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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 06:45
Mali: l’ONU veut déployer des drones

 

19 juin, 2014 – BBC Afrique

 

Des drones de surveillance devraient être utilisés par les Nations Unies dans le nord du Mali.

 

Le Conseil de Sécurité n'a pas encore voté et confirmé la décision, mais Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, a déclaré que ces drones contribueraient grandement à la protection des civils et des soldats.

 

Environ 8000 Casques Bleus ont été déployés pour aider à stabiliser la région, après que les troupes françaises et africaines aient évincé les militants islamistes des principales villes en 2013. Les rebelles séparatistes Touaregs et les militants d’Al-Qaïda restent actifs dans le nord.

 

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a déclaré que le gouvernement souhaitait la mise en service des drones "dès que possible".

 

Après avoir combattu dans la région de Kidal, en mai, trois groupes rebelles Touaregs ont accepté un cessez-le feu avec le gouvernement du Mali. M. Ladsous a souligné l'importance des pourparlers de paix pour la stabilité et le besoin urgent de sécuriser la région de Kidal.

 

"Un processus politique réussi est essentiel", a-t-il affirmé. Malgré des "débuts prometteurs" il y a un an, "le gouvernement et les groupes armés ont fait peu de progrès vers un véritable dialogue de fond. "

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:30
Syrie: combats entre rebelles et jihadistes de l'EIIL dans l'Est

 

17 juin 2014 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Des combats violents ont opposé dans l'Est de la Syrie, près de la frontière irakienne, des rebelles et les jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL), a indiqué mardi l'OSDH.

 

Lundi soir, des affrontements ont eu lieu dans le village de Bassira, dans l'est de la riche province pétrolière de Deir Ezzor, quand l'EIIL a essayé d'avancer, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une organisation basée au Royaume-Uni et s'appuyant sur un vaste réseau de militants et de sources médicales et militaires.

 

Depuis janvier, les alliés d'hier contre le régime de Bachar al-Assad sont devenus des ennemis. Les rebelles, modérés et islamistes alliés au Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, sont en guerre contre l'EIIL, en raison de sa volonté d'hégémonie et de son comportement extrêmement brutal.

 

L'EIIL contrôle la province de Raqa (nord) ainsi que des parties de celles de Hassaka (nord-est) et Deir Ezzor (est).

 

En outre, lundi soir, dans la localité de Chmeytiyeh, située aussi dans la province de Deir Ezzor, une voiture piégée a visé une position du Front al-Nosra et des rebelles, tuant sept de leurs combattants.

 

L'OSDH a donné par ailleurs un nouveau bilan pour un raid aérien mené lundi par le régime sur le quartier As Soukkari, à Alep, dans le nord du pays.

 

Trente deux personnes, dont deux enfants, ont péri quand des hélicoptères ont largué deux barils d'explosifs sur ce quartier, a indiqué l'ONG qui avait fait état la veille d'un bilan de 25 morts.

 

Le conflit syrien, qui avait commencé par une révolte pacifique contre le régime, s'est transformée en guerre civile. Celle-ci s'est compliquée avec des combats entre les différents groupes hostiles au régime.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:50
L'Europe se mobilise contre les djihadistes

Plusieurs centaines d'Européens ont rejoint la Syrie pour combattre le régime de Bachar al-Assad avec les groupes islamistes les plus radicaux, notamment l'État islamique au Levant et en Irak.

 

07/05/2014 Par Georges Malbrunot - LeFigaro.fr

 

Une réunion des ministres de l'Intérieur des pays européens examine les mesures pour lutter contre le départ de djihadistes en Syrie.


 

La semaine dernière, les ex-otages de Syrie ont participé à un exercice de reconnaissance vocale au siège de la DCRI à Levallois-Perret, près de Paris. Les experts de l'antiterrorisme leur ont fait entendre des voix de djihadistes français - résultats d'écoutes téléphoniques - dans l'espoir qu'ils reconnaissent le timbre d'un ou plusieurs de leurs geôliers. Puisque pour la première fois dans l'histoire des enlèvements, des Français figuraient aux côtés des terroristes qui détenaient en otages d'autres Français. Dernier avatar du piège djihadiste auxquels sont confrontés la France et d'autres pays occidentaux, trois ans après le début de la révolution pour renverser Bachar el-Assad à Damas.

 

Les neuf pays européens les plus concernés par «les combattants étrangers» en Syrie se réunissent jeudi à Bruxelles, avec des représentants des États-Unis, de Turquie, du Maroc et de Tunisie. La Syrie, comme aucun autre pays auparavant, aimante les candidats à la guerre sainte. Les chiffres sont inquiétants. 300 Français combattent dans le nord de la Syrie. À leurs côtés, 200 Belges, une centaine de Néerlandais, 300 à 400 Britanniques, des dizaines d'Allemands, et entre 50 et 100 Américains… Au total, plus de 15.000 étrangers venus de près de 70 pays. Et dans l'immense majorité des cas, pour lutter avec les groupes islamistes les plus radicaux: le Front al-Nosra, branche locale d'al-Qaida, et l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), auteur des pires atrocités, qui détenait les journalistes français.

La « présence d'une base d'al-Qaida aux portes de l'Europe » est l'autre « nouveau problème » posé par le conflit en Syrie

Le retour de ces légions de djihadistes européens sera au menu de la réunion de Bruxelles. C'est «l'une des principales préoccupations», reconnaît la ministre belge de l'Intérieur, Joëlle Milquet. 130 Français et une cinquantaine de Belges sont déjà rentrés. Au total, un millier d'Européens pourraient revenir bientôt du djihad. Le risque que les plus endoctrinés d'entre eux passent à l'action dans l'Hexagone, en Belgique ou en Espagne est pris très au sérieux. Mais leur surveillance requiert des moyens en hommes et en matériels qui dépassent les capacités des services de police des pays concernés.

 

Au-delà du renforcement souhaité de la coopération entre services de renseignements européens, la «présence d'une base d'al-Qaida aux portes de l'Europe» est l'autre «nouveau problème» posé par le conflit en Syrie, estime Mme Milquet. Chacun reconnaît désormais qu'en cas de renversement de Bachar el-Assad, la mouvance djihadiste profiterait du chaos pour se sanctuariser dans une zone de non-droit allant du Nord-Est syrien à l'ouest de l'Irak. C'est-à-dire à un saut de puce de l'Europe. Pour contrer cette menace, les Européens entendent renforcer leur coopération avec la Turquie, principal pays de transit des djihadistes, d'où la présence d'un représentant turc jeudi à Bruxelles. «Ces djihadistes n'atterrissent pas en parachute en Syrie», s'indigne le représentant démissionnaire des Nations unies à Damas, Moktar Lamani. La Turquie, qui est notre allié au sein de l'Otan, aurait pu freiner ces arrivées.» «Ce sont des questions délicates», fait valoir la ministre belge de l'Intérieur. «Les Turcs nous disent: “faites en plus pour les empêcher de venir chez nous”, et nous on leur dit “faites en plus pour les empêcher de passer la frontière avec la Syrie”», résume un expert français. «Mais aujourd'hui, on ne cherche pas à blâmer les Turcs, car ils ont pris conscience du problème et ne veulent pas devenir une plaque tournante du djihad», renchérit-on au ministère de l'Intérieur. Les Européens vont toutefois réclamer davantage d'efforts d'Ankara, pas forcément en termes d'arrestation, mais surtout de repérage des djihadistes de passage. On ne peut pas surveiller tous les points de passage illégaux entre notre territoire et la Syrie, rétorquent les Turcs. Avant d'adopter une politique de «zéro tolérance», Ankara réclame des listes de noms et des détails sur les suspects en provenance d'Europe. En fait, la Turquie redoute l'effet boomerang. «Si on se met à les arrêter en masse, les djihadistes se vengeront en posant des bombes chez nous», prévient un officiel turc. Les services turcs ont commencé à arrêter des djihadistes à leur retour de Syrie. Une tactique qui rappelle le double jeu des services syriens après la guerre d'Irak en 2003, lorsque Damas fermait les yeux sur leurs entrées en Irak tout en interpellant d'autres à leur retour, histoire de bien montrer aux Américains que le régime syrien luttait contre le terrorisme.

 

Signe de l'embarras croissant causé par le phénomène djihadiste, depuis un an, de nombreux services européens ont envoyé, mais en ordre dispersé, des délégations auprès des services syriens, alors que les relations politiques sont gelées avec Damas. Comme si le combat contre les djihadistes ne pouvait se passer de la Syrie. Mais «ce sujet ne sera pas abordé à Bruxelles», prévient-on Place Beauvau.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:45
Algérie: neuf islamistes armés tués près de la frontière malienne (Défense)

 

5 mai 2014 –  maliactu.net (AFP)

 

Neuf islamistes armés ont été tués lundi par l’armée à Tamanrasset, 2.000 km au sud d’Alger, près de la frontière malienne, a annoncé lundi le ministère algérien de la Défense.

 

Un détachement de l’armée « a mis hors d’état de nuire, le 5 mai 2014 vers 17h20 (16h20 GMT), un groupe terroriste de neuf criminels au niveau de la zone frontalière dite Taoundert, à 80 km à l’ouest de Tin-Zaoutine », à Tamanrasset suite à un accrochage, lit-on dans un communiqué diffusé par l’agence APS.

 

« L’opération a permis de récupérer huit fusils automatiques de type Kalachnikov, un (lance roquettes RPG-7, des moyens de liaison et une quantité importante de munitions », selon la même source.

 

« Cette opération qualitative intervient grâce à l’exploitation efficace d’informations sur les mouvements suspects d’un groupe terroriste, et réaffirme encore la détermination de l’Armée nationale populaire à poursuivre et anéantir ces bandes criminelles où qu’elles se trouvent à travers le territoire national », conclut le communiqué.

 

Dans un communiqué publié jeudi sur des forums jihadistes, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) a revendiqué une attaque en Algérie qui a coûté la vie à onze soldats le 19 avril.

 

L’attaque, qui a eu lieu en Kabylie, à l’est d’Alger, deux jours après la présidentielle du 17 avril contre des soldats chargés d’assurer la sécurité du scrutin, a provoqué un choc dans le pays qui se remet de la guerre civile des années 1990.

 

Selon un bilan officiel, elle a fait onze morts et cinq blessés parmi les soldats et trois morts parmi les assaillants.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 19:20
Policy Chief Nominee Backs Global Spec Ops Network

A Marine critical skills operator instructs Senegalese and Malian counterterrorism team members on movement tactics prior to a training operation in Theis, Senegal. More special operations forces will take part in missions in areas such as North Africa, according to a Pentagon official. (US Air Force)

 

Apr. 3, 2014 - By JOHN T. BENNETT – Defense News

 

WASHINGTON — The Pentagon is moving aggressively to establish a “network” of elite American commandos across the globe as part of its changing strategy to combat al-Qaida cells in places like North Africa.

 

Senior Defense Department officials on Thursday also told a House panel that had Russia invaded Crimea before the 2014 quadrennial defense review (QDR) was completed, the Obama administration would not have altered plans to place more emphasis on the Asia-Pacific region.

 

Christine Wormuth, deputy defense undersecretary for strategy, plans and force development, told the House Armed Services Committee that DoD’s 2015 spending plan and the QDR include plans, equipment and dollars to “continue” using “direct action” where needed to target al-Qaeda leaders and operatives.

 

A major part of the Obama administration’s strategy to counter the changed nature of the violent Islamic extremist organization, which now is strongest in Yemen and North Africa, will be placing additional US special operations forces (SOF) in those — and other — regions, Wormuth said.

 

Under questioning from committee Ranking Member Rep. Adam Smith, D-Wash., Wormuth said the need to directly strike al-Qaeda targets is a main reason that — in an era of defense cuts — Pentagon and administration officials maintained growth for special operations forces.

 

US Special Operations Command chief Adm. William McRaven has been pushing his plan for a “global SOF network,” which Wormuth — nominated become Pentagon policy chief — fully endorsed on Thursday.

 

The Obama administration wants to work more closely with US allies in the fight against al-Qaeda than has been the case over the “last 10 years,” Wormuth said, adding McRaven’s vision will be the backbone of such efforts.

 

The latest QDR makes clear the administration continues to be a big believer in SOF’s role in fighting al-Qaeda.

 

“The United States will maintain a worldwide approach to countering violent extremists and terrorist threats using a combination of economic, diplomatic, intelligence, law enforcement, development, and military tools,” the QDR states. “The Department of Defense will rebalance our counterterrorism efforts toward greater emphasis on building partnership capacity, especially in fragile states, while retaining robust capability for direct action, including intelligence, persistent surveillance, precision strike, and special operations forces.”

 

Notably, it includes a passage that the administration plans to “grow overall special operations forces end strength to 69,700 personnel.”

 

Such growth, it states, is necessary to protect “our ability to sustain persistent, networked, distributed operations to defeat [al-Qaeda], counter other emerging transnational threats, counter WMD, build the capacity of our partners, and support conventional operations.”

 

The QDR also says a more-robust cadre of elite commandos is needed to “preserve the element of surprise.”

 

Meantime, Wormuth and Vice Joint Chiefs Chairman Adm. James “Sandy” Winnefeld assured the House panel that had Russia invaded Ukrainian soil before the QDR was complete, its contents largely would have remained the same.

 

Winnefeld acknowledged to committee Vice Chairman Rep. Mac Thornberry, R-Texas, that an earlier Russian move would have changed “the tone” of parts of the quadrennial strategy document. And Wormuth told Thornberry that the underlying strategy — and its increased focus on the Asia-Pacific — would not have changed.

 

Some lawmakers and analysts have criticized the Obama administration for failing to anticipate the Russian invasion — and for being, as they see it, too “weak” in dealings with Russian President Vladimir Putin.

 

The QDR mentions Russia 10 times. Those passages mostly focus on how US officials will work with counterparts in Moscow to avoid conflict, maintain stability in Europe and Asia, and further reduce American and Russian stockpiles of nuclear arms. On the latter, Wormuth assured lawmakers that there are no nuclear arms talks with Russia, and she doesn’t expect new ones in the foreseeable future.

 

“The United States is willing to undertake security cooperation with Russia, both in the bilateral context and in seeking solutions to regional challenges, when our interests align, including Syria, Iran, and post-2014 Afghanistan,” states the beefiest QDR section on Russia. “At the same time, Russia’s multi-dimensional defense modernization and actions that violate the sovereignty of its neighbors present risks. We will engage Russia to increase transparency and reduce the risk of military miscalculation.”

 

Thornberry, seen by many Washington insiders as the favorite to replace retiring committee Chairman Rep. Buck McKeon, R-Calif., pressed Winnefeld on whether the QDR is too flawed. Thornberry bluntly asked if lawmakers should simply repeal the legal provision requiring it be conducted every four years.

 

Winnefeld pushed back, saying he believes it is a “valuable process” inside the Pentagon and for new presidential administrations.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:30
Yémen: attaque d'Al-Qaïda contre le QG de l'armée à Aden, 6 morts

 

 

02 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

ADEN - Des membres présumés d'Al-Qaïda ont lancé mercredi une attaque contre le QG de l'armée à Aden, dans le sud du Yémen, a indiqué à l'AFP une source de sécurité faisant état de six morts, dont trois militaires, selon un nouveau bilan.

 

Les assaillants ont pris pour cible le siège de la 4e région militaire basé à Tawahi, un quartier d'Aden, où certains d'entre eux ont réussi à s'infiltrer après l'avoir attaqué aux RPG, a indiqué cette source. Ils ont également fait exploser une voiture piégée à l'entrée du bâtiment.

 

Au total, six personnes ont péri dans l'attaque, a indiqué la même source, révisant à la hausse un premier bilan de quatre morts.

 

Trois militaires, un assaillant et deux civils, des piétons, ont été tués dans l'échange de tirs qui a suivi l'attaque, a indiqué la même source en citant un bilan préliminaire, ajoutant que l'accrochage se poursuivait en fin de matinée.

 

Une source militaire, interrogée par l'AFP, a expliqué que l'assaut avait été mené sur deux fronts.

 

Un groupe d'assaillants a attaqué le bâtiment par le nord, où certains ont réussi à s'infiltrer en escaladant le mur d'enceinte, alors que d'autres ont fait exploser la voiture piégée à l'entrée des locaux, située plus à l'ouest, a précisé cette source.

 

Des renforts de la 31e brigade blindée ont été acheminés à Tawahi, dont les entrées et les sorties ont été fermées, a ajouté la source militaire.

 

Aucune indication n'a pu être obtenue sur le nombre d'assaillants qui, selon la source de sécurité, seraient des membres d'Al-Qaïda.

 

Un responsable de sécurité, cité par l'agence officielle Saba, a ensuite indiqué qu'il s'agissait d'une attaque suicide menée par des terroristes d'Al-Qaïda.

 

Les gardes du QG ont mis en échec cette lâche attaque et les forces gouvernementales pourchassaient certains des assaillants qui ont réussi à prendre la fuite après l'attaque, selon Saba.

 

L'attaque rappelle l'assaut mené début octobre 2013 contre le QG de l'armée à Moukalla, dans le Hadramout voisin, où des insurgés d'Ansar Al-Charia, un groupe extrémiste lié à Al-Qaïda, s'étaient retranchés prenant des soldats en otage. L'assaut s'était soldé par au moins 12 morts.

 

Mais le réseau extrémiste, qui a multiplié les attaques spectaculaires dans le pays, a porté ses actions à Sanaa où il avait revendiqué un assaut en décembre contre les locaux du ministère yéménite de la Défense, faisant 52 morts.

 

Al-Qaïda a tiré profit de l'affaiblissement du pouvoir central à la suite du soulèvement populaire de 2011 contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh pour renforcer sa présence dans le pays, où il est désormais actif dans le sud et le sud-est.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:35
Afghanistan: le pessimisme du patron de l'Isaf

 

13-03-2014 par RFI

 

Le général américain Joseph Dunford, qui dirige la force internationale de l’Otan en Afghanistan (Isaf) était auditionné hier, mercredi 12 mars, par le Congrès américain.

 

Le but était de faire un point sur l’action des forces étrangères en Afghanistan et d’envisager l’avenir. Le président Karzaï n’a toujours pas signé l’accord qui permettrait aux forces américaines de rester. Donc, soit le gouvernement issu des élections d’avril signe cet accord, soit c’est un retrait total qui se dessine.

 

D’après le général Dunford, qui ne s’exprime que très rarement, le dernier délai est la fin du mois de septembre 2014. Le général est par ailleurs très pessimiste sur l’avenir de l’Afghanistan si les forces de l’Otan devaient abandonner complètement le terrain afghan.

 

« Nous sommes aujourd’hui concentrés, dit-il, sur la mise en œuvre d’un modus operandi, afin d’aider les unités de l’armée de terre afghane pour qu’elles soient en mesure de se suffire à elles-mêmes. Donc ce qui arrivera immédiatement si nous partons en 2015, c’est une perte d’efficacité des forces afghanes ».

 

Une «grande victoire» pour al-Qaïda

 

«De la même manière, poursuit le général Dunford, nous ne serions pas en mesure de finir notre travail avec l’armée de l’air afghane, nous avons besoin d’encore deux ou trois ans. Et, dans le cas d’al-Qaïda, je répète que la pression que nous leur avons infligé chaque jour, grâce à nos forces spéciales, en coopération avec l’armée afghane, les a empêchés de se reconstituer ; nous savons par les services de renseignements qu’ils essaient de continuer d’opérer à partir d’Afghanistan et du Pakistan; ils verraient cela comme une grande victoire ».

 

« Si nous nous retirons, ils auront la latitude de conduire leurs opérations à nouveau.

Ce ne serait pas seulement une reconstitution physique, mais un important signal moral pour le mouvement terroriste si jamais nous nous retirions de la région en 2015 », conclut-il.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:45
Map of Islamic terror groups in Africa, UN, BBC Aug 22 2013

Map of Islamic terror groups in Africa, UN, BBC Aug 22 2013

 

 

18 janvier 2014 Jacques Lebasnier, envoyé spécial, Benghazi (Libye) - Le Journal du Dimanche

 

EXCLUSIF - L'organisation Ansar al-Charia a réussi à créer dans la région de Derna, sur la côte libyenne, une zone de rassemblement pour tous les mouvements djihadistes d'Afrique du Nord

 

Il n'est pas si facile de se défaire du goût du sang. Pour s'en convaincre, il suffit de lire la gourmandise sur le visage de Khalil Aboubakar quand il propose de regarder des photos sur son ordinateur. L'ancien rebelle libyen de 40 ans, qui tua beaucoup pendant la révolution, ouvre un fichier et en fait défiler le contenu : des clichés épouvantables de têtes coupées déposées dans des sacs plastique ou brandies par des bourreaux cagoulés. Les photos rappellent l'horreur du conflit en Syrie. Khalil Aboubakar le jure : c'est pourtant bien à Derna, sa ville natale de l'est libyen, qu'elles ont été prises. "Lui, c'est un flic", explique-t-il en montrant l'une d'elles. "Ce jour-là de 2012, cinq ont été décapités." Les coupables? "Ansar al-Charia", lâche Khalil Aboubakar. "Ils ne veulent pas voir des policiers ou des militaires sur leur territoire."

 

Pour en parler, l'homme a accepté de nous rencontrer hors de Libye, mais a exigé de changer son nom. "Sinon, je suis mort et ma famille avec", jure-t-il. Pour lui, Ansar al-Charia représente le visage du mal à Derna. "Tout le monde les déteste mais ce sont eux les maîtres." Cette organisation salafiste djihadiste a vu le jour en Libye pendant la révolution. Aujourd'hui composée d'anciens rebelles, elle prospère sur le chaos qui règne en Libye. Le pays, qui va bientôt fêter les trois ans du soulèvement contre Mouammar Kadhafi, part en effet chaque jour un peu plus en lambeaux : le gouvernement est totalement impuissant face aux centaines de milices qui existent encore.

 

Différentes branches du mouvement se sont ainsi implantées à Syrte, l'ancien bastion de Kadhafi, mais aussi à Benghazi, la capitale de l'Est. Mais c'est bien à Derna, traditionnel fief des islamistes libyens, qu'elle a établi sa base. À sa tête, Soufiane Ben Qoumou, que l'on présente aussi comme l'émir d'Al-Qaida dans l'est libyen. La nébuleuse terroriste dispose néanmoins d'un autre représentant à Derna : Abd al-Baset Azzouz, spécialement envoyé en Libye par le leader d'Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, pour y bâtir un réseau.

 

À "l'extrême de l'extrême"

 

Khalil Aboubakar connaît bien tous ces djihadistes. Pendant la révolution, il a fait partie de la brigade des Martyrs du 17-Février puis de celle d'Abou Salim, dont certains membres composent aujourd'hui Ansar al-Charia. L'ancien combattant a d'ailleurs conservé des liens avec les djihadistes et avoue avoir "du respect" pour leur drapeau noir frappé des paroles du prophète. "Mais Ben Qoumou et ses proches ont perverti le message", regrette-t-il. "S'ils n'éliminaient que des policiers, des juges, des politiques, ça irait. Mais ils tuent des innocents." Une violence confirmée par Noman Benotman, un repenti du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) aujourd'hui président du think tank Quilliam Foundation à Londres. Il qualifie la nouvelle génération de djihadistes libyens "d'extrême de l'extrême". "Ils ne sont pas vraiment éduqués" poursuit-il. "Leur modèle, c'est al-Zarkaoui (chef d'Al-Qaida en Irak jusqu'en 2006)."

 

De quoi faire régner la terreur. La peur est devenue une maladie contagieuse à Derna, où les noms d'Ansar al-Charia et d'Al-Qaida se prononcent à voix basse. Malgré tout, en novembre dernier, la population, excédée par les exactions, a osé se soulever contre Ansar al-Charia. Comme à Benghazi, les radicaux ont dû quitter la ville. Ils ne sont pas allés très loin. Dans la Montagne verte qui, sous Kadhafi, servait déjà de maquis aux islamistes. Mais aussi aux abords immédiats de la localité. "On ne sait jamais où ils sont et tout d'un coup, ils apparaissent. Ce sont des fantômes", résume Hamza, un local, aujourd'hui réfugié à Londres.

 

Le secret est l'une des forces de l'organisation. Le nombre de ses combattants reste un mystère. Son organigramme semble lui aussi mouvant. Au sommet, il y a bien Soufiane Ben Qoumou. Cet homme chétif de 54 ans n'est autre que l'ancien chauffeur de Ben Laden au Soudan. Il a combattu en Afghanistan où il fut arrêté par les Américains en 2001. Après six ans de détention à Guantánamo, il est transféré en Libye où il est jeté en prison. Il est libéré par le régime en 2010 et crée sa propre milice en 2011. Un membre de sa garde rapprochée affirme qu'il a reçu alors la visite de Qataris et des livraisons d'armes de Saoudiens.

 

"Main dans la main" avec Al-Qaida

 

Aujourd'hui, Ben Qoumou, époux de deux femmes, résiderait au nord de Derna dans une maison située sur le front de mer. Il ne se déplace jamais sans de très jeunes gardes du corps, "très bien payés et prêts à mourir pour lui", change souvent de véhicule, modifie tous les jours son planning. Autour de lui gravitent des chefs de katibas puissantes, quelques riches commerçants qui financent l'organisation. Officiellement, Ansar al-Charia n'a pas de lien avec Al-Qaida mais selon Khalil Aboubakar, "ils travaillent main dans la main". Outre l'imposition de la charia et le refus de la démocratie, le départ des Occidentaux de Libye semble être un préalable. Washington affirme qu'Ansar al-Charia est directement impliquée dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, le 11 septembre 2012, où l'ambassadeur Christopher Stevens trouva la mort. Il y a huit jours, le Département d'État a placé l'organisation sur la liste des organisations terroristes.

 

"Mais ce qu'ils veulent vraiment va au-delà", assure Khalil Aboubakar. "C'est l'établissement d'un califat sur toute l'Afrique du Nord et jusqu'en Andalousie". "Ils ont un agenda caché déconnecté de la vie politique libyenne", abonde un ministre influent d'un pays frontalier, inquiet de la montée en puissance du mouvement.

 

L'organisation s'inscrit donc dans une stratégie régionale, voire internationale. Elle accueille sur son sol les Tunisiens du mouvement, bien sûr. Mais aussi, des djihadistes algériens ou somaliens. Chaque mois, elle envoie aussi des dizaines de militants combattre en Syrie aux côtés du Front al-Nosra, affilié à Al-Qaida. Les combattants d'Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique) se sont aussi repliés en Libye et notamment à Derna après l'intervention française au Mali. "Avant cela, Ben Qoumou avait livré des armes au Mali", assure Khalil Aboubakar. "À ma connaissance, sept convois sont partis de Derna juste après l'arrivée des Français."

 

"Des roquettes de 8 mètres de long"

 

Établir une zone refuge pour les groupes radicaux régionaux. Tel serait, à court terme, le but d'Ansar al-Charia et d'Al-Qaida en Libye. "Les assassinats systématiques des représentants de l'État participent à cet objectif", estime le ministre. "Ils veulent conserver une zone où ils peuvent agir à leur guise." Ce dernier estime d'ailleurs que les deux organisations ne sont pas encore passées à une phase opérationnelle. "Ils sont encore dans une période de recrutement et d'entraînement." Malgré le survol de Derna par des drones américains, plusieurs sources locales confirment l'existence d'au moins quatre camps de formation aux abords de la ville.

 

"Dans l'un, j'y ai vu au moins 300 hommes qui s'entraînaient à tirer, se battre, courir", raconte un témoin. Les deux groupes disposent aussi d'entrepôts d'armes, issues de l'arsenal kadhafiste. Un bâtiment proche du centre, près de l'hôtel Pearl, appartiendrait à Ansar al-Charia. "J'y ai vu des roquettes énormes, de près de 8 mètres de long", explique un habitant encore éberlué. Un membre du premier cercle de Ben Qoumou, affirme que depuis quelques semaines, cela s'agite à Derna. "Une action pourrait avoir lieu prochainement. Peut-être pour février et l'anniversaire de la révolution."

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 12:30
Syrie: les combats entre rebelles et islamistes font 500 morts en une semaine

 

MOSCOU, 10 janvier - RIA Novosti

 

Les affrontements entre la rébellion et les islamistes liés à la nébuleuse terroriste Al-Qaïda ont fait près de 500 victimes en une semaine en Syrie, rapporte l'Observatoire  syrien des droits de l'homme basé à Londres (OSDH) sur son site internet.

 

482 personnes, dont 85 civils, 240 repentants de l'opposition armée et 157 membres du groupe islamiste Etat islamique en Irak et au Levant ont été tuées en une semaine de combats, a fait savoir Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

 

L'ONG avait antérieurement annoncé que les troupes gouvernementales syriennes avaient assassiné 45 rebelles armés qui tentaient de fuir les quartiers assiégés de Homs (ouest de la Syrie).

 

L'agence nationale SANA parle de son côté de 37 rebelles tués dans des affrontements avec les troupes gouvernementales.

 

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par un conflit opposant les forces fidèles au régime de Bachar el-Assad aux insurgés, dont le bilan s'élève à plus de 100.000 morts.

 

L'Armée syrienne libre (ASL), branche militaire de l'opposition syrienne anti-Assad, est considérée comme une force modérée qui mène un dialogue avec une série de pays occidentaux et arabes. Cependant, plusieurs groupes extrémistes affiliés à Al-Qaïda, dont l'Etat islamique en Irak et au Levant et le Front Al-Nosra, sont également présents sur le sol syrien.

 

La confrontation au sein des insurgés luttant contre le pourvoir de Damas s'est accentuée ces derniers jours. Les médias font régulièrement état de combats d'envergure secouant différentes régions du pays.  Des chefs extrémistes ont exhorté mardi leurs combattants à "anéantir" les rebelles syriens. 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 13:45
Le Kenya déclare avoir tué une trentaine de rebelles shebab dans une frappe aérienne en Somalie

 

10 janvier 2014 Romandie.com (AFP)

 

NAIROBI - Le Kenya a déclaré vendredi avoir tué au moins 30 insurgés shebab, dont des dirigeants du mouvement islamiste, dans une frappe aérienne sur un camp d'entraînement en Somalie.

 

Les islamistes ont de leur côté nié avoir été attaqués et avoir subi des pertes.

 

Selon l'armée kényane, l'attaque a visé jeudi soir un camp shebab de Garbarahey, dans la région de Gedo, située à quelque 600 kilomètres au nord-ouest de la capitale somalienne, Mogadiscio, et près de la frontière avec le Kenya et l'Ethiopie.

 

Les chasseurs des forces de défense kényanes ont attaqué un camp des shebab où une réunion était en cours, a déclaré un haut responsable de l'armée kényane.

 

Plus de 30 insurgés shebab ont été tués, dont des commandants de haut niveau, a-t-il ajouté.

 

Un autre officier a précisé que l'armée kényane tentait toujours de déterminer les identités des victimes de la frappe aérienne.

 

Nous sommes toujours en train d'essayer de les identifier, mais il est certain qu'il s'agit de pointures de la hiérarchie shebab, a-t-il assuré.

 

Selon lui, cinq véhicules et d'autres objectifs clés ont été détruits par l'attaque.

 

Les mêmes sources ont indiqué estimer que des dizaines d'insurgés ont également été blessés.

 

Un porte-parole militaire des shebab, contacté par l'AFP, a toutefois démenti les déclarations des militaires kényans sur l'attaque de Garbarahey.

 

Nos troupes ne sont pas présentes là-bas. Il n'y avait pas de combattants shebab dans la zone, personne de chez nous n'a été tué, a dit le porte-parole Abdiaziz Abu Musab.

 

Les Kenyans revendiquent avoir causé des pertes pour faire plaisir à leurs patrons en Occident, qui les ont embauchés pour faire la guerre en Somalie, a-t-il ajouté.

 

Le Kenya combat les shebab somaliens liés à Al-Qaïda depuis octobre 2011, date du début de son intervention militaire en Somalie. Il a depuis intégré la force de l'Union africaine déployée dans ce pays.

 

Le président Uhuru Kenyatta a promis de maintenir la présence militaire kényane en Somalie malgré les attaques des shebab sur le sol kényan, dont la plus sanglante a été celle du centre commercial Westgate de Nairobi, en septembre dernier, qui a fait au moins 67 morts.

 

Qu'ils sachent (les shebab) que nous ne céderons pas sur la guerre, a dit le président kényan. Nos forces resteront en Somalie jusqu'à ce que nous soyons satisfaits et que la paix règne, a-t-il dit.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 12:30
Le groupe islamiste qui terrorise le Moyen-Orient

 

9 janvier 2014 Arnaud Focraud (avec M.B.) - leJDD.fr

 

DÉCRYPTAGE - Créé il y a moins d'un an, l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) est devenu un acteur central des conflits irakien et syrien. Zoom sur une organisation islamiste "hors de contrôle" qui détiendrait en otage les quatre journalistes français enlevés dans la région.

 

L'EIIL, une trajectoire différente en Syrie et en Irak

L'organisation djihadiste sunnite est depuis plusieurs semaines au premier plan de deux conflits très différents. Une présence qu'elle veut conforme à son ambition : celle, comme l'indique son nom, d'instaurer un Etat islamique en Irak et au Levant, région qui inclut le Proche-Orient et en particulier la Syrie et le Liban. L'EIIL a d'ailleurs revendiqué pour la première fois un attentat suicide à Beyrouth, commis le 2 janvier dans le fief du Hezbollah chiite. Mais la création de cet émirat transnational "peut surtout paraître utopique", explique au JDD.fr Dominique Thomas, spécialiste des mouvements djihadistes à l'EHESS. "Cet objectif reste flou, il s'agit davantage d'une organisation d'opposition armée qu'un groupe ayant un véritable projet politique".

L'EIIL ne connaît pas le même sort en Irak et en Syrie. Dans son berceau historique de la région d'Al-Anbar, à l'ouest de l'Irak, l'organisation a pris le contrôle le week-end dernier de la ville de Falloujah, à 60km de la capitale Bagdad, après plusieurs jours de combats et le retrait de l'armée. Elle possède également plusieurs quartiers de la localité de Ramadi, haut lieu de la contestation sunnite au régime du chiite Nouri al-Maliki.

Dans le pays voisin, en revanche, la mouvance a subi ces derniers jours des revers à Alep et Raqa, son fief. Non pas face au régime de Bachar el-Assad, qu'elle souhaite renverser, mais contre des rebelles, qui ont lancé en fin de semaine dernière une vaste offensive contre elle. Les tensions au sein de la rébellion syrienne sont anciennes. Mais, pense Dominique Thomas, "cette coalition très hétéroclite trouve un intérêt commun à lutter contre l'EIIL", qui a gagné en puissance en Syrie et demeure "hors de contrôle". "Certains groupes subissent peut-être des pressions de la part de pays étrangers qui ont intérêt à écraser l'EIIL pour contrôler davantage l'insurrection", explique-t-il.

 

D’où vient cette organisation?

L'Etat islamique en Irak et au Levant n'est apparu dans sa forme actuelle qu'en avril 2013. Il s'agit en fait de l'héritière de l'Etat islamique en Irak (ISI), qui combattait depuis plusieurs années les forces américaines présentes sur le sol irakien. Mais l'organisation dirigée depuis 2010 par Abou Bakr al-Bagdadi s'est exportée sur le front syrien. "Elle s'est attribuée en 2012 la paternité du Front Al-Nosra, le groupe islamiste qui combat le régime syrien, en lançant une OPA contre lui. Mais Al-Nosra s'est autonomisé et a marqué cette dissociation en prêtant allégeance à Al-Qaïda", décrypte Dominique Thomas.

Hégémonique et ultra violent, l'EIIL s'est rapidement mis à dos les autres groupes rebelles. Avec 5.000 à 7.000 combattants, selon les estimations, son efficacité face aux forces loyales pourrait toutefois encore jouer en sa faveur. Selon l'islamologue Romain Caillet, de l'Institut français du Proche-Orient, le groupe "dispose d'un moyen de pression : le retrait de 750 de ses combattants des lignes de front face au régime syrien dans la région d'Alep". En effet, "une guerre intestine avec l'EIIL ajoutée à une offensive des forces loyalistes au régime d'Assad sur Alep serait une catastrophe pour les rebelles", explique ce spécialiste du salafisme, contacté par l'AFP.

 

Quel lien avec Al-Qaïda?

Que ce soit en Syrie ou en Irak, la stratégie de l'EIIL entre en divergence avec les intérêts d'Al-Qaïda, même si les deux groupes partagent une même idéologie djihadiste sunnite. "On présente le mouvement comme affilié à Al-Qaïda, ce qui est faux", affirme Dominique Thomas. En Syrie, Al-Nosra reste l'organe officiel de la mouvance terroriste et il a adopté une attitude neutre dans le conflit qui oppose l'EIIL aux mouvements rebelles en proposant, en vain, un cessez-le-feu. En Irak, l'organisation avait prêté allégeance en 2004 à Oussama Ben Laden mais la création de l'Etat islamique, deux ans plus tard, a marqué une rupture entre la direction irakienne et Al-Qaïda.

Selon Dominique Thomas, c'est pourtant cette différence de stratégie qui constitue la principale limite de son extension. "L'EIIL risque, du fait de cette opposition, d'être marginalisé et de tomber en isolement." Ses récents succès en Irak ne masquent pas des risques sur le plus long terme. Michael Knights, expert au Washington Institute for Near East Policy, expliquait en début de semaine à l'AFP que "la forte croissante de l'EIIL pourrait aussi nuire à l'organisation, parce que les batailles ouvertes dans des zones urbaines sont un point fort du gouvernement". Pour Dominique Thomas, l'organisation sait "faire des coups" mais n'est pas réputée pour "contrôler des espaces territoriaux", qui plus lorsqu'elle peine à s'ancrer au sein de la population. "Ce type d'action se termine en général très mal pour ces organisations. Tenir des villes nécessite beaucoup de ressources logistiques et humaines, et les armées gardent de toute façon la suprématie aérienne."

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:30
Syrie: l'EIIL appelle à anéantir les autres rebelles

 

07 janvier 2014 Romandie.com (AFP)

 

BEYROUTH - L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a appelé à anéantir les rebelles contre lesquels ce groupe lié à Al-Qaïda se bat depuis plusieurs jours dans le nord de la Syrie, selon un message audio mis en ligne mardi sur des sites jihadistes.

 

Il a par ailleurs menacé de mort les membres de la coalition de l'opposition syrienne, estimant qu'ils étaient une cible légitime.

 

S'adressant aux combattants de l'EIIL, son porte-parole, cheikh Abou Mohammed al-Adnani, a lancé: Anéantissez-les (les rebelles) et (...) soyez certains de la victoire de Dieu.

 

Parlant ensuite aux rebelles, il a affirmé: Aucun de vous ne survivra, et nous ferons de vous un exemple pour tous ceux qui pensent suivre le même chemin.

 

Cette déclaration intervient alors que depuis vendredi, rebelles et combattants de la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie, le Front Al-Nosra, sont engagés dans des affrontements meurtriers contre les jihadistes de l'EIIL.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ces combats ont fait au moins 274 morts: 129 rebelles et membres d'Al-Nosra, 99 jihadistes de l'EIIL, un groupe originaire d'Irak, et 46 civils.

 

Le chef du Front Al-Nosra, Abou Mohammad al-Jolani, a appelé mardi à un cessez-le feu dans ces affrontements, pour se concentrer sur la lutte contre le régime de Bachar al-Assad.

 

L'EIIL a aussi mis en garde les membres de l'opposition.

 

L'EIIL estime que la coalition et le Conseil national (syrien, une des composantes de la coalition, ndlr), l'état-major et le conseil militaire (...) lui ont déclaré la guerre, a indiqué Abou Mohammed al-Adnani.

 

Chaque membre de cette entité est une cible légitime pour nous, à moins qu'il ne déclare publiquement son refus de (...) combattre les moujahidine, a-t-il ajouté.

 

Soyez conscients, soldats de l'EIIL, que nous avons réservé un prix à quiconque coupe la tête de l'un d'eux et celle de leurs commandants, alors tuez-les où que vous les trouviez, a-t-il dit.

 

La coalition de l'opposition dénonce régulièrement les actions de l'EIIL, accusé d'une série d'exactions, notamment des enlèvements et meurtres de civils et de rebelles rivaux.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:30
Syrie: 34 mercenaires étrangers éliminés par des rebelles

 

 

MOSCOU, 7 janvier - RIA Novosti

 

L'opposition syrienne armée a éliminé 34 islamistes radicaux, tous mercenaires étrangères affiliés à la nébuleuse terroriste Al-Qaïda, dans le nord-est de la Syrie, rapporte l'agence Reuters se référant à l'Observatoire syrien des droits de l'homme basé à Londres (OSDH).

 

Sans préciser la nationalité des extrémistes éliminés, la source précise que la majorité des islamistes étaient des membres du mouvement de  l'Etat islamique en Irak et au Levant. 

 

La confrontation entre l'opposition anti-Assad et des islamistes sévissant sur le sol syrien s'est accentuée au cours de ces derniers jours. Les médias font régulièrement état de combats d'envergure secouant différentes régions du pays. 

 

Depuis mars 2011, la Syrie est secouée par un conflit armé entre les forces gouvernementales et l'opposition armée. D'après les Nations unies, le conflit a déjà fait près de 100.000 morts. 

 

L'Armée syrienne libre (ASL), branche militaire de l'opposition syrienne, est considérée comme une force modérée qui mène un dialogue avec une série de pays occidentaux et arabes. Cependant, plusieurs groupes extrémistes affiliés à Al-Qaïda, dont l'Etat islamique en Irak et au Levant et le Front Al-Nosra, sont également présents sur le sol syrien.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 18:30
Le Moyen Orient décomposé

06 janvier 2014 par Laurent Marchand

 

Deux ans après le retrait des troupes américaines d’Irak, le drapeau noir d’Al-Qaïda flotte depuis samedi sur Fallouja et Ramadi. Ces deux villes, situées à soixante et cent kms à l’ouest de Bagdad, avaient été le symbole de l’insurrection anti-américaine. C’est là que les GI’s avaient essuyé leurs plus lourdes pertes durant leurs neuf années de présence. C’est là que le pouvoir irakien, soutenu mollement par Washington, est en train de sombrer. Incapable désormais de maintenir l’ordre à Bagdad, secouée hier par une violente série d’attentats meurtriers. En un an, les violences en Irak ont fait plus de huit mille victimes.

La prise de Fallouja illustre l’impuissance croissante du premier ministre chiite Al-Maliki, accusé de toutes parts de favoriser sa communauté et de diviser son pays. Au Nord, le Kurdistan irakien vit de plus en plus de façon autonome et prospère sur le pétrole. Les tribus de l’Ouest irakien, un temps alliées du pouvoir dans la lutte contre Al-Qaïda, ont souvent retourné leur position. Quant aux combattants des milices sunnites, ils profitent à plein de la guerre en Syrie pour déstabiliser un peu plus le pays.  

Ainsi, les djihadistes de l’EIIL, l’Etat islamique en Irak et au Levant, qui viennent de prendre Fallouja, ont profité depuis l’automne 2012 du chaos syrien pour effectuer un spectaculaire retour en puissance. Ces milices affiliées à Al-Qaïda ont adopté une stratégie transfrontalière. Prêtant main forte aux franges les plus radicales de l’opposition syrienne, bénéficiant en échange de livraisons d’armes pour multiplier les attentats et les attaques de prison sur le sol irakien.

 

Les limites de l’interventionnisme occidental

En 2011, avec la mort de Ben Laden et juste avant le retrait américain, Al-Qaïda semblait condamnée à végéter, quelque part à la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan. Deux ans plus tard, l’organisation profite pleinement de la décomposition des Etats arabes du Moyen Orient pour tenter de se recréer une base. La guerre exténuante livrée depuis trois ans sur le territoire syrien. La guerre civile alimentée sur le sol irakien. Les attentats ciblés perpétrés depuis cet été et surtout depuis deux semaines au Liban. Tout cela ressemble à une stratégie djihadiste à l’échelle régionale.

Le retrait américain (sur lequel Washington n’entend pas revenir) a laissé la région sans un seul acteur capable de contrer cette logique incendiaire. Pire, tous les acteurs extérieurs jouent leur partition, et soufflent sur les braises. Avec deux protagonistes peu connus pour leur modération. L’un, chiite, l’Iran, qui soutient et arme Assad et le Hezbollah libanais. L’autre, sunnite, l’Arabie Saoudite, qui finance les groupes les plus radicaux de l’opposition syrienne et vient de donner trois milliards de dollars à l’armée libanaise pour contrer l’influence iranienne au pays du Cèdre.

La poudrière syrienne est ainsi en train de contaminer progressivement ses voisins. L’Irak avait déjà entamé un processus de décomposition. Le Liban, à présent, suscite de vives inquiétudes. Sa faiblesse institutionnelle en fait une cible  désignée, comme elle le fut dans les années 1980. Dix ans après l’invasion tonitruante des troupes américaines en Irak, on mesure dramatiquement aujourd’hui (c’est aussi le cas en Libye) les limites de l’interventionnisme occidental. Cela augure mal du prochain retrait d’Afghanistan. Cela doit aussi faire méditer les stratèges français sur la conduite à donner aux missions menées actuellement au Mali et en Centrafrique.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:35
Karzaï accuse les Américains de livrer une guerre psychologique à l'Afghanistan

 

10 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le président afghan Hamid Karzaï, pressé par les Etats-Unis de signer un accord entérinant une présence militaire américaine dans son pays après 2014, a accusé mardi Washington de livrer une guerre psychologique au peuple afghan, dans un entretien avec le quotidien français Le Monde.

 

Il a en outre accusé les Etats-Unis de se comporter en Afghanistan comme une puissance coloniale.

 

M. Karzaï, qui entretient des relations conflictuelles avec le gouvernement de Barack Obama et proteste régulièrement contre la mort de civils afghans dans les opérations militaires américaines, a refusé jusqu'à présent de parapher le traité de sécurité entre Kaboul et Washington, qui définira les modalités d'une présence militaire américaine après que les 75.000 soldats de l'Otan seront partis, fin 2014.

 

Le président afghan refuse de signer cet accord avant l'élection présidentielle d'avril 2014, à laquelle il ne pourra pas se présenter, la Constitution lui interdisant de briguer un troisième mandat.

 

Vous devez devenir un allié et vous comporter en allié. Pas en adversaire, a déclaré M. Karzaï.

 

Aux Américains, je dis: pourquoi le peuple afghan doit-il payer le prix de cette guerre contre le terrorisme ? Pourquoi attaquez-vous une maison afghane en raison de la présence d'un soi-disant taliban, un taliban inconnu, et causez ainsi la souffrance ou la mort de femmes et d'enfants ? Les Américains lanceraient-ils une attaque de drone sur leur sol à cause d'un tueur ou d'un terroriste ? Alors pourquoi le font-ils en Afghanistan ? Pensent-ils qu'un Afghan vaut moins qu'un Américain ? Je souhaiterais que les Américains aient le même respect pour un enfant afghan que pour un enfant américain, a-t-il poursuivi.

 

Attaquer les maisons afghanes est l'acte d'un adversaire. Lancer une guerre psychologique contre le peuple afghan est l'acte d'un adversaire. Il s'agit d'une guerre psychologique contre notre économie, en encourageant les entreprises à quitter l'Afghanistan, en encourageant les capitaux à quitter l'Afghanistan, en effrayant la population afghane sur les conséquences de 2014, dans l'hypothèse où les Américains ne seraient plus ici, a-t-il estimé, ajoutant qu'il s'agissait du résultat d'une propagande d'Etat de Washington.

 

Agacée par le refus d'Hamid Karzaï de signer le traité, pourtant approuvé en novembre par une Loya Jirga (grande assemblée traditionnelle afghane), Washington a laissé planer la menace d'une option zéro, avec retrait de tous les soldats américains d'ici un an à la fin de la mission de combat de la force de l'Otan (Isaf), et la suppression des milliards de dollars d'aide militaire promis à Kaboul.

 

De quoi faire craindre l'effondrement de l'Etat central afghan, déjà faible et sous perfusion de l'aide internationale, au profit des insurgés qui contrôlent une partie du pays, 12 ans après la chute des talibans qui avaient offert un sanctuaire à Oussama ben Laden et à Al-Qaïda avant les attentats du 11 septembre 2001.

 

Les Américains ne peuvent pas nous acculer ainsi (...). Ils ne peuvent pas ainsi profiter de notre état de dépendance. Ce que j'entends ces derniers jours, et ce que j'ai déjà entendu avant, est classique de l'exploitation coloniale. Les Afghans ne s'inclineront pas. Ils ont déjà battu les colonisateurs, a mis en garde Hamid Karzaï.

 

Si les Etats-Unis sont ici, si les pays de l'Otan sont ici avec leurs ressources dépensées à bon escient - et non gaspillées - et nos maisons respectées, si la paix règne, alors leur présence est positive pour l'Afghanistan et nous l'apprécions. (...) Si leur présence ici signifie la continuation de la guerre, des bombes et des tueries, alors cela ne vaut pas la peine, a jugé le chef de l'Etat afghan.

 

Porté au pouvoir par les puissances occidentales fin 2001, après la chute des talibans, Hamid Karzaï a été élu en 2004, puis réélu en 2009 après le retrait de son adversaire à l'issue d'un premier tour calamiteux, entaché de fraudes massives.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:35
Pakistan: 6 morts dans un tir de drone américain visant des talibans afghans

 

21 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

HANGU (Pakistan) - Six rebelles présumés ont été tués jeudi par un tir de drone américain visant un repaire du réseau taliban afghan Haqqani dans le nord-ouest du Pakistan, le premier effectué hors des instables zones tribales ou semi-tribales qui bordent l'Afghanistan, selon les autorités locales.

 

L'attaque a frappé selon ces sources un repaire des combattants d'Haqqani, accusé d'avoir perpétré plusieurs des attentats les plus sanglants de ces dix dernières années en Afghanistan, y compris dans la capitale Kaboul, et inscrit sur la liste américaine des organisations terroristes.

 

Le tir de drone a fait six morts, a déclaré à l'AFP un responsable de la police locale, Farid Khan. Selon plusieurs sources interne au réseau taliban, l'attaque a notamment tué le mollah Ahmad Jan, chef spirituel du réseau et l'un des bras droit de son chef, Sirajuddin Haqqani.

 

Le complexe visé était selon ces sources un complexe servant de base arrière (centre de soins et de repos, séminaire religieux) au réseau.

 

L'attaque intervient près de deux semaines après la mort de Nasiruddin Haqqani, frère de Sirajuddin et décrit comme le financier du réseau, assassiné par des inconnus en banlieue de la capitale pakistanaise Islamabad.

 

Haqqani, historiquement proche des services de sécurité pakistanais, est l'une des branches les plus puissantes des talibans afghans qui combattent le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan, menés par Washington, depuis plus de douze ans.

 

Le bombardement de jeudi a eu lieu à Tal, une ville du district de Hangu, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, qui borde les zones tribales. Si Hangu est proche des zones tribales, c'est la première fois qu'un drone américain, qui ne frappent d'ordinaire que les zones tribales ou semi tribales, bombarde une cible dans une des quatre provinces du Pakistan.

 

Les régions pakistanaises du nord-ouest frontalières de l'Afghanistan, et notamment les zones tribales, sont l'une des bases arrière clandestines des talibans afghans, alliés occasionnels de leurs homologues pakistanais du TTP qui combattent, eux, le gouvernement d'Islamabad.

 

Il s'agit également du premier bombardement de drone américain dans le pays depuis celui qui a tué Hakimullah Mehsud, chef du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), le principal mouvement rebelle du pays, dans la zone tribale du Waziristan du Nord au début du mois.

 

Cette attaque avait été dénoncée par Islamabad qui avait accusé son allié américain d'avoir ainsi saboté ses projets de pourparlers de paix avec le TTP, accusé d'innombrables attentats qui ont tué des milliers de personnes à travers le pays depuis 2007.

 

Les Etats-Unis bombardent régulièrement le nord-ouest du Pakistan depuis 2004 pour éliminer les combattants talibans et leurs alliés d'Al-Qaïda. Cette campagne s'est intensifiée depuis 2008, au point de devenir quasi quotidienne à certaines périodes ces dernières années. Leur rythme a toutefois ralenti depuis un an.

 

Le Pakistan condamne officiellement ces tirs qu'il considère comme une atteinte à sa souveraineté, mais les soutient officieusement, selon de nombreux observateurs.

 

Le nombre de victimes civiles de ces tirs, impossible à vérifier de manière indépendante, fait débat. Selon le gouvernement pakistanais, si les drones ont tué 2.160 personnes au total depuis 2008, seuls 67 (soit 3%) d'entre eux sont des civils, le reste étant des combattants rebelles afghans ou pakistanais.

 

Mais plusieurs organisations estiment en revanche que les morts civils des drones se chiffrent par centaines.

 

Dans un rapport publié ce mois-ci, le rapporteur de l'ONU Ben Emmerson a écrit que le Pakistan lui avait dit que 400 des 2.200 victimes des drones américains au Pakistan depuis dix ans, soit 18%, étaient des civils.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:45
photo EMA

photo EMA

 

14 novembre 2013 à 15:50 Par RFI

 

L'armée française a attaqué, dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 novembre 2013, un groupe lié à al-Qaïda au Maghreb islamique dans le nord du Mali. Des véhicules tout terrain suspects ont été découverts grâce à des informations données par la population. Le groupe de jihadistes roulait sur une piste à 250 kilomètres à l'ouest de la ville de Tessalit. Il a été « neutralisé », affirme l'Etat major, ce qui signifie que les hommes qui le constituait ont été soit tués, soit faits prisonniers. Les opérations étaient encore en cours jeudi à la mi-journée, précise-t-on à Paris, sans donner plus de détails.

Le colonel Gilles Jarron
(00:49)
 

porte-parole de l'état-major des armées

 
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:50
Al-Qaïda menace d'organiser des attentats dans les Balkans

 

MOSCOU, 14 novembre - RIA Novosti

 

Un groupe d'Albanais soupçonnés de contacts avec Al-Qaïda a été arrêté au Kosovo, écrit jeudi 14 novembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

L'un d'eux, Genz Selimi, venait de rentrer de Syrie où il avait combattu aux côtés des jihadistes. Pendant son interrogatoire il a déclaré que l’organisation terroriste internationale avait de sérieux projets dans les Balkans et qu’elle ferait bientôt parler d’elle. Les experts militaires estiment que toutes les conditions sont réunies pour que ces menaces soient mises en œuvre.

 

D'après la police kosovare les individus appréhendés planifiaient une série d'attentats à Pristina, capitale de la république autoproclamée du Kosovo, et dans le nord de ce territoire. Un arsenal d'armes a été découvert pendant les perquisitions dont des fusils automatiques, des pistolets et des munitions.

 

L'arrestation a eu lieu après plusieurs mois d'écoutes téléphoniques, qui avaient permis de connaître les plans du groupe. Le fait que ces individus agissaient au sein d'une organisation ne soulève aucun doute : immédiatement après leur interpellation la police a reçu un courriel exigeant de les libérer sous peine d'attaques terroristes.

 

Depuis un an et demi ou deux, Al-Qaïda s’active particulièrement en Europe, bien qu'on connaisse depuis longtemps l'existence de cellules terroristes dans plusieurs pays du Vieux Continent. L'aggravation de la situation résulte probablement du Printemps arabe et de la transformation de l'organisation terroriste après l'élimination de son leader, Oussama Ben Laden, par les forces d'élite américaines en mai 2011.

 

Sans administration centrale, la structure se reformate en créant des unités régionales plus ou moins importantes. Jusqu'à récemment les intérêts d'Al-Qaïda étaient principalement situés au Moyen-Orient – en Afghanistan, au Yémen, en Irak, en Syrie, en Libye, au Mali, en Somalie, en Algérie et en Tunisie. La presse turque rapporte régulièrement que le Front al-Nosra, "filiale" d'Al-Qaïda en Syrie, recrute même des adolescents en Anatolie pour combattre au nord de la Syrie.

 

Les pays européens qui accueillent les réfugiés arabes servent aujourd’hui de refuge aux terroristes - mais pas de champ d'action. Au printemps et en été 2013 les pays européens ont reconnu qu'ils devenaient des fournisseurs d'extrémistes pour la guerre en Syrie et se sont montrés préoccupés par le retour des radicaux chez eux pour déployer le jihad, après avoir acquis de l'expérience au combat.

 

La NSA a annoncé en août 2013 qu'Al-Qaïda planifiait une série d'attentats en Europe. L'intention actuelle d'intensifier son activité dans les Balkans n'est donc pas un hasard.

 

Si les pays d'Europe occidentale n'arrivent pas à combattre le terrorisme en dépit de leur grande infrastructure antiterroriste, les nouveaux Etats européens ont encore plus de mal à résister à la montée du radicalisme.

 

"La Bosnie, plus exactement Sarajevo d'où est contrôlé le réseau des organisations salafistes dans la péninsule et qui bénéficie du soutien des pays arabes, est aujourd'hui le centre du salafisme dans les Balkans", déclare l'expert militaire Oleg Valetski. Selon lui, le Kosovo est un nouveau champ d'action pour les radicaux.

 

Les salafistes sont contrôlés depuis l'Arabie saoudite. Leurs actions dans les Balkans, en Syrie et en Libye sont très certainement coordonnées, selon les analystes. Des islamistes de Bosnie, de Serbie du Monténégro et du Kosovo participent notamment à la guerre en Syrie, ajoute Oleg Valetski.

 

L'extrémisme dans les Balkans est appuyé sur une forte base économique : la crise financière a entraîné un clivage flagrant entre les Albanais du Kosovo et les musulmans bosniaques.

 

Leur colère monte contre les élites locales qui ont profité de la crise grâce à la coopération avec la communauté internationale et les USA. Il existe aujourd’hui dans le pays des groupes incontrôlés par les services de sécurité, capables d'organiser des attentats avec un soutien extérieur.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:45
Mali : "Al-Qaïda voulait avoir des Français"

14.11.2013 JDD

 

"Non, les opérations militaires au Mali ne sont pas terminées", a confié Edouard Guillaud, chef d’Etat major des armées françaises , jeudi matin sur Europe 1. "En ce moment même une opération se déroule d’ailleurs contre des gens d’Aqmi", a-t-il ajouté sans en livrer les détails.

 

RFI : l'enquête avance. Interrogé sur l’avancée de l’enquête sur le meurtre des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, Edouard Guillaud a confirmé que les pistes pointent, "pour l’instant vers Al-Qaïda ou un groupe dépendant d’Al-Qaïda". La nébuleuse terroriste "voulait visiblement avoir des Français comme otages et le fait qu'ils étaient journalistes ne pouvait que renforcer leur valeur", a-t-il ajouté, confirmant la volonté d'Al-qaïda de se venger de l'action menée par l'armée française au Mali.

 

Des accusations d'exactions. Le chef d'Etat major des armées a, en revanche, démenti tout comportement brutal de la part des soldats français à l'encontre de la population locale, comme le soutient un chef rebelle touareg dans les colonnes du quotidien Le Monde. "Je ne suis pas dans le roman, je ne suis pas dans l'excès, ce n'est pas la manière dont travaille les militaires français", a-t-il répondu, précisant que "tout excès serait évidemment sanctionné".

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 18:30
En Irak, un besoin urgent d’armes américaines

 

MOSCOU, 31 octobre - RIA Novosti

 

Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki rencontrera demain le président américain à Washington pour lui demander des armes, écrit jeudi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

Bagdad a besoin de toute urgence d'hélicoptères Apache, de drones et de chasseurs bombardiers F-16 pour combattre la branche locale d'Al-Qaïda et d'autres groupes extrémistes. Le premier ministre irakien a également fait comprendre à Washington qu'il pourrait être le meilleur médiateur du conflit syrien et du problème nucléaire iranien.

 

Le gouvernement irakien ne parvient pas à empêcher les migrations des unités d'Al-Qaïda entre la Syrie et l’Irak. Ils traversent librement les frontières et combattent aussi bien contre Assad que contre l'Armée syrienne libre d'opposition. De retour en Irak ils terrorisent les chiites, les Kurdes et la population sunnite pacifique. Selon Reuters, cette menace figure en tête de liste du gouvernement irakien. "Al-Qaïda cherche à affaiblir le gouvernement Maliki car ses membres pensent que cela accélérerait la chute du régime syrien", explique le général à la retraite Chakir Salman, conseiller du ministère irakien de la Défense.

 

En Irak les conflits interconfessionnels (chiites-sunnites) et interethniques (Arabes-Kurdes) vont croissant depuis l'invasion américaine du pays en 2003 et le renversement de Saddam Hussein, sous qui le pouvoir appartenait majoritairement au parti sunnite Baas.

 

La coalition nationale, sous l'égide des Américains, a soutenu les chiites et les Kurdes. Elle a permis aux premiers de dominer le gouvernement et aux seconds – d’atteindre une autonomie proche de la souveraineté. Les sunnites, restés sans ressources et sans pouvoir, s'opposent à leur marginalisation et la situation a conduit à une hausse de l'influence des groupes terroristes sunnites. Au final, des attentats entraînant beaucoup de victimes sont perpétrés presque tous les jours. Près de 500 personnes ont été tuées en octobre et environ 7 000 depuis le début de l'année, aussi bien parmi les civils que les représentants des forces de l'ordre.

 

Le chiite Maliki a été nommé premier ministre en 2006 et en 2010 après les élections législatives. En 2010 la Liste irakienne - le bloc civil d'opposition, vainqueur – n’était pas parvenue à former de gouvernement pendant 8 mois. Nouri al-Maliki avait réussi avec le soutien des USA et des voisins chiites et sunnites. Aujourd’hui le premier ministre est souvent accusé de méthodes autoritaires.

 

Au cours de sa visite de trois jours aux USA, Maliki a l'intention de rencontrer Obama, le vice-président Joe Biden, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel et d'autres représentants de l’administration. Les Américains ont laissé entendre qu'ils aideraient l'Irak mais pas trop vite.

 

Safa al-Cheikh Hussein, adjoint du conseiller du premier ministre pour la sécurité nationale, a déclaré la veille de la visite que l’Irak voulait "recevoir ces armes immédiatement". Il a averti que si les USA ne fournissaient pas ces armes à l'Irak, il pourrait demander de l'aide à d'autres pays comme la Russie, rapporte la chaîne iranienne Press TV.

 

Maliki ne part pas aux USA uniquement pour demander des armes mais aussi pour proposer ses services comme médiateur dans le conflit syrien. D'après Reuters, les hauts fonctionnaires américains ont l'intention d'évoquer cette question car un homme de Bagdad pourrait être un médiateur plus convenable pour Washington que des représentants de Moscou ou de Téhéran.

 

De la même manière, il pourrait devenir médiateur entre Téhéran et l'Occident pour régler le problème nucléaire iranien. Ces deux rôles renforceraient certainement les positions de l'Irak dans la région ainsi que celles de Maliki, politicien chiite dans un pays arabe majoritairement sunnite ayant des liens étroits avec Washington. Maliki ne laissera certainement pas passer cette chance : les élections irakiennes se tiendront en 2014 et il rêve de briguer son troisième mandat de premier ministre.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 17:30
Syrie: 70 groupes armés quittent la Coalition d'opposition (journal)

 

 

DUBAI, 17 octobre - RIA Novosti

 

Environ 70 groupes armés du sud de la Syrie ont rejeté l'autorité de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution, principale force d'opposition, et annoncé la création de leur propre "Conseil révolutionnaire", écrit le quotidien arabophones Ach-chark al-Awsat.

 

"Nous, chefs de groupes militaires et révolutionnaires des provinces du sud, annonçons la formation du Conseil de commandement de la révolution (…) et retirons notre reconnaissance à tout groupe prétendant nous représenter", a indiqué le porte-parole des insurgés dans une vidéo publiée sur Internet, précisant que près de 70 groupuscules avaient signé cette déclaration. 

 

Selon les commandos syriens, la Coalition n'a pas réussi à réaliser les tâches confiées. 

 

Une dizaine de groupes d'opposition du nord du pays s'étaient antérieurement retirés de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution syrienne, appelant à la formation d'un Conseil islamiste qui regrouperait plusieurs groupes, dont le Front al-Nosra, affilié à Al-Qaïda. 

 

Le schisme au sein de l'opposition anti-Assad s'est accentué à la veille de la tenue de la conférence de paix dite Genève-2, prévue, selon les dernières données, les 23-24 novembre prochain. Outre des groupes armés, plusieurs structures politiques de l'opposition syriennes ont également rejeté l'autorité de la Coalition syrienne suite à son feu rouge à un dialogue avec le régime de Bachar el-Assad. 

 

Le CNS a déclaré dimanche dernier son intention de boycotter la conférence de paix dite Genève-2 et de sortir de la Coalition si celle-ci y participe.

 

La Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution syrienne a été formée en novembre 2012 à Doha, au Qatar.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:45
Abou Anas Al-Libi, membre présumé d’Al-Qaïda, transféré à New York

 

15/10/2013 45eNord.ca (AFP)

 

Une semaine après sa capture controversée à Tripoli, le Libyen Abou Anas al-Libi, responsable présumé d’Al-Qaïda, a été transféré à New York où il devrait comparaître dès mardi.

 

Il a été «transféré ce week-end [...] directement à New York où il est inculpé depuis plus de dix ans. Le gouvernement pense qu’il sera présenté à un officier de justice demain», a annoncé lundi le procureur de Manhattan Preet Bharara dans un bref communiqué.

 

Libi, 49 ans, avait été inculpé à New York en 2000 en lien avec des attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, et le FBI offrait jusqu’à 5 millions de dollars pour sa capture.

 

L’attentat de Nairobi avait tué 213 personnes, dont 12 Américains, et fait plus de 5.000 blessés le 7 août 1998. L’attentat de Dar es Salaam, simultané, avait fait 11 morts et 85 blessés.

 

Libi a été capturé le 5 octobre devant chez lui à Tripoli par les forces spéciales américaines, et d’abord transféré à bord d’un navire de l’US Navy en Méditerranée, le USS San Antonio, pour y être interrogé, hors la présence de tout avocat.

 

Tripoli a réclamé sa remise, en vain

 

Les Américains l’accusent d’avoir notamment mené, dès 1993, des opérations de surveillance «visuelle et photographique» de l’ambassade américaine à Nairobi.

 

L’année suivante, selon l’acte de mise en accusation, Libi, considéré comme un expert en informatique, avait étudié avec d’autres membres d’Al-Qaïda plusieurs cibles possibles d’attentat, dont l’ambassade américaine à Nairobi, l’agence américaine pour le développement international dans la même ville, et des «cibles britannique, française et israélienne à Nairobi».

 

Son groupe était allé ensuite rapporter ses informations à Oussama Ben Laden au Soudan.

 

Libi avait été inculpé à New York en 2000 avec 20 autres membres présumés d’Al-Qaïda, notamment de complot visant à tuer des citoyens américains et complot visant à détruire des bâtiments et propriétés des Etats-Unis, en lien avec les attentats en Afrique.

 

Plusieurs de ces inculpés, dont Oussama Ben Laden, sont morts depuis.

 

De son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, Libi avait été membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl) avant de rejoindre Al-Qaïda à ses débuts. Les Américains espèrent qu’ils pourront en obtenir de précieuses informations sur les premières années du groupe.

 

Dans les années 90, il avait vécu au Royaume-Uni, où il avait obtenu l’asile politique, selon le FBI.

 

La Libye, très embarrassée par sa capture qui a provoqué la colère de groupes d’ex-rebelles et de partis politiques, a dénoncé un «enlèvement», affirmant qu’elle n’en avait pas été prévenue.

 

Tripoli a convoqué après la capture l’ambassadrice des États-Unis, et le Congrès général national libyen (CGN), la plus haute autorité politique de Libye, a demandé, en vain, «la remise immédiate du citoyen libyen», qualifiant le raid américain de «violation flagrante de la souveraineté nationale».

 

Mais le président des États-Unis Barack Obama a affirmé qu’il serait jugé par la justice américaine.

 

«Nous savons que Libi a aidé à planifier et à mettre en oeuvre des complots qui ont abouti à la mort de centaines de personnes, dont de nombreux Américains. Nous en avons des preuves solides. Et il sera traduit en justice», a-t-il assuré.

 

Les États-Unis ont agi conformément aux «lois internationales sur la guerre, au fait que nous sommes habilités, d’après la loi internationale, à nous défendre», a également affirmé la semaine dernière la porte-parole du département d’Etat, Marie Harf.

 

Les États-Unis ont refusé de dire s’ils avaient demandé la permission d’intervenir au gouvernement libyen.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:55
Naamen Meziche est le recruteur présumé d'apprentis djihadistes dans les années 2000

Naamen Meziche est le recruteur présumé d'apprentis djihadistes dans les années 2000

 

14/10/2013 Par Christophe Cornevin – LeFigaro.fr

 

Le Franco-Algérien Naamen Meziche,  qui vient d'être écroué à Paris, a croisé  le gratin de la nébuleuse terroriste.

 

Contrairement à une réputation brossée à la hâte et au rôle boursouflé que certains experts ont bien voulu lui prêter, Naamen Meziche ne semble en rien un cadre, encore moins un quelconque «pivot» d'al-Qaida. En revanche, les longues tribulations de ce djihadiste franço-algérien lui ont permis de côtoyer le gotha de la nébuleuse terroriste. En cela, elles en font un client de premier choix pour les policiers français et les magistrats spécialisés de la galerie Saint-Éloi.

Expulsé mardi dernier du Pakistan, où il était retenu depuis dix-sept mois, aux mains des services secrets, cet islamiste de 43 ans a été pris en charge à sa descente d'avion par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Recruteur présumé d'apprentis djihadistes dans les années 2000, Naamen Meziche a été écroué dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mars dernier pour association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste. Il serait impliqué dans des projets d'attentats en Europe et en Australie, calqués, selon des sources américaines, sur les attaques de Bombay qui avaient fait 166 morts en novembre 2008.

Gendre du prédicateur al-Fizazi

Mutique dans les geôles pakistanaises, Meziche n'a reconnu aucune activité criminelle. Il a concédé s'être rendu au Pakistan pour faire sa «hijra», le retour en terre d'islam pour un fidèle établi dans un pays non musulman. Pendant 96 heures de garde à vue, les policiers ont eu le temps d'explorer la trajectoire de ce combattant d'Allah.

Né à Paris, Naamen Meziche embrasse vite les thèses radicales et part se former au début des années 1990 en Afghanistan. Aguerri, il rejoint l'Allemagne en 1993 et gravite dans le sillage de la «cellule» de Hambourg, où il fréquente la mosquée al-Qods au même titre que Mohammed Atta, l'un des pirates du 11 Septembre. Meziche épouse la fille du prédicateur Mohammed al-Fizazi, dont les sermons enflamment les mosquées de Hambourg avant qu'il soit écroué au Maroc pour son implication dans les attentats kamikazes de Casablanca de mai 2003 (41 morts et un centaine de blessés).

En 2010, Meziche est donné comme mort après un tir de drone de la CIA contre un immeuble résidentiel du Waziristan du Nord, dans lequel sont alors éliminés plusieurs djihadistes et membres d'al-Qaida. Ayant survécu à la frappe, l'islamiste est aperçu avec plusieurs de ses comparses en Iran, d'où il essaie de retourner en Europe.

Un épais carnet d'adresses

Mais sa course s'achève au Pakistan en mai 2012, quand il est capturé lors d'une opération menée par l'armée dans la région de Quetta, au Baloutchistan, non loin des frontières avec l'Iran et l'Afghanistan. Naamen Meziche y est alors surpris en compagnie de trois Français. Originaires de la région d'Orléans et jusqu'alors inconnus des services, ils ont été expulsés vers la France dans la plus grande discrétion au printemps dernier.

L'arrestation de Meziche, qui pourrait être interrogé dans les prochaines semaines sur sa présence en zone tribale et sur ses trois compagnons de route, est intervenue quelques mois après celle d'une de ses connaissances, Younis al-Mauritani, «gros poisson» d'al-Qaida capturé le 5 septembre 2011. C'est d'ailleurs grâce aux informations fournies par ce dernier que Meziche a pu être localisé.

Fidèle lieutenant d'Oussama Ben Laden, al-Mauritani avait été chargé par le chef d'al-Qaida en personne d'organiser des attentats aux États-Unis, en Australie et en Europe. En raison de son épais carnet d'adresses, dans lequel auraient pu figurer Abou Yahya al-Libi, défunt théoricien du Groupe islamique combattant libyen, mais aussi le tueur de Toulouse et Montauban Mohamed Merah, Naamen Meziche risque d'être extrait à plusieurs reprises de sa cellule. Jusqu'à présent, il n'a jamais été condamné pour de quelconques faits terroristes.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 06:55
Le Français et cadre d’Al Qaïda Naamen Meziche expulsé du Pakistan

09/10/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Naamen Meziche, un Français d’origine algérienne considéré comme un cadre d’Al Qaïda, a été placé en garde à vue à Paris après son expulsion par le Pakistan vers la France, rapporte l‘AFP.

 

Meziche est soupçonné d’être impliqué dans une filière d’apprentis djihadistes et des projets d’attentats en Occident, tout particulièrement en France.

 

Il avait été arrêté en mai 2012 par la police pakistanaise alors qu’il voyageait en bus avec trois autres Français dans le sud-ouest du pays, non loin d’un bastion présumé d’Al Qaïda.

 

Après seize mois de détention, Meziche a donc été expulsé par le Pakistan qui l’a conduit dans la nuit de lundi à mardi à l’aéroport d’Islamabad, d’où il s’est envolé sous bonne escorte pour Paris via Dubaï.

 

Arrivé dans l’après-midi à Paris, il a été aussitôt interpellé et placé en garde à vue par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le «FBI» français en matière de renseignement.

 

Les trois autres Français qui voyageaient avec lui avaient quant à eux déjà été expulsés vers la France où ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes» et placés en détention provisoire.

 

Meziche devrait vraisemblablement être poursuivi et incarcéré pour le même motif

 

Les enquêteurs français espèrent d’ailleurs que la confrontation entre les trois autres Français et Meziche permettra d’en savoir plus sur cette filière et son rôle exact au sein d’Al Qaïda.

 

Toutefois, la justice française pourrait aussi le poursuivre simplement sur la base d’éléments judiciaires fournis par les services allemands, remontant à l’époque où il habitait en Allemagne, où il était chargé de recruter de nouveaux aspirants au djihad venant d’Europe, et aurait également planifié plusieurs attaques en Europe et en Australie, sur le modèle de celles de Bombay, en Inde, qui avaient fait plus de 140 morts en novembre 2008.

 

En outre, les services de renseignement occidentaux et pakistanais ont aussi présenté Meziche comme un proche de Younis Al-Mauritani, un important cadre d’Al-Qaïda arrêté au Pakistan six mois auparavant.

 

Selon l’armée pakistanaise, Younis Al-Mauritani avait été chargé personnellement vers les années 2000 par Oussama ben Laden de planifier des attentats contre des cibles économiques importantes aux États-Unis, en Europe et en Australie

 

La zone Afghanistan-Pakistan continuerait ainsi d’attirer les djihadistes étrangers, y compris français, même si leur nombre semble avoir fortement dominué ces dernières années avec l’apparition d’autres fronts au Moyen-Orient, notamment en Syrie, ou en Afrique, comme au Mali.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:20
INFOGRAPHIE - Révisée au printemps 2013, la stratégie américaine remet dans le jeu les commandos, à côté des drones.

INFOGRAPHIE - Révisée au printemps 2013, la stratégie américaine remet dans le jeu les commandos, à côté des drones.

07/10/2013 Par Isabelle Lasserre – LeFigaro.fr

 

Après le refus d'intervenir militairement en Syrie, les deux raids audacieux menés par les forces spéciales américaines en Somalie et en Libye signalent-ils un changement de stratégie de la Maison-Blanche dans la lutte contre le terrorisme?

 

La nouvelle doctrine en la matière a été révélée par Barack Obama en mai dernier, douze ans après le 11 septembre 2001 et les promesses faites par George W. Bush de porter la «guerre contre la terreur» partout où se trouvaient les terroristes. Depuis les attentats contre le World Trade Center, les militaires américains ont concentré leurs forces dans des batailles menées contre un ennemi asymétrique, souvent invisible, aguerri aux techniques de la guérilla. Deux échecs plus tard, en Irak et en Afghanistan, Barack Obama a été élu en promettant d'être un homme de paix, qui éviterait désormais à l'Amérique de s'enliser dans de longs conflits au sol.

 

«Guerre perpétuelle»

Mais le discours prononcé en mai 2013 visait aussi à redéfinir le recours aux drones armés, qui avait été rendu quasi systématique pour lutter contre les islamistes au Pakistan. Barack Obama prévenait alors que les États-Unis ne pouvaient plus utiliser la force «partout où se trouvait une idéologie radi­cale». «En l'absence d'une stratégie qui réduise la source de l'extrémisme, une guerre perpétuelle (…) s'avérera contre-productive et nuira à notre pays», déclarait alors le président américain. Avant d'ajouter: «Les États-Unis n'utilisent pas de frappes lorsque nous avons la possibilité de capturer des terroristes, notre préférence est toujours de les capturer, de les interroger et de les poursuivre en justice.» Le nombre d'attaques de drones, dont les dégâts collatéraux sur les populations civiles ont largement contribué à développer le sentiment antiaméricain au Pakistan et sont parfois jugés improductives par les responsables américains, a été diminué par cinq en 2013.

L'opération commando semble avoir été réhabilitée dans la lutte antiterroriste. Contrairement aux drones, elle évite les pertes civiles. Les succès sont souvent spectaculaires, comme la prise de Ben Laden. La capture des suspects, même si elle n'est pas sans risques pour les forces spéciales, permet de pouvoir mener des interrogatoires aux États-Unis. Les raids fournissent des informations pouvant déjouer des attaques ou contribuer à la destruction de ­réseaux.

 

Une capture «légale» et «appropriée»

La volonté de ne pas ouvrir de nouveaux fronts dans le monde musulman et de ne plus projeter ses armées dans des conflits majeurs ne signifie pas, comme l'attitude américaine vis-à-vis de la Syrie l'a parfois laissé penser, que Washington n'utilisera plus la force pour lutter contre le terrorisme. Les raids en Somalie et en Libye prouvent au contraire que les services américains considèrent que les nouvelles menaces terroristes en Afrique sont une priorité.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a défendu lundi la capture d'un responsable d'al-Qaida en Libye, estimant qu'elle était «appropriée» et «légale». Washington a justifié la légalité des deux opérations par l'autorisation d'utiliser la force militaire adoptée par le Congrès le 18 septembre 2001, au lendemain des attentats d'al-Qaida aux États-Unis. Chuck Hagel, le chef du Pentagone, a prévenu: Washington va «maintenir une pression constante sur les groupes terroristes qui menacent notre peuple et nos intérêts, et, si nécessaire, nous mènerons des opérations directes contre eux en conformité avec nos lois et nos ­valeurs».

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