Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 17:35

Afghan_soldiers-photo-USAF.jpg

photo USAF

fév 3, 2012 Nicolas Gros-Verheyde - (BRUXELLES2 au siège de l’OTAN)

 

Un tabou est en train de sauter. L’infiltration d’éléments talibans dans certains camps de formation de la nouvelle armée afghane n’est non seulement plus démentie par les Alliés mais elle devient une préoccupation auquel il devient urgent de remédier. La « colère » de Sarkozy au lendemain de l’incident de Gwan a frappé les esprits. Et au QG de l’Alliance, même si on n’ose pas dire un mot public sur ces satanés « frenchies », force est de constater que nombre de conversations aujourd’hui étaient centrées sur la décision française de retrait anticipé, la fiabilité de l’armée afghane et de son recrutement… Bref

 

La mort de soldats français à Gwan, une erreur afghane, un fait pas isolé


La mort de 4 soldats français à Gwan, le 20 janvier, reste encore en travers de la gorge du Ministre qui n’hésite pas à pointer le problème. « Le soldat qui avait tué les compatriotes n’avait pas été suivi. Il s’était déjà engagé, avait déjà déserté, rejoint au Pakistan, puis était revenu vers Kaboul pour se faire réengager dans une unité intégrée dans le dispositif – français de Kapisa. » Bref « Il y avait un contrôle mais pas suffisamment adapté à une situation extraordinairement complexe et difficile. (…) L’armée nationale afghane n’avait pas fait de ce travail une priorité absolue. » La question sur toutes les lèvres est de savoir si l’acte est isolé. Et le ministre répond non. « L’enquête est encore en cours. Mais j’ai le sentiment que c’est une démarche qui n’est pas isolée »…

 

Un plan anti-infiltration


L’OTAN a ainsi décidé de réagir rapidement en mettant au point un « plan anti-infiltration » qui devrait être « mis au point d’ici la fin février » ainsi que l’a confirmé Anders Fogh (Rasmussen), le secrétaire général de l’OTAN. Une demande française, après l’incident de Gwan coutant la vie à 4 soldats français. « Les évènements (qui ont frappé nos compatriotes) sont minoritaires mais ont une valeur symbolique forte en crédibilité pour l’armée afghane », a précisé Gérard Longuet dans son point de presse aujourd’hui. « J’ai demandé que l’armée afghane prenne des mesures concrètes pour que le niveau, la qualité, le suivi de recrutement apporte le maximum de sécurité à ceux qui combattent à leurs cotés. » (*)

 

Au menu biométrie et suivi des engagés


Le plan devrait inclure davantage de biométrie et surtout de suivi historique. « Techniquement, on peut très fortement améliorer le suivi des engagés : savoir d’où ils viennent, ce qu’ils ont fait, et ce qu’ils continuent de faire dans leur présence et comportement dans leurs unités » poursuit le ministre de la Défense français. L’avantage est que l’Afghanistan est un « pays assez traditionnel. Les combattants ont leur famille, leur berceau, leur histoire. On peut obtenir en quelque sorte un certificat de moralité. Là où c’est plus compliqué, c’est vers la frontière du Pakistan » et également à Kaboul où vivent pas mal de déplacés.

 

18 incidents en 2011 mettant en cause un « soldat » de l’armée afghane


Au niveau allié, « on recense une quarantaine d’incidents en quatre ans - a confirmé le ministre, avec une accélération ces derniers mois – 18 en 2011, touchant la plupart des armées alliées : américaine, australienne… (…) Quantitativement, cela est marginal. Médiatiquement c’est insupportable en termes de crédibilité de l’armée afghane. » Pour autant, le Ministre ne veut pas parler « d’une infiltration systématique, aujourd’hui ». Mais dans l’avenir, ce pourrait être le cas « vraisemblablement ». Car les « différents réseaux talibans sont assez avisés sur le plan politique pour savoir que ce type d’action est pernicieux pour l’armée afghane. »

 

(*) A noter que la France a obtenu du ministre de la Défense afghan, Wardack, qu’il « injecte des sous officiers formés, connus des Français et qui devraient permettre d’apporter une meilleure ambiance » dans les troupes de l’ANA formées et soutenues par les Français.

 

Lire également :

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 17:30

Nato Russia source natomission.ru

February 3, 2012 RIA Novosti – defpro.com

MOSCOW | Russia and NATO may soon sign an agreement that would ease cargo transportation from Afghanistan via Russia’s territory, the Kommersant daily reported on Friday, according to RIA Novosti.

Moscow is in talks with NATO on the so-called “multimodal” cargo transit from Afghanistan, which would “increase the efficiency of NATO withdrawal… by using various transportation means within the same route,” an unidentified high-ranking diplomat told the paper.

Another diplomatic source said the talks on the agreement were in their final stage, adding that the deal may be signed in the very near future.

In line with the new scheme, cargos from Afghanistan would be delivered to the Russian Volga city of Ulyanovsk by plane, and then transferred to Europe by train.

“This would save the West much time and money,” another unidentified diplomat told Kommersant. “Planes will fly shorter distances, which means they will not require refueling on the way.”

All NATO combat troops are scheduled to leave Afghanistan by the end of 2014, when Afghan soldiers and police are expected to have taken over full responsibility for security in the country.

Russia has supported international efforts in the war-ravaged South Asian country by providing its territory for land and air transit of Afghanistan-bound cargos.

Last year, Moscow had also agreed to allow NATO cargos to cross Russia’s territory in the opposite direction, easing the alliance’s withdrawal.

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:45

Nuit Afgha

photo Thomas Goisque

03.02.2012 par Guillaume Belan (FOB)

Les troupes de l’ISAF (Force internationale d’assistance et de sécurité pour l’Afghanistan) se hâtent maintenant de plier bagages. Après plus de 10 ans de présence sur le sol afghan, le retrait des forces de l’OTAN commence à ressembler à un cafouillage précipité. Une semaine après les déclarations du Président français, candidat à sa succession, de débarrasser le plancher afghan un an avant, le secrétaire américain d’une administration elle aussi en campagne, lui emboîte le pas, confirmant l’avancement du retrait pour 2013. Des déclarations qui prennent de court l’Otan et la bonne vingtaine de partenaires engagés sur place, sans parler des autorités afghanes misent en place par l’Otan.

Retrait de la FOB de Gwan

Le 30 janvier, l’armée française a procédé au transfert à l’ANA (Armée Nationale Afghane) de la FOB Gwan, celle-là même où ont été abattus le 20 janvier dernier quatre soldats français. Le processus de transfert d’autorité avait débuté le 8 décembre avec l’arrivée du Kandak 34 de la troisième brigade afghane dans la FOB.

Fin janvier, le SGTIA (sous-groupement tactique interarmées) a basculé sur l’emprise de Tora et les 85 containers et la cinquantaine de véhicules français ont quitté les lieux en cinq convois. Il ne reste aujourd’hui sur place plus aucun français. Ni même d’OMLT, ces soldats qui encadrent l’armée afghane. Suite au meurtre du 20 janvier, décision a été prise de les retirer définitivement.

Partir: comment, combien?

Reste maintenant des choix à faire sur les voies logistiques du retrait. Sur place, le dispositif français comprend 1500 containers et presque autant de véhicules, dont 900 blindés, pour la plupart des VAB. Deux moyens de partir : la voie aérienne ou celle maritime.

Pour le retrait par les airs, la France, comme 15 autres pays de l’Otan fait partie de l’initiative SALIS, qui revient à acheter des heures de vol de gros porteurs (Antonov 124), une capacité dont l’armée française ne dispose pas. Cet appareil aux dimensions impressionnantes peut embarquer 6 à 8 véhicules blindés soit une dizaine de containers. Il faudra donc multiplier les rotations via les Emirats Arabes Unis, (huit rotations ont déjà eu lieu en janvier), et donc mettre la main au portefeuille. Autre solution, plus lente mais moins couteuse, la voie maritime, qui passe par des convois terrestres. Le problème majeur de ces convois par la route est leur sécurité. Qui peut aussi s’acheter… Kaboul comme la Kapissa sont des zones très enclavées.

Que laissera la France sur place?

L’essentiel des matériels de vie devraient être donnés aux afghans. Sans doute l’armée française cédera quelques véhicules, des VAB ou VBL en fin de vie, voir des micro-flottes de véhicules achetées pour ce théâtre (Aravis…) qu’il coutera cher de rapatrier puis de maintenir en France. Mais ces dons devraient rester marginaux, l’armée ayant besoin de ses véhicules pour assurer l’entrainement sur le territoire national.

En ce qui concerne la présence française, deux missions devraient être maintenues post-2013: la mission Epidote (150 hommes) qui assure la formation de l’armée afghane (école d’état-major…) et qui a par ailleurs l’avantage de maintenir le lien avec les américains. Les OMLT ensuite (ou Equipe de Liaison et de Tutorat Opérationnel) qui encadrent l’armée afghane (150 soldats).

Après 10 ans d’opérations, la stabilité du pays, qu’elle soit politique, économique ou sécuritaire, reste précaire. Ce retrait en ordre dispersé ne fait que le confirmer.

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 12:30

Afghanistan.svg


02/02/2012 Par Jean-Jacques Mevel) - Figaro.fr

Washington annonce la fin des opérations de combat en 2013.

 

La France craignait de se retrouver seule sur la sellette, c'est le Pentagone qui a surpris tout le monde. Les États-Unis, qui comptent pour plus des deux tiers de l'effort militaire en Afghanistan, prévoient à leur tour de cesser les missions de combat dès 2013, avec un an d'avance.

 

La révision américaine, annoncée à la descente d'avion du secrétaire américain à la Défense, soulage la pression sur Paris une semaine après que Nicolas Sarkozy a décidé le retour de «la totalité des forces combattantes» françaises dès la fin 2013. Mais elle oblige aussi les vingt-sept alliés de l'Otan, la vingtaine d'autres nations engagées et surtout l'Afghanistan à précipiter un calendrier militaire qui, officiellement, s'étire encore jusqu'à la fin 2014.

 

«Il n'y a rien de nouveau», juge le secrétaire général de l'Otan, visiblement pris de court au début d'un rendez-vous des ministres de la Défense alliés à Bruxelles. Le spectre d'une sortie d'Afghanistan avec une mission inachevée et en ordre dispersé n'est pourtant plus très loin. «Il est crucial que la transition se fasse de manière coordonnée et en tenant compte de la situation sur le terrain», prévient Anders Fogh Rasmussen.

 

La question centrale est l'aptitude des 300.000 hommes des forces de sécurité afghanes à prendre le relais lorsque les Occidentaux les laisseront en première ligne. Kaboul semble avoir été le premier surpris de l'accélération décidée à Washington. Au bout de dix ans de guerre, le moral des talibans reste au beau fixe et le rôle du Pakistan voisin des plus ambigus, si l'on en croit un rapport secret de l'Otan révélé par la presse britannique. L'infiltration de l'armée et de la police ainsi que le nombre croissant d'attaques menées sous uniforme afghan contre des Occidentaux conduisent aussi à douter de la loyauté des troupes du régime.

 

À la différence de ce qu'a décidé l'Élysée, le calendrier américain continue officiellement de se dérouler jusqu'à la fin 2014, date butoir d'un retrait total. C'est le passage de témoin aux forces afghanes qui est précipité. L'objectif du Pentagone «est d'achever la transition en 2013, avec l'espoir de passer d'une mission de combat à une mission d'entraînement, de conseil et d'assistance à partir de la mi-2013», explique Leon Panetta. «Cela ne signifie pas que nous renoncerons à combattre» ensuite, précise-t-il.

Londres campe sur 2014

Les États-Unis ont 90.000 hommes en Afghanistan, sur les 130.000 que compte la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) conduite par l'Otan. Le retour de 22.000 Américains est déjà programmé d'ici la fin de l'année. Les Britanniques, deuxième force du contingent avec 9500 hommes, continuent d'adhérer à l'échéancier fixé au sommet de Lisbonne, il y a quinze mois: «La stratégie acceptée est de poursuivre la mission combattante jusqu'en 2014», dit-on dans l'entourage de David Cameron. Les Français sont 3600.

La France, précisément parce qu'elle fixe un dernier délai à la fin 2013 pour ses troupes combattantes, comptait apporter jeudi des éclaircissements à ses alliés. Gérard Longuet devait préciser les conditions du maintien d'unités de formateurs en 2014. Côté français et américain, on admet que les positions ne sont pas si éloignées, la forme exceptée. Les deux pays, plongés dans une présidentielle après dix ans de guerre sans vainqueurs ni vaincus, peuvent se comprendre…

 

Sur fond de fatigue occidentale et de disette budgétaire, la vraie controverse peut porter sur la facture et l'effort nécessaire pour soutenir l'armée afghane, après le désengagement. Les Afghans mènent déjà 40% des opérations de combat et assurent la protection de la moitié de la population, d'après l'Otan. Mais le passage du témoin reste à faire dans les régions les plus rebelles. Et les capitales de l'Otan tordent le nez devant un fardeau collectif évalué à près de 5 milliards d'euros par an.


«La France a forcé la main des Américains»

INTERVIEW - Pour Daimon Wilson, vice-directeur exécutif du centre de réflexion Atlantic Council à Washington, l'équipe Obama est persuadée qu'un engagement sans fin en Afghanistan ne mènera nulle part.

 

LE FIGARO. - Comment interprétez-vous l'annonce du secrétaire à la Défense, Leon Panetta? La France a-t-elle ouvert une brèche dans laquelle l'Administration s'est engouffrée?


Daimon WILSON. - D'un côté c'est un mouvement diplomatique qui vise, avant la réunion des ministres de l'Alliance, à trouver une voie commune pour empêcher la division des alliés. De l'autre, il est clair que la France a forcé la main des Américains et qu'elle a renforcé, par sa décision unilatérale, les doutes latents de l'Administration Obama quant à la forme que devait prendre la présence militaire de la coalition en Afghanistan. Je suis surpris, car je n'attendais pas cela aussi vite. Je pensais que cela viendrait après l'élection présidentielle de novembre 2012. Pour être ­ironique, les Français mènent l'Otan! Sarkozy a forcé les Américains à une révision plus rapide de leur stratégie, qui devrait mener à une accélération du retrait. Cette approche va permettre de minimiser la division de l'Alliance, mais elle envoie un signal contradictoire aux pays de la région, aux Indiens, aux Pakistanais, aux Afghans… Cela va exacerber leur anxiété et leurs questions sur la solidité de notre présence future sur place. Il devient encore plus impératif d'expliquer clairement quel type de présence nous comptons avoir après 2014.

 

Les militaires américains seront-ils frustrés par cette décision, eux qui ont toujours défendu un retrait ordonné, dans les délais?


Il est clair que la politique a pris le dessus sur les prescriptions militaires. La direction politique signale dans quelle direction elle entend aller et le rôle des militaires sera de les aider à le faire. Ce qui s'est passé ces dix derniers jours n'a pas été forgé par les conseils militaires de terrain. Plutôt l'inverse.

 

D'après un rapport secret de l'Otan,  les talibans seraient persuadés de gagner la bataille. Cela n'explique-t-il pas aussi le pessimisme de l'Administration,  qui craint d'être en train de former  la future armée des talibans?


Nous devons réfléchir à cette grave question, même si ce n'est pas pour l'instant une raison d'inquiétude majeure. Nous ne devons pas quitter l'Afghanistan en laissant une armée que le gouvernement ne serait pas en état d'entretenir et qui serait susceptible d'être instrumentalisée en cas de changement politique. Le problème aujourd'hui est que nous décidons une accélération du retrait au moment où nous tentons des pourparlers délicats avec les talibans. Cela ne nous met pas vraiment dans une position confortable.

 

L'élection de 2012 joue-t-elle un rôle?


L'élection française joue un rôle plus grand. Ici, cela joue peut-être, mais ce n'est pas un sujet de débat. Une partie des électeurs d'Obama est très préoccupée par ce sujet, mais je pense que la décision est plus liée à son instinct sur le dossier lui-même. L'équipe Obama est persuadée qu'un engagement sans fin en Afghanistan ne nous mènerait nulle part.

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:55

ISAF-Logo

fév 2, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2 au siège de l’OTAN)

 

A écouter Gérard Longuet, le ministre français de la Défense, on se demande si les bonnes questions ont été posées, et résolues, jusqu’ici, notamment lors du sommet de Lisbonne, sur l’engagement international en Afghanistan. Que ce soit au niveau du format de l’armée afghane, de son objectif, de son financement ou du calendrier de retrait, le débat semble plutôt s’ouvrir qu’être clos. La discussion, à bâtons rompus, entre le Ministre et quelques journalistes dont B2, au sortir cette première séance de travail de l’Alliance Atlantique consacrée à l’Afghanistan, est assez éclairante. Larges extraits…

 

Pas de critique du choix français


Le choix français de retrait anticipé ne semble pas avoir été critiqué par ses partenaires. Du moins pas en séance et publiquement, ce n’est pas le genre de la maison. « On peut difficilement critiquer un pays qui est le 4e contributeur et qui s’interroge parce que ses soldats paient de leur vie des choix ou des insuffisances tactiques. » a lâché le ministre. « J’ai expliqué la position de la France, je pense avoir bien été compris par le secrétaire général. Les ministres ont retenu ce que j’ai dit (lors des entretiens en bilatérale, une demi-douzaine qu’a mené le Ministre), même s’ils n’ont pas parlé dans leur intervention. (…) Chacun réfléchit dans son coin car il a le même problème. » Finalement (…) La discussion a forcé nos partenaires à prendre en compte notre engagement.

 

Le calendrier de retrait, précisé


Le ministre a d’abord précisé les chiffres sur le retrait, esquissés par le Président de la république il y a quelques jours. « La France a sur place 3600 hommes – 2400 engagés dans des actions des combat, et 1200 en encadrement, logistique et soutien à Kaboul. 1000 hommes – combattants seront retirés en 2012. Les 1400 qui resteront engagés le seront en soutien de l’armée afghane et partiront en 2013. Il en restera 1200 kabouli qui diminueront progressivement. Il n’y aura plus de soldats engagés dans des actions de combat en 2012, et plus dans des actions soutien en 2013. Après 2014, 400-500  resteront. »


Le mandat est accompli: l’objectif ce n’est pas la Suisse


« Le mandat (donné à l’ISAF) n’était pas de transformer l’Afghanistan en une Suisse. Le mandat était de sortir les terroristes – c’est fait – et de permettre à l’État de doter d’une armée permettant de résister à des offensives diverses venant de réseaux talibans ou autres – la mission est en passe d’être réussie. Prenez l’exemple de la Kapisa. Il y a 2 ans, il y avait deux bataillons de 640 hommes, dépenaillés et pas entraînés. Nous avons aujourd’hui 4000 hommes formés, équipés, recevant leur solde et qui sont en première ligne. » Il a aussi précisé qu’il « faut une bonne année pour effectuer un retrait. La bataille des dates n’a donc pas vraiment de sens. (…) C’est comme quand on apprend à nager, on dégonfle la bouée petit à petit ». 


Le nombre de forces afghanes, un peu exagéré !


L’important est la transition avec l’armée afghane, qui prend environ entre 6 mois et 1 an (voire 18 mois selon l’OTAN), s’étalant entre « lead » responsabilité jusqu’à la « full » responsabilité pour les « locaux ». Avant tout, selon le ministre « il faut poser les bonnes questions : combien recruter, quels objectifs quantitatifs et qualitatif… » Il faut savoir « quel bon format est nécessaire pour l’armée afghane ». A commencer par le nombre. « A quoi sert en effet de recruter 5.000 soldats par mois si dans deux ans on diminue les effectifs (sauf à faire du DDR, désarmement démobilisation, réintégration pourront persifler certains). Que vont faire ces 100.000 policiers et soldats. (…) Le chiffre de 352.000 hommes pour les forces de sécurité est un peu exagéré. 230.000 serait plus raisonnable, surtout si on la compare à l’armée de Najibullah qui en avait 170.000. » « Ne vaut-il mieux pas faire du qualitatif. (Dans ce cas,) il faut mieux recruter, précise le ministre. Et en particulier, il faut améliorer la sélection et le screening.

 

Ce que veut Karzai, une armée classique


Le souci du président afghan, Hamid Karzai – selon le Ministre – est d’avoir « une armée à la mesure du Afghanistan ». C’est-à-dire une armée « qui ne soit pas une armée de contre insurrection (NB : comme le présentent les Alliés) mais plutôt comme une armée d’un État indépendant assurant sa souveraineté. » « Une armée moins nombreuse paraît acceptable » pour le dirigeant afghan. « Mais il faut bien prendre conscience - précise-t-il - que Karzai a besoin d’une armée classique. Il faut former des conducteurs de chars, des forces spéciales. C’est ce qu’ils nous demandent. (…) C’est un débat très clairement ouvert et sera tranché à Chicago. »


Le coût futur : suffisant et soutenable


Il convient de ne pas se tromper de format. Car cette armée nationale a un certain coût, au bas mot « 4 milliards $ » selon le ministre citant le chiffre retenu par le groupe des contributeurs. Un chiffre plus élevé circule du coté américain (6 milliards $) ou britannique (7-8 milliards $). « Ce qu’il faut bien prendre en compte, c’est que l’effort doit être suffisant et soutenable. » Certes c’est moins proportionnellement que les coûts additionnés des engagements de chaque Etat participant à la coalition (400 à 450 millions d’euros par an pour la France) mais c’est une somme donnée à l’Afghanistan, en « espérant que les ressources du pays prendront le relais ».

 

Lire également :

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:50

http://fr.rian.ru/images/19299/99/192999995.jpg

MOSCOU, 2 février - RIA Novosti

La Russie pourrait prochainement signer de nouveaux contrats sur la livraison d'armes à l'Afghanistan par le biais de ses partenaires américains, a annoncé jeudi le directeur de l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport Anatoli Issaïkine.

"Il s'agit d'armes qui ne sont pas produites aux Etats-Unis", a ajouté M.Issaïkine sans fournir d'autres détails.

La Russie a déjà fourni le premier lot d'hélicoptères de transport militaire Mi-17 à l'armée afghane conformément au contrat de 367,5 millions de dollars signé en 2011 avec le Pentagone. Moscou doit livrer les 21 hélicoptères prévus avant juillet 2012.

"Les clients se sont déclarés satisfaits par la qualité de nos produits. Nous respectons toutes nos obligations. C'est un type de contrat foncièrement nouveau pour nous", a conclu le directeur.

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:50

http://fr.rian.ru/images/19299/99/192999995.jpg

MOSCOU, 2 février - RIA Novosti

La Russie pourrait prochainement signer de nouveaux contrats sur la livraison d'armes à l'Afghanistan par le biais de ses partenaires américains, a annoncé jeudi le directeur de l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport Anatoli Issaïkine.

"Il s'agit d'armes qui ne sont pas produites aux Etats-Unis", a ajouté M.Issaïkine sans fournir d'autres détails.

La Russie a déjà fourni le premier lot d'hélicoptères de transport militaire Mi-17 à l'armée afghane conformément au contrat de 367,5 millions de dollars signé en 2011 avec le Pentagone. Moscou doit livrer les 21 hélicoptères prévus avant juillet 2012.

"Les clients se sont déclarés satisfaits par la qualité de nos produits. Nous respectons toutes nos obligations. C'est un type de contrat foncièrement nouveau pour nous", a conclu le directeur.

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:50

Pakistan.svg

February 2, 2012 defpro.com

Exposing the ISI's "manipulation" of Taliban's senior leadership and its "massive double game", a damning NATO report says that Pakistan government remains "intimately" involved with the Afghan-based terror group.

The report leaked out on a day when Pakistan Foreign Minister Hina Rabbani Khar arrived in Kabul on a one-day visit for talks with Afghan leadership.

The NATO report contains accusations that Pakistan is playing a massive double game with the West as it publicly claims to seek a political solution to the Afghan conflict, while still supporting fighters who have killed thousands of international troops.

Many of the reports most serious revelations concern the scale of support to the Taliban provided by Pakistan and the influence of ISI agency.

"The Government of Pakistan remains intimately involved with the Taliban," The Telegraph quoted the report as saying.

The report was first leaked to The Times newspaper and the BBC.

Reacting to the report, Khar was quoted as saying, "We can disregard this as a potentially strategic leak... This is old wine in an even older bottle."

The report - on the state of the Taliban - fully exposes for the first time the relationship between the ISI and the Taliban, the BBC said.

The report is based on material from 27,000 interrogations with more than 4,000 captured Taliban, al-Qaeda and other foreign fighters and civilians. It notes, "Pakistan's manipulation of the Taliban senior leadership continues unabatedly".

It says that Pakistan is aware of the locations of senior Taliban leaders.

"Senior Taliban representatives, such as Nasiruddin Haqqani, maintain residences in the immediate vicinity of ISI headquarters in Islamabad," it said.

The report says that senior Taliban leaders regularly meet with ISI officers "who advise on strategy and relay any pertinent concerns of the Government of Pakistan".

Reacting to the report, Pakistan Foreign Office spokesman Abdul Basit in a text message to the news agency said, "This is frivolous, to put it mildly. We are committed to non-interference in Afghanistan and expect all other states to strictly adhere to this principle."

He added, "We are committed to an Afghan-led and Afghan-owned reconciliation process... A stable and peaceful Afghanistan is in our own interest and we are very much cognizant of this."

However, the report quotes a senior al-Qaeda detainee as saying, "Pakistan knows everything. They control everything. I can't [expletive] on a tree in Kunar without them watching."

The BBC also says the report seems to suggest that the Taliban feel trapped by ISI control and fear they will never escape its influence.

The report has evidence that the Taliban are purposely hastening Nato's withdrawal by deliberately reducing their attacks in some areas and then initiating a comprehensive hearts-and-minds campaign.

It says that in areas where international coalition force has withdrawn, Taliban influence has increased, often with little or no resistance from government security forces.

And in many cases, with the active help of the Afghan police and army.

The report comes just months after the then top US commander Admiral Mike Mullen, Chairman of Joint Chiefs of Staff, had described Pakistan's military-run ISI as a "veritable arm" of the Haqqani terror network. (DD India)

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:45

Afghanistan-02022012--AFP--source-liberation.fr.jpg

 

Ce débat avait été lancé, à la surprise de l'Otan et des alliés, par le président français Nicolas Sarkozy à la suite de la mort de quatre soldats, tués par un militaire afghan qu'ils étaient en train de former. (AFP)

02/02/2012 Liberation.fr

BRUXELLES (AFP) - Les ministres de la Défense des pays de l'Otan ont érigé jeudi à Bruxelles l'année 2013 comme étant celle d'une nouvelle étape charnière pour la coalition internationale, à un moment où l'impatience gagne les opinions après plus de dix ans de guerre.

Officiellement, "il n'y a rien de nouveau", a affirmé le secrétaire général de l'Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen. La feuille de route préparée au sommet de Lisbonne fin 2010 tient toujours et la mission de l'Otan en Afghanistan se terminera fin 2014, selon lui.

Mais le changement sémantique permet à l'Otan de soutenir qu'elle aura un moindre rôle dans les combats avant la fin de sa mission et ouvre la porte à de possibles réductions des effectifs sur le terrain.

Ce débat avait été lancé, à la surprise de l'Otan et des alliés, par le président français Nicolas Sarkozy à la suite de la mort de quatre soldats, tués par un militaire afghan qu'ils étaient en train de former.

Il a rebondi mercredi lorsque le secrétaire à la Défense américain, Leon Panetta, a déclaré espérer que l'armée afghane prendra la responsabilité de la sécurité sur la totalité du territoire en 2013.

Jusqu'à présent, le calendrier intermédiaire n'avait pas été discuté en détail par les alliés. Il sera finalisé par les chefs d'Etat et de gouvernement au sommet de l'Otan à Chicago en mai, a affirmé le chef du Pentagone, Leon Panetta.

"Nous nous attendons à ce que les dernières provinces soient transférées aux forces afghanes d'ici à la mi-2013. A partir de ce moment-là, elles seront en première ligne dans tout l'Afghanistan", a déclaré M. Rasmussen.

Cette évolution "permettra aux troupes de l'Otan de se concentrer sur un rôle d'appui aux forces afghanes", a précisé le ministre britannique de la Défense Philip Hammond.

"Même si les Afghans prennent la direction des opérations, l'Isaf (la coalition, ndlr) devra être prête au combat et nous nous prendrons part à des opérations de combat si nécessaire", a assuré le secrétaire américaine à la Défense, reflétant la position de la plupart des pays en ce moment, comme l'Italie et l'Espagne.

"Cela dépendra beaucoup de la situation", a souligné un responsable français. M. Sarkozy avait annoncé le 27 janvier le retrait de la totalité des forces combattantes françaises en 2013, soit un an plus tôt que prévu.

"Nous sommes arrivés ensemble, nous partirons ensemble. Il n'y a aucun doute là dessus", a déclaré le ministre français, Gérard Longuet, qui était très attendu par ses pairs pour "clarifier" la position française et qui a assuré n'avoir "pas été critiqué" par ses pairs.

Mais la position française diffère de celle de l'Otan : Paris pourra retirer ses troupes de combat d'ici à la fin 2013 selon lui car la situation en Kapisa, sous responsabilité française, "se stabilise".

Sur les 1.200 hommes déployés à Kaboul pour des activités d'encadrement, de formation, de logistique et de soutien, les effectifs "diminueront progressivement" et seuls devraient rester "400 à 500 formateurs en école" après la fin 2014, a-t-il ajouté.

Les forces afghanes conduisent déjà 40% des opérations de combat et elles sont responsables de la sécurité de la moitié de la population afghane.

Les mettre en première ligne des opérations permettra aux soldats occidentaux d'être moins exposés aux attaques des talibans qui ont fait près de 2.900 morts parmi eux depuis le début du conflit.

Les Etats-Unis, actuellement en pleine campagne électorale comme la France, disposent de 90.000 soldats en Afghanistan. Les effectifs doivent tomber à 68.000 à la fin de l'été, deux mois avant la présidentielle, a promis le président Barack Obama.

Outre l'Afghanistan, les ministres évoqueront jusqu'à vendredi les dossiers du bouclier antimissile déployé en Europe et discuteront de la nécessaire coopération pour faire face à la réduction des budgets militaires en raison de la crise.

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:30

ISAF-Logo

02/02/2012 Par LEXPRESS.fr

L'alliance atlantique, réunie ce jeudi à Bruxelles, n'a pas prévu le retrait de ses troupes armées avant la fin 2014, mais veut réduire ses effectifs et léguer la gérance de l'ensemble du territoire au gouvernement afghan d'ici à mi-2013. 

Les ministres de la Défense des pays de l'Otan ont érigé, ce jeudi à Bruxelles, l'année 2013 comme nouvelle étape charnière, alors que l'impatience gagne les opinions des pays de la coalition internationale, après plus de dix ans de guerre. Officiellement, "il n'y a rien de nouveau", a affirmé le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen. La feuille de route élaborée lors du sommet de Lisbonne fin 2010, tient toujours et la mission de l'Alliance en Afghanistan se terminera fin 2014, selon lui. 

 

Passer graduellement à un rôle de soutien

 

Mais le changement sémantique permet à l'Otan de soutenir qu'elle aura un moindre rôle dans les combats avant la fin de sa mission et ouvre la porte à de possibles réductions des effectifs sur le terrain. Les forces afghanes seront responsables de la sécurité dans l'ensemble du pays "d'ici à la mi-2013", ce qui permettra aux troupes de la coalition de passer "graduellement" à un rôle de soutien, a déclaré le secrétaire général avant l'ouverture de la réunion des 28 ministres de la Défense à Bruxelles. 

 

Les forces afghanes conduisent déjà 40% des opérations de combat et elles sont responsables de la sécurité de la moitié de la population afghane, a-t-il ajouté. L'Otan transfèrera aux Afghans le contrôle des dernières régions, où l'insurrection est la plus virulente, d'ici le second semestre 2013, selon le calendrier accepté par l'ensemble des alliés en 2010. 

 

Cela devrait permettre aux soldats occidentaux d'être moins exposés aux attaques des talibans qui ont fait près de 2.900 morts parmi eux depuis le début du conflit. Les Etats-Unis, actuellement en pleine campagne électorale comme la France, comptent 90.000 soldats déployés en Afghanistan. Les effectifs doivent tomber à 68.000 à la fin de l'été, deux mois avant la présidentielle, a promis le président Barack Obama. 

 

Le chef du Pentagone, Léon Panetta, a assuré qu'aucune décision n'avait été prise sur le nombre de troupes américaines qui resteront en Afghanistan après la mi-2013. Quoiqu'il en soit, les Américains continueront des missions de combat en appui de l'armée afghane, très pauvre en avions, hélicoptères et artillerie. Il a par ailleurs dit comprendre l'annonce du président français Nicolas Sarkozy, le 27 janvier, sur le retrait de la totalité des forces combattantes françaises en 2013, soit un an plus tôt que prévu. Les Français ne maintiendront que "quelques petites centaines" de formateurs pour l'armée afghane contre 3.600 soldats actuellement. 

 


Les talibans convaincus de l'emporter?

Un rapport de l'OTAN sur "l'état des talibans", évoqué mercredi dans les médias britanniques, a fait état d'une collusion entre le Pakistan et les talibans. Les services secrets pakistanais (ISI) connaitraient ainsi les lieux de résidence des plus hauts dirigeants talibans. 

 

Fruit, selon la BBC qui en publie des extraits, de 27.000 interrogatoires de plus de 4.000 prisonniers talibans, membres d'Al-Qaïda ou encore de combattants et civils étrangers, ce rapport montre que les talibans sont convaincus de l'emporter sur les forces occidentales: "pour le moment, ils pensent que la poursuite de la lutte et l'extension des zones gouvernées par les talibans est la seule option viable".  

 

Selon le rapport, la "force", la "motivation", le "financement" et la "capacité" des talibans "restent intacts", malgré "des coups sévères en 2011", et "beaucoup d'Afghans", y compris au sein du gouvernement, "se préparent à un éventuel retour des talibans".  

 

Au même moment, les rebelles ont démenti vouloir négocier avec le gouvernement afghan et le Pakistan en vue d'ouvrir un canal de négociation concurrent en Arabie saoudite, contrairement à ce qu'avaient déclaré un diplomate afghan et un responsable taliban. 

 

La force de l'Otan en Afghanistan (ISAF), a néanmoins minimisé la portée du rapport. Ce texte n'est qu'une "compilation d'opinions et d'idées de détenus" et il ne faut "surtout pas tirer de conclusions basées sur les commentaires des talibans", a déclaré le lieutenant-colonel Jimmie Cummings, porte-parole de l'Isaf. 

Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:25

ATC-Shelters--source-militarysystems-tech.com.jpg

source militarysystems-tech.com

February 02, 2012 by Marshall Specialist Vehicles - army-technology.com

Instrument Landing Systems in Afghanistan are being housed in shelters designed and produced by Marshall SV; part of Cambridge-based Marshall Land Systems.

Marshall SV has delivered the Instrument Land System (ILS) shelters as part of a new Air Traffic Control infrastructure which the MOD is establishing in Afghanistan. The units will increase the ILS and Distance Measuring Equipment (DME) sustainment capability, primarily for the RAF's fixed wing operations.

The contract for four shelters was placed by Thales UK to support an order from the Air Defence and Air Traffic Systems (ADATS) IPT at the UK MOD.

John Horton, the head of programmes for Thales ATM, said: "Marshall SV has provided Thales and the MOD with an outstanding service that ensured the delivery of four equipment shelters to Afghanistan under extremely tight deadlines. In little over three months the shelters have been taken from a paper design to items delivered to site, satisfying all the MOD's requirements for air transport of the system."

Peter Callaghan, chief executive of Marshall Land Systems, said: "This contract confirms our ability to design and deliver quality protected workspaces for a wide variety of uses where climatic conditions are extremely tough, but the equipment inside needs to operate in a thermally stabilised environment."

The ILS Shelters are manufactured to sustain constant environmental conditions when ambient conditions range from the -42°C to +49°C, typical of conditions in Afghanistan. The shelters house a range of highly accurate radio-navigation aids, provided by Thales, to determine an aircraft's position by reference to instruments.

Each shelter accommodates two air-conditioning units and an electrical infrastructure to thermally stabilise and power up the radio-navigation aids. The shelters can be transported by road, rail, sea and air and are compliant with the International Civil Aviation Authority (ICAO) regulations for air transport.

Partager cet article
Repost0
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:00

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/3528516527.jpg

 

02.02.2012 par P. CHAPLEAU lignes de Défense

 

Gwan, c'est fini. La FOB où quatre soldats français ont été tués les 20 janvier, a été transférée, lundi, à l'armée nationale afghane (ANA). Le processus de transfert avait commencé à la mi-décembre, a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, au cours du point de presse hebdomadaire de la défense. Cinq convois logistiques ont évacué une cinquantaine de véhicules et 85 containeurs de matériels de la FOB de Gwan, en direction de la FOB Tora, dans le district de Surobi .


Par ailleurs, à Bruxelles, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré que les forces afghanes seront responsables de la sécurité dans l'ensemble du pays "d'ici à la mi-2013", ce qui permettra aux troupes de la coalition de passer "graduellement" à un rôle de soutienSa déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé jeudi matin la fin des opérations de combat de leurs forces d'ici à la fin 2013 en Afghanistan.

Partager cet article
Repost0
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:55

nato-emblem-300-dark-blue-lg

1/2/12 - François d’Alançon –LaCroix.com

Les 28 ministres de la défense de l’Otan se réunissent jeudi et vendredi 3 jfévrier à Bruxelles.

Quatre sujets sont à l’ordre du jour : le Kosovo, l’Afghanistan, la réforme de l’Otan et la « défense intelligente », mais l’annonce du retrait des troupes combattantes françaises fin 2013 dominera les débats.

Le retrait des troupes combattantes françaises d’Afghanistan affaiblit-il la stratégie de l’Otan ?

L’annonce du retrait des troupes combattantes françaises à la fin 2013 et l’appel aux pays de l’Otan à envisager une action similaire contredit la position unanime des 28 pays membres, dont la France, définie lors du sommet de l’Alliance atlantique à Lisbonne en novembre 2010.

À Washington, le département d’État a fait bonne figure, assurant que la décision française avait « été envisagée soigneusement avec l’Otan, avec les Afghans et en consultation » avec les États-Unis, mais la conversation téléphonique avec Barack Obama, annoncée par Nicolas Sarkozy, n’a pas eu lieu.

De son côté, le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a confirmé lundi la « feuille de route » établie à Lisbonne. L’initiative de Paris pourrait bien donner le signal de la débandade, même si le Royaume-Uni et l’Italie ont réaffirmé leur engagement. Dans ce contexte, le ministre français de la défense, Gérard Longuet, devrait chercher à rassurer les alliés en précisant que les soldats français resteront, au-delà de 2013, pour poursuivre des opérations de formation.

Quelles sont les conséquences stratégiques et diplomatiques du retrait français ?

Avec 3 600 soldats, la France est un contributeur important et apprécié – le cinquième après les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie – mais ne représente que 3 % des effectifs de la coalition. Les forces de sécurité afghanes ne seront pas prêtes à prendre seules en 2013 le relais des troupes françaises dans la province de Kapisa et les Américains devront sans doute combler la brèche.

Au-delà des conséquences militaires, l’accélération du retrait français a surtout des conséquences stratégiques et diplomatiques. L’annonce du calendrier de retrait de l’Otan avait déjà enclenché une dynamique de défaite.

La décision française l’amplifie au moment où un rapport de l’Otan, révélé hier par la BBC, fait état d’un large soutien de la population aux talibans, de la collaboration entre les insurgés et les forces de sécurité afghanes, et du soutien des services secrets pakistanais (ISI).

Par ailleurs, le retrait précipité français risque de ternir le bénéfice diplomatique, accumulé par les années de présence en Afghanistan : une démonstration de solidarité avec les États-Unis et de fiabilité aux côtés des partenaires européens et internationaux.

Au-delà de l’Afghanistan, l’hostilité des opinions publiques européennes à l’engagement militaire meurtrier souligne la difficulté de l’Europe à prendre en main sa défense et sa sécurité, à l’heure des réductions des budgets militaires et du désengagement américain. Dès 2014, la priorité stratégique donnée par les États-Unis à la région Asie-Pacifique se concrétisera par le retrait de deux brigades américaines stationnées en Allemagne.

Partager cet article
Repost0
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:40

Leon Panetta, official DoD photo portrait, 2011

2 février 2012 Guysen International News

Les opérations de combat des forces américaines déployées en Afghanistan devraient s'achever dès l'année prochaine et leur rôle sera dès lors axé sur la formation de l'armée locale, a annoncé mercredi le secrétaire à la Défense.

Partager cet article
Repost0
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:25

Leon_Panetta-source-TheTelegraph.jpg

 

Leon Panetta said Nato forces would begin leaving the front line by mid-2013 Photo: AFP/GETTY

01 Feb 2012 By Raf Sanchez, Washington – The Telegraph

Nato forces aim to step away from the front lines in Afghanistan in the middle of next year and focus on training Afghan troops ahead of a complete withdrawal by 2015, US defence secretary Leon Panetta said today.

Speaking ahead of a summit with fellow defence ministers in Brussels, Mr Panetta said he believed international troops could end their combat role by the end of 2013, bringing a close to the decade-long engagement in Afghanistan.

"Hopefully by the mid to latter part of 2013 we'll be able to make a transition from a combat role to a training, advise and assist role," he told the Associated Press, adding that Nato troops would remain "combat-ready" in the event of a Taliban surge.

Britain and the United States, whose troops make up the overwhelming majority of the International Security Assistance Force, have previously said that all troops would withdraw by 2015 but Mr Panetta's comments are the first indication of when they could step away from the fiercest fighting.

He would not comment on whether the transition from fighting to training in late 2013 would mean a faster withdrawal of US troops. There are currently 91,000 American soldiers in Afghanistan, scheduled to be reduced to 68,000 by September.

Mr Panetta said next year would be critical for the success of the international mission in Afghanistan, noting that key provinces are scheduled to be transferred to the control of the Afghan security forces.

His comments came after a week in which France urged Nato to end its mission by the end next year, 12 months earlier than previously agreed.

President Nicolas Sarkozy made the surprise announcement at joint press conference with Afghanistan's President Hamid Karzai, causing consternation in both London and Washington that France could withdraw its 4,000 troops early.

Mr Panetta said he would speak to the French delegation at the two-day meeting at Nato headquarters which will being Thursday.

Partager cet article
Repost0
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:35

UH-60L Blackhawk photo USAF

February 1, 2012: STRATEGY PAGE

The U.S. Army is equipping ten of its UH-60 helicopters in Afghanistan with a new 3-D radar. The HALS (Helicopter Autonomous Landing System) weighs 45 kg (99 pounds) and gives the pilots a 3-D picture of what's in front of the helicopter, no matter what actual visibility is. Snow, dust, sand, fog and night can all hide small obstacles (especially wires or poles) that can cause a crash as a helicopter is taking off or landing. In the last decade about 20 percent of army helicopters crashes have been caused by storms, because the pilots could not see obstacles. In Iraq, the most common danger was "brown out" (sand storm). Fog and, in Afghanistan, snow, only add to the problem.

HALS has been in development for nearly a decade and has been undergoing testing for the last four years. The ten helicopters being equipped with HALS in Afghanistan are carrying out the first sustained test of the system under combat conditions.

The manufacturer is also developing a version of HALS for use in UAVs.

Partager cet article
Repost0
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:28

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-2 jan 2012 source EM

source EMA

01/02/2012 Par Laure Mandeville - Figaro.fr

L'annonce d'un retrait anticipé des troupes françaises à la fin 2013 sème le malaise à Washington.

 

Les Américains sont en colère contre les Français et entendent tout faire pour les «isoler» lors de la réunion des ministres de la Défense de l'Otan, qui se tient cette semaine pour préparer le sommet de l'Alliance à Chicago en mai, affirment les experts à Washington. La décision d'avancer le retrait des troupes combattantes françaises d'Afghanistan à la fin 2013, annoncée solennellement par Nicolas Sarkozy vendredi dernier, a fait l'effet d'une petite bombe au sein des états-majors américains et de l'Alliance atlantique. Celle-ci avait, à l'unanimité de ses 28 membres dont Paris, établi à Lisbonne en 2010 une stratégie commune visant à faire courir le retrait des forces de la coalition d'Afghanistan jusqu'à la fin 2014.

 

Le fait que le président français ait précisé vendredi qu'il appellerait l'Otan à faire comme la France a ajouté au malaise. «Ce n'est pas la première fois qu'un allié dit qu'il en a assez et veut retirer ses troupes, mais hisser le drapeau blanc soudainement, après la mort de 4 soldats… puis dire que non seulement on s'en va mais appeler tout le monde à faire de même plus tôt que prévu, c'est simplement stupéfiant», a réagi lundi Ian Brzezinski, ex-haut responsable au Pentagone entre 2001 et 2005, lors d'une conférence de l'Atlantic Council, un influent centre de réflexion centré sur les relations trans­atlantiques.

Volte-face française

Le département d'État a fait bonne figure, assurant que la décision française avait «été envisagée soigneusement avec l'Otan, avec les Afghans et en consultation avec les États-Unis». Mais la conversation téléphonique annoncée par le président français avec Barack Obama n'a pas eu lieu, signe probable de la frustration suscitée par la volte-face française. Le Pentagone, où règne depuis l'époque gaullienne une méfiance instinctive de l'Hexagone (méfiance qui s'était estompée ces derniers temps), verrait dans la décision de Paris une confirmation de ses théories sur notre «non-fiabilité». «Un retrait précipité aura un impact extrêmement négatif sur le travail que la France a mené sous la présidence Sarkozy pour regagner une vraie crédibilité depuis son retour dans l'Alliance. Les Français avaient gagné en légitimité, jouant même le rôle leader en Libye», notait mardi Jeffrey Lightfoot, spécialiste de l'Europe à l'Atlantic Council. Mais Sarkozy, parce qu'il «se retrouve dans des eaux politiques difficiles», sous la pression d'un François Hollande qui appelle au retrait des troupes dès décembre 2012, a choisi de mettre en péril cet acquis, dit-il. «L'idée toujours très forte selon laquelle on ne peut faire confiance aux Français va ressusciter», avertit Lightfoot, qui se demande aussi comment réagira l'Angleterre face à un partenaire de défense aussi versatile.

 

L'embarras côté américain serait d'autant plus grand que Sarkozy a en fait exprimé tout haut ce que bien des membres de l'Administration Obama rêveraient de faire. «Sarkozy a lancé une bombe au cœur d'un consensus américain très faible, il s'est sans doute senti plus à l'aise pour faire ça parce qu'il n'y a pas, ici, de claire vision de l'après-2014», explique Damon Wilson, vice-président exécutif de l'Atlantic Council.

Échéances électorales

À la Maison-Blanche, beaucoup de responsables sont plus intéressés par les échéances électorales que par le calendrier afghan. Entre les militaires qui veulent un retrait ordonné et le bureau du vice-président, Joe Biden, très hostile, depuis le départ, à l'opération, les dés­accords persistent. Le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, avait, précisément pour ces raisons, été chargé de faire le tour des capitales européennes pour cimenter un consensus sur les buts stratégiques de l'engagement de l'Alliance après 2014. «La grande peur est que la sortie française ne suscite une ruée vers la sortie de tous les autres alliés», même si Londres et Rome ont annoncé qu'ils resteraient jusqu'au bout, résume Barry Pavel, ex-haut responsable au Conseil de sécurité nationale d'Obama. Le prochain sommet de l'Otan aura pour but de «limiter les dégâts».

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:35

Afghanistan.svg

January 31, 2012 defpro.com

British Prime Minister David Cameron and Afghan President Hamid Karzai met at Chequers, Mr Cameron's country residence, where they signed an enduring strategic partnership between the UK and Afghanistan.

The partnership is a symbol of the UK and Afghanistan's shared vision for a secure, stable and prosperous Afghanistan able to maintain its own security and to prevent the country from again being used as a safe haven for international terrorists.

It reaffirms both countries' commitment to peace, democracy and respect for human rights, and sets out our agreement to continue to co-operate on political dialogue, security, governance, development and cultural links.

The signing of the partnership on Saturday 28 January 2012 builds on the International Afghanistan Conference in Bonn last year where the international community sent a strong message of commitment to Afghanistan's long-term future.

It shows that the UK will have a wide-ranging relationship with Afghanistan which will continue beyond the transition of security control to Afghan forces and the drawdown of international combat troops by the end of 2014.

Speaking from Chequers at the weekend, the Prime Minister said: "The build-up of the Afghan National Army and Afghan Police Force is very much on target and that is going to be one of the keys to the future stability and security of Afghanistan. We also want to have a long-term relationship with Afghanistan long after our combat troops have come home and that will happen at the end of 2014.

"We will have a long-term relationship that will be based on the friendship of two sovereign nations. That will be a relationship about diplomacy, about aid, about trade, about investment, and about very strong two-way diplomatic ties and conversations like we've been having today [Saturday]."

President Karzai thanked the Prime Minister and the people of Britain for their help in creating a better, more secure Afghanistan. He said:

"The signature today [Saturday] of the agreement between us towards a long-term relationship will take us into a future where Afghanistan will benefit from the assistance and co-operation and help of Britain towards becoming a fundamentally strong democratic state free of terrorism and economically better off."

The UK strongly supports the Afghan Government's efforts to achieve a more inclusive political process and take forward reconciliation with those who are willing to renounce violence, break with Al-Qaeda and respect the Afghan constitution. At their meeting on Saturday, the two leaders also discussed further reforms necessary, particularly on the political track, to enable long-term stability in Afghanistan.

The Prime Minister said: "I think part of achieving that is not just what we are doing on the ground in Afghanistan with all the NATO partners, not just the long-term discussions that we've been having but also the need - as the President and I have often spoken about - for a political process that ensures that all Afghans, if they give up violence, if they give up terror, can play a part in a strong Afghan democratic constitutional state for the future."

Mr Cameron reiterated that the pace of the transition of security responsibility from the international coalition to Afghan security forces will depend on the situation on the ground. He said:

"...between now and 2014 there will be opportunities for different countries to reduce their numbers. Britain has herself reduced our troop numbers over the last year. I don't want to see some sort of cliff edge in 2014 when all the remaining troops come out at once but clearly between now and 2014 the rate at which we can reduce our troops will depend on the transition to Afghan control in the different parts of Afghanistan.

"And that should be the same for all of the members of NATO who are all contributing and helping towards a strong, stable, peaceful Afghanistan which is in all our interests."

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 17:30

Afghanistan.svg

29.01.12 LEMONDE.FR avec AFP

Des négociateurs représentant les talibans ont entamé au Qatar avec des responsables américains des discussions préliminaires ayant pour but d'instaurer un début de confiance afin de mettre un terme à la guerre en Afghanistan, a rapporté, dimanche 29 janvier, le New York Times.

A l'ordre du jour figure notamment un transfert de prisonniers, a indiqué le journal citant des responsables des talibans. Toujours selon le quotidien, une délégation officielle qatariote doit se rendre ensuite à Kaboul pour expliquer au gouvernement afghan le rôle du Qatar dans ces conversations, a expliqué un officiel afghan, Aminundin Muzaffari, secrétaire du Haut Conseil pour la paix mis en place par le président Hamid Karzaï.

Quatre à huit délégués talibans venant du Pakistan se sont rendus au Qatar pour y installer un bureau de représentation politique des insurgés islamistes afghans, a précisé le New York Times, citant les mêmes sources auprès des talibans. Cela laisse entendre que les talibans, sans avoir annoncé publiquement l'ouverture de pourparlers en vue d'un arrêt des hostilités en Afghanistan, se préparent activement à des discussions préliminaires.

De leur côté, des responsables américains interrogés n'ont pas démenti la réalité de ces réunions. Les discussions semblent par ailleurs avoir cette fois l'aval tacite du Pakistan, qui par le passé avait fait échouer des tentatives du même genre, a observé le New York Times.

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 12:45

Kapisa-Region-source-Afghan-Gov.jpg

28 janvier 2012 Guysen International News

Le retrait des unités combattantes françaises d'Afghanistan sera avancé d'un an à fin 2013 mais des soldats français continueront d'y assurer, ensuite, des missions de formation. La province de la Kapisa, où se trouve le contingent français, passera sous responsabilité afghane à partir de mars prochain, en accord avec le Président afghan, a précisé le chef de l'Etat français après un entretien avec Hamid Karzaï.

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 12:35

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-1-jan--2012-source-E.jpg

27/01/2012 Sources : EMA

Du 19 au 25 janvier 2012, la 3e brigade du 201e corps de l’armée nationale afghane (ANA) appuyée par la Task Force La Fayette (TFLF) a conduit l’opération Valley Flood en Kapisa.

 

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-2-jan-2012-source-EM.jpg

 

L’opération avait pour objectif de désorganiser les réseaux insurgés dans la vallée d’Alasay, en Kapisa. Au total, 800 membres des forces de sécurité afghane (ANSF) et 300 militaires français ont été engagés dans l’opération.

L’opération Valley Flood a engagé dans l’action principale des unités issues des kandaks (bataillons) d’infanterie 31 et 33, une unité afghane d’ouverture d’itinéraire ainsi que 200 hommes de la police nationale afghane (ANP).

Les Battle Group (BG) Tiger et Mousquetaire ont quant à eux fournis les appuis nécessaires. 4 détachements d’appuis et de soutien (DLAS) et un point d’appui véhicules ont été armés.

Pour commander l’opération, le général Nazar, commandant la 3e brigade, a colocalisé son poste de commandement avec celui de la TFLF, à Tagab. Ce mode d’action permet à l’ANA de prendre à son compte l’action principale tout en coordonnant l’emploi des appuis feu, santé et renseignement ainsi que les éléments de réaction rapide.

 

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-8-jan-2012-source-EM.jpg

 

L’opération s’est déroulée sur plusieurs jours dans des conditions météorologiques difficiles compte tenu des chutes de neige.

 

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-4-jan-2012-source-EM.jpg

 

La première phase de l’opération a consisté à mettre en place les éléments d’appui et d’infiltration afghans et français par voie routière et avec l’appui d’hélicoptères américains (CH 47), d’un détachement d’ouverture d’itinéraire, d’un drone et d’hélicoptères d’attaque. Une fois en place, les DLAS étaient en mesure d’appuyer les troupes sur l’ensemble de la profondeur de la vallée d’Alasay.

 

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-3-jan-2012-source-EM.jpg

 

Dès le début de l’opération, les insurgés ont cherché le contact avec l’ANA en se dissimulant au milieu des habitations.

Dans une seconde phase, tout en contrôlant d’emblée le fond de la vallée, les forces afghanes ont d’abord porté leur effort à hauteur de Tagab et Tartakhel ; ainsi les routes, les carrefours et les ponts essentiels pour tenir les axes majeurs de la zone ont été contrôlés. Plusieurs zones refuge des insurgés ont été fouillées. Puis, appuyé par une compagnie de génie afghane en ouverture d’axe, l’effort a été porté progressivement vers le fond de vallée à hauteur  d’Alasay et de Hassanabat. L’ANP a conduit des missions de contrôle de zone, fouillant des habitations suspectes, a mis en place des check points et effectué des patrouilles alors que la 3e Brigade se déployait massivement.

 

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-5-jan-2012-source-EM.jpg

 

L’ANA a accroché durement et à plusieurs reprises les insurgés. Elle a bénéficié des ripostes efficaces des BG Tiger et Mousquetaire en appui. Le déclenchement des tirs, de canon de 30 mm, d’obus de 105 mm, de missiles Milan et Javelin, de mortiers de 120 mm et de CAESAR combinés aux appuis aériens de la coalition (notamment d’un drone et des Mirage 2000 français) a fait systématiquement cesser les feux ennemis et a permis la neutralisation de plusieurs groupes insurgés.

Au terme de l’opération, une vingtaine d’insurgés a été neutralisé et une dizaine a été blessée.

Le 25 janvier, le général Nazar, commandant la 3e brigade afghane, est intervenu dans une shura auprès des anciens de la vallée d’Alasay. Il a dénoncé les modes d’action des insurgés qui consistent à s’imbriquer avec les villageois. Cette shura fut aussi l’occasion d’expliquer les objectifs de l’opération et de rassurer les populations.

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/110127-afghanistan-deplacement-du-ministre-de-la-defense-et-du-cema/deplacement-du-ministre-de-la-defense-et-du-cema-1/1538746-1-fre-FR/deplacement-du-ministre-de-la-defense-et-du-cema-1.jpg

27/01/2012 Sources : EMA

Les 21 et 22 janvier 2012, à la demande du Président de la République et suite à la mort de quatre militaires français le 20 janvier dernier, tués par un soldat de l’armée afghane, le ministre de la défense, M. Gérard Longuet, et le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, se sont rendus en Afghanistan.

A leur arrivée, le ministre et le CEMA ont rencontré les blessés français en train d’être embarqués à bord d’un avion militaire équipé du module médicalisé Morphée pour les rapatrier en France. Ils se sont ensuite immédiatement rendus à l’hôpital militaire français de KAIA à Kaboul où ils se sont recueillis devant les dépouilles des soldats français.

Ensuite, à Kaboul, les 21 et 22 janvier, ils se sont entretenus avec les autorités civiles afghanes et avec les commandants de la force de l’OTAN.

Le ministre et le CEMA ont ainsi rencontré le président afghan, M. Karzaï, et ses ministres de la défense et de l’intérieur, ainsi que le général Allen commandant la FIAS, son adjoint et le commandant de la région Est où est déployée la brigade française La Fayette.

A Bagram, ils se sont rendus auprès des soldats français blessés dans l’attaque du 20 janvier et qui étaient pris en charge à l’hôpital militaire américain.

Sur la base de Tora, en Surobi, ils ont fait un point de la situation avec le général Palasset commandant la brigade La Fayette puis avec le général Nazar, commandant la 3e brigade du 201e corps de l’armée afghane, partenaire de la brigade La Fayette en Surobi et en Kapisa.
Le 22 janvier, la cérémonie de levée des corps des adjudants-chefs Fabien Willm et Denis Estin, du sergent-chef Svilen Simeonov et du brigadier-chef Geoffrey Baumela a été présidée par le ministre de la défense. Les honneurs militaires leur ont été rendus.

Les entretiens avec les différentes autorités civiles afghanes, avec les responsables militaires de la coalition, français et afghans, auront permis au ministre et à l’amiral Guillaud de faire un point complet sur l’attaque du 20 janvier et les mesures de sécurité qui peuvent être prises pour renforcer la sécurité des soldats français.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/110127-afghanistan-deplacement-du-ministre-de-la-defense-et-du-cema/deplacement-du-ministre-de-la-defense-et-du-cema-2/1538787-2-fre-FR/deplacement-du-ministre-de-la-defense-et-du-cema-2.jpg

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:55

president-afghan-Hamid-Karzai.jpg

26 Janvier 2012 - Jean-Dominique Merchet

Des instructeurs français resteront là-bas, même après le retrait des troupes.

Un accord de défense et un traité de coopération sont au menu de la visite à Paris du président afghan Hamid Karzaï, ce vendredi 27 janvier.  Cet accord de défense devrait comprendre l'envoi par la France de conseillers militaires auprès de l'Armée nationale afghane (ANA) même après le retrait complet des troupes françaises de ce pays - quelles qu'en soient la date. Le nombre de ces "conseillers" fera l'objet de discussions avec l'Afghanistan et nos alliés.

Concernant le retrait, et après la séquence de rétropédalage de la semaine (Juppé, Fillon)  suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy vendredi dernier, il semblerait que l'on s'oriente vers une position prudente, d'autant que François Hollande a promis, s'il est élu, un retrait total "à la fin de l'année 2012".  L'idée qui domine est de poursuivre le calendrier actuellement prévu, soit le retrait de 1000 hommes (sur 3600) en 2012 et de faire le point durant l'été, au vu des résultats sur le terrain.

La nouvelle posture adoptée en septembre dernier porte ses fruits. En ne s'engageant plus qu'en soutien des opérations de l'ANA, la France est parvenue à limiter ses pertes, même si les derniers morts sont venus assombrir le tableau.

Autre inquiétude : l'annonce d'un retrait français pourrait être le signe d'une débandade parmi les autres pays européens présents en Afghanistan. Paris ne souhaite pas en porter la responsabilité.

On devrait donc se satisfaire des promesses du président Karzaï de mieux contrôler son armée, même s'il n'est pas exclu que le président de la République manifeste son souhait d'un départ plus rapide... si les conditions le permettent. Personne, à l'Elysée ou dans les armées, n'a aujourd'hui envie de "rester des siècles" en Afghanistan.

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 18:44

drone-harfang-source-Armee-de-l-Air.jpg

26/01/2012 Sources : Armée de l'air

Le 23 janvier 2012, le système intérimaire de drone MALE (moyenne altitude longue endurance), baptisé Harfang, a passé la barre symbolique des 5000 heures de vol au profit de la force internationale d’assistance et de sécurité, au-dessus de l’Afghanistan.


Le Harfang est un drone de renseignement, de surveillance et de reconnaissance non armé, piloté à distance par du personnel navigant expérimenté issu des filières chasse, transport ou navigateur. Armé par une quarantaine de personnes, le détachement-air est déployé sur la base de Bagram depuis février 2009. En Afghanistan, il remplit quotidiennement des missions au profit de l’ensemble des forces françaises et étrangères de la coalition.

Plus d’informations sur la brève publiée en mai 2011 à l’occasion des 4000 heures de vol de l’Harfang en Afghanistan.

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 18:10

German-Forces-Afghanistan-photo6-source-Strategy-Page.jpg

source Strategy Page

January 26, 2012 defense-aerospace.com
(Source: Deutsche Welle German radio; issued January 25, 2012)

The German parliament is starting to lower the number of soldiers stationed in Afghanistan. Two years ahead of the planned complete withdrawal of troops, many questions remain unresolved.

One thing is certain: by the end of 2014, international combat troops are supposed to be completely pulled out of Afghanistan. Germany's Bundeswehr is therefore already reducing the ceiling of its mandate from the current 5,350 to 4,900 soldiers. The extended mandate, which the German parliament, the Bundestag, will finalize on Thursday, will be valid until January 2013.

Johannes Pflug, spokesman for the "Task Force Afghanistan/Pakistan" in the Social Democrats' parliamentary group, does not believe that the deployment of German soldiers will be completed at that time.

"We want our combat troops to have left Afghanistan by 2013/2014," Pflug said. "But I assume that we will see at least two more extensions of the mandate."

The German government's goal is to reduce the number of German soldiers to 4,400 by January 2013. Whether this will be successful is also dependent on how the security situation in Afghanistan continues to develop.

Crucial security training

There are a number of clear priorities derived from the international community's withdrawal plans by 2014 that apply to the German deployment. In the remaining period, the Bundeswehr is supposed to speed up the development of Afghan security forces and help them to limit the Taliban's mobility as much as possible.

In total, NATO wants to train 350,000 Afghan soldiers and police. But the killing of four French troops by an Afghan soldier last week shows how massive the problems can be in the process. According to a report in the New York Times, Afghan security forces killed 58 soldiers of the International Security Assistance Force (ISAF) in the period between May 2007 and May 2011 alone.

The military training of the ANA, the Afghan national army, is only one side of the story. The soldiers also want to be paid. Figures show how dependent the army is on western funds and support: in 2012 alone, Afghanistan received eight billion euros ($10.4 billion) for troop training.

But even after 2014, the military costs are estimated to reach at least six billion euros a year. If the United States and other donor countries reduce their financing as planned, a situation could develop that could leave over 100,000 of these security forces unemployed, said Pflug. This is an enormous risk.

"You don't need a vivid imagination to envision what would happen if they all run over to the other side," he said.

A dwindling economic factor

Timo Christians, Afghanistan expert for the German aid agency Welthungerhilfe, said he believes that the Afghan economy will experience an economic shock after international forces withdraw. The withdrawal, he said, would have serious implications for security policy.

"Also, the income source 'international community' will significantly decline in the next few years," Christians said. "That will not remain without consequences."

The Welthungerhilfe, which has been active in Afghanistan since 1992, wants to remain involved in the country beyond 2014. It is focusing its work on food security projects in the northern and eastern regions of the country. This involvement is not affected by the planned withdrawal of the Bundeswehr.

However, the aid workers do expect that the conflict will intensify after foreign troops pull out. In addition, there will also be fewer contracts for the Afghan economy.

"Old and new divides will open up because everyone will have to come to terms with the lesser resources available," Christians said. "Everyone is positioning themselves for the day that the foreign troops leave the country."

Diplomatic support from Germany

The extension of the Bundeswehr mandate puts the deployment in its 11th year. In the meantime, hardly anyone still believes in a military solution. In the US, but also in Germany, great hope is being placed in negotiations with the Taliban. Western diplomats consider the opening of a liaison office for the Taliban in the Qatari capital of Doha a positive signal - especially since President Hamid Karzai has meanwhile grudgingly given up his resistance to talks with the Taliban.

"That took some doing," said Pflug and points out the significant role which the German special representative Michael Steiner played in the process.

With the liaison office, Qatar wants to become the leading mediator in the conflict between the West and the Taliban. But for a successful course of negotiations, Afghanistan's direct neighbor Pakistan plays an even more significant role.

"Nothing will work without Pakistan," Pflug said. He said he hopes that China, which played "a very constructive role" at the Afghanistan Conference in Bonn in December, will exert pressure accordingly on its ally. Pakistan boycotted the Bonn conference after a deadly NATO air strike killed 24 Pakistani soldiers in November.

Difficult negotiations

The negotiations with the Taliban will also deal with constitutional issues, for example women's rights. The right to unhindered schooling for girls is a thorn in the Taliban's side, but essential for the West. Everything that has been achieved in Afghanistan so far, however, is by no means only being put into question by the Taliban, said Christians.

"The current people in power are also putting many freedoms and human rights under pressure," he said.

An entirely different question will be who specifically will take part in the negotiations. For example: who will be representing Mullah Omar, the Taliban leader living in exile who has been repeatedly declared dead, but who still controls many Taliban-related activities.

One option is the Taliban representative Tayeb Agha, with whom the German intelligence service BND has established contact. Participation by the longtime Afghan warlord Gulbuddin Hekmatyar is also disputed. Pflug said the Hizb-i-Islami leader - the perhaps most significant radical Islamic group after the Taliban - was an "evil war criminal."

But German parliamentary circles would be happy if negotiations even got off the ground in the near future. In fall 2013, Germany elects a new lower house of parliament. This could lead to higher hurdles for a renewal of the Bundeswehr mandate again, Pflug said.

"Extending the mandate has already not always gone smoothly until now and the new members of the Bundestag will find it very difficult, as well," he said.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories