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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 15:50
photo Airbus

photo Airbus

 

12 septembre 2014, Usinenouvelle.com (Reuters)

 

Le président exécutif d'Airbus, Thomas Enders, critique les restrictions qu'impose le gouvernement allemand sur les exportations de biens de défense et juge que cette position est susceptible de dissuader les sociétés internationales de coopérer sur de futurs projets.

 

"Quand il s'agit de défense et de politique de sécurité, ce que le gouvernement allemand dit et ce qu'il fait sont deux choses très différentes", affirme Thomas Enders dans une déclaration envoyée à Reuters.

 

Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, qui veut durcir les règles pour l'exportation d'armement vers les zones sensibles, a déclaré en août aux industriels du secteur que leur avenir dépendait d'une consolidation avec leurs pairs européens. Pourtant, selon un article de Die Zeit publié la semaine dernière, il préférerait voir le groupe de défense Krauss-Maffei Wegmann (KMW) se rapprocher de son compatriote Rheinmetall plutôt que de fusionner avec le français Nexter.

 

En outre, Berlin bloquerait actuellement un contrat de missiles de MBDA au Qatar en n'autorisant pas le transfert de pièces détachées de l'Allemagne vers la France, apprend-on de sources du secteur de la défense. Le quotidien Les Echos a fait état de ce blocage le 10 septembre. Airbus détient 37,5% de MBDA, le missilier dont BAE Systems et Finmeccanica sont également actionnaires.

 

Conséquences sur l'emploi

 

Thomas Enders, qui a supervisé la restructuration du capital d'Airbus Group pour limiter l'influence des Etats français et allemand, dit que les restrictions à l'exportation pèseront sur l'emploi en Allemagne. Il ajoute que la politique de Berlin pourrait freiner le développement secteur en Europe. "Alors qu'on parle sans cesse de davantage de coopération et de consolidation du secteur de la défense en Europe, on s'attaque à des décennies de coopération franco-allemande."

 

L'industrie de la défense en Allemagne emploie environ 80 000 personnes, avec des exportations en hausse de 24% à 5,85 milliards d'euros en 2013. Cette envolée des ventes à l'étranger a décidé le ministre allemand de l'Economie à freiner les exportations d'armes vers des pays comme le Qatar et l'Arabie Saoudite, dont les achats contribuaient à faire du pays le troisième exportateur d'armement au monde.

 

L'Allemagne va plus loin que Bruxelles

 

Les entreprises allemandes ont déjà reproché à la politique de Sigmar Gabriel d'avoir entrainé le rejet de milliers de licences d'exportation d'armes et Rheinmetall a lancé un avertissement sur ses résultats après le blocage par Berlin d'un accord pour la vente d'équipements de simulation de combat à la Russie.

 

Le gouvernement allemand est ainsi allé plus loin que les sanctions décidées par l'Union européenne à l'encontre de la Russie pour son rôle dans le crise ukrainienne. D'après le texte de ces sanctions, l'embargo sur les exportations d'armes vers la Russie n'est pas rétroactif et ne concerne donc pas des contrats déjà signés.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 15:50
French Defence Minister visits Airbus Group at Farnborough Airshow 2014

Members of the Airbus Group Top Management welcomed French Defence Minister Le Drian at Farnborough International Air Show 2014. From left to right: Airbus Group Chief Strategy and Marketing Officer, Marwan Lahoud; Airbus Defence and Space CEO, Bernhard Gerwert; Airbus Group CEO, Tom Enders and French Defence Minister Jean-Yves Le Drian.

 

15 July 2014 Airbus Group

 

On the second day of the Farnborough International Air Show, Airbus Group’s top management welcomed Jean-Yves Le Drian, French Minister of Defence, Patricia Adam, Chairman of the French National Defence Commission, and Laurent Collet-Billon, Chief Executive of the French Procurement Agency.

 

“We are committed to France, as it is not only one of our key customers, but also one our most important partners,” said Marwan Lahoud, Airbus Group Chief Strategy and Marketing Officer. “Airbus Group is the first industrial supplier for the French armed forces. Defence is part of our strategy and remains a solid industrial basis for the Group."

 

At the centre of the discussions during the visit, were the Airbus A330 MRTT, the most capable tanker and transporter currently on offer and in production, and Unmanned Aerial Systems (UAS), in which Airbus is the leading company in Europe.

 

About Airbus Group

 

Airbus Group is a global leader in aeronautics, space and related services. In 2013, the Group – comprising Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters – generated revenues of € 57.6 billion (restated) and employed a workforce of around 139,000 (restated).

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 11:55
photo Patrick Gallibert

photo Patrick Gallibert

 

11 juillet 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Cassidian Test et Services, spécialisé dans les bancs d'essais pour les équipements aéronautiques, vient de confirmer officiellement la cession de son activité par Airbus Group. Ex-division de la branche défense d'Airbus Group, la nouvelle entité, baptisée Spherea, devient une entreprise de taille intermédiaire (ETI) de 500 salariés avec un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2013.

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:50
Cassidian Tests & Services devient Spherea

 

10/07/2014 Par lefigaro.fr (AFP)

 

Cassidian Tests & Services, filiale d'Airbus Group spécialisée dans les bancs de tests pour les équipements aéronautiques, va être reprise par deux nouveaux investisseurs, gérant trois fonds, afin de devenir la société Spherea Tests & Services, a déclaré aujourd'hui à Reuters son PDG Christian Dabasse. Le PDG de Spherea assure travailler depuis neuf mois sur la nouvelle organisation et souhaite insuffler un esprit start-up dans la société.

 

Les nouveaux actionnaires sont ACE Management, à travers les fonds Aérofund 3 et Financière de Brienne, et l'Institut régional de développement industriel de Midi-Pyrénées (Irdi). Les deux fonds prennent la majorité du capital (43,04% pour ACE Management, 14,35% pour l'Irdi et 6,70% pour Financière de Brienne) et Airbus Group conserve 33,48% pour les trois ans à venir. Les dirigeants de la société conservent 2,44%.

 

La principale activité de Cassidian T&S, qui emploie 500 personnes, est de tester les équipements électroniques des avions civils et militaires et des hélicoptères.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:56
Airbus Group Sells Majority Stake In Test & Services (Spherea) to ACE Management and IRDI

 

10 July 2014 Airbus Group

 

Toulouse - Airbus Group (stock exchange symbol: AIR) today has sold a 66.5% stake in its Test & Services business to ACE Management and IRDI (Institut Régional de Développement Industriel de Midi-Pyrénées) after receiving the necessary regulatory approvals. Following a thorough auction process, Airbus Group entered into a preliminary agreement regarding the divestment in June 2014.

 

ACE Management, which manages the European Aerospace and Defence fund, Aerofund III and Financière de Brienne, and IRDI plan to further develop Test & Services and diversify into new markets. The agreement is part of Airbus Group’s ongoing portfolio rationalisation in line with its strategic focus on the core aeronautics business. Airbus Group is convinced that the consortium led by ACE Management and by IRDI will provide Test & Services with the appropriate financial resources under the continued leadership of its current CEO, Christian Dabasse.

 

Marwan Lahoud, Airbus Group Chief Strategy & Marketing Officer, said: “The divestment process has been conducted very carefully, with an aim to provide the best possible outcome for all parties involved. We are truly convinced that the independence of the company is a great opportunity for its experienced and motivated management team to grow the business further. I am proud that entrepreneurs have emerged from our Group.”

 

Thierry Letailleur, Managing Partner at ACE Management, said Test & Services had good prospects under the new ownership structure: “Through its worldwide client base, the company clearly stands as a leading player on the test equipment market. We are excited to support Test & Services in its development strategy, and we are convinced that the company is in a very good position to become a world-class SME, relying primarily on its current entities in France, Germany and United Kingdom.”

 

Test & Services, which will be renamed Spherea Test & Services specializes in the development, manufacturing and maintenance of test equipment. It is headquartered in Toulouse and employs around 500 people in France, Germany and the United Kingdom.

 

In 2013, it had revenues of € 103 million with a return on sales of 5 percent. The business employs world-class engineers and serves commercial and military customers worldwide.

 

About Airbus Group

 

Airbus Group is a global leader in aeronautics, space and related services. In 2013, the Group – comprising Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters – generated revenues of € 57.6 billion (restated) and employed a workforce of around 139,000 (restated).

 

About ACE Management

 

ACE Management is a private equity firm which for 20 years has focused on technology companies predominantly in the Aerospace, Maritime, Defense and Security sectors. ACE Management manages 7 different funds representing about €450M of capital, including Aerofund (I, II and III), Financière de Brienne, Sécurité and Atalaya.

 

The limited partners of these funds are European industrial groups (Airbus, Safran, Airbus Group, Airbus Helicopters, Thales, DNCS, CEA, Louis‐Dreyfus Armateurs, Areva), institutional investors (Bpifrance, Fonds de Solidarité des Travailleurs du Québec (FTQ), GICAN - Groupement des Industries de Construction et Activités Navales, Société Générale, Crédit Agricole, CIC, AXA, Crédit Coopératif) and 4 regions of France (Midi‐Pyrénées, Aquitaine, Pays de la Loire and Centre).

 

For further information: www.acemanagement.fr

 

About IRDI

 

Founded in 1981, IRDI has been providing support to companies in the Midi-Pyrénées and Aquitaine regions for the past thirty years. Its permanent shareholders include large French institutional investors (the Midi-Pyrénées and Aquitaine regional authorities, BPI France, Caisse d'Épargne, Banque Populaire,  LCL / Crédit Agricole, Total, Edf, BNPP, Société Générale, etc.). It is considered as one of France’s largest regional private equity investors. As a public limited company (société anonyme), investing its own equity, IRDI is able to provide long-term support for its affiliates and for projects having an impact on the regional industry. Examples of companies for which IRDI has provided funding: CLS, SOTIP, Composite Aquitaine, Groupe ARM, IGE XAO, etc.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 16:50
Ariane 5 ME - crédits ESA

Ariane 5 ME - crédits ESA

 

08-07-2014 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Les ministres européens examinent ce mardi le projet de lanceur spatial d’Airbus et Safran pour répondre à l’offensive du Falcon 9 de SpaceX. Mais en coulisses, le projet est loin de faire l’unanimité.

 

A quoi ressemblera le futur lanceur européen Ariane 6, prévu à l’horizon 2020? Bien malin qui pourra répondre à cette question, alors que les ministres européens de l’espace se réunissent, mardi 8 juillet à Genève, pour étudier deux propositions de design pour le successeur d’Ariane 5. Certes, les débats n’aboutiront pas à un choix définitif: ils doivent permettre d’avancer en vue du prochain sommet de l’ESA, prévu au Luxembourg en décembre, qui marquera le lancement officiel du programme. Mais les débats devraient donner une indication sur la solution technique adoptée, entre une version Ariane 6 dite PPH sur laquelle travaillent les agences spatiales depuis 18 mois, et une Ariane 6 totalement différente, déclinée en deux versions, proposées par Airbus et Safran.

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 18:50
SPOT 7 livre ses premières images 3 jours après son lancement

 

05/07/2014 Airbus Group

 

SPOT 6/SPOT 7, une constellation conçue pour des couvertures nationales en haute résolution 04 juillet 2014

 

 

Airbus Defence and Space publie les premières images acquises par le satellite SPOT 7, seulement 3 jours après son lancement le 30 juin. Ces dernières heures, toute la chaîne opérationnelle a été mise en oeuvre avec succès (depuis la programmation du satellite, l'acquisition de l'image, la réception et le traitement de la télémesure) afin de livrer ces premières images spectaculaires. Celles-ci présentent des paysages très variés, et révèlent tout le potentiel de SPOT 7 pour la cartographie des ressources naturelles, des zones urbanisées ou encore le suivi agro-environnemental.

La constellation SPOT 6/7 améliore ainsi considérablement les capacités et les performances offertes par SPOT 5 qui est en opération depuis 2002 et dont le retrait du service commercial est prévu au cours du premier trimestre 2015. Elle offre une meilleure résolution, une plus grande réactivité de programmation et un volume d'images acquises quotidiennement (en mode monoscopique ou stéréoscopique) bien supérieur.

SPOT 6 et SPOT 7 marquent l'entrée de la famille SPOT dans une nouvelle ère en formant une constellation de satellites d'observation de la Terre haute résolution phasés à 180° sur la même orbite. Ceci permet de revisiter quotidiennement tout point du globe et de couvrir des grands territoires en un temps record et avec un niveau de précision unique. Avec les deux satellites en orbite, la capacité d'acquisition sera portée à six millions de km² par jour, soit l'équivalent de dix fois la France.

Avec les satellites jumeaux très haute résolution Pléiades 1A et 1B, SPOT 6, et maintenant SPOT 7, la constellation de satellites optiques d'Airbus Defence and Space va offrir à ses clients un grand niveau de détail sur de vastes territoires, un service de programmation des images très réactif et une capacité de surveillance et de suivi unique.

 

A propos d'Airbus Defence and Space

Airbus Defence and Space est une division du groupe Airbus, née du regroupement des activités de Cassidian, Astrium et Airbus Military. Cette nouvelle division est le numéro un européen de l'industrie spatiale et de la défense, le numéro deux mondial de l'industrie spatiale et fait partie des dix premières entreprises mondiales du secteur de la défense. Elle réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 14 milliards d'euros avec un effectif de quelque 40 000 employés.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:51
Faut-il donner toutes les clés d'Ariane 6 à Airbus et Safran?

L'Agence spatiale européenne va-t-elle accepter de donner un chèque en blanc aux industriels ?

 

07/07/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Agence spatiale européenne (ESA) a depuis le 18 juin une proposition d'un nouveau lanceur d'Airbus et de Safran. Une proposition qui mérite un débat.

 

L'Agence spatiale européenne (ESA) est dans une situation très, très inconfortable. Choisir quel sera le futur lanceur européen entre sa proposition qu'elle affine en coopération avec le CNES depuis 18 mois environ et celle qui a fait irruption le 18 juin dernier émanant des deux industriels majeurs de la filière lanceur, Airbus Space Systems et Safran.

Le comité d'évaluation des offres (TEB, Tender Evaluation Board) de l'ESA devait rendre son avis le 5 juillet et pourrait la présenter le 8 juillet à Genève lors de la réunion informelle des ministres des pays membres de l'ESA en charge de l'Espace en vue de préparer la prochaine ministérielle prévue en décembre à Luxembourg. La proposition d'Airbus Group et de Safran interpelle à plus d'un titre, même si les acteurs sont tous d'accord pour optimiser l'organisation. Ce travail est d'ailleurs actuellement en cours. "Mais ce ne doit pas être fait n'importe comment", estime-t-on dans le milieu spatial. 

 

1/ Doit-on faire confiance aux industriels ?

Depuis le triste jour de l'échec du vol 517, Arianespace a enfilé 60 lancements d'Ariane 5 réussis au plus grand bonheur des clients et de la filière industrielle européenne. Pourquoi aujourd'hui donner un chèque en blanc aux deux industriels, Airbus Group et Safran, désignés comme responsables de l'échec de 517. Car selon nos informations, la commission d'enquête a établi que cet échec était principalement imputable aux deux industriels Airbus et Safran qui ont sous-estimé l'impact d'anomalies constatées lors d'essais au sol. D'où ensuite la mise en place d'une organisation plus rigoureuse impliquant tous les acteurs. Cet échec a coûté des centaines de millions d'euros à l'Europe et la France et a même failli entraîner la disparition de toute la filière...

Plus récemment, la direction générale de l'armement (DGA) a pointé la responsabilité des industriels, notamment d'Airbus Space Systems dans l'échec de l'essai du missile balistique M51 en mai 2013. Une commission d'enquête de la DGA a "mis en évidence des lacunes dans les plans qualité des industriels", a expliqué début mai le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. La DGA a donc demandé "aux services concernés d'Airbus Defence & Space des efforts accrus tant en matière d'ingénierie qu'en maîtrise de la qualité et de leurs sous-traitants. Ces faiblesses, que nos propres services « qualité » ont constatées, doivent impérativement être corrigées".

Peut-on donc faire vraiment confiance aux industriels et s'en remettre totalement à eux, qui veulent prendre seuls les commandes de la filière Ariane en éjectant l'Etat mais sans pour autant en assumer toutes les conséquences en cas d'échec d'un lancement ? Et à quel titre une entité responsable de la conception et de la production des lanceurs devrait-elle faire assumer au secteur public les conséquences d'un échec, et donc de ses propres défaillances ? Pourtant, les industriels avaient promis de "prendre plus de risques", comme l'avait déclaré le 18 juin dernier François Auque dans le magazine "l'Usine Nouvelle".

 

2/ Les industriels, qui veulent le pouvoir, sont-ils les plus vertueux ?

"Il faut savoir que les coûts d'Airbus Space Systems ont augmenté quand celui des sous-contractants et d'Arianespace ont diminué. C'est le moins bon élève qui mange les bons élèves", regrette un bon connaisseur des questions spatiales. Réalisé par deux cabinets indépendants, l'audit exigé en 2011 par les Etats membres de l'ESA sur la filière spatiale avait effectivement conclu à l'époque que les sous-contractants avaient réalisé des baisses significatives quand le maître d'oeuvre Airbus avait répercuté une hausse. Sa réduction de coûts est d'autant plus facile aujourd'hui...

Car Airbus a lancé fin 2013 une sévère restructuration de son activité spatiale, lanceur compris. Car au-delà de cette exigence de Tom Enders propre au groupe Airbus, il a été également demandé cette année à Arianespace de réduire ses coûts de 12,5 % et aux industriels spécialisés dans les infrastructures sol de 10 %. Airbus devra réduire ses coûts de... 4,7 % seulement en raison de la réduction de 10 % obtenue entre le lot de lanceurs Ariane dit PA et celui appelé PB+. La réduction des coûts est de toute façon un combat permanent depuis des années pour toute la filière. Pourquoi devrait-elle justifier aujourd'hui un changement profond d'organisation au profit des deux industriels, qui ne sont pas toujours les plus irréprochables ?

 

3/ Ariane 6, une facture trop salée ?

2,6 milliards d'euros pour développer les deux versions d'Ariane 6 et les infrastructures sol. C'est beaucoup, beaucoup trop, estiment certains observateurs. Surtout pour faire deux mini-Ariane 5. "Les configurations d'Ariane 6 proposées par Airbus et Safran ne constituent en aucun cas une rupture par rapport aux configurations actuelles d'Ariane 5 ECA et d'Ariane 5 ES, explique-t-on à La Tribune. Les améliorations proposées dans le cadre d'Ariane 6 pourraient tout à fait être implantées dans le cadre d'un plan d'amélioration d'Ariane 5 et donc un coût largement moins élevé".

Le patron du spatial chez Safran, Jean-Lin Fournereaux, explique aussi dans Air&Cosmos que leur proposition pourrait faire économiser 1 milliard d'euros à la filière. Mais il oublie de préciser que la version Ariane 6.1 n'existe que si Ariane 5 ME est confirmée et qu'il reste au moins 1 milliard d'euros de développement pour cette dernière. Sans compter les aléas de développement. Ce qui devrait vraisemblablement provoquer des retards dans le calendrier très, très ambitieux des deux industriels (1er vol d'Ariane 5 ME en 2017 ; 1er vol d'Ariane 6.1 fin 2019, puis Ariane 6.2 en 2020). Dans la proposition défendue jusqu'ici par l'ESA et le CNES, le projet Ariane 5 ME, qui n'était pas prioritaire par rapport à celui d'Ariane 6, devait être désorbité.

Enfin, l'ESA et les états membres ont spécifié une Ariane 6 pour 70 millions d'euros pour 6.5 tonnes de performance à une cadence de 9 lancements par an. Les deux industriels proposent deux versions : Ariane 6.1 à 85 millions d'euros pour 8 tonnes et Ariane 6.2 à 69 millions pour 4 tonnes. "Les objectifs ne sont pas atteints, assure-t-on à La Tribune. Il faut donc un plan de soutien à rajouter face au dumping de SpaceX".

 

4/ Un postulat de départ discutable

La décision de réorganiser la filière spatiale repose sur un postulat de départ très discutable. Avec l'arrivée de SpaceX, tous les acteurs ont mélangé coût de production et dumping, selon leurs intérêts. Le rapport de la NASA est pourtant clair : le coût moyen de fabrication et de lancement d'un Falcon 9 est de l'ordre de  140 millions de dollars sur la période 2012-2020. Loin donc des prix pratiqués par SpaceX sur le marché commercial (60 millions de dollars).

La secrétaire d'Etat chargée de l'Espace, l'a d'ailleurs bien compris et l'a expliqué la semaine dernière dans une interview accordée au magazine "Objectif News" : "on a vu surgir SpaceX massivement soutenu par les fonds publics américains. Je peux même parler de dumping car la Nasa achète 130 millions de dollars en domestique, c'est-à-dire en interne, des lancements qu'elle vend 60 millions de dollars à l'export. Cela s'appelle du dumping, une politique de soutien très forte". Sauf qu'elle donne les clés de la filière lanceur aux industriels sans contreparties réelles, si ce n'est que... Airbus et Safran s'engagent à livrer des lanceurs qualifiés à l'heure, aux prix fixés..

Ce n'est donc pas réellement un problème de coûts de production de la filière européenne même si cela ne doit pas l'empêcher de poursuivre ses efforts d'optimisation. Justifier le coup de force, puis la tentative de "casse du siècle" des industriels pour des problèmes de compétitivité est quelque peu de très mauvaise foi, pour ne pas dire plus...

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:55
Satellites d’observation Astrium

Satellites d’observation Astrium

« Pour la France, l’industrie de défense est un investissement productif », Marwan Lahoud, directeur général délègue à la stratégie et à l’international d’Airbus Group / DR

 

04/07/2014 Propos recueillis par Michel Cabirol, Fabrice Gliszczynski et Philippe Mabille – LaTribune.fr

 

Le directeur général délégué en charge de la stratégie et de l'international d'Airbus Group, Marwan Lahoud, qui préside aussi le Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), explique pourquoi il est crucial de préserver en France une industrie de défense forte pour nourrir l’innovation dans le civil. Et de se préparer à la concurrence chinoise ainsi qu’à l’arrivée de nouveaux concurrents, tels SpaceX.

 

 

LA TRIBUNE - L'industrie de défense française vit en permanence une épée de Damoclès au-dessus de sa tête avec des coupes budgétaires qui peuvent arriver à tout moment. Comment gérez-vous cette situation ?

Quand l'Etat a besoin de faire des économies, le budget de la défense est le premier vers lequel Bercy se tourne. D'un trait de plume, il peut supprimer des crédits dans le budget de la Défense avec des conséquences qui sont gérées par les industriels, qui s'adapteront quoi qu'il arrive, et les armées. Notre travail est d'adapter l'outil industriel à la demande. Depuis vingt ans, notre industrie s'est radicalement et profondément transformée, les armées aussi d'ailleurs. Il y a vingt ans, l'industrie aéronautique était extrêmement dépendante des crédits militaires. Aujourd'hui il existe très peu d'acteurs industriels de premier rang qui sont purement défense. Ce qui veut dire qu'il y a très peu d'acteurs très dépendants du budget de la défense. Si je prends par exemple Dassault Aviation - car tout le monde pense naturellement que l'avionneur ne vit que grâce au Rafale - et bien Dassault Aviation c'est 70 % de chiffre d'affaires dans le civil ! Pour Airbus Group c'est 80-20.

 

Vous avez besoin de visibilité...

... Exactement, nous avons besoin de voir. Et la seule exigence que nous avons face aux responsables politiques, nous dirigeants d'entreprises est : « dites-nous ce que vous prévoyez et surtout ne changez pas les règles au milieu de l'exercice ». Nous avons été rassurés par le président de la République et le Premier ministre.

 

Vraiment ?

Si à chaque fois qu'on nous annonce quelque chose, on commence par se dire : « je n'y crois pas », on ne peut pas avancer. Je crois à la parole du Président de la République et du Premier ministre. Mais je connais également l'équation économique du pays qui est compliquée.

 

Pourtant en tant qu'industriel de la défense, vous savez ce que valent les promesses des politiques...

... Nous allons regarder tout cela avec attention et vigilance. L'industrie dispose actuellement d'un cadre qui est la loi de programmation militaire (LPM) et d'un budget de la défense en 2014. L'exercice budgétaire est un art difficile. Mais la situation aurait été différente si les arbitrages du Président et du Premier ministre s'étaient terminés par une révision de la LPM. Ce n'est pas le cas et aujourd'hui, la LPM votée fin 2013 est maintenue. Elle va nous permettre de travailler avec un cadre bien défini. Mais évidemment, nous nous adapterons aux décisions conjoncturelles.

 

Indépendamment des arbitrages du Président, la défense a déjà perdu 1 milliard en six mois...

... C'est vrai que c'est une situation inquiétante mais c'est une inquiétude normale. Cela fait 20 ans que cela dure : les gels, les reports, les annulations sont des outils budgétaires qui ne sont pas nouveaux.

 

Très clairement vous demandez que les crédits restent inchangés sur toute la LPM...

... Ce qui est important pour nous, c'est que le cadre de la LPM ne varie pas, qu'il ne change pas de format. Je le trouve d'ailleurs très intéressant notamment avec l'apport de la révision triennale. Nous savons très bien qu'à chaque construction budgétaire, il y a des nouveautés qui sont introduites mais il faut qu'elles entrent dans le cadre tracé par la LPM.

 

Pour Airbus Group, existe-t-il des programmes en danger ?

Il n'y a pas de programmes en danger tant que le cadre ne change pas. La LPM a confirmé nos programmes : A400M, avions-ravitailleurs MRTT, hélicoptères de transport NH90 et les programmes de satellites militaires. Il reste en revanche à réussir son exécution. Nous resterons très vigilants sur l'exécution et la préparation du budget 2015 pour éviter que les glissements ne se traduisent par une altération majeure de l'économie générale de chaque programme.

 

Où en est Airbus Group dans ses discussions avec la direction générale de l'armement (DGA) pour étaler vos programmes ?

Les négociations sont en cours. C'est fait pour le NH90 depuis l'année dernière. Sur l'A400M et le MRTT, nous sommes sur le point d'aboutir. Une des obligations de la DGA avant de signer un contrat est d'avoir une assurance raisonnable que l'Etat peut honorer ses engagements. Actuellement, il n'est pas illogique qu'il y ait un peu de flottements dans les négociations tant de notre côté que du côté de la DGA.

 

Suite de l'entretien

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:50
Airbus shows off new portfolio after restructuring

 

13 June 2014 by Guy Martin - defenceWeb

 

Airbus Defence and Space is marketing an expanded range of military hardware, from tactical UAVs to fighter jets, under its new guise.

 

Following restructuring and rebranding effective from the beginning of this year, Airbus Defence and Space brings together several different divisions resulting from the integration of Cassidian and Astrium, namely Military Aircraft, Space Systems, Communication, Intelligence & Security (CIS), and Electronics, which more than doubles its addressable market.

 

Antonio Barberan, head of commercial at Airbus Military, told journalists attending the annual Trade Media Briefing in Spain this week that the restructured company will bring synergies that will better serve its customers. “Our strategy is to be global leaders in each of the markets we are serving,” he said.

 

One of these areas is light and medium transport. Airbus started actively marketing the A400M for export in February last year and is targeting an order before the year ends. It has demonstrated the type throughout the world (the A400M was shown to Kazakhstan, Germany and Mexico this year) and has eight or nine requests for information and requests for proposals (RFIs and RFPs). South Africa is one target customer, and Airbus hopes to sell four A400Ms to the South African Air Force as C-130 replacements.

 

Airbus hopes to capture 50% of the market in which the A400M competes and sell 300-400 A400Ms over the next three decades. Airbus has already developed an ITAR compliant export version that features modified communications and navigation equipment.

 

France was the first of eight nations to receive the type, in August last year, and has two in service. Apparently the French Air Force is very happy with the A400M, and has deployed the aircraft to Mali and French Guyana. Airbus Defence and Space will deliver 11 more A400Ms this year, including the first to Turkey in April, the first to the UK in September and the first to Germany in November. 22 aircraft will be delivered next year, including the first for Malaysia.

 

So far the A400M has accumulated 6 343 flight hours in 2 278 flights as part of the flight test campaign. The aircraft is still being refined, and only next year will models be delivered with full aerial delivery, self-defence and tanker capabilities. By 2018, the A400M will be able to perform low level flight, have complete air-to-air refuelling capabilities and perform search and rescue functions, according to Airbus.

 

The European company also gave journalists an update on the A330 Multi-Role Tanker Transport (MRTT) programme. 34 aircraft have been ordered and 21 delivered so far and problems with the refuelling boom have been resolved. The model has been selected by Qatar (two) and Airbus is negotiating with France and will be targeting South Korea this year. India has also selected the A330 MRTT over the Ilyushin Il-78 but the recent elections there have slowed down the procurement process, for six aircraft.

 

The aircraft can be fitted with underwing or underfuselage refuelling pods from Cobham or an Airbus developed boom and can also accept fuel through its own receptacle. 140 000 litres of fuel is stored in the wings and tail, leaving the cabin free for cargo, troops or a VIP interior.

 

At the moment 19 of 28 ordered A330 MRTTs are in service, with the UK, Australia, UAE and Saudi Arabia, but this month another two will be delivered. Airbus said the type has a 90% air-to-air refuelling mission success rate and a 99% availability rate. So far the 19 aircraft in service have flown over 20 000 hours.

 

Antonio Caramazana, VP Head of Military Derivatives Programme, said the aircraft is showing very good reliability and availability and he expected to receive contracts from France, India and Qatar in the coming months. France is negotiation for nine aircraft plus three options. Singapore last year ordered six.

 

Airbus is developing the A330 MRTT Enhanced version, which features improved avionics, a higher takeoff weight, reduced fuel consumption through revised aerodynamics and other changes. Prototype conversion will start in October next year with flight testing in the second half of 2016. All future customers will receive this upgraded configuration when it becomes available in 2017. The Enhanced upgrades can be retrofitted to earlier A330 MRTT versions.

 

On the light transport side, Airbus has received orders for 20 C295s this year, including three for Ecuador and eight from a country in the Maghreb. The company is continuing to upgrade the model with improved engines and winglets and is developing numerous variants of the transport, from firefighting to gunship.

 

Another big part of Airbus Defence and Space’s offering is maintenance. Eighteen customers flying 109 aircraft make use of its Full In Service Support (FISS) system, which covers some 40 000 flight hours a year

 

With the restructured company, Airbus Defence and Space is now responsible for the marketing of the Eurofighter Typhoon. The company said that market opportunities exist for 700 Eurofighters. So far, 406 have been delivered and accumulated over 236 000 flight hours. As the Eurofighter will be the backbone of European air forces for decades to come, the aircraft is being upgraded and improved. Thrust vectoring and conformal fuel tanks are future possibilities. Other additions planned are Harpoon and Martel anti-shipping weapons and a derivative of the Brimstone missile.

 

Airbus Defence and Space is promoting a variety of unmanned aerial vehicles, with payloads from 1 kg to several tons. Barberan said that this is perhaps not a label Airbus Military wanted but has it now and is going to be a world leader in this field in the coming years.

 

Barberan said that in the coming years, medium altitude, long endurance (MALE) UAVs would be where the money stands, especially if UAVs are allowed to fly in civilian airspace. Once this happens, he predicts the market will grow exponentially.

 

Airbus Defence and Space has experience operating the Harfang and Heron I UAVs, which have been deployed to Afghanistan and Mali. More than 18 000 flight hours have been accumulated in Afghanistan and the Harfang has reached over 10 000 hours in 900 flights in Mali with the French Air Force. French Harfangs will be upgraded by Airbus Defence and Space for service to at least 2018.

 

With an eye to the future, Airbus has launched several technology programmes, such as the Barracuda, Sagitta and Optionally Piloted Vehicles, and is developing the MALE 2020 project with Dassault and Finmeccanica. Airbus has also developed the ISIS mission system for the controversial Eurohawk.

 

Aimed mainly at the commercial market, Airbus is developing the Zephyr High Altitude Pseudo-Satellite (HAPS), which can stay aloft for weeks and is aimed at being a cost effective alternative to satellites. The aircraft weighs 100 kg and can fly at altitudes of 12-25 km using its electrically driven propellers. First flight was in August last year. Jens Nielsen, Head of Unmanned Aerial Systems, said there was high interest from the communications sector since the aircraft is able to permanently provide low earth coverage. However, payload is limited to 5 kg with the current Zephyr 7 but the Zephyr 8, under development, will be able to carry several times that.

 

Domingo Urena-Raso, Head of Military Aircraft, cautioned journalists that European, and North American, nations were unlikely to order much defence equipment over the next five years as they deal with restrictive budgets. He believed the market will remain quite critical. However, he noted that while Europe will continue to struggle with defence budgets, the major market has shifted to Asia, the Middle East and Latin America.

 

Guy Martin attended the 2014 Trade Media Briefing in Spain as a guest of Airbus Defence and Space.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:55
Airbus et Safran lancent une OPA sur les activités spatiales de l'Etat

 

17/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Group et Safran vont créer une entreprise commune dans le domaine des lanceurs

 

C'était dans l'air depuis un bon petit moment, notamment dans les esprits des deux industriels Airbus Group et Safran, partenaires de longue date dans tous les programmes de lanceurs européens et de missiles balistiques. Derrière la coentreprise (joint-venture) entre Safran et Airbus Group dans le domaine des lanceurs spatiaux, se cache en fait le vrai objectif de cette opération : mettre enfin la main sur l'autorité de design des lanceurs aujourd'hui, un bijou de technologies logé au Centre national d'études spatiales (CNES) ainsi que sur Arianespace (détenu à 34,6 % par le CNES), responsable des approvisionnements et de l'assemblage final des lanceurs en Guyane et de l'ensemble des opérations de lancements. Ce qui était une incongruité depuis trop longtemps aux yeux des deux industriels dans l'organisation de la filière spatiale.

 

Arianespace et le CNES vendus ?

Le seul à jouer cartes sur table, c'est le PDG de Safran, Jean-Paul Herteman. "Dans notre idée, la nouvelle entité a vocation aussi à intégrer l'opérateur de lancement Arianespace et les compétences de la direction des lanceurs du CNES", a-t-il déclaré en présence du PDG d'Arianespace Stéphane Israël et du directeur du CNES Jean-Yves Le Gall, en sortant d'une réunion à l'Élisée. C'est ce que disait déjà dans une interview accordé à La Tribune, Stéphane Israël : "L'industrie souhaite récupérer l'autorité de design, les institutions étant davantage dans un rôle d'autorité de certification".

Pourquoi ? Pour récupérer notamment les budgets de développement de l'État français sans qu'ils ne passent entre les mains du CNES, accusé d'avoir "trop de gras" par les industriels et qui sera bientôt réduit au rôle d'une direction générale de l'armement (DGA). Cette opération en deux temps a la bénédiction du président de la République, qui a reçu les impétrants tôt lundi matin et a salué "l'ambition commune affichée par les groupes Airbus et Safran dans le domaine du spatial", une "étape majeure vers la consolidation de la filière spatiale européenne, génératrice d'emploi, porteuse d'avenir, et élément de souveraineté".

C'est ce confirme la secrétaire d'Etat chargée du dossier spatial, Geneviève Fioraso. "Les industriels seront responsables de toute la chaîne de valeur, de la conception jusqu'au lancement et la commercialisation, a-t-elle expliqué, l'Etat restant maître de la stratégie". C'est à eux de trouver la forme juridique adéquate, avec le CNES et Arianespace, a-t-elle précisé. "Le calendrier est serré, on a jusqu'à la fin de l'année pour arriver à ça". La seule question qui se pose : l'Etat va-t-il maintenant brader ses bijoux ?

 

SpaceX, un modèle subventionné par la NASA...

Pour forcer la main à l'Etat et ouvrir son coffre-fort, il fallait donc une action des deux industriels, qui ne pouvait que contraindre les pouvoirs publics à bouger, et un chiffon rouge. En regroupant leurs forces dans les lanceurs spatiaux, les deux industriels ont trouvé le moyen de faire bouger l'Etat, qui va très certainement abandonner son leadership dans la conception des lanceurs spatiaux. Le chiffon rouge, c'est bien sûr SpaceX, diabolisé pour le danger que l'américain représente mais surtout envié par les industriels pour son modèle intégré. Sauf que ce modèle ne tient que par les aides massives de la NASA au lanceur Falcon.

Mais les industriels ne veulent retenir que les succès de ce modèle bancal bâti dans l'un des pays les plus protectionnistes au monde, les Etats-Unis. Dans une interview accordée le 9 juin à l'AFP, Tom Enders, qui s'est beaucoup investi dans la réussite de cette opération entre Safran et Airbus Group, n'avait pas caché son admiration devant "la vitesse de décision et d'exécution, la capacité de prendre des risques" d'entrepreneurs comme le fondateur de SpaceX, Paypal et Tesla Motors, le milliardaire Elon Musk.

 

Des synergies ?

Airbus Group et Safran resserrent leurs liens pour proposer une nouvelle famille de lanceurs compétitifs, polyvalents et performants, afin de répondre aux besoins commerciaux et institutionnels du marché, expliquent Safran et Airbus Group. "Notre objectif principal reste l'amélioration de la compétitivité de notre activité lanceurs, a expliqué Tom Enders cité dans le communiqué commun d'Airbus Group et de Safran. Le programme Ariane est un immense succès depuis trente ans, mais pour qu'il demeure viable et compétitif, nous devons mettre en place une structure industrielle nettement plus efficace. C'est ce que les clients attendent de notre part. Notre accord avec Safran est le point de départ d'une aventure passionnante qui verra naître une filière européenne de lanceurs plus intégrée, plus performante et donc plus rentable". A suivre...

Dans un premier temps, Airbus Group, qui n'a pas hésité récemment à tailler dans ses effectifs dans les activités espace, et Safran devraient créer une joint-venture de programmes, regroupant leurs contrats de programmes civils et leurs principales participations dans le domaine des lanceurs commerciaux. A terme, des actifs industriels seraient apportés afin de créer une entreprise à part entière, leader mondial, et détenue conjointement. La création et le début des opérations de la joint-venture sont prévus avant la fin de l'année 2014.

Les deux groupes n'ont jusqu'ici guère évoqué les synergies. Mais elles devraient se jouer à la marge même si ce n'est neutre. Grâce à une entité intégrée, les deux partenaires géreront "plus efficacement les interfaces, ce qui fera gagner du temps et in fine de l'argent", explique un bon connaisseur des dossiers spatiaux. Et puis les deux partenaires devront définir la façon dont ils travaillent en commun, notamment l'organisation industrielle. Ils devront organiser enfin la gouvernance.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 12:50
Airbus en passe de vendre son activité de tests et services de défense

 

16/06/14 lesechos.fr

 

SAN FRANCISCO (Dow Jones)--Airbus Group est en passe de vendre une participation majoritaire dans son activité de tests et services de défense, rapporte Die Welt lundi.

 

Le journal allemand cite dans son article un porte-parole d'Airbus qui a confirmé ces négociations, sans fournir plus de précisions. La transaction potentielle a été enregistrée auprès de l'autorité allemande de la concurrence, a précisé Die Welt.

 

ACE Management, qui a des intérêts dans l'aéronautique, et la société d'investissement française IRDI devraient prendre le contrôle de l'activité, Airbus en conservant un tiers, a expliqué Die Welt.

 

L'activité, qui emploie 500 personnes, a un chiffre d'affaires annuel d'environ 100 millions d'euros, a indiqué le journal. Cette cession pourrait s'inscrire dans la réorganisation par Airbus de l'ensemble de ses activités de défense, a-t-il ajouté.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 18:56
Airbus Group: les actionnaires entérinent le changement de nom

 

27.05.2014 Romandie.com (AWP)

 

Paris (awp/afp) - Les actionnaires d'Airbus Group, réunis à Amsterdam, ont officiellement approuvé mardi le changement de nom de l'entreprise, selon un communiqué du groupe européen d'aéronautique et de défense.

 

"Le changement de nom d'European Aeronautic Defence and Space Company EADS à Airbus Group prendra juridiquement effet le 2 juin", indique le communiqué, rappelant que depuis le 1er janvier, l'entreprise exerce déjà son activité sous son nouveau nom.

 

Le 31 juillet 2013, le groupe avait annoncé l'adoption du nom d'Airbus Group, nom de sa filiale la plus connue, et un regroupement de ses activités défense et espace pour améliorer sa compétitivité.

 

Les actionnaires ont par ailleurs approuvé mardi le dividende proposé de 0,75 euro par action (+25%) pour l'exercice écoulé. Le paiement de ce dividende interviendra le 3 juin.

 

En 2013, Airbus Group a dégagé un bénéfice net de 1,5 milliard d'euros sur un chiffre d'affaires de 57,6 milliards. L'entreprise, qui comprend l'avionneur Airbus, le spécialiste de la défense et de l'espace Airbus Defence and Space et Airbus Helicopters, compte un effectif d'environ 139.000 personnes.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:55
Qui pour remplacer le PDG du groupe naval DCNS ?

Le gouvernement cherche un successeur au PDG de DCNS, Patrick Boissier

 

27/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Hervé Guillou, un ancien d'Airbus Group (ex-EADS) tiendrait la corde pour succéder à l’actuel PDG de DCNS, Patrick Boissier.

 

Alors que le mandat de Patrick Boissier au conseil d'administration du groupe public DCNS (3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013 pour 13.648 équivalents temps plein) s'achève le 21 décembre 2014, le recrutement de son successeur s'est accéléré ces dernières semaines. C'est un ancien d'Airbus Group, Hervé Guillou, passé par le groupe naval et par la direction générale de l'armement (DGA), qui tiendrait actuellement la corde. L'ancien patron des activités de défense en France d'EADS, puis de la cybersécurité, a même été reçu par le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, qui a également vu Dominique Mockly, directeur exécutif du Business Group Aval (recyclage, valorisation, assainissement, transport) du groupe Areva.

 

D'autre part, Laurent Giovachini, ancien numéro deux de la direction générale de l'armement (DGA) et actuel conseiller du président de Sopra, Pierre Pasquier, a retiré sa candidature tandis que celle du numéro deux de DCNS, Bernard Planchais, a peu de chance. Parallèlement aux grands oraux passés par Hervé Guillou et Dominique Mockly au ministère de l'Economie, le ministère de la Défense a mandaté un cabinet de recrutement, Progress présidé par Alain Prestat, ancien PDG de Thomson Multimedia, pour trouver la perle rare. Une tâche compliquée au regard du salaire proposé : moins de 450.000 euros par an pour un patron d'une entreprise publique.

 

Et Thales ?

 

L'actionnaire privé de DCNS (35 %), Thales a pris la décision, selon nos informations, de ne pas proposer de candidats à la succession de Patrick Boissier, qui se serait bien vu continuer un demi-mandat supplémentaire. Ce qui a bloqué les éventuelles candidatures de Pascale Sourisse, directeur général en charge du développement internationale, et de Pierre-Eric Pommellet, directeur général adjoint en charge des systèmes de mission de défense. Avant la décision de Thales de ne pas proposer de candidats, Pascale Sourisse aurait été approchée par la DGA pour le job. Mais vu le salaire proposé, pas sûr qu'elle se serait lancée....

 

Pourquoi une telle décision de la part de l'électronicien ? Parce que le PDG Jean-Bernard Lévy aurait trouvé maladroit, dans le cadre de la réflexion du ministère de la Défense sur une éventuelle montée de Thales au capital de DCNS, de présenter un candidat à la tête du groupe naval. Par ailleurs, certains observateurs du milieu industriel de la défense estiment que le renoncement de Thales serait la conséquence d'un veto de l'Hôtel de Brienne à sa montée au capital de DCNS avant la fin du quinquennat de François Hollande. A suivre.

 

Chasse aux sorcières ?

 

La succession de Patrick Boissier arrive au plus mauvais moment pour DCNS, qui aborde une année cruciale à l'export. La deuxième partie de l'année pourrait être complètement parasitée, voire paralysée, par la course à la présidence. Et beaucoup craignent enfin que l'arrivée d'un nouveau président soit une occasion pour déclencher une chasse aux sorcières néfaste à l'obtention de contrats proches d'être signés ou nuisible à des campagnes très importantes pour l'avenir du groupe, voire de la loi de programmation militaire (LPM), notamment celles concernant les frégates multimissions FREMM.

 

Le groupe naval est actuellement proche d'un contrat avec l'Egypte (4 corvettes Gowind), et en Uruguay (trois patrouilleurs Gowind dont l'Adroit). Surtout le groupe naval lorgne un contrat en Arabie Saoudite de plus de 15 milliards d'euros (Sawari 3). L'Arabie Saoudite et la France négocient un projet de vente de six frégates multimissions FREMM et de cinq à six sous-marins dans le cadre du programme Sawari 3. Un mégacontrat estimé à plus de 15 milliards d'euros. Il fait tourner les têtes des principaux groupes concernés : DCNS, Thales, le missilier MBDA et l'hélicoptériste Eurocopter (EADS). La France a signé une LoI (Letter of intent), elle attend maintenant la signature de Ryad où des changements au plus haut niveau au sein du ministère de la Défense ont perturbé le processus de ratification.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:56
Airbus: l'industrie de la défense saurait s'adapter à de nouvelles coupes budgétaires

 

 

14 mai 2014 lalibre.be (AFP)

 

Le directeur de la stratégie d'Airbus Group Marwan Lahoud a déclaré mercredi que l'industrie de la défense saurait s'ajuster à d'éventuelles coupes supplémentaires dans le budget français de la défense.

 

Cette déclaration, contrastant avec la mobilisation de l'industrie de la défense en novembre dernier, semble indiquer que le premier fournisseur de la défense française s'est déjà résigné à de nouvelles réductions des crédits militaires.

 

L'opposition accuse le gouvernement de vouloir diminuer le budget de la défense de 2 milliards d'euros par an sur trois ans. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a contesté mardi le chiffre mais pas le principe d'imposer un nouvel effort d'austérité à la défense.

 

"L'inquiétude n'est pas de mise", a déclaré M. Lahoud interrogé à ce propos par la radio BFM Business, "ce que nous attendons c'est de savoir. Nous prendrons les mesures qui s'imposeront".

 

"Notre job c'est de nous adapter au marché... mais pour s'adapter il faut du temps, il faut de la visibilité", a souligné M. Lahoud, qui est également président du Gifas, syndicat de l'industrie militaire, aéronautique et spatiale.

 

Lors de la discussion de la loi de programmation militaire 2014-2019 l'année dernière, "l'ensemble de l'industrie a pris les mesures (qui s'imposaient) et nous avons considéré que la loi de programmation nous permettait de gérer la transition" vers un redressement de l'économie. "S'il faut refaire, nous referons", a-t-il conclu.

 

Le président d'Airbus Defence and Space pour la France, François Auque, a même estimé qu'Airbus pourrait tirer parti de coupes éventuelles.

 

"Nous sommes vulnérables à l'évolution des budgets de la défense, a-t-il reconnu lors d'un point de presse à Paris, mais dans une certaine mesure certaines coupes peuvent être une opportunité pour nous" parce qu'Airbus a selon lui "une expérience unique en matière de partenariat public-privé".

 

Airbus pourrait ainsi éviter à la France de financer seule la prochaine génération de satellites de communications militaires en assurant ce service pour elle comme elle le fait pour la Grande-Bretagne.

 

"Nous avons toute l'ingénierie nécessaire pour proposer un système de télécommunications militaires par satellite à la France sous forme de services, qui permet d'étaler dans le temps la charge mais surtout qui permet de répartir différemment les risques", a-t-il dit.

 

M. Lahoud s'était élevé en novembre contre des annulations de crédits pour la défense dès 2013, exprimant "une inquiétude très forte de toute l'industrie".

 

"Ces annulations vont porter sur les dépenses d'équipement, elles ne vont pas porter sur les dépenses incompressibles, comme les opérations extérieures ou la rémunération", avait-il déclaré à l'AFP.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 06:55
Thales et Airbus Group vulnérables à de nouvelles coupes budgétaires

 

14.05.2014 journal-aviation.com (Reuters)

 

Thales et Airbus Group ont prévenu mercredi que de nouvelles coupes budgétaires dans la défense en France auraient des conséquences dévastatrices sur l'emploi et l'innovation, au lendemain des propos du ministre des Finances qui a annoncé qu'un effort serait demandé aux militaires.

 

Adoptée en décembre, la loi de programmation militaire (LPM) octroie 190 milliards d'euros de crédits sur la période 2014-2019 et acte 7.881 suppressions de postes en 2014.

 

Michel Sapin, le ministre des Finances, a dit mardi à l'Assemblée nationale que l'armée devrait contribuer à la maîtrise des dépenses publiques.

 

Il n'a toutefois pas confirmé le montant allant jusqu'à 2,3 milliards d'euros de réduction des crédits militaires d'ici 2017 cité par Les Echos et a démenti la fourchette de "1,5 à 2 milliards d'euros par an pendant 3 à 4 ans", évoquée par le député UMP Xavier Bertrand.

 

Jean-Bernard Lévy, le PDG de Thales, s'est dit mercredi inquiet, jugeant indispensable le respect "intégral" de la LPM.

 

Thales, dont l'Etat est le premier actionnaire avec 27% du capital, tire la moitié de son chiffre d'affaires de sa division défense et sécurité.

 

"Toute remise en cause de la LPM entraînerait des conséquences potentiellement très dommageables (..) sur l'emploi, mais aussi quant à la poursuite de la capacité que nous avons, nous industriels, à maintenir et à développer des technologies de très haut niveau au service de nos forces armées", a-t-il déclaré aux actionnaires du groupe lors de l'assemblée générale annuelle.

 

Le budget annuel est maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016 (1,5% du PIB) et progressera légèrement par la suite. François Hollande s'est engagé à plusieurs reprises à sanctuariser les budgets prévus par la LPM.

 

DÉJÀ DES COUPES DANS LES EFFECTIFS

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a démenti ce week-end l'existence d'un plan d'austérité spécifique qui viserait la défense tout en confirmant que tous les ministères participeraient à la réduction des déficits.

 

"Nous sommes vulnérables à l'évolution du budget de la défense", a observé de son côté lors d'une conférence de presse François Auque, responsable de l'activité spatiale dans le pôle Airbus Defence & Space constitué le 1er janvier.

 

Airbus Group est d'autant plus attentif à l'évolution qu'il négocie en ce moment avec la Direction générale de l'armement (DGA) la vente à la France de 12 avions-ravitailleurs dont il espère la conclusion cette année. Mais aucun décalage de cette commande n'est pour l'instant à l'ordre du jour, a précisé Jean-Marc Nasr, patron de la région Europe, Moyen-Orient, Afrique chez Airbus Defense et Espace d'Airbus Group.

 

Au sein de l'ex-EADS, les coupes dans les budgets de la défense en Europe ont déjà entraîné un plan de réduction d'effectifs portant sur un total de 5.800 postes, dont 5.300 dans la seule division défense et espace.

 

En France, le groupe envisage de supprimer 1.700 postes, sur un total de 52.000. Là encore, le pôle défense et espace, qui emploie 11.000 personnes, supportera l'essentiel des réductions d'effectifs, avec 1.400 suppressions de postes envisagées.

 

Ce chiffre pourrait toutefois être ramené à 1.100, selon les syndicats, mais les emplois ainsi sauvés le seront uniquement dans la division spatiale, a précisé Jean-Marc Nasr, sans confirmer cette estimation.

 

Pour contrer les vagues d'austérité en France, les industriels comptent cependant sur les contrats à l'export, comme chez Thales où Jean-Bernard Lévy en a fait une priorité depuis son arrivée fin 2012, ou chez Airbus Group, qui espère vendre son avion-ravitailleur notamment à la Corée du Sud. (Edité par Matthieu Protard)

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:55
Airbus Group revoit à la baisse ses suppressions d'emploi chez Astrium France

 

06 mai 2014 Par Julien Bonnet - Usinenouvelle.com

 

Le plan de suppressions d'emploi prévu par Airbus pour sa division espace devrait concerner 605 postes chez Airbus Defence & Space France (ex-Astrium France) contre 779 initialement prévu.

 

La direction d'Airbus group a révisé à la baisse son plan de suppressions d'emploi dans sa branche espace, qui ne devrait plus toucher que 605 postes chez Airbus Defence & Space France (ex-Astrium France) contre 779 initialement prévu, a appris l'AFP de sources syndicales lundi 5 mai à l'issue du comité central d'entreprise d'Astrium.

 

125 postes seront épargnés en raison de commandes de satellites meilleures que prévu en septembre 2013 lors de la préparation du plan de restructuration annoncé en décembre.

 

Une cinquantaine d'autres suppressions de postes ne seront par ailleurs pas nécessaires, l'effectif réel de la société à fin 2013 étant finalement inférieur de 49 unités à ce qui était comptabilisé par la direction jusqu'ici (environ 6340 CDI).

 

Les cinq syndicats d'Astrium (CFE-CGC, CFDT, FO, CGT, CFTC) réclamaient avec insistance que la direction "tienne compte des succès commerciaux" d'Astrium et leur patron, François Auque, s'y était engagé il y a un mois devant 1 500 salariés réunis à Toulouse.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:50
photo EDA - 2013

photo EDA - 2013

 

01/05/2014 VH - midi-pyrenees.france3.fr avec AFP

 

Les programmes internationaux de défense, comme l'avion de transport A400M ou l'hélicoptère NH90, sont une "horreur" à gérer en raison de la confrontation des intérêts politiques nationaux avec les besoins des industriels, a jugé le patron d'Airbus Tom Enders.

 

"Pour la majorité des acteurs dans l'industrie, les programmes multinationaux sont devenus une horreur parce qu'ils sont très, très difficiles à gérer sur le plan industriel et sur le plan politique", a-t-il affirmé lors d'une intervention devant l'Atlantic Council, un cercle de réflexion de Washington consacré aux questions transatlantiques.

 


Les seuls exemples positifs sont lorsqu'il y a un client principal et un industriel en position de pouvoir choisir librement les fournisseurs, a jugé M. Enders, qui a évoqué les programmes A400M et NH90 comme des "catastrophes" de ce point de vue.

Le programme d'hélicoptère moyen NH90 regroupe un consortium comprenant Airbus, Fokker et AgustaWestland. Pour cet hélicoptère, acheté notamment par la France, l'Allemagne, l'Australie ou encore les Pays-Bas, "nous avons plus de versions que de clients nationaux, imaginez comme cela est efficace", a déploré M. Enders.

Quant à l'A400M, il aura fallu dix ans pour que les sept pays partenaires (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) viennent à bout des retards et des surcoûts. Une partie de ces difficultés est due au choix d'imposer un consortium européen qui n'avait aucune expérience pour développer les moteurs de l'appareil au lieu de décider de s'en remettre à un fournisseur expérimenté, mais extérieur, selon M. Enders.
 

Tom Enders a notamment mis en garde contre la répétition de telles erreurs si l'Europe devait un jour lancer un programme de drones, un vieux serpent de mer.

Après de nombreuses années dans le secteur, je suis déterminé, en tout cas pour ma société, à ne jamais plus me lancer dans un tel programme consciemment


Le patron d'Airbus a par ailleurs dénoncé la gestion "inefficace" des programmes d'achats en Europe, malgré l'existence de l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (Occar), un organisme intergouvernemental censé faciliter la gestion des grands programmes d'armement. "Mais les pays maintiennent un contrôle étroit sur l'Occar, les directeurs nationaux pour les acquisitions surveillent jalousement l'Occar pour qu'elle ne devienne pas réellement efficace", a-t-il dénoncé, tout en regrettant la fragmentation de la défense européenne.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:25
FIDAE: Airbus Expands Cooperation With Chile's ENAER

 

 

Mar. 25, 2014 - By JOSÉ HIGUERA – Defense News

 

SANTIAGO — Airbus Defence and Space and Chile’s Empresa Nacional Aeronautica (ENAER), the state-owned aerospace firm under Air Force administration, signed a cooperation agreement Tuesday expanding their 30-year joint business arrangement for maintenance and upgrade services.

The agreement will increase cooperation and technology transfers for maintenance of C-295, CN-235 and C-212 transport planes, as well as for upgrading of A-36T Aviojet training and light strike planes.

The agreement was signed by Antonio Rodriguez-Barberan, the head of military sales at Airbus Defence and Space, and Chilean Air Force Brig. Gen. Henry Cleveland, CEO of ENAER.

The signing took place during the opening day of the FIDAE International Aerospace Show, the main military and commercial trade aerospace show in South America, which is running here this week.

The agreement with ENAER is part of a push by Airbus Defence and Space to establish a maintenance, repair and overhaul network with preferred partners around the world.

In the case of ENAER, the arrangement will allow the Chilean firm to provide, at the start, maintenance services to operators of the C-212 from Chile as well as other South American nations.

There are about 30 C-212s in service with military operators in Argentina, Bolivia, Colombia, Chile, Ecuador, Paraguay and Venezuela.

As part of the agreement, ENAER will receive additional support for the maintenance and potential upgrade of the A-36T/C-101 Aviojet training and light strike jets of the Chilean Air Force.

The Chilean firm also maintains C-101 jets in service with the Honduran Air Force.

Rodriguez-Barberan said, “It was a great pleasure for Airbus Defence and Space to sign this cooperation agreement with ENAER, a company with which we have such close historical ties. We are today strengthening not only our cooperation with this company, but with the whole Chilean aerospace industry.”

Cleveland underlined that “this agreement will allow us in ENAER to provide maintenance services that are much needed, both in Chile and in other countries in our region.”

ENAER’s relationship with the European group started in the 1980s, when a number of C-101 jets were locally assembled for service with the Chilean Air Force. Later, the Chilean firm started manufacturing parts for the CN-235 and C-295, as well as providing maintenance services for C-212s

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:50
Nexans va fournir 130.000 kilomètres de câbles à Airbus pour 200 millions d'euros

Le contrat prévoit la fourniture d'environ 130.000 kilomètres de fils de câblage, câbles de puissance, câbles de transmissions de données et câbles résistants au feu, a précisé Nexans.

 

25/03/2014 latribune.fr 

 

Le contrat entre l'avionneur européen et le fabricant de câbles devrait rapporter à ce dernier quelque 200 millions d'euros sur cinq ans. Il porte sur la conception, la fabrication et la fourniture de 130.000 km de fils de câblage (légers) destinés aux appareils Airbus.

 

200 millions d'euros. Voici le montant que devrait rapporter à Nexans, le groupe spécialisé dans la fabrication de câbles, le contrat conclu avec Airbus, qui s'inscrit dans le partenariat de long terme engagé il y a vingt ans entre les deux groupes.

 

95% des besoins totaux en câbles d'un avion

Celui-ci prévoit la fourniture d'environ 130.000 kilomètres de fils de câblage, câbles de puissance, câbles de transmissions de données et câbles résistants au feu, a précisé Nexans. Des équipements qui représentent environ 95% des besoins totaux en câbles d'un avion qui peut, selon les caractéristiques des modèles, être parcouru de 200 à 600 kilomètres de câblage.

 

"Le gain de poids, l'une des priorités d'Airbus"

Ce qui a pesé dans la balance en faveur de Nexans, "a été l'approche innovante du groupe pour la conception de câbles allégés" car "le gain de poids est l'une des grandes priorités d'Airbus", précise le communiqué du groupe.

"L'attention que nous portons à la qualité, aux livraisons et à la logistique a joué un rôle tout aussi important", a commenté Yvan Duperray, directeur des ventes Aéronautique de Nexans, cité dans le communiqué.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 16:50
Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (SDBR)

 

Propos recueillis par Alain Establier - Lettre SECURITY DEFENSE Business Review n° 102 – Mars 2014

 

 

SDBR : Dans la nouvelle entité Airbus Defence & Space, vous avez évoqué un changement de périmètre. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

source Airbus Group

source Airbus Group

 

Marwan Lahoud : Actuellement nous faisons un inventaire complet des activités d’Airbus military, de Cassidian et d’Astrium, les 3 composantes d’Airbus Defence & Space (ADS), qui devrait aboutir vers le mois de juin. Tout ne sera peut-être pas encore figé à ce moment-là, mais nous aurons alors une bonne vision de l’existant pour pouvoir prendre des décisions au 2ème semestre 2014. Rien n’est fermé, ce qui signifie que le changement de périmètre pourrait aussi bien entrainer des cessions d’activités que des acquisitions de sociétés.

 

Dans ADS, il y a « Defence and Space » dans l’intitulé. Quid des activités civiles ?

 

Marwan Lahoud : Il n’y a pas de sous-entendu dans cet intitulé. Les activités civiles auxquelles vous faites allusion sont  essentiellement des activités spatiales, ou bien les activités de réseaux sécurisés. Nous n’abordons pas les activités sous cet angle, à savoir est-ce de la défense ou non, mais selon le Core business d’Airbus Group : est-ce que cela vole, est-ce que cela contribue à des objets volants ou est-ce que cette activité contribue à la notoriété du groupe, est-ce que cette activité contribue au positionnement du groupe en tant qu’acteur de la défense ou de l’espace ? Une fois que nous avons répondu à ces questions nous étudions les critères financiers, à savoir est-ce une activité rentable ou non, est-ce une activité capitalistique ou non ? Toutes ces questions nous permettront de décider de la pérennité de telle ou telle activité dans le groupe. Une fois que la décision sera prise de garder ou non une activité, il nous faudra réfléchir aux moyens de la conserver et de la développer, ou bien de la vendre, à condition qu’il y ait des acheteurs…

 

Peut-on parler des drones ?

 

Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (SDBR)

 

Marwan Lahoud : Les drones ! Prenons l’exemple du Talarion (projet de drone Male de Cassidian). Nous avons annoncé avoir lancé le Talarion en une coopération de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Turquie. Qu’en était-il en fait ? Quatre industriels avaient signé une lettre disant en substance : « s’il y a un programme de drone Male et si tout le monde est d’accord, alors nous le ferons ensemble… ». La réalité était un peu différente : la France n’a ni argent ni programme de drone Male, l’Allemagne non plus (en tous cas à ce jour, car le gouvernement vient de changer), l’Italie on ne sait pas et la Turquie non plus. Voilà la réalité. En revanche ce qui est sûr, c’est que si nous ne faisons pas rapidement de la technologie de drone en Europe, nous serons dépassés technologiquement pour l’aéronautique de l’horizon 2040 ! Comme on le constate avec les avions commerciaux, l’évolution va toujours dans la même direction. Il y a un enjeu majeur de l’objet volant sans pilote, qui ne peut être ni sous-estimé ni oublié. Au même moment, aux Etats-Unis et en Israël, les technologies « unmanned » se sont considérablement développées. Donc, si nous ne faisons pas d’effort sur ce sujet nous serons vite dépassés.

 

La Turquie rechigne à prendre livraison de ses A400M. Pourquoi ?

 

A400M MSN9 - photo Airbus DS

A400M MSN9 - photo Airbus DS

 

Marwan Lahoud : C’est toujours très ennuyeux. Sur un avion livrable, il existe des centaines de points de contrôle techniques or nous assistons à une contre-négociation contractuelle pour des points de détail. Tant que le client ne prend pas possession de l’avion, bien sûr le solde contractuel n’est pas dû… Le problème, c’est que l’industriel a lui une chaîne à faire tourner et des cadences à tenir. De plus cela fait mauvais effet sur les autres clients.

 

Quid du psychodrame entre Astrium et Thales Alenia Space ?

 

Marwan Lahoud : L’idée qu’on entend parfois, « il y a des difficultés chez TAS, il y a des difficultés chez Astrium, marions-les et tout ira mieux », est pour moi de la stratégie à deux sous… Je comprends que cela puisse passionner certains, friands de grand meccano industriel, mais un industriel est d’abord intéressé par la charge de ses usines, ce qui permet de faire tourner ses outils de production. S’il y a des activités à arrêter chez Astrium, nous les arrêterons et s’il y en a à développer, nous les développerons. Mais pour pouvoir acheter une activité, il faut un vendeur et un acheteur. Il faut sortir de la logique qui consiste à penser que toute idée de meccano se concrétisera forcément. Aujourd’hui, nous ne sommes pas vendeur et il en est de même pour Thales, il me semble.

 

Nos missiliers sont parfois en concurrence. Quel est votre avis sur ce sujet ?

 

photo MBDA

photo MBDA

 

Marwan Lahoud : MBDA est dans notre Core business et c’est une participation rentable dont nous sommes très contents. Si vous faites référence à l’Arabie saoudite, il faut replacer les choses dans leur contexte en y mettant des chiffres. En Arabie saoudite, il s’agit d’un budget de 4 milliards sur 20 ans pour la défense aérienne (soit 200M par an en moyenne). Le chiffre d’affaires annuel de MBDA est de 3,5 milliards, donc ramenons les sujets à leur juste proportion.

 

Concernant l’A380, vous avez souligné l’effort de ventes qu’il y avait à faire par Airbus. Avez-vous des espoirs en chine ?

 

Marwan Lahoud : C’est un avion qui a été conçu pour le marché chinois. D’ailleurs, les compagnies chinoises étaient parmi les compagnies aériennes qui ont été réunies dans le groupe de travail qui a donné les spécifications du projet de l’A380…                                 

 

* Airbus Group : http://www.airbusgroup.com

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:50
Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (Extraits)

 

Propos recueillis par Alain Establier - Lettre SECURITY DEFENSE Business Review n° 102 – Mars 2014

 

SDBR : Dans la nouvelle entité Airbus Defence & Space, vous avez évoqué un changement de périmètre. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

Marwan Lahoud : Actuellement nous faisons un inventaire complet des activités d’Airbus military, de Cassidian et d’Astrium, les 3 composantes d’Airbus Defence & Space (ADS), qui devrait aboutir vers le mois de juin. Tout ne sera peut-être pas encore figé à ce moment-là, mais nous aurons alors une bonne vision de l’existant pour pouvoir prendre des décisions au 2ème semestre 2014. Rien n’est fermé, ce qui signifie que le changement de périmètre pourrait aussi bien entrainer des cessions d’activités que des acquisitions de sociétés.

 

Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (Extraits)

Suite de l'interview en fin de journée.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 12:25
Airbus Group highlights commitment to Latin America at FIDAE

 

Santiago de Chile,  20 March 2014 Airbus Group

 

  • Airbus Group showcases its cutting-edge products and technology at the show
  • First Latin American show where Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters participate under the new brand name

Airbus Group will have a major presence at the 18th edition of the FIDAE air show from the 25-30 March 2014 at Arturo Merino Benitez Airport. The Group, which is taking part in the show for the first time under its new name, will feature its three Divisions: Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters (Chalets D4-D8).

“FIDAE is the biggest and longest-running air show in Latin America and a key event for the Airbus Group. Furthermore, we now have the opportunity to present our new brand and organisation to our customers and audiences in Latin America,” said Jean-Pierre Talamoni, Corporate Vice President of International at Airbus Group.

With more than 1,400 employees located at 17 sites across seven countries (Argentina, Brazil, Chile, Colombia, El Salvador, Mexico and Peru), Latin America is a region where Airbus Group continues to expand its presence, generating revenues in 2013 of about $5 billion. According to Jean-Pierre Talamoni, “The Group has always aimed to be a partner of choice here, and our four decades of experience in the market reinforce this position by delivering key solutions to our customers’ needs.”

Latin America is one of the Group’s longest standing markets and sourcing partners, with an order backlog of about $60 billion. Agreements with some of the region’s leading universities and research centres also help making Latin America a research and skills partner for Airbus Group.

 

Airbus Group

Airbus Group is a global leader in aerospace, defence and related services. In 2013, the Group – comprising Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters – generated revenues of € 59.3 billion and employed a workforce of around 144,000.

(The legal name change from European Aeronautic Defence and Space Company EADS N.V. (“EADS N.V.”) to Airbus Group N.V. is subject to the approval of the Annual General Meeting.)

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 21:50
La stratégie de Tom Enders, président d'Airbus Group, récompensée

 

15 mars 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Michel Pébereau, président d’honneur de BNP Paribas, président du Jury du prix du stratège organisé chaque année par notre confrère "Les Echos", a remis ce prix à Tom Enders, président d’Airbus Group.

 

Le prix du stratège récompense chaque année la stratégie industrielle et financière jugée la plus pertinente de l’année écoulée. Suite aux conséquences de la non fusion avec le groupe britannique BAE et du changement de gouvernance d’EADS, Tom Enders, lauréat de l'année 2013, a entrepris une revue de sa stratégie, qui s’est traduite par deux décisions importantes. D’une part, le groupe a regroupé Airbus Military, Astrium et Cassidian au sein d’une même division « défense et espace ». D'autre part, il a décidé pour optimiser son intégration et sa cohésion de changer son nom et celui de ses divisions et d’adopter la marque Airbus, mondialement reconnue.

 

Pour la branche défense et espace, les choix stratégiques sont la réponse à l’évolution du marché qui se caractérise par une stabilisation et, même une réduction des budgets défense et espace dans les pays occidentaux. Airbus Group pense que cette restructuration permettra d’optimiser l’accès au marché, de réduire les coûts et globalement d’améliorer la compétitivité du groupe. Elle donnera également une meilleure visibilité du leader européen de l’espace et de la défense.

 

Autre fait marquant, Tom Enders a localisé le nouveau siège social à Toulouse, bastion de l’industrie aéronautique européenne et des sites du groupe, dans l’optique d’une meilleure intégration des équipes.

 

L’innovation est également l’une des clés de son succès. Elle mobilise un budget substantiel de 3 milliards d’euros par an, s’appuie sur des équipements ultra modernes, fait appel aux technologies les plus avancées et demeure résolument orientée vers l’excellence scientifique et la protection environnementale (éco-efficience). L’internationalisation est l’autre moteur de sa réussite. Elle repose sur de solides implantations dans les pays occidentaux, aux Etats Unis et en Chine et porte de plus en plus sur les marchés émergents, à l’image de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Amérique Latine.

 

Airbus Group aujourd’hui est l’un des tout premiers acteurs au monde de l’industrie aéronautique et spatiale. Ses positions sont particulièrement fortes dans les domaines de l’aviation commerciale, avec Airbus (co-leader mondial), de la défense et l’espace, avec Airbus Defence and Space (leader européen), et dans les hélicoptères, avec Airbus Helicopters (leader mondial).

 

Le groupe a enregistré en 2013 un chiffre d’affaires de 59,256 milliards d’euros (+5%), et dégagé un résultat opérationnel de 2,661 milliards d’euros (+24%) et un bénéfice net de 1,465 milliard d’euros (+22%).

 

La hausse de ses ventes atteste à la fois du dynamisme de son principal marché (essor de l’aviation commerciale), de l’attractivité et la richesse de son offre et de l’efficacité de son outil industriel (adaptation des cadences de production, …). Elle s’appuie sur un niveau record du carnet de commandes et s’inscrit par là même dans la durée.

 

Airbus Group (ex EADS), né du rapprochement, en 2000, de l’allemand Dasa, du français Aerospatiale-Matra et de l’espagnol Casa, demeure un modèle de coopération technologique et de construction industrielle à l’échelle européenne. Nellie Kroes, la vice-présidente de la Commission européenne en charge de l'innovation en parle-t-elle pas d'un "Airbus des chips" en souhaitant et en encourageant une réussite analogue pour l'industrie de la micro- et nanoélectronique ?

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 12:30
Retard de livraison de l'A400M MSN9 : Ankara répond à Airbus

 

28/02/2014 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Le différend qui oppose actuellement la Turquie à Airbus Defence & Space continue. Murad Bayar, secrétaire d’État de l’industrie de Défense, a déclaré jeudi que la Turquie allait demander des compensations financières à Airbus pour le retard de livraison du premier A400M, l’exemplaire MSN9.

 

Reuters rapporte les propos tenus par Bayar devant les journalistes, un message plutôt clair qui confirme le bras de fer entre le gouvernement et l’industriel : « Mon message pour Airbus est le suivant : Il devrait d’abord s’occuper de remplir les termes du contrat », réfutant la notion de « marchandage » lâchée par le PDG d’Airbus Group Tom Enders lors de la présentation des résultats annuels le 26 février dernier.

 

Selon Murad Bayar, le retard de livraison est dû au fait qu’Airbus n’aurait pas rempli toutes les exigences techniques contractuelles, un fait contesté par l’industriel, qui assure que l’avion est « opérationnel ».

 

L’A400M va obtenir ses capacités militaires « au fur et à mesure » et n’est donc pas livré pleinement opérationnel selon le cahier des charges. A titre d'exemple, les deux premiers A400M français peuvent effectuer des vols logistiques, mais doivent encore obtenir le standard qui leur permettra d’accomplir tout l'éventail de leurs missions tactiques.

 

Le secrétaire d’État espère toutefois que le premier A400M de l’armée de l’air turque sera livré au mois de mars.

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