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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:20
La fin de la production du C-17 est aussi la fin d’une époque au cœur de la Californie. – photo Boeing

La fin de la production du C-17 est aussi la fin d’une époque au cœur de la Californie. – photo Boeing

21 octobre 2013 par Pierre Sparaco – Aerobuzz.fr

 

Ces jours-ci, Boeing livre à l’Air Mobility Command de l’USAF le 223e et dernier quadriréacteur de transport stratégique C-17 Globemaster III. D’ultimes exemplaires en seront livrés dans les prochains mois à des acheteurs étrangers et la chaîne d’assemblage final sera ensuite définitivement arrêtée, mettant un terme à un volet emblématique des activités des usines de Long Beach, nées Douglas et passées chez Boeing en 1997.

 

Faute de programme susceptible de prendre la relève, 3 000 personnes occupées à l’assemblage du C-17 vont perdre leur travail, quelques-unes étant néanmoins mutées vers d’autres unités du groupe. L’intense campagne de lobbying affirmant que l’USAF pouvait justifier un nombre accru de C-17 n’a pas ému les décideurs politiques, malgré un slogan qui avait le mérite de la simplicité : « Why we need more C-17s ». L’Air Mobility Command devra donc se contenter des C-17 livrés et de Lockheed C-5M remotorisés pour assurer des capacités de projection de grande ampleur. Et, en cas d’urgence extrême, le Pentagone fera appel aux compagnies aériennes civiles dont la flotte peut être réquisitionnée à tout moment.

 

La fin de la production du C-17 constitue tout un symbole dans la mesure où il s’agit de la fin d’une époque au cœur de la Californie. C’est là, en effet, que s’était développé Douglas, à Santa Monica puis à Long Beach, qu’avait grandi North American Aviation (à El Segundo), que Lockheed avait installé la chaîne d’assemblage du L-1011 TriStar (à Palmdale). Et, avant cela, qu’étaient nés des avions historiques, par exemple le Ryan Spirit of St. Louis de Charles Lindbergh.

 

Le C-17 conserve l’image d’un avion mythique – photo Boeing

Le C-17 conserve l’image d’un avion mythique – photo Boeing

Bien sûr, la vocation aérospatiale californienne ne s’éteint pas pour autant, un groupement professionnel réunissant encore non moins de 220 membres, pour la plupart des PME mais aussi des sociétés emblématiques comme Scaled Composites qui met au point l’avion spatial de Virgin Galactic. En revanche, plus aucun avion de transport civil ou militaire n’y sera produit.

 

C’est vainement que Douglas, puis Boeing, avaient tenté de susciter un intérêt pour un dérivé civil du C-17, appelé BC-17X. Le marché potentiel avait été estimé tout au plus à une trentaine d’exemplaires et aurait pu intéresser, notamment, FedEx et UPS. Mais le projet n’eut pas de suite.

 

La succession du C-17 n’est pas assurée. – photo Boeing

La succession du C-17 n’est pas assurée. – photo Boeing

 

Le C-17 conserve l’image d’un avion mythique, synthèse de technologies de pointe liées, par exemple, au démonstrateur YC-15 à décollage court. D’où la capacité du gros quadriréacteur d’une masse maximale au décollage de 263 tonnes de décoller en moins de 1 000 mètres. La proposition de Douglas, dans le cadre du programme C-X, avait été choisie par l’USAF en 1981, le premier vol était intervenu 10 ans plus tard et la première livraison à la mi-1993. La production a connu un pic à 15 exemplaires par an, est ensuite retombée à 11, reste actuellement de 10 pour répondre aux ultimes commandes étrangères (34 exemplaires au total) passées par le Royaume-Uni, le Canada, l’Inde, le Qatar, les Emirats arabes unis et l’OTAN, dans ce dernier cas pour concrétiser le principe de ce qu’il est convenu d’appeler la Strategic Airlift Capability.

 

Dans un contexte budgétaire qui n’a évidemment plus rien de comparable avec celui qui a prévalu tout au long de la Guerre Froide, on peut d’ores et déjà s’interroger sur la succession du C-17, à décider dans moins de 20 ans. On imagine difficilement le développement d’un avion entièrement nouveau et, à cette époque, en toute logique, le Boeing 747-8 ne sera plus produit. Des perspectives faites d’incertitudes qui ne tarderont sans doute pas à préoccuper les responsables de l’Air Mobility Command.

 

La production actuelle du C-17 est réduite à 10 unités par mois pour répondre aux ultimes commandes étrangères. – photo  Boeing

La production actuelle du C-17 est réduite à 10 unités par mois pour répondre aux ultimes commandes étrangères. – photo Boeing

 

On entend dire que Boeing, devançant les demandes du Pentagone, commencerait à réfléchir à la conception d’un cargo militaire plus petit que le C-17 mais plus gros que le Lockheed Martin C-130J, ce qui reviendrait en quelque sorte à réinventer l’A400M. Il est vrai que les Européens, à force d’évoquer les perspectives d’exportations de leur avion, pourraient bien donner des idées à leur concurrent. Mais, faut-il le souligner, il s’agit là d’idées à long terme…

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 12:55
Le Rafale a maintenant largement donné les preuves de ses qualités opérationnelles mais tarde à s’imposer à l’exportation – photo Dassault Aviation

Le Rafale a maintenant largement donné les preuves de ses qualités opérationnelles mais tarde à s’imposer à l’exportation – photo Dassault Aviation

 

28 octobre 2013 par Pierre Sparaco – Aerobuzz.fr

 

L’industrie aéronautique et spatiale française affiche une santé éclatante : prises de commandes nettement supérieures aux livraisons, 170.000 emplois directs, 15.000 embauches en 2012, des exportations soutenues, un grand dynamisme en matière d’activités civiles. Un constat que confirme le rapport annuel du Gifas, empreint d’optimisme néanmoins tenté de prudence. Tout n’est en effet pas rose.

 

Jean-Paul Herteman, PDG de Safran, président sortant du GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), qui a maintenant cédé la place à Marwan Lahoud (EADS), avait bien choisi ses mots. Lors de l’assemblée générale annuelle, il avait judicieusement évoqué « l’enjeu de souveraineté que nous représentons », fait allusion à un « devoir d’excellence » ou encore à une obligation de pertinence et d’ambition. Le tableau n’est pourtant pas parfait, tant s’en faut. Ainsi, le marché aérospatial national est à la traîne (ce n’est pas nouveau) avec 24 % des commandes enregistrées tandis que la domination des activités civiles, avec non moins de 85 %, éloigne le secteur d’un bon équilibre qui le protégerait d’éventuels retournements de conjoncture.

 

D’un côté, la Défense française n‘a plus les moyens budgétaires de ses ambitions, ses exportations sont insuffisantes (le Rafale attend toujours un premier succès étranger). De l’autre, la part française d’Airbus écrase statistiquement tous les autres programmes, toutes catégories confondues. Qui plus est, victime bien involontaire de cette situation, la prospérité de Dassault Aviation dépend aux trois quarts de la lignée des Falcon, marquant ainsi la fin d’une époque que chacun espère provisoire.

 

Le chiffre d’affaires de l’ensemble des membres du Gifas a battu tous ses records antérieurs, l’année dernière, avec 42,6 milliards d’euros, à comparer à 36,1 milliards en 2011 et à 24,9 milliards il y a 10 ans. C’est une réussite éclatante, malheureusement la seule du genre au sein de l’industrie française, qui prouve éloquemment que la persévérance, une stratégie à long terme et des investissements soutenus en recherche et développement peuvent donner de bons résultats, malgré, notamment, le handicap de l’euro fort face au dollar faible.

 

L’actualité est aussi pleine de promesses. En témoigne, ces jours-ci, l’annonce du Falcon 5X, ambitieux, prometteur, ou encore la bonne tenue des essais en vol de l’A350 XWB, les perspectives qui s’ouvrent d’ores et déjà à Ariane 6 ou encore, dans l’immédiat, l’envolée spectaculaire des commandes de la gamme A320 NEO remotorisée. D’où, soit dit en passant, le cas de conscience rare qui se pose à Airbus : lui faudra-t-il accroître la cadence de production de la gamme A320 au-delà de 42 exemplaires mensuels ? Partenaires et fournisseurs seraient-ils en mesure d’entériner ce tempo endiablé ?

Un marché potentiel à l’export très important va s’’ouvrir à l’A400M, de plusieurs centaines d’exemplaires – photo Airbus Military

Un marché potentiel à l’export très important va s’’ouvrir à l’A400M, de plusieurs centaines d’exemplaires – photo Airbus Military

 

Dans un tout autre ordre d’idées, dès à présent, on attend avec intérêt, sinon impatience, la manière dont l’A400M va se positionner à l’exportation. Les difficultés de tous ordres qui ont perturbé ce grand programme européen appartiennent maintenant au passé et le gros quadriturbopropulseur va pouvoir se lancer à l’assaut de marchés nouveaux. Lui seul peut prétendre à la succession de matériels vieillissants, à commencer par le C-130 Hercules, et affiche pour ce faire des qualités opérationnelles solides.

 

Démonstrateur technologique Neuron mis à part, l’Europe des drones est aux abonnés absents – photo Dassault Aviation

Démonstrateur technologique Neuron mis à part, l’Europe des drones est aux abonnés absents – photo Dassault Aviation

 

Dans le même temps, l’Europe des drones est aux abonnés absents, démonstrateur technologique Neuron mis à part, une incompréhensible bévue. Et, l’Académie de l’air et de l’espace vient précisément de tirer la sonnette d’alarme, le risque grandit d’une irrémédiable perte de compétences européennes en matière de développement d’avions de combat de nouvelle génération. Aussi le Gifas aura-t-il fort à faire pour susciter une prise de conscience que tendent à cacher les bons chiffres de l’immédiat.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 12:35
Ouverture de l'Exposition internationale de l'aéronautique et de la défense

2013/10/29 Yonhap

 

GOYANG, 29 oct.) -- L'Exposition internationale de l'aéronautique et de la défense de Séoul (ADEX) a ouvert ses portes ce mardi pour un événement de six jours au Centre international des expositions de Corée (KINTEX), à Ilsan, dans la province du Gyeonggi, au nord-ouest de Séoul, afin de montrer les technologies de pointe dans les domaines de la défense et des satellites, ont déclaré les organisateurs.

 

Un total de 361 entreprises de 28 pays sont présentes pour des opportunités commerciales. Durant la période, 68 officiels militaires et les PDG de grandes sociétés liées à la défense de 45 nations viendront en Corée du Sud afin de discuter des moyens d'étendre le partenariat et de booster leur industrie de la défense.

 

Alors que la Corée du Sud projette d'acheter 60 jets avancés, les géants aéronautiques mondiaux, dont Lockheed Martin, Boeing et European Aeronautic Defence and Space Company (EADS), montreront leurs chasseurs et avions durant l'exposition. EADS présentera l'Eurofighter Typhoon, avion de combat bi-réacteur dans une salle d'exposition à l'extérieur.

 

L'occasion permettra à des visiteurs de monter à bord de l'avion de combat bi-réacteur et de porter un «casque intelligent» dans son simulateur. Une équipe de quatre pilotes allemands expliquera la structure et la fonction de l'avion de chasse bi-réacteur qui a été proposé à Séoul pour le programme d'acquisition d'avions de chasse.

 

 

FA-50 photo Korea Aerospace Industries

FA-50 photo Korea Aerospace Industries

Korea Aerospace Industries (KAI) présentera ses dernières nouveautés dans les domaines de l'aviation et de la défense comme l'avion de chasse FA-50, l'hélicoptère utilitaire Surion, l'avion à rotors basculants sans pilote, le char de combat K-2, l'obusier autopropulsé K-9 et le véhicule blindé K-21. LIG Nex1 montrera le missile sol-air Chiron, le missile antinavire Haesung, ainsi que d'autres systèmes électroniques et avioniques.

 

Au cours des «journées publiques» (2-3 novembre), sont prévus divers événements dont un concours de simulation de vol organisé par Korean Air et l'armée de l'air, des défilés de l’orchestre militaire et de la garde d'honneur et des démonstrations d’arts martiaux par des hommes du commando. En marge de l'exposition, les chefs des forces aériennes de neuf pays se sont rassemblés à Séoul pour un symposium international afin de discuter des industries aérospatial et de la défense selon le changement de l'environnement sécuritaire.

 

Le Premier ministre Chung Hong-won, le ministre de la Défense Kim Kwan-jin, les chefs d'état-major des armées de terre, de mer et de l'air ainsi que des officiels militaires et gouvernementaux ont participé à la cérémonie d'ouverture de cette exposition. «L'industrie aérospatiale est une industrie très importante pour la sécurité et elle deviendra une pierre angulaire pour la paix», a déclaré le Premier ministre dans son discours.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:55
Evaluation aéromaritime du drone Ressac

Le démonstrateur drone Ressac au dessus de la mer en mission de surveillance

 

30.08.2011 - Surveillance maritime – Onera.fr

 

Campagne d'évaluation du comportement du démonstrateur de drone hélicoptère Ressac au dessus de la mer, pour un suivi de bâtiments de surface.

 

Dans le cadre de la préparation des démonstrations des scénarios aéromaritimes du projet Action, une équipe Onera s'est déplacée à Argelès-sur-Mer, pour une campagne d’évaluation du comportement de son drone ReSSAC au-dessus de la mer.

 

Le suivi d’un bâtiment manœuvrant à la surface a été réalisé à partir de données laser et caméra. L'algorithme de suivi de cible, déjà validé lors d'expérimentations avec un véhicule terrestre, a fonctionné avec succès lors du suivi du bâtiment de surface à une vitesse allant jusqu'à 7 nœuds.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:55
Succès de la première convention équipementiers de l'Onera

25.10.2013 ONERA - Industrie
 

Mardi 22 octobre, l’ONERA organisait sa première convention dédiée aux équipementiers de l’aéronautique. La présentation des disciplines et compétences de l'Onera puis les rendez-vous BtoB ont ouvert des possibilités.
 

 L’objectif de cette journée était de leur faire connaître la variété des compétences scientifiques et moyens de l’ONERA, et également d’expliquer en quoi ses experts pouvaient les accompagner dans l'innovation technologique, pour relever  les défis environnementaux, règlementaires et de compétitivité imposés par le secteur aujourd’hui.

Une quarantaine d'équipementiers ont ainsi pu découvrir un panorama des disciplines de l'Onera et un aperçu des compétences susceptibles d'apporter un avantage concurrentiel. L'intérêt s'est confirmé par la tenue de rendez-vous B to B individuels qui ont permis d’identifier les attentes de chacun et d’ébaucher les contours de partenariats possibles.

A la fin de la journée, les industriels étaient unanimes pour dire que l'Onera pouvaient certainement leur apporter davantage de ce qu'ils imaginaient auparavant. Les rendez-vous sont pris.

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:50
EADS : la branche défense connaîtra l'ampleur de sa restructuration en décembre

28.10.2013 Boursier.com

 

La branche "Défense" d'EADS connaîtra son sort en décembre prochain, et nul doute qu'une restructuration se dessine. Le président du groupe, Tom Enders, a expliqué au 'Süddeutsche Zeitung' que le pôle subira nécessairement des réductions d'effectifs. Le géant européen avait déjà fait savoir fin juillet dernier qu'il allait repenser ses contours, en regroupant Airbus Military, Astrium (satellites) et Cassidian (défense et sécurité) au sein d'une même division "défense et espace", qui sera rebaptisée "Airbus Defence & Space". La mise en oeuvre de la nouvelle structure était prévue au 1er janvier prochain, avec un déploiement progressif tout au long de 2014.

 

Tom Enders explique dans les colonnes du journal allemand qu'il sera autorisé à en dire plus sur la restructuration en décembre. En rapprochant trois entités opérationnelles, le groupe estime qu'il sera en mesure de réaliser des synergies, et risque fort d'être confronté à des doublons en matière d'emplois. Mais outre ce volet organisationnel, la branche défense, contrairement à son pendant aéronautique civile, est confrontée à un contexte économique beaucoup plus tendu, à cause de la baisse des budgets de la défense sur les marchés traditionnels des économies développées. Les sites allemands seraient notamment "à risque", car Berlin a nettement réduit la voilure sur ses dépenses en faveur de l'armée.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 08:20
Boeing et Lockheed veulent s'allier pour le prochain bombardier américain

 

25 octobre 2013 Romandie.com (AFP)

 

NEW YORK - Les américains Boeing et Lockheed Martin ont annoncé vendredi qu'ils allaient s'allier pour faire une offre conjointe afin de remporter le contrat du prochain avion bombardier américain, évalué à quelque 55 milliards de dollars.

 

Boeing et Lockheed Martin font équipe pour participer à la compétition pour le programme de l'armée de l'Air américaine de chasseur bombardier de longue portée, et Boeing sera le principal sous-traitant avec Lockheed Martin comme principal équipier, ont indiqué le constructeur aéronautique et le groupe de défense dans un communiqué commun.

 

Les deux groupes mettent en commun près de deux siècles d'expérience combinée dans la conception, le développement et les essais d'avions pour nos clients de Défense partout dans le monde, ont-ils noté, sans donner de détails sur le montant du programme ou son calendrier.

 

Ensemble, les deux groupes seront en mesure d'offrir des systèmes uniques et abordables qu'ils ne seraient pas en mesure d'obtenir sans partenariat, ajoute le communiqué.

 

Une planification stable, associée à des méthodes de développement et de production efficaces et abordables, permettront à nos équipes de réduire les risques de développement en capitalisant sur les technologies matures et en intégrant des systèmes existants, a assuré le patron de la branche de défense chez Boeing, Dennis Muilenburg, cité dans le communiqué.

 

Le projet de développer un nouveau bombardier remonte à plusieurs années. L'objectif est de construire entre 80 et 100 bombardiers livrables après 2020, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'US Air Force, Ed Gulick.

 

Il n'a pas précisé le montant du contrat, mais l'appareil est généralement estimé à quelque 550 millions de dollars pièce.

 

En 2010, le secrétaire de l'US Air Force Michael Donley avait fait valoir que l'approche recherchée sur ce programme était la prudence, afin de ne pas reproduire de coûteuses expériences sur des programmes de bombardiers passés.

 

Il avait énuméré des capacités étroites, des technologies risquées, et des coûts élevés ayant entraîné des problèmes d'annulation et de faibles inventaires.

 

Il avait indiqué que l'armée de l'Air américaine se focaliserait donc pour le prochain bombardier sur des technologies existantes plutôt que sur des technologies de pointe.

 

L'armée de l'air avait par ailleurs indiqué en 2012 que l'horizon visé pour la mise en service des nouveaux bombardiers était la prochaine décennie.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:45
L’Angola veut de nouveaux avions de combat Sukhoi

 

17 octobre 2013 Par Olivier Fourt - RFI

 

L'Angola vient d'acheter à la Russie des équipements militaires pour un milliard de dollars, notamment des avions de chasse. Le contrat a été signé la semaine dernière lors de la visite à Luanda du vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine. L'Angola retrouve ainsi son rang de principal client africain d'armement russe. En 2012, la Russie a annoncé avoir exporté près de 15 milliards de dollars d’armement dans le monde.

 

Clients africains

 

Après l'Algérie, c'est l'Angola qui achète massivement en Russie. Traditionnellement équipé de matériel soviétique, pendant toute la guerre froide, la dernière commande d'envergure datait de la fin des années 1990, avec l'acquisition d'une escadrille de Sukhoi-27 achetés d'occasion à la Biélorussie. Un chasseur de ce type fut perdu en juillet 2006, et la force aérienne angolaise a connu des difficultés à faire voler ces machines à la maintenance complexe.

 

Remise à niveau de l’armée angolaise

 

Depuis une dizaine d'années, l'armée angolaise a donc mis l'accent sur la formation de ses personnels, avec la mise en place d'une école de l'air moderne et d'un institut militaire technique, mais la situation des militaires du rang reste encore préoccupante notamment dans certaines casernes de l'armée de Terre, dont les équipements sont en partie dépassés, voire insalubres.

 

Le poids de la défense dans le budget

 

Pour 2013, le ministère de la Défense devait bénéficier d'un budget de 5,7 milliards de dollars, soit 8,26 % du budget national. Un effort qui, à en croire le quotidien russe Vedomosti, permet aujourd'hui à Luanda de se payer dix-huit avions de chasse Sukhoi-30 utilisés auparavant par l'armée de l'Air indienne.

 

Des fournisseurs diversifiés

 

L’an dernier, l'Angola avait décidé d'acquérir six avions d'entraînement brésilien Embraer Super Tucano dont le premier a été livré en juillet dernier. La police angolaise utilise, quant à elle, des hélicoptères Ecureuil fabriqués par le Franco-Allemand Eurocopter. Jusqu'alors l'armée de l'Air angolaise a refusé les offres chinoises malgré un fort lobbying pour pénétrer le marché militaire angolais.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:45
Angola Inks $1Bln Arms Deals With Russia – Paper

 

 

MOSCOW, October 16 (RIA Novosti)

 

Russia’s state arms export monopoly has signed a $1 billion deal package with Angola to deliver military equipment, build an ammunition plant and provide maintenance services, Vedomosti business daily reported Wednesday.

 

Rosoboronexport will supply 18 Su-30K fighter jets to the southern African nation, the daily said, citing sources at the arms exports company and the Russian military.

 

The Su-30K fighters in question are a batch of aircraft that were initially supplied to India in the late 1990s, prior to Delhi receiving the more advanced multirole Su-30MKI variant. They were returned to Russia in 2007, Vedomosti said, and have since lain idle in a Belarusian repair plant.

 

They had previously been offered to Belarus, Sudan and Vietnam.

 

Also on the list are Mi-17 transport helicopters, tanks, artillery, firearms and ammunition, the newspaper said.

 

Rosoboronexport will conduct maintenance for Russian-made military equipment used by the Angolan military, the report said.

 

Rosoboronexport and the Russian Defense Ministry have made no official comment on the alleged deals, which Vedomosti said were signed last week during Russian Deputy Prime Minister Dmitry Rogozin’s trip to Angola, Russia’s geopolitical ally since the Soviet era.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:30
The First Flight on the Hercules: The Founding Team Takes to the Air

16.10.2013 Shani Pomes - iaf.org.il

 

After theoretical studies and 130 flight hours in the simulator, the founding aerial teams of the Hercules squadron flew the Hercules C-130J for the first time, the latest American version of the Hercules that is due to arrive in Israel next year

 

Last week, a C-130J Hercules plane took off from its home base in Arkansas. But this time, there were Israeli Air Force aerial team members in the cockpit. The C-130J plane is the American version of the Hercules plane that will serve the IAF starting next year, after unique Israeli systems have been installed.

 

The Israeli teams that arrived at the Little Rock airbase are part of the founding team of the new Hercules squadron, which will be established in the southern airbase in Nevitim. For them, this is an important step: Over the last few months, they have been staying at the American airbase for the conversion of the Hercules planes prior to their arrival in Israel, and until now they have undergone theoretical instruction and more than 130 flight hours in the simulator. Flying the plane last week was the first step in the last stage of the conversion, at the end of which the soldiers will be trained to aerial team members in the latest plane. "We got excited. Flying after so much time, when we've been looking forward to this, was a wonderful experience", explained Lieutenant Colonel Uri, future commander of the squadron of Hercules planes that will be in Nevitim. "The plane is everything they advertised about it, it's strong. You are concerned that you have so much more power than what you need. You get a lot of data to fly accurately: information of the area and direction of the flight, an amazing feeling. It feels like the regular C-130 Hercules in basic flight, they didn't take that away from the plane. They just improved it a lot".

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:55
Northrop Grumman va moderniser les avions de guet aérien Hawkeye de la marine nationale

 

16 octobre 2013, Portail des Sous-Marins

 

Dans le cadre d’un contrat de 34,5 millions $ signé avec l’US Navy, Northrop Grumman Corp. va modifier les 3 avions de guet aérien E-2C Hawkeye de la marine nationale, avec un système d’identification IFF (Identification Friend or Foe) modernisé, améliorant la mise en commun et l’interopérabilité avec les avions E-2D Advanced Hawkeye de l’US Navy.

 

Les systèmes IFF permettent aux avions de chasse de distinguer forces amies et ennemies. La modernisation comprendra l’installation d’interrogateurs AN/APX-122A IFF Mode 5/Mode S et de transpondeurs AN/APX-123 IFF Mode 5/Mode S.

 

« Northrop Grumman entretient un partenariat long et fructueux avec la marine nationale, remontant à 1997, » a expliqué Bart LaGrone, vice-président des programmes E-2/C-2 chez Northrop Grumman Aerospace Systems. « Au travers de ce partenariat, nous avons observé l’approche proactive et innovante adoptée par la marine nationale pour maintenir la pertinence de sa flotte et du personnel travaillant sur les E-2 Hawkeye. »

 

La marine nationale met en œuvre le E-2C Hawkeye depuis 2000 lorsqu’a été constitué la 1ère escadrille française de E-2 Hawkeye, la Flottille 4F basée à Lorient. La France est le seul pays autre que les Etats-Unis à utiliser ses E-2 Hawkeye depuis un porte-avions. Ce lien unique a conduit à multiplier les exercices d’interopérabilité où les 2 marines mettent en œuvre des Hawkeye depuis un porte-avions de l’autre marine. Le premier de ces échanges s’est déroulé en mai 2001 quand un E-2 Hawkeye de l’US Navy a décollé du pont de l’USS Enterprise pour apponter sur le Charles de Gaulle.

 

Référence : Aerospace Manufacturing and Design (Etats-Unis)

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:55
A French E-2C Hawkeye lands on the Charles de Gaule during final training exercise held on board the carrier yesterday. Phoro: EMA / Marine nationale

A French E-2C Hawkeye lands on the Charles de Gaule during final training exercise held on board the carrier yesterday. Phoro: EMA / Marine nationale

 

October 15, 2013 defense-update.com

 

The French Navy will improve its interoperability with the US Navy following upgrading of Identification Friend or Foe (IFF) systems on its fleet of three E-2C Hawkeye Airborne Early Warning & Control aircraft. The new system will improve commonality and interoperability with Northrop Grumman E-2D Advanced Hawkeye aircraft currently being fielded with the US Navy. The U.S. Navy awarded a $34.5 million contract to Northrop Grumman, to implement those modifications. The process will include the installation of the BAE Systems AN/APX-122A IFF Mode 5/Mode S Interrogators and AN/APX-123 IFF Mode 5/Mode S Transponders. These IFF systems enable warfighters to distinguish between friendly forces and enemies.

 

The French Navy has been operating the E-2C Hawkeye since 2000 when it stood up the first French E-2 Hawkeye squadron, the Flotille 4F, in Lorient. France is the only country other than the United States to operate its E-2 Hawkeyes from an aircraft carrier. This unique bond has led to multiple interoperability exercises where the two navies have operated Hawkeyes from each other’s carrier flight decks. The first of these took place in May 2001 when a U.S. Navy E-2 Hawkeye flew from the deck of the USS Enterprise to the deck of the French carrier Charles de Gaulle.

 

This shared operational experience has proved invaluable to ensuring that the multimission E-2 Hawkeye platform remains relevant to the warfighter, no matter where missions take them. Through collaborative efforts, each new generation of the Hawkeye has become more sophisticated, taking advantage of new technology developments to optimize the capability and reliability of the E-2 platform.

 

A French E-2C Hawkeye lands on the flight deck of aircraft carrier USS Dwight D. Eisenhower (CVN 69) during a coalition training exercise July 18, 2009, in the Atlantic Ocean. Photo: US Navy

A French E-2C Hawkeye lands on the flight deck of aircraft carrier USS Dwight D. Eisenhower (CVN 69) during a coalition training exercise July 18, 2009, in the Atlantic Ocean. Photo: US Navy

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:55
Northrop upgrading French Navy E-2Cs

BETHPAGE, N.Y., Oct. 15 (UPI)

 

The French Navy's E-2C Hawkeye airborne early warning aircraft are being upgraded with an identification friend-or-foe system from Northrop Grumman.

 

Included in the upgrade of the three aircraft will be installation of AN/APX-122A IFF Mode 5/Mode S interrogators and AN/APX-123 IFF Mode 5/Mode S transponders.

 

"Northrop Grumman has had a long and collaborative partnership with the French Navy, extending back to October 1997," said Bart LaGrone, vice president, E-2/C-2 programs, Northrop Grumman Aerospace Systems. "Through that partnership, we've observed the proactive and innovative approach the French Navy takes to maintaining relevancy of its E-2 Hawkeye fleet and personnel."

 

The IFF system, for distinguishing between friendly and enemy aircraft, will increase the French planes' commonality with U.S. Navy E-2D Advanced Hawkeye aircraft and interoperability.

 

The value of the contract was not disclosed, nor was a contract performance timeline.

 

The E-2C Hawkeye is manufactured by Northrop Grumman. The French Navy has operated the aircraft since 2000.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:50
Airbus Military Services Logistic Hub starts operations

Madrid,  15 October 2013 Airbus Military

 

Aircraft-On-Ground Service sends spare parts worldwide in less than four hours

 

The Airbus Military Services Logistic Hub has started operations in Seville, Spain, in line with the Full In-Service Support (FISS) model developed by the company. This hub delivers spare parts for all Airbus Military products worldwide as well as ground equipment for the operation of the fleet.

 

The new facility substantially strengthens the spare parts delivery procedure by improving reliability and cutting dispatch times. With the new Services Logistic Hub, 95% of customer’s requests for spare parts will be fulfilled within five days. For Aircraft-On-Ground (AOG) Service the dispatch time is reduced to a maximum of four hours. Delivery reliability has increased since the start of operations. The new set up will also mean a reduction in recurring operational costs of around €500,000 a year compared with traditional processes.

 

Philippe Galland, Head of Services, says: “Putting in place this Services Logistic Hub will reduce our delivery lead-times and guarantee fleet availability. We will be more competitive thanks to the cost reduction and customer satisfaction will also improve”. The Services Logistic Hub has been certified Part 145 by the Spanish agency for aviation safety AESA on behalf of its European counterpart EASA.

 

The FISS (Full In-Service Support) model is the integrated service model offered to all Airbus Military customers worldwide. It is based on years of experience providing support to customers around the world where and when they need it. The entry into service of the French Air Force’s first A400M at Orléans-Bricy air base is the latest example of FISS but it equally applies to the A330 MRTT, for example in the case of the Voyager at the Brize Norton base in the UK, and a growing number of C295 and CN235 operators. Today it covers around 90 aircraft of 11 customers, flying some 35,000 hours per year.

 

The new Services Logistic Hub employs 100 persons who manage about 22,500 different part numbers in its 8,300 square meters. Dispatch operations of the Airbus Military Services Logistic Hub are performed by Airbus lead logistic provider Kuehne&Nagel.

 

About FISS

 

The Airbus Military Full In-Service Support (FISS) model aim is to generate the best possible operational performance through the provision of an integrated service focused on customer needs. It guarantees a specified mission availability, spare part availability and fleet availability at a fixed budget in a single contract. This enables operators to rely on the agreed mission availability while securing the advantages of robust budgeting. It is the basis of all A400M and A330 MRTT service contracts and is being implemented throughout the Light & Medium operator’s community.

 

About Airbus Military

 

Airbus Military is the only military and civic/humanitarian transport aircraft manufacturer to develop, produce, sell and support a comprehensive family of airlifters ranging from three to 45 tonnes of payload. An Airbus daughter company, Airbus Military is responsible for the A400M programme, as well as the Multi Role Tanker Transport (MRTT) A330 and for further military derivatives based on Airbus civil aircraft. Together with the smaller “Light & Medium” C295, CN235 and C212, Airbus Military is the global leader in the market for military transport, tanker and surveillance aircraft able to perform the most varied missions. Altogether, Airbus Military has sold more than 1,000 aircraft to some 140 military, civilian and governmental customers. More than 850 of these aircraft have been delivered. Airbus is an EADS company.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:40
High-Precision, Safe Landing Systems

Oct. 15, 2013 Rostec

 

KRET has developed a multispectral aircraft landing system that greatly reduces the risk of emergencies

 

Landing an aircraft is one of the most difficult aspects of piloting. A majority of accidents happens during this stage. KRET experts are developing special landing systems that will greatly reduce the risks associated with landing.

The multispectral landing system developed by KRET specialists provides an extremely accurate and reliable method for landing both manned and unmanned aircraft. The system is able to guide the aircraft to the ground and direct movement, braking, taxiing, and other maneuvers.

In developing the system, the Ryazan Instrument Factory has drawn on its extensive scientific and technological experience and manufacturing potential. Premier domestic aircraft, such as MiG-29, Su-27, and Su-30, all use products from the Ryazan factory. 

To increase landing safety, the system relies on two primary components. First, the electronic component–the relative coordinate positioning system (SOOK)–uses satellite technology to determine the flight parameters of the aircraft and the location of the landing site.

Aircraft coordinates and speed are determined using information from GLONASS and GPS satellites. The two parts of the landing system, one of which is on the aircraft, and the other which is at the intended landing site, directly communicate with each other. The standard deviation of the system in determining coordinates is no more than .6 meters and no more than .1 meters per second for determining speeds.

The second component is an optoelectronic landing system that uses different spectral channels and functions for image processing.

The system, which is onboard the aircraft, measures distances and calculates location, as well as approach and descent speed. The video monitor displays the aircraft as it lands. The range of error for aircraft up to 10 kilometers away is minimal, with a relative angular deviation of no more than 60” and a distance deviation of no more than a meter.

The presence of the two components, which have fundamentally different ways of determining aspects of movement, greatly increases the survivability of the system, and thus the probability of a safe landing.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:55
Rafale : le plan B de Dassault et de la DGA

15/10 par Alain RUELLO – LesEchos.fr

 

La signature d’un contrat à l’exportation a pris au moins un an de retard. Le ministère de la Défense devra faire face à d’importantes avances de trésorerie pour tenir le budget de la loi de programmation.

 

Comme tous les grands industriels de l’armement, Dassault est en pleine négociation avec la Direction générale de l’armement (DGA). Dans son cas, il s’agit de ­réaménager les échéanciers de paiement des Rafale de l’armée française, contraintes budgétaires obligent. Mais, à la différence des autres acteurs, la négociation ne concerne pas que le client national : avec le glissement d’un an, au mieux, de la date de signature d’un contrat à l’exportation, la défense risque de devoir avancer plusieurs centaines de millions d’euros non anticipés.

 

Quand elle a été bâtie au printemps, la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 avait prévu qu’un contrat serait signé en 2013 – l’Inde, qui négocie l’achat de 126  Rafale faisant alors figure de débouché le plus sûr – pour des livraisons à partir de 2016. Les argentiers du ministère ont donc considéré que, sur les onze Rafale qui sortiront de la chaîne de Mérignac dans trois ans, sept seront réservés à l’export, contre quatre à la France. A 100 millions d’euros pièce environ, cela fait 700 millions de moins à débourser pour l’armée.

 

Configuration finale

 

Livrer sept Rafale à un client étranger en 2016, c’est encore ­possible, car ce n’est qu’au bout de douze à dix-huit mois après le début de sa fabrication qu’un Rafale intègre sa configuration finale. Dit autrement, Dassault a encore jusqu’à la mi-2014 pour « aiguiller » de manière irréversible sa pro­duction 2016 entre appareils ­français, indiens ou qataris, Doha étant l’autre prospect chaud du moment. Le problème, c’est que, avec le décès du négociateur en chef à New Delhi et les élections législatives qui se rapprochent, l’hypothèse d’une signature cette année avec l’Inde a pris du plomb dans l’aile (« Les Echos » du 3 octobre). Dans un récent entretien aux « Echos », Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a fait part de son optimisme en la matière, mais pour une signature en 2014. Du coup, cela pourrait vite devenir très tendu financièrement pour la Grande mMuette.

 

Pourquoi ? Tout simplement parce que, s’il faut trois ans pour construire un Rafale, il faut aussi trois ans pour le payer. Seul client à ce jour, la France (via la DGA), s’acquitte de chaque ap­pareil qu’elle reçoit en trois annuités. L’échéancier de paiement n’est évidemment pas public, mais une chose est sûre : le gros de la facture est réglé durant les deux dernières années de fabrication.

 

De tout cela, on peut déduire que la DGA a commencé à payer les onze Rafale livrables en 2016 puisque leur production a démarré, alors qu’elle est censée n’en recevoir que quatre. Surtout, elle va faire face à des avances de trésorerie importantes en 2014 et 2015, le temps qu’un client export signe et verse les premiers acomptes. « Cela devient très tendu à partir de l’année prochaine », confirme-t-on aux « Echos ».

 

Différents scénarios sont à l’étude pour rééchelonner tous ces paiements à venir auprès de Dassault. « C’est une sorte de plan B, le temps qu’un client étranger commence à payer », résume une source proche de l’avionneur, lequel peut faire preuve de flexibilité, compte tenu de sa trésorerie.

 

S’il n’est pas encore trop tard pour tenir le cadrage budgétaire de la LPM, le temps joue contre la DGA. Avec le risque, une fois encore, de l’obliger à des acro­baties financières déstabilisantes : quand l’argent manque quelque part, il faut bien le prendre ailleurs. Réaction, amusée, d’un habitué de ces questions : « On trimbale ce genre de paris dans la loi de programmation depuis 2009. » Pour pouvoir payer les Rafale qui auraient (déjà) dû être exportés, le gouvernement Fillon avait renvoyé à plus tard la rénovation des Mirage 2000 et la commande des avions ravitailleurs. Contactés, ni la DGA ni Dassault n’ont souhaité ­commenter.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:35
First of four aircraft ordered by RMAF was expected to be delivered by the 2015

First of four aircraft ordered by RMAF was expected to be delivered by the 2015

10 Oktober 2013 Defense Studies

FLEXIBILITY: Airbus A400M can do the jobs of 3 aircraft

SEVILLA (SPAIN): A RADICAL shift is expected in the way the Royal Malaysian Airforce (RMAF) approaches  military and humanitarian missions, once it  takes delivery of the  new Airbus A400M Atlas aircraft.

The aircraft, dubbed the "next generation airlifter", is to play a pivotal role in the airforce's operations once it comes into service in two years.

Airbus Military head of media relations Maggie Bergsma said first of four aircraft ordered by RMAF was expected to be delivered by the 2015 deadline.

"We are on track and the first delivery for Malaysia is scheduled for 2015. We have launched long-lead items up to MSN33, which includes two A400Ms for Malaysia. The fourth delivery for the RMAF is scheduled for 2016," she said.

RMAF had placed an order for the aircraft on Dec 8, 2005.

She said the A400M was expected to change the way military and humanitarian operations were carried out by RMAF.

Bergsma said this was due to the A400M's ability to perform tasks that were previously executed by three aircraft.

"The A400M will mark a difference in the way military and humanitarian missions are approached.

"The versatility of the A400M allows one aircraft to do the job of three aircraft.

"The A400M can deliver the contents of its bigger payload faster, further and nearer to where it is needed.

"The RMAF will not only have three aircraft in one with each A400M, it will also have an aircraft that can do better than these three together. This is certainly a change. And it is a change for good."

On the question of the difficulty in transition between the RMAF's fleet of C-130 fleet and the A400M, Bergsma said this would not be a problem.

"The RMAF was involved in the programme from the start and is fully participating with the Airbus Military teams to prepare for the delivery and entry into service."

She said discussions were in place with Malaysia to ensure that all services needed for the operation of the aircraft were ready in time for the delivery.

Malaysia joins seven airforces -- Belgium, France, Germany, Luxembourg, Spain, Turkey, and the United Kingdom -- to have the A400M in their fleets.

Bergsma said Malaysia, like all of the A400M launch customers, had been participating in the design and manufacturing of several A400M secondary composite structural components.

She said Composite Technology Research Malaysia (CTRM) was the sole source of such components, notably the complete vertical tail plane leading edge, the main landing gear doors, and access panels on the wings and horizontal tail plane, plus nacelle fairings.

She said this following the delivery ceremony of the A400M in Airbus Military's production facility in Sevilla, Spain, on Sunday.

The ceremony was graced by Felipe, Prince of Asturias. Also present was French Defence Minister Jean-Yves Le Drian.

(New Straits Times)

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 20:50
Research Into Military Jet Aircraft

Oct 15, 2013 ASDNews Source : BAE Systems PLC

 

    New military aircraft test laboratory unveiled at Loughborough University

 

A selection of our senior representatives recently visited Loughborough University to view a new test laboratory for research into our military jet aircraft – the only one of its kind in the UK.

 

Cooling effect

Developed in partnership with ourselves, Loughborough and colleagues from the Universities of Cranfield and Leicester, the facility can assess how to cool the electronic systems within an aircraft most effectively.  This is known as thermal management.

 

Based at Loughborough’s Holywell Park, it has been created by PhD student Andy Jones from the University’s Department of Aeronautical and Automotive Engineering as part of his our BAE Systems sponsored studies at Loughborough.

 

Thermal management

Thermal management is an important consideration in the design and operation of high performance aircraft.  With industry moves towards More Electric Aircraft (MEA), global operations and, within the military environment, low observability the requirements on an aircraft’s thermal management system are increasing beyond current capabilities.

 

This is why the work being done by Loughborough, which has the potential to lead developments in this field, is important to us.  Initially the laboratory will be enabling greater understanding of the complex fluid dynamics and heat transfer of thermal management systems and beyond that it offers a potential platform for testing novel system architectures and future technologies.

 

Working together

Mike Wiseman, Head of Flight Systems Engineering, BAE Systems said: “What Andy has managed to put together is really impressive and it has been great that BAE Systems has been able to support Loughborough by providing actual aircraft equipment.  By making the facility as representative of in-service systems as possible means the potential transfer of learning back into current aircraft development is enhanced.  Hopefully the success of this activity will lead to further opportunities for collaboration with Loughborough in the future.”

 

Andy Jones added: “Working with BAE Systems on this project has been fantastic, and I am delighted that they are happy with the unique test facility I have created here at Loughborough.”

 

In attendance

The visit was attended by our senior representatives, including Mike Wiseman and Steve Harris, BAE system’s University and Collaborative Programmes Relationships Manager.  Attendees from Loughborough included Deputy Vice Chancellor Professor Chris Linton, Professor Jon Binner, Dean of the School of Aeronautical, Automotive, Chemical and Materials Engineering and Professor Rui Chen – Andy’s PhD supervisor – from the Department of Aeronautical and Automotive Engineering.

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 16:50
BAE equips Hawk AJT aircraft with new tablet computers

The new tablet computers enable Hawk AJT pilots to view technical publications, landing trajectories, conversion applications and weather forecasts at the tap of a touch-screen. - Photo BAE Systems

 

15 October 2013 airforce-technology.com

 

BAE Systems has equipped its Hawk advanced jet trainer (AJT) aircraft with new tablet computers to enable trainees to readily view technical publications, landing trajectories, conversion applications and weather forecasts.

 

The training pilots would earlier view the information on reference cards and maps kept in their flight suit pockets.

 

Four tablets have been already delivered to the South African Air Force (SAAF) for testing last month, after completion of a comprehensive evaluation programme, which included trials against rapid decompression and analysed system interference from an electromagnetic compatibility perspective.

 

Hawk Product Development Engineering head Lee Franks said the tablet integration represents the latest in a long line of developments for Hawk that are focused on making the aircraft the best for the customers.

"They are an additional resource available to the pilot, they do not replace anything, only add to a truly world-class aircraft."

 

''Now we have handed over the first of these tablets, we want the South African Air Force to try them out; part of the beauty of them is they can be tailored to carry whatever information is needed by each customer,'' Franks said.

 

''They are an additional resource available to the pilot, they do not replace anything, only add to a truly world-class aircraft.''

 

Additionally, the tablets' compass effects were validated prior to hand-over to SAAF.

 

In addition to tablets, the company also manufactured six sets of gloves to help the pilots use the computers.

 

Franks added, ''Their traditional flying gloves were not suitable, so we immediately looked in to what was available on the market and then tailored the gloves to what would be needed by pilots.''

 

BAE is now manufacturing more tablets for trial by the UK Royal Air Force (RAF), the Indian Air Force (IAF) and the Royal Australian Air Force (RAAF), which are among the 18 countries to have acquired the aircraft.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 16:40
Sukhoi to deliver additional Su-34 aircraft to Russian Air Force

.A Russian Air Force's Su-34 fighter-bomber from Lipetsk airbase. Photo Vitaly V. Kuzmin.

 

15 October 2013 airforce-technology.com

 

The Russian Air Force (RuAF) will take delivery of 30 new Su-34 Fullback strike aircraft from Sukhoi by the end of 2014, the country's Ministry of Defence (MoD) has revealed.

 

RIA Novosti reported the MoD as saying in a statement that, ''the current [2013] year plan on the delivery of 14 [Su-34] aircraft under the state defense order will be fulfilled, and the plant has promised to deliver another 16 fighter-bombers next year.''

 

Citing a report by the Novosibirsk plant, the ministry also noted that a total of 124 Su-34 fighters are scheduled to be handed over by Sukhoi to the air force under two contracts by 2020.

 

The Russian military has to date taken delivery of 29 series-production Su-34 aircraft, according to official data.

"The ministry also noted that a total of 124 Su-34 fighters are scheduled to be handed over by Sukhoi to the air force under two contracts by 2020."

 

Manufactured by the Novosibirsk aircraft plant, the Su-34 is a 4+ generation aircraft and can engage a range of land-based, sea and airborne targets in all weather conditions and any visibility levels, using a range of airborne munitions, including high-precision types.

 

The aircraft is a two-seat derivative of the swing-wing Su-27 fighter, retaining its basic layout and construction, and also features increased takeoff weight and an advanced multimode-phased array radar with terrain following and terrain avoidance modes.

 

 

Additional features include a long-range aiming system, a modern on-board communication and an information exchange system, a complex survival system, an armoured cockpit and an active safety system, as well as new computers to manoeuvre and perform accurate bombing when under enemy attack.

 

The twin Lyulka AL-31FM1 turbofan engine-powered aircraft is eventually scheduled to replace the Russian Air Force and Navy's ageing Su-24 Fencer strike aircraft fleet.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 16:20
USAF planning to award second C-130J multiyear contract

 

Oct. 14, 2013 by Dave Majumdar – FG

 

Washington DC - The US Air Force has signaled its intention to award Lockheed Martin a second multi-year procurement deal for 79 C-130J Hercules tactical transports.

 

“The Air Force Life Cycle Management Center is planning for the procurement of seventy-nine C-130J aircraft or C-130J variants, associated mission equipment, and related support for all systems for FY14-FY18 [fiscal year 2014-fiscal year 2018] multi-year buy, with an option to purchase the USCG [US Coast Guard] five HC-130J aircraft,” says a USAF document.

 

The 79 aircraft are to be delivered between FY2016 and FY2020. According to Pentagon budget documents, the procurement would primarily cover the construction of USAF special operations aircraft, including 43 HC/MC/AC-130J variants. The remaining airframes would consist of 29 conventional C-130Js and seven US Marine Corps KC-130J tankers.

 

Lockheed has so far delivered more than 290 C-130Js to 13 countries. The company hopes to deliver its 300th example before the end of this year.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:50
Romanian Air Force to acquire 12 used F-16 aircraft from Portugal

An F-16 fighter aircraft of the Portuguese Air Force. Photo Mike Freer - Touchdown-aviation.

 

15 October 2013 airforce-technology.com

 

The Romanian Air Force has signed an agreement with the Portuguese Government for the acquisition of 12 second-hand Lockheed Martin-built F-16 Fighting Falcon mid-life upgrade (MLU) aircraft.

 

The acquisition, which follows comprehensive technical and financial negotiations, has also been approved by the US Congress, according to a Portuguese Ministry of Defence's (MoD) statement.

 

Even though the agreement details remain undisclosed, the estimated €186.2m contract covers nine surplus Portuguese fighters and three former US Air Force (USAF) aircraft, IHS Jane reports.

 

Other responsibilities include modifications and upgrades to the aircraft for the next four years, the supply of additional engines, logistics support and the training of nine Romanian pilots and 79 maintenance personnel, to ensure safe operation of the aircraft.

 

The first aircraft delivery is planned for 2016, to enable Romania to achieve initial operational capability (IOC) in 2017, with the assistance and support of both Portuguese and US air forces, the MoD statement notes.

"The first aircraft delivery is planned for 2016, to enable Romania to achieve initial operational capability in 2017."

 

Primarily intended to replace the Romanian Air Force's existing 49 Soviet Era-built MiG-21 Lancer fighter fleet, the aircraft will also increase the country's interoperability with Nato forces, and its contribution to these forces.

 

The Romanian Ministry of National Defence (MND) was reportedly considering the purchase of 15 used F-16s from the Netherlands in early June 2012, but the proposal was cancelled amidst budgetary constraints.

 

Powered by a single Pratt & Whitney F-100-GE-129 turbofan engine, the F-16 was initially designed as an air superiority day fighter, but later evolved into a successful all-weather multirole aircraft for precise delivery of ordnance during non-visual bombing conditions.

 

The aircraft is in service with the air forces of Israel, Egypt, New Zealand, South Korea, Chile, Poland, UAE, Bahrain, Greece, Singapore and the US.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:40
The Russian A-10 Abides

October 15, 2013: Strategy Page

 

Another Russian Su-25 ground attack aircraft crashed on September 23rd, killing the pilot. All Su-25s were immediately grounded until the cause of the crash could be found. This is the 17th Su-25 lost in the last decade, which is not unusual for a Russian military aircraft that has been in service since the 1980s. Despite these losses, the Su-25 is still a popular aircraft. When well maintained, the Su-25 is very effective. Over a thousand have been produced since 1978 and the aircraft is still in production and older models are being upgraded. In 2006, after seven years of work, Russia put the first two Su-25SM upgrades into service. Six more were delivered within a year. Russia still finds export customers for the Su-25, both cheap used models, or high end versions like new or refurbished Su-25SMs.

 

Russia still maintains a force of Su-25s. As long ago as 1999, Russia decided to upgrade 80 of their Su-25 aircraft to the SM standard. In addition to extending service life by ten years or more, the Su-25SMs have new electronics that permit the aircraft to use smart bombs and missiles. The navigation system has been upgraded, to include GPS and more automation. Many improved components were installed, to reduce maintenance manpower needs by a third. Currently, Russia plans to keep 80 or so SU-25s in service until the 2030s. This will probably require one more round of refurbishment.

 

The Su-25 is a 17 ton aircraft that carries a 30mm twin-barrel rotary cannon (with 250 rounds) and up to five tons of bombs and missiles (including air-to-air missiles). The twin-engine, one seat aircraft has a combat radius of 380 kilometers and a top speed of 900 kilometers an hour. It's the Russian equivalent of the U.S. A-10, which has received similar upgrades to prolong its service life.

 

The Su-25 design is actually more similar to the 19 ton American A-9, a competing design with the 23 ton A-10. The Su-25 and A-9 both are about 14 percent faster than the A-10. But the A-10 is a more stable aircraft and much more resistant to battle damage. Absent lots of ground fire, both the A-10 and Su-25 are very effective against ground targets. The A-10 also has an edge with its unique 30mm autocannon, in addition to seven tons of bombs. The A-9 could carry eight tons, in addition to the same 30mm autocannon.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:25
Russia has proposed joint development of the T-50 to Brazil

15.10.2013 Rostec

 

The two sides are expected to discuss the creation of advanced aviation technology

 

The Russian delegation has invited Brazil to participate in the joint development of its fifth-generation T-50 (PAK FA).

 

During negotiations, the parties will discuss military and technical cooperation, according to reports of RIA Novosti based on information from representatives of the delegation.

 

Led by minister of defense Sergei Shoigu, the Russian delegation will visit Peru and Brazil from October 14-17. The delegation also includes Alexander Fomin, head of the Federal Service for Military-Technological Cooperation, and Anatolii Isaikin, head of Rosoboronexport.

 

Brazil has still not yet selected the winner of the bidding competition for 36 fighter aircraft for its air force. The estimated amount of the contract is $4 billion.

 

“We are prepared to propose to our partners at the negotiations in Brazil not only the purchase of modern, ready-made models of aircraft such as the Su-35, but also the opportunity to develop in tandem future aircraft models such as the T-50,” said a representative of the delegation.

 

The Brazilians have three aircrafts: the French RAFAL, the Boeing F/A-18E/F Super Hornet, and the SAAB JAS-39. The Su-35 is not included in this list, which is why Russia has proposed the purchase of ready-made fighter jets in addition to the opportunity to co-produce the new, advanced aircraft systems.

 

The fifth-generation T-50 fighter has a top speed of more than 2,500 km/h, as well as artificial intelligence–the plane is able to perform complex operations without the aid of the pilot. The T-50 also has automatic target recognition, and special transceiver electronics are designed to inform the pilot of potential threats.

 

Key elements of the T-50 design have been produced at Rostec plants. Designers at the United Engine Corporation developed the propulsion system. Specialists of RT-Khimkompozit made the cockpit canopy and trim.

 

The company Radio-Electronic Technologies designed the avionics and other electronic equipment to meet the requirements of a fifth-generation aircraft.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:20
L’avion de combat « low cost » : mythe ou réalité ?

 

14 octobre 2013 par Pierre Sparaco – Aerobuzz.fr

 

Ce n’est pas la première fois qu’un avionneur américain tente de forcer la main du Pentagone. Avant Textron et son Scorpion, il y a eu Northrop et son Tigershark, avec la même ambition de proposer aux militaires américains un avion à bas coûts.


 

Dans quelques semaines, le biplace Scorpio effectuera son premier vol, un biréacteur tactique et d’entraînement avancé né d’une initiative du groupe Textron, associé à la startup AirLand Enterprises. Malheureusement, les responsables du programme ne révèlent ni le montant de leur investissement, ni le prix « fly away » de l’appareil. Mais ils laissent entendre que le Scorpio sera à l’origine d’une petite révolution sur le marché des avions de combat, le prix de revient à l’heure de vol annoncé étant de 3 000 dollars seulement. Une affirmation qu’il est bien entendu impossible de vérifier.

 

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Textron et Airland sauront-ils convaincre le Pentagone de l’intérêt du Scorpion ? - Textron

Le Pentagone n’a pas été sollicité, le but de l’opération étant d’anticiper ses besoins à venir et de répondre en parallèle aux attentes du marché à l’exportation. On pense notamment à la succession du Northrop T-38 Talon qui devrait être retiré du service à partir de 2023, arrivé à bout de potentiel.

Contrairement à ce qu’affirment certains commentateurs américains, sur le plan des grands principes, le Scorpio compte un certain nombre de précédents lointains. Ainsi, Northrop a jadis proposé à l’USAF au tout début des années quatre-vingts un avion de combat léger, le Tigershark, audacieusement baptisé F-20, une vraie-fausse appellation militaire. Mais le Pentagone ne s’était pas laissé convaincre et les armées de l’air étrangères n’avaient pas été au-delà d’un intérêt poli. L’expérience prouvait, en effet, qu’un matériel militaire ne peut être exporté sans bénéficier au préalable de commandes nationales.

Aujourd’hui, en des temps de disette budgétaire, un avion low cost est évidemment susceptible de retenir davantage l’attention que dans le passé. D’autant plus que les militaires ont constamment cherché l’efficacité opérationnelle en incitant leurs fournisseurs à innover. Ainsi, en 1973, le Pentagone avait envisagé la formule dite du « hi-lo mix » (high-low mix) qui aurait conduit à aligner tout à la fois des avions de combat très performants, à l’image du F-15, en même temps que des appareils plus simples, plus légers et nettement moins coûteux, réservé aux missions les moins sophistiquées.

 

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Le Scorpion de Textron en cours d’assemblage final - Textron

 

C’est ce raisonnement qui avait conduit au Lightweight Fighter (« LWF »), programme dit de démonstration technologique conduit jusqu’au vol de prototypes. Il s’agissait de low cost, à une époque où l’expression n’était pas encore inventée. Un appel d’offres avait suscité un grand intérêt et deux propositions avaient été retenues, celles de General Dynamics et Northrop. Ainsi étaient nés les YF-16 et YF-17.

Très vite, General Dynamics avait imaginé d’aller bien au-delà des limites du contrat de développement qui lui avait été attribué et envisagé de produire son avion en série, pour des clients étrangers, l’USAF n’ayant pas exprimé d’intérêt opérationnel direct. A partir de ce moment, le dossier a évolué dans la précipitation, dans la mesure où quatre pays européens, Pays-Bas, Belgique, Danemark et Norvège, avaient décidé en 1974 de choisir un même type d’avion de combat et d’en commander conjointement non moins de 348 exemplaires. General Dynamics et Pratt & Whitney déployèrent alors des efforts considérables, soutenus par les autorités de Washington, leur objectif prioritaire étant de contrer Dassault, accessoirement Saab. Le premier proposait le Mirage F1E remotorisé avec un Snecma M53, le second le Viggen. Le F-16 l’emporta de haute lutte et, dans une certaine mesure, le hi-lo mix devint une réalité.

 

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Le Scorpion de Textron, un projet à suivre…  Textron

 

C’est cet exploit que Textron rêve de rééditer, avec son partenaire AirLand et le motoriste Honeywell. Un pari audacieux qui, de toute évidence, dérange la « fighter mafia  », expression quelque peu méprisante qu’utilise volontiers Scott Donnelly, directeur général de Textron, bien conscient de déranger l’ordre établi du complexe militaro-industriel américain. Il s’agit, en effet, de mettre sur le marché un avion au prix « accessible », une initiative en principe bienvenue au moment où les budgets militaires sont mis à mal. Reste à savoir si le Scorpio sera considéré comme une proposition crédible.

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