

 

13 mars 2015 Sénat

 

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat a procédé, jeudi 12 mars 2015, à un contrôle « sur pièces et sur place », dans les locaux des ministères des finances et de l’économie, à Bercy, sur l’organisation tendant à mettre en place les sociétés de projet prévues dans la loi "Macron" pour le ministère de la défense. Ce contrôle était conduit par Jean-Pierre Raffarin (UMP - Vienne), président de la commission, Jacques Gautier (UMP - Hauts-de-Seine) et Daniel Reiner (Soc - Meurthe-et-Moselle), rapporteurs pour avis des crédits du programme 146 « Équipement des forces » de la mission « Défense ». Les sénateurs ont échangé avec Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics.

 

Les sociétés de projet (special purpose vehicle, SPV) doivent permettre de mobiliser 2,2 milliards d’euros de ressources financières pour compenser le manque de recettes exceptionnelles (« REX ») devant initialement provenir de la cession, au bénéfice du ministère de la défense, de fréquences hertziennes en 2015>. Cette cession ne pourrait être réalisée avant, au mieux, l’année 2016. Le dispositif des SPV prévoit un transfert de propriété, puis la location à l’État, de frégates multi-missions (FREMM) et d’avions A400 M.

 

Ce dispositif, afin de répondre aux besoins du budget de la défense, notamment le financement des programmes d’équipement militaire, doit être opérationnel à l’été.

 

Or, selon M. Jean-Pierre Raffarin, « La mise sur pied en temps utile, par Bercy, des sociétés de projet est un motif d’inquiétude pour nos armées, et un sujet de préoccupation pour la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

 

« Le ministre des finances et des comptes publics nous a assuré que les travaux préparatoires étaient conduits pour le respect des engagements pris.

 

« Après analyse des documents qui nous ont été remis, nous alerterons, s’il le faut, le Président de la République, afin de faire appliquer son arbitrage d’une sanctuarisation des crédits de la défense à 31,4 milliards d’euros. »

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 12:35
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

March 11, 2015 defense-aerospace.com

(Source: Airbus Defence and Space; issued March 10, 2015)

 

Airbus Defence and Space has formally delivered the first of four Airbus A400M military transport ordered by the Royal Malaysian Air Force. The handover also marks the first delivery of an A400M to an export customer outside the original launch nations.

 

The aircraft was accepted at the A400M Final Assembly Line in Seville, Spain on 9 March by Chief of Malaysian Defence Force General Tan Sri Dr. Zulkifeli, witnessed by Datuk Nozirah, Deputy Secretary General of Ministry of Finance, and Dato Dr. Rothiah, Deputy Secretary General of Ministry of Defence, who signed the Transfer of Title on behalf of the Ministry of Defence. Chief of RMAF, General Dato' Sri Roslan Bin Saad, said: "The A400M will give the RMAF the most advanced heavy transport capability in the region and enable us to undertake an extraordinary range of military and humanitarian operations."

 

Bernhard Gerwert, CEO Airbus Defence and Space, said: "We are extremely proud to deliver the first A400M to our first export customer - Malaysia. These aircraft will transform Malaysia's air mobility force thanks to the A400M’s unique combination of strategic and tactical capabilities. Today sends a clear message that the A400M is not just a specialised aircraft designed and developed for Europe's air forces, but is truly the new reference in tactical and strategic transport market globally – fulfilling both roles in a single machine."

 

After arrival in Malaysia, the A400M will star in the LIMA airshow at Langkawi, 17-21 March.

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