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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:50
Des exercices interalliés en série

 

09/12/2015 Sources : Armée de l'air

 

Durant le mois de novembre 2015, des aviateurs du Core-JFAC français (noyau dur du commandement de la composante aérienne), unité du commandement de la défense aérienne et de la défense aérienne (CDAOA) stationnée à Lyon-Montverdun, ont participé à une série d’exercices interalliés organisés par l’Otan.

 

Ces entraînements étaient articulés autour des capacités de commandement et de conduite (C2) des opérations militaires. Retour notamment sur les exercices Citadel Bonus, organisé en Pologne et Naples Journey, s’étant déroulé en Italie.

 

Exercice Naples Journey

Du 16 au 23 novembre 2015, quatre aviateurs français ont œuvré au sein d’une cellule, dite de « réponse air » au cours de l’exercice Naples Journey. Cet entraînement avait pour objectif de qualifier les nouveaux arrivants au Joint Force Command (JFC – commandement des forces interarmées) de Naples au fonctionnement d’un état-major opératif.

L’exercice Naples Journey a notamment permis de tester le nouveau concept de Joint Task Force, décidé lors du sommet de Cardiff (Royaume-Uni) en 2014. L’objectif de ce concept est d’améliorer la rapidité d’action du JFC, grâce au déploiement d’un élément de liaison et de commandement au plus près de la zone d’opérations. Dénommée Forward Command Liaison Element (FCLE), cette structure a la charge de transmettre des rapports de situation au niveau opératif et de coordonner les actions avec les autorités locales.

Avec le JFC de Brunssum (Pays-Bas), le JFC de Naples est l’un des états-majors de niveau opératif de l’Otan, sachant que chaque opération militaire interalliée est articulée autour de trois niveaux de commandement : stratégique, opératif et tactique.

Un JFC est capable de conduire une force interarmées et interalliée, notamment dans le cadre de la Nato Response Force (NRF), force de réaction rapide dont l’armée de l’air assure le commandement de la composante aérienne, au cours de cette année.

 

Exercice Citadel Bonus à Bydgoszcz

Du 16 au 27 novembre 2015, le corps de réaction rapide « France » (CRR-Fr), état-major multinational de la composante terrestre situé à Lille, a été déployé au Joint Force Training Center (centre de formation de l’Otan) de Bydgoszcz (Pologne), dans le cadre de l’exercice Citadel Bonus 2015.

Près de 500 militaires ont participé à cet exercice, dont près de 250 en provenance du CRR-Fr. Parmi les représentants français, quelques aviateurs du Core-JFAC de l’armée de l’air armaient une cellule de coordination et de conduite de opérations aériennes (AOCC/L - Air Operations Coordination Cell/Land). Son rôle consistait à dialoguer avec l’état-major au sujet de la prise en compte des activités aériennes et des contraintes liées à la troisième dimension (demande d’appui aérien rapproché, déconfliction entre les tirs d’artillerie et les vols d’aéronefs…).

Cet exercice s’inscrit dans le processus de certification du CRR-Fr. En 2017, l’état-major lillois doit prendre l’alerte Otan en tant que Joint Task Force Headquarters (état-major d’un groupe de forces interarmées).

Citadel Bonus 2015 est le deuxième d’une série de trois exercices: Citadel Kleber 15 s’étant tenu en mars 2015 et Citadel Javelin 16 devant se dérouler en mars 2016. Un exercice final de certification est également programmé au printemps 2017.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 11:55
photo EPA

photo EPA


10 déc. 2015 Ecole des Pupilles de l'Air

 

Le projet « Pipins en montagne » réalisé sur l'année scolaire 2014-2015 a mené 18 lycéens de l'Ecole des Pupilles de l'air sur les sommets pour découvrir la randonnée à ski en haute montagne.

Grâce à ce projet ambitieux, les jeunes ont développé leur connaissance de soi et leur esprit de cohésion, tout en étant sensibilisés sur le milieu montagnard (écologie, économie locale, météo, nivologie, etc.).

En attendant le court métrage, voici un teaser de ces 6 journées d'aventure!

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 08:55
RTE intègre le réseau des partenaires de l’armée de l’air

 

09/12/2015 Sources :  Armée de l'air

 

Une convention de partenariat a été signée, lundi 7 décembre 2015, entre l’armée de l’air et RTE ( réseau de transport d’électricité en France), au siège de cette société localisé à La Défense (Hauts-de-Seine).

 

«RTE et l’armée de l’air ont bien plus en commun qu’on ne pourrait le penser». C’est ce qu’ont affirmé de concert le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), et M. François Brottes, président du directoire de RTE, lors de la signature d’une convention unissant les deux parties.

 

La convergence de plusieurs de leurs domaines d’intérêts a conduit RTE et l’armée de l’air à l’ouverture d’un programme de collaboration. Cette convention constitue ainsi la première étape vers la concrétisation d’échanges dans le domaine des drones, des hélicoptères, du Cyber et de la gestion des crises.

 

Ce partenariat s’oriente vers le partage d’expérience et de savoir-faire, l’étude d’échanges dans le domaine des ressources humaines, ainsi que la participation à d’éventuels exercices en commun.

 

Cette convention s’inscrit dans le cadre d’une mission nouvellement confiée au centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA), désormais en charge pour l’armée de l’air de la mise en place et du suivi de ses partenariats. Cette démarche fait écho à l’ouverture que la communauté des aviateurs cultive avec les mondes de l’entreprise, de l’enseignement et de la recherche.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 20:55
Caracal en vol au-dessus de l'île de Beauté

Caracal en vol au-dessus de l'île de Beauté

 

09/12/2015 Sources : Armée de l'air

 

Du 23 novembre au 04 décembre 2015, l’escadron d’hélicoptères 1/67 «Pyrénées» de la base aérienne 120 de Cazaux, ainsi qu’un groupe spécialisé du commando parachutiste de l’air n°30 (CPA 30) de la base aérienne 106 de Bordeaux ont participé à un exercice baptisé Salamandre 15.2.

 

Deux hélicoptères Caracal et un «module de récupération au sol» du CPA 30 ont été accueillis sur la base aérienne 126 de Solenzara-Ventiseri, en Corse, durant l’intégralité de cet évènement. Sur place, les participants ont effectué des missions réalistes et évolutives dans un environnement tactique dense et complexe.

 

Cet exercice avait pour thématique principale la mission de Personnel Recovery (PR), procédure visant à récupérer un personnel isolé en territoire hostile. Au cours de Salamandre, équipages et commandos aquitains ont bénéficié de plusieurs «renforts» ponctuels. Un hélicoptère Super Puma de l’escadron d’hélicoptères 1/44 «Solenzara», deux hélicoptères Gazelle du 3e régiment d’hélicoptères de combat (armée de terre) et deux Alphajet de l’escadron d’entraînement 2/2 «Côte d’Or» ont également été engagés.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 20:45
photo EMA  / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

09/12/2015 Sources : Ministère de la Défense

 

Du 19 octobre au 5 novembre 2015, l’Escadron de chasse (EC) 3/11 Corse des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) a réalisé une campagne de tirs air-air et air-sol au profit des pilotes de Mirage 2000-5.

 

Cet entraînement constitue une étape importante dans la préparation opérationnelle de l’escadron de chasse. Durant trois semaines, les pilotes de l’EC 3/11 ont renouvelé leur qualification de tir air-air. En parallèle, les Mirage 2000-5 ont réalisé pour la première fois à Djibouti, des passes de tir canon air-sol.

 

Lors de cette campagne, les chasseurs ont pu tirer jusqu’à 240 obus sur des cibles aériennes acoustiques remorquées par Mirage 2000-D. De plus, pour la première fois des pilotes de Mirage 2000-5 se sont vus délivrer une qualification de tir sur cible au sol grâce à une campagne de tirs réalisée à Djibouti.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. À ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. De plus, les forces françaises stationnées à Djibouti soutiennent l’armée Djiboutienne dans ses efforts pour renforcer ces capacités militaires en général, dont en particulier la capacité à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj contribuent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

photo EMA  / Armée de l'Airphoto EMA  / Armée de l'Airphoto EMA  / Armée de l'Air
photo EMA  / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 12:55
Dommages subis par un VAB suite à l'explosion d'une mine anti-char (BARKHANE- fev 2015) photo SIMMT

Dommages subis par un VAB suite à l'explosion d'une mine anti-char (BARKHANE- fev 2015) photo SIMMT

 

09.12.2015 COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES

 

RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES en conclusion des travaux d’une mission d’information (1) sur les conséquences du rythme des opérations extérieures sur le maintien en condition opérationnelle des matériels ET PRÉSENTÉ PAR M. Alain MARTY et Mme Marie RÉCALDE, Députés.

 

La mission d’information sur les conséquences du rythme des opérations extérieures sur le maintien en condition opérationnelle des matériels, est composée de :

– M. Alain Marty et Mme Marie Récalde, rapporteurs ;

– MM. Jean-Jacques Bridey, Philippe Folliot, Damien Meslot, Jacques Moignard et Philippe Nauche, membres.

SOMMAIRE

INTRODUCTION 7

 

PREMIÈRE PARTIE : DES ARMÉES DURABLEMENT ENGAGÉES SUR DES THÉÂTRES MULTIPLES ET PARTICULIÈREMENT HOSTILES 11

 

I. LES OPEX MAJEURES SE SUCCÈDENT VOIRE SE JUXTAPOSENT À UN RYTHME SOUTENU DEPUIS 2011 ET S’INSCRIVENT DANS LA DURÉE 11

 

A. UNE INTENSITÉ ET UN RYTHME OPÉRATIONNELS INÉDITS 11

1. Point sur les OPEX en cours et les matériels déployés 11

a. Le périmètre des OPEX 11

b. Les matériels déployés 14

2. Quelques rappels sur les OPEX majeures les plus récentes 16

a. L’opération Barkhane dans la bande sahélo-saharienne : le plus important dispositif français en opération extérieure 16

b. L’opération Sangaris en République centrafricaine 17

c. L’opération Chammal en Irak et en Syrie 19

3. Un rapide historique statistique de nos engagements extérieurs 22

4. Un niveau d’engagement très élevé, dépassant le modèle décrit par le Livre blanc 24

 

B. AU-DELÀ DES OPEX STRICTO SENSU, LES ARMÉES MÈNENT DE MULTIPLES MISSIONS À L’EXTÉRIEUR DES FRONTIÈRES NATIONALES 25

1. La marine nationale : une armée naturellement en opération à l’extérieur 25

2. La présence et les actions des armées hors des frontières sans pour autant être considérées comme des OPEX 26

 

II. DES CONDITIONS D’ENGAGEMENT EXIGEANTES ET TRÈS CONSOMMATRICES DE POTENTIEL OPÉRATIONNEL 27

 

A. DES CONDITIONS GÉOGRAPHIQUES ET CLIMATIQUES EXTRÊMES ET INÉDITES POUR LES MATÉRIELS 27

1. Des zones définies comme sévères selon les classifications de référence 27

2. Des théâtres particulièrement vastes 29

 

B. DES MATÉRIELS CONFRONTÉS À TROIS PHÉNOMÈNES OPÉRATIONNELS 30

1. La surintensité 30

2. La suractivité 31

3. Les dommages de guerre 32

 

C. LES CONSÉQUENCES POUR LES MATÉRIELS 36

1. Les matériels qui souffrent le plus en OPEX : la nature et la gravité des dommages constatés 37

2. Les matériels rendus inutilisables 43

 

III. LA CONDUITE DU MCO EN OPEX 44

 

A. L’ORGANISATION DU MCO 44

1. Les différents niveaux d’intervention 44

2. La chaîne logistique : le CSOA, tour de contrôle des acheminements stratégiques 47

a. La logistique en OPEX : des contraintes spécifiques 48

b. Les flux logistiques en opération : quelques statistiques 49

c. Les procédures douanières 51

3. Les moyens humains et matériels consacrés à l’entretien sur place 52

4. Les moyens financiers : les surcoûts de MCO engendrés par les OPEX 53

 

B. L’EFFICACITÉ DU MCO EN OPEX : UNE GRANDE DISPONIBILITÉ DES MATÉRIELS ENGAGÉS DANS TOUTES LES ARMÉES MALGRÉ L’EXISTENCE DE TENSIONS 55

1. Dans les milieux terrestre et aéroterrestre 55

2. Dans le milieu aérien 57

3. Dans le milieu naval 58

 

C. LES PROBLÉMATIQUES SPÉCIFIQUES À L’ENTRETIEN DES MATÉRIELS EN OPEX 59

1. Les distances par rapport à la métropole et la dispersion logistique des théâtres 59

2. La qualité des infrastructures 60

3. Des procédures douanières parfois compliquées 60

4. Les conséquences sur l’activité industrielle des conditions d’utilisation des matériels projetés et de la durée des opérations 61

 

DEUXIÈME PARTIE : LES CONSÉQUENCES DES OPEX SUR LES CAPACITÉS OPÉRATIONNELLES 63

 

I. LA PRIORITÉ DONNÉE AUX OPEX EMPORTE DES CONSÉQUENCES EN TERMES DE DISPONIBILITÉ DES MATÉRIELS ET DE PRÉPARATION OPÉRATIONNELLE EN MÉTROPOLE 63

 

A. LES OPEX ENTRAÎNENT UN TRANSFERT DE L’INDISPONIBILITÉ VERS LA MÉTROPOLE 63

1. Présentation synthétique des principales difficultés rencontrées pour les matériels non projetés 63

2. Des ressources humaines insuffisantes pour assurer la maintenance de la totalité des parcs 64

3. Des rechanges et éléments bénéficiant d’abord aux matériels déployés 64

4. Statistiques de disponibilité pour le milieu terrestre 65

5. Statistiques de disponibilité pour le milieu aérien 65

6. La particularité des missions de la marine conduit à ne pas distinguer entre disponibilité technique en OPEX et hors OPEX 66

 

B. LA PRÉPARATION OPÉRATIONNELLE ET L’ENTRAÎNEMENT DES FORCES SONT AFFECTÉS PAR RICOCHET 68

1. Un sous-dimensionnement des moyens qui affecte la préparation et la formation des personnels 68

2. Quelques exemples concrets 69

 

C. UN MCO COMPLIQUÉ PAR CERTAINS FACTEURS 70

1. Des matériels difficilement « régénérables », qui ne peuvent donc être réintégrés rapidement dans les unités en métropole 70

2. Le maintien en parc de matériels vieillissants, donc plus coûteux à l’entretien 72

 

II. CE QUI A DÉJÀ ÉTÉ FAIT : LA RÉFORME DE L’ORGANISATION DU MCO ET LA REVALORISATION DES CRÉDITS D’EPM PAR LA LPM 2014-2019 73

 

A. UNE GOUVERNANCE DU MCO PAR MILIEU ET NON PAR ARMÉE 73

1. L’architecture globale du MCO 73

2. Le MCO-Air, précurseur de l’approche par milieu 74

3. Le MCO-Terre, une gestion en pool des matériels 78

4. Le MCO-Mer, un milieu quasiment « mono-armée », individualisé et rythmé par des cycles pluriannuels de maintenance 80

 

B. LA REMONTÉE PROGRESSIVE ET ATTENDUE DES CRÉDITS D’EPM DANS LE CADRE DE LA LPM ET DE SON ACTUALISATION 82

1. L’évolution des coûts de MCO pour les trois armées 82

2. Les revalorisations des crédits dans le cadre de la LPM 2014-2019 83

3. Des prévisions de dépense qui restent néanmoins supérieures aux ressources 84

 

TROISIÈME PARTIE : AU-DELÀ DES AVANCÉES RÉALISÉES ET DES EFFORTS FINANCIERS DÉJÀ CONSENTIS, D’AUTRES PISTES D’ÉVOLUTION PEUVENT ÊTRE TRACÉES 85

 

A. FAIRE COÏNCIDER DAVANTAGE LES RESSOURCES HUMAINES ET FINANCIÈRES AVEC LES BESOINS OPÉRATIONNELS 85

1. Aligner les ressources financières sur les besoins 86

2. Renforcer les ressources humaines 91

3. Rester attentif aux évolutions du maintien en condition de sécurité (MCS) 93

 

B. POURSUIVRE LES ACTIONS D’AMÉLIORATION DE LA LOGISTIQUE ET FLUIDIFIER LES PROCÉDURES DOUANIÈRES 93

1. Raccourcir et renforcer la « boucle de maintenance » 93

2. Améliorer les procédures de dédouanement par un dialogue avec les autorités locales 96

3. Assurer la qualité des lots de rechanges 97

4. Moderniser la composante logistique de la flotte 97

 

C. RESTER VIGILANT SUR LA CONDUITE DES PROGRAMMES D’ARMEMENT ET LE MCO INITIAL 98

1. Veiller aux cadences de livraison 98

2. Préserver voire augmenter la durée du MCO initial, dans le respect des contraintes opérationnelles 99

 

D. PARFAIRE LES RELATIONS AVEC L’INDUSTRIE 100

1. Améliorer les capacités de l’administration pour assurer des relations équilibrées avec l’industrie 100

2. Déterminer un partage des tâches optimal et favoriser les échanges entre capacités publiques et capacités privées pour assurer l’efficacité opérationnelle au profit des troupes engagées 102

3. Rester vigilant quant au maintien des compétences et des capacités au niveau industriel 104

4. Apporter des précisions aux contrats de MCO 104

5. Améliorer la chaîne informatique 105

6. Veiller aux conséquences de la réglementation européenne REACH pour la conduite concrète des opérations de maintenance 105

 

E. IMPLIQUER PLUS FORTEMENT NOS PARTENAIRES EUROPÉENS 106

1. Faire reconnaître aux Européens la réalité en matière sécuritaire : « sans l’armée française, l’Europe serait sans défense » 106

2. Négocier énergiquement pour obtenir un « partage du fardeau » 107

 

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS 109

 

EXAMEN EN COMMISSION 111

ANNEXE 1 : Liste des personnes auditionnées 127

ANNEXE 2 : Liste des personnes rencontrées par les rapporteurs lors de leurs déplacements 131

 

Télécharger le Rapport mission d’information sur les conséquences du rythme des Opex sur le MCO des matériels

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:20
#TrilatExercise: Petit échauffement en vol

 

8 déc. 2015 Armée de l'Air

 

Première série de vols de l'exercice pour les pilotes de la Royal Air Force, de l'US Air Force et de l'armée de l'air.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:30
Le 5 décembre 2015, trois Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette de la base aérienne 125 d’Istres ont rallié la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour remplacer les trois appareils déployés quatre mois auparavant. Quelques heures après leur arrivée, les nouveaux chasseurs de la force Chammal ont réalisé un premier tir en Syrie et leurs premières missions opérationnelles en soutien des forces irakiennes. - État-major des armées

Le 5 décembre 2015, trois Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette de la base aérienne 125 d’Istres ont rallié la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour remplacer les trois appareils déployés quatre mois auparavant. Quelques heures après leur arrivée, les nouveaux chasseurs de la force Chammal ont réalisé un premier tir en Syrie et leurs premières missions opérationnelles en soutien des forces irakiennes. - État-major des armées

 

08/12/2015 Sources : Ministère de la Défense

 

Le 5 décembre 2015, trois Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette de la base aérienne 125 d’Istres ont rallié la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour remplacer les trois appareils déployés quatre mois auparavant. Quelques heures après leur arrivée, les nouveaux chasseurs de la force Chammal ont réalisé un premier tir en Syrie et leurs premières missions opérationnelles en soutien des forces irakiennes.

 

Les trois équipages (un pilote et un navigateur dans chaque appareil) qui réalisaient le convoyage ont effectué depuis leur base d’Istres un vol de plusieurs heures sans escale. Ravitaillés par un C135 FR de la 31e escadre de ravitaillement et de transport stratégiques d’Istres, ils sont arrivés le 5 décembre 2015 sur la BAP.

 

Les trois chasseurs Mirage 2000N ont immédiatement été pris en charge par les mécaniciens du détachement chasse de la BAP pour être mis en configuration « guerre » : armés de missiles air-air et de bombes, ils ont également été équipés de contremesures électroniques (brouillages, leurres infrarouge, leurres électromagnétiques et détecteurs de départ missiles). En patrouille avec un Mirage 2000D, le premier appareil a ainsi réalisé, moins de six heures après son arrivée sur la plate-forme, sa première mission en détruisant, de nuit, un site pétrolier en Syrie avec des bombes guidées laser GBU 24 de 1 000 kg.

 

Jusqu’à tard dans la nuit, les mécaniciens de toutes spécialités se sont affairés sur les deux autres chasseurs qui ont décollé le lendemain matin, pour effectuer une mission d’appui aérien au bénéfice des forces irakiennes.

 

Par son action déterminée et efficace, la BAP a de nouveau relevé un défi de taille en permettant d’assurer la permanence et la continuité de l’activité avec quatre sorties opérationnelles réalisées le 6 décembre 2015.

 

Simultanément, les trois Mirage 2000N destinés à retourner sur la base aérienne 125 d’Istres ont été remis en configuration « métropole ». Durant leur déploiement de quatre mois en Jordanie, ils ont effectué plus de 200 sorties, 500 ravitaillements en vol et délivré une centaine de munitions en environ 900 heures de vol avant de reprendre leur envol pour la métropole le 7 décembre 2015.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie. La force Chammal assure la formation des forces irakiennes qui combattent Daech en Irak ; elle frappe l’organisation terroriste avec ses moyens aériens en Irak et en Syrie. La force est composée de douze chasseurs de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et depuis le 23 novembre 2015, du groupe aéronaval (GAN) - PA Charles de Gaulle, FDA Chevalier Paul, FASM La Motte Piquet, PR Marne, frégate belge Léopold Ier, frégate allemande Augsburg - dont le groupe aérien embarqué est composé de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye et d’hélicoptères. Le 26 novembre 2015, la frégate légère furtive (FLF) Courbet a rejoint le dispositif Chammal en Méditerranée orientale. Si nécessaire, le dispositif Chammalpeut être soutenu par des moyens de ravitaillement (C135-FR) ou de contrôle aérien (E3F).

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 12:25
Un Fennec pour les Forces Armées en Guyane dans les entrailles d'un A400M


08.12.2015 Forces Armées en Guyane
 

Depuis son premier passage en Guyane en 2013, l’A400M Atlas est devenu un visiteur régulier de la BA367 située sur l’aéroport Felix Eboué de Cayenne.

Ce 2 décembre l‘ Atlas n°11 a convoyé en moins de 36 heures entre Villacoublay et Cayenne, un hélicoptère léger Fennec, 28 passagers et 5 chiens, ainsi que du fret divers. L’ensemble du chargement constituait un volume conséquent de 85 m3 pour un poids de 7300 kg.

Forte de l’expérience déjà acquise sur ATLAS, une équipe conjointe de l’escadron de transport et de l’escale aérienne militaire a promptement déchargé le fret et le fennec avant d’embarquer tout aussi rapidement un autre Fennec en partance pour une réparation chez l’industriel et le fret retour. En moins de 3 heures, les opérations de chargement et déchargement ont été conclues permettant ainsi à l’Atlas d’envisager sereinement son départ à l’aube dès le lendemain pour rejoindre Orléans via Fort de France.

Depuis la mise en service opérationnel de l’A400M Atlas, l’armée de l’air en détient aujourd’hui 7 sur les 35 attendus. Les délais d’immobilisation des moyens et unités lors des phases de transit inter-théâtres sont considérablement réduits. L’Atlas est particulièrement intéressant pour la desserte de la Guyane dans la mesure où il convoie en deux fois moins de temps qu’un Transall un volume et une masse trois fois plus importante à 7000 km de la métropole.

 

Reportage photos

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 12:25
photo FAA

photo FAA


04.12.2015 par Forces Armées aux Antilles

Du 30 novembre au 05 décembre 2015, près de 200 militaires d’active et de réserve des forces armées aux Antilles (FAA) ainsi qu’une trentaine de militaires des Forces Armées en Guyane (FAG) ont participé à un entraînement opérationnel baptisé TCHEMBÉ 2015, se déroulant principalement sur Basse-Terre en Guadeloupe, à Marie-Galante et aux Saintes.

 

voir Ex. Tchembé 2015

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 20:20
Rafale en vol

Rafale en vol

 

07/12/2015 Adj Jean-Laurent Nijean - Armée de l'air

 

Vendredi 4 décembre 2015, 6h15, base aérienne de Langley (Virginie, États-Unis). Malgré l’heure matinale, des pilotes américains, britanniques et français sont réunis pour un briefing avant les premiers vols de l’exercice TEI (Trilateral Exercise Initiative).

 

Après avoir rejoint leurs appareils respectifs, les pilotes entament tour à tour un ballet de décollage sans précédent, sous les yeux impressionnés de l’ensemble des mécaniciens et des participants à l’exercice, fiers d’assister à un tel rassemblement d’aéronefs de dernière génération.

 

Cet entraînement de très haut niveau mobilise les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui y engagent certains de leurs appareils les plus performants. Pour l’occasion, près de 500 aviateurs des trois nations sont déployés.

 

La première journée était consacrée aux vols de familiarisation, permettant aux pilotes de reconnaître les procédures et les spécificités du terrain. Jusqu’au mardi 8 décembre, des missions simples, dites de type BFM (Basic Fighter Maneuver), sont au programme. Lors de celles-ci, les pilotes s’affrontent en duel, ou par patrouilles (deux contre deux), dans des combats rapprochés surnommés « Dogfights ». « Pour ce premier vol, mon équipier et moi, nous nous sommes entraînés contre deux Typhoon britanniques, explique le capitaine C. Notre playtime (autonomie d’action) nous a permis d’effectuer deux joutes. »

 

Patrouille F22 précédée d'un Rafale

Patrouille F22 précédée d'un Rafale

Cinq Rafale ont décollé en trois vagues successives pour rallier des F22 Raptor ou des Eurofighter Typhoon. Après la mission, les pilotes français étaient pleinement satisfaits de leur première expérience dans l’espace aérien américain. « C’est un bonheur de s’entraîner avec des pilotes d’un tel niveau et équipés, de surcroît, d’avions de chasse de dernière génération, ajoute le pilote de Rafale. Nous avons hâte que le niveau de difficulté monte d’un cran pour travailler à l’amélioration de l’interopérabilité entre nos trois nations et apprendre les uns des autres. »

 

L’objectif de TEI est, en effet, de maintenir et d’améliorer l’interopérabilité et la connaissance mutuelle entre trois armées de l’air qui partagent une longue histoire commune. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont également en commun un haut niveau de préparation opérationnelle sur un spectre très large de missions aériennes.

Départ pour un Rafale

Départ pour un Rafale

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:55
photo Safran

photo Safran

 

26/11/2015 Ministère de la Défense

 

Le conseil de surveillance du Service Industriel de l’Aéronautique (SIAé) s’est tenu le 25 novembre dernier afin d’examiner et de valider ses options de développement stratégique. L’importance pour les capacités aériennes s’est en effet nettement affirmée dans le contexte actuel de forte sollicitation de nos équipements tant sur le territoire qu’en opérations extérieures.

 

A l’issue de ce conseil, le ministre de la Défense se félicite de la décision de confier au SIAé l’entretien des avions de transport C130 de l’armée de l’air devant faire l’objet d’une profonde rénovation pour laquelle un appel d’offres est en cours. Le SIAé réalisera les chantiers de modernisation en partenariat avec l’industriel retenu. A compter de mi-2018, il effectuera également les visites de maintenance de ces avions aujourd’hui réalisées à l’étranger. Ceci vise à concentrer sur le sol national, entre les mains d’un opérateur unique, l’ensemble du soutien de cet avion afin d’en améliorer la disponibilité.

 

Jean-Yves Le Drian salue également la décision de mise en œuvre du partenariat avec l’entreprise SNECMA conduisant à confier au SIAé une partie du soutien des moteurs M88 des avions Rafale. Alors que l’exportation du Rafale est aujourd’hui un succès collectif, ce partenariat avec SNECMA contribue à garantir le maintien sur le territoire national d’une activité industrielle d’un très haut niveau technologique.

 

Compte-tenu de sa charge industrielle et afin de permettre la mise en œuvre de ces décisions stratégiques majeures, le ministre l’a autorisé à recruter, dès 2016,160 ouvriers. Ils viendront renforcer les effectifs du SIAé alors que l’engagement des armées en opération est croissant.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:45
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

27/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Malgré une zone d’action étendue sur cinq pays, la force Barkhane est en mesure de faire basculer ses efforts sur les différentes bases avancées en fonction des objectifs opérationnels. En effet, le Détachement de transit interarmées (DéTIA) basé à N’Djaména assure de façon permanente le soutien logistique aérien de l’opération Barkhane.

 

Articulé autour d’une vingtaine de femmes et hommes du 1er régiment du train parachutiste et de l’armée de l’Air, le DéTIA occupe un rôle clé dans la mise en œuvre des opérations de la force Barkhane. Sa mission consiste à soutenir la force en transportant le personnel et le matériel nécessaire au déroulement des opérations et des missions.

 

Le DéTIA assure la gestion des priorités de livraison par air entre les différentes emprises de la force mais également avec la France. Il met en œuvre la préparation et le conditionnement des palettes de matériels et de ravitaillement des unités.

 

Il assure aussi la formation du personnel militaire dans plusieurs domaines de spécialité, tels que la formation au posé d’assaut, l’instruction marquage au sol dans le cadre des livraisons larguées par air et le déconditionnement des colis.

 

Depuis le lancement de l’opération Barkhane, le DéTIA de N’Djaména a mis en place 1 400 vols, permettant le transport de 30 000 militaires et de plus de 6 000 tonnes de fret.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 12:55
Au premier plan, aperçu du nouveau radar mobile GM 403, installé sur l'EAR de Nice Mont-Agel

Au premier plan, aperçu du nouveau radar mobile GM 403, installé sur l'EAR de Nice Mont-Agel

 

01/12/2015 Sources : Armée de l'air

 

Lundi 30 novembre 2015, l’état-major de l’armée de l’air (EMAA) a prononcé la mise en service opérationnel du radar Ground Master (GM) 403 T (transportable) sur le site de l’élément air rattaché (EAR) de Nice. Il s’agit d’une première en France pour ce radar mobile de nouvelle génération. Le GM 406, autre radar de dernière génération, équipe également le site de Kourou depuis novembre 2014.

 

L’EAR de Nice accueille désormais le dernier né de la famille des radars transportables de défense aérienne à moyenne et basse altitudes. Développé par Thales Raytheon Systems, ce système mobile améliore significativement la couverture radar dans le sud-est de la France. «Le GM 403T assurera la surveillance de l’espace aérien d’une grande partie de la côte méditerranéenne. Radar de haute technologie, il est entièrement numérique et capable de positionner en trois dimensions les mobiles aériens, y compris ceux de faible surface équivalente radar (SER)», détaille le commandant Thierry, du bureau expertise organique – programmes de l’EMAA.

 

Le déploiement du radar GM 403T, en remplacement d’un système d’ancienne génération, s’inscrit dans le cadre du programme SCCOA (système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales). «Enjeu majeur pour l’armée de l’air, SCCOA permet d’améliorer et de renouveler les capacités de 60 types de systèmes. Dans le domaine de la détection, l’arrivée de cette nouvelle génération de radars Ground Master représente un saut capacitaire déterminant, que ce soit en termes de performances, de couverture radar à basse, moyenne et haute altitudes, de disponibilité ou de maintenance», explique le lieutenant-colonel Philippe, chef de la division «Espace et systèmes d’information opérationnels» à l’EMAA.

 

Le système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales (SCCOA)

 

Vue aérienne du radar GM406 de Kourou

Vue aérienne du radar GM406 de Kourou

 

Lancé le 25 janvier 1993, le SCCOA représente un maillon essentiel du dispositif opérationnel de l’armée de l’air et de la préparation au combat des forces. Du contrôle aérien à la défense sol-air, en passant par le commandement et la conduite (C2) des opérations aériennes et la surveillance spatiale, il est au cœur des missions de l’armée de l’air.

 

Les systèmes qui le composent sont installés sur des bases aériennes et des centres militaires fixes pour les missions menées 24h/24 sur le territoire national. Certains systèmes mobiles permettent de disposer des mêmes capacités sur les théâtres d’opérations extérieures.

 

Appelée 4.2, l’étape en cours du programme SCCOA prévoit notamment le remplacement des radars de basse et moyenne altitudes, la modernisation du système GRAVES (surveillance de l’espace), le renforcement de la capacité de commandement et de conduite, le renforcement de la sécurité informatique des systèmes et le déploiement de l’Air Control and Command System (ACCS) qui concrétisera la pleine intégration de la France dans les opérations aériennes de l’OTAN. « Le SCCOA est la pierre angulaire du volet «air» de la posture permanente de sûreté, au titre de laquelle l’armée de l’air assure la protection de nos concitoyens », souligne le lieutenant-colonel Philippe.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 11:55
Une cérémonie a rendu hommage à l'ancienne pensionnaire de l'école des pupilles de l'air

Une cérémonie a rendu hommage à l'ancienne pensionnaire de l'école des pupilles de l'air

 

02/12/2015 Sources : Armée de l'air

 

Le 23 novembre 2015, le capitaine Marjorie Kocher aurait eu 30 ans.

 

Ce même jour, une cérémonie a été organisée afin de rendre hommage à cette ancienne élève de l’École des pupilles de l’air (EPA) de Grenoble (promotion 56 des classes de l’air), tombée au service de la Nation à Albacete, le 26 janvier 2015, aux côtés de huit autres frères d’armes.

 

Un hommage collectif a ainsi été rendu en présence des membres de la famille de la capitaine Kocher, ainsi que d’une délégation de l’escadron de chasse 1/3 «Navarre», unité au sein de laquelle la capitaine servait. Des camarades de promotion, ainsi que des cadres l’ayant côtoyée à l’EPA ou à l’École de l’air de Salon-de-Provence, assistaient également à la cérémonie.

 

Le colonel Jean-Xavier Chabane, commandant l’EPA, a prononcé un ordre du jour dans lequel il est revenu sur le parcours exemplaire de la capitaine, engageant les «pipins» (élèves de l’EPA) à suivre son modèle, celui d’une femme dont la détermination sans faille lui ont permis d’atteindre son rêve, celui de rejoindre l’armée de l’air et de voler.

 

Un internat de l'EPA porte désormais le nom de la capitaine Kocher

Un internat de l'EPA porte désormais le nom de la capitaine Kocher

 

Puis, au cours d’une cérémonie plus intime, le bâtiment de l’internat des filles a été baptisé «Internat capitaine Marjorie Kocher». Une plaque et des vitrines contenant des objets lui ayant appartenu ont été dévoilées dans son atrium. Des textes rédigés par des lycéennes de l’EPA lors d’un atelier d’écriture en hommage à Marjorie ont également été récités, renforçant l’émotion ayant rythmé cette journée.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:55
Les aviateurs du GAAO ont assuré l'installation et la protection de leur emprise - photo Armée de l'air

Les aviateurs du GAAO ont assuré l'installation et la protection de leur emprise - photo Armée de l'air

 

03/12/2015 Sources : Commandement des forces aériennes

 

La compagnie d’appui au déploiement des installations en opérations (CADIO) 13.513, l’une des trois compagnies du groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO), a été déployée, du 16 au 27 novembre 2015, sur la base aérienne 120 de Cazaux pour un exercice de certification opérationnelle de niveau 3.

 

L’objectif: contrôler la capacité opérationnelle de la compagnie à déployer une base aérienne projetable (BAP) et valider les savoir-faire techniques et militaires d’entrée en premier en zone semi-permissive.

 

Durant 15 jours, la centaine d’aviateurs du GAAO a évolué dans des conditions quasi-identiques à celles rencontrées par ces spécialistes sur les théâtres d’opérations extérieures. La compagnie a été appuyée par une section de sapeurs du 25e régiment du génie de l’air (25e RGA) au cours des premiers jours.

 

Sur leur lieu d’exercice, aucune infrastructure n’existait, hormis un terrain en bordure d’une piste aéronautique, un lac et des bois. Le but assigné: accueillir une force aérienne internationale, après seulement quelques jours de travaux. En effet, le contrat capacitaire de l’armée de l’air implique que chacune des compagnies du GAAO puisse déployer une BAP en tout point du globe pour accueillir les aéronefs au plus près des zones d’engagement. La «13» a donc procédé à la réalisation des installations technico-opérationnelles et de soutien de l’homme adaptées, malgré le harcèlement d’une population locale hostile.

 

De nombreuses réalisations étaient au programme des militaires techniciens de l’air et de leur encadrement. Durant une phase intiale, un camp de toile sommaire a dû être installé, complété par des dispositifs d’autoprotection pour contenir les agressions. Puis, le détachement a mis en place les structures nécessaires à la création d’une zone technico-opérationnelle au profit d’un détachement «chasse» et «sol-air». Des structures métallo-textiles ont été érigées pour accueillir et protéger les avions de chasse et drones, ainsi que des bungalows et un hangar métallique dédiés au soutien technique aéronautique. Une station de traitement d’eau potable a aussi été implantée, réplique d’une installation réalisée récemment durant l’opération Barkhane. Enfin, le détachement a déployé une centrale électrique haute tension, ainsi qu’une station de traitement des eaux usées.

 

«L’intérêt de cet exercice de grande ampleur n’est pas seulement de tester les savoir-faire techniques de la CADIO 13, explique le commandant Yannick, commandant en second du GAAO. Encore faut-il réaliser la mission sous la pression d’un contexte sécuritaire particulièrement tendu.»

 

Rusticité, mouvement de foule hostile, présence d’engins explosifs improvisés, tentatives d’intrusion, sabotage des machines et même une attaque chimique étaient en effet au rendez-vous dès les premières heures de la mission.

 

Ces deux semaines ont enfin permis de contrôler le nouveau matériel acquis par l’unité et de l’estampiller «bon de guerre». Une dernière génération d’abris-avions peut ainsi dès à présent être déployée sur les théâtres d’opérations.

Les spécialistes du GAAO en préparation opérationnelle - photo Armée de l'air

Les spécialistes du GAAO en préparation opérationnelle - photo Armée de l'air

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:45
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

02/12/2015 Armée de l'air

 

Du 21 au 29 novembre 2015, des membres du commando parachutiste de l’air n°20 (CPA 20) de Dijon, ainsi que des équipages de la 64e escadre de transport de la base aérienne 105 d’Évreux, ont réalisé une période d’instruction commune à Djibouti.

 

Sur place, les aviateurs ont bénéficié du soutien, des infrastructures et de la participation des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), notamment de l’escadron de chasse 3/11 «Corse» et de l’escadron de transport 88 «Larzac».

 

Au programme: posés d’assaut de jour comme de nuit, exercice de largage de la chaîne SATER (kit complet de sauvetage terrestre), séances de tir, aérocordage, manœuvres d’appui aérien avec les appareils de l’escadron 3/11 «Corse»…

 

Ce type d’entraînement commun permet d’assurer la préparation des forces et de favoriser les synergies entre navigants et commandos, dans un environnement très proche de la réalité opérationnelle.

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:20
Arrivée des Rafale aux États-Unis pour un exercice trilatéral inédit

 

03/12/2015 ADJ J-L Nijean à Langley (E-U) - Sources :Armée de l'air

 

Mardi 1er décembre 2015, six Rafale des bases aériennes 118 de Mont-de-Marsan et 113 de Saint-Dizier sont arrivés sur l’Air Force Base (AFB) de Langley (Virginie), convoyés par deux avions ravitailleurs C135 d’Istres.

 

Les avions français sont déployés pour la première édition du Trilateral Exercise Initiative (TEI), qui a lieu du 2 au 18 décembre 2015 et réunit l’armée de l’air française, la Royal Air Force et l’US Air Force. Les trois pays (France, Royaume-Uni et États-Unis) mettent respectivement en œuvre les avions de chasse Rafale, Eurofighter Typhoon et F22 Raptor.

 

Arrivée des Rafale français sur la base aérienne de Langley (Virginie)

Arrivée des Rafale français sur la base aérienne de Langley (Virginie)

Après une ultime étape de 6h40, depuis Lagès (Açores), les huit aéronefs se sont posés sur le sol américain. « C’est une grande fierté pour moi d’atterrir sur la base aérienne de Langley, témoigne un pilote français à son arrivée sur le tarmac américain. Cet exercice trilatéral est une formidable occasion de s’entraîner avec des avions de chasse de dernière génération. Il renforcera l’interopérabilité entre nos forces aériennes. »

 

Au premier plan, un C135 FR ayant convoyé des Rafale français. A l'arrière plan, un A330 MRTT britannique, avion qui succèdera au C135FR.

Au premier plan, un C135 FR ayant convoyé des Rafale français. A l'arrière plan, un A330 MRTT britannique, avion qui succèdera au C135FR.

L’activité aérienne de l’exercice débutera véritablement vendredi 4 novembre 2015 avec les premiers vols de familiarisation. Ces derniers permettront aux pilotes britanniques et français d’appréhender les procédures en vigueur et les zones dévolues à cet exercice de haut niveau en Virginie.

 

Revivez ici l'arrivée des avions français en vidéo:

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 08:55
Le CEMA en visite sur la base aérienne projetée (BAP) constituée pour sécuriser la COP21 - photo EMA / Armée de l'Air

Le CEMA en visite sur la base aérienne projetée (BAP) constituée pour sécuriser la COP21 - photo EMA / Armée de l'Air

 

03/12/2015 Ltn A. Lesur-Tambuté – Armée de l’Air

 

Le 1er décembre 2015, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), est venu à la rencontre des militaires déployés sur une base aérienne projetée (BAP) en protection de la conférence de Paris sur le climat (COP 21), organisée au Bourget. Il était accompagné du général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA).

 

Un dispositif humain et matériel conséquent

À la mesure de cet événement d’ampleur internationale, un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) a été déployé. Son objectif ? Assurer la protection de l’espace aérien au-dessus et aux alentours du lieu de réunion de la COP21. Présenté au CEMA, « ce dispositif a été testé et adapté en fonction des éventuelles menaces », a expliqué le général Jean-Jacques Borel, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes et responsable du dispositif. Pour garantir ce DPSA, plus de 600 militaires, majoritairement des aviateurs, sont mobilisés pendant trois semaines sur la BAP constituée pour l’occasion et colocalisée avec le site du Bourget. 

 

Échanger en toute franchise avec le personnel

Cette courte présentation du DPSA achevée, le CEMA et le CEMAA ont privilégié les échanges avec les militaires. Autour d’un déjeuner dans un premier temps. Dans le mess où sont servis 500 repas chaque midi et soir. Le maréchal-des-logis-chef Hervé, adjoint gérant restauration, est ravi de cette rencontre : « Le général de Villiers m’a demandé comment cela se passait, d’où je venais et si le travail avec mes camarades se passait bien. » Le CEMA a également pris le temps de regarder les conditions de logement du personnel. Ensuite, direction la zone opérationnelle de la BAP, à la rencontre des spécialistes sol-air, des « SIC Men » (spécialistes des systèmes d’information et de communications) d’Évreux, ou encore du groupement aérien d'appui aux opérations de Mérignac. « On ne les remercie jamais assez », a souligné le CEMA comme preuve de son soutien. Vérifier le moral des troupes, déceler les éventuelles difficultés rencontrées par le personnel, ou encore simplement échanger avec les militaires… tels étaient les objectifs de cette visite pour les deux autorités.

Conscients de l’importance de l’engagement des militaires, en opérations extérieures ou lors d’évènements tels que celui-ci, le général de Villiers et le général Lanata ont conclu cette visite en saluant l’implication et le dévouement du personnel mobilisé.

 

Le CEMA et le COMDAOA sur la base aérienne projetée à la rencontre des aviateurs - photo EMA / Armée de l'Air

Le CEMA et le COMDAOA sur la base aérienne projetée à la rencontre des aviateurs - photo EMA / Armée de l'Air

COP 21 : Le CDAOA, acteur majeur de la protection (Asp C. Armella, CDAOA)

 

L’armée de l’air, à travers le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), est mobilisée pour assurer la protection de la 21e conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), organisée au Bourget.

Sur demande du cabinet du Premier ministre, le CDAOA a la responsabilité de mettre en œuvre un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA), afin de parer à toute menace aérienne d’origine terroriste, militaire ou contestataire, pilotée ou non pilotée. Au cœur de cet important dispositif : des avions de chasse, des hélicoptères et avions légers mais aussi des unités sol-air type Crotale et Mamba, ou encore des guets à vue.

Alors que l’activité aérienne a été maintenue autour du parc des expositions du Bourget, des règles spécifiques ont été établies pendant toute la durée de la COP21. Deux zones ont ainsi été définies. Une zone réglementée temporaire (ZRT) dont l’accès est contrôlé et une zone interdite de survol (ZIT).

Afin d’informer les usagers civils sur ces restrictions temporaires, des personnels de la division DPSA du CDAOA ont fait le déplacement auprès des représentants des aérodromes et aéro-clubs pouvant être impactés par le dispositif.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 19:55
Un hommage a été rendu au SGC Guarato par ses frères d'armes du CPA 10

Un hommage a été rendu au SGC Guarato par ses frères d'armes du CPA 10

 

03/12/2015 Armée de l'air

 

Jeudi 3 décembre 2015, un hommage national a été rendu sur la base aérienne 123 d’Orléans au sergent-chef Alexis Guarato, membre du commando parachutiste de l’air n°10 (CPA 10) décédé jeudi 26 novembre, des suites de ses blessures.

 

Une cérémonie militaire était organisée sur la base orléanaise, présidée par M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, en présence notamment du général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) et du général Grégoire de Saint-Quentin, chef du commandement des opérations spéciales (COS).

 

Le ministre de la Défense a élevé, à titre posthume, le sergent-chef Guarato au rang de chevalier de la Légion d’honneur et a prononcé un éloge funèbre saluant la mémoire du défunt. "Vous êtes aujourd'hui, et resterez à jamais, l'un de ces héros que la France honore et pleure à la fois. Un courage admirable, tant de fois démontré, une volonté sans faille, un sang-froid remarquable - tout, chez vous, met en évidence l'engagement qui a été le vôtre." a déclaré le ministre.

 

Au cours de la matinée, les honneurs militaires avaient été rendus au sergent-chef Alexis Guarato, en l’Hôtel national des Invalides (Paris). Présidée par le général Lanata, cette cérémonie intime était réservée à la famille, aux proches et aux frères d’armes du commando parachutiste de l'air. À cette occasion, le sergent-chef Guarato a été décoré, à titre posthume, de la Médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire avec palme de bronze.

 

Passage du cortège funéraire sur le Pont Alexandre III

Passage du cortège funéraire sur le Pont Alexandre III

Auparavant, les Parisiens s’étaient massés sur le pont Alexandre III, faisant face aux Invalides, afin de manifester silencieusement et fraternellement leur solidarité au moment du passage du cortège funéraire.

 

Le 13 octobre 2015, engagé au nord du Mali près de Tessalit, le véhicule à bord duquel le sergent-chef Guarato se trouvait a sauté sur une mine. Grièvement blessé, il a aussitôt été rapatrié vers l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Percy de Clamart où il a succombé à ses blessures  dans la nuit du 25 au 26 novembre 2015. Il appartenait au commando parachutiste de l’air n°10 d’Orléans-Bricy (Loiret).

 

Discours d'hommage au sergent-chef Alexis Guarato (format pdf, 347 kB).

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:55
Cérémonie d’honneurs militaires au SCH Alexis Guarato mort pour la France

 

01.12.2015 source GMP

 

Le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au sergent-chef Alexis Guarato, le jeudi 03 décembre 2015 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Le 13 octobre 2014, engagé au nord du Mali près de Tessalit, le véhicule à bord duquel le sergent-chef Guarato se trouvait a sauté sur une mine. Grièvement blessé, il a aussitôt été rapatrié vers l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Percy de Clamart où il a succombé à ses blessures dans la nuit du 25 au 26 novembre 2015.

Il appartenait du commando parachutiste de l’air n°10 basé à Orléans-Bricy (Loiret).

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général d’armée aérienne André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, à l’Hôtel national des Invalides à 10h00.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 09h45 et 09h55 le jeudi 03 décembre.

En cette circonstance, le général de corps d’armée Bruno Le Ray invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec le sergent-chef Alexis Guarato, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III à partir de 09h30.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:55
Le général Patrick de Rousiers - photo Armée de l'Air

Le général Patrick de Rousiers - photo Armée de l'Air

 

30/11/2015 Armée de l'air

 

Le 27 novembre 2015, le général Patrick de Rousiers a fait ses adieux aux armes dans la cour d’honneur de l’École militaire, mettant fin à une carrière prestigieuse de plus de quarante  années consacrées au service de la France. La cérémonie d’adieu était présidée par le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers.

 

Suite aux évènements tragiques survenus dernièrement dans la capitale et dans les rangs de l’armée de l’air, le général de Rousiers a souhaité observer une minute de silence, renonçant du même coup à la lecture de l’ordre du jour relatant sa carrière. Un geste d’une grande humilité de la part de ce pilote « de grande classe, reconnu pour son esprit empreint de dignité et de droiture. »

 

Admis à l’École de l’air le 8 septembre 1975 et breveté pilote de chasse le 30 janvier 1979, le général de Rousiers débute sa carrière opérationnelle au sein de l’escadron de reconnaissance 1/33 « Belfort » de la base aérienne 124 de Strasbourg. « Enthousiaste, il révèle pleinement de belles aptitudes au commandement, servies par une autorité naturelle bien maîtrisée », pouvait-on lire dans l’ordre du jour.

 

Alors qu’il est désigné à l’été 1986 pour effectuer un des premiers détachements au Tchad sur Mirage F1-CR, ses qualités de pilote et son action à la tête de son unité lui valent les félicitations du commandant des éléments français au Tchad. À son retour d’Afrique, il est nommé commandant en second de l’escadron de chasse « La Fayette » sur la base aérienne de Luxeuil, dont le commandement lui est confié en 1988. En 1990, il rejoint la 33e escadre de reconnaissance de Strasbourg, dont il devient le comandant en titre en 1992. « Il y joue un rôle déterminant (…), déployant notamment le premier détachement aérien de l ‘opération Aconit.»

 

Après un passage réussi au collège interarmées de défense, il est choisi en septembre 1999 pour diriger la base aérienne emblématique 133 de Nancy-Ochey. « Commandant charismatique, ayant le sens du devoir, il sait commander, coordonner et fédérer. Homme de contact, négociateur habile et efficace, il obtient d’emblée l’adhésion totale de ses subordonnés et s’attache à donner au facteur humain toute son importance. »

 

Nommé général de brigade aérienne le 1er septembre 2002, il se voit confier les fonctions de chef du bureau « études et stratégie militaire générale »  de l’état-major des armées. Sa riche expérience du milieu opérationnel le désigne tout naturellement, en juillet 2006, pour prendre le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes à Taverny. En juin 2008, il accède aux fonctions de chef de la représentation militaire française auprès du comité militaire de l’Union européenne à Bruxelles et se voit adjoindre, l’année suivante, celle de chef de la représentation militaire française auprès du comité militaire du conseil de l’Otan.

 

Destiné à poursuivre une ascension au plus haut niveau de la hiérarchie militaire, il est nommé inspecteur général des armées le 1er septembre 2010. Pour couronner une carrière hors du commun, il est appelé en 2012 à servir les plus hautes instances européennes, auprès de madame Catherine Ashton, puis de madame Federica Mogherini, en qualité de président du comité militaire de l’Union européenne.

 

Grand officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite, titulaire de la médaille de l’aéronautique, totalisant plus de 3 200 heures de vol et 76 missions de guerre, le général Patrick de Rousiers s’est vu rendre un hommage national. « Officier animé par un idéal élevé, d’une ardeur jamais démentie et d’un dévouement absolu au service de l’État, je vous exprime la reconnaissance de la Nation et des armées pour les services éminents que vous avez rendus à la France », peut-on lire dans l’ordre du jour signé de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Cérémonie en présence du CEMA et du CEMAA  - photo Armée de l'Air

Cérémonie en présence du CEMA et du CEMAA - photo Armée de l'Air

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:30
Mirage 2000N équipés de quatre GBU-12 - photo EMA / Armée de l'Air

Mirage 2000N équipés de quatre GBU-12 - photo EMA / Armée de l'Air

 

30/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 23 novembre 2015, la force Chammal a réalisé sa 300e frappe sur Daech.

 

Les objectifs visés étaient à Ramadi, une ville située à 100 km à l’Ouest de Bagdad qui fait l’objet de combats appuyés depuis plusieurs semaines. Elle a permis de détruire des bâtiments, des positions de tirs et des plots de ravitaillement, soit un spectre assez large des capacités de Daech. Ordonnée pour soutenir les troupes irakiennes qui étaient prises sous le feu ennemi, cette frappe leur a permis de poursuivre l’encerclement de la ville.

 

Les objectifs ont été détruits par un Mirage 2000N (M2000N), avion de combat jusqu’alors exclusivement réservé à la dissuasion nucléaire et utilisé pour la première fois en opération extérieure. Le déploiement de ce type d’avions pour Chammal est un signe fort de l’engagement de la France dans la lutte contre Daech. Il s’agissait seulement du 2e vol d’un M2000N avec une configuration emportant simultanément quatre bombes guidées laser GBU 12. Jusqu’alors, il ne pouvait emporter que deux GBU 12. Cette configuration autorisée depuis moins d’un mois permet de doubler les capacités du chasseur.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000Det trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Depuis le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:55
Logistique militaire : la Défense se réinvente une supply chain

Dans sa démarche, le projet militaire n’est pas différent des problématiques actuelles d’optimisation logistique de bout en bout des entreprises civiles, dont l’élément fondamental est le désilotage. photo MinDefFR

 

26.11.2015 Par Luc Battais wk-transport-logistique.fr

 

L’État-major des armées françaises s'est engagé dans une vaste refonte de la supply chain militaire. Un chantier colossal qui doit répondre aux nouveaux besoins des armées, très sollicitées sur tous les fronts. Décryptage.

 

Le chantier de refonte de la supply chain militaire mené l’État-major des armées françaises (EMA) depuis plusieurs mois couvre l’armée de l’Air, de Terre, la Marine nationale, les directions et les services. Les militaires, eux aussi, "désilotent".

Ce chantier mobilise une équipe projet de soixante spécialistes des armées, pilotée par le général de division Richard Bienfait (lire l'interview du général Bienfait : "Le projet supply chain est en réalité une refonte complète de la logistique des armées" - accès abonnés), assisté du lieutenant-colonel Stéphane Gauthier, avec l’appui du cabinet EY.


La fin de l'organisation en silo

Dans sa démarche, le projet militaire n’est pas différent des problématiques actuelles d’optimisation logistique de bout en bout des entreprises civiles, dont l’élément fondamental est le désilotage. Mais c’est une révolution copernicienne pour les trois armées françaises, longtemps habituées à disposer chacune de leur propre organisation, de leur territoire d’influence au sein du ministère de la Défense, sur la base de leur culture interne.

Plus précisément, s’agissant du chantier supply chain, c’est la continuation d’un mouvement de désilotage engagé au début des années 2000, notamment avec la création de la Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels aéronautiques du ministère de la Défense (Simmad), qui permet de mutualiser un certain nombre de fonctions de maintenance de tous les aéronefs de la Défense.


Pourquoi un changement de modèle ?

Le changement de modèle est guidé par la nécessité d'adapter l'organisation des armées à des missions qui ont évolué avec le nouvel état du monde et les nouvelles contraintes budgétaires. Les armées font la guerre plus souvent et plus loin, avec des matériels de plus en plus coûteux. Parallèlement, elles réinvestissent aussi le territoire national en réponse, notamment, aux attentats sur le sol français.


De multiples défis logistiques

Les questions de mise à niveau et d’harmonisation des process, des référentiels et des outils constituent partout ailleurs un corpus impressionnant de défis logistiques. Mais s’agissant des armées, les conditions actuelles de soutien à la préparation opérationnelle et à l’engagement lié aux cadres d’action des forces françaises créent un niveau de complexité sans égal dans l’organisation.

Le général Richard Bienfait explique : "Dans le domaine de la logistique, le ministre de la Défense a demandé au chef d’État-major des armées de lui proposer et de mettre en œuvre une nouvelle organisation permettant d’améliorer la disponibilité des parcs, de contenir la hausse des coûts de maintien en condition opérationnelle, de diminuer les coûts logistiques et d’optimiser la gestion des stocks tant dans le flux de rechanges que dans leurs modes d’entreposage. Bref, de repenser, selon une logique de bout en bout et de cohérence fonctionnelle, l’ensemble des chaînes de soutien des forces armées".

Le lieutenant-colonel Stéphane Gauthier, référent supply chain à l’État-major des armées, précise : "Au moins pour la logistique physique, tous les types de soutien sont concernés : maintenance des matériels (MCO), soutien du combattant, carburants, munitions, santé… Le projet couvre les processus de supply chain management et l’ensemble des problématiques liées à la logistique physique d’entreposage et d’acheminement, en métropole et hors des frontières nationales". (...)
 

Lire l'intégralité de cet article dans Logistiques Magazine n° 304 de novembre 2015 : "La Défense se réinvente une supply chain" (accès abonnés)

 

Consulter les autres articles du dossier "Supply chain militaire" (accès abonnés) :

> L'interview du Général Richard Bienfait : "Le projet supply chain est en réalité une refonte complète de la logistique des armées"

> Supply chain des matériels aéronautiques : "La Simmad: une mutation en plein décollage"

> La chaîne de distribution du fret banalisé : "Réforme du plan de transport terrestre"

> Reportage : "Moulins, fer de lance de l’armée de Terre"

> Métiers : "La formation, enjeu majeur pour la supply chain"

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

26/11/2015 Armée l'air

 

Les 21 et 22 novembre 2015, le général André Lanata, chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA), s'est déplacé sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour rendre visite aux militaires déployés au profit l'opération Chammal. Il était accompagné du général de corps aérien Jean-Jacques Borel, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes (COMDAOA).

 

À cette occasion le CEMAA est allé à la rencontre du personnel dans les différents services et ateliers de travail. Il s’est alors entretenu avec un grand nombre d’aviateurs, prenant le temps de les écouter et d'échanger avec eux. Les infrastructures, les missions aériennes, les capacités opérationnelles et humaines lui ont ensuite été présentées. À l’occasion d’une table ronde, le CEMAA a répondu aux interrogations des aviateurs. Sur le tarmac, il est allé accueillir les équipages d'une patrouille de Mirage 2000 qui venaient de délivrer une frappe, quelques minutes plus tôt, en appui aérien aux forces irakiennes.

 

Le général Lanata a salué le travail remarquable de l’ensemble du personnel, notamment depuis les attentats funestes du vendredi 13 novembre à Paris. En effet, la BAP a participé, avec ses six Mirage 2000, à l’intensification des raids contre Daech en Syrie. En parallèle, les équipages continuent de réaliser des missions de soutien aérien aux forces irakiennes engagées au contact direct de l’ennemi.

 

Le CEMAA est venu apporter tout son soutien et celui de l'armée de l'air aux militaires projetés qui constituent la première ligne de défense, le bras armé de la nation, face au groupe terroriste Daech. Il a d’ailleurs salué le niveau exceptionnel de performance et d'engagement des aviateurs dans l'opération Chammal. À la fin de son discours, la Marseillaise a été entonnée par l’ensemble des militaires avec une résonance toute particulière au lendemain des attentats parisiens.

photo EMA / Armée de l'Air

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