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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

11/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les essais comparatifs des fusils d'assaut étrangers présélectionnés, qui remplaceront les FAMAS, vont très prochainement commencer. Le ministère de la Défense va notifier en 2016 un contrat à un des cinq armuriers européens encore en compétition.

 

Ils sont cinq fabricants à se disputer le marché français de remplacement des FAMAS dans le cadre de l'appel d'offre européen AIF (armement individuel du futur) évalué entre 200 et 250 millions d'euros. Et ils sont cinq industriels, tous de nationalité  étrangère, à lorgner un marché d'environ 90.000 fusils d'assaut (contre une cible initiale de 101.000) destinés aux trois armées, dont 70.000 pour l'armée de terre, ainsi que le commandement des opérations spéciales (COS). La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit l'acquisition de plus de 21.000 fusils d'assaut alors qu'initialement l'armée de terre devait en être entièrement équipée vers 2018, selon les déclarations d'octobre 2013 de l'ancien chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.

Le belge FN Herstal, l'italien Beretta, l'allemand Heckler & Koch (HK), le suisse Swiss Arms (ex-SIG Arms) et enfin, semble-t-il, le croate, HS Produkt, ont été invité par la direction générale de l'armement (DGA) à participer très prochainement à des essais comparatifs. En revanche, Thales, qui a développé le fusil d'assaut F90 sélectionné en août par l'armée australienne, n'a pas souhaité participer à cet appel d'offre en raison de contraintes techniques exigées par la DGA.

 

Notification en 2016

Initialement attendue fin 2015, la notification de ce marché ne devrait intervenir que l'année prochaine, peut-être au début de 2016. Car les premières livraisons sont attendues dès 2017, comme l'avait expliqué en mars à l'Assemblée nationale le chef de l'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Il n'est que temps car le parc moyen des FAMAS est âgé en moyenne de 25 ans. Le successeur du célèbre fusil d'assaut de la manufacture de Saint-Étienne sera choisi à l'issue d'une évaluation de plusieurs modèles de fusils d'assauts sur étagère au calibre 5,56 mm OTAN, a expliqué le ministère de la Défense en réponse à une question au député Les Républicains Jean-François Lamour.

La conception du futur intègrera nécessairement une culasse calée et un tube rayé à 7 pouces contrairement au FAMAS qui possède une culasse flottante avec un tube rayé à 12 pouces. Ces caractéristiques donneront à l'AIF la capacité de tirer toutes les munitions 5,56 mm au standard OTAN avec un niveau de sécurité encore supérieur à celui du FAMAS. Le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, avait précisé dès octobre 2013 qu'il "faudra procéder à des achats sur étagère ne nécessitant pas d'adaptations trop importantes auprès d'industriels allemands, belges, voire suisses".

 

Nexter, la clé de ce marché?

Selon une source proche du dossier, l'industriel qui aura la bonne idée de se rapprocher de Nexter, pourrait obtenir ce marché même si la DGA n'a exigé aucune obligation en termes de compensations industrielles pour l'armurier sélectionné dans l'appel d'offre. Si telle était le cas, cela permettrait de donner une activité de sous-traitance au site de Tulle, Nexter Mechanics qui travaille encore sur le FAMAS : maintien en condition opérationnelle (MCO) du fusil d'assaut, modernisation (retrofit) et intégration du FAMAS dans le cadre du système Felin, le programme soldat du futur. Tulle a été l'un des grands armuriers de France jusque dans les années 80. C'est aussi le cas de la société Manurhin, basée à Mulhouse et qui espère des retombées industrielles de cet appel d'offre.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait estimé en juin 2014 à l'Assemblée nationale qu'il était "très ouvert à ce que des entreprises françaises répondent d'une manière ou d'une autre à cet appel d'offres, et je les incite fortement à le faire".

Les deux sociétés attendent également l'appel d'offre portant sur le MCO du futur fusil d'assaut des militaires français et de la distribution des pièces détachés. Nexter mais aussi Manurhin ont des atouts au regard des enjeux de sécurité d'approvisionnement de l'armée française, très souvent en opération extérieure, grâce à un soutien régulier des fusils d'assaut.

 

Un débat de souveraineté nationale

La France ne produisant plus d'armes de petit calibre depuis la fermeture de l'usine de Tulle, le successeur du FAMAS sera étranger. Ce qui suscite un débat politique. En janvier 2015, le député Les Républicains, Philippe Vitel, estimait que "nous devions réfléchir à la manière d'exercer notre souveraineté" dans le domaine de la défense. Et d'expliquer : "je suis inquiet car, pour la première fois dans l'histoire, depuis trois cents ans, lorsque nous aurons à remplacer le FAMAS, les armées seront dotées d'un fusil qui ne sera pas français. Nous devons nous interroger sur ce qui doit rester dans le domaine national et ce qui peut être ouvert".

"En cette année de centenaire (1914-2014, ndlr), rappelant le sacrifice de nos soldats armés de leurs fusils Lebel, ne soyez pas le ministre de la défense qui, pour la première fois de notre histoire, prendrait la décision d'équiper nos fantassins d'un fusil étranger", avait pour sa part interpelé le député Les Républicains Philippe Meunier. Jean-Yves Le Drian avait répondu : "Conformément à la réglementation, nous avons dû lancer un appel d'offres européen, puisque, avec les nouveaux dispositifs, nous y sommes tenus.Les entreprises françaises capables de produire directement ce type d'armement il y a une quinzaine d'années ne le font plus ou ont été fermées ; je pense à la manufacture d'armes de Saint-Étienne et à l'atelier munitionnaire du Mans de GIAT-Industries. Il n'y a plus en France ce type d'activités".

Le patron de Manurhin, Rémy Thannberger, dans un entretien accordé en février dernier au  quotidien "L'Alsace", avait pour sa part estimé que la France "dépendait de l'étranger. Cette situation suscite de plus en plus d'inquiétudes et de débats dans les milieux autorisés. Et ce qui n'était plus considéré comme stratégique hier pourrait bien le redevenir".

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:55
Les finalistes pour le remplaçant du FAMAS connus avant la fin de l'année

 

13.11.2014 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.- Défense Globale


Les stocks de FAMAS s'épuisent doucettement ; le marché de l'Arme individuelle future (AIF) prend donc une importance considérable.

Pour la première fois de son histoire, l'armée française devrait acheter sur étagère un fusil d'assaut étranger (ici le FN SCAR belge), environ 90 000 exemplaires à livrer en quatorze ans. Enfin, on dit sur étagère mais les contraintes seront telles, notamment l'intégration au système Félin de l'infanterie, qu'il s'agira d'une arme (presque) sur mesure... Les cinq finalistes devraient être connus avant la fin de l'année pour une généralisation dans les forces en 2018.

 

Une vingtaine de candidats a remis un dossier à la Direction générale de l'armement à l'issue de l'avis de marché du 14 mai. Dont voici les principales caractéristiques : 45 000 AIF version standard, 45 000 AIF version courte, 38 millions de cartouches 5.56 x 45 mm calibre OTAN d'exercice, 51 000 grenades 40 x 46 mm basse vitesse anti-personnel/anti-véhicule, 13 000 grenades fumigènes, 28 000 grenades d'exercice et un système de soutien (maintenance, pièces de rechange, instruction, formations, documentations techniques). Phrase importante : " L'Arme individuelle future, dans sa version standard, devra être adaptée au tir de grenades à fusil et à l'intégration dans le système d'arme Félin. "

Le contrat pourrait être notifié en décembre 2016 pour une exécution durant quatorze ans. C'est-à-dire, à peu près conjointement avec les reste du programme Scorpion qui vient d'être signé. 

 

Tests en unités en 2015

La DGA et la STAT (Section technique de l'armée de terre) épluchent les dossiers de candidatures et mènent des premières expérimentations qui doivent aboutir à la sélection des cinq meilleures offres avant fin décembre 2014. Les heureux sélectionnés seront alors testés en unités, mais aussi dans tous les milieux extrêmes possible (désert, neige, boue, sable, eau, mer...), en zone urbaine... Ce qui ne demande pas les mêmes qualités.

Outre l'efficacité et la fiabilité, il faudra prendre en compte la capacité d'intégration dans le système Félin (fantassin à équipement et liaison intégrés). C'est-à-dire analyser les retours d'expérience des premiers déploiements en opération du système (lunette de visée, optronique, alimentation...). A l'industriel de mener ces études et ces adaptations. Le jeu en vaut la chandelle pour un contrat d'environ 400 millions d'euros. D'autant qu'une arme adoptée par l'armée française constitue un gage d'excellence et un pub pour le marché mondial. " Depuis le Mali, l'image de l'infanterie française est énorme à l'étranger ", nous dit un officier qui vient de passer trois ans à l'OTAN.

On a présenté un peu vite comme futur vainqueur le HK 416 de l'Allemand Heckler & Koch. Parce qu'il est largement utilisé par les Forces spéciales françaises. C'est un avantage mais les FS ont des besoins et des emplois spécifiques, loin du quotidien du fantassin. Les Forces spéciales ne sont pas non plus " félinisées ".

Il faut également considérer les contextes politiques et économiques. Des contrats d'armement à destination du Qatar (des missiles antichars MILAN de MBDA) sont ainsi bloqués par nos voisins allemands... Tout peut jouer.

 

Les favoris et un Français ?

Le HK 416 d'Heckler & Koch reste dans le peloton des favoris. Comme le FN SCAR des Belges de la Fabrique nationale d'Herstal (à qui la France achète déjà ses mitrailleuses légères MINIMI et ses MAG 7.62). On peut citer l'AXR160 de l'Italien Beretta, les SIG SG 550 et 553 de Swiss Arms AG, le AUG A1 de l'Autrichien Steyr Mannlicher et son petit-cousin, le F90 de Thales, fusil développé par sa filiale australienne.

Une autre entreprise française, le réputé fabricant de fusils de chasse stéphanois Verney-Carron, se met sur les rangs en association à 60 % avec l'Israélien IWI (Israel Weapon Industry). Il propose le FAST (fusil d'assaut de Saint-Etienne, ce qui serait un sacré clin d'œil à l'histoire), dérivé du Galil et du Tavor d'IWI, sur base Kalachnikov.

Si le Français veut s'engager sur le marché de la Défense, sa candidature ne correspond pas à l'appel d'offre européen : on réclame un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros par an (12 M€ pour Verney-Carron) et surtout, on demande des moyens de production situés et mis en œuvre actuellement sur le territoire de l'Union européenne ou de l'espace économique européen (même chose pour les sources d'approvisionnement pour les canons et les têtes de culasse, les chaînes d'assemblage).

Le Fusil d'assaut de Saint-Etienne serait pourtant un sacré hommage au FAMAS (Fusil d'assaut des manufactures d'armes de Saint-Etienne), conçu en 1973 et fourni aux armées françaises à partir de 1983 par MAS, puis GIAT-Industries (devenu Nexter). Une histoire qui accessoirement en dit long sur la désindustrialisation de la France...

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:55
Les finalistes pour le remplaçant du FAMAS connus avant la fin de l'année

 

13.11.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Defense Globale


Les stocks de FAMAS s'épuisent doucettement ; le marché de l'Arme individuelle future (AIF) prend donc une importance considérable.

Pour la première fois de son histoire, l'armée française devrait acheter sur étagère un fusil d'assaut étranger, environ 90 000 exemplaires à livrer en quatorze ans. Enfin, on dit sur étagère mais les contraintes seront telles, notamment l'intégration au système Félin de l'infanterie, qu'il s'agira d'une arme (presque) sur mesure... Les cinq finalistes devraient être connus avant la fin de l'année pour une généralisation dans les forces en 2018.

Une vingtaine de candidats a remis un dossier à la Direction générale de l'armement à l'issue de l'avis de marché du 14 mai. Dont voici les principales caractéristiques : 45 000 AIF version standard, 45 000 AIF version courte, 38 millions de cartouches 5.56 x 45 mm calibre OTAN d'exercice, 51 000 grenades 40 x 46 mm basse vitesse anti-personnel/anti-véhicule, 13 000 grenades fumigènes, 28 000 grenades d'exercice et un système de soutien (maintenance, pièces de rechange, instruction, formations, documentations techniques). Phrase importante : " L'Arme individuelle future, dans sa version standard, devra être adaptée au tir de grenades à fusil et à l'intégration dans le système d'arme Félin. "

Le contrat pourrait être notifié en décembre 2016 pour une exécution durant quatorze ans. C'est-à-dire, à peu près conjointement avec les reste du programme Scorpion qui vient d'être signé. 

 

Tests en unités en 2015

La DGA et la STAT (Section technique de l'armée de terre) épluchent les dossiers de candidatures et mènent des premières expérimentations qui doivent aboutir à la sélection des cinq meilleures offres avant fin décembre 2014. Les heureux sélectionnés seront alors testés en unités, mais aussi dans tous les milieux extrêmes possible (désert, neige, boue, sable, eau, mer...), en zone urbaine... Ce qui ne demande pas les mêmes qualités.

Outre l'efficacité et la fiabilité, il faudra prendre en compte la capacité d'intégration dans le système Félin (fantassin à équipement et liaison intégrés). C'est-à-dire analyser les retours d'expérience des premiers déploiements en opération du système (lunette de visée, optronique, alimentation...). A l'industriel de mener ces études et ces adaptations. Le jeu en vaut la chandelle pour un contrat d'environ 400 millions d'euros. D'autant qu'une arme adoptée par l'armée française constitue un gage d'excellence et un pub pour le marché mondial. " Depuis le Mali, l'image de l'infanterie française est énorme à l'étranger ", nous dit un officier qui vient de passer trois ans à l'OTAN.

On a présenté un peu vite comme futur vainqueur le HK 416 de l'Allemand Heckler & Koch. Parce qu'il est largement utilisé par les Forces spéciales françaises. C'est un avantage mais les FS ont des besoins et des emplois spécifiques, loin du quotidien du fantassin. Les Forces spéciales ne sont pas non plus " félinisées ".

Il faut également considérer les contextes politiques et économiques. Des contrats d'armement à destination du Qatar (des missiles antichars MILAN de MBDA) sont ainsi bloqués par nos voisins allemands... Tout peut jouer.

 

Les favoris et un Français ?

Le HK 416 d'Heckler & Koch reste dans le peloton des favoris. Comme le FN SCAR des Belges de la Fabrique nationale d'Herstal (à qui la France achète déjà ses mitrailleuses légères MINIMI et ses MAG 7.62). On peut citer l'AXR160 de l'Italien Beretta, les SIG SG 550 et 553 de Swiss Arms AG, le AUG A1 de l'Autrichien Steyr Mannlicher et son petit-cousin, le F90 de Thales, fusil développé par sa filiale australienne.

Une autre entreprise française, le réputé fabricant de fusils de chasse stéphanois Verney-Carron, se met sur les rangs en association à 60 % avec l'Israélien IWI (Israel Weapon Industry). Il propose le FAST (fusil d'assaut de Saint-Etienne, ce qui serait un sacré clin d'œil à l'histoire), dérivé du Galil et du Tavor d'IWI, sur base Kalachnikov.

Si le Français veut s'engager sur le marché de la Défense, sa candidature ne correspond pas à l'appel d'offre européen : on réclame un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros par an (12 M€ pour Verney-Carron) et surtout, on demande des moyens de production situés et mis en œuvre actuellement sur le territoire de l'Union européenne ou de l'espace économique européen (même chose pour les sources d'approvisionnement pour les canons et les têtes de culasse, les chaînes d'assemblage).

Le Fusil d'assaut de Saint-Etienne serait pourtant un sacré hommage au FAMAS (Fusil d'assaut des manufactures d'armes de Saint-Etienne), conçu en 1973 et fourni aux armées françaises à partir de 1983 par MAS, puis GIAT-Industries (devenu Nexter). Une histoire qui accessoirement en dit long sur la désindustrialisation de la France...

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:55
photo SIRPA Terre

photo SIRPA Terre

 

06/26/2014  Richard de Silva - DefenceIQ

 

France’s procurement agency (DGA) declared a new tender on May 16 for its Arme Individuelle Future (AIF) replacement programme to the armed forces FAMAS standard assault rifle.

 

A total of 90,000 weapons are to be purchased, comprised of 45,000 assault rifles and 45,000 carbines, all chambered in 5.56 mm x 45 NATO ammunition. The tender includes all additional accessories, spare parts, maintenance kits, and instruction and technical support, as well as the provision of under-barrel 40 mm grenade launchers, 38 million training cartridges, 21,000 training rounds, 92,000 40 x 46 low velocity grenades, 13,000 smoke grenades, and 51,000 dual purpose anti-personnel/anti-tank cartridges.

 

The tender requires the AIF standard to be integrated with the other aspects of the France’s FELIN future soldier system modernisation programme.

 

A deadline for submissions has been set for June 26, with decisions to be made ahead of the final contract issue in December of next year. Eligible rifles must be manufactured within the European Union or the European Economic Area.

 

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