Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 12:45
Côte d’Ivoire : don de matériel médical à l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA)

 

20/02/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 13 février 2015, le lieutenant-colonel Sébastien, médecin-chef des Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) et commandant le centre médical interarmées d’Abidjan (CMIA), a procédé à un don de matériel médical à l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA) en présence du médecin colonel Koffi N’Goran Bernard, directeur du HMA et de toute son équipe médicale. D’un volume de 40m3, il était composé de palettes d’une valeur de plus de 30 000 euros, comprenant des kits pour les soins et du matériel chirurgical.

 

Cette donation est le fruit d’une volonté commune des médecins militaires ivoiriens et français de renforcer leurs échanges pour redéfinir les modalités d’une coopération renouvelée. Leur objectif est de multiplier les occasions de partager leurs expériences, leur savoir-faire, et de consolider le lien de confiance et d’amitié qui les unit. C’était également l’occasion pour le lieutenant-colonel Sébastien médecin-chef des FFCI et commandant le CMIA de marquer solennellement l’attachement de la France à la coopération ivoiro-française dans toutes ses composantes.

 

Cet hôpital militaire a été construit en 1980 dans le but de recevoir les militaires de l'armée ivoirienne et leurs familles, et c’est en 1995 qu’il prend l’appellation d’hôpital Militaire d’Abidjan (HMA). Le HMA est le seul hôpital militaire de Côte d'Ivoire. C'est un centre de santé situé à l'intersection des communes d’Adjamé, d’Abobo, et de Cocody. Il s'étend sur une superficie de 3 hectares et comporte une équipe médicale d’une trentaine de médecins militaires. Il dispose notamment de services de cardiologie, d’anesthésie-réanimation, d’ophtalmologie et d’orthopédie. Il accueille aujourd’hui des civils et répond aux exigences de la population en matière de santé,  de proximité, et permet de désengorger en partie le CHU d’Abidjan.

Côte d’Ivoire : don de matériel médical à l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA)Côte d’Ivoire : don de matériel médical à l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA)

Partager cet article

Repost0
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:45
Corymbe 127 : l’aviso « Enseigne de vaisseau Jacoubet » effectue des PIO durant son escale à Abidjan

 

19/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Lors de l’escale de l’aviso Enseigne de vaisseau Jacoubet effectuée à Abidjan en novembre 2014, des périodes d’instruction opérationnelle (PIO) ont été effectuées dans trois domaines intéressant la marine ivoirienne : la sécurité, la visite et la mise en œuvre des armes. La réalisation d’exercices communs en mer a été le point d’orgue de cette coopération.

 

Il s’agit bien d’une des actions essentielles de la mission Corymbe, au sein de laquelle est engagé le Jacoubet : exercer les marines partenaires de l’Afrique de l’Ouest pour améliorer leurs savoir-faire en matière de surveillance maritime.

 

Durant ces PIO, l’aviso Enseigne de vaisseau Jacoubet a donc procédé à un « assistanex », exercice qui consiste à porter assistance, depuis la mer, à un navire confronté à un incendie. Réalisé sur le patrouilleur ivoirien Emergence, cet exercice a permis un entraînement efficace à la gestion des fumées, la mise en place de manches incendie et l’organisation des équipe sécurité.

 

Sous l’œil attentif de l’équipage français, les fusiliers marins ivoiriens ont pu également s’entraîner à la visite d’un bâtiment à la mer réalisée à partir de l’Emergence. Cet exercice permet d’appréhender les obligations légales et les difficultés de sécurité de la visite d’un navire par des militaires qui peut être effectuée par exemple pour la lutte contre le terrorisme, la piraterie ou le narcotrafic.

 

Une formation à la mise en œuvre de l’armement de 12,7 mm et de 20 mm a enfin conclu cette période d’instruction.

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi-permanent, en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués, et peut soutenir à tout moment tout type d’opérations dans la région. De plus, cette présence quasi-permanente permet de coopérer avec les marines régionales amies, et ainsi de participer à leur montée en puissance et au développement de capacités africaines autonomes.

Corymbe 127 : l’aviso « Enseigne de vaisseau Jacoubet » effectue des PIO durant son escale à Abidjan
Corymbe 127 : l’aviso « Enseigne de vaisseau Jacoubet » effectue des PIO durant son escale à AbidjanCorymbe 127 : l’aviso « Enseigne de vaisseau Jacoubet » effectue des PIO durant son escale à Abidjan

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 07:45
Former à l'action de l'Etat en mer: vers un pôle d'excellence régional à Abidjan

 

15.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

François Hollande entame jeudi une tournée de trois jours en Afrique (Côte d'Ivoire, Niger, Tchad), qui sera dominée par les questions de sécurité puisque la France s'apprête à lancer une nouvelle opération baptisée "Barkhane" pour lutter contre le terrorisme au Sahel.

 

Lors de son passage en Côte d'Ivoire, le 17 juillet, le président Hollande pourrait annoncer qu'Abidjan va accueillir un centre de formation régional destiné à former des fonctionnaires africains à l'action de l'Etat en mer. Une avancée significative non seulement dans la lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée mais aussi dans la gestion du domaine maritime ouest-africain.

Cette création s'inscrirait dans le suivi du projet d'appui à la réforme du système de sécurité maritime dans le golfe de Guinée (ASECMAR) qui prendra fin dans un an.

"Le FSP ASECMAR commence sa dernière année car il se termine en juillet 2015. Les réflexions ont commencé pour savoir à quoi pourrait ressembler la suite, ASECMAR 2 en quelque sorte", résumait l'un des porteurs de ce projet, il y a quelques jours.

Cet officier s'interrogeait: "Faut-il construire une école africaine de l'Action de l'Etat en mer, à l'image des Ecoles Nationales à Vocation Régionale? Peut-on imaginer que la France se positionne en fédératrice des énergies et des moyens (notamment des plus gros bailleurs) pour construire un pôle d'excellence qui dépasse les traditionnelles césures entre Etats africains francophones et anglophones, africains de l'ouest, africains de l'Est, Etats de civil law ou de common law? Ou ne faut-il pas plutôt s'insérer dans des universités africaines existantes, en s'appuyant sur le vivier de professeurs maritimistes de ces pays ainsi que sur les professionnels de la mer, pour répondre le mieux possible aux besoins locaux ? Doit-on construire autour de ce pôle de compétences un réseau reliant les universités africaines intéressées, à l'échelle continentale, voire au-delà avec des centres de formation reconnus comme la MWU de Malmoe ou des centres américains ?"

 

Les formations ASECMAR ont été conçues à l'issue d'un audit formation réalisé à Cotonou en 2012 et ont commencé en 2013. Elles visent à:
- former sur les matières de l'Action de l'Etat en mer : droit de la mer, emploi de la force en mer, constatation des infractions en mer, police administrative et police judiciaire mais aussi économie maritime, gestion de crise maritime, stratégies et architecture régionales de sécurité maritime, etc ;
- former par des conférences théoriques et des travaux pratiques, notamment à la mer, grâce aux concours des marines locales et des bâtiments français de la mission Corymbe ;
- former ensemble toutes les administrations concourant à l'AEM : militaires et civiles ;
- former ensemble tous les pays bénéficiaires du programme ASECMAR, notamment francophones et anglophones (par ex Ghana, Nigeria) ;
- former par niveau de responsabilité : opérateurs (marins, inspecteurs), cadres (officiers, administrateurs, commissaires de police, magistrats) et directeurs (CEM, DGPN, Directeurs d'administrations, Procureurs).

En 2014, plusieurs genres de stages ont été organisés:
- généralistes : stages Action de l'Etat en mer sur les 3 niveaux, à Cotonou au 1er semestre ;
- thématiques pour répondre à la diversité des menaces : stage anti-pollution en juin à Lomé, stage de contrôle des pêches en septembre à Conakry, avec le concours de la gendarmerie maritime, stage lutte contre le narcotrafic en mer, à Lomé en octobre.
- linguistiques : anglais maritime pour les francophones et français maritime pour les anglophones.
- Il y a également quelques stages très spécifiques en France pour quelques candidats, à l'ENSAM par exemple, pour les cours de coordonnateurs des moyens de sauvetage (3 semaines) et stage Fonction garde-côtes organisé par le SG/Mer à Paris.

Partager cet article

Repost0
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 16:45
Côte d'Ivoire : la lutte contre la piraterie au coeur du salon Shield Africa

 

09/05/2014 Par Vincent Duhem, à Abidjan - Jeuneafrique.com

 

La deuxième édition du Shield Africa, le salon international de la Défense et de la sécurité intérieure, s'est achevé jeudi [dernier] à Abidjan. Pendant trois jours, la question de la sécurité maritime fut au cœur des discussions entre la quarantaine d'exposants présents et les quinze délégations ministérielles africaines.

 

Comment juguler la piraterie maritime du golfe de Guinée ? C'est à cette question qu'ont tenté de répondre des professionnels de la sécurité et une quinzaine de délégations ministérielles présentes à la deuxième édition du Shield Africa, le salon international de la Défense et de la sécurité intérieure. Plusieurs conférences et des rencontres bilatérales entre les ministres de la sous-région ont notamment eu lieu.

 

>> Côte d'Ivoire : le salon Shield Africa 2014

 

Pour la plupart des experts et acteurs de la région, la sécurité maritime est devenue l'une des priorités des gouvernements. Et pour cause : depuis 2010,  près de 20 000 tonnes de produits pétroliers, d'une valeur de 100 millions de dollars, ont été détournés. Les attaques de navire déclarées par les armateurs (elles seraient en réalité trios fois plus nombreuses) se montent à 154 en 2013, soit une hausse de 30 % en un an.

Dans une région qui abrite l'un des grands gisements de pétrole en haute mer (24 milliards de barils, 4,5 % des réserves mondiales) et où circulent d'importants flux maritimes, cette situation est aujourd'hui l'objet de toutes les intentions.

Les attaques de navire déclarées par les armateurs ont augmenté de 30% en un an.

Car pour les gouvernants de la région les pertes sont importantes. Plus de 80 % des activités économiques des pays du golfe de Guinée dépendent des ports. Et en 2012, le contenu des cargaisons de pétroles volées a été évalué entre 34 et 101 millions de dollars.

 

 

Suite de l'article

 

Partager cet article

Repost0
15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 11:45
Mission Jeanne d’Arc : Séminaire action de l’État en mer à bord du BPC Mistral

 

14/04/2014 Marine nationale

 

Les 7 et 8 avril 2014, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral, en escale à Abidjan dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc », a accueilli un séminaire de haut niveau sur l’action de l’État en mer (AEM) et les enjeux de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée organisé par la Direction de la coopération  de  sécurité  et  de  défense (DCSD) du ministère des affaires étrangères.

 

Réunissant plus d’une centaine de participants différents, les échanges se sont déroulés en présence de SEM Georges Serre, ambassadeur de France en République de Côte d’Ivoire (RCI) et du vice-amiral d’escadre Jean-Pierre Labonne, préfet maritime de l'Atlantique, commandant la zone maritime Atlantique, commandant la région maritime Atlantique, commandant l'arrondissement maritime Atlantique.

 

Ce séminaire s’inscrit dans le prolongement du sommet de Yaoundé tenu les 24 et 25 juin 2013. Consacré à la sécurité et à la sûreté maritime, ce sommet avait réaffirmé la nécessité pour les États riverains du golfe de Guinée de s’organiser pour lutter contre les actes de violence, de piraterie et les trafics en tous genres.

 

Au cours de la première journée, les travaux se sont concentrés sur l’organisation de l’action de l’État en mer en République de Côte d’Ivoire, organisée et coordonnée par un récent décret de février 2014, en présence de l’ensemble des services et acteurs étatiques ivoiriens concernés et de représentants de l’AEM française qui ont partagé leur expérience.

 

La deuxième journée a été consacrée à l’état des lieux des menaces et des dispositifs de sécurisation maritime mis en place aux niveaux nationaux et régionaux de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), notamment, en présence des responsables des composantes navales et « coast guards » des Etats riverains du golfe de Guinée et de représentants de la CEDEAO.

 

Ouvert par S.E.M. Ahmed Bakayoko, ministre d’État, ministre de l’Intérieur représentant le Premier ministre, le séminaire a été clôturé par SEM. Paul Kofi Kofi, ministre auprès du Président, chargé de la Défense, qui a salué le franchissement d’une étape fondamentale dans la prise en compte des enjeux inhérents à la sécurité maritime dans la zone.

 

Le BPC Mistral et le FLF La Fayette sont déployés de mars à juillet 2014 dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc » au cours de laquelle 155 officiers-élèves de 18 nationalités différentes complètent leur formation militaire, humaine et navale. Ils participent à la mission Corymbe, une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée. Ce dispositif est armé au minimum par un bâtiment de la Marine nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles.

Partager cet article

Repost0
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

9 avril 2014  Le Democrate

 

Un séminaire international sur la sécurité maritime s’est ouvert lundi à bord d’un navire de guerre de la marine française en escale à Abidjan.

 

Le séminaire qui va durer deux jours réunit, sur le bâtiment de projection et de commandement (BPC) français "le Mistral", des experts ivoiriens, français et d’autres de pays ouest-africains et d’Afrique centrale.

 

Cette rencontre traduit "l’importance que le pays accorde à la sécurité maritime, dans le contexte de la flambée des actes de piraterie maritime dans le golfe de Guinée", a déclaré à l’ouverture des travaux, le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko.

 

"C’est le symbole de la synergie d’actions et de la vision commue entre la France et la Côte d’Ivoire dans un domaine où les autorités ivoiriennes misent sur la coopération pour juguler les fléaux auxquels le pays doit faire face au niveau maritime", a-t- il ajouté.

 

Pour Hamed Bakayoko, "même si l’action de l’Etat en mer va au- delà de la sécurité maritime, celle-ci n’en constitue pas moins une problématique essentielle et épineuse pour le pays".

 

"C’est ensemble, dans le cadre d’une coopération agissante et avec l’aide de pays amis au nombre desquels la France, que nous relèverons les défis de la sécurité maritime dans notre pays", a poursuivi le ministre de l’Intérieur et la Sécurité.

 

Le représentant du Conseil national de sécurité, (CNS), Dr Kouassi Lenoir, a, pour sa part, fait l’état des lieux de l’action de l’Etat en mer, insistant sur la mise en place d’un Comité interministériel appuyé par deux préfets maritimes.

 

"Ce Comité vise une plus grande coordination de l’action des différentes administrations en vue de faire face à l’émergence des menaces multiples auquel est appelé à faire face le pays de par sa position économique dans la sous-région", a-t-il expliqué.

 

A en croire Dr Kouassi Lenoir, "cette réponse nationale d’adaptation aux menaces nouvelles s’intègre dans un dispositif régional à travers lequel la Côte d’Ivoire entend fédérer les différentes initiatives autour de ses capacités de commandement pour son rayonnement diplomatique".

 

Deux bâtiments de la marine française assurant la sécurité dans le golfe de Guinée, théâtre d’actes de piraterie maritime, sont en escale d’une semaine à Abidjan depuis jeudi.

 

Arrivé jeudi, "le Mistral" a été rejoint dimanche par la frégate légère furtive (FLF) "la Fayette".

 

Les bâtiments sont actuellement engagés dans l’opération " Corymbe", dans le golfe de Guinée, la côte ouest de l’Afrique, où ils participent avec les marines riveraines "à la surveillance et à la sécurisation" de cette zone maritime.

 

Les actes de piraterie ciblant des navires transportant des produits pétroliers sont en hausse dans le golfe de Guinée avec 58 incidents dans la région dont plus de la moitié au large des seules côtes du Nigeria en 2012, selon le Bureau maritime international (BMI).

 

En Côte d’Ivoire, au moins six actes de piraterie maritime, essentiellement des vols, ont été enregistrés entre 2011 et fin 2012.

 

Outre le séminaire sur la sécurité maritime, l’équipage de " Mistral" accueillera à son bord des marins ivoiriens pour des " périodes d’instruction opérationnelle" dans différents domaines et des officiers-élèves participeront à un "stage d’aguerrissement".

 

Il est également prévu des exercices militaires comprenant des entraînements au tir et des "manoeuvres tactiques terrestres" conduit par les armées française et ivoirienne.Les deux bâtiments de la marine française assurent, depuis mars jusqu’en juillet, la "formation militaire, humaine et navale" de 155 officiers-élèves de différents corps et de 18 nationalités différentes.

Partager cet article

Repost0
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:45
Sécurité et défense : relève de 150 soldats français à Abidjan

 

1 avril 2014 Cyrille DJEDJED - L’Inter

 

La force Licorne présente à Abidjan a été renforcée. Samedi dernier, une compagnie du 2e Régiment d’Infanterie de Marine est arrivée à Abidjan, dans le cadre des relèves régulières cette force. En effet, 150 militaires ont atterri à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, avant de rejoindre le camp de Port-Bouët par autobus. Il faut dire que tous les quatre mois, la Force Licorne procède à la relève de son personnel. Le 30 mars, la compagnie franc comtoise, arrivée en Afrique en décembre 2013, est repartie donc en France, comme prévu dans la programmation. Ainsi, le volume de la Force reste inchangé : 450 militaires arment un état-major tactique, une compagnie d’infanterie, une compagnie de commandement et de logistique, un escadron de combat, et des militaires issus de différentes entités, principalement dans le domaine du soutien. La France, à la demande des autorités ivoiriennes, accompagne la réforme de l’armée ivoirienne et maintient une présence militaire en Côte d’Ivoire pour assurer la protection des ressortissants français. La force Licorne veille, entre autres, à appuyer la mise en œuvre du processus de paix et à maintenir des éléments aptes à renforcer les unités de L’Onuci en cas de besoin.

Partager cet article

Repost0
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 20:02

IHEDN

 

2013-04-11 apanews.net

 

Abidjan (Côte d’Ivoire) - L'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), de la France a entamé jeudi une visite d’étude en Côte d’Ivoire autour du thème spécifique ‘’le processus de reconstruction et le retour à la sécurité ainsi que le nouveau rôle régional de la Côte d’Ivoire au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)’’, alors que le président Alassane Ouattara sera reçu dans la soirée à l’Elysée par son homologue français, François Hollande.

 

La délégation de l'IHEDN, conduite par son directeur, le Général de corps d'armée Jean-Marc Duquesne a eu une séance de travail avec le premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, entouré de quelques membres de son gouvernement.

 

‘'Le continent africain entre enjeux de développement, défis de sécurité et intérêts français et européens'', tel est le thème général de cette visite.

La Côte d'Ivoire et la France ont signé en janvier 2012, un nouveau traité de partenariat de défense à l'effet de rénover leur coopération militaire.

 

Le Chef du gouvernement ivoirien a prétexté de cette visite pour relever les efforts déployés en vue d'améliorer la situation sécuritaire du pays.

 

‘'Cette rencontre se présente comme une occasion d'enrichissement mutuel, surtout si l'on tient compte de la qualité et de la diversité des spécialités des personnalités qui composent votre délégation'', a déclaré M. Duncan, espérant que cette visite et les échanges permettront de définir des ‘'perspectives de coopération futures'', notamment avec la possibilité de création en Côte d'Ivoire d'un Institut de Réflexion Stratégique s'inspirant du modèle de l'IHEDN.

 

‘'Avec le coup d'Etat de 1999, avec les crises militaro-politiques successives et avec la crise postélectorale sans précédent qui a occasionné plus de 3.000 morts, notre pays a traversé la période la plus tragique de son histoire'', a rappelé le Chef du gouvernement ivoirien.

 

Selon lui, le pays se remet progressivement de la grave crise de plus d'une décennie, qui a sérieusement secoué ses fondations, affecté l'appareil de production et perturbé le fonctionnement de ses institutions.

 

‘'Le pays renoue progressivement avec la paix et la stabilité et amorce le processus de sa reconstruction et sa relance économique'', a-t-il poursuivit, soulignant les défis auxquels le gouvernement ivoirien doit faire face.

 

Il s'agit de la reconstruction de l'armée dont le processus déjà engagé est en cours ainsi que la consolidation de la paix et de la sécurité.

 

La consolidation de l'Etat de Droit, plus protecteur des droits de l'Homme et des libertés individuelles, est au nombre des défis qui concernent également la redynamisation de l'économie, la modernisation de l'agriculture, la réhabilitation et la construction des infrastructures, la création d'emplois en vue de la lutte contre le chômage, l'amélioration du système sanitaire et les efforts d'intégration régionale.

 

‘'Vous le savez comme nous, distingués auditeurs de l'IHEDN, qu'il n'y a pas de développement sans sécurité'', a estimé Daniel Kablan Duncan, insistant qu'il ‘'s'agit donc là d'une priorité majeure de l'action gouvernementale''.

 

A ce sujet, le Chef du gouvernement ivoirien a cité, les manœuvres conjointes de sécurisation de la frontière Ouest entreprises à la fin de l'année 2012, à la fois par l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), la Mission des Nations Unies pour le Liberia (MINUL), les Forces Républicaine de Côte d'Ivoire et l'armée Libérienne.

 

Au plan structurel, le président Alassane Ouattara a mis en place le 08 août 2012, le Conseil National de Sécurité (CNS), qui a déjà consenti beaucoup d'efforts financiers à l'équipement des forces (Armée, Gendarmerie et Police) tant en moyens d'interventions qu'en matière de mobilité et de communication, afin de les rendre plus opérationnelles.

 

Il a également contribué à la mise en place récente aux côtés des structures traditionnelles déjà existantes, du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) en vue de contribuer à lutter plus efficacement contre l'insécurité et le grand banditisme.

 

‘'La question de la Sécurité dans le contexte ivoirien de reconstruction post- crise ne peut être abordée, (…), sans qu'un lien soit établi avec la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) et le Processus Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR)'', a estimé le premier ministre ivoirien.

 

Le Gouvernement reste conscient selon M. Duncan, que la réussite et l'accélération de la RSS et du DDR sera, non seulement un facteur de paix et de stabilité, mais également un amplificateur du processus de réconciliation en cours de reconstruction dans toutes ses composantes.

 

En attendant la levée totale de l'embargo, le gouvernement ivoirien s'est engagé à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des forces par la formation, l'équipement des troupes et la réhabilitation des infrastructures militaires et policières.

 

‘'Il convient de relever que, pour régler au mieux et en urgence la problématique de la reconversion des 64 500 ex-combattants identifiés, une structure unique a été créée, à savoir l'Autorité pour la Démobilisation, le Désarmement et la Réinsertion (ADDR)'', a poursuivit Daniel Kablan Duncan en ajoutant que ‘' nous ambitionnons de régler cette question d'ici 2015''.

 

Des ex-combattants ont bloqué jeudi le corridor sud de Bouaké (379 km au Nord d'Abidjan) pour réclamer leur réintégration socio-économique.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories