Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 12:50
Des boîtes noires en série sur les Airbus Helicopters

Fourni par Appareo, l’enregistreur équipera à terme tous les hélicoptères Airbus. photo Appareo
 

10 mars 2014 par Thierry Dubois – Aerobuzz.fr

 

Airbus Helicopters a décidé de doter tous ses modèles d’un petit enregistreur fourni par l’Américain Appareo. Objectif : une sécurité améliorée à un coût abordable.

 

Airbus Helicopters va progressivement équiper tous ses hélicoptères d’un enregistreur d’images et de données de vol. C’est déjà le cas de tous les monoturbines AS350 Ecureuil sortis depuis début 2013. Les prochains sur la liste sont l’EC130 T2 et l’EC135, sur lesquels le système est déjà certifié.

 

Le petit Vision 1000, codéveloppé avec Appareo, enregistre quatre images par seconde et le bruit ambiant. S’y ajoutent un GPS et une centrale à inertie qui donne les angles de roulis, tangage et lacet. L’appareil est fixé au plafonnier, derrière les têtes des pilotes, de façon à voir le tableau de bord et l’extérieur.

Il permettra ainsi de généraliser l’enregistrement des données de vol sur hélicoptère. Car les CVFDR – les classiques « boîtes noires », très complètes et résistantes mais chères – ne sont obligatoires que pour le transport public de passagers au-delà d’une certaine masse au décollage. En pratique, dans la gamme Airbus, seuls les Dauphin et les Super Puma sont concernés. « Nous voulons aller plus loin que la réglementation pour être innovants et proposer un nouveau standard de sécurité, » explique Gilles Bruniaux, responsable de la sécurité des hélicoptères en service chez Airbus Helicopters. Il assure que le surcoût sera acceptable.

JPEG - 46.1 ko

En généralisant les enregistreurs, Airbus Helicopters assure viser un nouveau standard de sécurité.  photo Appareo

D’autant que le rapport prestation/prix, par rapport à un CVFDR, est vu comme avantageux. « On a moins de paramètres et la résistance au crash et au feu est moins bonne mais cela reste très intéressant : l’image donne des indications sur la météo, les obstacles et les actions du pilote  », poursuit Gilles Bruniaux.

On peut utiliser le Vision 1000 comme moyen de prévention, en faisant de l’analyse des vols avec un logiciel spécifique. Un bémol dans ce cas : il n’existe pas d’obligation d’analyse des vols chez les petits opérateurs. « Nous comptons sur leur bonne volonté », reconnaît Gilles Bruniaux. Il espère créer des incitations grâce à un partenariat avec une compagnie d’assurance.

JPEG - 48.1 ko

En matière de prévention, on peut analyser les données de vol afin de « rejouer » un vol et détecter d’éventuels problèmes. photo Appareo

L’enregistreur léger doit aussi être une source d’information importante dans une enquête après un accident. Airbus Helicopters a ainsi décidé d’installer, à terme, ce type d’enregistreur sur toute sa gamme. Car, même sur les appareils déjà munis de CVFDR, l’apport de l’image devrait le rendre utile dans les enquêtes.

Le système complet pèse environ 300 grammes. Il est intégré en une seule unité ; il lui faut juste deux câbles pour l’alimentation et l’antenne GPS, indique Gilles Bruniaux. On peut envisager une installation a posteriori pour quelques milliers d’euro.

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:30
photo ADC O Dubois AdTerre

photo ADC O Dubois AdTerre

Des hélicoptères de combat Gazelle d'occasion équipés de missiles anti chars HOT et des hélicoptères EC725 de transport, neufs font partie de la liste des matériels qui seront fournis par la France au Liban

 

10/03 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La France et le Liban ont arrêté la liste des matériels financés par l'Arabie saoudite. Odas négociera les contrats pour un montant de 3 milliards de dollars.

 

On en sait un peu plus sur les très importants contrats d'armement que Paris s'apprête à négocier avec Beyrouth, grâce au soutien de l'Arabie saoudite. Lors de la visite de François Hollande à Riyad en décembre dernier, le roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud avait promis de financer à hauteur de 3 milliards de dollars la modernisation de l'armée libanaise par la France. Depuis, des échanges de très haut niveau ont eu lieu et la liste des matériels concernés, neufs et d'occasion, est désormais arrêtée, a-t-on appris de source proche.

 

La France va fournir des hélicoptères de combat Gazelle d'occasion équipés de missiles anti chars HOT. Mais aussi des hélicoptères EC725 de transport, neufs cette fois-ci. Les appareils sont fabriqués par Airbus Helicopters, l'ex-Eurocopter.

 

Sur mer, le Liban a opté pour 4 patrouilleurs Adroit fabriqués par DCNS et dont un exemplaire a été mis à disposition de la France. A deux différences près. Les Libanais ont opté pour un canon de 76 millimètres (d'origine italienne) plus puissant que celui de 20 millimètres qui équipe le navire de la marine française, mais surtout pour des missiles Mistral. La question des missiles a suscité pas mal de débat, non pas tant par la menace potentielle pour Israël, mais plutôt à cause du risque que ces engins ne tombent aux mains du Hezbollah.

 

Blindés légers

 

Pour ce qui est du matériel terrestre, la liste comprend un certain nombre de blindés légers, du VBL de Renault Trucks Defense au PVP de Nexter. Elle ne comprend pas de chars Leclerc en revanche. Non pas que l'armée libanaise n'en ait pas voulu - elle en a même fait la demande. Mais les Français lui ont déconseillé cette option, les infrastructures routières du pays s'accommodant mal d'un engin de plus de 50 tonnes. Enfin, de par la largeur de son portefeuille de produits, Thales devrait être bien servi, dans le domaine des communications notamment.

 

La « shopping list » étant arrêtée reste maintenant à négocier les contrats. Deux options étaient sur la table : laisser les industriels (pour le matériel neuf) et le ministère de la Défense français (pour l'occasion) traiter chacun de son côté avec Beyrouth, ou bien tout centraliser. C'est cette seconde option qui semble avoir été privilégiée en confiant le dossier à la société Odas. Détenue par l'Etat et quelques-uns des grands industriels tricolores de l'armement ( Airbus Group, Dassault, DCNS...), Odas gère les contrats d'armement d'Etat à Etat entre la France et l'Arabie saoudite. L'amiral Guillaud, ancien chef d'état-major des armées, va en prendre la tête dans quelques jours.

 

François Hollande a demandé que les contrats soient conclus au plus vite. Pour y arriver, Odas va devoir négocier avec l'armée libanaise, un interlocuteur qu'il ne connaît pas. Pour ce qui est du paiement en revanche, les choses sont plus simples, puisque les Saoudiens ont exigé de faire les chèques sur présentation des factures par les Libanais. C'est une condition que les Saoudiens avaient posée lors de la visite de François Hollande à Riyad.

 

Si tous ces contrats sont signés d'ici à la fin de l'année, le millésime 2014 des exportations d'armement françaises comprendra une part inhabituellement élevée de matériels d'occasion.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 12:20
UH-72 Lakota photo US Army

UH-72 Lakota photo US Army

 

07/03/2014 Par Guillaume Steuer  - air-cosmos.com

 

En ces temps de disette budgétaire, les bonnes nouvelles sont rares pour les industriels de défense européens sur le marché américain. La proposition de budget pour l'année fiscale 2015 dévoilée par le Pentagone en début de semaine sourit pourtant à la filiale américaine d'Airbus Helicopters : afin de rationaliser ses flottes d'hélicoptères, l'US Army prévoit d'acquérir 424 UH-72 Lakota, un dérivé "américain" de l'EC145, alors qu'il n'en était jusqu'alors prévu que 345.

 

Le Lakota revient donc de loin : "le budget final pour l'année 2014 ne prévoyait que 20 machines au lieu de 31, et ne précisait aucun quantité au-delà", souligne un porte-parole d'Airbus Group Inc. L'an dernier encore, la crainte était donc grande de voir le programme arrêté avant même d'avoir été mené à terme.

 

Mais un vaste chantier de rationalisation des voilures tournantes dans l'US Army sourit finalement au Lakota : l'armée de terre américaine a en effet décidé de faire de cet appareil son principal hélicoptère d'entraînement initial pour ses personnels navigants, en commandant 79 machines de plus qu'initialement prévu.

 

La proposition de budget pour l'année fiscale 2015, qui devra toutefois être validée par le Congrès, prévoit donc la commande de 55 Lakota l'an prochain, et 45 l'année suivante. "A ce jour, nous avons livré 296 machines au client américain", souligne le porte-parole de la filiale américaine. Des livraisons que l'industriel se félicite d'avoir honoré dans le respect des coûts et des budgets. Les Lakota sont produits à Columbus, dans le Mississippi.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:35
Livraison du dernier Tigre UHT destiné aux opérations allemandes en Afghanistan

Cette douzième livraison constitue le dernier rétrofit prévu dans le programme ASGARD pour le Tigre UHT. Photo Airbus Helicopters

 

6 mars Aerobuzz.fr

 

Airbus Helicopters a livré (6 mars 2014) à l’armée allemande le dernier des 12 hélicoptères d’appui Tigre UHT optimisés en vue d’accomplir différentes missions en Afghanistan : appui des troupes au sol, protection des convois et reconnaissance aérienne.

 

Cet appareil destiné au 36e régiment d’hélicoptères de combat est le dernier des trois tranches de quatre hélicoptères d’appui Tigre UHT modifiés en configuration ASGARD (Afghanistan Stabilization German Army Rapid Deployment) dans le cadre d’un programme lancé fin 2011 par Airbus Helicopters et le ministère allemand de la Défense. La configuration ASGARD comprend l’installation de filtres anti-sable et d’une protection balistique supplémentaire, ainsi que l’intégration d’un enregistreur de données de missions et des moyens de communication optimisés pour les interventions multinationales.

 

Livraison du dernier Tigre UHT destiné aux opérations allemandes en Afghanistan

Les forces armées allemandes ont déployé leurs premiers Tigre UHT en configuration ASGARD en décembre 2012, les opérations débutant un mois plus tard à Mazar-e-Scharif. Photo Bundeswehr

 

À ce jour, les hélicoptères Tigre en configuration ASGARD ont accompli plus de 1 000 heures de vol au sein des forces armées allemandes, démontrant leur haute fiabilité, leur efficacité en mission, en particulier en appui des troupes au sol.

Partager cet article
Repost0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 13:40
Mi-28NE Havoc (Night Hunter)

Mi-28NE Havoc (Night Hunter)

 

18.02.2014 Oleg Nekhaï - La Voix de la Russie

 

Le développement de l’hélicoptère rapide russe devrait être terminé en 2017-2018. Différentes variantes sont à l’étude en Russie, mais il est encore trop tôt pour parler de caractéristiques techniques.

 

Le constructeur d’hélicoptères russe Mil est connu pour ses célèbres Mi-8 et Mi-17, qui sont demandés dans le monde entier. La compagnie prévoit de finir les travaux du projet technique d’hélicoptère rapide, qui porte le nom de V-37, d’ici la fin de l’année prochaine. Sa variante de base aura une installation avionique moderne et des systèmes porteurs de dernière génération. La vitesse de croisière de l’appareil pourrait atteindre 350-370 km/h. Le constructeur russe Kamov travaille sur l’hélicoptère Ka-92, qui sera équipé de rotors rigides coaxiaux. Il est pour l’instant difficile de déterminer quelle vitesse aura la version militaire du nouvel hélicoptère rapide, mais elle devrait être sensiblement plus élevée que celle du Ka-52 ou du Mi-28N « Chasseur nocturne », qui font partie de l’armement du ministère de la Défense. Roman Goussarov, rédacteur en chef du portail Avia.ru, souligne que leur vitesse de croisière est de 270 km/h.

 

« La création d’un hélicoptère rapide est une tâche complexe. Aujourd’hui, la vitesse de vol habituelle d’un hélicoptère est de 250-300 km/h. Si un appareil pouvant avoir une vitesse de croisière de plus de 500 km/h est créé, ce serait un grand pas en avant. Toutefois, il y a beaucoup de “mais”, qu’il sera difficile de surmonter. »

 

Les spécialistes du monde entier cherchent à faire augmenter la vitesse de vol de croisière et maximale. Tout hélicoptère possède des limitations physiques qui ne lui permettent pas de dépasser les 350 km/h en régime continu. La rapidité est pour beaucoup limitée par les lois de l’aérodynamique. Impossible en vol de ranger l’hélice principale afin qu’elle n’oppose pas de résistance. Dans la construction aéronautique, ce problème a été résolu par les convertiplanes, des avions-hélicoptères. Il y a par exemple l’américain Osprey, qui décolle verticalement et dont les rotors basculent ensuite en position horizontale pour lui permettre d’atteindre la vitesse de 500-550 km/h, comme un avion. L’expert note que les principaux constructeurs mondiaux, comme Eurocopter et Sikorsky, continuent à travailler à la création d’hélicoptères rapides et ont obtenu des résultats encourageants.

 

« Eurocopter est aujourd’hui en pleine ascension. Cette entreprise fait autorité dans beaucoup de segments de la construction d’hélicoptères et les autres constructeurs se sondent par rapport à elle. Le fait d’avoir atteint la vitesse de 470-480 km/h en vol horizontal avec l’hélicoptère hybride X3 lors d’essais dans le Sud de la France est un très bon résultat, qu’il serait difficile d'obtenir pour les Russes à l’heure actuelle. »

 

Afin d’accélérer la réalisation du projet d’hélicoptère rapide, les concepteurs russes doivent résoudre le problème des moteurs, pour les hélicoptères militaires également. Ils sont produits à l’usine Klimov à Saint-Pétersbourg, mais en quantité limitée. Une partie importante est achetée à l’étranger, en Ukraine principalement. Il est évident qu'à l’avenir, les hélicoptères rapides militaires russes, à la différence des civils, devraient par essence avoir un moteur de construction russe. C’est pour cela que l’usine Klimov élabore de puissants moteurs de nouvelle génération. Ils sont conçus pour le long terme et seront toujours modernes dans 50 ans.

Partager cet article
Repost0
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:50

X6,

Super Puma - Eurocopter

Super Puma - Eurocopter

 

11/04/2012 Michel Cabirol – La Tribune.fr

 

En plein renouvellement de sa gamme, la filiale hélicoptériste d'EADS travaille sur deux nouveaux projets, le X6, un programme appelé à succéder à la famille Super Puma, et le X9, un projet qui sera développé à partir de l'Allemagne.

 

C’est dans le plus grand secret que Eurocopter, en plein renouvellement de sa gamme, a commencé à travailler sur le remplacement de la famille des Super Puma, selon des sources concordantes. Nom de code, X6. Après le X2 (successeur du l’Ecureuil), le X3 (démonstrateur d’un hélicoptère hybride) et le X4 (successeur du Dauphin), des programmes ou des projets qui ont été dévoilés ces derniers mois par la filiale hélicoptériste d’EADS, voici donc le X6, appelé à succéder à l’horizon 2020 aux Super Puma, dont le premier exemplaire des AS332 a été livré en 1981.

 

"Il n’y a pas de financement et le projet reste encore à évaluer, explique-t-on à "latribune.fr". Nous devrons décider dans les deux ans qui viennent le lancement de ce projet". Pour autant, le PDG d’Eurocopter, Lutz Bertling, a déjà assuré en début d’année aux salariés français que le développement de ce programme se ferait sur le site de Marignane, près de Marseille, selon la CFE-CGE d’Eurocopter. Il l’a confirmé à nouveau lors d'un comité central d'entreprise (CCE) en mars aux organisations syndicales.

 

Pour la filiale d’EADS, ce programme est très important. Car la famille des Super Puma (des hélicoptères de la classe de 11 tonnes) est un véritable best-seller. Notamment les EC225 (civil) et les EC725 (militaire).

 

Le X9, un programme civil développé en Allemagne

 

Parallèlement Lutz Bertling a révélé début mars l’existence du projet X9, un programme civil dont le développement sera piloté à partir du site allemand de Donauwörth, dont l’avenir en terme de charge serait compliqué. En quoi consistera ce programme ? « Il est apparemment destiné à combler des « trous dans la raquette » de notre gamme », selon la CFE-CGC, qui s’appuie sur les propos de Lutz Bertling. Pour autant, les syndicats s’inquiètent de savoir si le X9 ne va pas empiéter sur le périmètre du programme X6.

 

Ce dernier a rappelé qu’il « est primordial pour Eurocopter que le savoir-faire en termes de R&D soit pérennisé des deux côtés du Rhin ». Des discussions sont aujourd’hui en cours pour le développement de cet hélicoptère civil avec Berlin et la Bavière. Notamment pour obtenir des financements publics allemands, à l’image du Grand emprunt français. La décision de mettre en œuvre ce projet doit être prise courant 2012 pour un lancement en 2013. Ainsi, ce nouveau programme viendrait assurer le savoir-faire et la charge de Donauwörht, en complément de l’EC135 et l’EC145 ainsi que la fin des livraisons Tigre et NH90 prévues en 2020.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories