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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 11:35
CA A. Beaussant, commandant de la zone maritime océan Indien (ALINDIEN).photo Marine Nationale

CA A. Beaussant, commandant de la zone maritime océan Indien (ALINDIEN).photo Marine Nationale

 

26 Mars 2015 Propos recueillis par l’EV1 Virginie Dumesnil – Marine nationale

 

 « L’océan Indien se situe au cœur d’enjeux stratégiques mondiaux, ce qui explique une implication permanente de la Marine », selon le contre-amiral Beaussant. Zone d’importance mondiale, l’océan Indien est une zone stratégique pour la France puisque s’y joue une partie de sa sécurité. Pour la France, il a une place prépondérante puisqu’une grande partie des approvisionnements stratégiques y transitent et qu’elle possède, sur les 22 millions de km² que couvrent cet océan, 2.8 millions de km² de zone économique exclusive (ZEE), soit plus de 10% de la surface totale de l’océan Indien et plus de 20% de la ZEE françaised’une totalité de 11 millions de km². L’implication française dans cette zone stratégique se traduit aujourd’hui par le déploiement simultané de 4 Task Force.

 

Amiral, en tant qu’ALINDIEN, pouvez-vous nous présenter les spécificités et les enjeux de votre zone ?

 

Tout d’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une zone immense marquée par des enjeux économiques, notamment pétroliers, essentiels dans une région immensément riche en ressources énergétiques. Le phénomène de maritimisation s’illustre particulièrement dans le nord de l’océan Indien, où l’on retrouve quasiment toutes les flottes de guerre du monde. Les Etats de la péninsule Arabique, conscients de l’importance du fait maritime pour leur développement et leur sécurité, renforcent d’ailleurs la place de leur Marine au sein de leurs armées.

 

Je dénombre trois enjeux principaux dans la région. Pour commencer, la piraterie, à laquelle l’opération Atalante s’est attaquée, est en déclin. Mais le risque de criminalité en mer reste présent dans une zone essentielle pour le transport maritime. De surcroît, la faiblesse de la gouvernance dans certains pays de la zone va de pair avec le développement de tous les trafics, en particulier en mer, et participe au financement du terrorisme. Justement, la flambée du terrorisme est le facteur majeur d’instabilité de la région. Celui-ci prospère sur fond de tensions confessionnelles, sur lesquelles se cristallisent aujourd’hui de nombreux conflits régionaux.

 

Participation française aux opérations en océan Indien - Carte-ALINDIEN

Participation française aux opérations en océan Indien - Carte-ALINDIEN

 

En quoi cette zone est-elle stratégique pour la France ?

 

L’océan Indien est une priorité pour nos armées. Notre pays est dépendant des biens transportés par voie de mer, dont une large part transite par cette zone. Rappelons que la zone océan Indien dans son ensemble concentre quatre des points de passages maritimes les plus importants du monde (le canal de Suez, le détroit de Bab-el-Mandeb, le détroit d’Ormuz et le détroit de Malacca).

 

La France porte une attention particulière au Golfe et a développé depuis longtemps des accords de défense et de coopération militaire avec les Etats de la région. De fait, elle entretient des relations extrêmement étroites avec l’ensemble des pays du Conseil de coopération du Golfe. Notre coopération avec les Etats riverains s’expliquent d’autant mieux le golfe Arabo-Persique constitue un nœud de l’économie mondiale. Pour mémoire, 30% des exportations mondiales d’hydrocarbures transitent par le Golfe. Une crise majeure dans cette zone aurait donc des répercussions bien plus larges.

 

Comme je l’ai déjà mentionné, la région fait également face à un terrorisme hyper violent qui tente de se sanctuariser en Irak et en Syrie avec la revendication d’un prétendu Etat Islamique, et qui affecte dorénavant directement le territoire national.

 

Il est de la responsabilité de la France, membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, d’œuvrer à la réduction de cette menace et à la stabilité de cette région. Elle y prend d’ailleurs toute sa part avec l’opération Chammal….

 

Quatre Task Forces y seront déployées simultanément. Quelles sont-elles et quelles sont leurs missions ?

 

C’est vous dire à quel point l’océan Indien est zone est stratégique pour que la Marine déploie ou contribue dans les semaines qui viennent à quatre Task Forces.

 

Cela permet premièrement de nourrir notre coopération de défense, coopération qui s’appuie sur les accords de défense conclus avec les pays amis. Concrètement, nous organisons des exercices multilatéraux, qui permettent de renforcer notre niveau d’interopérabilité avec nos alliés (locaux mais aussi américains et britanniques). Mais surtout ces Task Forces sont déployées pour participer à la conduite d’opérations.

 

Depuis février, la Task Force 473 (TF 473), c’est-à-dire le groupe aéronaval français intégrant  notamment une frégate britannique, est  présent dans le nord de l’océan Indien et dans le golfe Arabo-Persique. La TF 473 est un élément supplémentaire de la contribution française à la coalition contre Daech. Les opérations en coalition permettront, par ailleurs, d’atteindre un niveau d’interopérabilité avec les Américains jamais obtenu auparavant. La présence de la TF 473 permet aussi d’entretenir les échanges avec les différents pays partenaires de la zone, Arabie Saoudite, Inde, Emirats Arabe Unis, Qatar …

 

La France prend, de plus, le commandement de la Task Force 150. Cette Task Force multinationale s’appuie sur deux résolutions post « 11 septembre » du conseil de sécurité des Nations Unies et a pour objectif la lutte contre le terrorisme et les trafics en mer dans le nord de l’océan Indien. La troisième Task Force est celle de guerre des mines. Elle est déployée jusqu’à la fin du mois de mai pour participer à la sécurisation des routes maritimes au profit de nos bâtiments civils et militaires. Une fois encore, cette Task Force réalisera des actions de coopération avec toutes les marines de la région. Enfin, le groupe amphibie Jeanne d’Arc assurera une présence opérationnelle et diplomatique dans la région.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 19:35
Océan-Indien source euro-synergies

Océan-Indien source euro-synergies

 

20 novembre 2013 Portail des Sous-marins

 

L’avenir du monde se décidera-t-il dans l’océan Indien comme le pensait Mahan ? La France peut y déployer une capacité militaire permanente grâce aux commandements organiques FAZSOI et ALINDIEN, héritiers d’une longue présence française dans cet océan. Cependant, l’ascension de l’Inde et de la Chine, toutes deux puissances nucléaires, la situation politico-économique difficile des États riverains et les rivalités croissantes ne risquent-elles pas de mettre en péril la stabilité actuelle de cet océan et d’imposer une redéfinition du rôle de la France ?

Cette “Brève-Marine” est disponible à cette adresse.

Élaborées par le Centre d’études supérieures de la Marine (CESM), les Brèves Marines vous fournissent régulièrement de l’information privilégiée sur l’actualité et les enjeux de la Marine nationale.

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 07:35
Alindien : passation de commandement

07/08/2013 Sources : EMA

 

Le 1er  août 2013, le contre-amiral Antoine Beaussant a succédé au vice-amiral Marin Gillier dans la fonction de commandant de la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN).

 

Le contre-amiral Beaussant, auparavant directeur du service de soutien de la flotte à Toulon, devient ainsi le 29ème ALINDIEN. Il est le second à exercer son commandement depuis la terre avec son état-major. Composé d’une cinquantaine de militaires, officiers et sous-officiers des trois armées, l’EMIA ALINDIEN exerce habituellement son contrôle opérationnel depuis la terre. Il doit toutefois conserver son aptitude à embarquer à tout moment, en fonction des opérations à commander. Pour conserver cette capacité, l’EMIA ALINDIEN est régulièrement projeté à bord de bâtiments français.

 

En tant que ALINDIEN, il exerce son autorité sur une zone maritime s’étendant du Sud du canal de Suez à l’Ouest, et à l’Est jusqu’aux limites Ouest des eaux du Mianmar, de l’Indonésie et de l’Australie. Ses missions revêtent plusieurs aspects : contribuer à la stabilisation et au maintien de la paix dans la zone ; contribuer à la sécurité des espaces maritimes ; conduire des opérations militaires à dominante maritime ; participer à la protection des ressortissants français  et promouvoir la politique de défense de la France et animer les relations militaires bilatérales avec les différents pays de la zone.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:35
Une délégation officielle de l’Indian Navy à bord du BPC Tonnerre le 30 mai 2013

Une délégation officielle de l’Indian Navy à bord du BPC Tonnerre le 30 mai 2013

03/06/2013 Marine nationale

 

À l’approche de la relâche opérationnelle prévue à Goa, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN) et le capitaine de vaisseau Jean-François Quérat, commandant le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre ont accueilli à bord une délégation officielle de l’Indian Navy le 30 mai 2013.

 

L’engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) du BPC a été dépêché dans le port de Goa pour accueillir le vice-amiral Monty Khanna, adjoint au chef d’état major de la marine indienne en charge des relations internationales, ainsi que le vice-amiral Parhar, commandant la région maritime de Goa et l’aéronautique navale. L’EDA-R a ensuite rejoint le Tonnerre, dans les eaux territoriales indiennes.

 

Chaque site stratégique du BPC a été présenté aux amiraux indiens. En passerelle, l’officier de manœuvre a expliqué les caractéristiques techniques du Tonnerre. La délégation s’est rendue sur la plateforme hélicoptère afin de découvrir les systèmes d’armement du bâtiment. La visite s’est poursuivie dans l’hôpital, le hangar hélicoptère, le central opérations, pour s’achever dans le radier.

 

L’une des spécificités du bâtiment, qui a retenu l’attention des amiraux indiens, est la «zone état-major», espace entièrement modulable de 850 m2, qui permet au BPC de se configurer efficacement et de répondre aux besoins opérationnels, interarmées et interalliées, des états-majors amenés à embarquer. Ce fut le cas à l’occasion de l’exercice OTAN Noble mariner, en 2012 ou Harmattan en 2011. Cette capacité a également été confirmée par l’embarquement de l’état-major d’ALINDIEN, dont les 49 officiers et sous officiers sont intégrés au Tonnerredepuis le 22 mai, pour une mission de près de trois semaines dans le golfe arabo-persique (GAP) et la mer d’Arabie.

 

Cette visite au profit de hautes autorités de la marine indienne est une occasion de renforcer la relation militaire franco-indienne. Symboles de la France à l’étranger, le BPC Tonnerre et la FASM Georges Leygues actuellement engagés au sein du groupe amphibie Jeanne d’Arc contribuent à renforcer le rayonnement de la France à l’étranger.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

02/05/2013 Marine nationale

 

Après une phase d’acheminement sur le théâtre d’opération par barge, qui constituait une première pour la Marine, le groupe de guerre des mines a débuté ses opérations dans la zone le 21 avril. Les chasseurs de mines Tripartites (CMT)  Sagittaire et Pégase, placés sous le contrôle opérationnel d’ALINDIEN et conduits par l’état-major tactique français de guerre des mines entament ainsi le millésime 2013 d’une mission aux multiples aspects, dans la continuité de déploiements bisannuels en océan Indien.

 

Projection de moyens navals par barge : une première pour la Marine.

 

Les premiers travaux concernant un déploiement de moyens navals par barge ont débuté en juin 2012. C’est au début du mois de janvier 2013 que cette option de déploiement a été arrêtée. La longue étude menée comportait de nombreux aspects - calendaires, financiers et techniques-, et faisait intervenir de nombreux acteur. Elle a conclu à la faisabilité de cette opération complexe. Ce choix audacieux et très inhabituel pour les marins français avait pour but de minimiser les impacts d’un déploiement sur le maintien en conditions opérationnel « naval », mais aussi de valider une option de déploiement supplémentaire après que l’option retenue en 2011 (un bâtiment de commandement et deux chasseurs de mines Tripartites déployés) ait elle-même été validée.

 

Le calendrier de la phase « aller » parle de lui-même : après 10 jours de mise en condition, les deux CMT ont été chargés sur le navire gros porteur néerlandais Jumbo Jubilleequi a quitté Brest le 19 mars. Les deux chasseurs de mines ont été acheminés à leur point d’arrivée le 08 avril. 13 jours de reconditionnement comprenant une phase technique (redémarrage des installations, chargement en munitions, vivres et combustibles) et opérationnel (entraînement ciblé sur la zone d’opération) ont permis aux bâtiments d’atteindre leur pleine capacité opérationnelle dès le 21 avril.

 

C’est au cours de cette période dense de remise en condition des chasseurs de mines que l’état-major tactique de guerre des mines a été intégré au sein de l’état-major interarmées ALINDIEN. Le support technique et logistique apporté par ce dernier lors de l’installation a été tout à fait déterminant pour « lancer » les bâtiments au plus tôt et dans d’excellentes conditions.

 

Pour tous les acteurs de cette phase, il y a la satisfaction de voir l’opération se dérouler conformément à la planification après avoir levé une à une les difficultés rencontrées. Mais pour importante qu’elle soit, cette étape n’est que le début de la phase opérationnelle. 

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Début des opérations

Depuis cette date les deux chasseurs de mines conduisent leurs missions dans le Golfe Arabo Persique où ils contribuent également à la Task Force 152.

Leur mission consiste à améliorer la connaissance de l’environnement des fonds marins pour renforcer la capacité à agir de façon rapide et ciblée en cas de menace sous-marine. Cette opération est conduite en liaison avec les marines alliées présentes dans la zone, notamment les bâtiments de l’US Navy, pour garantir le niveau interopérabilité et de coordination indispensables aux missions de guerre des mines.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

D’autre part, dans le cadre de la Maritime security operation (MSO), les deux chasseurs de mines sont placés en soutien direct de la Combined Task Force 152, force commandée par un officier américain basé à Bahreïn et qui comprend actuellement cinq unités. Les deux CMT français contribuent, dans leurs zones d’action, à maintenir un état des lieux précis de la situation en surface par l’interrogation et le report systématiques des navires rencontrés. Leur action permet également d’obtenir une connaissance fine des flux maritimes aux abords des côtes et au large.

Pendant les trois prochains mois, tout en conduisant leurs opérations de guerre des mines, le Sagittaire et le Pégase participeront donc également au renforcement de la sécurité maritime dans le Golfe. Par ailleurs, leurs escales seront l’occasion de réaliser des actions de coopération bilatérales avec les pays concernés.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 07:55
14/04/09 - Retour sur la libération du Tanit

Mise à jour 28/06/2010 05:12 Sources : EMA

 

Le voilier de plaisance français le Tanit, avec à son bord 4 adultes et un enfant de 3 ans, avait été piraté le 4 avril dernier. Le 10 avril, une opération militaire a permis la libération de 4 otages dont l'enfant. Le père de l'enfant est décédé. 2 pirates ont été tués et 3 seront remis à la justice française.

 

Rappel des faits

Le Tanit, voilier de tourisme battant pavillon français avait quitté Vannes en juillet 2008 pour Zanzibar. A son bord, un couple et leur enfant, et 2 amis qui les ont rejoints pour la traversée du golfe d'Aden.

Le 17 mars 2009, le Tanit a croisé la route de la frégate de surveillance française Floréal dans le golfe d'Aden. Le bâtiment de la Marine qui, dans le cadre de l'opération Atalante, faisait route vers Al Mukalla, a accompagné pendant quelques heures le voilier Tanit auquel il a transmis toutes les consignes de sécurité et recommandations de navigation.

Les jours suivants, la cellule du control naval d'ALINDIEN, amiral responsable de la zone maritime de l'océan Indien, est entrée en contact avec les plaisanciers, réitérant ses recommandations, déconseillant au voilier de prendre les routes de navigation vers le Kenya et rappelant la vulnérabilité d'un voilier.

 

Le Tanit piraté

Le 4 avril 2009, le Tanit est à 450 nautiques (environ 700 km) des côtes orientales de la Somalie lorsqu'il est piraté.

Le 6 avril, alors que le Tanit ne répond plus depuis 2 jours, un avion de patrouille maritime Atlantique 2, permet de localiser le voilier à 280 nautiques des côtes somaliennes (Ras Hafun) et de confirmer la présence de pirates à son bord.

Une cellule de crise est armée au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) à l'état-major des armées pour diriger les opérations.

Les moyens navals nationaux déployés dans la région reçoivent l'ordre de rejoindre la zone où se trouve le Tanit. Sont mobilisés : la frégate de surveillance Floréal, déployée dans le cadre de l'opération Atalante, l'aviso Commandant Ducuing et la frégate de type La Fayette Aconit, déployés dans le cadre de la TF 150. L'Atlantique 2 reste en soutien des opérations.

 

Mise en place du dispositif militaire

Le 8 avril, les 3 bâtiments, renforcés par un détachement de commandos marine sont à proximité du Tanit.

Un premier contact radio est pris avec les pirates et les otages. Les pirates disent vouloir rejoindre la côte somalienne, ils sont menaçants et apparaissent très déterminés.

 

Négociations pour la libération des otages

De nombreuses propositions sont faites aux pirates au cours de la négociation. Ils les rejettent.

Le Tanit sous voile se rapproche des côtes somaliennes. Pour donner encore du temps aux négociations, la décision est prise d'immobiliser le Tanit, les militaires français réalisent un tir de précision sur le mât du voilier et font tomber la voilure. Le Tanit stoppé, dérive.

 

Libération du Tanit

Le 10 avril, les contacts avec les pirates se poursuivent.

Les pirates continuent de refuser toute transaction. Le courant rapproche le Tanit des côtes somaliennes desquelles il sera bientôt à moins de 30 kilomètres ouvrant la possibilité pour les pirates de débarquer les otages, en bénéficiant éventuellement de renforts venus de terre. Suivant les instructions du président de la République, l'ordre est donné de reprendre le Tanit avant la nuit.

Vers 15h30 (heure de Paris), l'opération de reprise est lancée. Elle combine l'action de tireurs d'élite et d'un groupe d'assaut. 4 otages sont libérés sains et saufs. Le skipper du Tanit est mortellement touché.

2 pirates sont tués, les 3 autres, dont 2 blessés sont capturés, ils seront remis à la justice française.

Les plaisanciers libérés et l'enfant sont accueillis à bord de l' Aconit avant d'être transférés vers Djibouti puis la France où ils sont arrivés dimanche 12 avril.

L'intervention militaire sur le Tanit est la 3ème intervention de vive force conduite par les forces armées françaises au large de la Somalie. La première, sur le voilier Ponant qui avait été piraté le 4 avril 2008, avait permis la libération de ses 30 membres d'équipages et l'interception de 6 pirates. La deuxième, sur le voilier de plaisance Carré d'As qui avait été piraté le 2 septembre 2008, avait permis la libération de ses propriétaires, un couple français, et l'interception de 6 pirates, un avait été tué durant l'opération.

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