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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:55
300 000th Ni-Cd battery Aircraft photo Saft

300 000th Ni-Cd battery Aircraft photo Saft

 

Paris, le 5 juin 2015 - Saft

 

Saft, leader mondial de la conception et fabrication de batteries haute technologie pour l’industrie et les applications aérospatiales, a livré sa 300 000ème batterie pour l’aviation à base de nickel en juin 2015. Le premier programme aéronautique de Saft remonte à 1932, lorsque la célèbre compagnie Aéropostale a plébiscité des batteries capables d’assurer le démarrage rapide des moteurs de ses avions. Plus de 80 ans plus tard, les batteries Saft se trouvent à bord des deux tiers de la flotte mondiale d’avions commerciaux et militaires. Un avion ainsi équipé décolle toutes les deux secondes quelque part dans le monde. Saft propose plus de 400 modèles de batteries spécialement développées pour plus d’une centaine d’avions militaires, autant d’hélicoptères et jusqu’à 200 types d’avions gros-porteurs, de transport régional et d’affaires différents. C’est le cas des Boeing 747, Airbus A320, F-16, Mirage et Rafale, pour n’en citer que quelques-uns.

 

A bord d’un aéronef, la batterie assure deux fonctions critiques. Tout d’abord, elle sert à démarrer le groupe auxiliaire de puissance (APU) ou à faciliter la mise en route du ou des moteurs. Ensuite, elle fournit l’énergie au réseau en cas de panne du système électrique pendant le vol. En général, la batterie doit fournir cette alimentation de secours pendant 30 minutes au minimum et jusqu’à 120 minutes. Du fait que la batterie est un composant de bord vital, Saft travaille en étroite coopération avec quasiment tous les avionneurs et fabricants d’équipements d’origine (OEM) du monde pour créer des systèmes totalement conformes à toutes les normes aéronautiques internationales de sécurité, environnement et qualité. Les batteries Saft sont conçues pour fonctionner en conjonction avec les autres systèmes électriques de bord, afin de pouvoir délivrer l’énergie requise dans les conditions les plus extrêmes, notamment lors de fréquents démarrages moteur et recours à l’alimentation de secours.

 

Soucieux d’assurer un niveau de qualité constant, quel que soit le lieu d’achat des batteries, Saft dispose de sites de production de classe mondiale en France et aux Etats-Unis. Au fil des années, les progrès industriels et logistiques ont permis au Groupe de dépasser systématiquement les attentes de délai de livraison et de qualité du secteur de l’aviation. De plus, 300 000 batteries en service constituent une précieuse source d’informations, qui démontrent le degré exceptionnel de longévité et de fiabilité de la technologie Saft sur le terrain. Saft fournit certes les batteries, mais aussi tous les services associés : une assistance technique et un support produit, un réseau de distribution mondial incluant des services AOG (Aircraft on Ground) et un dispositif mondial de recyclage des batteries.

 

Saft possède une longue tradition d’innovation au service du marché. Dans les années 2000, l’entreprise a lancé les batteries au nickel ULM® (Ultra Low Maintenance), qui permettent d’allonger sensiblement la durée de vie et les délais entre opérations de maintenance, tout en réduisant le coût total de possession. Plus récemment, les batteries Li-ion ont fait leur apparition pour certaines applications et équipent déjà plus d’une centaine d’aéronefs, avec à la clé une réduction considérable du poids et du coût. Dans l’optique de satisfaire des demandes d’énergie et de puissance chaque jour plus importantes en faveur des aéronefs « plus électriques » et « tout électriques » de demain, Saft s’est fixé une feuille de route ambitieuse pour développer des systèmes de batteries qui lui permettront de rester encore longtemps le numéro un mondial de la discipline.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:50
MiG-21 Bulgarian Air Force photo US DoD

MiG-21 Bulgarian Air Force photo US DoD

 

05/06/2015 par Justine BOQUET – Air  & Cosmos

 

Fin mai, le ministère de la Défense bulgare a annoncé qu'un appel d'offres allait être lancé d'ici fin juin en vue de l'acquisition de nouveaux avions de combat. La Bulgarie, à travers cette future acquisition, vise à remplacer ses MiG-21 dans un premier temps puis ses Mig-29.

 

La volonté bulgare de remplacer sa flotte de MiG existe depuis 2012. Le projet avait été repoussé par manque de moyens financiers. Aujourd'hui encore la Bulgarie ne peut consacrer qu'une somme limitée. 400 millions de dollars ont été débloqués pour l'achat de 8 avions d'occasion. Ce premier lot devra être complété. Le pays table sur l'acquisition d'une à deux séries supplémentaires, de préférence neufs. L'objectif final est de composer une flotte d'environ 20 nouveaux appareils.

 

Suite de l’article

Bulgarian MiG-29 with pair of R-27R (AA-10 Alamo) missiles Photo Krasimir Grozev

Bulgarian MiG-29 with pair of R-27R (AA-10 Alamo) missiles Photo Krasimir Grozev

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 16:50
A400M : reprise des vols en vue en Espagne

Défense "Nous avons prévu une réunion lundi avec Airbus DS pour poser une série de questions qui nous permettront de donner un certificat de vol avec toutes les garanties"; a annoncé le ministre de la Défense espagnol, Pedro Morenes. - photo Airbus DS

 

06/06/2015 latribune.fr

 

L'Espagne pourrait décider de reprendre les vols de l'Airbus A400M après une réunion lundi avec les responsables d'Airbus destinée à discuter des raisons du crash du mois dernier.

 

L'Espagne pourrait décider de reprendre les vols de l'Airbus A400M après une réunion lundi avec les responsables d'Airbus destinée à discuter des raisons du crash du mois dernier, a  indiqué samedi le ministre espagnol de la Défense, Pedro Morenes. "Nous avons prévu une réunion lundi avec la société (Airbus DS) pour poser une série de questions qui nous permettront de donner un certificat de vol avec toutes les garanties", a expliqué le ministre au journal "El Pais".

"Si les réponses sont positives, les vols d'essais des prototypes qui ont été suspendus pourront reprendre et ensuite nous autoriserons le reste des vols", a-t-il ajouté. Un exemplaire de l'appareil de transport militaire A400M, destiné à la Turquie, s'est écrasé à Séville (Sud de l'Espagne) le 9 mai, faisant quatre morts et deux blessés graves.

 

Une faiblesse dans les procédures de test

Selon Airbus DS, la division défense et espace d'Airbus Group, "les moteurs 1, 2 et 3 de l'appareil ont subi un gel de la puissance après le décollage et n'ont pas répondu aux tentatives entreprises par l'équipage pour contrôler normalement la puissance""Le quatrième moteur a répondu normalement" en revanche, a expliqué Airbus DS.

Interrogé sur cet accident, le patron de la branche aviation civile d'Airbus, Fabrice Brégier, a reconnu samedi dernier qu'"il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures".

 

Problème de qualité

La veille, le directeur de la stratégie d'Airbus Group, Marwan Lahoud, avait estimé selon le journal allemand "Handelsblatt" qu'"il n'y pas de défaut structurel, mais nous avons un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final". L'Espagne a suspendu les vols d'essai de l'A400M après l'accident, de même que l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Turquie et la Malaisie.

La France a de son côté maintenu les vols de cet appareil dont le premier exemplaire a été livré en 2013. Un total de 174 A400M ont été commandés.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:50
photo EATC

photo EATC

 

02 juin 2015 Par Anne-Katell Mousset - Usinenouvelle.com

 

Le journal économique espagnol El Confidencial a obtenu de nouvelles informations sur le crash de l’avion de transport militaire A400M à Séville le 9 mai dernier.  "Une chaîne d’échecs de l’Allemagne à Séville", écrit le journal qui évoque "une série d’erreurs techniques et humaines dans le processus de contrôle qualité" de cet avion. Airbus avait déjà reconnu la semaine dernière un problème lors de l'étape d'assemblage final de l'avion. 

 

Des protocoles "sautés" sur le site de seville 

Le FADEC (Full Authority Digital Engine Control), ce système informatique particulièrement complexe de contrôle du moteur, n’aurait ainsi pas été vérifié en simulateur avant le vol d’essai, ont expliqué des sources du secteur aéronautique au journal. Lors de l’assemblage final, "beaucoup de protocoles de vérification ont été 'sautés'. Si un rodage des moteurs à haute vitesse au sol avait été fait, ils se seraient arrêtés avant le décollage", ont relaté ces sources.

Une "précipitation" des équipes qui s’explique, selon le journal espagnol, par un retard de "2700 heures" accumulées en amont, sur le site de fabrication allemand.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

03/06/2015 Armée de l'air

 

Les 21 et 22 mai s’est tenue, à Hyères, la troisième édition du séminaire Ops Talk. Au programme, des rencontres entre professionnels de la formation à l’anglais aéronautique, et grands noms de l’aviation française et européenne.

 

Cet événement a réuni pour la première fois des acteurs de la formation à différents échelons (ministériels, interministériels, publics et privés) et des participants representants l’Otan et plusieurs pays européens. L’accent a été mis sur l’intérêt à porter aux compétences de chacun en anglais, le but étant de savoir les identifier, les développer et les valoriser.

 

Aux cours des deux journées de rencontre, les différents acteurs ont échangé sur leurs expériences passées et ont poussé la réflexion lors de débats thématiques. Les retours de l’EATC (European Air Transport Command - commandement du transport aérien européen), de l’Otan, du CASPOA (centre d’analyse et de simulation pour la préparation des opérations aériennes)  ont permis d’identifier les besoins linguistiques liés à l’environnement aéronautique. L’anglais étant une compétence professionnelle et opérationnelle à part entière, ils ont mis en exergue l’importance de la maîtrise de la langue.

 

Ce séminaire permet, à terme, d’établir des partenariats fructueux aux différentes échelles. Des engagements qui viennent consolider l’expertise de l’armée de l’air dans le domaine de la formation linguistique.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

3 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Trois des quatre moteurs de l’avion de transport militaire A400M qui s’est écrasé à Séville (sud de l’Espagne) début mai, faisant 4 morts et 2 blessés graves, ont connu des problèmes de puissance au décollage, a annoncé Airbus Defence and Space, en citant les premières analyses de la commission d’enquête espagnole.

 

« Les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de la puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives entreprises par l’équipage pour contrôler normalement la puissance tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l’équipage », a indiqué le groupe dans un communiqué.

 

Airbus DS ajoute que les autres systèmes de l’avion ont fonctionné normalement et qu’il n’y a pas eu d’autre anomalie identifiée durant le vol.

 

Ces éléments coïncident avec les problèmes identifiés par l’avionneur le 19 mai dans une note d’alerte diffusée aux opérateurs de l’appareil.

 

« Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur +flight idle+ (ralenti, NDLR) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l’équipage pour récupérer de la puissance », poursuit l’avionneur.

 

Ces éléments sont basés sur l’exploitation des boîtes noires de l’appareil.

 

Le 19 mai, Airbus avait déjà ordonné à ses clients une inspection de leurs appareils A400M, leur adressant une note d’alerte pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs.

 

Dans son communiqué, Airbus DS souligne que ces éléments n’ajoutent pas d’autres recommandations à celles figurant dans l’alerte opérationnelle du 19 mai.

 

L’avion effectuait un vol d’essai avant sa livraison à la Turquie prévue pour juillet.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:55
TALIOS - photo Thales Group

TALIOS - photo Thales Group

 

3 juin 2015 by Thales Group

 

Designed entirely around operational feedback from users, TALIOS is the latest addition to the Thales family. TALIOS is the first optronic pod to cover the entire critical decision chain from intelligence gathering to weapon delivery.

Capabilities range from deep strike with long-range missiles and bombs to air-to-air target identification and close air support, and include the rapidly emerging requirement of Non-Traditional Information, Surveillance and Reconnaissance (NTISR).

Key features

- Latest generation of high-resolution sensors and high-precision line-of-sight stabilization
- Wide-angle vision providing critical contextual information and making the pod a key component of the pilot’s visual environment throughout the mission.
- Open architecture and a high level of functional integration


All functions will be standard for both French and international customers. With its open architecture, the TALIOS pod is conceived as a ‘plug & fight’ system for integration on all existing and future fighters.

Further information

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS


03.06.2015 par Aerobuzz.fr


Hier soir, Airbus Defence and Space a envoyé une AIT (Accident Information Transmission) mettant à jour le contenu de l’AOT (Alert Operator Transmission) diffusée le 19 mai dernier à l’ensemble des opérateurs de l’A400M. L’AIT informe que les données du DFDR (l’enregistreur des paramètres de vol) et du CVR (l’enregistreur des conversations de bord) ont été correctement exploitées et que les premières analyses ont été conduites par la CITAAM (Comisión para la Investigación Técnica de Accidentes de Aeronaves Militares), avec les conseils techniques des équipes d’Airbus Defence and Space envoyées en soutien.

 

La CITAAM confirme que les moteurs 1, 2 et 3 de l’A400M qui s’est écrasé le 9 mai 2015 près de Séville, ont subi un gel de la puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives entreprises par l’équipage pour contrôler normalement la puissance, tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l’équipage. Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur « flight idle » (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l’équipage pour récupérer de la puissance. Cette perte de puissance est cohérente avec le fait que les trois moteurs en question étaient concernés par les problèmes identifiés par l’AOT du 19 mai.

 

Les premières analyses ont montré que les autres systèmes de l’avion ont fonctionné normalement et qu’il n’y a pas eu d’autre anomalie identifiée durant le vol. En conséquence, Airbus Defence and Space n’ajoute pas d’autres recommandations à celles figurant dans l’AOT du 19 mai.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 15:50
Airbus : le programme A400M est-il en danger ?

Les clients de l'A400M s'apprêtent à annoncer des réductions massives de commandes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon

 

03/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Réduction massive des commandes, absence d'autoprotection, parachutage par les portes latérales à revoir, logiciels du FADEC déficients, crash, retards de livraison... L'A400M pose beaucoup de problèmes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, et le chef de l'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier. En pose-t-il beaucoup trop?


 

Décidément le programme A400M est maudit. Depuis son lancement en 2001, cet appareil de transport militaire semble poursuivi par une malédiction. C'est le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, qui est apparu, lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale, inquiet pour ce programme, y compris pour son avenir. Car selon lui, "on peut s'interroger sur l'attitude des pays parties prenantes du programme, sachant qu'un certain nombre d'entre eux envisagent d'ores et déjà de diminuer massivement leurs commandes. Au mois de juillet prochain, M. Enders (PDG d'Airbus Group, ndlr) rencontrera le ministre de la Défense : il sera question du nombre d'avions susceptibles d'être livrés à la France en 2015".

Dans ce nouveau contexte, pour Laurent Collet-Billon, "plusieurs questions se posent. La première est de savoir comment garantir que l'évolution de la production, de la part d'Airbus, ne conduise pas à des régressions".

S'agissant du crash d'un appareil début mai, Laurent Collet-Billon a rappelé que trois des quatre moteurs de l'appareil sont tombés en panne. Selon lui, "les causes de l'accident pourraient être à chercher dans une modification mal conçue du FADEC - Full authority digital engine control - et, probablement, dans une erreur de production". Airbus Group a émis une recommandation technique sur la vérification des moteurs. L'appareil, qui s'est crashé, avait "un FADEC du même type que celui développé en Malaisie et en Turquie, donc différent de celui des six avions français, lesquels ont accumulé plus de 10.000 heures de vol : on peut donc dire qu'ils sont sûrs".

 

Les boites noires exploitées

Mardi soir, Airbus Defence and Space a envoyé une AIT (Accident Information Transmission) mettant à jour le contenu de l'AOT (Alert Operator Transmission) diffusée le 19 mai dernier à l'ensemble des opérateurs de l'A400M. Selon le communiqué publié ce mercredi, "l'AIT informe que les données du DFDR (l'enregistreur des paramètres de vol) et du CVR (l'enregistreur des conversations de bord) ont été correctement exploitées et que les premières analyses ont été conduites par la CITAAM (Comisión para la Investigación Técnica de Accidentes de Aeronaves Militares), avec les conseils techniques des équipes d'Airbus Defence and Space envoyées en soutien".

La CITAAM confirme que les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de la puissance après le décollage et n'ont pas répondu aux tentatives entreprises par l'équipage pour contrôler normalement la puissance, tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l'équipage. "Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur « flight idle » (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l'équipage pour récupérer de la puissance", a expliqué Airbus Defence and Space. Cette perte de puissance est cohérente avec le fait que les trois moteurs en question étaient concernés par les problèmes identifiés par l'AOT du 19 mai.

Les premières analyses ont montré que les autres systèmes de l'avion ont fonctionné normalement et qu'il n'y a pas eu d'autre anomalie identifiée durant le vol. En conséquence, Airbus Defence and Space n'ajoute pas d'autres recommandations à celles figurant dans l'AOT du 19 mai.

 

Le DGA recense de nombreux autres déboires de l'A400M

L'avancement des différents développements en cours concerne les capacités tactiques de l'avion : extraction de charges lourdes par la rampe arrière, parachutage par les deux portes latérales et, "fonction essentielle aujourd'hui absente", autoprotection de l'avion - "en particulier contre les missiles de courte portée à guidage infrarouge", a expliqué Laurent Collet-Billon. Selon lui, "l'extraction des charges lourdes ne posera pas de problème particulier mais le doute est de mise sur le parachutage simultané par les deux portes". Et de rappeler que "l'histoire, sur ce point, se répète puisque le C-17 avait connu le même problème - lequel avait été réglé par un changement de parachute : la solution est sans doute à chercher de ce côté, une fois encore".

Laurent Collet-Billon est en revanche plus inquiet sur le développement de l'autoprotection. Tout comme le chef d'état- major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui a rappelé que sa "principale priorité" était "désormais l'arrivée des capacités tactiques, en particulier d'autoprotection, qui était prévue pour 2015, mais qui a pris du retard". Le général Mercier  peut être inquiet surtout après l'audition du Délégué général. "Je n'ai pas beaucoup de nouvelles s'agissant de l'autoprotection, a souligné ce dernier, ce qui n'est évidemment pas bon signe. Airbus a fait entrer en lice plusieurs entreprises sur le développement de cette capacité ; nous souhaitons donc avoir des précisions quant à ses perspectives d'intégration".

Enfin, s'agissant du ravitaillement en vol des hélicoptères, "les dernières nouvelles ne sont guère positives non plus", a-t-il expliqué. Des informations qui pourraient plomber le moral du général Mercier sur l'exécution de ses missions de transport tactique. D'autant qu'il est lui aussi insatisfait des livraisons des A400M qui "arrivent, mais pas au rythme que nous souhaiterions". Une inquiétude également partagée le 20 mai dernier à l'Assemblée nationale par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : "je ne suis pas certain que nous recevrons bien les quatre appareils qui doivent nous être livrés en 2015. Or nous en avons besoin pour nos opérations extérieures".

 

A quoi servent les A400M?

"L'A400M représente déjà un atout pour nos missions logistiques", a assuré le général Mercier. Ces avions effectueront toutes leurs missions depuis la base aérienne d'Orléans, qui est "un système de combat à part entière, y compris pour les opérations extérieures". "Les possibilités de l'A400M quant à l'acheminement des matériels lourds sur des pistes sommairement préparées, par exemple, sont tout à fait significatives", a rappelé de son côté Laurent Collet-Billon, qui "continue d'être un farouche partisan de l'A400M".

"L'intérêt pour cet avion est au demeurant manifeste, non seulement de la part de la Malaisie, mais aussi des pays du Moyen-Orient, indépendamment des questions posées sur l'accident", a notamment assuré le patron de la DGA.

Le chef d'état-major souhaite également moderniser les capacités de l'armée de l'air. Dans ce cadre, l'escadron Touraine, premier escadron de transport équipé d'A400M Atlas, "continue à recevoir des appareils. Il dispose aujourd'hui de six avions, le septième devant arriver d'ici deux ou trois semaines"., a précisé le général Mercier. Cette modernisation permet, en parallèle, de simplifier le réseau des bases de transport. En 2016, l'armée de l'air ne disposera plus que de deux grands pôles de transport : le pôle A400M et opérations spéciales à Orléans et le pôle cargo léger et moyen à Évreux, où elle va transférer les CASA actuellement basés à Creil. Ce regroupement de spécialistes de la maintenance aéronautique au sein d'un escadron de soutien unique sur la base d'Évreux optimisera des compétences qui se raréfient.

 

Pourquoi l'achat de C-130?

Pourquoi la France veut-elle acheter des avions de transport tactiques C-130 d'occasion fabriqué par l'américain Lockheed Martin ? "Le vieillissement de la flotte d'avions de transport tactiques, en particulier les Transall et les C-130, est une préoccupation sensible, alors même que l'A400M rencontre les difficultés que l'on connaît. Cela conduit à envisager l'acquisition de C-130, a priori d'occasion, dont certains permettraient le ravitaillement en vol des hélicoptères", a expliqué le Délégué général pour l'armement. Par ailleurs, certains des C-130 seront équipés de missiles pour les besoins des forces spéciales.

"Compte tenu du renforcement de nos forces spéciales, et du fort taux d'utilisation de nos aéronefs, nous devrons peut-être nous doter très vite de moyens de transport tactique autres, en plus des A400M déjà commandés. Nécessité fera loi", a précisé aux député le ministre de la Défense.

Le ministère avait expliqué en mai qu'il étudiait la mise à disposition (acquisition ou location) d'une capacité de quatre appareils supplémentaires de transport, les C130, dont deux équipés pour pouvoir ravitailler en vol les hélicoptères. Pour Laurent Collet-Billon, "cette fonction est importante en Afrique, dans la mesure où la méthode actuelle de ravitaillement, au sol, sur des terrains sablonneux, est agressive pour les moteurs". Ce que confirme le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui parle de "surintensité" pour ce type de matériels dans la bande saharo-sahélienne.

"Elle correspond à une usure prématurée des matériels, à une surconsommation de munition, etc. Par exemple, les hélicoptères et les moteurs des C130 utilisés dans la bande saharo-sahélienne vieillissent prématurément à cause du sable", a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense.

 

Renouvellement de la flotte de C-130

Avec les nouveaux aléas de l'A400M, de nouvelles réflexions pourraient amener le ministère de la Défense à anticiper le renouvellement de la flotte de C-130 prévu après 2020. La France dispose déjà d'une flotte de quatorze appareils, notamment utilisés par les forces spéciales et les services et tous acquis d'occasion. Mais cette flotte n'est pas toute neuve. "S'y intéresser dès aujourd'hui est donc une anticipation davantage qu'une rupture stratégique, a expliqué Laurent Collet-Billon. La réflexion en ce domaine sera menée d'ici à la fin de l'année".

"Je suis aussi très attentivement la modernisation des C130, a pour sa part indiqué aux députés le général Mercier. Celle-ci est double. Elle est d'une part d'ordre réglementaire: il faut donner à ces avions anciens la possibilité de s'inscrire dans la circulation aérienne générale, compte tenu des nouvelles normes. Elle est, d'autre part, opérationnelle : ces appareils doivent continuer à répondre aux besoins des forces spéciales dans les meilleures conditions".

Laurent Collet-Billon a également rappelé aux députés que "l'A400M dispose de capacités tactiques, mais il ne constitue pas, à proprement parler, un avion tactique au sens où l'étaient le Transall ou même les C-130 - avions préférés des forces spéciales et des services -, compte tenu notamment de son volume et de son envergure". C'est pour cela qu'il avait déjà suggéré l'acquisition de C-130 "capables de ravitaillements en vol, en l'occurrence quatre C-130J neufs, pour un prix de l'ordre de 800 millions d'euros qui, bien que très critiqué, correspondait aux prix communiqués à la faveur de contacts sur place, aux États-Unis - étant entendu que le projet n'a jamais été officiellement formalisé".

"Si le contrat est si onéreux, c'est non seulement parce que le C-130J est la dernière version produite par Lockheed Martin, mais aussi parce que ses moteurs, son avionique et son pilotage sont différents - le nombre de pilotes est réduit à deux -, d'où la nécessité d'acheter des services d'instruction des personnels, des simulateurs et de la logistique supplémentaire", a expliqué le Délégué général pour l'armement.

Le prix de l'A400M avoisine les 130 millions d'euros, mais ce chiffre monte à 150 millions si l'on y ajoute la part afférente au développement. Un C-130, lui, coûte quelque 90 millions de dollars, selon Laurent Collet-Billon.

 

Où acheter des avions d'occasion?

L'achat d'A400M d'occasion ne semble pas aussi facile que cela. Selon Laurent Collet-Billon, les États-Unis ne sont "guère vendeurs de C-130 d'occasion, pour la bonne raison qu'ils les utilisent". "S'agissant des appareils que nous souhaitons armer, il ne s'agit pas tant de Gunship, au demeurant, que d'appareils équipés de missiles Griffin sous pylônes, tels que ceux utilisés par les forces spéciales américaines. Les Marines disposent effectivement d'appareils de ravitaillement en vol des hélicoptères, mais ils ne sont pas prêteurs..", a-t-il regretté.

"Si les États-Unis ne sont ni prêteurs ni vendeurs en ce domaine, c'est sans doute parce qu'ils n'ont aucune idée du futur programme d'avion de transport : ne restent sur la ligne de production, selon mes informations, que quatre C-17 à queue blanche ; les C-130J, eux, sont déjà réservés".

La France envisage l'acquisition de C-130H "de bonne qualité, dotés, si possible, d'une avionique et de moteurs similaires à ceux de nos propres avions remis à niveau". Le ministère de la Défense ferait appel à une entreprise comme Marshall afin d'installer des systèmes de ravitaillement à bord sous forme de kits.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 12:35
Défense Le Rafale atterrira-t-il en Inde d'ici à la fin de l'année? - photo Armée de l'Air

Défense Le Rafale atterrira-t-il en Inde d'ici à la fin de l'année? - photo Armée de l'Air

 

02/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG de Dassault Aviation vise un quatrième contrat Rafale d'ici à la fin de l'année. Eric Trappier assure que l'Inde pourrait commander de nouveaux Rafale après la signature du premier contrat (36 appareils).


 

"On ne va pas s'arrêter à deux ou trois contrats Rafale. Les astres étant plutôt bien alignés maintenant, on va essayer de pousser l'avantage pour avoir un quatrième contrat (...) avant la fin de l'année", a lancé ce mardi le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier. Après ceux décrochés en Égypte et au Qatar pour un total de 48 avions de combat, un quatrième contrat qui pourrait être signé au Moyen Orient, vraisemblablement aux Émirats Arabes Unis (EAU). "D'autres pays ont manifesté leur intérêt pour le Rafale. Nous y travaillons. Signer d'autres contrats en 2015? Oui, c'est possible", avait-il déjà déclaré début mai au "Figaro" dans une interview.

 

L'Inde ne va pas s'arrêter à 36 Rafale, selon le PDG de Dassault

Déjà faudrait-il qu'il signe un contrat avec New Delhi d'ici à la fin de l'année... En Inde (36 Rafale), la commande pourrait être signée à la fin de l'été. Il resterait deux à trois mois de négociations mais certains observateurs misent plus surement pour début 2016. En tout état de cause, les négociations sur l'achat par l'Inde de 36 avions de combat Rafale seront probablement suivies de discussions sur un deuxième contrat, a assuré Eric Trappier. "On verra la deuxième étape quand ces 36 seront signés, comment on abordera la suite des événements", a-t-il expliqué en marge de la présentation du nouvel avion d'affaires Falcon 5X aux clients et prospects, à Mérignac (Gironde).

« Je ne suis pas déçu de passer de 126 à 36, mais plutôt content de passer de 18 à 36 fabriqués en France », a-t-il assuré.

"Les besoins de l'armée de l'air indienne, on le sait, dépassent, et de loin, le nombre des 36", a expliqué le PDG de Dassault Aviation, répondant à des propos prêtés au ministre indien de la Défense, selon lesquels New Delhi n'a pas l'intention d'acheter plus que 36 Rafale en raison du coût jugé élevé de ces appareils. Le ministre indien, Manohar Parrikar, est "en pleines négociations", a commenté Eric Trappier. Il a précisé que la suite des discussions, qu'il espère voir déboucher rapidement, devrait comprendre une fabrication en partie en Inde, cette fois avec un choix des sous-traitants par Dassault.

 

Des besoins immenses

Dassault discute avec l'Inde depuis début avril d'un contrat portant sur 36 Rafale construits en France, qui remplace une commande de 126 Rafale, qui était en négociations depuis janvier 2012 et qui a achoppé sur des divergences concernant les garanties des appareils (108) qui devaient être construits en Inde. Un contrat qui illustrait parfaitement la stratégie de New Delhi d'indianiser son industrie de défense avec le slogan "Make In India" le thème majeur" de la dernière édition du salon Aero India, qui s'est tenue en février.

New Delhi doit remplacer une partie de sa flotte d'avions de combat, aujourd'hui obsolète, notamment ses vieux Mig 21, un avion à la fois rudimentaire et performant mais qui date de la guerre froide (le plus produit au monde 11.000). Les premiers MiG-21 sont entrés en service dans l'armée de l'air indienne en mars 1963. Puis, ils ont été fabriqués en Inde sous licence entre 1977 et 1984 et 125 d'entre eux ont été modernisés en 2000. Entre 2003 et 2013, l'armée de l'air indienne (Indian Air Force), quatrième puissance aérienne mondiale, a perdu 38 MiG-21. C'est en grande partie pour cela que l'Inde a lancé en 2009 un appel d'offre baptisé MMRCA (126 avions de combat + une tranche optionnelle de 64 à 74 avions) pour renouveler une partie de sa flotte de combat.

Pour protéger ce pays immense, New Delhi doit donc renforcer ses systèmes de défense face à son vieil ennemi de toujours, le Pakistan, et surtout face à la montée en puissance militaire de la Chine, considérée comme une menace à moyen-long terme (notamment à la frontière nord où les Chinois les avait déjà attaqués en 1960).

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 11:55
Icarius Aerotechnics conserve la maintenance des PC-6 de l’ALAT

Implanté sur l’aérodrome de Gap-Tallard, Icarius Aerotechnics est l’un des spécialistes mondiaux du PC-6 de Pilatus photo Icarius Aerotechnics

 

2 juin 2015 par Aerobuzz.fr

 

Icarius Aerotechnics vient de se voir confier l’exclusivité des interventions sur les Pilatus PC-6 de l’ALAT jusqu’en 2022. L’atelier est détenteur depuis 2002 du marché de Maintien en condition opérationnelle des ces appareils. A ce titre, ses personnels sont intervenus sur tous les sites français et étrangers constituant des points de stationnement, comme au Mali. En 2013, Icarius a décroché son agrément FRA145-011. En 2014, il a également réalisé la révision générale de deux DHC6 Twin Otter de l’armée de l’air.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 11:50
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation


03.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

Pour Eric Trappier, PDG de Dassault, la décision de l’Inde de commander 36 Rafale au lieu de 126 n’est pas un lot de consolation.
 

« 36 Rafale fabriqués en France, cela me va ! Si ce contrat peut se signer vite, ce sera très satisfaisant  », a déclaré Eric Trappier, en marge du roll out du Falcon 5X, le 2 juin 2015 à Mérignac. Le PDG de Dassault Aviation commentait les propos tenus le week-end dernier par le ministre de la Défense indien. Celui affirmait que l’Inde renonce au contrat initial de 126 Rafale dont 108 auraient été assemblés en Inde.

Pour Trappier, cette annonce qui devrait garantir 36 appareils fabriqués en France, contre 18 initialement, ne ferme pas nécessairement la porte à un deuxième contrat complémentaire. Le PDG de Dassault explique que l’Inde a voulu répondre à un besoin urgent de renouvellement de son parc d’avions de combat. Face à cette nécessité, le premier ministre indien a fait passer au second plan le programme « make in India ».

Eric Trappier espère que l’Inde officialisera sa commande de 36 Rafale dans les deux à trois mois à venir, même si il sait que c’est l’administration indienne qui impose son calendrier. Par ailleurs, il se veut confiant en affirmant que ce premier contrat aura une suite pour répondre aux besoins de renouvellement du parc obsolète d’avions de chasse. Elle devrait offrir au constructeur français une plus grande marge de manœuvre en ce qui concerne le choix de ses sous-traitants. Encore faudra-t-il que l’Inde opte pour le Rafale et pas pour un de ses concurrents européen ou américains comme le laissait entendre le ministre indien de la Défense.

Les commandes de l’Egypte, du Qatar et prochainement celle de l’Inde, gonfle la conviction du PDG de Dassault qui n’hésite pas à déclarer qu’il « ne va pas s’arrêter à trois contrats Rafale  ». Il se dit confiant pour un quatrième avant la fin de l’année. Il dit aussi vouloir garder les pieds sur Terre et rappelle que les deux premiers contrats n’auront pas d’incidence à court terme sur le chiffre d’affaires du groupe puisqu’il se substituent aux livraisons françaises.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

02/06/2015  Le Point.fr (AFP)

 

Le système de régulation des turboréacteurs "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", affirme El Confidencial.

 

De nombreux protocoles ont été ignorés lors de l'assemblage final de l'avion de transport militaire A400M qui s'est écrasé le 9 mai près de Séville, faisant quatre morts, pour rattraper les retards de livraison, affirme mardi le site économique espagnol El Confidencial. Le FADEC (Full Authority Digital Engine Control), système de régulation des turboréacteurs, "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", assure ce média en ligne en citant des "sources du secteur aéronautique".

"De nombreux protocoles ont été ignorés. Si l'appareil avait fait le rodage des moteurs à haute vitesse au sol avant le premier vol, les moteurs se seraient bloqués" avant les essais en vol, selon les mêmes sources. "Et tout est dû à l'urgence", ajoutent-elles. Airbus était en effet critiqué par ses clients pour les retards dans la livraison de l'A400M. Le directeur de la stratégie d'Airbus Group, Marwan Lahoud, cité jeudi par le quotidien allemand Handelsblatt, avait reconnu "un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final" de l'A400M.

 

"Combinaison de facteurs"

Le PDG d'Airbus, filiale aéronautique civile d'Airbus Group, avait estimé samedi qu'il y avait eu "soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures". "Tant que la commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires n'a pas communiqué, il est trop tôt pour déterminer les causes de l'accident", a déclaré mardi une porte-parole du groupe interrogée sur les informations du site El Confidencial.

"Comme pour tout accident, il y aura probablement une combinaison de facteurs et non une cause unique", a-t-elle ajouté. L'appareil sorti de la chaîne d'assemblage des A400M à Séville, dans le sud de l'Espagne, s'est écrasé le 9 mai peu après le décollage, à la suite apparemment d'une panne des moteurs. Quatre des membres d'équipage ont été tués, deux autres grièvement blessés.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:35
Rafale MMRCA photo Livefist

Rafale MMRCA photo Livefist

 

01 juin 2015 Par Julien Bonnet - Usinenouvelle.com

 

Le ministre indien de la Défense a indiqué ce dimanche 31 mai que l'Inde n'achètera pas de Rafale supplémentaires, l'avion de Dassault Aviation étant "beaucoup trop cher". Des déclarations qui éloignent l'hypothèse d'une acquistion par l'armée indienne d'un total de 126 Rafale évoquée depuis 2012.

Après l'achat de 36 Rafale signé lors de la visite du premier ministre indien Narendra Modi mi-avri en France, un contrat estimé à plus de 5 milliards d'euros, l'Inde ne devrait finalement pas "craquer" pour de nouveaux exemplaires de l'avion de chasse de Dasault Aviation.

"Nous n'en achèterons pas d'autres, (...) seulement les 36", a indiqué ce dimanche 31 mai le ministre indien de la Défense, Manohar Parrikar, à l'agence de presse indienne PRI, jugeant l'avion de chasse français "beaucoup trop cher". Les précédents projets gouvernementaux indiens d'acquérir 126 Rafale de la firme Dassault se sont révélés "économiquement non viables, et pas nécessaires" pour ce pays, a-t-il ajouté.

Pour illustrer son propos, le ministre joue la carte de la métaphore automobile : "j'aimerais moi aussi avoir une BMW et une Mercedes, mais je ne les ai pas. Premièrement je ne peux pas me le permettre, et deuxièmement je n'en ai pas besoin", a-t-il déclaré. Concernant l'achat des 36 Rafale, Manohar Parrikar a indiqué qu'un comité franco-indien chargé de définir les détails de ce contrat devrait achever son travail d'ici deux ou trois mois.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 22:50
Pour le patron d'Airbus, le crash de l'A400M ne remet pas en cause sa conception

Des défauts de procédure de contrôle pourraient avoir causé le crash de l'A400M en Espagne, selon le patron d'Airbus, Fabrice Brégier. photo Airbus Military

 

30/05/2015 latribune.fr

 

Fabrice Brégier, le PDG d'Airbus estime que la faille à l'origine de l'accident d'un A400M début mai en Espagne est à chercher au niveau des procédures de test.

 

Pas d'erreur dans la conception de l'A400M. C'est ce que 'affirme le patron de la filiale aéronautique civile d'Airbus Group. "La conception de l'avion n'est pas à remettre en cause", a affirmé Fabrice Brégier lors d'une émission organisée par FranceInter, ITélé et les Echos ce samedi. Il était invité à donner son opinion sur les causes possibles de l'accident survenu le 9 mai à Séville qui a causé la mort de 4 personnes et fait 2 blessés graves.

 

Procédures de tests

Deux jours plus tôt, Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie chez Airbus Group, a admis dans le quotidien allemand Handelsblatt qu'un problème au niveau de la production finale a pu provoquer un crash. "Il n'y a pas de défaut structurel" a-t-il néanmoins nuancé. Il serait question d'un problème dans l'installation du logiciel de contrôle des moteurs.

Réagissant à ces informations, Fabrice Brégier a indiqué:

"Ensuite, il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures".

 

"On tire l'ensemble des conséquences d'un tel accident"

Si la responsabilité du programme A400M donc d'une enquête sur les causes de l'accident échoit à la branche défense d'Airbus Group, le dirigeant de la branche civile à souligné:

Au niveau du groupe, on tire à chaque fois l'ensemble des conséquences d'un tel accident, ou même d'un incident".

Fabrice Brégier, qui s'exprimait quelques jours avant l'ouverture du salon du Bourget, a assuré: "on n'a pas eu, à Toulouse, de problème au cours des 20 dernières années."

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 16:40
La Russie renforce sa flotte de Tu-160

 

30 mai 2015 par Info-Aviation

 

Le ministère russe de la Défense compte acheter près de 50 nouveaux bombardiers lanceurs de missiles Tu-160, surnommés « Cygne blanc », ce qui permettra de tripler la flotte russe de bombardiers stratégiques.

 

Le Tu-160 est un bombardier nucléaire qui peut replier ses ailes rappelant celles d’un cygne et fondre sur ses cibles à grande vitesse.

 

C’est aussi un avion supersonique doté d’ailes à géométrie variable et l’avion de combat le plus lourd au monde.

 

A l’heure actuelle, l’armée russe compte une quinzaine d’appareils de ce genre. La plupart d’entre eux subissent une modernisation annoncée en 2012. La Russie développe également un bombardier stratégique de cinquième génération, le PAK DA, qui doit effectuer son premier vol en 2019 et équiper les forces aériennes en 2023-2025.

 

Récemment, le commandant en chef de l’Armée de l’air russe Viktor Bondarev a déclaré que décision avait été prise de relancer la production des bombardiers Tu-160, une initiative qui fait suite à la demande du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou d’étudier les possibilités des entreprises russes dans ce domaine.

 

L’avion Tu-160 était produit de 1984 à 1992. Pendant les années de production 34 appareils, dont 19 appartiennent aujourd’hui à l’Ukraine, ont été mis en service.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:55
Aéronautique. Les entreprises de Midi-Pyrénées en ordre de bataille pour le Bourget

 

28 mai 2015 par Audrey Sommazi- ToulÉco

 

>  Pour la cinquante-et-unième édition du salon du Bourget, qui aura lieu du 15 au 21 juin, quatre-vingts entreprises régionales vont présenter leur savoir-faire auprès de clients potentiels sous pavillon du pôle Aerospace Valley.

 

Arnaud Setien, fondateur et dirigeant de Skyconseil, jeune entreprise dédiée aux métiers de l’ingénierie dans l’aéronautique et le spatial, en est à son second salon du Bourget. Sa première participation en 2013 s’était soldée par un gain de « crédibilité et de visibilité », sans toutefois « un retour fondamental » pour l’activité de cette entreprise. Comprendre : peu ou pas de nouveaux clients.

 

Pourtant, le patron renouvellera l’expérience sous la bannière du pôle de compétitivité Aerospace Valley Midi-Pyrénées et Aquitaine du 15 au 21 juin. « J’y vois deux intérêts. Le premier reste la visibilité. Le second est d’ordre financier, sachant qu’un stand au Bourget coute 10.000 euros. Avec la délégation et l’aide de la Région, il me coute 2500 euros ».

 

Un argument financier que partage Arnaud Le Maout, président du bureau d’études d’Airborne, spécialisé dans la conception et le développement de drones de défense. « Une start-up n’a pas les moyens de supporter un tel coût. Nous profitons aussi de la communication de la délégation », assure-t-il, précisant que le salon sera l’occasion de dévoiler aux clients mondiaux, ainsi qu’à la presse, le prototype civil et militaire Drop’n Drone. Orange et Airbus sont déjà intéressés par ce concept à voilure fixe, capable de supporter l’aérolargage depuis un avion ou un hélicoptère.

 

La plus grande délégation

Pas moins de quatre-vingts entreprises de Midi-Pyrénées, et quarante autres de la région Aquitaine, profiteront des 1450 m² de stand mis à leur disposition par le pavillon commun du pôle de compétitivité Aerospace Valley, soutenu financièrement par les deux conseils régionaux. « Cette délégation sera la plus grande », se félicite Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées. Des petits-déjeuners thématiques sur l’usine du futur par exemple, et des conférences rythmeront ces cinq jours de rendez-vous d’affaires.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:50
Crash de l'A400M : Airbus reconnait "un sérieux problème de qualité"

Un A400M s'est écrasé le 9 mai dernier près de Séville tuant 4 personnes. L'ensemble de la flotte en circulation dans le monde a été immobilisée. - photo Airbus DS

 

28/05/2015 latribune.fr 

 

Marwan Lahoud, directeur de la stratégie chez Airbus, admet qu'un problème, au niveau de la production finale, a pu conduire à l'accident qui a tué 4 personnes le 9 mai. "Il n'y a pas de défaut structurel" a-t-il néanmoins nuancé.

 

L'analyse des boîtes noires de l'avion militaire A400M, qui s'est écrasé le 9 mai en Espagne, faisant 4 morts, confirme "un sérieux problème dans l'assemblage final", a déclaré un haut responsable d'Airbus au journal allemand Handelsblatt à paraître vendredi.

 

Les boîtes noires ont parlé

"Les boîtes noires le confirment. Il n'y pas de défaut structurel, mais nous avons un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final", affirme Marwan Lahoud, directeur de la stratégie du groupe aéronautique européen, après avoir eu connaissance pour la première fois des analyses des boîtes noires de l'appareil.

"Nous avons pris connaissance pour la première fois hier (mercredi) des résultats, ils confirment nos analyses internes", a précisé M. Lahoud au quotidien des affaires allemand.

 

De nouveaux contrôles recommandés

Le 19 mai, Airbus avait déjà ordonné à ses clients une inspection de leurs A400M en leur adressant une note d'alerte pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs.

Cette note demandait "aux exploitants d'effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l'ECU (l'unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l'avion avant le vol et d'effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l'ECU".

Un avion de transport militaire Airbus A400M Atlas (vol CASA423) s'était écrasé samedi 9 mai près de Séville, dans le sud de l'Espagne. Cet accident a fait 4 vitcimes et deux personnes ont été gravement blessées. Il s'agissait d'un vol d'essai de cet avion militaire. Aussitôt après cet accident, plusieurs pays dont la Turquie, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont décidé d'immobiliser leur flotte d'Airbus A400M.

 

Nombreux déboires

L'appareil a connu de nombreux déboires depuis le lancement du programme en 2003 à la demande des armées européennes: retards de fabrication et à la livraison, dépassement de coût de 6,2 milliards d'euros (30% du budget) et querelles entre les clients et le constructeur qui avait même menacé de jeter l'éponge.
Équipé de quatre turbopropulseurs, l'A400M est capable d'assurer le transport de troupes, de parachutistes et matériel, y compris des blindés et des hélicoptères, sur de longues distances et à grande vitesse tout en atterrissant sur des terrains sommaires. Il peut transporter jusqu'à 37 tonnes sur 3.300 km.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 07:55
Le 51e salon aéronautique du Bourget 2015 ? The place to be..

Le GIFAS attend, pour la 51e édition du salon aéronautique du Bourget, 2.260 exposants

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21/05/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le plus grand salon au monde attend du 15 au 21 juin 320.000 visiteurs, dont 140.000 professionnels, venus de 181 pays.

 

La 51e édition du Salon aéronautique du Bourget (SIAE), qui se tiendra du 15 au 21 juin prochain, sera l'endroit où il faut être pour les professionnels de l'aéronautique civile et militaire et les passionnés. Très clairement, "the place to be". C'est déjà le salon aéronautique le plus important au monde. En 2013, il avait réuni 2.215 exposants et 139.000 visiteurs professionnels représentant plus de 200.000 visites. Loin devant ses rivaux : Farnborough en Grande-Bretagne (2014) avec 1.506 exposants, ILA Berlin (2014) avec 1.203 exposants, Dubaï et Singapour avec environ 1.000 exposants. Enfin, le SIAE a assuré que 90% des visiteurs se sont déclarés satisfaits en 2013, dont 30% très satisfaits.

 

Nouveau record d'exposants

L'organisateur du SIAE, le Gifas, qui représente l'industrie aéronautique en France, attend cette année 2.260 exposants, soit 5 % de plus qu'en 2013, ce qui constituera un record pour Le Bourget. Près de la moitié seront étrangers et 47 pays seront représentés lors de ce salon. Quelques 320.000 visiteurs (dont 140.000 professionnels) venus de 181 pays, sont attendus au total cette année, "comme en 2013", la précédente édition (315.000), a précisé jeudi le président du GIFAS Marwan Lahoud. Selon lui, cette édition "confirme que le salon du Bourget est le premier salon mondial de l'aéronautique et de l'espace" en dépit de l'absence de nouveau programme aéronautique cette année. L'édition 2015 "s'annonce comme un bon cru", a assuré Marwan Lahoud.

 

Les démonstrations en vol toujours très attendues

Parmi les attractions les plus courues, les démonstrations en vol d'une vingtaine d'avions  civils et militaires. En 2015, le nouveau long-courrier d'Airbus, l'A350, sera la principale vedette du programme, avec l'avion à propulsion électrique, l'Airbus e-fan. Parmi les nouveautés à Paris, l'avion de transport ukrainien Antonov 178, le Bombardier CSeries 300 concurrent des familles A320 et B737 et, enfin, l'avion de combat pakistanais JF-17. Bien sûr, le Rafale, fort de ses deux succès à l'export, zébrera le ciel du Bourget. Les avions russes et américains resteront soit sur le tarmac, soit à la maison.

 

L'environnement, thème principal du salon

A quelques mois de la conférence COP21 sur les changements climatiques organisée à l'automne à Paris, le salon aéronautique du Bourget ne pouvait que mettre l'accent sur l'environnement. A cette occasion, une réunion sur le climat, baptisée "COP21 vu du ciel"  présentera le 18 juin "tout ce que fait la filière en faveur du climat, à la fois sur nos produits (...), mais aussi l'importance des objets spatiaux, en particulier les satellites" en termes de surveillance du climat, a expliqué Marwan Lahoud.

Les ministres de l'Écologie, Ségolène Royal, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s'exprimeront durant cette journée lors de débats avec les industriels. L'objet de cette réunion ministérielle "sera de tracer la feuille de route pour les années qui viennent et de lancer un certain nombre de programmes". Un peu plus tôt dans la matinée, se déroulera une réunion du Conseil pour la recherche aéronautique et civile (Corac), dont 80% des efforts de recherche vont "dans le sens d'un meilleur contrôle des impacts sur le climat".

 

Et le match des commandes entre Airbus et Boeing

"Je pense qu'il y aura un nombre significatif de commandes commerciales Airbus et Boeing", a promis Marwan Lahoud. Airbus table sur un "nombre significatif" de commandes au prochain salon du Bourget, a estimé le directeur de la stratégie d'Airbus Group.

En 2013, Boeing avait poussé Airbus dans ses derniers retranchements au salon aéronautique du Bourget. En valeur des prises de commandes fermes obtenues à l'occasion de la cinquantième édition du salon du Bourget, l'avionneur de Seattle s'était finalement incliné de très peu : Boeing avait obtenu 302 commandes fermes, dont 52 long-courriers, pour un total de 38 milliards de dollars au prix catalogue tandis qu'Airbus avait enregistré plusieurs contrats pour un total de 241 appareils, dont 71 long-courriers, pour un montant de 39,3 milliards de dollars. En y ajoutant, les intentions d'achat, Airbus avait également dominé Boeing (68,7 milliards de dollars contre 66,29 milliards).

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:55
Du 15 AU 21 juin 2015, l’ONERA vous accueille au Salon du Bourget

 

20.05.2015 - ONERA

 

Acteur majeur de la recherche et technologie aéronautique et spatiale en France, l’ONERA sera présent au salon du Bourget.

 

Vous êtes institutionnel, industriel, journaliste, étudiant ou encore passionné par l’aéronautique ? Venez découvrir nos compétences et domaines d’excellence sur notre stand, situé dans le hall 2A (n° C271). Notre équipe vous accueillera du 15 au 21 juin, de 8 h 30 à 18 h 00. Si vous souhaitez prendre rendez-vous préalablement à votre visite, contactez-nous par email : rdv . bourget2015 @ onera . fr.

 

Au travers du thème, « l’ONERA pense et teste les ruptures de demain », le centre français de recherche aéronautique et spatiale mettra en avant ses innovations technologiques et sa capacité à concevoir des systèmes complexes pour l’aéronautique du futur, civile ou militaire. A cette occasion, l’ONERA présentera trois thématiques d’intérêt stratégique, économique et environnemental :

 

    Une aéronautique plus verte. L’ONERA participe à la conception de nouveaux moteurs et de nouvelles configurations d’avions pour réduire la consommation, les émissions polluantes, et le bruit.

    Performance et maîtrise des drones. L’ONERA présente ses savoir-faire pour la conception de drones innovants et la lutte contre les drones malveillants.

    Du concept au démonstrateur en vol. L’ONERA illustre sa capacité à travailler en synergie avec des agences de recherche et des industriels, les PME en particulier, pour la réalisation de démonstrateurs industrialisables.

 

Sans technologie pas de programme. Mais sans recherche, pas de technologies. Deux exemples démontrent l’apport des compétences de l’ONERA en termes d’innovation et la nécessité d’investir en recherche, pour continuer à transmettre à l’industrie les technologies validées qui lui permettront de conforter son avance.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:50
Crash A400M : le logiciel gérant les moteurs dans le viseur de l'enquête

Airbus DS a envoyé une note d'alerte opérationnelle (AOT) à tous les exploitants de l'A400M pour les informer d'une inspection à effectuer - photo JL. Brunet - Armée de l'air

 

19/05/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr (avec Agences)

 

Une défaillance du système informatique gérant les moteurs de l'avion de transport militaire serait une hypothèse de l’origine du crash de l'A400M en Espagne. Pour autant, les boites noires n'auraient pas été encore exploitées.

 

Airbus Defence and Space (Airbus DS) a ordonné à tous ses clients une inspection de leurs avions de transport militaire A400M, dont un exemplaire s'est écrasé à Séville (sud de l'Espagne) début mai. "Airbus DS a envoyé une note d'Alerte Opérationnelle (AOT) à tous les exploitants de l'A400M pour les informer d'une inspection à effectuer sur la flotte", a annoncé ce mardi l'avionneur dans un communiqué. Actuellement, douze A400M sont en service dans cinq pays. Cette décision a été prise à la suite de la découverte d'une anomalie potentielle sur le système informatique gérant les moteurs. Selon Reuters, les premières conclusions laisseraient penser qu'il s'agit plus d'un problème de qualité que de
conception de l'ensemble.

Cette note "demande aux exploitants d'effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l'ECU (l'unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l'avion avant le vol et d'effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l'ECU". L'ECU est l'un des deux calculateurs qui composent le système informatique complexe de régulation et de surveillance des moteurs (Fadec), développé par le groupe allemand MTU Aero Engines. Le Fadec avait déjà été à l'origine des nombreux retards du programme A400M.

Le FADEC (Full Automatic Digital Engine Control) est un système informatique chargé du contrôle des moteurs, qui équipe tous les avions modernes. Le FADEC de l'A400M est constitué, par moteur, de deux calculateurs, ainsi que de leurs logiciels. Les deux calculateurs sont l'Engine Control Unit (ECU), chargé du contrôle du moteur et de l'hélice, et l'Engine Protection and Monitoring Unit (EPMU), chargé de superviser les fonctions critiques en cas de défaillance de l'ECU et de fournir les informations nécessaires à la maintenance. Le FADEC de l'A400M est particulièrement complexe : il comprend 275.000 instructions, contre 90.000 environ pour ceux de l'A380 ou du Rafale. La complexité est accrue par la prise en compte de la régulation de l'hélice et des équipements nacelles.

Airbus DS n'a pour autant pas établi de lien avec l'accident de l'A400M en Espagne, qui a fait 4 morts - les deux pilotes et deux ingénieurs - et deux blessés graves le 9 mai dernier. L'appareil, qui effectuait un vol d'essai avant sa livraison à la Turquie prévue en juillet, s'est écrasé peu après le décollage. Le groupe a indiqué avoir transmis ces informations "immédiatement, aux autorités chargées de l'enquête" en Espagne.

 

Un problème de logiciel?

L'enquête est menée par la Commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires (CITAAM), qui devra présenter ses conclusions au juge d'instruction espagnol saisi du dossier. Selon un expert du secteur sous couvert de l'anonymat, le problème potentiel constaté par Airbus DS pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur. Le site internet du magazine "Der Spiegel" citant des sources dans l'entourage d'Airbus a évoqué comme cause possible de l'accident un problème de logiciel qui aurait entraîné l'arrêt de trois propulseurs, un problème technique face auquel les pilotes ne pouvaient rien.

Dans sa note, Airbus DS indique simplement que "pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, (il) a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer". Ces éléments résultent "des analyses internes à Airbus DS et fait partie de ses activités permanentes en matière de navigabilité, indépendamment de l'enquête officielle en cours", selon la note. Ce qui voudrait dire que des incidents ont déjà été identifiés lors de vols précédents.

 

Les boites noires pas encore exploitées

En signe de confiance dans l'appareil, Airbus a organisé le 12 mai un vol d'essai entre Toulouse et Marseille avec à son bord le patron d'Airbus Military, Fernando Alonso. Mais la Turquie, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Malaisie ont maintenu la suspension des vols d'A400M dans l'attente des résultats de l'enquête. Mesure confirmée par Berlin et Ankara après l'annonce de la note d'alerte d'Airbus DS. Seule la France, qui possède le plus grand nombre d'A400M (6 exemplaires), a maintenu les autorisations pour les seuls vols prioritaires en opération.

A Paris, le ministère de la Défense a rappelé après l'annonce de cette note d'alerte d'Airbus DS avoir "commandé au début de l'année un rapport à Tom Enders (le PDG d'Airbus Group, maison-mère, ndlr) sur les capacités de l'A400M et le calendrier de livraison". "Nous en attendons la réponse pour le début de l'été avant de prendre une décision sur l'A400M", a précisé le ministère.

En Allemagne, l'armée de l'air a reçu la note d'alerte d'Airbus et est en train de l'étudier. Le ministère de la Défense a toutefois souligné que le constructeur ne peut pas encore établir que ces éléments sont la cause de l'accident car ils n'ont pas encore été comparés aux données des boîtes noires de l'appareil. Celles-ci n'ont pas encore été exploitées, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP. A Madrid, le ministère de la Défense s'est refusé à tout commentaire avant les résultats de l'enquête. Le ministre de la Défense espagnol, Pedro Morenes, s'était prononcé sur la suspension des vols, alors que l'A400M est produit à Séville.

 

Un programme maudit

Les problèmes techniques sur les moteurs de l'A400M sont en bonne partie responsables des déboires du programme, dont le premier appareil a été livré en 2013, avec quatre ans de retard. Ces turbopropulseur TP400 sont conçus par le consortium EPI Europrop International, qui regroupe le français Snecma (groupe Safran), le britannique Rolls Royce, l'espagnol ITP et l'allemand MTU.

Le programme a également connu d'importants surcoûts, avec une facture finale d'environ 30 milliards d'euros contre un peu plus de 20 milliards prévus initialement. Au total, 174 A400M ont été commandés par huit pays.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 07:55
Aéroports de Paris étudie un aéroport dédié aux drones

 

19/05/2015 Fabrice Gliszczynski – LaTribune.fr

 

Aéroports de Paris étudie la possibilité de dédier aux drones un aéroports d'aviation générale aux alentours de Paris. ADP gère une dizaine d'aérodromes en plus de Roissy, Orly et du Bourget.

 

L'interdiction réglementaire de faire survoler des drones au-dessus des plateformes aéroportuaires n'empêche pas Aéroports de Paris (ADP) de suivre de très près cette filière en plein essor. Après avoir rejoint le Conseil pour les drones civils (CPDC) et la Fédération professionnelle du drone civile (FPDC), le gestionnaire des aéroports parisiens étudie maintenant de créer un site spécialisé pour les drones.

 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 17:35
Airbus et Tata fourniront 56 avions militaires à l'Inde

Le deal Le gouvernement de Narendra Modi tente de moderniser l'ensemble de ses équipements de défense de l'Inde, notamment pour être en mesure de réagir aux initiatives de ses voisins et rivaux, le Pakistan et la Chine. photo Airbus DS

 

14/05/2015 latribune.fr 

 

L'avionneur européen et le groupe indien viennent de décrocher un contrat avec New Dehli de la valeur de 1,6 milliard d'euros. Le comité chargé de négocier la commande de 36 Rafale a également été installé.

 

Le conseil d'acquisition du ministère indien de la Défense, organisme chargé d'approuver les contrats les plus importants, a donné son feu vert. L'offre conjointe du géant européen Airbus Defence and Space et du groupe indien Tata Advanced Systems pour fournir à l'Inde 56 avions de transport militaire a été approuvée, a indiqué jeudi 14 mai à l'AFP un haut responsable indien sous couvert d'anonymat.

Le contrat est estimé à 119,30 milliards de roupies, à savoir 1,64 milliards d'euros. Le contrat a été approuvé tard mercredi soir avec d'autres commandes d'un montant d'environ 766 millions d'euros, a précisé le responsable du ministère.

 

Des modèles vieillissants remplacés

L'offre d'Airbus et Tata était la seule en course. Le projet prévoit qu'Airbus livrera les 16 premiers appareils "prêts à voler" tandis que les 40 autres seront assemblés dans la ville d'Hyderabad (sud) par Tata, ce qui permettrait un transfert de technologie.

Les appareils, des C295, sont destinés à remplacer des modèles vieillissants. L'Inde tente en effet de moderniser l'ensemble de ses équipements de défense, notamment pour être en mesure de réagir aux initiatives de ses voisins et rivaux, le Pakistan et la Chine.

 

La fabrication sur place encouragée

Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, le gouvernement de Narendra Modi a donné son feu vert à une série de projets bloqués sous le précédent gouvernement, en partie en raison de soupçons de corruption. Modi, un fervent nationaliste hindou, veut que l'Inde perde sa place de premier importateur mondial d'armement conventionnel et souhaite fabriquer sur son sol 70% de ses équipements militaires d'ici la fin de la décennie.

Son gouvernement a relevé à 49% la participation que peut prendre un groupe étranger dans un groupe indien de défense.

 

D'autres commandes pour un montant de 766 millions d'euros

Les autres commandes approuvées mercredi soir portent sur 145 mortiers ultra-légers de BAE Systems, des missiles de croisières indo-russes BrahMos et 197 hélicoptères russes Kamov, selon le responsable indien.

Le conseil, présidé par le ministre de la Défense, Manohar Parrikar, a aussi installé le comité chargé de négocier le détail des 36 Rafale de Dassault que l'Inde a prévu de commander. Cette commande a été annoncée par Narendra Modi lors de sa visite en France mi-avril, une décision qui a mis fin aux négociations entamées en 2012 pour l'achat de 126 Rafale, dont 108 fabriqués en Inde.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 12:50
photo EATC

photo EATC

 

19 mai 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Airbus Defence and Space (Airbus DS) a transmis une note d'alerte aux clients de son avion de transport militaire A400M pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs, après le crash d'un de ces appareils qui a fait 4 morts le 9 mai en Espagne.

 

Cette note d'alerte demande aux exploitants d'effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l'ECU (l'unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l'avion avant le vol et d'effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l'ECU, a indiqué Airbus DS dans un communiqué.

 

Selon un expert du secteur, un dysfonctionnement de l'ECU pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur.

 

Pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, Airbus DS a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer, a précisé l'avionneur dans son communiqué.

 

Mais Airbus n'a pas établi de lien entre ce problème potentiel et l'accident de l'A400M à Séville, dans le sud de l'Espagne. L'avion effectuait un vol d'essai avant sa livraison à la Turquie qui était prévue en juillet.

 

La note émise par le groupe résulte des analyses internes à Airbus DS et fait partie de ses activités permanentes en matière de navigabilité, indépendamment de l'enquête officielle en cours, a souligné Airbus DS.

 

Ces informations ont également été transmises, immédiatement, aux autorités chargées de l'enquête en Espagne, a ajouté Airbus DS.

 

L'enquête est menée par les autorités militaires espagnoles, précisément par la Commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires (CITAAM) qui devra présenter ses conclusions au juge d'instruction saisi du dossier.

 

A la suite de l'accident qui, outre les deux pilotes et ingénieurs décédés, a fait aussi deux blessés graves, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie et la Malaisie ont suspendu les vols des appareils en service.

 

Au total, 174 A400M ont été commandés par huit pays: Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Turquie et Malaisie. Douze seulement sont en service à ce jour.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:55
Rafale : Dassault se dit capable de doubler sa production avec un investissement quasi nul

Pressé de dire si une augmentation de cadence pour le Rafale nécessiterait des investissements industriels, le PDG de Dassault Aviation a estimé que ces investissements seraient "très légers".

 

13/05/2015 latribune.fr 

 

Le groupe augmentera les cadences s'il obtient un troisième contrat cette année avec l'Inde, explique Eric Trappier, le Pdg de l'avionneur. Le groupe doit finaliser avec ce pays la vente de 36 appareils, après les deux premiers et tout récents contrats signés au Qatar et en Egypte.

"Il y a toujours une chaîne de production, mais on augmentera les cadences si jamais on a un troisième contrat [à l'export, Ndlr]."

Ainsi, Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation a assuré que son groupe avait la capacité de doubler sa production "sans problème", en marge de l'assemblée générale de Thales (dont il est co-actionnaire).

 

Des investissements "très légers"

"Pour l'instant on a les deux premiers contrats (24 commandés par l'Egypte et 24 également pour le Qatar) qui s'inscrivent dans la chaîne de fabrication du Rafale telle qu'elle est aujourd'hui parce que la France substitue les avions français par les avions d'export", a-t-il ajouté.

"Les Indiens ont dit qu'ils étaient pressés d'acheter le Rafale et que, dans une structure accélérée de gouvernement à gouvernement, de gré a gré, ils en prennent déjà 36. Après on verra", a dit Eric Trappier, sans indiquer quand une signature pourrait avoir lieu.

Pressé de dire si une augmentation des cadences pour le Rafale nécessiterait des investissements industriels, le Pdg de Dassault Aviation a estimé que ces investissements seraient "très légers".

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