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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 08:45
Montée en puissance des Casa à La Réunion

 

19/02/2015 Armée de l'air

 

Du 11 au 13 février 2015, une visite a été organisée au détachement air 181 de La Réunion dans le cadre du marché de maintien en condition opérationnelle (MCO) des Casa CN235.

 

Trois représentants d’Airbus Defence & Space (à qui a été confié le MCO des Casa) et un militaire de la SIMMAD (structure intégrée du MCO des matériels aéronautiques du ministère de la Défense) se sont rendus sur le site du détachement air (DA) 181 « Lieutenant Roland Garros ». Cette visite est préalable au remplacement des Transall C/160 par des Casa CN235 à l’été 2015.

 

Montée en puissance des Casa à La Réunion

Cette visite a pour but de valider le calendrier de mise en place des aéronefs, de préciser le processus de MCO et de passer en revue les moyens et les infrastructures à mettre à disposition. Les spécialistes ont également relevé les contraintes opérationnelles spécifiques au site d’accueil.

 

Les nouveaux aéronefs seront mis en place à l’été 2015 au DA 181.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 08:30
Passage en revue des troupes égyptiennes par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. – photo Roland Pellegrino

Passage en revue des troupes égyptiennes par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. – photo Roland Pellegrino

 

19/02/2015 International

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu au Caire du 16 au 17 février pour signer au nom de la France un contrat d’armement exceptionnel pour les industries de défense françaises, dont un premier contrat Rafale à l’export.

 

Cette signature marque un tournant dans la relation bilatérale franco-égyptienne basée sur une confiance renouvelée. Elle témoigne aussi du renforcement d’un partenariat stratégique face à des menaces communes.

 

D’un montant total de 5,2 milliards d’euros, ce contrat d’armement majeur, récompensant l’excellence des industriels français, prévoit la fourniture de 24 avions de combat Rafale, d’une frégate multimissions et de systèmes de missiles. Au-delà, le contrat porte aussi sur la formation et la maintenance.

 

France-Egypte, un rapprochement stratégique

Dès son arrivée, lundi 16, Jean-Yves Le Drian s’est d’abord entretenu avec son homologue, le général Sedhi Sobhi, puis avec le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de nombreux officiels des deux pays, dont Patricia Adam, présidente de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’Etat-Major des armées, et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement. Pour les industriels, étaient présents Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, Hervé Guillou, PDG de DCNS, Antoine Bouvier, PDG de MBDA et Patrice Caine, DG de Thalès.

 

photo Roland Pellegrino

photo Roland Pellegrino

Lors de ce déplacement, le ministre de la Défense s’est associé au deuil national décrété à la suite du massacre en Libye de 21 Egyptiens par un groupe armé terroriste se réclamant de « l’État islamique ». Il a ainsi rencontré mardi matin le pape des coptes orthodoxes d’Égypte, Tawadros II, pour lui exprimer  la compassion du gouvernement français.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 12:30
Vente des Rafale : les coulisses d'une grande première

 

15 février 2015 par François Clémenceau - JDD

 

Avec la vente de 24 avions de combat à l’Égypte, dont le contrat sera signé demain (16 fev), la France mise sur un nouvel axe arabe qui passe par Le Caire, Abu Dhabi et Riyad. De quoi doper les ventes d’équipements militaires au service d’une stratégie antiterroriste.

 

Le week-end prochain, Jean-Yves Le Drian sera de nouveau dans le Golfe. À Abu Dhabi, le ministre de la Défense verra pour la treizième fois en moins de trois ans son homologue émirien avant de participer au salon de l'armement Idex, qui réunit tous les pays du Moyen-Orient. Avec Cheikh Mohammed Ben Zayed, la relation est devenue suffisamment confiante pour que, après l'arrivée au pouvoir du maréchal Sissi au Caire, l'Émirien confie au Français son souhait de voir l'Égypte renforcée. Aux Émirats, comme en Arabie saoudite, le bilan de l'expérience des Frères musulmans à la tête de l'Égypte est en effet jugé des plus négatifs. D'où le message envoyé à la France : "Il faut aider Sissi à remettre sur pied son pays pour en refaire un pôle de stabilité et de référence." À Paris, le renseignement militaire sait également que la présence de Daech en Libye devra être traitée tôt ou tard et que ce sera plus facile avec l'aide de l'Égypte. "La diplomatie française était en retrait", confie une source officielle. Il faut dire qu'avec la répression de fer qui s'abat sur les Frères musulmans au Caire, avec des condamnations à mort par centaines, il est délicat diplomatiquement d'afficher un soutien total à un gouvernement qui piétine aussi brutalement les droits de l'homme.

 

"Le secret absolu a été gardé"

 

«Nombre de deals ont capoté parce qu'ils avaient été éventés sans que le client soit au courant, ce qui nous les a écartés à vie»

Le 15 septembre, alors que Jean-Yves Le Drian vient de donner depuis Abu Dhabi le coup d'envoi de l'opération française contre Daech en Irak, il débarque au Caire où l'attend le maréchal égyptien. À la résidence de France, l'ambassadeur Nicolas Galey prépare le ministre à l'entretien du lendemain avec Sissi. Le diplomate explique que le nouveau président égyptien veut doubler le canal de Suez pour redynamiser l'économie égyptienne et que le maître d'ouvrage allemand a reçu consigne de finir le chantier à l'été 2015, avec près de deux ans d'avance sur le calendrier. Le lendemain, au palais, le maréchal Sissi indique à Le Drian son souhait de voir une frégate multimissions de fabrication française ouvrir le chemin du nouveau canal. "Mais le bateau français après, je le garde", dit Sissi. Le maréchal fait part alors des difficultés énormes qu'il affronte dans le Sinaï contre les djihadistes, évoque une nécessaire modernisation de la flotte d'avions de combat. Sous-entendu, des Rafale. En moins d'une semaine, une équipe à Paris est désignée pour ne travailler que sur ce seul dossier. "Le secret absolu a été gardé parce qu'il fallait que ça aille vite, on a fonctionné à l'expérience", confie une source proche du dossier. "Nombre de deals ont capoté parce qu'ils avaient été éventés sans que le client soit au courant, ce qui nous les a écartés à vie."
L'expérience, c'est aussi le format et la méthode imposés par Jean-Yves Le Drian depuis bientôt trois ans dans ce domaine. En créant dès le départ le Comité ministériel des exportations de défense (Comed), le ministre a voulu réunir autour d'une même table, entre autres, les industriels, Bercy, le Quai d'Orsay, l'état- major, la Direction du renseignement militaire, afin que plus personne ne se marche sur les pieds. C'est avec ce nouveau dispositif que Le Drian récupère auprès des Émiriens le contrat Falcon Eye, ces deux satellites d'observation fabriqués par Airbus Défense et Thales.

 

Concurrence américaine

 

«Le président Sarkozy a voulu négocier lui-même le tarif, si bas que cela correspondait à la moitié du prix réel du bateau»

Alors qu'en 2000 70% des équipements émiriens étaient d'origine française, ce taux était tombé à 6% en 2012. "C'était un projet de très haut niveau où la concurrence avec les Américains était frontale", raconte une source impliquée dans la négociation. "Le ministre a essayé de recréer une relation personnelle avec le prince héritier. Lorsqu'il n'a pas obtenu de réponse, il a répondu qu'il attendrait sur place et a annulé tous ses rendez-vous pour quarante-huit heures. C'est comme ça qu'il a obtenu gain de cause et qu'il a pu revenir plus tard pour signer." Cette volonté d'aboutir sans jouer pour autant au VRP de base qui met un pied dans la porte tranche avec les pratiques du passé où tout se décidait de A à Z à l'Élysée. À l'époque, "les Marocains aussi voulaient une frégate Fremm. Le président Sarkozy a voulu négocier lui-même le tarif, si bas que cela correspondait à la moitié du prix réel du bateau", se souvient un observateur de cette période. "Résultat, les autres pays qui voulaient le même produit entendaient l'acheter au même prix que les Marocains. Le ministre, lui, discute avec nos partenaires jusqu'à ce qu'on lui dise : "Je veux que la France m'aide à faire ça."" Le tout avec une immense disponibilité. "Quand il va dans le Golfe, il n'y passe pas lors d'une escale, ce qui est mal vu par les dignitaires, mais pour les voir il dort sur place car c'est important d'accepter l'hospitalité offerte", confie un vétéran du ministère. Avec près de 200.000 km parcourus depuis juin 2012, rien qu'en "soutien à l'export", activité à laquelle il consacre un tiers de son temps, qui peut dire qu'on n'a rien sans rien?

 

Lire aussi : Vente de Rafale à l'Egypte : un premier contrat à l'exportation

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 17:35
Snecma et HAL signent un MoU en vue de créer une joint venture et de construire une nouvelle usine de production en Inde

 

Aero India, Bangalore (Inde) – Le 18 février 2015. Snecma (Safran)

 

Snecma (Safran), motoriste aéronautique de premier rang mondial, et Hindustan Aeronautics Ltd. (HAL), acteur majeur de la construction aéronautique, ont signé le 28 janvier 2015, à Bangalore, un protocole d’accord afin d’étudier les modalités de la création d’une joint-venture en Inde pour la production de pièces de moteurs aéronautiques. Le protocole d’accord a été signé par Bruno Durand, directeur Industriel et Supply Chain de Snecma et Arunachalam Muthukumaraswami, directeur général de la division Moteurs de HAL.

La joint-venture en projet se consacrerait dans un premier temps à la réalisation de pièces de très haute technologie pour le turboréacteur M88, qui équipe l’avion de combat Rafale de Dassault Aviation. Dans un second temps, elle pourrait participer à d’autres projets aéronautiques d’envergure de Snecma et de HAL, en Inde et dans le monde entier. La nouvelle usine de plus de 30 000 m2 bénéficierait alors d’investissements substantiels de la part des deux partenaires, notamment pour l’équiper de machines à la pointe de la technologie.

Cette signature marque une nouvelle étape dans la coopération de longue date entre Snecma et HAL. La joint-venture viendrait par ailleurs approfondir les excellentes relations établies depuis plus de 60 ans entre les sociétés de Safran et celles de l’industrie aéronautique indienne*. Par exemple, Snecma produit le M53 qui motorise le Mirage 2000 H "Vajra" opéré par l’armée de l’air indienne.

« Ce nouveau partenariat témoigne une fois de plus des relations d’étroite collaboration établies depuis de nombreuses années entre Snecma, notre maison mère Safran, et l’industrie aéronautique indienne » a déclaré Pierre Fabre, président de Snecma. « Nous sommes fermement engagés à contribuer à la politique du « Make in India », à travers des partenariats d’envergure et des investissements locaux. Cette société commune est une preuve supplémentaire que nous approfondissons activement nos liens existants avec HAL ».

*Safran est présent en Inde depuis plus de 60 ans. Avec plus de 2 600 salariés hautement qualifiés et une croissance de 30% au cours des dix dernières années, l’Inde est le pays d’Asie où Safran est le plus implanté. Les activités de Safran en Inde se répartissent autour de trois grands axes : l’apport de compétences concrètes au service de l’industrie aéronautique en pleine expansion de ce pays, la fourniture d’équipements de navigation et d’optronique de pointe destinés au secteur de la défense, et des solutions biométriques sur le marché de la sécurité. Au fil du temps, les activités de Safran se sont développées, à travers de solides partenariats locaux avec l’industrie aéronautique militaire indienne, fondés sur des accords de développement conjoint et des licences de production et de soutien de moteurs, de trains d’atterrissage et de systèmes de navigation d’avions, d’hélicoptères (dont le moteur Shakti destiné au Dhruv) et de fusées, assortis des services de soutien afférents. 
 

 

A propos de Snecma

Suivez @Snecma sur twitter et LinkedIn

Snecma est une société de Safran, groupe international de haute technologie, leader en aéronautique, défense et sécurité. Snecma conçoit, produit, et commercialise des systèmes propulsifs, et notamment une large gamme de moteurs destinés à l’aviation civile, à la fois puissants, fiables, économiques et respectueux de l’environnement, dont le leader mondial CFM56 et le moteur de nouvelle génération LEAP**. Snecma fabrique également des moteurs militaires au meilleur niveau mondial, dont le M88, destiné au Rafale de Dassault, ainsi que des équipements et systèmes propulsifs pour satellites et pour lanceurs. Snecma est également un acteur majeur dans le domaine de la maintenance, de la réparation et de la révision (MRO) des moteurs d’avions civils et militaires pour les activités de services, à travers sa nouvelle marque EngineLife®, et assure un support client partout dans le monde.

** CFM56 et LEAP sont produits et commercialisés par CFM International, une société commune 50/50 de Snecma (Safran) et de GE (États-Unis).

 

A propos de HAL

Site internet : www.hal-india.com

Hindustan Aeronautics Limited (HAL) est un groupe aéronautique leader d’Asie du Sud-est. L’expertise de HAL regroupe les activités de conception, production, maintenance et réparation ainsi que de modernisation des avions, hélicoptères, moteurs aéronautiques, équipements, avionique et systèmes. HAL propose une unique solution pour tous les besoins de conception d’avions et d’hélicoptères au niveau de la cellule mais aussi des systèmes liés, avionique, équipements de mission et de combat, en utilisant des outils de conception avancés. HAL s’est également diversifié dans la production et la maintenance et réparation pour les moteurs de turbines à gaz industrielles et marines et fabrique désormais des structures pour les véhicules spatiaux.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 12:55
L’esplanade du musée de l’air et de l’espace de Paris-Le Bourget photo X. Deregel - MAE

L’esplanade du musée de l’air et de l’espace de Paris-Le Bourget photo X. Deregel - MAE

 

16 février 2015 par Aerobuzz.fr

 

Le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget se prépare pour une grande mutation. Objectif 2024. Sous l’impulsion de sa directrice, Catherine Maunoury, un vaste chantier de rénovation du bâtiment est en cours de réalisation. Les premiers effets seront visibles dès juin 2015.

 

Au musée de l’air et de l’espace de Paris, la première phase de travaux doit se terminer peu de temps avant le prochain salon du Bourget, en juin 2015. Elle comprend notamment la rénovation de la façade Est du musée (côté route nationale et parking voiture) et celle de la salle des Cocardes qui est consacrée aux premiers avions de combat à réaction. Les travaux intérieurs ont commencé en septembre dernier avec par exemple l’enlèvement de tous les velums qui tapissaient les murs et masquaient la structure du bâtiment. Le hall gagne ainsi du volume et de la clarté dans cette opération qui est une très belle réussite.

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:50
Deux élèves officiers de Salon-de-Provence s’envolent avec Solar Impulse

 

16/02/2015 Armée de l'air

 

Au printemps 2015, deux élèves de la promotion 2012 de l’École de l’air (EA), Charly et Axel participent à l’aventure Solar Impulse 2 : le premier tour du monde en avion solaire (HB-SiB).

 

Arrivés cette semaine à Abu Dhabi (Émirats arabes unis) pour rejoindre l’équipe de Solar Impulse 2, les sous-lieutenants Charly et Axel, élèves à l’École de l’air (EA), sont enthousiastes : « Le rythme promet d'être intense mais nous sommes d'ores et déjà persuadés que nous allons vivre une expérience extraordinaire ! » L’année dernière, pour se préparer et mieux comprendre la mission, ils se sont rendus à Payerne (Suisse) afin d’assister au déroulement complet d’un vol.

 

Deux élèves officiers de Salon-de-Provence s’envolent avec Solar Impulse

Les deux élèves-officiers participent à cette aventure dans le cadre de leur stage de fin d’études. Ils poursuivent ainsi une tradition de partenariat entre l’école et le projet. « Avant nous, deux sous-lieutenants de la promotion 2010 de l’EA ont participé à la traversée des États-Unis en 2013 et deux sous-lieutenants de la promotion 2011 de l’EA ont travaillé en Suisse sur le projet de construction d'un hangar mobile pouvant accueillir l'avion au cours des différentes étapes du tour du monde l'année dernière. » Leur mission au sein du projet ? « Intégrer la Ground Team de Solar Impulse pour participer à l'ensemble des opérations logistiques et suivre l'avion, ainsi que ses pilotes autour de la planète. En parallèle, nous nous intéresserons à l'analyse des données de télémétrie relevées au cours des différents vols réels de HB-SiB afin de travailler à la rédaction d'un mémoire. »

 

Pour suivre le projet Solar Impulse

 

Éclairage sur Solar Impulse

 

Deux élèves officiers de Salon-de-Provence s’envolent avec Solar Impulse

« Around the world in a solar airplane » est un challenge né dans l'esprit de l'aéronaute suisse Bertrand Piccard à l'issue de son tour du monde en ballon et sans escale en 1999. Il souhaitait poursuivre l'exploration du monde dans un domaine pionnier et répondant aux défis de notre temps : les énergies renouvelables. Il présenta son projet à l'école polytechnique de Lausanne en 2003 et obtint alors le soutien indéfectible d’André Borschberg, l'ingénieur qui deviendra le second pilote de l'avion Solar Impulse. Dès lors, ils franchirent ensemble les différentes étapes permettant d'envisager la réalisation d'un tour du monde : le premier vol de nuit en 2010, le premier vol intercontinental en 2012 et la traversée des États-Unis d'ouest en est en 2013. Au printemps, leur rêve de tour du monde devrait enfin se concrétiser.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:50
En décrochant le contrat égyptien, Dassault réaffirme son statut face à la concurrence européenne - photo Dassault

En décrochant le contrat égyptien, Dassault réaffirme son statut face à la concurrence européenne - photo Dassault

 

16/02 Alain Ruello / Chef de service adjoint – LesEchos.fr

 

L'Eurofighter est en retard sur le plan technologique et le Gripen ne boxe pas dans la même catégorie que le Rafale.

 

A Saint-Cloud, au siège de Dassault en proche banlieue parisienne, l'heure est évidemment à la fête. Depuis le temps… Mais le contrat égyptien n'est pas la seule raison de crier victoire. D'abord parce qu'il en appellera probablement d'autres. Le prochain sur la liste a de grandes chances d'être signé en Inde ou au Qatar. Et les Emirats arabes unis savent déjà tout ou presque de l'appareil. Les deux pays arabes ont pour point commun de devoir remplacer un jour où l'autre leurs Mirage 2000.

Si Dassault a de quoi se réjouir, c'est aussi parce que le contrat en Egypte fait de l'avionneur (et donc de la France), la puissance dominante en matière d'aéronautique de combat en Europe. S'il a déjà été exporté, et même bien avant le Rafale, l'Eurofighter traîne de fâcheux soupçons de corruption en Arabie saoudite et en Autriche, même si ce n'est pas le cas d'Oman.

 

Un succès tourné vers l'avenir

L'appareil fabriqué par le trio BAE-Airbus-Finmeccanica souffre d'un double handicap. D'abord, parce que ses quatre pays domestiques - Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Espagne - ne veulent pas commander la totalité des exemplaires prévus au contrat. Les chaînes d'assemblage risquent donc de fermer dès 2017, à moins que des contrats à l'exportation ne prennent le relais.

Mais, et c'est là le second handicap, l'Eurofighter, est non seulement plus cher que le Rafale mais il est surtout en retard d'un point de vue technologique, au point d'avoir systématiquement perdu dans toutes les compétitions ouvertes dans lesquelles il a été engagé (le meilleur exemple étant l'Inde). Londres, Berlin, Madrid et Rome ont fini par lâcher de quoi le doter d'un radar moderne, mais ses grands concurrents en sont déjà dotés.

L'autre rival européen du Rafale, le Gripen du suédois Saab, est incontestablement un très bon appareil, qui se vend d'ailleurs relativement bien, mais qui ne joue pas dans la même division. Stockholm ne pouvant pas tout financer, l'industrie suédoise ne maîtrise pas l'ensemble des technologies liées aux avions de combat.

Dans ce contexte, Dassault sort renforcé vis-à-vis de BAE Systems dans leur partenariat pour préparer le système de combat aérien futur (piloté ou non), c'est-à-dire celui qui prendra le relais du Rafale et de l'Eurofighter.

Dans le cadre du traité franco-britannique de défense de Lancaster House, Paris et Londres financent à parité des études préliminaires aux deux industriels. Nous n'en sommes qu'au début d'un projet qui ne verra pas le jour avant 2025 au mieux. Et rien ne dit que l'alliance n'explosera pas en vol d'ici là. Mais au moins, Dassault a l'assurance que l'histoire du Rafale, elle, est loin d'être finie.

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 08:55
Photo F. Robineau, Dassault Aviation

Photo F. Robineau, Dassault Aviation

 

16/02/2015 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Le président égyptien al-Sissi et Jean-Yves Le Drian officialisent la commande de 24 avions de combat, d'une frégate et de missiles pour 5,2 milliards d'euros, au Caire.

Journée historique pour l'industrie de l'armement française. C'est en effet le Jour J pour la signature du premier contrat du Rafale à l'exportation. Il doit être officialisé, ce lundi 16 février, au Caire entre le président égyptien al-Sissi et Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense français. Ce dernier s'envole ce matin depuis l'aéroport de Villacoublay (Yvelines) en compagnie d'Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation*, le constructeur du Rafale, Hervé Guillou, PDG de DCNS, le fabricant des frégates et Antoine Bouvier, le patron du missilier MBDA ainsi que des journalistes.

La délégation française doit être accueillie au ministère de la Défense égyptien par le général Sobhi, l'homologue de Jean-Yves Le Drian, dans le cadre d'une cérémonie militaire, avant de se rendre au palais présidentiel pour y être reçue par le maréchal al-Sissi. La cérémonie de signature des contrats par les deux ministres de la Défense - trois majeurs (Rafale, frégate et missiles) et deux pour d'autres équipements pour un total de 5,2 milliards d'euros - est prévue vers 18 heures 30 (17h30 en France) au ministère de la Défense. La journée se terminera par un dîner à Air Force House au Caire.

Ces paraphes officiels ouvrent la voie au versement du premier acompte. Il doit intervenir rapidement - d'ici deux à trois semaines - afin que le contrat soit mis en œuvre et que les industriels puissent effectuer les livraisons dans le calendrier très serré imposé par les Égyptiens. Le Caire veut en effet faire parader 3 Rafale et sa frégate lors des cérémonies organisées le 5 août prochain pour l'inauguration de l'élargissement du canal de Suez.

Les avions de combat et la frégate seront prélevés en «sortie de chaîne» sur le quota 2015 des armées françaises afin de tenir les engagements pris auprès de l'Égypte. Ensuite, les livraisons s'étaleront pendant la durée de cinq ans du contrat.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 12:55
Photo F. Robineau, Dassault Aviation

Photo F. Robineau, Dassault Aviation

 

12/02/2015 par La rédaction numérique de RTL

 

L'accord de vente de 24 Rafale à l'Égypte a été signé ce jeudi 12 février, mettant un terme à trois mois de négociations.

 

Selon les informations recueillies par RTL, les 24 avions Rafale vendus à l'Égypte par Dassault seront tous fabriqués en France. Cet accord a été signé ce jeudi 12 février. Le Monde précise que ses modalités doivent encore faire l'objet d'une double signature officielle du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi et François Hollande ou son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Celle-ci se fera le 16 février, au Caire. La vente des Rafale à l'Égypte représente l'aboutissement d'une négociation menée en trois mois. Les discussions avaient démarré lors de la venue du président égyptien à Paris. Ce dernier avait annoncé vouloir renforcer sa défense aérienne.

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 12:30
Rafale en Egypte : la revanche du mal-aimé

Photo F. Robineau, Dassault Aviation

 

12.02.2015 par Vincent Lamigeon - Supersonique


Ce n'est pas le Pérou, mais c'est déjà l'Egypte. Et c'est une sacrée nouvelle : lundi 16 février, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian signera officiellement le premier contrat export du Rafale, un accord à 5,2 milliards d'euros comprenant aussi, rappelons-le, une frégate multi-missions (FREMM) et des missiles MBDA et Sagem. Une malédiction rompue ? La fin d'une incongruité, plutôt. Si on le laisse de côté l'étrange acrimonie qu'a toujours provoqué cet avion chez nombre de commentateurs, rien ne justifiait l'absence éternelle de commandes export de l'avion de Dassault.

 

Les échecs ? Il étaient dûs à un subtil mélange de surpuissance diplomatique américaine (Corée du Sud, Singapour), d'impairs politiques dans le camp français (Maroc), d'une certaine tendance -disons les choses- à la suffisance chez les industriels sur certains marchés, et surtout à la taille limitée du marché des biréacteurs de combat, les prospects se limitant, entre les pays qui fabriquent ces machines et ceux qui n'ont pas les moyens d'en acheter, à une grosse dizaine. Même la Suisse et le Brésil, intéressés au départ par des bimoteurs, se sont rabattus sur un avion plus rustique, le Gripen suédois.

 

16 février 2015 : le Rafale se vend donc enfin à l'export. Cette fois, les conditions étaient réunies : un client, l'Egypte, qui a un besoin urgent d'avions de combat modernes pour combattre les djihadistes dans le Sinaï, et a clairement fait le pari d'équipements français pour ne pas dépendre de Washington ou Moscou ; une équipe de France des politiques et industriels, menée par Jean-Yves Le Drian, qui a su pousser dans la même direction ; une volonté implacable de l’État français de boucler le deal, avec le pari de garantir le contrat par la Coface à un niveau jamais vu auparavant. Et un produit mature, « combat proven », qui ne pouvait rester éternellement le « Rafale-qui-n'affiche-toujours-pas-la-moindre-commande-export ».

 

Car opérationnellement, l'appareil fait le job, et le fait très bien. Il l'a prouvé en Afghanistan, en Libye, au Mali, désormais en Irak. Il est l'un des seuls avions véritablement multirôles : renseignement, police du ciel, frappes au sol, et une capacité à être embarqué sur porte-avions que n'ont ni l'Eurofighter, ni le Gripen. Avec 14 points d'emport, il est d'une polyvalence quasi-unique sur le marché. Sa nouvelle configuration très lourdement armée en fait une machine de guerre redoutable, capable d'emporter 1,5 fois son poids : 6 missiles air-sol de précision AASM, 4 missiles air-air moyenne et longue portée MICA, 2 missiles Meteor très longue portée, le tout avec trois réservoirs de 2 000 litres de carburant. Son radar à antenne active RBE2 est un des meilleurs du monde, de même que sa panoplie d'armements (SCALP, Mica, AASM, Exocet, Meteor, bombes à guidage laser, canon de 30mm...)

 

Bien sûr, le prix n'est pas à la portée de toutes les bourses :142,3 millions d'euros pièce développement compris, et 101,1 millions d'euros l'unité au prix unitaire de production selon la Cour des Comptes en 2010. Mais c'est le lot de tous les chasseurs de cette gamme, comme le rival historique Eurofighter Typhoon. Même le monoréacteur américain F-35 (ou JSF), présenté comme low-cost lors de son lancement, est en train de rattraper allègrement le prix du chasseur français. Ce prix réserve le Rafale à un marché bien plus limité que celui des monoréacteurs comme le F-16 ou le Gripen. Le débat est toujours ouvert pour savoir si le maintien de la chaîne du Mirage 2000, malgré le manque de commandes du début des années 2000, n'aurait pas été un choix plus judicieux que sa fermeture.

 

Une chose est sûre : la commande égyptienne, pour réjouissante qu'elle soit, n'est que le début de l'histoire. Pour faire du Rafale un vrai succès à l'export, un objectif sensé serait de viser un nombre de commandes export au moins égal au nombre d'appareils prévus en France (probablement 225). C'est la performance qu'avait atteinte le Mirage 2000 en son temps, avec environ 300 commandes de chaque côté. Le défi semble jouable si les dernières anicroches avec l'Inde (126 appareils) sont résolues rapidement, et si le Qatar se décide à signer définitivement sa commande de 36 appareils. Des commandes en Malaisie et aux Emirats Arabes Unis permettraient de compléter ce scénario idéal. Qui, même si le contrat égyptien est à saluer comme il se doit, reste encore, à ce jour, théorique.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 12:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

13 février 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

L’Égypte va acquérir 24 exemplaire de l'avion de combat français Rafale. Une première vente historique à l’export qui permet de pérenniser la supply chain de Dassault Aviation et laisse espérer de nouveaux contrats plus significatifs, nécessaires à une montée en cadence.

 

La vente que tout le monde militaire tricolore attendait est enfin là. Le Rafale, l’avion que la France et Dassault Aviation n’avaient jamais réussi à vendre à l’export, a brisé la malédiction. "Les autorités égyptiennes viennent de me faire savoir ce jour leur intention d’acquérir 24 avions de combat Rafale", a précisé François Hollande le 12 février dans un communiqué des plus sobres. La république arabe va acheter 24 appareils mais également une frégate et des missiles air-air pour un montant estimé à plus de 5 milliards d’euros. Jean-Yves Le Drian et le président égyptien, le général Abdel Fattah al-Sissi, doivent parapher le contrat final lundi 16 février au Caire.

Pour la filière Rafale, ce contrat est un immense soulagement. Il assure la pérennité à court et moyen terme non seulement de la chaîne d’assemblage de Mérignac mais de l’ensemble de la supply chain du Rafale. Au total, ce sont plus 500 entreprises françaises et plus de 7000 emplois directs et indirects qui soufflent. En 2011, Gérard Longuet, alors ministre de la défense, évoquait un arrêt programmé de l'activité en cas d’absence de contrats à l’export.

"Dans l’immédiat, ce contrat, même s’il est relativement modeste, est une excellente nouvelle pour la filière Rafale. Il peut permettre de faire la transition avec de futurs contrats plus significatifs comme ceux attendus avec l’Inde et le Qatar", explique Philippe Plouvier, partner en charge du secteur aéronautique au sein du Boston Consulting Group. En sortant un exemplaire par mois, la chaîne Rafale tourne pour le moment à son minimum vital. Il n’est pas sûr que la commande des 24 appareils égyptiens assure un surcroît de charge industrielle, la France ayant décidé de réduire autant que possible son rythme de commandes.

 

Relancer l’embauche ?

 

Les syndicats se veulent optimistes : "Contrairement aux Indiens, les Égyptiens vont acheter leurs 24 appareils directement sortis de chaîne. La production devrait être totalement réalisée en France", se félicite Pierre Etchegoyen, élu syndical CGT basé à Biarritz (Pyrénées Atlantiques) où la production du Rafale représente près d’un quart de l’activité du site. "Seul un second contrat pourrait véritablement changer la donne sur le plan industriel et permettrait d’envisager des cadences plus élevées, estime pour sa part Jean-Baptiste Etcheto, de la CFDT Dassault Aviation. Nous pourrons y faire face assez facilement. Car même durant les années les plus dures comme en 2008, la société n’a jamais pratiqué de plan social. Nous avons su maintenir les compétences critiques et garder les postes stratégiques de techniciens et d’ingénieurs."

Certains estiment même que le groupe doit relancer l’embauche. "Nos effectifs de production sont passés de 2400 à 2000 personnes entre le début des années 2000 et aujourd’hui. Ce contrat est l’opportunité de recruter à nouveau. Nous pourrions passer d’une cadence d’1 à 1,5 avion par mois", explique Pierre Etchegoyen. C’est d’autant plus vrai qu’un Rafale, du fait de sa complexité, nécessite environ cinq fois plus de travail qu’un avion d’avion d’affaires de type Falcon.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 08:30
Rafale (photo S. Fort)

Rafale (photo S. Fort)

source ASDS Media

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 08:25
L’Embraer KC-390 fait son premier vol (video)

L’avion de transport brésilien KC-390 a effectué son premier vol avec succès le 3 février à São José dos Campos (source : Embraer).

 

4 février 2015 par Edouard Maire – Info Aviation

 

L’avion a volé durant 1 heure et 25 minutes piloté par Mozart Louzada et Marcos de Oliveira Lima Salgado. L’équipage comprenait également les ingénieurs d’essais Raphaël Lima et Roberto Becker pour l’évaluation des qualités et performances de vol.

 

« Le KC-390 est le résultat d’une coopération étroite avec la Force aérienne brésilienne et nos partenaires internationaux. Il représente ce qui est probablement le plus grand défi technologique que la société n’ait jamais rencontré dans son histoire. Nous sommes profondément émus d’avoir atteint cette étape », a déclaré Frederico Fleury Curado, président d’Embraer.

 

« Le KC-390 sera l’épine dorsale de l’aviation de transport pour l’armée de l’air brésilienne. De l’Amazonie à l’Antarctique, la flotte de 28 avions jouera un rôle clé dans la diversité des projets de l’État brésilien, dans la recherche scientifique pour le maintien de la souveraineté « , a déclaré le général Nivaldo Luiz Rossato, commandant de la Force aérienne du Brésil.

 

Durant ce premier vol, l’équipage du KC-390 a effectué des manoeuvres pour évaluer ses caractéristiques de vol et a mené une série de tests des systèmes après plusieurs simulations au sol.

 

« Le KC-390 s’est comporté de façon réactive et prévisible », a déclaré le capitaine Louzada. « Le système de contrôle fly-by-wire et l’avionique de dernière génération facilite considérablement le vol. »

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 08:25
KC-390 photo Ricardo Beccari - Embraer

KC-390 photo Ricardo Beccari - Embraer

 

12.02.2015 Safran

 

L’avion de transport militaire brésilien KC-390 a effectué son vol inaugural le 3 février dernier, depuis le site de Gaviao Peixoto, près de Sao Paulo, où est réalisé son assemblage final. Cet appareil est équipé de nombreux systèmes développés par Safran.

 

Plus gros avion jamais produit par Embraer, le KC-390 a vocation à être utilisé pour des opérations militaires et pour des applications civiles. Il permettra notamment d’assurer des missions de transport de troupes, de secours, ou encore de ravitaillement en vol. A l’issue de son premier vol d’une heure et vingt-cinq minutes, les pilotes d’essai ont souligné le bon comportement de l’avion et sa facilité de pilotage.

Ce jalon représente un succès majeur pour Safran et toutes les équipes qui ont travaillé sur ce programme. En effet, le nouvel avion embarque six « packages » de systèmes et équipements conçus et développés par Safran, démontrant ainsi l’expertise de Labinal Power Systems dans le domaine des équipements électriques aéronautiques (voir encadré). La société a également piloté le banc d’essais électrique global de l’avion, qui a permis de tester au sol l’ensemble des équipements électriques de l’appareil, fournis ou non par le Groupe.

Messier-Bugatti-Dowty (Safran) a produit les roues et freins de l’appareil, le système de freinage, le module de direction des trains avant ainsi que les équipements d’extension / rétraction des trains d’atterrissage. Sagem (Safran) a fourni le stabilisateur horizontal (HSTS*), le plus gros jamais conçu par Safran.

Prochaines étapes du programme : la campagne d’essais en vol, puis la production en série et les premières livraisons, attendues dès la fin 2016.

*Le HSTS (Horizontal Stabilizer Trim System) permet au pilote de régler de manière optimale le calage du plan horizontal afin de maintenir une assiette de vol stable, tout en minimisant l’effort aérodynamique requis sur le manche pour manœuvrer l’avion. 

 

Les équipements électriques de Labinal Power Systems à bord du KC 390

  • La distribution électrique primaire et secondaire,

  • La génération électrique d’urgence, ou Ram Air Turbine (RAT). Ce système permet de convertir un flux d’air en puissance électrique afin d’assurer, en cas d’urgence, les charges électriques nécessaires à la sécurité du vol et de l’atterrissage.

  • Tous les systèmes de ventilation de l’avion, via sa filiale Technofan.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:30
L’Egypte commande 24 Rafale

 

13 février 2015 par Edouard Maire – Info Aviation

 

Le 10 février, le président François Hollande  a annoncé via un communiqué officiel que les autorités égyptiennes souhaitent acquérir 24 avions de combat Rafale et une frégate multimissions (FREMM), ainsi que les équipements associés. Le montant du contrat est estimé à 5,6 milliards d’euros avec une première livraison dès 2018 (source : Élysée).

 

La cérémonie de signature aura lieu en présence du président égyptien al-Sissi, ainsi que les PDG des trois entreprises concernées : Éric Trappier (PDG de Dassault Aviation), Hervé Guillou (PDG de DCNS, fabricant des frégates), ainsi qu’Antoine Bouvier (PDG du missilier MBDA).

Trois jours plus tôt, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déclaré à la radio Europe 1 que les négociations avec l’Egypte étaient « assez avancées ».

Parallèlement, le chef de la marine française, l’amiral Bernard Rogel, avait confirmé aux journalistes le 9 février que l’Égypte était aussi intéressé pour acquérir une frégate furtive FREMM. La Normandie (D561), qui est en train de terminer ses essais en mer, pourrait être remise à l’Égypte plus tard cette année si son transfert n’a pas d’impact sur la Marine française à plus long terme.

Du coté égyptien, le président Abdel Fattah Al-Sissi (ancien ministre de la défense) avait déjà approuvé dans la soirée du 9 février le contrat d’achat de 24 Rafale, d’une frégate FREMM et de missiles MBDA.

Le montant global du contrat est estimé à 5,6 milliards d’euros : 3,5 milliards d’euros pour les 24 Rafale dont six exemplaires pourraient être prélevés sur la flotte de l’armée de l’air, 1 milliard pour la frégate FREMM, et 1,1 milliard pour les missiles (Mica, Scalp Naval).

La question du financement

Comment l’Egypte qui est en proie à de grandes difficultés économiques peut-elle financer une telle transaction ?

Paris a consenti de nombreuses facilités pour conclure cette vente historique et permettre ainsi l’exécution de sa loi de programmation militaire. La France propose au Caire de prendre à sa charge 60% du crédit acheteur, le reste étant pris par un pool bancaire, notamment le Crédit Agricole. En outre, l’acompte sera payé à 50 % par l’Egypte et à 50 % par les banques.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 06:55
Rafale : un avion de combat ultrapolyvalent par excellence

 

12/02/2015 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

À la fin des années 1980, l'armée de l'air et la marine avaient exigé un appareil capable de remplacer pas moins de sept types de chasseur. Pari tenu pour le Rafale.

 

L'ultrapolyvalence. C'est sans doute la plus grande des qualités de l'avion de combat français. Lors du lancement du programme, à la fin des années 1980, l'armée de l'air et la marine avaient exigé un appareil capable de remplacer pas moins de sept types de chasseur. Pari tenu: le Rafale, qui a effectué son premier vol d'essai le 19 mai 1991, est capable de remplir toutes les missions auparavant dévolues à plusieurs avions: défense aérienne, reconnaissance, attaque de précision air-sol et air-mer, missions nucléaires… C'est aussi un appareil omni-rôle, capable d'accomplir plusieurs tâches au cours d'une même mission, en combinant par exemple attaque au sol et combat aérien ou encore tir air-air longue distance pendant une phase de pénétration à basse altitude. L'avion est également interopérable, c'est-à-dire apte à combattre au sein d'une coalition amie en suivant des procédures communes.

Dès le départ, l'armée de l'air et la marine fixent à 286 le nombre de Rafale dont elles ont besoin pour assurer leurs missions. Le chasseur a été pleinement opérationnel dans la marine en 2004 avec la Flottille 12F, puis en 2006 dans l'armée de l'air. Depuis, le Rafale a été plusieurs fois déployé en Afghanistan, en Libye, au Mali et plus récemment en Irak, où il remplit ses missions avec succès. Il est l'avion de combat des armées françaises des trente prochaines années.

 

Technologies «critiques»

Le Rafale a été développé en trois versions à partir d'une même plateforme et d'un même système d'armes: un monoplace capable de décoller d'un porte-avions (le Rafale M), doté d'un train d'atterrissage renforcé et d'une crosse d'appontage ; un monoplace (le Rafale C) et un biplace (le Rafale B) qui opèrent à partir d'une base terrestre. Les trois chasseurs utilisent 80 % de composants communs.

L'appareil se distingue par sa conception aérodynamique basée sur une aile delta, sa taille moyenne, son agilité et son concentré de technologies dites «critiques». L'avion de combat est en effet le produit industriel le plus complexe à mettre au point. Le Rafale a bénéficié de toutes les innovations technologiques récentes. Son cockpit est équipé d'un système de commandes électriques 100 % numérique. Motorisé par Safran, il est équipé de deux turboréacteurs M88-2 qui développent 7,5 tonnes de poussée chacun, soit un rapport de poussée sur masse élevé. Le Rafale pèse 10 tonnes à vide et peut emporter dans ses réservoirs internes - principalement dans les ailes - 4,7 tonnes de kérosène F34 au standard Otan. L'avion compte 14 points d'emports pour des armes lourdes et des réservoirs extérieurs d'une capacité additionnelle de 6,8 tonnes de carburant, pour un total de 9,5 tonnes. En résumé, il est capable d'emporter près de 1,5 fois son poids…

Ce chasseur bénéficie de plusieurs premières technologiques. Dès le départ, il est équipé d'un radar RBE2 à balayage électronique à antenne fixe conçu par Thales. Seuls les chasseurs américains bénéficient également de ce type de radar ultrasophistiqué qui permet de regarder partout. Le Rafale est aussi doté d'une nouvelle version du RBE2 à antenne active qui améliore ses performances. Autre saut technologique, la présence des matériaux légers tels que les composites (30 % de la cellule de l'avion et 70 % de la surface extérieure) qui allègent l'appareil et lui permettent de gagner en discrétion. Le reste de la cellule est composé à 60 % d'aluminium et à 10 % de titane.

En janvier 2014, le ministre de la Défense a notifié le contrat de développement du nouveau standard (F3R) du Rafale pour un total d'un milliard d'euros. Après quatre ans de travaux et de tests en vol, le chasseur élargira ses compétences dans deux domaines principaux: le combat aérien et le ciblage d'objectifs terrestres mobiles. Il va en effet intégrer le nouveau missile air-air longue portée Meteor, développé par MBDA pour six clients européens (France, Suède, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne et Italie). Mais, grâce à sa conformité à la norme Otan Stanag 1760, l'avion français peut aussi être équipé d'armes spécifiées par le client.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 05:30
Contrat historique pour le Rafale en Égypte

 

12/02/2015 par Véronique Guillermard, Service infographie du Figaro


Le Caire commande 24 avions de combat ainsi qu'une frégate, pour 5 milliards d'euros. Le contrat sera signé lundi au Caire par le président égyptien al-Sissi.

 

C'est par un communiqué de l'Élysée que la nouvelle a été officialisée. «Les autorités égyptiennes viennent de me faire savoir leur intention d'acquérir 24 avions de combat Rafale et une frégate multimissions (FREMM), ainsi que les équipements associés, a annoncé François Hollande, jeudi dans la soirée. Ces équipements permettront à l'Égypte d'accroître sa sécurité et de jouer tout son rôle au service de la stabilité régionale.» Le Rafale «remporte son premier contrat export. La signature interviendra lundi au Caire», a encore précisé le président de la République, qui a demandé à son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de le signer «au nom de la France».

La cérémonie aura lieu en présence du président égyptien al-Sissi, ainsi que les PDG des trois entreprises concernées: Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation (le groupe Dassault est propriétaire du Figaro), constructeur du Rafale, Hervé Guillou, PDG de DCNS, fabricant des frégates, ainsi qu'Antoine Bouvier, PDG du missilier MBDA.

La commande égyptienne est valorisée à 5 milliards d'euros. Il s'agit d'un contrat historique à plusieurs titres. Il restera dans les annales pour la rapidité de sa conclusion. Il aura fallu trois mois à peine pour le ficeler. Le président al-Sissi est en effet désireux de renforcer au plus vite sa défense aérienne, composée de Mirage 5 et 2000, car l'Égypte fait face à un environnement sécuritaire très dégradé à ses frontières. D'un côté la Libye, livrée aux mains de milices tribales, est devenue un nouveau foyer de Daech ; de l'autre, dans le désert du Sinaï, l'armée égyptienne lutte contre des intrusions de djihadistes venus de Syrie. Les premiers Rafale seront livrés rapidement et pourront «défiler» en août prochain, lors de l'inauguration de l'extension du Canal de Suez.

L'histoire retiendra aussi que l'Égypte est pour la seconde fois le premier client export d'un chasseur français. C'était déjà le cas en 1981 avec le Mirage 2000. Ensuite, cette commande rompt avec une longue série de déconvenues. Cela faisait quinze ans que la France tentait, en vain, de vendre le Rafale à l'exportation (les derniers contrats export remontent à l'an 2000, avec l'Inde pour des Mirage 2000 H et avec la Grèce pour des Mirage 2000-5 Mark 2). Des Pays-Bas au Maroc, en passant par la Corée du Sud ou encore plus récemment le Brésil, le Rafale n'avait jamais été choisi, alors qu'il sortait toujours premier des évaluations menées par les armées étrangères.

En janvier 2012, la tendance s'est spectaculairement inversée, avec l'annonce par New Delhi du choix du Rafale pour moderniser son armée de l'air. L'Inde est alors entrée en négociations exclusives avec la France pour signer «le contrat du siècle», portant sur la livraison de 126 appareils pour quelque 10 milliards d'euros. Sur ce total, 18 appareils doivent être livrés depuis la France et les autres assemblés en Inde, dans le cadre d'un transfert de technologie aussi inédit que complexe. Depuis, les négociations se poursuivent avec l'Inde, en parallèle avec d'autres pays intéressés par le Rafale, notamment le Qatar.

 

Contrat historique pour le Rafale en Égypte

Mais avec l'Égypte, cliente historique de Dassault Aviation, il s'agit bien d'un contrat en bonne et due forme. Cette première victoire à l'export, qui pourrait en enclencher d'autres, constitue une très bonne nouvelle pour l'industrie aéronautique française. Et au premier chef pour Dassault Aviation et ses partenaires au sein du team Rafale, l'électronicien de défense Thales et le motoriste Safran, mais aussi les 500 entreprises sous-traitantes et les 7000 salariés français du programme. Le contrat égyptien va en effet profiter à de nombreux bassins d'emploi en France.

«C'est un grand honneur et je suis très fier. Mes pensées vont aux hautes autorités égyptiennes, que je remercie pour leur confiance. Nous allons pouvoir amplifier notre partenariat avec l'Égypte», affirme Éric Trappier. «C'est aussi un succès pour l'équipe France, qui a bien travaillé, chacun - politiques, autorités, militaires, industriels - dans son secteur de jeu. Je salue aussi l'extrême rapidité de la prise de décision de l'Égypte», se réjouit le PDG de Dassault Aviation pour qui ce premier contrat export du Rafale est «mérité». «J'espère qu'il en appellera d'autres dans les mois à venir.»

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 17:30
Rafale en Egypte : signature en fin de semaine ?

 

11/02/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La signature des trois contrats portant sur la vente à l'Égypte de 24 Rafale (Dassault Aviation), d'une frégate FREMM (DCNS) et des missiles (MBDA) devrait avoir lieu en fin de semaine.

 

La signature des trois contrats portant sur la vente à l'Égypte de 24 Rafale (Dassault Aviation), d'une frégate FREMM (DCNS) et des missiles (MBDA) devrait avoir lieu en fin de semaine, selon des sources concordantes, et son officialisation un peu plus tard si François Hollande souhaitait la mettre en scène. Ce que l'on sait c'est que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a donné son accord de principe en début de semaine sur la proposition française concernant le financement des trois contrats. Des équipements qui feront l'orgueil de la nation égyptienne lors de l'inauguration de l'élargissement du canal de Suez, prévue à l'été 2015.

 

Un premier accord entre Bercy et la délégation égyptienne

Vendredi la délégation égyptienne était repartie avec en poche un accord pour la vente de 24 Rafale, dont six exemplaires pourrait être prélevés sur la flotte de l'armée de l'air, d'une frégate multi-missions FREMM - et non plus deux comme prévues initialement - et des missiles pour les deux plateformes pour un montant d'environ 5,6 milliards d'euros : 3,5 milliards pour les avions de combat fabriqués par Dassault Aviation, 1 milliard pour le navire de guerre (achat, formation, maintien en condition opérationnel) et 1,1 milliard pour les missiles (Mica, Scalp Naval...). La France va fournir au Caire la frégate Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine qui était destinée à la Marine nationale et qui est en train d'effectuer les dernières mises au point de son système de combat. Des modifications sont prévues pour la livrer à la marine égyptienne.

Ce qui posait question dans les négociations, c'était surtout le financement de la transaction. Finalement Paris a consenti beaucoup d'efforts pour séduire Le Caire et faciliter cette opération. Sous pression en raison d'une loi de programmation militaire qui prévoit la vente à l'export des Rafale et des FREMM pour sa bonne exécution financière, la France propose donc de prendre à sa charge 60% du crédit acheteur, le reste étant pris par un pool bancaire, notamment le Crédit Agricole. En outre, l'acompte sera payé à 50 % par l'Egypte et à 50 % par les banques.

 

Le film des négociations

L'affaire commence à se nouer en septembre quand l'Egypte exprime un intérêt pour le Rafale lors de la visite mi-septembre au Caire de Jean-Yves Le Drian. Une demande qui n'était pas nouvelle. Déjà au début de l'été 2011 avant les élections législatives prévues en fin d'année, les militaires égyptiens avaient déjà adressé à Paris une "expression d'intérêt" pour 12 à 20 Rafale. Paris est alors très embarrassé et Dassault Aviation pas intéressé. Pour autant, Paris commence à discuter avec Le Caire pour comprendre le besoin des militaires égyptiens. Des pilotes égyptiens essaieront même le Rafale. Mais cela n'ira pas plus loin.

L'opération prend vraiment tournure lors de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi à Paris fin novembre. Le président égyptien confirme à François Hollande son intérêt pour le Rafale et pour également deux frégates FREMM. Le Caire veut effectivement acquérir des frégates multi-missions très rapidement. Livrer rapidement une FREMM, cela tombe plutôt bien. La France est prête à lui fournir la Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine destinée à la Marine nationale. DCNS a déjà conclu en un temps record (six mois) un contrat portant sur la vente de quatre corvettes de type Gowind.

 

Des visites fréquentes au Caire et à Paris

Quinze jours environ après la visite à Paris du président Abdel Fattah al-Sissi, une délégation de très haut niveau d'une quinzaine de militaires égyptiens de l'armée de l'air et de la marine, arrivent le 10 décembre en France en vue de discuter avec Dassault Aviation et le groupe naval DCNS. La délégation égyptienne doit rester une dizaine de jours en France avec comme objectif de conclure avant de rentrer au Caire. Mais les négociations butent finalement sur le financement de l'opération. "Il y a un écart très (trop ?) important entre la volonté politique et Bercy qui reste très frileux", expliquait-on alors à La Tribune.

Mais les fils ne sont pas rompus entre Paris et Le Caire même si beaucoup d'observateurs ne croient toujours pas à cette opération. Mais finalement, tout s'accélère mi-janvier quand une délégation du Trésor se rend au Caire pour évaluer les garanties de l'Égypte en cas d'un accord avec les industriels français. Et visiblement les Égyptiens répondent positivement aux questions et surtout aux attentes de la délégation française. Parallèlement, les PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, de DCNS, Hervé Guillou, et du missilier MBDA, Antoine Bouvier, sont le 16 janvier au Caire pour faire avancer un accord avec l'Égypte, voire finaliser les négociations, selon des sources concordantes. Ce ne sera pas le cas mais les deux pays ont la volonté de conclure. Ce qui pourrait être le cas très prochainement.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 11:55
Nouvelle déconvenue pour l'A400M, il ne ravitaillera pas en vol les hélicoptères

Pour le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, il faut désormais oublier la mission de ravitaillement en vol des hélicoptères par l'A400M pourtant prévu dans les spécifications. Trop dangereux pour les hélicoptères. (Crédits : Airbus Defence & Space)

 

10/02/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Décidément le programme A400M n'en finira jamais avec les déboires. Le patron de la DGA Laurent Collet-Billon estime qu'il est trop dangereux de ravitailler les hélicoptères en vol avec l'A400M


Chaque jour qui passe, on en apprend un peu plus sur les déboires de l'A400M, l'avion de transport militaire développé et fabriqué par Airbus Group. Pour le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, il faut désormais oublier la mission de ravitaillement en vol des hélicoptères par l'A400M pourtant prévu dans les spécifications. Trop dangereux pour les hélicoptères, qui sont par définition des appareils instables a-t-il précisé, en raison des turbulences des hélices contracycliques de l'A400M, dont un exemplaire sera exposé la semaine prochaine au salon Aero India en Inde à Bangalore.

Encore une déconvenue pour cet appareil, qui est toutefois "bien né" et offre d'excellentes capacités de transport, a assuré lundi le patron de la direction générale de l'armement (DGA) lors la présentation du bilan 2014 de sa maison. Un atout qui reste donc précieux au vu du déploiement de troupes françaises en Afrique. Pour autant il a également évoqué une autre difficulté pour cet appareil : la mission de parachutage par les portes latérales n'est pas encore satisfaisante, a-t-il expliqué. D'après "Der Spiegel", l'armée allemande a décelé "875 manquements", dont des gaines isolantes manquantes sur certains câbles électriques. En fait, ce serait 1.300 manquements...

 

La France pas satisfaite du développement et de la production

Laurent Collet-Billon, qui doit rencontrer à Berlin la semaine prochaine le nouveau patron du programme A400M Fernando Alonso, a précisé que la France attendait "contractuellement" cette année la livraison de quatre avions de transport militaire d'Airbus Group, en plus des six qu'elle possède déjà. "Les armées les attendent. Notamment celles qui sont engagées en Afrique pour faire le job. Il nous faut ces avions", a-t-il expliqué, suggérant également que le besoin opérationnel des armées françaises devraient être prioritaire dans l'établissement du nouveau calendrier qui va être annoncé fin février par Airbus Group. "Nos armées sont engagées opérationnellement en Afrique, contrairement à d'autres", a-t-il martelé.

D'ailleurs, la DGA sera "extrêmement attentive" au nouveau calendrier de l'appareil, a bien souligné Laurent Collet-Billon. "Nous sommes extrêmement attentifs au bon respect du calendrier d'Airbus", a-t-il précisé. Et d'exprimer déjà un très sérieux reproche à Airbus Group "concernant la production et le développement, nous ne sommes pas satisfaits dans les deux cas". Laurent Collet-Billon attend également le calendrier du prochain standard de l'A400M, le standard 1.5, c'est-à-dire une première version militarisée de l'appareil attendue en octobre prochain..

"Nous écouterons ce qu'ils ont à nous dire en termes de capacité de livraison en 2015 de cet avion", a-t-il souligné. "Nous écouterons également ce qu'Airbus a à nous dire sur la fourniture du standard 1.5 qui devait être livré à la rentrée".

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:35
photo Livefist

photo Livefist

 

7 févr. 2015 Shiv Aroor - Livefsit

 

The second prototype of India's 1st indigenously built naval fighter, the LCA Navy, takes off on its debut flight in Bengaluru on Feb 7, 2015. More details here

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

10 février 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Les négociations sur la vente de 24 avions de chasse français Rafale à l'Egypte, soit un contrat de 4 à 5 milliards d'euros, sont suspendues à un feu vert du président Abdel Fattah al-Sissi et vont nécessiter encore plusieurs jours de dialogue, a indiqué mardi le ministère français de la Défense.

 

Contrairement aux informations relayées ici ou là sur une approbation ou une signature de l'offre francaise par le président égyptien Sissi, aucune officialisation, signature ni approbation de cette offre n'a été émise au Caire, a relevé un porte-parole du ministère.

 

Il reste encore plusieurs jours de dialogue pendant lesquels nous restons extrêmement prudents quant à toute annonce intempestive, a-t-on ajouté de même source.

 

Les discussions pourraient aboutir cette semaine, a-t-on indiqué de source diplomatique française. Nous leur avons fait des conditions financières intéressantes. On devrait y arriver. Dans la semaine. Mais tant que ce n'est pas signé, ce n'est pas signé, a souligné cette source.

 

Ce contrat, très attendu, représenterait le premier succès à l'exportation du Rafale, qui équipe depuis 2004 l'armée française mais n'a jamais trouvé jusqu'ici preneur à l'étranger. Les discussions ont notamment tourné court avec le Brésil, les Emirats arabes unis, la Suisse et le Maroc.

 

Des succès à l'export sont cruciaux pour le constructeur Dassault Aviation, afin de pérenniser la chaîne de production de l'appareil, tout comme l'Etat français qui doit s'engager dans le cas contraire à en acheter un certain nombre d'exemplaires alors que le budget de la Défense est déjà calculé au plus près.

 

Le fait d'avoir une vente à l'export est important car cela ouvrira la porte à d'autres ventes à l'étranger, explique Philippe Plouvier, du Boston Consulting Group. L'Inde et le Qatar sont également en négociations pour acheter des Rafale.

 

Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, avait affirmé samedi dans le quotidien Le Figaro que l'avionneur était en passe de réussir le premier contrat export du Rafale.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a souligné dans la foulée que les discussions avec l'Egypte étaient bien avancées mais pas conclues. J'espère que ça se fera, a-t-il dit dimanche.

 

L'Egpyte est aussi en discussions pour l'achat d'une frégate multimissions FREMM. La Marine française pourrait ainsi renoncer à la prochaine FREMM qu'elle doit recevoir, le Normandie, au profit de son homologue égyptienne.

 

Selon le quotidien Les Echos, l'accord prévoit que la Coface, organisme français d'assurance-crédit, garantisse 50% de la commande, hors paiement de l'acompte, qui représente en général 15% du montant de ce genre de contrat. Le Caire, qui souhaitait au départ une garantie portant sur 90% du montant hors acompte, aurait ainsi accepté de revoir ses prétentions à la baisse, affirme le quotidien.

 

Amnesty International France a appelé pour sa part Paris à suspendre tous les transferts d'armes à l'Egypte en raison de la répression, sans précédent depuis 30 ans qui sévit dans le pays.

 

A la veille du quatrième anniversaire de la chute du président Hosni Moubarak, le 11 février 2011, l'ONG a demandé, dans un communiqué, la libération d'Ahmed Maher, Mohamed Adel et Ahmed Douma, figures de proue de la révolution qui a conduit au renversement du Raïs, emprisonnés pour avoir appelé à manifester il y a plus d'un an.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 13:30
Rafale Photo  JL. Brunet Armée de l'air

Rafale Photo JL. Brunet Armée de l'air

 

10.02.2015 Par Dominique Gallois - Le Monde.fr

 

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a approuvé, lundi 9 février dans la soirée, le contrat d’achat de 24 Rafale, d’une frégate multimission FREMM et de missiles MBDA d’un montant de plus de 5 milliards d’euros. La signature officielle pourrait intervenir dans les jours prochains, voire dès mercredi ou jeudi. « Il reste encore plusieurs jours de dialogue », a précisé l’entourage du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian à Reuters.

Chez Dassault Aviation, le fabricant du Rafale, on ne fait aucun commentaire à ce stade. Ce contrat est le premier conclu à l’exportation par l’industriel français. Ce dernier attendait d’abord de conclure une première vente du Rafale avec le Qatar pour 36 appareils, suivi de l’Inde pour 126.

« Ce serait du jamais vu », indique-t-on à Paris, car l’affaire égyptienne serait ainsi bouclée en trois mois. Les questions de financement, qui posaient quelques problèmes, ont été réglées la semaine dernière à Paris lors de la visite d’une délégatino égyptienne de haut niveau.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 07:55
Atterrissage réussi pour Cats à l’aéroport de Brie-Champniers

Le patron de Cats, Laurent Blattner, a reçu le chef d’état-major de l’armée de l’air sénégalaise pour qui l’entreprise refait à neuf quatre avions-écoles. Photo Phil Messelet - charentelibre.fr

 

06 février par François GOUBAULT - charentelibre.fr

 

La filiale d’Airbus, présente à la BA 709 de Cognac, vient de s’installer à Brie-Champniers. Elle y remet en état des avions, dont quatre Epsilon pour l’armée du Sénégal.

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 16:55
La filière Normandie AeroEspace lance 3 projets de performance industrielle GIFAS pour les PME ...

... avec Aircelle(Safran), TE Connectivity et Thales

 

Rouen, le 9 février 2015 – edubourse.com

 

Normandie AeroEspace (NAE) inaugure ce mois de janvier le lancement de 3 nouveaux projets collaboratifs interentreprises de performance industrielle avec une vingtaine d’entreprises de la filière regroupées en trois groupes de travail autour de Aircelle (Safran), TE Connectivity et Thales. Il s’agit d’un nouveau programme d'amélioration de la performance de la Supply Chain aéronautique lancé  au niveau national par le GIFAS et l'association SPACE.

 

Déployé dans les régions aéronautiques majeures, ce programme de performance industrielle a pour objectif d’améliorer la compétitivité des entreprises par une optimisation de leur maturité industrielle et de la relation donneurs d’ordres/fournisseur tout en veillant à l’amélioration des conditions de travail. Il est spécifiquement dédié aux ETI, PME et TPE de la filière afin de capitaliser et développer les emplois dans le secteur aéronautique et spatial.

 

Le succès de ces projets de travail collaboratif repose sur un schéma en réseau avec la constitution de grappes d’entreprises, avec un donneur d'ordre "tête de grappe" et cinq à sept entreprises implantées dans une zone géographique proche. Une fois la grappe composée, une phase de diagnostic individuel permet d'identifier, pour chaque PME, les axes prioritaires d'amélioration (gestion des flux, analyse charge/capacité, etc.) ainsi que les besoins en formation. La prise en compte du facteur humain est également un élément fondamental dans cette démarche.

 

Le premier groupe de travail vient d’être lancé avec Aircelle (Safran) et 7 entreprises aéronautiques : AES, Maugars Industrie, Dedienne Multiplasturgy Group, Metra, Ressorts Masselin, ACB et Sival.

 

Le second groupe de travail sera lancé le 12 mars par TE Connectivity avec les 5 entreprises suivantes : Larger, ETS Jaunet, CMA Vallet, Precicast et APS.

 

Un troisième groupe de travail emmené par Thales est en cours de finalisation et sera lancé dans les prochaines semaines.

 

D’un point de vue opérationnel, chaque partie s’engage à tenir un plan d’actions de progrès bilatérales. Les actions engagées sont ensuite confortées par des formations qui permettent de pérenniser les améliorations. Au final, six mois après la fin de la mission, un expert SPACE revient dans l'entreprise pour s'assurer de la pérennité des actions engagées.

 

 

Normandie AeroEspace, une filière d’excellence : Fondé en 1998, Normandie AeroEspace est le réseau normand des acteurs du domaine aéronautique, spatial, défense et sécurité, participant aux grands projets de demain. Présidé par Philippe Eudeline, le réseau NAE, dont le siège est basé sur le Technopôle du Madrillet (Rouen / 76), est présent en Haute et en Basse-Normandie. Il est aujourd’hui constitué de 103 membres : de grands groupes industriels, de plusieurs aéroports et d’une base militaire, de nombreuses PME et PMI, de différents laboratoires de recherche et d’établissements d’enseignement supérieur. La filière représente globalement plus de 13.500 salariés pour 2 milliards d’Euros de chiffre d’affaires en 2014. 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 14:30
Photo R. Nicolas-Nelson Armée de l'air

Photo R. Nicolas-Nelson Armée de l'air

 

08/02/2015 latribune.fr

 

Le ministre de la Défense a confirmé dimanche la tenue de discussions "assez avancées" avec Le Caire pour la vente d'avions de combat de Dassault.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé dimanche l'existence de négociations pour la vente d'avions de combat Rafale de Dassault à l'Egypte. La rumeur circule depuis plusieurs semaines de discussions en vue de l'achat par Le Caire de 24 Rafale et d'une frégate Fremm, pour un montant compris entre 5 et 6 milliards d'euros.

"Il y a effectivement des discussions assez avancées avec l'Egypte mais elles ne sont pas conclues", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde. "Je prends beaucoup de précautions (...) j'espère que ça se fera", a-t-il ajouté.

Le Rafale, qui équipe l'armée française depuis 2004, n'a encore jamais trouvé preneur à l'étranger. Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, a indiqué dans un entretien publié samedi dans "Le Figaro" que l'avionneur était proche de conclure le premier contrat export du Rafale, sans  préciser avec quel pays.

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