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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 15:45
photo EMA

photo EMA

 

29.06.2015 BBC Afrique

 

Le ministre de la sécurité publique du Tchad a déclaré que le cerveau présumé de Boko Haram dans le nord du Cameroun et au Tchad a été arrêté dimanche.

 

Ces déclarations d’Abderahim Birémé Hamid font suite à la mort lundi dans une explosion de 5 policiers et de 6 membres de la secte nigériane.

Ils ont été tués au cours d'une opération menée par les forces de sécurité dans une concession où une fabrique d'explosifs artisanaux a été retrouvée.

De nombreux explosifs ont été découverts sur les lieux et certains ont été actionnes par les djihadistes présumés.

De sources officielles, l'armée avait appris qu'une autre attaque de Boko Haram à N'Djamena était en cours de préparation.

Le parquet de N'Djamena a annoncé dimanche le démantèlement d’une cellule active d’un réseau terroriste et l'arrestation d'une soixantaine de personnes" dans le cadre de l'enquête.

Le 15 juin, deux attaques simultanées contre le commissariat central et l'école de police de N'Djamena avaient fait au moins 38 morts et une centaine de blessés.

L'armée tchadienne est en première ligne dans la lutte contre Boko Haram.

Une opération militaire régionale a été lancée conjointement par le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun depuis le début de l'année contre le groupe radical islamiste.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 15:45
Les terroristes ne l'emporteront pas

 

29 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Tunis - La ministre britannique de l'Intérieur Theresa May a assuré lundi en Tunisie que les terroristes ne l'emporteraient pas après l'attentat de vendredi, alors que la Grande-Bretagne s'attend à ce que le nombre de ses ressortissants tués monte à une trentaine.

 

Les terroristes ne l'emporteront pas. Nous serons unis (...) pour défendre nos valeurs, a déclaré la ministre lors d'une conférence de presse dans l'hôtel de Port El Kantaoui où a eu lieu le carnage, aux côtés de ses homologues tunisien, français et allemand.

 

La détermination est la clé des succès que nous remporterons à l'égard de ceux qui s'organisent pour nous atteindre. Cette guerre, nous la gagnerons, a renchéri le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

 

Leur homologue allemand Thomas de Maiziere a lui déclaré que cette visite visait à montrer à cette jeune démocratie (...) que la liberté est plus forte que le terrorisme. Et nous allons travailler ensemble pour que les terroristes n'aient pas le dernier mot.

 

Les quatre ministres s'étaient auparavant rendus sur les lieux du massacre pour rendre hommage aux 38 victimes de vendredi, tuées lorsqu'un étudiant tunisien armé d'une Kalachnikov a ouvert le feu sur la plage et au bord des piscines de l'hôtel. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

 

La Tunisie n'a pas terminé l'identification des 38 victimes, selon le ministère de la Santé.

 

Pour le moment, 18 Britanniques ont été identifiés et la Grande-Bretagne s'attend à ce que le bilan pour ses ressortissants s'alourdisse à une trentaine de morts.

 

Il n'y a pas de preuve qu'il s'agissait d'une tentative délibérée d'attaquer des touristes britanniques, a jugé la ministre britannique de l'Intérieur. Il est évident (...) que cet hôtel était particulièrement apprécié par les touristes britanniques mais clairement, il y avait d'autres touristes occidentaux ici aussi.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 15:45
Al-Shabab kills Somali soldiers in attack on army base

 

29.06.2015 BBC Africa

 

Al-Shabab militants have killed at least five soldiers in an overnight attack on an army base in the southern Somali port of Kismayo.

 

Islamist fighters beheaded some of the captured Somali soldiers after briefly taking over the camp, witnesses told AFP news agency.

At least 50 Burundian soldiers died last week in an al-Shabab attack on an African Union military base.

Al-Shabab is battling Somalia's government for control of the country.

The African Union Mission in Somalia (Amisom) has more than 20,000 troops in the country.

Amisom is now withdrawing from some of its smaller outposts in southern Somalia, residents have told the BBC Somali service.

Amisom has not commented on the reports.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:45
photo Cameroon Defence Ministry

photo Cameroon Defence Ministry

 

26/06/2015 Par Journalducameroun.com

 

Le chef des armées a signé deux décrets portant activation de la Brigade d’intervention rapide et création de centres d’entraînement et d’aguerrissement, a rapporté jeudi un communiqué du Mindef

 

Le président de la République du Cameroun a signé deux décrets, rapporte un communiqué publié jeudi, 25 juin 2015, par le Ministre de la Défense (Mindef).

Le premier, 2015/270 du 15 juin 2015 porte sur l’activation et l’organisation interne de la Brigade d’intervention rapide. Le second, 2015/271 du 15 juin 2015 a pour objet la création et l’organisation des centres d’entraînement et d’aguerrissement de l’armée de terre.

 

Activation de la Brigade d’intervention rapide

Créée dans le cadre de la réforme des forces de défense de2001, il s’agit d’une grande unité tactique de l’armée de terre, composée de trois structures d’élite des forces de défense camerounaises, indique le communiqué du Mindef. Notamment, le Bataillon des troupes aéroportées (BTAP) de Koutaba, le Bataillon blindé de reconnaissance (BRR) basé à Douala et le Bataillon spécial amphibie (BSA) à Tiko. Placée sous l’autorité du chef d’état-major des armées, cette Brigade a son poste de commandement à Bafoussam dans l’Ouest du pays.

 

Création et organisation des centres d’entraînement et d’aguerrissement de l’armée de terre

Trois centres d’entraînement et d’aguerrissement viennent d’être créés. Celui en zone forestière (CEAF) avec un poste de commandement à Motcheboum dans la région de l’Est, en remplacement de la 123ème compagnie d’infanterie motorisée déplacée à Garoua-Boulaï; celui de la zone sahélienne (CEAS) qui a un poste de commandement à Mindif à l’Extrême-Nord du pays; et un dernier en zone montagneuse (CEAM) qui a un poste de commandement à Babadjou dans la région de l’Ouest.

 

Tous les trois, ils ont pour mission: le recyclage des unités de l’armée de terre; l’aguerrissement des hommes et des unités; et la préparation opérationnelle des unités projetables.

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 11:45
photo Royal Australian Navy

photo Royal Australian Navy

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 20 juin 2015, la frégate australienne HMAS Newcastle, qui opère actuellement sous le commandement français de la Combined Task Force 150 (CTF150), a réalisé une importante saisie d’héroïne au large des côtes Est-africaines. Au cours d’une enquête de pavillon, 581 kg d’héroïne ont été saisis à bord d’un boutre, pour une valeur estimée sur le marché européen à plus de 150 millions d’euros. Depuis le 6 avril 2015, la France assure le commandement de la CTF-150, force navale chargée de lutter contre le terrorisme et contre les activités illicites qui participent à son financement.

 

Le 20 juin 2015, le HMAS Newcastle, qui patrouillait en Océan Indien dans le cadre de ses missions au sein de la CTF-150, a détecté un boutre suspect. Après avoir obtenu le feu vert du commandant de la force, le capitaine de vaisseau Crignola, la frégate australienne a déployé son équipe de visite à bord du bateau afin de procéder à un contrôle de sa documentation et d’interroger son équipage. Les vérifications effectuées ont conduit à déclarer le boutre sans nationalité. Une inspection de sa cargaison a alors permis à l’équipe de visite australienne de découvrir des caches dans lesquelles étaient dissimulés 581 kg d’héroïne.

 

Cette importante saisie est la septième réalisée par des unités de la CTF-150 depuis la prise de commandement de la force par la France en avril 2015. Au total, plus d’1,5 tonnes d’héroïne ont été saisies au cours de sept contrôles distincts, grâce à l’action conjointe des moyens navals mais aussi aériens de la CTF-150, permettant ainsi de porter un coup significatif au trafic de drogue en océan Indien.

 

La route maritime du Sud, qui part des côtes irano-pakistanaises vers l’Est de l’Afrique est fréquemment utilisée par les trafiquants pour acheminer l’héroïne vers le marché africain, mais aussi européen. La présence de plusieurs bâtiments de la CTF-150 en océan Indien permet de réduire la dynamique de l’acheminement des cargaisons, en interdisant l’utilisation de l’espace maritime pour les passeurs de drogue.

 

La force a bénéficié d’un déploiement de moyens importants, avec, aux côtés du HMAS Newcastle, plusieurs bâtiments engagés dans les opérations, parmi lesquels la frégate néozélandaise Te Kaha, les bâtiments français BCR (bâtiment de commandement et de ravitaillement) Var et FLF (frégate de type La Fayette) Surcouf ainsi que la frégate britannique Richmond. Les unités alliées engagées dans la CTF-150 poursuivront leurs opérations de sécurité maritime dans les prochains mois afin d’apporter leur contribution à la lutter contre le terrorisme international et les activités illégales.

 

Depuis le 6 avril 2015, la France assume le commandement de la CTF 150. Le BCR (bâtiment de commandement et de ravitaillement) Varembarque à son bord le commandant de la force, ainsi que son état-major, qui assure la conduite tactique des différentes unités alliées de la force, grâce aux moyens de commandement dont ce bâtiment a été spécifiquement doté. Mise en place à la suite des attentats du 11 septembre 2001, la CTF-150, placée sous commandement des Combined Maritime Forces, rassemble une coalition de 18 nations qui fournissent des moyens navals et aériens pour assurer la permanence de la mission.

photo Royal Australian Navy

photo Royal Australian Navy

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 11:45
Focus sur le le détachement Fennec de l'opération Sangaris

 

26 juin 2015 Crédit : État-major des armées / armée de Terre

 

Focus sur le le détachement Fennec de l'opération Sangaris, en République centrafricaine.

Les hélicoptères réalisent des missions d'appui, de reconnaissance et de renseignement au profit des militaires déployés au sol.

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 16:45
Le ministre de la Défense à Gao (22 Juin)

 

24/06/2015  DICOD

 

Le 22 juin 2015, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu à Gao, au Mali, pour rencontrer les soldats de la force Barkhane. Visite toute symbolique deux jours après la signature des accords d’Alger et presque un an après le lancement de l’opération Barkhane.

 

Après s’être posé à Mopti dans la matinée du lundi 22 juin, Jean-Yves Le Drian s’est rendu sur la base française de Gao, au Nord Mali, pour s’adresser aux soldats français de la force Barkhane, qui œuvre aux côtés de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), la mission des Nations unies et de l’EUTM, la mission européenne.

Pour le ministre de la Défense, cette visite est intervenue « à un moment charnière de l’engagement résolu de la France aux côtés de ses partenaires africains […], quelques jours seulement après la signature définitive des accords d’Alger », accords de paix historiques avec les principaux groupes rebelles touaregs du nord Mali. Jean-Yves Le Drian, entouré du général Wade, commandant l’état-major de secteur de la  Minusma à Gao, du colonel Haidara, commandant le PC Maliba des forces armées maliennes à Gao et du général Palasset, commandant la force Barkhane, a félicité et salué les soldats français pour les opérations de sécurisation menées depuis janvier 2013. Il a ajouté que « ce retour à la souveraineté malienne, et à la sécurité du pays, est également le fruit des efforts de nombreux partenaires internationaux du Mali  à travers la Minusma et l’Europe ».

Avant de rencontrer le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d’un dîner officiel, le ministre de la défense a tiré un premier bilan positif de l’opération Barkhane, lancée il y a un an, le 1er août 2014. Cependant, il a souligné que « ces succès ne doivent pas nous faire baisser la garde. […] Alors que notre pays est confronté à des menaces directes, sur son territoire même, vous êtes ici l’un des premiers remparts contre ces menaces ».

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 13:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Engagé du 12 au 20 juin 2015 dans l’opération Tchera, le groupement tactique désert Est (GTD-E) Chimère a ainsi mené ses premières actions de lutte contre les groupes armés terroristes (GAT) dans le Nord-Niger depuis son arrivée à la tête du fuseau Est de l’opération Barkhane, le 3 juin dernier.

 

L’opération Tchera avait pour objectif de perturber les flux logistiques et financiers des GAT transitant dans la région de la passe de Salvador.

 

Menée en partenariat avec les forces armées nigériennes (FAN), Tchera a mobilisé près de 170 hommes dont deux sections d’infanterie du 8eRPIMa (régiment de parachutiste d’infanterie de marine), un peloton blindé du 3eRH (régiment des hussards), des sapeurs du 17eRGP (régiment du génie parachutiste). L’ensemble étant appuyé par des hélicoptères de manœuvre et des éléments de soutien logistique et sanitaire.

 

Après une phase de reconnaissance motorisée depuis la base avancée temporaire (BAT) de Madama, les hommes du GTD-E Chimère ont poursuivi leur effort par une action de contrôle de zone dans la région de la passe de Salvador. Dans ce vaste espace de transit entre la Libye et le Nord du Sahel, la force Barkhane a découvert puis détruit 3 plots logistiques de GAT. Elle a également appuyé la saisie par les forces armées nigériennes d’un véhicule contenant armement et munitions. Ce sont ainsi près de 1 500 cartouches de petit calibre, une trentaine d’obus de mortier, des roquettes et une mitrailleuse qui ont été interceptées.

 

Cette opération, par son bilan, porte un nouveau coup à l’activité des GAT agissant dans ce vaste espace entre la Libye et le Nord du Sahel.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 13:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 13 juin 2015, sur le camp de M’Poko, une délégation de l’ambassade de France et de l’Union européenne en Centrafrique a assisté à une démonstration capacitaire des moyens terrestres et aériens de la force française, déployés dans le cadre de l’opération Sangaris.

 

En présence de monsieur Malinas, ambassadeur de France, et du général Gillet, commandant de la force Sangaris, les soldats ont exposé leurs savoir-faire. Au programme, trois ateliers organisés autour des composantes majeures déployées en Centrafrique : l’infanterie avec le véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) et un groupe de combattants équipés du système FELIN ; la cavalerie avec les engins roues canon (ERC90) Sagaie et le véhicule blindé léger (VBL) ; ainsi que la composante aéromobile avec l’hélicoptère de combat Tigre. « J’ai vu arriver ces engins sur Bangui en 2013, au début de la crise. Je suis très impressionné de les voir de prêt aujourd’hui. Grâce à l’expertise des soldats de Sangaris et ces engins, qui allient technicité et puissance, on a retrouvé une sérénité, ici en Centrafrique. Je me sens en sécurité dans les rues de Bangui », témoigne un personnel de l’ambassade de France.

 

Tout en réduisant le format de la force, Sangaris conserve une puissance et un potentiel technique, matériel et humain important, constituant une force de réaction mobile en mesure d’appuyer la MINUSCA. « Sangaris constitue une force de réaction rapide et puissante, à l’image des matériels présentés ici sur le camp de M’Poko. La réduction de notre format n’impacte en rien nos missions de sécurisation et d’appui aux forces onusiennes »,explique le colonel Cluzel, chef d’état-major interarmées de la Force.

 

Au 1erjuillet 2015, environ 900 militaires seront déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 10 800 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise dorénavant à appuyer la MINUSCA, chargée de maintenir le niveau de sécurité atteint dans le pays.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:54
Bois de Belleau, Aisne - Photo Emmanuel Mas (ECPAD)

Bois de Belleau, Aisne - Photo Emmanuel Mas (ECPAD)


26.06.2015 source SHD

 

26 juin 1683 : bombardement d’Alger. Louis XIV ordonne à l’amiral Duquesne de bombarder le port d’Alger (à 2 reprises) afin de délivrer un message clair au Dey Hassan qui soutient la piraterie maritime en Méditerranée. Les puissances européennes, en conflit sur le continent, n’ont pas beaucoup de moyens à consacrer au contrôle de la Méditerranée si bien que les actes de piraterie finissent par coûter cher en hommes, navires et marchandises. Les Anglais bombardent Tripoli en 1675 incitant les pirates et corsaires à privilégier les cibles françaises. En 1682, un navire français de la royale est capturé et son équipage vendu comme esclave. Le bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers qui provoquent malheureusement une révolution de palais, laquelle ordonne… la reprise de la piraterie et l’exécution du consul français à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. 16 autres français sont ainsi exécutés. Le canon Baba-Merzoug ou la Consulaire est exposé depuis 1833 à l’arsenal de Brest.

 

26 juin 1745 : prise de Cap Breton (actuel Canada). L’ile royale ou du Cap Breton est française depuis sa prise de possession par Jacques Cartier en 1534. Située à l’embouchure du Saint Laurent, dans des eaux poissonneuses et près de la Nouvelle Angleterre, l’ile a une position stratégique qu’envient les Anglais. Après un siège de 6 semaines, Louisbourg, principal port de l’ile, se rend aux Anglais.

Note RP Defense : voir La colonie française de l'Île-Royale (Louisbourg)

 

26 juin 1794 : bataille de Fleurus (Belgique actuelle). Les Français battent les coalisés. Le 8 messidor an II, sur ce même champ de bataille de Fleurus, près de Charleroi, où, le duc de Luxembourg a écrasé les Hollandais le 1er juillet 1690, l'armée de Sambre et Meuse commandée par Jourdan résiste aux assauts des coalisés (Autriche, Angleterre, Hanovre) commandés par le prince de Saxe-Cobourg. La bataille a lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu. Après plusieurs assauts frontaux infructueux, les coalisés laissent à Jourdan le champ de bataille, qui a bénéficié des informations transmises grâce aux observations du capitaine Coutelle, embarqué à bord d'un ballon captif. L'armée française, à bout de forces et de munitions n'engage pas la poursuite. Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite. Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région. Le corps expéditionnaire anglais est rembarqué.

 

26 juin 1889 : création du poste de Bangui (actuelle Rep. Centrafricaine). Avec 22 tirailleurs, Albert Dolisie, lieutenant-gouverneur du Congo fonde un poste qui va devenir la capitale de la Centrafrique.

 

26 juin 1918 : fin des combats du bois Belleau (Aisne). La 4ème brigade de Marines (2ème US infantry division) a pris le bois de Belleau après presque un mois de combats très meurtriers. C’est le combat fondateur du corps des US Marines, toujours célébré aujourd’hui.

Note RP Defense :voir  LE MUSEE DE LA MEMOIRE DE BELLEAU 1914 - 1918

 

26 juin 1918 : les premiers obus du Parizer Geschutz tombent sur Paris. Moins connu que la grosse Bertha, le canon projetait tout de même des obus de 210 mm avec une vitesse initiale de 1600 m/s… à 100 km. Les contraintes sur cette arme étaient telles qu’il fallait à la pièce un tube neuf tous les 50 coups. C’est la propagande allemande sur la grosse Bertha qui conduit la presse française de l’époque à attribuer les bombardements parisiens à la désormais célèbre Grosse Bertha. Cette dernière a contribué par sa puissance (150 ou 80 tonnes selon le modèle, tirant des obus de 1160kg et d’un calibre de 420 mm) à la reddition des places de Namur, Lièges, Bruxelles et Manonviller.

 

26 juin 1945 : signature de la charte des Nations Unies (Etats-Unis - San Francisco)

 

26 juin 1948 : début du pont aérien (Berlin).

Les Soviétiques interdisent la libre circulation des biens et des marchandises entre les zones d'occupation alliées et Berlin pour sanctionner leur refus de se plier au régime d'occupation que Staline impose progressivement en Europe de l'Est. Les Etats-Unis déclenchent alors un gigantesque pont aérien qui va durer près d'un an et permettre à la partie Ouest de Berlin de survivre. Plus de 275 000 vols acheminent environ 2,5 millions de tonnes de marchandises  pendant le blocus de Berlin et évitent ainsi que les alliés de la veille ne s'affrontent directement. 15 ans plus tard, jour pour jour, le président Kennedy en visite commémorative à Berlin lance son fameux « Ich bin ein Berliner ».

 

Note RP Defense :

voir Le pont aérien (26 juin 1948 au 30 septembre 1949)

voir Le pont aérien de Berlin 1948/1949

 

26 juin 1977 : proclamation d’indépendance de Djibouti.

 

26 juin 1980 : VGE annonce le développement de la bombe N. Lors d’une conférence de presse le président Valéry Giscard d’Estaing rappelle qu’il a lancé en 1976 l’étude de faisabilité de la bombe à neutrons et qu’il engage maintenant le processus de développement après la réussite des essais. La bombe N entrait dans la panoplie des armes tactiques puis préstratégiques. L’annonce de VGE coïncide avec la décision de créer un lanceur stratégique mobile (système Hadès) qui viendrait remplacer le système Pluton.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

25/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La force Sangaris poursuit actuellement son désengagement progressif, entamé début juin. Cette décroissance s’est pour le moment traduite par le désengagement de sept hélicoptères (2 Gazelle, 3 Puma et 2 Fennec) et le départ d’un GTIA complet. Sangaris aura atteint le format de 900 militaires au 1er juillet 2015. Elle assurera alors une posture de « force de réaction » mobile au profit de la MINUSMA.

 

Au 1er juillet 2015, environ 900 militaires seront déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 10 800 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise dorénavant à appuyer la MINUSCA, chargée de maintenir le niveau de sécurité atteint dans le pays.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 07:45
photo SGC K. Congini - FFDj

photo SGC K. Congini - FFDj

 

20 juin 2015 par Tomi Oladipo – BBC Afrique

 

Djibouti, un pays de 23 200 km2 situé sur la mer Rouge, abrite déjà des bases militaires des Etats-Unis et de la France, l'ancienne puissance coloniale, mais l'intérêt de la Chine pour ce pays est de plus en plus évident.

 

La stabilité de Djibouti dans une région agitée est l'un de ses plus grands atouts.

 

Djibouti se trouve sur le détroit de Bab el-Mandeb, une voie vers le canal de Suez qui est l'une des routes maritimes les plus fréquentées du monde.

 

Djibouti offre aussi un port maritime vital pour l'Ethiopie son voisin enclavé , et c'est encore plus important maintenant qu'un chemin de fer entre leurs deux capitales est achevé.

 

Des projets d'infrastructures gérés par des Chinois, dont des aéroports et des ports maritimes, sont présents ici comme ailleurs en Afrique.

 

Mais c'est la proximité de Djibouti avec des régions en crise en Afrique et au Moyen-Orient qui fait que ce pays est stratégique pour l'installation des bases militaires des superpuissances militaires.

 

Pendant des années, la Somalie, au sud-est, a été un foyer de troubles aux implications mondiales, avec les pirates de la mer et les militants d'al-Shabab qui constituent une grave menace pour la région.

 

Le Yémen, actuellement en guerre, est à moins de 30 kilomètres au nord-est, de l'autre côté du détroit de Bab-el-Mandeb.

 

C'est également un accès facile vers le Moyen-Orient sans avoir à y être basé.

 

Ces crises ont justifié des interventions internationales et la nécessité de disposer de bases militaires à proximité.

 

Djibouti accueille la plus grande base militaire américaine permanente en Afrique, le Camp Lemonnier, qui héberge plus de 4000 hommes - qui font partie pour la plupart de la Force conjointe combinée dans la Corne de l'Afrique.

 

Le récent voyage en Afrique du Secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui comprenait une escale à Djibouti, soulignait l'importance de cette petite nation, par rapport même aux puissances du continent les plus en vue .

 

Même si la France et le Japon lancent également des opérations depuis l'aéroport international de Djibouti-Ambouli, ce sont les ambitions militaires de la Chine qui attirent l'attention.

 

Le Président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a récemment révélé à l'agence de presse AFP que les négociations étaient en cours entre les deux pays sur la création de la première base navale officielle de la Chine à l'étranger.

 

Pékin a refusé de confirmer ou de démentir ces informations, mais cette amitié grandissante n'est pas vue d'un très bon oeil par les Américains.

 

Un membre du Congrès américain a protesté avant la visite de John Kerry à Djibouti, disant que les intérêts américains dans la région pourraient être compromis par la présence croissante et "inquiétante"de la Chine.

 

C'est encore plus flagrant si la base chinoise est établie dans la région d'Obock au nord, où elle éclipserait de petites installations militaires américaines qui s'y trouvent déjà.

 

La Chine y aura même accès à un aéroport, qui serait déjà en construction par une entreprise chinoise, bien sûr, selon la publication de renseignement La Lettre de l'Océan Indien.

 

La principale base américaine restera au Camp Lemonnier, le bail a été récemment renouvelé pour 10 années supplémentaires.

 

La Chine a récemment déployé une force de 700 hommes pour protéger ses intérêts pétroliers au Soudan du Sud. C'est un signe qu'elle est soucieuse de protéger ses échanges avec l'Afrique qui représentent deux cents milliards de dollars.

 

Cela vaut aussi pour lutter contre les attaques de pirates sur les routes commerciales cruciales entre l'océan Indien et la mer de Chine du Sud.

 

Les ressortissants chinois travaillant sur des projets d'infrastructure dans la région bénéficieraient également de la proximité d'une base militaire dans la région.

 

Des centaines d'entre eux ont été récemment évacués du Yémen déchiré par la guerre, ainsi que de la Libye en 2011 face à l'escalade de la violence.

 

Mais les Américains ne sont pas convaincus que Pékin n'a pas d'arrière-pensées.

 

Ils payent 63 millions de dollars par an en loyer pour leur base et ce sera 100 millions de dollars pour les Chinois, en plus de leurs projets d'infrastructure en cours de sorte qu'il n'est pas difficile de réaliser pourquoi Djibouti va au delà des rivalités des puissances mondiales et profite de son rôle lucratif de propriétaire.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:45
Mali: la France accentue son soutien à la Minusma

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ici avec Christophe Sivillon, chef du bureau Minusma à Gao. photo Minusma

 

22-06-2015 Par RFI

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian est arrivé, ce lundi 22 juin, au Mali, 48 heures après la signature de l'accord de paix et de réconciliation par les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Lors de son discours, à Gao, le ministre français de la Défense a annoncé le renforcement du soutien de la France à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).

 

Lire l’article

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:55
Op. Turquoise - photo ECPAD

Op. Turquoise - photo ECPAD


22.06.2015 par SHD
 

22 juin 1476 : bataille de Morat (Suisse). Lors des guerres de Bourgogne (1474-1477), le destin tragique du dernier Grand-Duc d'Occident peut être résumé dans cette formule laconique, connue par cœur de tous les écoliers suisses : "Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie (il fut tué au combat)". Dans l'histoire militaire suisse, la bataille décisive de Morat reste la bataille la plus célèbre. L'armée bourguignonne est taillée en pièces par ce "peuple de bouviers" que le duc de Bourgogne ne cesse de sous-estimer. Pourtant, celui-ci est loin d'être un chef incapable. A certains égards, son armée préfigure les armées de l'époque moderne. A Morat toutefois, le fantassin suisse, rustique, l'emporte sur le chevalier bourguignon, l'archer anglais ou le "piéton" lombard. Selon une formule consacrée, la bataille s'est jouée en une heure, au-dessus de Morat, dans le secteur de la "Haie verte". Cette heure a été suivie de cinq heures d'épouvante : Pas de prisonniers, tel est le mot d'ordre que les Suisses vont appliquer sans état d'âme. La bataille a été marquée par le renseignement et les erreurs d'appréciation commises de part et d'autre. A ce jeu-là, les Suisses tirent le meilleur parti possible du fait qu'ils tiennent la ville de Morat, que celle-ci résiste à l'assaut du 18 juin et que le Téméraire se fait surprendre par l’arrivée de l’armée de secours suisse qu’il guettait pourtant. Les Suisses n'ont pas seulement combattu pour l'argent du roi Louis XI, mais ils ont aussi défendu leurs intérêts et préservé leur autonomie. L’ouvrage référence sur la bataille est celui de Pierre Streit.

« Le mot d’ordre donné avant la bataille [ pas de prisonniers], et la rigueur avec laquelle il a été appliqué, ne sont en effet pas liés à une brutalité particulière qui aurait été propre aux combattants Suisses de cette période mais trouvent leur origine dans les évènements qui se sont déroulés quelques mois plus tôt. Le 28 février 1476, le duc de Bourgogne a pris aux Suisses  le château de Grandson. Aux dires des chroniques contemporaines de l’évènement, les 400 défenseurs auraient alors eu l’assurance d’avoir la vie sauve ; mais après la reddition de la place, le duc Charles les fit tous pendre ou noyer dans le lac de Neuchâtel. C’est donc en représailles à cet acte contraire aux coutumes de la guerre médiévale que les Suisses décidèrent de ne plus faire de quartiers aux Bourguignons ». Christophe Chevassus (EMZD Lyon).

 

22 juin 1940 : 2e armistice de Rethondes (forêt de Compiègne).Hitler impose la signature de l'armistice à l'endroit même où Foch, 22 ans plus tôt, avait imposé ses conditions à l'Allemagne. Hitler fait ensuite démanteler le site.

Note RP Defense : L'historien Henri Amouroux raconte les coulisses de cet événement dans Le Figaro du 22 juin 1992.

 

22 juin 1941 : opération Barbarossa. Hitler déclenche l'invasion de l'URSS, malgré le pacte de non-agression. Staline a négligé tous les signes précurseurs de l'invasion. Il fera exécuter le général Pavlov et tout son état-major pour incompétence le 30 juin, l'armée rouge étant bousculée de toutes parts. L'attaque précipite les communistes français dans la résistance.

 

22 juin 1994 : l’ONU autorise l’opération turquoise . Par la résolution 929, le Conseil de sécurité des Nations Unies décide d’intervenir temporairement au Rwanda, avec une force armée multinationale commandée par le général Jean-Claude Lafourcade. La durée de la mission (qui débute le lendemain) est de 2 mois afin de donner le temps à la Mission des Nations Unies pour l’Assistance au Rwanda - MINUAR (octobre 1993 à mars 1996) de renforcer ses effectifs. Les controverses nées du conflit rwandais ont obligé certains officiers français à publier des livres témoignage sur leurs actions. C’est le cas du général Lafourcade, Opération turquoise – Rwanda – 1994 et du général Tauzin, Je demande justice pour la France et ses soldats.

Note RP Defense : lire Les larmes de l'honneur : 60 jours dans la tourmente du Rwanda

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:45
Archives - photo ECPAD

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A Gao, le 22 juin 2015 - par Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense

 

– Seul le prononcé fait foi –

Général Wade [1],

Colonel Haidara [2],

Mon général,

Officiers, sous-officier, soldats,

Je suis très heureux d’être avec vous aujourd’hui.

La visite du ministre de la Défense auprès des forces, sur un théâtre d’opérations, n’est jamais anodine. Aujourd’hui   en particulier, mon déplacement intervient à un moment charnière de l’engagement résolu de la France aux côtés de ses partenaires africains, et plus particulièrement du Mali, puisque nous sommes quelques jours seulement après la signature définitive des accords d’Alger.

L’existence même de ces accords doit beaucoup aux opérations de sécurisation que les forces françaises ont conduites depuis janvier 2013. Je veux vous en féliciter, et saluer à travers vous tous vos camarades qui vous ont précédés dans cet engagement difficile mais essentiel.

SERVAL puis BARKHANE ont permis d’éradiquer progressivement les groupes armés terroristes qui avaient tenté de menacer l’existence même du Mali et la sécurité de sa population. Le Nord du Mali était dominé en janvier 2013 par des terroristes. Aujourd’hui, la perspective d’une unité retrouvée, et retrouvée de manière pacifique, s’ouvre devant nous. C’est une grande fierté pour la France que d’avoir participé au retour à l’unité d’un pays ami. Elle y a payé le prix du sang, onze de vos camarades y ont laissé leur vie. Je pense à eux à cet instant.

Ce retour à la souveraineté malienne, et à la sécurité du pays, est également le fruit des efforts de nombreux partenaires internationaux du Mali. Je veux ici saluer chaleureusement la MISMA, puis la MINUSMA, présente sur l’ensemble du territoire malien, qui a su prendre le relai de notre présence, et nous permet aujourd’hui de concentrer la force BARKHANE sur sa raison d’être première : la lutte contre les groupes armés terroristes transnationaux, qui menacent notre pays et nos alliés.

Je veux également saluer les forces armées maliennes qui se sont préparées et entrainées, dans le cadre notamment de la mission européenne EUTM, pour recouvrer leurs capacités opérationnelles et ainsi assurer à terme la plénitude de leur souveraineté nationale. Cette démarche s’est faite dans le cadre de l’accord signé par toutes les parties maliennes.

Je veux souligner que l’Europe a été présente au Mali sur le plan militaire. Je m’en réjouis, car cela a été un combat que j’ai eu à cœur de mener en tant que ministre de la défense de la France.

L’Europe est en effet présente grâce à EUTM, et il faudra d’ailleurs envisager demain le rôle qu’elle pourrait jouer pour appuyer les Nations Unies dans la mise en œuvre de certains des volets de l’accord de paix.

Mais elle est également présente dans la force des Nations Unies elle-même. Deux contingents européens significatifs se détachent  en effet, celui de la Suède et celui des Pays-Bas, tandis que le commandant militaire de cette force est un général danois. L’Europe est donc bien présente, là où ses intérêts de sécurité sont en jeu.

Dans ce contexte, l’engagement français a désormais changé d’ampleur, et vous êtes au cœur de ces évolutions. Voilà presque un an que BARKHANE existe et opère sur l’ensemble bande sahélo-saharienne. Cette année d’engagements au Sahel aura été exceptionnelle à bien des égards, grâce à ce dispositif, ambitieux dans ses objectifs et inédit dans ses modalités.

Un bref regard en arrière permet de mesurer tout le chemin parcouru depuis les débuts de l’opération SERVAL, depuis l’urgence de cette première intervention au Mali, le 11 janvier 2013. Je n’oublie pas, bien sûr, l’opération EPERVIER qui a rejoint votre dispositif.

Je voudrais tirer un premier bilan de cette opération BARKHANE, qui est unique par l’ampleur de sa zone de responsabilité, et notamment le besoin de pouvoir compter sur une bonne  coordination entre les pays partenaires.

La régionalisation des opérations a permis de créer une dynamique nouvelle, qui répond parfaitement à la nature de la menace terroriste qui pèse sur ces pays. A la porosité des frontières dont les groupes armés terroristes se jouaient, nous avons répondu par la mise en place de mécanismes de coopération à tous les échelons. Je pense au G5 Sahel pour la conception générale, aux travaux de planification en commun des états-majors, aux Détachements de Liaison et d’Appui Opérationnel pour la coordination entre unités et, bien sûr, en bout de chaîne, à de très nombreuses opérations multipartites, dont certaines transfrontalières. Ces opérations ont permis aux pays hôtes de se réapproprier leurs frontières et de contrôler les flux illégaux. Pour gêner la mobilité des groupes armés terroristes, nous avons ainsi su nous adapter en mettant en place une véritable synergie entre nos unités déployées pour couvrir ce très vaste théâtre.

Au-delà de la pertinence de notre analyse, vérifiée par les faits, je considère que l’efficacité de nos actions s’explique par plusieurs raisons.

C’est tout d’abord un maillage du terrain, qui s’appuie sur des bases avancées temporaires soutenues – je veux le souligner – par une logistique remarquable. C’est ensuite une chaine de renseignement performante, qui conjugue avec efficacité capteurs techniques et humains. Ce sont bien sûr des capacités interarmées et interarmes, bénéficiant de matériels modernes, servies par des unités motivées, aguerries et bien entraînées. Et c’est enfin une chaine de commandement efficace, énonçant des ordres clairs, et recourant à des modes d’action robustes et innovants.

C’est cet ensemble de capacités et d’expériences qui nous permet, après analyse d’informations multiples, de déterminer les zones d’intérêts, de suivre et traquer nos adversaires pour agir avec surprise et précision au cœur du désert. Très peu d’armées au monde ont acquis la maîtrise que vous montrez au quotidien.

Tous ici, vous pouvez être fiers de ce bilan. Ce n’est pas sans admiration que le ministre que je suis mesure aujourd’hui le travail que vous avez accompli.

En neutralisant plusieurs chefs djihadistes, notamment Abdelkrim le Touareg il y a un mois, vous avez profondément désorganisé ces groupes criminels.

En découvrant leurs caches et circuits d’approvisionnement, vous avez asséché leur logistique, qui est cruciale dans ces espaces désertiques et hostiles. De la sorte, nos ennemis sont cloisonnés, désorganisés et obligés désormais de se défendre pour survivre.

Sur ce théâtre immense, les armées françaises ont donc prouvé leur détermination et leur efficacité. Elles ont montré toute leur valeur.

Qu’il me soit permis ici de souligner l’extraordinaire performance des logisticiens et des transmetteurs car nous n’en parlons pas assez, mais aussi de tous les spécialistes dont les savoir-faire particuliers sont bien souvent dimensionnants pour la réussite de nos actions. Chacun des soldats présents ici doit ainsi être conscient de son rôle, et fier de son action.

Au premier d’entre eux, le général Jean-Pierre Palasset, je veux dire ma très grande satisfaction pour le travail accompli. Mon général, au moment où vous allez quitter ce théâtre si particulier, après une année à œuvrer sans relâche à la tête de BARKHANE, je sais personnellement combien nous vous devons et je tiens donc à vous exprimer la reconnaissance du Président de la République, chef des armées, et la mienne, pour le travail accompli.

Ces succès ne doivent cependant pas nous faire baisser la garde. L’effort que nous portons auprès de nos partenaires doit se poursuivre.

Je me rends à nouveau au Mali à un moment particulier dans l’histoire de ce pays, à un moment où l’espoir d’une paix possible se concrétise par la signature de ces accords, obtenus après de longues négociations. Je veux d’ailleurs saluer ici la détermination de tous ceux qui ont œuvré pour y parvenir.

Mais c’est aussi un moment particulier pour tous ceux qui vont avoir la responsabilité de garantir la mise en œuvre effective de ces accords. En ce moment même, à New York, le Conseil de sécurité travaille à définir les conditions d’un renouvellement du mandat de la MINUSMA, qui doit jouer un rôle primordial et prendre de nouvelles responsabilités dans cette nouvelle phase.

Parmi tous nos partenaires au Mali, il est donc essentiel que la France accentue son soutien à la MINUSMA, pour lui permettre de réussir cette noble mission de maintien de la paix, pour laquelle les Nations Unies ont déjà payé un lourd tribut, un tribut que chacun doit garder à l’esprit. 36 casques bleus [vérification du chiffre en cours] sont morts au Mali. La MINUSMA mérite tout notre respect. Elle doit réussir, et nous devons nous montrer résolument à ses côtés, comme nous le faisons depuis le début. Je veux le dire avec force, son échec serait aussi notre échec. Mais notre succès est lié à son succès. Notre mobilisation doit donc être totale.

En conséquence, j’ai demandé à ce que nous renforcions son état-major dès aujourd’hui depuis BARKHANE, en ajoutant des moyens de liaison entre les différents secteurs de la MINUSMA et nos forces, et que nous étudiions de façon précise comment accompagner au mieux la mise en œuvre des accords de paix.

Nous nous tiendrons donc aux côtés de la MINUSMA.

J’ai également dit à son chef, M. Hamdi, que j’ai reçu jeudi à Paris, que je continuerai à mobiliser nos partenaires européens, pour qu’ils suivent l’exemple de ceux qui sont déjà présents sur le terrain.

Au Niger et au Tchad, BARKHANE maintiendra ses opérations avec les forces locales, aux confins nord de la bande sahélo-saharienne, sur les routes même des trafics et des passes qui permettent encore l’approvisionnement des terroristes. Elle le fera d’autant plus qu’au nord et au sud, les menaces restent fortes.

Au nord, la situation en Libye continue à se dégrader. Malgré le repli d’AQMI dans cette région, nous devons maintenant faire face à Daech, dont les récentes offensives deviennent particulièrement préoccupantes, à moins de 500 kilomètres des côtes européennes.

Au sud, Boko Haram, même s’il a été lui aussi affaibli et désorganisé, continue de semer la terreur et poursuit ses attentats dévastateurs, comme le démontre les lâches attaques à N’Djamena lundi dernier. Ces attentats s’ajoutent aux infiltrations et exactions de la secte, dont sont victimes les populations de la frontière nigéro-nigériane. Notre vigilance est d’autant plus nécessaire que nos partenaires attendent le soutien de la France. Je sais pouvoir compter sur vous pour répondre à leurs attentes et poursuivre votre mission à leurs côtés.

Depuis Paris, je suis quotidiennement votre engagement. Je connais l’exigence de votre métier, pour avoir visité de nombreuses fois ce théâtre et avoir rencontré ceux qui vous ont précédés. Je mesure aussi la valeur qui est la vôtre, sur laquelle je suis fier de pouvoir compter. Alors que notre pays est confronté à des menaces directes, sur son territoire même, vous êtes ici l’un des premiers remparts contre ces menaces. Soyez à la hauteur de ce défi.

Vous avez toute ma confiance pour le remporter.

Vive la République ! Vive la France !

 

[1] officier sénégalais commandant l’Etat-major de secteur de la MINUSMA à GAO

[2] officier malien commandant le PC Maliba à GAO (FAMa)

– Seul le prononcé fait foi –

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:45
Djibouti: 6% de l'activité de la firme KBR effectués à Chabelley Airfield


22.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

90+6+4= 100. Voici des chiffres sont très relatifs qui concernent les activités de KBR à Djibouti. La firme US vient de se voir notifier la prolongation d'une année de son contrat de facility management. La facture annuelle s'élève à près de 60 millions de dollars, ainsi que le précise l'avis du Pentagone ci-dessous.

 

Kellogg Brown and Root Services Inc., Houston, Texas, is being awarded a $59,654,219 modification under a previously awarded indefinite-delivery/indefinite-quantity contract (N62470-13-D-3008) to exercise Option 2 for base operations support services at Camp Lemonier, Djibouti, and affiliated operational sites within the eastern Africa area of responsibility. The work to be performed provides for public safety (security operations, emergency management, and fire/emergency services), air operations, ordnance, supply operations, laundry services, morale welfare and recreation, galley (food services), housing (bachelor quarters), facility support (facilities investment, janitorial services, grounds maintenance, pest control, refuse collection, and roads), utilities (electrical generation, wastewater treatment, and water operations), base support vehicles equipment, and environmental services. After award of this option, the total cumulative contract value will be $166,830,480. Work will be performed at Camp Lemonnier, Djibouti (90 percent); Chabelley Airfield, Djibouti (6 percent); and Manda Bay, Kenya (4 percent), and work for this option is expected to be completed in June 2016. No funds will be obligated at time of award. Fiscal 2015 operation and maintenance, (Navy) contract funds in the amount of $59,654,219 for recurring work will be obligated on individual task orders issued during the option period. The Naval Facilities Engineering Command, Atlantic, Norfolk, Virginia, is the contracting activity.

 

L'avis est intéressant parce qu'il détaille les trois sites où intervient KBR: Camp Lemonnier, Chabelley Airfield (près de Djibouti) et Manda Bay, au Kenya. Les autres avis (voir ici et ici) ne citaient que Djibouti (95%) et le Kenya (5%). Désormais Chabelley Airfield est spécifié. Je rappelle que cette piste accueille depuis 2013 les drones US (voir mon premier post sur ce sujet ici).

Sur ce site, KBR va donc effectuer 6% des prestations du marché. L'indication est ténue mais elle dénote une présence humaine marginale (sécurité incendie, restauration etc) qui n'est certainement à mettre en parallèle avec l'activité opérationnelle qui, elle, est certainement plus importante. Une photo du CNES de mars 2015 montre six drones sur le tarmac (trois Predator et trois Reaper visiblement).

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 11:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

19/06/2015 Sources : Marine nationale

 

18 juin 2015, le patrouilleur de haute mer  LV Le Hénaff largue les amarres de Brest pour renforcer le dispositif des forces françaises pré positionnées en Afrique occidentale. Son déploiement va durer trois mois ; il participe à l’opération Corymbe. Les bâtiments de la Marine nationale participent à l’opération Corymbe mise en œuvre depuis 25 ans.

 

Depuis sa sortie de bassin quelques semaines plus tôt, la vie et le rythme de l’équipage du LV Le Hénaff sont conditionnés par le départ en mission. Etre prêt implique que le patrouilleur doit être opérationnel, son équipage entraîné, mentalement et physiquement. Trois mois avant la date de départ, il engage son cycle de préparation : phase d’aguerrissement au combat à terre, entraînement de l’équipage sur les différents simulateurs à quai avant d’attaquer la phase d’entraînement à la mer.  Appelée mise en condition opérationnelle (MECO) du bâtiment et de son équipage, cette dernière phase permettra à l’aviso de recevoir sa certification pour pouvoir partir.

 

Pour cela, les entraîneurs de la Force d’action navale programment des exercices : entraînement techniques d’interventions opérationnelles rapprochées (TIOR), séances d’entraînement à la navigation, tirs et manœuvres sur les simulateurs dédiés se succèdent. Ils vérifient scrupuleusement que les procédures soient appliquées. Les entraîneurs embarquent ensuite avec l’équipage à bord de l’unité pour le stage MECO, entraînement de forte intensité qui pousse l’équipage à se dépasser durant plus d’une semaine.  C’est lors d’exercices de lutte anti-aérienne, anti-sous-marine, lutte contre l’incendie ou contre une embarcation suspecte que les entraîneurs sont en mesure de contrôler que le bâtiment réagit de manière cohérente, conformément aux règles  et aux instructions. Les marins doivent conserver des réflexes optimaux.

 

Lors de son déploiement le LV Le Hénaff contribuera au renforcement des marines du golfe de Guinée en dispensant notamment de l’instruction au profit des élèves de l’École Nationale à Vocation Régionale de Bata (Guinée Equatoriale). Surtout, le bâtiment sera amené à conduire des opérations comme soutenir ou  aider les populations, sécuriser une  zone ou évacuer des ressortissants. Il devra être réactif dans des situations où la pression peut devenir forte ; cela s’acquiert par une pratique constante. Il faudra beaucoup de rigueur et de ténacité à l’équipage dans les jours à venir. Etre opérationnel demande de s’entraîner en permanence, avec exigence.

 

L’équipage du LV Le Hénaff est prêt. Il sera relevé dans trois mois par une autre unité de la Marine nationale qui, comme lui, aura effectué un programme d’entraînement intensif avant la mission.

 

À propos de l’opération Corymbe

L’opération Corymbe est une mission de présence quasi-permanente de la Marine nationale dans le golfe de Guinée. Elle participe à la protection des intérêts français de la zone, à la montée en puissance des marines locales. Les actes de piraterie sont de plus en plus récurrents dans la zone, même si aucune prise d’otage n’y a encore été réalisée. Depuis quelques mois, les médias et la communauté internationale s’intéressent à ce qui apparaît comme un nouveau spot de piraterie. Déployé de manière récurrente dans cette zone, le bâtiment de l’opération Corymbe peut être amené à porter assistance à un bâtiment confronté à ce type d’action.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 11:45
Le PPLD en action en Centrafrique

 

Crédits : Etat-major des armées / armée de Terre

 

4 juin 2015, à la sortie de la ville de Bambari, les militaires de la force Sangaris viennent en aide à un conducteur routier centrafricain dont le camion a basculé sur le flanc après une sortie de route. A cette occasion, un équipage du 8e régiment du matériel (8e RMAT) a mis en œuvre le porteur polyvalent lourd de dépannage (PPLD) afin de lever le poids-lourd sur la chaussée.

 

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à appuyer la mission de l’ONU, désormais pleinement opérationnelle.

 

Reportage photos

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 09:45
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

20/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 14 juin 2015, au large de la Côte d’Ivoire, l’aviso Commandant l’Herminier, déployé en mission Corymbe, a effectué une journée d’exercice avec le patrouilleur portugais Figueira da Foz déployé dans le golfe de Guinée.

 

Aux toutes premières heures du jour, les deux bâtiments se sont retrouvés à une centaine de nautiques au large des côtes ivoiriennes pour débuter leurs entraînements. La première partie de la matinée fut consacrée au tir sur cibles flottantes. L’équipage du Commandant l’Herminier, après avoir largué les cibles, a commencé l’exercice en ouvrant le feu à l’aide de sa tourelle de 100 mm. Les marins du Figueira da Foz ont ensuite engagé les cibles avec leur canon de 30 mm. Il s’agissait pour les artilleurs portugais de leur premier tir sur cible depuis l’entrée en service actif de leur bâtiment, il y a un an et demi. En fin de matinée, les deux navires ont effectué des manœuvres de présentation au ravitaillement à la mer. Ces évolutions nécessitent une très grande précision de la part des chefs de quart afin que les deux bateaux maintiennent le même cap et la même vitesse.

 

En milieu de journée, des transferts croisés ont permis à trois marins de chaque bâtiment d’être accueillis par l’équipage de l’autre nation. Le « pacha » du Commandant l’Herminier a ainsi pu rencontrer son homologue à bord du Figueira da Fozet échanger avec lui son appréciation de situation sur cette zone et ses caractéristiques.

 

L’après-midi, l’équipe de visite du Commandant l’Herminier a effectué un exercice à bord du Figueira da Foz qui jouait le rôle d’un bâtiment suspecté de trafic de drogue. Cet entraînement, conclu par un repli d’urgence, a permis aux deux équipages de partager leurs et leurs procédures pour cette opération dont la mise en œuvre est toujours délicate. A l’issue de cette journée, le Commandant l’Herminier a repris sa route vers Mindelo, au Cap-Vert.

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi-permanent, en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués, et peut soutenir à tout moment tout type d’opérations dans la région. De plus, cette présence quasi-permanente permet de coopérer avec les marines régionales amies, et ainsi de participer à leur montée en puissance et au développement de capacités africaines autonomes.

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photo EMA / Marine Nationale

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:45
photo Embraer

photo Embraer

 

18 juin 2015 source Aerobuzz.fr

 

Le constructeur brésilien Embraer a officialisé au salon du Bourget une commande de 6 A-29 Super Tucano émanant de la République du Mali. Le contrat inclut le support logistique pour les opérations ainsi que la formation des pilotes et des mécaniciens. Les Super Tucano seront déployés pour la formation avancée des pilotes des forces aériennes maliennes, la surveillance des frontières et des missions de sureté intérieure.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:45
photo D. Geffroy - FFDj

photo D. Geffroy - FFDj

 

18/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 15 juin 2015, le directeur de la direction d’infrastructure de la Défense de Djibouti (DID), l’ingénieur en chef de 1e classe Brissaud, a remis officiellement au commandant du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT), le lieutenant-colonel Moreau de Bellaing, la zone de stationnement d’hélicoptères rénovée, en présence du commandant de la base aérienne 188, du chef de corps du 5e régiment interarmes d’outre-mer et du directeur de la société COLAS.

 

A l’occasion d’une étude technique à Djibouti, le 25e régiment du génie de l’air (RGA) avait recommandé la mise aux normes des plots de l’ALAT. La DID a conçu le projet pour livrer une zone de stationnement aux normes hélicoptères de manœuvre NH90. Après six mois de chantier, cinq plots ont ainsi été réalisés incluant des coffrets de mise à la terre et des anneaux d’ancrage afin d’assurer la sécurité des hélicoptères.

 

Cette opération peut sembler simple d’exécution mais elle est en réalité complexe. Le chantier combine une double compétence route enrobée et béton hydraulique. Il a nécessité 4 phases de travaux : démolition des dalles de béton existantes, travaux de terrassement et fondation, réalisation de dalles en béton aux normes NH90 et confection des parties revêtues en béton bitumeux à chaud.

 

En définitive, le véritable défi a été de concilier réalisation d’un chantier et activités opérationnelles aéronautiques. L’opération a été un succès.

photo D. Geffroy - FFDj

photo D. Geffroy - FFDj

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. A ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de coopération opérationnelle, les Forces françaises stationnées à Djibouti soutiennent leurs partenaires africains dans le renforcement de leurs capacités militaires et dans le maintien de leur aptitude à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj participent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

photo D. Geffroy - FFDj

photo D. Geffroy - FFDj

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:45
L’Aravis peint aux couleurs de l’ONU tel qu’il a été présenté au Gabon (Crédits photo : Nexter)

L’Aravis peint aux couleurs de l’ONU tel qu’il a été présenté au Gabon (Crédits photo : Nexter)

 

16 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Alors que l’attention est portée sur le salon du Bourget, une petite présentation a eu lieu aujourd’hui de l’autre côté de Paris. En effet, Nexter Systems a révélé son premier Aravis au ministre de la Défense du Gabon. En octobre 2014, le Gabon s’était porté acquéreur de douze de ces véhicules blindés afin d’équiper son bataillon déployé dans le cadre de la mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

Plus qu’un véhicule, c’est tout un système que le Gabon a décidé d’acquérir car, en plus du véhicule blindé proprement dit, il peut compter sur la tourelle téléopérée ARX 20 (là où la France a équipé les siens de tourelleaux téléopérés Kongsberg en 12,7 mm), sur le système anti-RPG PG-Guard (Slat Armor) et sur les mini-drones Nerva-LG (développés par Nexter Robotics). À partir de cette automne, les Aravis équiperont comme prévu le contingent gabonais de la MINUSCA, ce qui devrait leur offrir de nouvelles capacités en plus d’une protection accrue. Ce sera la première fois que l’Aravis est déployé dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. Ceux achetés par la France servent dans les unités du génie, particulièrement dans le cadre des missions d’ouverture d’itinéraire.

 

Les Aravis gabonais semblent être équipés d’équipements supplémentaires par rapport à ceux livrés à la France. On peut notamment distinguer 3 lance-grenades fumigènes sur le côté gauche (probablement autant sur le côté droit) et deux projecteurs directionnels à l’avant du véhicule.

 

L’Aravis rejoint le cercle fermé des véhicules Nexter ayant servi dans le cadre de missions de maintien de la paix de l’ONU, les seuls autres membres de ce cercle étant le Leclerc, le VBCI et le CAESAR, tous ayant servi, ou servant encore, dans la FINUL au Liban.

 

L’Aravis est un véhicule 4×4 de 12,5 tonnes, aérotransportable, doté d’un très haut niveau de protection contre les mines et les engins explosifs improvisés (niveau 4 maximal du STANAG).

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:45
Brigadegeneral Franz Xaver Pfrengle (Quelle: Heer/Dana Kazda)

Brigadegeneral Franz Xaver Pfrengle (Quelle: Heer/Dana Kazda)


16.06.2015 consilium.europa.eu
 

Brigadier General Franz Xaver Pfrengle has been appointed as new Mission Commander for the EU Training Mission in Mali (EUTM Mali). General Pfrengle, from Germany, takes up his duties on 28 July  2015. He will succeed Brigadier General Alfonso García-Vaquero Pradal, who had been in the position since October 2014. 

EUTM Mali assists in the reconstruction of effective and accountable Malian Armed Forces so that they are capable of ensuring the long-term security of Mali and, under civilian authority, restoring of the country's territorial integrity. To this effect, EUTM Mali delivers training to units of the Malian Armed Forces and develops autonomous training capability. The mission also  provides advice to the Malian authorities in reforming the army. 

The decision was taken by the EU's Political and Security Committee. 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:45
Des Belges du CRR-FR à l'état-major de l'opération Barkhane


18.06.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

Opérationnel depuis le 1er août 2014, l'état-major de l'opération Barkhane, qui fait la chasse aux jihadistes sur cinq pays dans la bande sahélo-saharienne, est actuellement armé en majorité par des militaires du Corps de réaction rapide France de Lille (CRR-FR). Curiosité, après accord de leur gouvernement, des officiers belges du QG multinational vont prendre part aux deux rotations de six mois d'ici mai 2016...

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / Marine Nationale

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17/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 30 mai 2015, une fois l’exercice NEMO avec les marines du golfe de Guinée terminé, l’aviso Commandant l’Herminier accostait à Abidjan pour une escale de 4 jours, avant d’entamer une nouvelle patrouille opérationnelle au large des côtes nigérianes.

 

Au cours de cette escale, l’équipage de l’aviso a de nouveau délivré de nombreuses instructions aux marins ivoiriens. Les mécaniciens d’armes du patrouilleur ivoirien l’Emergence se virent dispenser une formation pratique au fonctionnement et au maniement des canons de 20mm et des mitrailleuses de 12.7mm, tandis que les commandos marine de la base navale d’Abidjan étaient instruits par le chef de l’équipe de visite de l’aviso aux techniques de TIOR (combat rapproché), avant d’apprendre la progression sécurisée dans l’environnement confiné typique d’un bateau. Des mises en situation concrètes permirent aux commandos de peaufiner leurs techniques de fouille et de gestion d’un équipage de navire potentiellement récalcitrant.

 

Cette relâche opérationnelle à Abidjan donna également la possibilité de mettre sur pied un exercice conjoint entre le DIL (Détachement Interarmes Lagunaire de l’armée de Terre ivoirienne) et la BP (brigade de protection) de l’aviso.

 

Avant le début de l’entraînement, les « terriens » du DIL vinrent à la rencontre des marins et purent ainsi leur faire découvrir leurs embarcations rapides durant le trajet nautique les séparant des locaux du DIL. Une présentation réciproque des hommes, des moyens et des missions précéda le briefing de l’exercice, ce qui fut pour chacun l’opportunité d’échanger et d’appréhender les méthodes de débarquement et de sécurisation de plages utilisées par les deux unités.

 

Puis les vedettes du DIL mirent le cap sur le point de dépose de la BP. Après débarquement et sécurisation de la plage, les marins utilisèrent les 4 km de trajet les séparant du point d’extraction pour travailler la progression tactique et la topographie dans un environnement aux conditions géographique et climatique particulières. La pluie torrentielle, les cocoteraies équatoriales, la lagune sauvage et l’obscurité tombante ont constitué un décor exceptionnel dans lequel les marins bretons ont pu travailler. L’extraction de nuit effectuée, le retour au DIL fut l’occasion d’un débriefing et d’un dernier échange chaleureux avant le retour à bord.

 

Ces interactions bilatérales interarmées, qui avaient déjà constituées un axe central de la précédente escale ivoirienne du Commandant l’Herminier, ont permis d’en apprendre davantage sur les spécificités des opérations en milieu tropical et lagunaire ainsi que de découvrir les méthodes de travail propres à chaque armée.

photo EMA / Marine Nationalephoto EMA / Marine Nationale

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