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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 13:50
MBDA bat une nouvelle fois son record de commandes à l'export en 2014

MBDA a réussi à engranger environ 4 milliards d'euros de commandes, dont un peu plus de 2 milliards à l'export (Crédits : Roland Pellegrino, ministère de la Défense)

 

13/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le missilier européen a réussi à engranger environ 4 milliards d'euros de commandes, dont un peu plus de 2 milliards à l'export, en 2014.

 

Selon des sources concordantes, le missilier européen MBDA, qui va présenter lundi ses résultats de 2014, a battu à nouveau son record de prises de commandes à l'exportation. Après avoir réussi une belle année en 2013 (4 milliards d'euros, dont 2,2 milliards à l'export), le missilier européen a réédité l'année dernière sa performance commerciale. Et ce en dépit de quelques déceptions de prises de commandes attendues en 2014.

Selon plusieurs sources concordantes, MBDA a réussi à engranger environ 4 milliards d'euros de commandes, dont un peu plus de 2 milliards à l'export, en 2014. Des commandes qui concernent essentiellement des missiles de fabrication britannique. Notamment un contrat signé avec l'Arabie Saoudite, qui va équiper ses Eurofighter de missiles air-air Meteor, dont c'est le premier contrat export. Cette commande est estimée à un plus de 1 milliard d'euros.

 

Un book to bill supérieur à 1

En tout cas, cette performance va à nouveau ravir le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, qui avait fixé pour 2013 un objectif à ses troupes commerciales d'avoir un ratio chiffre d'affaires, prises de commandes (le fameux book to bill) supérieur à 1. Et bingo, le groupe y parvient deux années consécutives alors que le carnet de commandes déclinait inexorablement depuis 2009. Il était même passé en 2012 pour la première fois depuis la création de MBDA en 2001 sous la barre symbolique des 10 milliards d'euros (9,8 milliards). En 2009, le carnet s'élevait à 12 milliards, déjà en net retrait par rapport à 2003 (14,8 milliards).

Seule ombre au tableau, le chiffre d'affaires de MBDA devrait être à la baisse en raison des efforts consentis (réduction des livraisons négociée avec la direction générale de l'armement) par Antoine Bouvier en vue de préserver l'avenir avec le développement de nouveaux programmes : Missile terrestre de nouvelle génération (MMP), Anti Navire Léger (ANL), CAMM, un missile britannique qui répondra aux besoins futurs des marines, forces terrestres et forces aériennes en matière de défense anti-aérienne.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 19:55
Le missile anti-navire léger : un atout de poids pour la marine

 

28/10/2014 DGA

 

À besoin opérationnel partagé, programme commun. La France et le Royaume-Uni conçoivent un missile destiné à neutraliser en mer les embarcations rapides et légères depuis un hélicoptère. Baptisé ANL (anti-navire léger), cet armement, complémentaire du missile anti-navire lourd Exocet, est totalement autonome mais permet à son utilisateur de changer de cible durant son vol si cela devenait nécessaire. Projet intégré aux accords de Lancaster House signés en 2010, il est présenté au salon Euronaval.

 

Piraterie, narcotrafic, terrorisme ou crise localisée… les embarcations utilisées sont bien souvent de petites tailles, très rapides et très maniables rendant ainsi toute intervention délicate en particulier près des côtes. Pour répondre à cette problématique, la DGA et son homologue britannique la DE&S, se sont alliés depuis 2009 pour concevoir un armement spécialement adapté à ce type bien particulier d’interventions. C’est l’ANL : le missile anti-navire léger. « Ce missile est destiné à équiper les hélicoptères de la marine nationale. Des études sont actuellement menées pour affiner le choix de l’hélicoptère : Panther, NH90 ou encore HIL… Le choix devrait être fait d’ici 2015/2016 », explique Nicolas Duchesne, manager missile anti-navire léger à la DGA.

 

« Tir et oubli »… avec l’homme dans la boucle

Le missile est équipé d’un autodirecteur infrarouge qui permet la fonction « tir et oubli ». Grâce à ce type de guidage, il peut atteindre sa cible sans qu’un opérateur n’ait à le guider. Autre caractéristique, sa capacité « homme dans la boucle ». Sa liaison de données bidirectionnelles permet une transmission des informations en temps réel du missile vers l’hélicoptère et réciproquement. « L’opérateur en charge du tir reçoit sur son écran de contrôle le retour image de ce que voit le missile. Il peut ainsi, pendant le vol, désigner une nouvelle cible ou choisir de frapper sur zone particulière du navire, comme le gouvernail par exemple, afin de le neutraliser sans le détruire totalement. Il peut également annuler le tir si nécessaire, le missile tombera alors à l’eau », détaille Nicolas Duchesne. Cette double capacité permet à la fois de simplifier l’utilisation du missile par l’opérateur tout en lui permettant d’adapter ses prises de décisions en temps réel, pour une réponse mesurée et graduelle limitant ainsi les dommages collatéraux.

 

Disponible d’ici 5 ans

« Le projet a débuté en 2009, et après une phase d’études et de dialogue, le contrat a été notifié en mars 2014 à l’industriel MBDA par les ministres de la Défense français et britannique », précise Nicolas Duchesne. Le contrat est piloté par une équipe franco-britannique gouvernementale basée à Bristol. Les premières pièces sont déjà en usinage pour la fabrication des prototypes des sous-ensembles du missile. Le dialogue collaboratif avec l’industriel se poursuit tout au long du projet. « Lorsque nous aurons un missile avec une définition mature, la DGA réalisera les tirs de qualification au centre DGA Essais de missiles entre 2017 et début 2018 », indique Nicolas Duchesne. Au-delà de ses fonctions opérationnelles et stratégiques, l’ANL constitue une première étape dans la consolidation de l’industrie des missiles en Europe, vers plus d’efficacité et de compétitivité.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:55
Le missile anti-navire léger : un atout de poids pour la marine

L'ANL est destiné à neutraliser en mer les embarcations rapides et légères depuis un hélicoptère

 

27/10/2014 DGA

 

À besoin opérationnel partagé, programme commun. La France et le Royaume-Uni conçoivent un missile destiné à neutraliser en mer les embarcations rapides et légères depuis un hélicoptère. Baptisé ANL (anti-navire léger), cet armement, complémentaire du missile anti-navire lourd Exocet, est totalement autonome mais permet à son utilisateur de changer de cible durant son vol si cela devenait nécessaire. Projet intégré aux accords de Lancaster House signés en 2010, il est présenté au salon Euronaval.

 

Piraterie, narcotrafic, terrorisme ou crise localisée… les embarcations utilisées sont bien souvent de petites tailles, très rapides et très maniables rendant ainsi toute intervention délicate en particulier près des côtes. Pour répondre à cette problématique, la DGA et son homologue britannique la DE&S, se sont alliés depuis 2009 pour concevoir un armement spécialement adapté à ce type bien particulier d’interventions. C’est l’ANL : le missile anti-navire léger. « Ce missile est destiné à équiper les hélicoptères de la marine nationale. Des études sont actuellement menées pour affiner le choix de l’hélicoptère : Panther, NH90 ou encore HIL… Le choix devrait être fait d’ici 2015/2016 », explique Nicolas Duchesne, manager missile anti-navire léger à la DGA.

 

« Tir et oubli »… avec l’homme dans la boucle

 

Le missile est équipé d’un autodirecteur infrarouge qui permet la fonction « tir et oubli ». Grâce à ce type de guidage, il peut atteindre sa cible sans qu’un opérateur n’ait à le guider. Autre caractéristique, sa capacité « homme dans la boucle ». Sa liaison de données bidirectionnelles permet une transmission des informations en temps réel du missile vers l’hélicoptère et réciproquement. « L’opérateur en charge du tir reçoit sur son écran de contrôle le retour image de ce que voit le missile. Il peut ainsi, pendant le vol, désigner une nouvelle cible ou choisir de frapper sur zone particulière du navire, comme le gouvernail par exemple, afin de le neutraliser sans le détruire totalement. Il peut également annuler le tir si nécessaire, le missile tombera alors à l’eau », détaille Nicolas Duchesne. Cette double capacité permet à la fois de simplifier l’utilisation du missile par l’opérateur tout en lui permettant d’adapter ses prises de décisions en temps réel, pour une réponse mesurée et graduelle limitant ainsi les dommages collatéraux.

 

Disponible d’ici 5 ans

 

« Le projet a débuté en 2009, et après une phase d’études et de dialogue, le contrat a été notifié en mars 2014 à l’industriel MBDA par les ministres de la Défense français et britannique », précise Nicolas Duchesne. Le contrat est piloté par une équipe franco-britannique gouvernementale basée à Bristol. Les premières pièces sont déjà en usinage pour la fabrication des prototypes des sous-ensembles du missile. Le dialogue collaboratif avec l’industriel se poursuit tout au long du projet. « Lorsque nous aurons un missile avec une définition mature, la DGA réalisera les tirs de qualification au centre DGA Essais de missiles entre 2017 et début 2018 », indique Nicolas Duchesne. Au-delà de ses fonctions opérationnelles et stratégiques, l’ANL constitue une première étape dans la consolidation de l’industrie des missiles en Europe, vers plus d’efficacité et de compétitivité.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:55
Missiles : la France et la Grande-Bretagne se marient pour le meilleur...

Au nom de la France et du Royaume-Uni, le ministère britannique de la Défense a notifié fin mars à MBDA le contrat de développement et de production du missile antinavire léger ANL

 

27/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au travers du missilier européen MBDA, Paris et Londres ont décidé de poursuivre leur effort d'interdépendance dans le domaine des missiles afin d’éliminer les redondances dans le secteur.
 

Le PDG de MBDA Antoine Bouvier est aujourd'hui complètement conforté dans sa stratégie d'interdépendance dans le domaine des missiles entre la France et la Grande-Bretagne qu'il préconise depuis plusieurs années. Au nom de la France et du Royaume-Uni, le ministère britannique de la Défense a ainsi notifié fin mars au missilier européen le contrat de développement et de production du missile antinavire léger ANL/FASGW(H), pour un montant de l'ordre de 600 millions d'euros. "Ce développement commun est décisif pour engager la consolidation de l'industrie missilière franco-britannique sous l'égide de MBDA et de ses sous-traitants, dans le cadre de l'initiative One Complex Weapon", a expliqué ce jeudi le ministère de la Défense.

Le franchissement de cette étape importante du programme avait été préparé lors du sommet franco-britannique de Brize Norton le 31 janvier par la signature d'un Memorandum of Understanding (arrangement cadre) entre le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue britannique Philip Hammond.

 

Des économies significatives  

"En travaillant ensemble et en additionnant leurs forces, la France et le Royaume-Uni dépenseront moins pour satisfaire leurs besoins militaires et contribueront à renforcer la compétitivité de MBDA face à la concurrence mondiale", a expliqué MBDA dans un communiqué publié ce jeudi. "Ce programme nous fait entrer dans une ère nouvelle de la coopération qui permettra de réaliser des économies significatives sur les programmes à venir, a fait valoir le PDG de MBDA, Antoine Bouvier cité dans le communiqué. Au lieu de mettre en commun leurs efforts programme par programme, comme c'était la règle auparavant, Français et Britanniques vont désormais coordonner leur approche des développements et des acquisitions afin d'éliminer les redondances dans le secteur des missiles ».

 

Un missile pour les hélicoptères de la Marine nationale

Cet effort franco-britannique bénéficiera aux hélicoptères qui intégreront le missile FASGW/ANL dans les années à venir. Ce missile apportera aux appareils de la marine nationale une capacité permettant de neutraliser les patrouilleurs, des vedettes rapides et des petites embarcations dans des situations de crise. Il équipera également les Lynx Wildcat AW159 de la Royal Navy. D'une masse approximative de 100 kg, ce missile aura également la capacité d'attaquer des cibles côtières et terrestres. Ce programme marquera "un progrès substantiel par rapport aux missiles Sea Skua et AS15TT" développés par MBDA respectivement au Royaume-Uni et en France, a assuré le missilier  

La Direction générale de l'armement (DGA) assurera avec la DE&S (Defence Equipment & Support), son homologue britannique, la conduite du programme ANL/FASGW(H) au sein d'un bureau de programme commun (Joint Project Office) basé à Bristol. Le programme ANL s'inscrit dans la lignée fructueuse des coopérations entre la France et le Royaume-Uni dans le domaine des missiles (Aster, Scalp, Meteor).

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:56
photo MBDA

photo MBDA

 

 

27/03/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

Le programme franco-britannique de missile anti navire léger (ANL) est lancé

 

Au nom de la France et du Royaume-Uni, le ministère britannique de la Défense a notifié le 26 mars 2014 à la société MBDA le contrat de développement et de production du missile anti navire léger ANL/FASGW(H), pour un montant de l’ordre de 600 M€ (500 M£).

 

 Ce développement commun est décisif pour engager la consolidation de l’industrie missilière franco-britannique sous l’égide de MBDA et de ses sous-traitants, dans le cadre de l’initiative « One Complex Weapon ».

 

Le franchissement de cette étape importante du programme avait été préparé lors du sommet franco-britannique de Brize Norton le 31 janvier 2014 par la signature d’un Memorandum of Understanding (arrangement cadre) entre le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue britannique Philip Hammond.

 

photo MBDA / Marine Nationale

photo MBDA / Marine Nationale

Le missile ANL apportera aux hélicoptères de la marine nationale une capacité permettant de neutraliser les patrouilleurs, des vedettes rapides et des petites embarcations dans des situations de crise.

 

La Direction générale de l’armement (DGA) assurera avec la DE&S (Defence Equipment & Support), son homologue britannique, la conduite du programme ANL/FASGW(H) au sein d’un bureau de programme commun (Joint Project Office) basé à Bristol.

 

Le programme ANL s’inscrit dans la lignée fructueuse des coopérations entre la France et le Royaume-Uni dans le domaine des missiles (Aster, Scalp, Meteor).

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 11:50
MBDA, un modèle industriel pour l'Europe de la défense ?

 

13 mars 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

A l'occasion du lancement du programme de missiles anti-navire léger (ANL), MDBA adopte une nouvelle organisation industrielle. Elle assoit une dépendance mutuelle stratégique et industrielle entre la France et le Royaume-Uni.

 

L'Europe de la défense se fera peut-être par l'industrie. En particulier, en s'inspirant du nouveau modèle industriel du fabricant de missiles MBDA, filiale commune à Airbus group, l'italien Finmeccanica, et l'anglais BAE Systems. Ce modèle est basé sur une dépendance mutuelle que sont prêts à organiser entre eux les Etats européens eux-mêmes, en tout cas la France et le Royaume-Uni. A l'occasion du lancement du programme du missile anti-navire léger ANL, les gouvernements français et britanniques ont décidé d'entrer dans une nouvelle logique de partage de souveraineté et de dépendance mutuelle au niveau industriel. 

La raison est simple : aucun des deux pays ne peut plus maintenir sur le long terme l'effort nécessaire pour financer et développer les nouvelles technologies de missiles afin de disposer, chacun de leur côté de la Manche, d'une gamme complète de produits. L'idée est donc de se partager les compétences pour éviter la coûteuse duplication des bureaux d'études et des chaînes industrielles. Pour le programme ANL, l’industriel va s’appuyer sur 12 centres de compétences répartis sur les deux pays. Ainsi les sites français de MBDA ont l'expertise des calculateurs embarqués développée au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et des bancs de tests installées à Bourges (Cher). Les sites anglais maîtrisent les technologies des actuateurs (les parties mobiles des missiles) et des systèmes de liaisons de données. Jusqu’ici, l’industriel prenait soin de dupliquer dans chaque pays l’ensemble des compétences pour assurer à chacun des deux pays de pouvoir assurer la production de missiles sur son territoire.

 

Partage des tâches

Ce partage des tâches s'appliquera non seulement aux programmes en coopération mais également aux programmes nationaux. Ainsi le futur missile moyenne portée (MMP) destiné à l'armée française embarquera des actuateurs anglais, et le programme britannique du Spear Capability s'appuiera sur un calculateur français. Avec cette nouvelle spécialisation industrielle et la mise en place d'une filière missile optimisée, les deux pays visent jusqu'à 30% d'économies sur les livraisons des futurs équipements. Il s'agit de faire face à la concurrence des groupes américains (Raytheon, Lockheed Martin) et israéliens (Rafael Advanced Defense System) mais également des acteurs émergents comme des industriels chinois qui ont récemment remporté l'appel d'offres turc pour un système de défense aérienne de longue portée.

 

Groupe intégré

Le nouveau modèle de spécialisation de MBDA est l'aboutissement d'une longue maturation industrielle, qui devrait avoir des impacts dans les deux pays. Le point de départ remonte au début des années 1990 avec lancement d'un premier programme entre français et britanniques - déjà ! - le Scalp Storm Shadow et la création de MBD (l’ancêtre de MBDA) avec la fusion des activités missilières de Bae Dynamics et de Matra Défense. Il y a encore 20 ans, l'Europe comptait encore six fabricants nationaux capables de concevoir et de produire des missiles et tous concurrents ! Ensuite la consolidation a opéré jusqu'en 2001, avec le rassemblement des activités de missiles des grands acteurs européens (Alenia Marconi Systems, Matra Bae Dynamics, EADS Aerospatiale Missile) créant MBDA. 

 

MBDA, un modèle industriel pour l'Europe de la défense ?

L'entreprise pèse aujourd’hui environ 3 milliards d'euros de chiffres pour un effectif de 10 000 salariés répartis entre l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Agissant comme un groupe intégré, il a abandonné l'organisation par pays. Ainsi les différents patrons des activités en charge des programmes ou des forces commerciales ont autorité sur l'ensemble des pays.

Mais l'histoire n'est pas finie... Pour amplifier cette organisation, il faudra encore convaincre l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne de partager la vision industrielle du couple franco-britannique.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 21:50
Signature de 3 accords franco-britanniques dans le domaine de l’Armement


06/02/2014 Ministère de la Défense

 

Le 3e Sommet Franco-Britannique depuis le traité de Lancaster House de 2010 s’est tenu le 31 janvier 2014 sur la base aérienne de Brize Norton, base principale de l'aviation de transport britannique. Le choix de ce lieu démontre l’importance du domaine de la défense pour la relation franco-britannique, domaine dans lequel les deux nations sont capables d’avancer de concert, notamment sur les questions d’Armement.

 

Depuis 2010, la DGA et son homologue britannique, DE&S, ont lancé de nombreux travaux préparatoires couvrant des domaines capacitaires variés avec, notamment, l’ambition de faire émerger une base industrielle plus efficace, fondée sur des dépendances mutuelles à même de générer des économies sur la livraison des futurs équipements des forces armées françaises et britanniques. Ce Sommet, grâce à la forte mobilisation des équipes concernées, a permis d’officialiser les premiers résultats concrets de ces travaux. Le Ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, était accompagné du Délégué général pour l’armement.

En présence du Président de la République, François Hollande, et du Premier ministre britannique, David Cameron, les Ministres de la Défense, Jean-Yves Le Drian et Philip Hammond ont signé une déclaration d’intention relative au lancement de la phase de faisabilité du système de combat aérien du futur (SCAF/FCAS). Cette déclaration est l’aboutissement d’un intense travail entre la DGA et DE&S. Elle a une portée historique et façonnera l’avenir de l’industrie aéronautique de combat française et britannique. Un accord est visé pour le salon de Farnborough en juillet prochain.

Les deux ministres de la Défense ont également procédé à la signature d’un accord pour le programme de missiles Anti-Navire Léger (ANL) et d’un arrangement cadre pour l’étude de définition détaillée d’un démonstrateur de drone maritime MMCM de lutte contre les mines marines en marge de leur réunion bilatérale consacrée aux sujets de Défense.

Plus généralement, les travaux dans le domaine de l’armement se poursuivent sous le pilotage du High Level Working Group, présidé par la Délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, et le Secrétaire d’Etat aux équipements de défense, Philip Dunne.

Les trois accords en question permettent de poursuivre les travaux dans le cadre des projets suivants :

 

- Phase de faisabilité du système de combat aérien du futur (SCAF/FCAS)

La France et le Royaume-Uni ont déclaré l’intention de lancer une étude de faisabilité du système de combat aérien du futur (SCAF/FCAS ) à hauteur de 120M£ (145M€) qui durera 2 ans. Les travaux porteront sur les architectures des systèmes, les technologies-clés et la définition des moyens de simulation d’un drone de combat. Cette étude de faisabilité permettra également de préciser les budgets nécessaires au lancement en 2016 du développement et de la réalisation du démonstrateur de drone de combat. Des études complémentaires nationales seront lancées par chaque pays.

Cette décision fait suite aux réflexions menées dans le domaine par les deux pays depuis la signature du traité de Lancaster House le 2 novembre 2010. Elle intervient à l’issue d’une phase préparatoire qui a impliqué six industriels : Dassault-Aviation et BAE Systems comme chefs de file du projet, Thales et Selex ES pour l’électronique embarquée et les senseurs, ainsi que Safran et Rolls-Royce pour la motorisation.

Dans le cadre de cette coopération, la France prévoit de mettre à profit l’expérience acquise dans le domaine des drones de combat au travers du démonstrateur technologique NEURON, dont Dassault-Aviation assure la maîtrise d’œuvre.

L’accord définitif est prévu pour Juillet 2014 (salon de Farnborough) et précèdera la signature des contrats afférents.

 

- Développement et production du missile Anti navire léger (ANL).

Initié dans le cadre du traité de Lancaster House du 2 novembre 2010, le programme de missile ANL/FASGW(H) apportera aux hélicoptères une capacité permettant de détruire les patrouilleurs et vedettes rapides, dans des situations de crise ou pour faire face aux actes de piraterie, de narcotrafic et de terrorisme en mer.

Le système disposera de la capacité « tire et oublie ». Mais il sera également doté de la capacité « homme dans la boucle » permettant de choisir un point précis sur la cible et de limiter les dommages collatéraux.

Le programme ANL contribue à la consolidation de l’industrie missilière franco-britannique avec l’industriel MBDA mais aussi et l’ensemble de sa chaîne de sous-traitance. Cela se traduit par la mise en place des premiers centres d’excellences (regroupement d’expertise en un centre unique entre MBDA FR et MBDA UK), constituant une première étape vers la dépendance mutuelle.

 

- Développement d’un prototype de système de drones de surface et sous-marins destinés à détecter et neutraliser les mines navales sur les fonds marins (MMCM, Maritime Mine Counter Measure).

La première étape en sera une étude de définition détaillée du démonstrateur de drone maritime MMCM qui durera deux ans. Une équipe de programme franco-britannique opère depuis début 2012 au sein de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAR). Elle est chargée par les deux nations de notifier le contrat correspondant avant la fin de l’année 2014.

Le projet MMCM est une composante du programme français « Système de Lutte Anti-Mines navales Futur (SLAMF) », qui vise à renouveler la capacité de lutte contre les mines navales. SLAMF s'appuie sur des drones de surface et sous-marins déployés à partir d’un bâtiment porteur. Il est conduit par la DGA selon une approche par étapes successives pour minimiser les risques dans un domaine très novateur. Un démonstrateur de drone de surface porteur de drones sous-marins, baptisé « Sterenn Du », a déjà permis de démontrer la validité du concept de SLAMF.

Au-delà des objectifs opérationnels liés à la lutte contre les mines navales (sécurité des sous-marins lanceurs d’engins et du porte-avions, protection de l’accès aux ports, soutien au déploiement d’une force d’action navale), l’enjeu de MMCM et de SLAMF est également industriel, en permettant le maintien des compétences françaises en matière de détection sous-marine et de robotique.

La décision de passer à la phase de réalisation du prototype sera prise à l’issue de cette étude de définition, à l’horizon 2016.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:50
Britanniques et Français avancent au moins en défense

01.02.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense Globale

Le sommet franco-britannique du 31 janvier, sur la base de la Royal Air Force de Brize-Norton près d'Oxford, a permis de prolonger les accords de Lancaster House, signés en 2010. Cette entente cordiale entre David Cameron et François Hollande s'illustre essentiellement dans le domaine de l'industrie (drone, missile anti-navire léger) même si on n'oublie pas le Combined joint expeditionary force (CJEF ou en french Force expéditionnaire commune interarmées), notamment entre parachutistes français et capacités d'aérolargage britanniques.
C'est surtout sur le plan de la politique européenne que les deux présidents ont des divergences majeures. Le traité de Lancaster House va vivre. Au moins jusqu'au référendum sur le maintien dans l'UE, prévu au Royaume-Uni avant la fin 2017.
Le 31 janvier, Britanniques et Français ont donc signé une lettre d'intention pour le lancement d'une nouvelle phase de travaux dans le domaine des drones de combat.

La France et le Royaume-Uni s'engagent conjointement à hauteur de 120M£ (145M€) sur un programme qui durera 2 ans. Ils confirment ainsi la phase préparatoire décidée en juillet 2012 et qui a impliqué Dassault-Aviation et BAE Systems comme chefs de file du projet, Thales et Selex ES pour l'électronique embarquée et les senseurs, ainsi que Safran et Rolls-Royce pour la propulsion.

Les deux parties ont également signé un arrangement cadre pour le lancement de la phase de développement et de production du missile antinavire léger (ANL pour hélicoptères par MBDA) et un autre pour le développement d'un prototype de drones de surface et sous-marins destinés à détecter et neutraliser les mines navales sur les fonds marins (projet de coopération Maritime Mine Counter Measures, MMCM).

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 19:55
Le système de combat aérien du futur sera d'abord franco-britannique (vidéo)

24.10.2013 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

 

La coopération franco-britannique, issue du traité de Lancaster House en 2010, trouve des prolongements intéressants en matière d'industrie. C'est le cas du missile anti-navire léger (MBDA) et du système de lutte anti-mines SLAMF (DCNS, Thales Underwater Systems et ECA).

 

 

ANL FASGW [anti-navire léger future air-to-surface guided weapon]

ANL FASGW [anti-navire léger future air-to-surface guided weapon]

Le dossier des drones de combat ou système de combat aérien futur (SCAF ou FCAS en anglais) est lui aussi en cours de décollage. Et ce tournant-là, il serait bon de ne pas le manquer...

 

" La négociation sur le sujet a bien progressé tant au niveau étatique qu'industriel ", a expliqué le 16 octobre le Délégué général à l'armement, Laurent Collet-Bignon, aux sénateurs de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.

Dassault et BAE Systems pour la maîtrise d'œuvre et le prototype (chacun a son démonstrateur technologique, nEUROn pour le premier, Taranis pour le second), Safran et Rolls-Royce pour la motorisation, Thales et Selex UK (transmission, radar, guerre électronique) " ont tous, dans leur domaine respectif, atteint un consensus basé sur la compétence industrielle ", a rapporté le DGA.

Il s'agit d'un drone de combat, appelé à remplir des missions de reconnaissance, de frappe et de bombardement. Pas encore de combat aérien, dirons-nous pour rassurer les aviateurs (mais bon...). Il sera furtif et quasiment autonome (décollage, vol, atterrissage). Le pilote ne devrait donc pas bénéficier d'un joystick (à la différence des Reaper) mais validera certaines phases, notamment le largage des bombes...

 

" Il faut accepter les dépendances mutuelles "

 

Un contrat de développement doit être notifié en 2014. Il concernera des travaux technologiques, de design et de simulation.

" Ce projet peut s'interpréter comme une suite du démonstrateur nEUROn avec la recherche d'une optimisation d'ensemble et d'un élargissement de la maîtrise d'œuvre à deux nations, puis une ouverture aux autres partenaires en fonction de savoir-faire ", a prolongé Laurent Collet-Bignon. " Il faut accepter les dépendances mutuelles. " Pour être tout à fait honnête, le DGA a aussitôt ajouté " mais on ne peut les avoir qu'avec des pays ayant les mêmes ambitions, comme le Royaume-Uni ".

 

 

Dassault nEuron UAV source-lefigaro-fr

Dassault nEuron UAV source-lefigaro-fr

Rappelons que nEUROn, le démonstrateur de Dassault est le fruit d'une collaboration avec Thales, Saab (Suède), Alenia (Italie, filiale de Finmeccanica), Casa (Espagne, filiale d'EADS), HAI (Grèce) et RUAG (Suisse).

Le montage industriel est hautement politique et le reste quand il s'agit de travailler avec des partenaires britanniques : " Il ne me semble pas opportun d'afficher ce sujet comme une proposition commune franco-britannique pour le futur avion de combat européen, ce qui serait le meilleur moyen de faire fuir les Britanniques. " Il faudra également attendre les prochaines élections générales britanniques, en mai 2015...

Mais le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l'a assuré en juin lors du salon du Bourget : " Les drones de combat, à l’horizon 2030, viendront compléter, voire remplacer nos flottes d’avions de chasse. Ce rendez-vous, nous ne le manquerons pas. "

Le système de combat aérien du futur sera d'abord franco-britannique (vidéo)

Sous peine de louper un nouveau virage capital, comme celui des drones MALE (moyenne altitude longue endurance) fin 90-début 2000. Les deux premiers MQ-9 Reaper de l'Américain General Atomics, sur les douze commandés par la France, s'apprêtent d'ailleurs à atterrir à Niamey au Niger.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:55
MBDA : bonjour les vaches maigres…

23.09.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

FOB termine avec Antoine Bouvier, PDG de MBDA, son tour d’horizon des auditions menées par la commission de la Défense à l’assemblée nationale. MBDA, qui est né en 2001 du regroupement des principaux missiliers européens, a réalisé un chiffre d’affaires annuel moyen de 800 M€ avec la France pour les années 2008-2010. Un niveau d’activité élevé dû à des pics de livraisons sur les missiles Mica et Aster, et un chiffre qui fait aujourd’hui envie…

 

« Nous sommes aujourd’hui en discussion avec la DGA pour des réductions de format sur la plupart de nos programmes soulignait Antoine Bouvier devant la commission de la Défense nationale. (…) Notre estimation de ce que pourrait être le flux annuel moyen pendant la LPM est de 500 M€ ». De 800 à 500, la baisse est supérieure à 30%. Mais si l’on applique l’inflation, la réduction du budget que le client français consacre à MBDA et la filière missile serait plus proche de 40%. Sans compter qu’il s’agit de comparer des budgets « réalisés » à des budgets « estimés ». Or on sait bien qu’il y a loin de la coupe aux lèvres en matière de LPM et que la perte en ligne est parfois sévère entre ce qui est annoncé et ce qui est effectivement réalisé… Clairement, le fabricant de missiles MBDA souffre de la priorité donnée aux plateformes au détriment des munitions emportées…

 

Pour limiter la casse au niveau des activités de développement, le gouvernement a choisi de faire porter l’effort budgétaire sur les activités de fabrication et les contrats en cours. « Un choix que nous soutenons » note Antoine Bouvier. Il n’empêche : la potion s’annonce très amère pour le missilier qui va devoir réduire ses activités de développement de 20% et les productions de 40 à 50%. On peut à ce stade se demander ce qu’il restera à fabriquer dans les usines du groupe, d’autant que les réductions de commandes annoncées s’imputeront sur des grands programmes dont les livraisons ont déjà commencé pour certains. Avec, répétons-le, la possibilité (si l’on est optimiste) ou la probabilité (si l’on est pessimiste) que les promesses actuelles de la LPM ne soient pas respectées, ce qui ferait encore baisser le niveau des commandes. Globalement, MBDA estime à 500 équivalents temps plein au sein du groupe et de ses sous-traitants de la filière missile les pertes d’emploi directement liées à la LPM.

 

Face à cet horizon morose, Antoine Bouvier pouvait toutefois faire état de sa satisfaction sur deux points : le premier est le lancement du programme MMP (Missile Moyenne Portée) destiné à remplacer les Milan. « On revient de très très loin a-t-il martelé. Et « on », ce n’est pas seulement MBDA : c’est aussi l’armée de Terre et toute la communauté industrielle liée à ce programme ». Pour sauver le MMP, MBDA s’est engagé à prendre 75% des coûts de développement. « Une proposition exceptionnelle, parce qu’on ne pouvait pas se résoudre à ce que le missile terrestre devienne uniquement américain ou israélien ». MBDA attend désormais une notification du contrat pour la fin d’année, indispensable pour tenir une mise en service prévue pour 2017. Les discussions portent actuellement avec la DGA sur une tranche ferme de 1500 missiles et MBDA évoque toujours un objectif de 9000 ventes à l’export.

 

MBDA : bonjour les vaches maigres…

Autre raison d’espérer, le programme de missile ANL (Anti Navire Léger) dont MBDA attend désormais le lancement officiel à l’occasion d’un prochain sommet franco-britannique, fin 2013 ou début 2014. L’écueil pour un développement conjoint entre Paris et Londres tient moins aux caractéristiques techniques qu’aux divergences de calendrier entre les deux pays. Pour combler ce décalage, MBDA travaille d’ores et déjà avec Eurocopter sur des solutions d’intégration à minima du futur missile sur les hélicoptères Panther de la marine nationale.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:55
Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan)

Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan)

12.06.2013 Par: Guillaume Belan (FOB)

 

Le ministre continue son « service après-vente » du Livre blanc sur la défense présenté début mai. Jean-Yves Le Drian, était à Bourges lundi pour une présentation aux industriels de défense. Au centre de la France, Bourges est historiquement un des grands bassins d’emplois défense, vivier de hautes technologies de l’armement. Jean-Yves Le Drian s’est rendu sur le site de MBDA avant de visiter l’activité munitionnaire de Nexter à la Chapelle-Saint Ursin (sur laquelle FOB reviendra). Avec près de 6000 emplois, l’activité défense dans la région centre est très importante et de nombreux élus locaux étaient là pour le faire savoir au ministère de la défense, premier investisseur public de l’Etat.

 

« Les contraintes financières sont fortes et les décisions difficiles » a prévenu le ministre de la défense, « mais l’industrie de défense est un atout économique, pour l’emploi, pour la technologie, pour la balance commerciale. Les dépenses publiques de défense sont un investissement pour l’avenir. »

 

« Le maintien d’une industrie de défense en pointe est l’une des ambitions fortes du Livre blanc que le Président de la République vient d’approuver et de la Loi de programmation militaire que nous sommes en train de préparer et qui doit être votée à l’automne. L’industrie française de défense doit demeurer l’une des deux premières en Europe, car c’est l’une des clés de notre autonomie stratégique, » a précisé Jean-Yves Le Drian

 

Le MMP et One MBDA confirmé

 

« One MBDA » bientôt une réalité

Reconnaissant que MBDA a « un rôle particulier » dans cette industrie de souveraineté, et participe à « l’autonomie française dans l’armement, outil essentiel de défense », le ministre a confirmé le lancement de plusieurs programmes de missiles dans la future LPM (Loi de programmation militaire) en préparation. Le premier, le MMP (missile moyenne portée) dont la phase de levée de risque pour donner un successeur au missile antichar Milan a déjà été financé. C’est donc le lancement du programme du prochain missile antichar de l’armée de terre qui est attendu « et peut se faire rapidement, dès 2014 » a précisé le ministre, saluant au passage les études auto-financées du missilier européen (Milan ER notamment). C’est donc une bonne nouvelle pour l’armée de terre et MBDA, qui attendaient depuis un certain temps la confirmation de ce programme.

Vue d'artiste d'un Scalp Naval tiré d'une FREMM crédits MBDA

Vue d'artiste d'un Scalp Naval tiré d'une FREMM crédits MBDA

« Obligatoire » aussi le MDCN, le programme français de missile de croisière naval, qui sera mis en œuvre depuis les navires de surface mais aussi sous-marins.

« One MBDA » bientôt une réalité

Dernier programme confirmé, l’ANL, missile antinavire léger, mis en œuvre depuis hélicoptères. « Même si son choix ne s’impose pas, il y a nécessité d’anticiper d’autres développements pour MBDA, notamment dans le cadre du partenariat franco-britannique ». Traduction : si l’ANL ne répond pas à un besoin impérieux en France, son lancement est important pour la relation avec Londres, dont la Marine en a un besoin criant, et participera à conforter MBDA comme la seule filière missile en Europe, l’objectif étant d’éviter la concurrence intra-européenne; MBDA devenant le seul grand maître d’œuvre sur le domaine, poussé par Paris et Londres. « Décision complexe, L’ANL va être lancé pour que « One Complex Weapon » devienne une réalité » a confirmé le ministre, assurant de la pérennité de la R&T missile franco-britannique.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:55
Jean-Yves Le Drian confirme le missile ANL

11.06.2013 Helen Chachaty à Bourges - .journal-aviation.com

 

Lors de son déplacement à Bourges sur le site de MBDA le 10 juin, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé le programme de missile anti-navire léger (ANL), qui doit à terme équiper les hélicoptères maritimes français et britanniques tels que les AW159 Wildcat, les NH90 ou les Panther.

Jean-Yves Le Drian confirme le missile ANL

Le programme était plus ou moins en suspens, attendant l’aval du gouvernent français. C’est à présent chose faite, l’ANL sera bien intégré à la LPM et lancé « prochainement », sans toutefois de calendrier plus précis. MBDA table sur une mise en service qui pourrait intervenir à partir de 2015.

 

En janvier dernier, le CEO de MBDA Antoine Bouvier avait qualifié le programme d’urgent et l’avait jugé absolument nécessaire, en particulier pour la Grande-Bretagne, forcée de prolonger la durée de vie de ses actuels Sea Skua.

 

L’ANL (FASGW – Future Anti-Surface Guided Weapon) est un missile de 100 kg, dont la portée doit atteindre 20 kilomètres.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:55
Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

photo MinDef FR - Exercice Calfex « Boars head ».

 

11.10.2012 Par Guillaume Goessens (GRIP) - marine-oceans.com

 

Les accords de Lancaster House, signés en novembre 2010, ont donné un nouveau tour à la coopération militaire franco-britannique qui ne sera pas sans effet sur l’industrie de défense européenne. Point de situation.

 

 Depuis la signature du traité franco-britannique de Dunkerque en 1947, et surtout depuis la mise en place d'un système de sécurité et de défense élargi durant les années qui ont suivi (Pacte de Bruxelles en 1948, Traité de l'Atlantique Nord en 1949, Traité sur l'Union de l'Europe Occidentale en 1954), la France et la Grande-Bretagne ont été au cœur des développements dans le domaine de la défense de l'Europe. Ces deux Etats tirent cette position d'un passé prestigieux partagé, d'abord empreint de rivalité, puis finalement marqué par un certain niveau de collaboration, essentiellement depuis l'Entente cordiale de 1904. Cet héritage historique a pour conséquence une certaine similarité entre les deux pays au niveau des budgets de défense, qui, si on les cumule, représentent près de la moitié des dépenses militaires de l'Union européenne (UE). Il est donc logique que chaque rencontre ou sommet bilatéral entre les dirigeants des deux pays touchant de près ou de loin la défense et la sécurité européenne suscite de nombreuses attentes, craintes, ou encore espérances. Le sommet du 2 novembre 2010 durant lequel MM. Nicolas Sarkozy et David Cameron ont engagé leur pays dans une coopération militaire et nucléaire n'a pas échappé à cette habitude. Les partenaires européens de la France et de la Grande-Bretagne se sont en effet montrés tantôt frustrés, tantôt heureux de la relance de la coopération franco-britannique.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Le 2 novembre 2010, le Président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron ont en fait signé deux traités. L'un porte sur une coopération en matière de sécurité et de défense, l'autre sur une collaboration limitée dans le domaine du nucléaire. Le premier traité vise à établir un « partenariat » à long terme entre les deux pays, au niveau de la défense et de la sécurité, dans de nombreux domaines, de la conception de matériel à l’envoi d’une force commune dans des conflits de haute intensité. Schématiquement, trois pôles de coopération peuvent être distingués dans ce premier document. Il s’agit des pôles « opérations et formations », « équipements et industries » et « cyber-sécurité et lutte contre le terrorisme ».

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Le premier de ceux-ci a pour objectif la mise sur pied d’une force expéditionnaire commune interarmées (CJEF), composée de deux contingents de 5000 hommes issus des trois composantes de l’armée, et d’une force aéronavale intégrée. La CJEF devrait être disponible pour des opérations strictement bilatérales, mais également dans le cadre d’opérations menées par l’ONU, l’OTAN ou encore l’UE. Plusieurs exercices conjoints ont eu lieu en 2011 et en 2012, le principal obstacle restant cependant de s’accorder sur la définition du concept d’emploi de cette force. Bien que Nicolas Sarkozy et David Cameron aient souligné la communauté d’intérêts et de valeurs de la France et de la Grande-Bretagne, il n’existe aucune garantie que, le cas échéant, les deux pays tomberont d’accord sur l’emploi de la CJEF.  Malgré l’entente affichée face à la crise libyenne, le risque de voir ressurgir des divergences diplomatiques à l’image de celle de 2003 au sujet de l’invasion de l’Irak pourrait rendre compliquée l’utilisation d’une telle force.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Le problème est le même pour la force aéronavale intégrée qui aurait dû être opérationnelle pour 2020. La réalisation de cet objectif semble de surcroît de plus en plus compromise en raison de la configuration du futur porte-avions britanniques Prince of Wales. Les choix effectués par le gouvernement britannique, notamment au niveau des dispositifs de catapultage des aéronefs, ne devraient pas permettre aux appareils français de décoller du pont de ce bâtiment.  Ce simple fait porte un grand coup à l’interopérabilité franco-britannique dans le domaine aéronaval. Néanmoins, le 17 février 2012, à l’occasion d’une rencontre bilatérale, Français et Britanniques ont introduit l’idée subsidiaire de créer un groupe aéronaval conjoint comprenant des bâtiments des deux Etats.

 

Le second pôle, « équipement et industrie », concerne le développement de plusieurs projets tels qu’un plan de soutien franco-britannique pour l’entretien des avions de transport militaire A400M ou encore l’élaboration d’un démonstrateur de combat aérien. Le développement de la coopération au sujet des drones devrait également s’accélérer. L’utilité de tels équipements, tout comme le retard des européens en la matière, ont une nouvelle fois été démontrés lors des opérations en Libye. Il s’agit donc d’un point crucial du partenariat franco-britannique dans lequel les deux Etats semblent déterminés à accomplir des progrès. L’étude des risques techniques du drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) « Telemos » a été confiée au début de l’année 2012 aux groupes Dassault Aviation et Bae Systems. Lors du sommet de février 2012, Nicolas Sarkozy et David Cameron ont également mis sur les rails le projet d’un drone de combat « UCAV », dont un premier prototype devrait aboutir pour 2020. Les deux Etats poursuivent déjà chacun de leur côté l’élaboration d’un nouveau démonstrateur technologique. L’idée serait donc de rapprocher ces deux programmes afin de faire aboutir un démonstrateur franco-britannique.

 

Enfin, les forces françaises se sont montrées très intéressées par l’acquisition de plusieurs drones de reconnaissance Watchkeeper, développé par la branche britannique de Thales et le groupe israélien Elbit System. Cet engin pourrait servir, si les tests sont concluants, à la surveillance maritime. L’éventuelle utilisation du même engin par les forces armées françaises et britanniques est porteuse d’espoir en matière d’interopérabilité.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Au niveau maritime, la coopération franco-britannique est également importante. Les deux partenaires ont réaffirmé leur volonté, en février 2012, de soutenir le développement d’un missile antinavires léger (ANL) par le missilier MBDA. Le coût de ce programme, qui s’élève à près de 200 millions d’euros, serait équitablement partagé par les deux Etats.  La France et la Grande-Bretagne se sont par ailleurs engagées dans une vaste opération de lutte contre les mines maritimes qui devrait débuter en 2013. En revanche, en ce qui concerne les sous-marins, le bilan est plus contrasté. La réalisation commune d’un nouveau sonar semble possible, mais la coopération dans ce domaine devrait se limiter à cet élément. Les deux partenaires se sont néanmoins mis d’accord sur le lancement d’un prototype de drone sous-marin qui pourrait jouer un rôle important dans la lutte contre les mines.

 

En ce qui concerne le pôle « cyber-sécurité et lutte contre le terrorisme », la collaboration franco-britannique semble avoir progressé depuis la signature des accords de Lancaster House au niveau de la cyberdéfense, c’est-à-dire la protection des systèmes d’information français et britanniques. Cette collaboration pourrait s’élargir à la lutte contre le terrorisme au travers d’un groupe bilatéral dédié à cette problématique.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Quant au traité sur la coopération nucléaire, il vise essentiellement à développer des installations communes aux deux Etats. L’une d’elles, l’EPURE, se situera en France, et sera adjacente au site existant de Valduc. Elle serait utilisée pour la modélisation des performances des têtes nucléaires et des équipements associés. La construction de cette première installation ne devrait cependant aboutir qu’en 2016. Un centre de développement technologique « TEUTATES » sera localisé quant à lui en Grande-Bretagne, à Aldermaston. Ce site devrait accueillir dans le futur une machine radiographique franco-britannique. Pour les deux sites, toutes les mesures propres à préserver la confidentialité, la souveraineté et l’indépendance nationale sont prévues par le traité du 2 novembre 2010.

 

Sur un plan purement industriel, la coopération franco-britannique pourrait s’avérer fructueuse. Comme la guerre de Libye l’a démontré à maints égards, les européens souffrent d’un certain retard dans plusieurs domaines cruciaux par rapport aux Etats-Unis : le renseignement, le ravitaillement en vol, les drones, les munitions de précision, les porte-avions,… Selon toute vraisemblance, les accords de Lancaster House ont pour but de ramener à niveau la France et la Grande-Bretagne dans le domaine de ces « multiplicateurs de puissance », pour in fine atténuer la dépendance matérielle vis-à-vis de Washington. Objectif louable, certes, mais qui risque d’irriter fortement les partenaires industriels européens des deux Etats. L’Allemagne, l’Espagne et l’Italie pourraient se sentir totalement exclus, par exemple, du nouveau programme sur un drone de combat, alors que ces pays sont des pions importants sur l’échiquier de l’industrie de l’armement européenne. La probabilité que se développent alors plusieurs programmes rivaux serait d’autant plus élevée. Or, comme le démontre la lutte fratricide entre le Rafale français, le Gripen suédois et l’Eurofighter développé par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, aucun constructeur ne ressort gagnant dans ce genre de situation.

 

En dépit de nombreux obstacles techniques et politiques, une culture industrielle européenne tend à se développer dans le domaine de la défense et de l’armement. Cependant, il manque  de réelles avancées politiques vers plus d’intégration en matière de politique étrangère et de sécurité européenne. Or, sur ce sujet, la France et la Grande-Bretagne ne semblent pas s’accorder. Londres reste fidèle à son attachement à l’Otan, alors que Paris, malgré certaines ambiguïtés, persiste à se présenter comme le moteur de l’Europe de la défense (une constante depuis la présidence de Charles de Gaulle). Au lendemain des Accords de Lancaster House – que les Britanniques souhaitent strictement bilatéraux – la France a donc relancé ses partenaires allemands et polonais du Triangle de Weimar (1) qui pourrait s’élargir à l’Italie et à l’Espagne. Suite aux élections présidentielles, la nouvelle équipe gouvernementale semble insister dans cette voie. Au début du mois de septembre, Jean-Yves le Drian, le ministre de la Défense français, était en tournée à Bruxelles afin de relancer l’Europe de la Défense. La coopération franco-britannique devrait cependant continuer sur sa lancée, la volonté de la France étant désormais que cette collaboration soit compatible avec l’engagement européen. La parution d’un nouveau Livre blanc sur la défense, auquel sont associés des Britanniques, pour la fin 2012, devrait permettre de mieux comprendre la position française à cet égard.

 

En ces temps de crise, l’attention des Etats européens se détourne quelque peu de la défense européenne. Celle-ci est cependant à un tournant de son évolution. Soumise à la concurrence des nouvelles puissances mondiales, l’Union européenne doit pouvoir se doter d’instruments militaires propres afin d’appuyer sa politique étrangère qui repose essentiellement sur le soft power. C’est une tâche qui incombe à tous les Etats-membres de l’UE. Cependant, dans le contexte de crise actuel, force est de constater que les budgets de défense des Vingt-Sept connaissent un certain recul. Maintenir une coopération franco-britannique strictement bilatérale en dehors du champ communautaire pourrait donc nuire à l’Europe de la défense, et par conséquent à la place de l’UE dans le monde. La Grande-Bretagne et la France restent plus que jamais les maîtres du jeu. Espérons qu’ils ne fassent pas perdre l’ensemble de leurs partenaires.

 


(1) Coopération trilatérale entre la France, l’Allemagne et la Pologne instauré en août 1991.  

 

Guillaume Goessens est chercheur-associé au GRIP

 

 Le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), créé en 1979, est un centre de recherche indépendant reconnu comme organisation d’éducation permanente par le Ministère de la Communauté française de Belgique. Le GRIP a pour objectif d’éclairer citoyens et décideurs sur les problèmes souvent complexes de défense et de sécurité, et souhaite ainsi contribuer à la diminution des tensions internationales et tendre vers un monde moins armé et plus sûr en soutenant les initiatives en faveur de la prévention des conflits, du désarmement et de l’amélioration de la maîtrise des armements. Le GRIP est composé d’une équipe de 22 collaborateurs permanents, dont 14 chercheurs universitaires, ainsi que de nombreux chercheurs-associés en Belgique et à l’étranger.

 

www.grip.org

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 07:55
PLF 2012 : Livraisons et commandes attendues pour la Marine nationale

 

03/10/2011 MER et MARINE

 

L'an prochain, le gouvernement prévoit d'affecter 16.5 milliards d'euros pour équiper les forces armées françaises. Concernant la Marine nationale, le projet de loi de finances 2012 porte notamment, en matière de dissuasion nucléaire, sur la commande d'une tranche de production du missile balistique M51.2 ; ainsi que le lancement de la réalisation du programme TRANSOUM relatif aux transmissions stratégiques. Dans le domaine du commandement et de la maîtrise de l'information, la modernisation et la numérisation des moyens va se poursuivre avec les commandes de 19 réseaux navals RIFAN étape 2 supplémentaires.


Concernant l'engagement au combat, le PLF 2012 confirme le lancement du programme de rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2. Il prévoit aussi la préparation du prochain arrêt technique majeur du porte-avions Charles de Gaulle, programmé vers 2016 et qui comprendra un vaste programme de modernisation. Le développement du missile Antinavire léger (ANL) est aussi intégré au budget.


Enfin, dans le domaine de la protection et de la sauvegarde, 2012 doit voir la notification du programme des Bâtiments de Soutien et d'Assistance Hauturiers (BSAH).


Côté livraison, la Marine nationale touchera, en 2012, son troisième bâtiment de projection et de commandement, le Dixmude, ainsi que la première des 11 frégates multi-missions, l'Aquitaine. Seront aussi livrés l'an prochain 12 réseaux navals RIFAN étape 2, 11 stations navales et 1 téléport TELCOMARSAT, ainsi que 16 missiles Exocet MM40 block3.


Des livraisons complémentaires, concernant la marine mais aussi d'autres armées sont prévues, le détail n'étant pas encore fourni quant aux répartissions. Il s'agit de 10 stations sol et navales Syracuse III, 11 avions Rafale, 7 nacelles de reconnaissance Reco NG, 228 Armements air-sol modulaires (AASM), 8 hélicoptères Caïman (NH90), 61 missiles Aster, 10 missiles Mica et 15 missiles rénovés Mistral.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 05:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ae/Aster_30_system.jpg/800px-Aster_30_system.jpg

 

05/09/2011 Source : La Tribune

 

Le comité ministériel d'investissement du ministère de la Défense a approuvé le lancement de quatre programmes qui ont été confiés au missilier.

 

MBDA a décroché au coeur de l'été le jackpot au moment où la France entre dans une période de disette budgétaire sévère. Avant la grande trêve estivale, le dernier CMI (comité ministériel d'investissement) du ministère de la Défense a approuvé fin juillet, selon nos informations, toute une série d'investissements dans de nouveaux programmes de missiles et dans la modernisation de certains grands programmes de MBDA (37,5 % EADS, 37,5 % BAE Systems et 25 % Finmeccanica). Soit un volume financier de l'ordre de 600 à 650 millions par an pendant une dizaine d'années. Ce qui va donner au missilier européen une belle visibilité en termes de charges de travail pour ses bureaux d'études et pour l'exportation avec des nouveaux produits dans des gammes où la France a déjà fait ses preuves.

 

Successeur du Milan

 

Après une très longue réflexion, le ministère de la Défense a finalement retenu pour le programme MMP (missile moyenne portée), successeur du Milan, qui a été l'un des grands best-sellers français à l'exportation, la solution proposée par MBDA (munitions) et Sagem (postes de tir) au détriment des propositions de « francisation » des missiles Javelin de l'américain Raytheon et Spike de l'israélien Rafael. Le développement de ce programme est estimé entre 150 à 200 millions d'euros. C'est une belle victoire pour le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, qui s'est beaucoup battu pour ce programme majeur pour sa stratégie à l'exportation. Ce programme pourrait être notifié par la Direction générale de l'armement avant la fin de l'année 2011 et lancé en 2012. Le CMI a également décidé de lancer le programme ANL (antinavire léger), l'un des programmes majeurs de la coopération franco-britannique, qui s'inscrit dans l'accord de défense signé entre la France et la Grande-Bretagne en novembre 2010. Enfin, le ministère de la Défense va moderniser en 2012 une nouvelle version d'un des best-sellers de MBDA, le missile antinavire Exocet ainsi que le missile Aster 30 Block 1 NT (nouvelles technologies), fabriqué par MBDA et Thales. Ce missile disposera d'un autodirecteur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à 1.000 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles. M. C.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 07:45
http://www.meretmarine.com/objets/500/34365.jpg

 

23/06/2011 MER et MARINE

 

A l'occasion du salon aéronautique du Bourget, qui se déroule cette semaine, Français et Britanniques ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération dans le secteur des missiles. Cette démarche a été considérée mardi d'une « importance stratégique » par Peter Luff, ministre britannique des achats de défense et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement, tous deux présents sur le stand du missilier européen MBDA. « Conformément aux décisions du dernier sommet franco-britannique du 2 novembre 2010, la Direction Générale de l'Armement et le DE&S travaillent à la mise en place d'un secteur des missiles plus cohérent autour d'un maitre d'oeuvre industriel européen unique, devant conduire à des gains significatifs (jusqu'à 30%) pour les États », explique la DGA. Laurent Collet-Billon et Peter Luff ont échangé en amont de la présentation des premières analyses sur l'optimisation du tissu industriel franco-britannique prévue début juillet. Parallèlement les deux pays travaillent au rapprochement des méthodes de travail en vue « d'une gouvernance de plus en plus commune ».

Pour soutenir le renforcement de la coopération des deux côtés de la Manche, la DGA et le DE&S prévoient toujours de lancer une série de projets, comme le développement d'un nouveau missile antinavire léger (FASGW(H)/ANL), l'évaluation des améliorations à apporter aux missiles de croisière Scalp/Storm Shadow, ainsi qu'une feuille de route commune pour les technologies de défense aérienne à courte portée.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 06:30
Les missiles au cœur de la coopération franco-britannique

 

21/06/2011 DGA

 

Peter Luff, ministre britannique des achats de défense et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, réaffirment, le mardi 21 juin 2011 sur le stand de MBDA au salon aéronautique du Bourget, l’importance stratégique de la coopération franco-britannique dans le domaine des missiles.

 

Conformément aux décisions du dernier sommet franco-britannique du 2 novembre 2010, la Direction générale de l’armement (DGA) et le DE&S travaillent à la mise en place d’un secteur des missiles plus cohérent autour d’un maitre d’œuvre industriel européen unique, devant conduire à des gains significatifs pour les États (jusqu’à 30% de gains).

 

Laurent Collet-Billon et Peter Luff ont échangé en amont de la présentation des premières analyses sur l’optimisation de notre tissu industriel prévue début juillet. Parallèlement les deux pays travaillent au rapprochement des méthodes de travail en vue d'une gouvernance de plus en plus commune.

 

La DGA et le DE&S prévoient également de lancer une série de projets pour consolider cette initiative : lancement du développement du missile antisurface naval léger (FASGW(H)/ANL), évaluation des améliorations des missiles de croisière Scalp/Storm Shadow et feuille de route commune pour les technologies de défense aérienne à courte portée.

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