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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:50
Bpifrance et l’association des Conseils en innovation aident les PME à participer à Horizon 2020

 

23 février 2015 par Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Bpifrance met en place un dispositif d’aide au diagnostic des besoins des PME et d’orientation vers les programmes d’Horizon 2020, intitulé « Accès aux programmes européens » (APE).

 

Paul-François Fournier, directeur exécutif en charge de l’Innovation de Bpifrance, et Dominique Carlac’h, présidente de l’association des Conseils en innovation, viennent de signer un accord de partenariat afin d’améliorer la performance des PME françaises souhaitant accéder aux programmes européens de recherche et d’innovation.

 

À cet effet, Bpifrance met en place un dispositif d’aide au diagnostic des besoins des PME et d’orientation vers les programmes d’Horizon 2020, intitulé « Accès aux programmes européens » (APE).

 

APE a pour objectif de leur permettre d’accéder aux prestations de conseil proposées par les membres de l’association des Conseils en innovation.

 

Habilitées par Bpifrance, les sociétés de conseil intervenant dans le cadre de ce partenariat ont pour mission de sensibiliser, accompagner et suivre des PME françaises dans leurs démarches d’accession aux programmes de recherche et innovation de l’Union européenne dont l’enveloppe budgétaire globale s’élève à 79 milliards d’euros sur la période 2014-2020.

 

À propos de Bpifrance
Bpifrance, filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales. Fort de 42 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des PME
• préparer la compétitivité de demain
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.
Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.
Plus d’informations sur : www.bpifrance.fr – http://investissementsdavenir.bpifrance.fr/
Suivez-nous sur Twitter : @bpifrance


À propos de l’association des Conseils en innovation
Fondée en 1984, l’association des Conseils en innovation rassemble et représente les professionnels du conseil en innovation. Elle encourage les échanges de connaissances, d’expérience et de prospective entre ses membres et les acteurs des écosystèmes d’innovation, pour contribuer à la progression des méthodes d’interventions sur l’ensemble des métiers du conseil en innovation.
www.asso-conseils-innovation.org

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 12:55
photo Dassault

photo Dassault

 

Paris, le vendredi 28 novembre 2014 Ministère de la Défense

 

Le ministre des Finances et des Comptes publics, le ministre de la Défense et le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique se félicitent de l’accord annoncé ce jour entre Airbus Group et Dassault Aviation.

 

L’État a permis cette opération de cession de gré à gré d’un bloc de 8 % du capital de Dassault Aviation, sur les 46,32% détenus par Airbus Group, à Dassault Aviation en renonçant à exercer son droit de première offre conféré par le pacte d’actionnaires établi entre Airbus Group et l’État le 21 juin 2013.

 

En contrepartie, l’État – via l’agence des participations de l’État et la direction générale de l’armement – et le groupe industriel Marcel Dassault, actionnaire majoritaire de Dassault Aviation, ont conclu ce jour une convention d’une durée minimale de 20 ans permettant à l’État d’assurer la défense de ses intérêts essentiels en cas d’évolution du contrôle de cette entreprise stratégique, du fait notamment de sa contribution à la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire. Cet accord entre Groupe Industriel Marcel Dassault et l’État est historique puisque pour la première fois dans leur histoire un mécanisme conventionnel les lie directement.

 

Cette convention prévoit d’octroyer à l’État un droit de préemption en cas de cession d’actions par le groupe industriel Marcel Dassault entraînant sa perte de contrôle sur Dassault Aviation. Ce droit de préemption s’appliquera également à toute cession ultérieure de titres Dassault Aviation effectuée par le groupe industriel Marcel Dassault après la perte de son contrôle. Cette convention n’est pas constitutive d’une action de concert entre les parties, chacune conservant son entière liberté de gestion de sa participation et d’exercice de ses droits de vote.

 

Le Pacte d’actionnaires liant Airbus Group et l’État reste en vigueur.

 

Par cet accord avec le groupe industriel Marcel Dassault, l’État s’inscrit pleinement dans le cadre des lignes directrices de l’État actionnaire, en permettant à Airbus Group, dont l’État est actionnaire, de réaliser cette cession tout en renforçant la protection de ses intérêts de souveraineté.

 

L’État détient (via l’agence des participations de l’État et la Sogepa) 10,97 % du capital d’Airbus Group, ainsi qu’une action de Dassault Aviation.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:57
L’Etat s’assure que le Rafale ne tombera jamais dans de mauvaises mains

 

29/11 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

L’Etat a profité du désengagement d’Airbus dans Dassault pour s’assurer de toujours pouvoir contrôler le fabricant du Rafale. Et sans débourser un euro  !

Le début du désengagement d’Airbus de Dassault n’est pas que le énième feuilleton de la re-composition de l’industrie aéronautique française. Pour l’Etat, qui a très habilement joué sa partition, l’opération lui a offert la possibilité qu’il recherchait depuis des lustres de s’assurer que le fabricant du Rafale ne tombe jamais entre de mauvaises mains. Et cela, sans débourser un centime !

Airbus a annoncé ce soir la vente de 8 % du capital de Dassault Aviation , sur les 46,32 % qu’il possède. Comme le stipule le pacte qui le lie à l’Etat, le groupe aéronautique européen a du au préalable notifier son intention aux pouvoirs publics, lesquels disposent d’un droit de premier refus. Après d’intenses réflexion, l’Etat a finalement décidé de ne pas suivre. Le coût de l’opération - un peu moins de 800 millions - l’en a peut-être dissuadé, d’autant qu’acheter ce premier bloc aurait très probablement impliqué d’acheter le second (jusqu’à 10 % cette fois-ci) qu’Airbus a l’intention de céder d’ici au 30 juin 2015.

Mais ce n’est finalement pas cet argument qui a amené l’Etat à renoncer à ses droits. Dassault allant racheter puis détruire les 8 % du premier bloc de ses actions mises en vente, et allant faire de même pour la moitié du second, Airbus conservera toujours la minorité de blocage. Vu de l’APE, tout est donc pour le mieux, car Airbus, c’est en partie l’Etat. Les intérêts de Dassault Aviation sont donc préservés.

Vu du ministère de la défense en revanche, cela ne suffit pas. Le Rafale c’est évidemment l’avion de combat, fer de lance de l’armée française. Mais c’est aussi - faut-il le rappeler - le vecteur de la composante nucléaire aéroportée. Bref, une entreprise stratégique pour la Nation. Et qui va le rester pour de nombreuses années encore. La relation actuelle entre Dassault Aviation et la Défense est suffisamment bonne pour qu’il n’y ait aucune crainte sur l’avenir de l’avionneur. Pas de risque de délocalisation, pas de risque d’arrêt de la production... Mais demain ? C’est à dire lorsque Serge Dassault décèdera ?

L’autre actionnaire, majoritaire, de Dassault Aviation au côté d’Airbus, c’est GIMD, autrement dit Groupe industriel Marcel Dassault (qui possède aussi l’éditeur de logiciels Dassault Systèmes, la maison de ventes aux enchères Artcurial ou encore le « Le Figaro »). Cet holding, qui regroupe donc tout l’empire Dassault, est contrôlé par Serge Dassault, et changera fatalement de main un jour où l’autre. Le secret de la succession étant très bien gardé, on ne peut que supputer que l’héritage reviendra dans les mains des quatre enfants. Lesquels qui sait, pourraient-être tentés de vendre au fil de l’eau (leur mésentente est de notoriété publique).

Bref, on ne peut exclure que le capital de Dassault Aviation évolue, et pas forcément dans le sens des intérêts stratégique de l’Etat. Pour se prémunir d’une telle éventualité, ce dernier a profité du désengagement d’Airbus pour négocier une convention avec GIMD. D’une durée de 20 ans, celle-ci a pour principal objet d’octroyer à l’Etat un droit de préemption sur tout transfert de titres Dassault Aviation par GIMD lui faisant franchir à la baisse le seuil de 40 % du capital de l’avionneur, ainsi que sur tout transfert de titres ultérieur en deçà de ce seuil.

Dit autrement, si l’actionnariat de Dassault Aviation venait à exploser (parce que les enfants se déchirent), alors la puissance publique aura le moyen de s’assurer de contrôler du fabricant du Rafale. Quitte, s’il le fallait, à monter à 100 %  !

Conclusion : l’Etat, qui actuellement ne dispose que d’une action Dassault, a renoncé à ses droits dans l’avionneur, mais (en échange ?) s’assure de peser indirectement lors de la succession de Serge Dassault.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 16:55
photo Vivendi

photo Vivendi

 

September 18, 2014 Thales Group

 

The Board of Directors of Thales, on the proposal of the Public Sector, has appointed Régis Turrini, Commissioner for State Shareholdings Agency (APE), as a director to succeed David Azéma. Régis Turrini’s term as director will run until the end of the annual general meeting called to approve the 2015 financial statements.

 

Appointed to head the State Shareholdings Agency (APE) on 30 July, Régis Turrini is a former attorney admitted to the Paris bar. He is a graduate of the faculties of literature and law and the Paris Institute of Political Sciences, and an alumnus of the Ecole Nationale d’Administration (postgraduate public policy college).

 

He began his career as a judge in the French administration courts. He then joined law firms Cleary Gottlieb Steen & Hamilton (1989-1992), followed by Jeantet & Associés (1992-1995), as a corporate lawyer. In 1995, Régis Turrini joined the investment bank Arjil & Associés (Lagardère group) as an executive director. He was then appointed managing director and, from 2000, managing partner.

 

Until July 2014, Régis Turrini was Senior Executive Vice President for Strategy and Development at Vivendi, where he had worked since 2003.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 12:35
Thales et l'Etat freinent DCNS dans son développement en Inde

Le sous-marin Scorpène, l'un des grands succès à l'export de DCNS en Inde - photo DCNS

 

03/09/2014 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Thales et l'Agence de participations de l'Etat (APE) ont retoqué un projet de prise de participation du groupe naval dans le chantier naval indien Pipavav.

 

Copie à refaire pour DCNS. Un projet de participation dans le chantier naval indien Pipavav du groupe français a été retoqué au début de l'été par ses deux actionnaires, Thales et l'Agence des Participations de l'Etat (APE), selon des sources concordantes. Un peu avant son départ en juillet, l'ancien PDG du groupe Patrick Boissier a reçu un veto de ses deux actionnaires pour ce projet évalué par DCNS à 50 millions de dollars pour monter dans le capital de Pipavav, basé dans l'état du Gujarat, fief du Premier ministre indien, Narendra Modi.

Pourquoi un tel refus ? Projet mal ficelé, explique-t-on à La Tribune. "Prendre un ticket dans Pipavav pour voir, c'est comme jouer 50 millions de dollars à la loterie", précise-t-on. Du coup, c'est au nouveau patron de DCNS, Hervé Guillou, de reprendre le dossier à zéro, qui n'est pas mort, et de trouver les arguments afin de convaincre Thales et l'APE du bien fondé de cette opération pour DCNS, selon plusieurs sources. "Le projet est toujours vivant", confirme-t-on chez le groupe naval. Hervé Guillou pourrait d'ailleurs aller en Inde prochainement en vue de discuter avec le patron de Pipavav. Il devra notamment se forger la conviction que le gouvernement indien peut passer des contrats avec des chantiers privés comme Pipavav.

 

Déjà partenaires

DCNS et Pipavav avaient conclu en juin 2012, un partenariat stratégique. L'objectif du groupe naval, à travers ce partenariat, est de proposer à la Marine et aux garde-côtes indiens le meilleur niveau d'expertise et de process de réalisation, adaptés à la mise sur le marché de navires toujours plus performants et à la pointe de la technologie. DCNS avait expliqué qu'il effectuera les transferts de technologies nécessaires pour répondre aux besoins de sécurité nationale de l'Inde. Pour autant, Pipavav a également des alliances avec SAAB AB (Suède), Babcock (Grande-Bretagne), Rosoboronexport (Russie), Northrop Grumman et Textron (Etats-Unis) ainsi que Sagem (groupe Safran).

Ce partenariat entre DCNS et Pipavav doit contribuer au développement de la fabrication locale de matériel de défense. Car DCNS a en projet de fabriquer en partenariat avec Pipavav pour le compte de la marine indienne des portes-hélicoptères (BPC) de type Mistral. L'Inde en voudrait quatre (4 milliards de dollars). Par ailleurs, Pipavav a une société commune (joint-venture) avec Mazagon Dock Limited (MDL), le partenaire de DCNS pour la fabrication à Mumbai de six sous-marins Scorpène pour la marine indienne (projet P75), dont le premier doit être désormais livré en septembre 2016. Un projet considéré comme très important pour l'Inde et la marine.

 

Vers de nouvelles commandes de sous-marins

DCNS et MDL, qui maîtrise désormais la construction de sous-marins, lorgnent sur de nouvelles commandes de l'Inde qui pourraient fournir de la charge de travail au-delà de 2018, date de livraison du dernier Scorpène. D'autant que l'Inde a besoin très rapidement de nouveaux sous-marins face à la puissance navale de Pékin. New Delhi souhaiterait disposer de 24 nouveaux sous-marins modernes à l'horizon 2030, dont 18 encore à commander (24 milliards de dollars). C'est dans ce contexte géopolitique que les deux partenaires ont proposé à New Delhi de fournir à la marine indienne deux nouveaux sous-marins Scorpène dans le cadre d'une procédure d'urgence (« fast track »). Ces deux nouveaux navires seraient assemblés en un temps record à Cherbourg mais DCNS achèterait les deux coques à MDL.

Ensuite, il a été convenu en 2005 lors de la signature du contrat P-75 qu'il y ait un "repeat order", une clause équivalente à des options pour la fourniture de trois à six sous-marins supplémentaires fabriqués par MDL. Ce qui fournirait au chantier naval indien une charge de travail pour une quinzaine d'années supplémentaires après 2018. Enfin, l'Inde est sur le point de lancer un nouvel appel d'offre international (P-75 I) pour l'acquisition de six sous-marins supplémentaires après une décision du conseil d'acquisition du ministère de la Défense. Quatre sous-marins seront construits par deux chantiers navals indiens - MDL (3 sous-marins) et Hindustan Shipyard Limited (1) contre initialement six fabriqués en Inde - sur la base d'un nouveau transfert de technologies et les deux autres par le chantier naval étranger sélectionné. Pipavav ?

 

Ouverture accrue du capital des groupes de défense indiens

L'Inde a entériné début août l'ouverture accrue des entreprises de défense et de transport ferroviaire aux investisseurs étrangers pour pallier son fort déficit d'investissements dans ses équipements et infrastructures. Le gouvernement du nationaliste hindou Narendra Modi, qui a promis de relancer l'économie, a décidé d'autoriser les investissements étrangers dans les projets ferroviaires sans plafond de participation.

Le secteur de la défense en Inde, premier importateur d'armes au monde, est également concerné mais les investissements directs étrangers ne pourront excéder plus de 49 % d'un partenariat industriel ou capitalistique. Narendra Modi veut libéraliser le complexe militaro-industriel indien en favorisant les investissements étrangers, qui jusqu'à présent ne pouvaient dépasser 24 %, à travers des joint-ventures, et privatiser certains groupes étatiques. Ces annonces semblent avoir dopé la valorisation des entreprises de défense indiennes.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 10:55
Nexter – KMW : Discours de Jean-Yves Le Drian (1 juillet 2014)

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, Suzanne Wasum-Rainer, ambassadrice d’Allemagne à Paris, Philippe Burtin, PDG de Nexter Systems, Frank Haun, PDG de KMW. photo MinDefFR

 

1er juillet 2014 M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

 

Madame l’Ambassadrice,

Monsieur le Délégué général pour l’armement,

Monsieur le commissaire aux participations de l’Etat,

Messieurs les présidents,

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis très heureux de vous accueillir ce soir à l’Hôtel de Brienne. Avec le rapprochement de deux grands industriels européens du domaine de la défense, nous vivons, j’en ai la certitude, un moment historique, de ceux qui ne se produisent qu’à de très rares occasions. J’ai en tête la création d’EADS en 2000 pour le secteur aéronautique, ou celle de MBDA en 2001 pour le secteur des missiles. Depuis lors, il ne s’était plus rien produit de significatif, à un tel niveau. Aujourd’hui, alors que nous assistons à la première étape de la création du leader européen de l’armement terrestre, nous renouons avec cette dynamique.

 

Il y a quelques minutes, un protocole d’accord a été signé entre Nexter Systems et KMW, en vue de leur rapprochement, et c’est pour nous tous un grand motif de satisfaction.

 

Cet accord répond à un objectif qui est l’une de mes priorités depuis deux ans, priorité que je sais partagée dans cette pièce : renforcer nos industries de défense dans le cadre européen. Alors que la concurrence internationale ne cesse de s’accroître, ces industries doivent avoir la taille critique nécessaire pour remporter des marchés à l’export, et assurer ainsi leur développement dans la durée. C’est bien l’objectif de ce rapprochement entre Nexter Systems et KMW, qui, ensemble, seront plus fortes, et deviendront même le premier acteur au niveau européen, le quatrième au niveau mondial.

 

Le magnifique précédent d’Airbus montre toute la valeur d’une telle démarche. Dans un contexte qui reste difficile pour les budgets de défense européens, et alors que nous avons presque chaque jour de nouvelles preuves de l’instabilité du monde, il est plus important que jamais que nos industries européennes soient au rendez-vous de nos défis de défense et de sécurité. Car au-delà du moteur économique qu’elles représentent, elles sont aussi une condition essentielle, première, de notre autonomie stratégique.

 

C’est dans cet esprit que le ministère dont j’ai la charge a apporté son concours actif à l’élaboration de cet accord. Il l’a fait au travers en particulier de la direction générale de l’armement, et en lien avec tous les autres acteurs : je salue en particulier l’excellence de la relation que nous entretenons avec l’Agence des Participations de l’Etat, dirigée par David Azéma, que je remercie de sa présence et de son action.

 

Le mariage, et donc la création d’un nouveau groupe, est attendu à l’horizon du premier semestre 2015. Je vous donne rendez-vous à cette date, et j’espère que nous pourrons alors célébrer ensemble la réussite d’une opération qui est, à mon sens, une véritable chance, pour la France et l’Allemagne, et pour l’Europe à travers nos deux pays.

Nexter – KMW : Discours de Jean-Yves Le Drian (1 juillet 2014)

Jean-Yves Le Drian ministre de la Défense, Cédric Lewandowski, Jean-Claude Mallet, Christophe Salomon, Geoffrey Bouquot, Franck Paris, Mme Suzanne Wasum-Rainer (Ambassadeur d’Allemagne), Maître Michael Abels, Dr Manfred Bode, Dipl.-Ing. Frank Haun, Dipl.ing. Jürgen Weber, M. Jörg Freimund, Dr Werner Zimni, Dipl. Kfm. Horst Rieder, M. David Azema (APE), IGA Laurent Collet-Billon (DGA), M. Frédéric Bouty (Nexter), M. Philippe Burtin (Nexter), IGA Bertrand Le Meur (DGA), M. Jean-Patrick Baillet (Nexter), M. Julien Mendez (APE).

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:55
L'Etat n'a pas de tabou sur sa part dans Nexter

 

26 février 2014 AGEFI (Reuters)

 

PARIS, 26 février (Reuters) - Il n'y a pas de tabou sur le niveau de l'Etat français dans le capital des groupes de défense tant qu'il permet d'éviter une prise de contrôle non désirée, a déclaré mercredi le directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE).

David Azéma a évoqué devant la commission des Finances du Sénat la possibilité de voir le groupe d'armement terrestre Nexter, détenu à 100% par l'Etat à travers Giat, s'allier un jour avec d'autres groupes en France ou en Europe.

L'APE est notamment au capital d'Airbus Group (environ 11%), Thales (environ 27%), Safran (environ 22%), les chantiers navals militaires DCNS et Nexter.

"Il n'y a pas de tabou sur le niveau de détention dans les industries d'armement", a dit David Azéma, qui était interrogé sur Giat.

"L'important, c'est d'être capable de disposer d'un noyau qui va se promener entre 15% et 30%, voire moins quand on est pacté avec d'autres qui nous permettent de tenir ce noyau, de telle manière que nous n'ayons pas de risque d'agression et de prise de contrôle non souhaitée de cette entreprise."

"Compte tenu de la doctrine, il est tout à possible que la participation de l'Etat un jour dans Nexter baisse, dès lors qu'il y a un projet stratégique qui permette de constituer, je ne sais pas, un acteur plus puissant, qui ne soit pas mono terrestre ou au contraire qui ne soit pas mono France mais plus européen."

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