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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 16:45

http://www.latribune.fr/getImage.php?ID=907204&ext=jpg&W=300&H=9999

photo Reuters

 

06/10/2011 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les forces françaises ont utilisé 4.621 munitions, dont quinze missiles de croisière Scalp, pour l'opération Harmattan, selon le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

 

On en sait plus sur la quantité de munitions utilisées en Libye par les forces françaises. Des informations jusqu'ici tenues secrètes. Lors de son audition à l'Assemblée nationale mardi, qui n'était pas ouverte à la presse, le ministre de la Défense Gérard Longuet a révélé aux députés de la commission de la défense le nombre de missiles et bombes tirés par les forces françaises engagées sur le théâtre d'opération Harmattan.

 

Selon des sources concordantes, interrogées par latribune.fr, 240 missiles, dont 15 missiles de croisières Scalp (au prix unitaire de 626.000 euros hors taxe selon un rapport du ministère de la Défense) et 225 bombes de précision AASM (350.000 euros selon une estimation du site web lepoint.fr), ont été tirés par les Mirage et Rafale de l'armée de l'air, a indiqué le ministre de la Défense.

 

En outre, ils ont déversé sur les cibles libyennes 950 bombes américaines à guidage laser GBU de divers types (GBU-12 de 250 kilos, des bombes GBU-24 de 500 kilos, et des GBU-49), dont le coût est estimé entre 70.000 et 90.000 dollars (entre 52.100 et 67.000 euros). Enfin, les hélicoptères de l'aviation légère de l'armée de Terre (Alat) ont utilisé 431 missiles air-sol Hot (40.000 euros pièces) et la Marine a tiré 3.000 obus.

 

Selon Gérard Longuet, la consommation de ces munitions est  "compatible avec nos stocks". Le ministère de la Défense a prévu de reconstituer les stocks de missiles et bombes.

 

Au total, les surcoûts de l'opération Harmattan ont atteint entre 300 et 350 millions d'euros (primes, munitions...) pour vaincre les troupes du colonel Kadhafi.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 16:25

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/breves/forum-du-renseignement-de-l-armee-de-terre/1390441-1-fre-FR/forum-du-renseignement-de-l-armee-de-terre.jpg

 

03/10/2011 Armée de Terre

 

Organisé aux écoles militaires de Saumur, le 7e  forum du renseignement de l’armée de Terre se tiendra du 4 au 6 octobre 2011.

 

Rendez-vous annuel de la communauté renseignement, cette manifestation s’ouvre cette année encore aux autres armées et à la gendarmerie. Plus de 150 participants sont attendus pour ce forum, placé sous l’autorité du général de corps d’armée Bertrand Clément-Bollée. Plusieurs industriels y présenteront du matériel et des programmes en cours : Elexo, St Frères, MBDA, Gore, Inéo, Thalès, EADS, Euriware.

 

Les tables rondes aborderont la planification de la recherche multi capteurs, la complémentarité technique des différents types de capteurs ou la robotisation des capteurs.

 

Au programme également, exposés et présentations de matériel de certaines unités renseignement de l’armée de Terre.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 07:20

http://www.meretmarine.com/objets/500/36364.jpg

Le BPC Mistral au large de la Libye début septembre

crédits : MARINE NATIONALE

 

19/09/2011 MER et MARINE

 

Il n'y en avait jamais eu autant sur le pont ! Une très belle image, diffusée par l'Etat-major des Armées, montre le bâtiment de projection et de commandement Mistral avec pas moins de 15 hélicoptères sur le pont d'envol. La photo a été prise au large de la Libye, où le Mistral a été engagé cet été dans le cadre de l'opération Harmattan/Unified Protector. A ce titre, il embarquait un groupe aéromobile fort d'une vingtaine d'hélicoptères, engagés depuis le mois de juin contre les forces fidèles au colonel Kadhafi. L'image de l'EMA permet de bien apprécier la vaste surface offerte par le pont d'envol, qui s'étale sur 5200 m². Y sont présents deux Caracal, trois Puma/Cougar, deux Tigre et huit Gazelle de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT) et de l'armée de l'Air. A l'instar d'un porte-avions, on peut remarquer que le pont peut, sans difficulté, servir à parquer de nombreuses machines, sans pour autant interrompre les opérations aériennes, grâce à la présence de six spots d'appontage. On notera que les BPC ont été conçus pour mettre en oeuvre, sur le papier, 16 hélicoptères lourds comme les Tigre et NH90, qui peuvent tous être logés dans un vaste hangar 1800 m² relié au pont d'envol par deux ascenseurs, dont un (à l'arrière), peut accueillir simultanément plusieurs machines. Mais, en réalité, la capacité d'emport en hélicoptères est supérieure à 16 machines, comme le démontre Harmattan, surtout avec de petits appareils comme les Gazelle.


Caracal sur un BPC (© : EMA)


Gazelle et Tigre dans le hangar d'un BPC (© : EMA)

On notera que les opérations en Libye constituent le premier vrai baptême du feu pour les BPC, dont les deux premiers exemplaires, les Mistral et Tonnerre, ont été livrés en 2006 et 2007 par DCNS (le Dixmude entrera en service début 2012). Jusqu'ici, ces bâtiments conçus pour être très polyvalents avaient largement démontré leurs capacités pour les opérations de débarquement, à l'occasion de nombreux exercices, mais aussi dans le cadre de missions humanitaires ou d'évacuation de ressortissants (notamment au Liban en 2006). Cette fois, c'est la capacité à projeter depuis la mer et assurer le soutien d'une force aéromobile puissante qui, aux dires des militaires français, a été brillamment prouvée.


Un CTM embarqué par le Tonnerre (© : EMA)


CTM mis en oeuvre depuis le Tonnerre (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


EDA-R (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Longs de 199 mètres pour un déplacement de 21.500 tonnes à pleine charge, les BPC du type Mistral peuvent, en plus de leurs moyens aéronautiques, mettre en oeuvre quatre chalands de transport de matériel (CTM) ou deux catamarans de débarquement du type EDA-R. Leurs garages peuvent abriter au moins 70 véhicules, dont 13 chars lourds comme les Leclerc, alors que les logements son conçus pour héberger, sur une période assez longue, 450 hommes en plus de l'équipage (180 marins). Ces « passagers » peuvent être des soldats, mais aussi des membres d'un état-major embarqué. En effet, les BPC, comme c'est le cas actuellement au large de la Libye, peuvent être gréés en navires amiraux. Dotés de puissants moyens de communications et disposant d'un vaste PC de 800 m² reconfigurable pouvant accueillir 150 opérateurs, ces navires peuvent parfaitement coordonner une opération interarmées et multinationale de grande envergure. Différentes manoeuvres, notamment dans le cadre de l'OTAN, ont permis de qualifier cette capacité très précieuse. Enfin, les BPC peuvent servir d'hôpitaux flottants grâce à un espace médical de 750 m² doté de deux blocs opératoires et 69 lits d'hospitalisation. En cas de besoin, cet hôpital peut être agrandi en récupérant de la place dans le hangar, situé à proximité. Dans le cas d'opérations humanitaires, notamment suite à une catastrophe naturelle ayant endommagé les infrastructures portuaires, cette capacité est très utile, d'autant qu'elle est renforcée, en matière d'acheminement et d'évacuation des blessés, par les moyens aéronautiques et amphibies dont disposent les navires.


Pour mémoire, la France doit se doter, à la fin de la décennie, d'un quatrième bâtiment de ce type. La Russie a également retenu le concept du BPC. Deux unités, adaptées aux besoins russes, seront livrées en 2014 et 2015, deux bâtiments supplémentaires étant prévus.


Les BPC Mistral et Tonnerre (© : MARINE NATIONALE)

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:45

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/public/tnr/Releve_MTL_TNR_09_2011/.2011ECPA285Z062_023_m.jpg

 

16 septembre 2011 Par BPC Tonnerre – Marine Nationale

 

Entre le 9 et le 10 septembre 2011 s’est opéré le transfert des moyens d’action du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral vers le Tonnerre. Les deux sisterships se sont retrouvés au large de la Sicile, l’un quittant la Libye et le second quittant le port de Toulon.

 

Dès le 9 septembre au matin, les Puma, Tigre et Gazelle du groupe aéromobile ont quitté le pont d’envol du Mistral pour celui du Tonnerre, afin de commencer les premières norias de matériel. Pendant deux jours particulièrement denses, 14 rotations de chalands de transport de matériel (CTM) et 25 appontages d’hélicoptères sur le Tonnerre se sont succédés selon une mécanique parfaitement rodée. Au total, 100 tonnes d’outillage, de munitions et de pièces de rechange ont été transférées.

 

Le CA Dupuis, commandant la Task Force 473, a transféré sa marque le 10 septembre avant l’appareillage du Tonnerre vers la zone d’opération Harmattan. Le Tonnerre désormais fort de près de 600 militaires, rejoint le théâtre libyen afin d’assurer la continuité de l’engagement français en Libye, dans le cadre de la résolution de l’ONU.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/futur-site-terre-images/breves/universite-d-ete-2011/1365316-1-fre-FR/universite-d-ete-2011.jpg

 

09.09.2011 Armée de Terre

 

La 9e université d’été de la Défense (UED) s’est tenue les 5 et 6 septembre 2011 à Bruz dans le centre d'expertise de la direction générale de l’armement (DGA).

 

Parmi les 14 stands de l’UED 2011, l’armée de Terre a présenté le système de drone tactique intérimaire (SDTI), l'hélicoptère Tigre, un petit véhicule protégé (PVP) équipé d'un brouilleur d’engins explosifs improvisés (IED), le fantassin à équipement et liaisons intégrés FÉLIN , un véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI) et un alerteur UMF (détection de tirs de roquettes).

 

Le 2e régiment de dragons NBC (2e RD-NBC) de Fontevraud était également présent.

 

Dans son discours de clôture, monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants, a déclaré : « le président de la République s’est personnellement impliqué après la tragédie d’Uzbin pour veiller à ce que nos combattants aient les meilleurs outils. […] Avec le système Félin, le VBCI, le VAB TOP, le CAESAR et le véhicule d’ouverture d’itinéraire… nous sommes au rendez-vous de la modernité avec cette obligation de s’adapter en permanence ».

 

La 9e édition a inauguré le « Post-Université »  : Sagem Industries a ouvert les portes de son centre de production de Fougères où sont produits et intégrés les équipements électroniques du système FÉLIN.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 06:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c9/PVP_%28Petit_v%C3%A9hicule_prot%C3%A9g%C3%A9%29_%281%29.JPG/800px-PVP_%28Petit_v%C3%A9hicule_prot%C3%A9g%C3%A9%29_%281%29.JPG

 

8 Sep 2011 By PIERRE TRAN DefenseNews

 

PARIS - The Direction Générale de l'Armement (DGA) has ordered a further 200 small armored vehicles from Panhard, boosting a previous contract for 933 units, the procurement office said in Sept. 8 statement.

 

"The Direction Générale de l'Armement (DGA) ordered from Panhard General Defense Sept. 6, 2011, 200 PVP for the Army," the procurement office said.

 

The PVP is the Petit Véhicule Protegé, an armored four-wheel-drive vehicle that can be fitted with a 7.62mm machine gun on a remote-operated turret.

 

The new batch of vehicles will be delivered in 2012. The last of the 933 units ordered in 2004 will be produced in December of this year, the DGA said.

 

No financial details were available.

 

The PVP has been deployed in Lebanon and Afghanistan.

 

Production of the PVP at two Panhard sites has so far generated 1 million hours of work, the DGA said.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/le-petit-vehicule-protege-pvp-credit-stat/266082-1-fre-FR/le-petit-vehicule-protege-pvp-credit-stat.jpg

source defense.gouv.fr

 

08/09/2011 Direction générale de l'armement

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé à Panhard General Defense, le 6 septembre 2011, 200 PVP destinés à l’armée de terre. Cette commande s’ajoute au marché initial de 933 PVP passé en 2004 et dont le dernier exemplaire sera produit en décembre 2011. Ces 200 PVP supplémentaires seront livrés en 2012.

 

Le PVP est un véhicule 4x4 moderne, équipant les cellules de commandement des unités d’artillerie et de génie, ainsi que certaines unités spécifiques de l’infanterie parachutiste et alpine, de la circulation et du renseignement. Aérotransportable, blindé et très mobile, il peut transporter jusqu’à 4 passagers. Il dispose d’une mitrailleuse de 7,62 mm qui, pour certains emplois, est installée sur un tourelleau téléopéré de l’intérieur du véhicule. Le PVP est déployé au Liban depuis fin 2009 et en Afghanistan depuis début 2010.

 

Les PVP sont produits sur les 2 sites industriels de Marolles-en-Hurepoix (Essonne) et Saint-Germain-Laval (Loire). Le programme PVP a représenté jusqu’à présent un total d’environ un million d’heures de travail pour Panhard et ses sous-traitants.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 05:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/ancienne-base-image-640x480/cemat/portraits-officiels/general-d-armee-elrick-irastorza/746350-1-fre-FR/general-d-armee-elrick-irastorza.jpg

 

Nicolas Sarkozy a réuni un conseil de sécurité à l’Elysée, à l’issue du défilé sur les Champs-Elysées, jeudi 14 juillet 2011, au cours duquel le chef d'état-major de l'armée de terre a été mandaté pour définir de nouvelles mesures de sécurité, suite au décès de plusieurs soldats français en Afghanistan.

 

En pleines célébrations de la Fête nationale, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a réuni un conseil de sécurité à l'Élysée suite aux décès de cinq soldats français, tués dans un attentat à la bombe survenu dans la province de Kapisa, mercredi 13 juillet, puis d’un commando marine, qui a perdu la vie au cours d’un accrochage dans la vallée d’Alasay, jeudi 14 juillet, en Afghanistan

 

A l’occasion d’une conférence de presse, qui s’est tenue à l’hôtel de Brienne à Paris, Gérard Longuet, ministre de la Défense, accompagné de l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées, a annoncé la décision prise au cours de cette réunion exceptionnelle de confier au général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, la responsabilité de définir de nouvelles mesures de sécurité.

 

Le général Elrick Irastorza doit se rendre « sur place immédiatement » pour pouvoir y déterminer les moyens de renforcer la sécurité des troupes françaises déployées sur ce théâtre d’opérations, a déclaré le ministre, alors que le chef de l’Etat vient de confirmer le retrait progressif des forces armées françaises d’Afghanistan.

 

Gérard Longuet a insisté sur la nécessité de soutenir les forces de sécurité afghanes, pour « ne pas affaiblir les zones où nous avons crée un climat de sécurité  » et « utiliser tous les moyens et méthodes  » pour poursuivre cette sécurisation du territoire afghan.

 

 « L’objectif c’est la sécurité et la sécurité, c’est la consolidation des forces de sécurité de l’Etat de droit. Nous devons concevoir, dans cette perspective de transition, l’optimisation de nos moyens  », a-t-il en effet rappelé.

 

Les propositions du général Elrick Irastorza sont attendues « d’ici la fin de la semaine prochaine  ».

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 16:35

http://www.meretmarine.com/objets/500/34839.jpg

Sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle

crédits : EMA

08/07/2011 MER et MARINE

 

 

Après le pic d'activité enregistré entre le 23 et le 30 juin (près de 290 sorties et une centaine d'objectifs traités), les forces aériennes et aéronavales françaises sont revenues à un rythme d'activité plus conforme avec celui des semaines précédentes. En tout, du 30 juin 6h au 7 juillet 6h, les aéronefs tricolores ont mené à bien 249 sorties, soit environ 35 quotidiennement (pour moitié des missions d'attaques au sol). Le dispositif militaire français assure toujours près de 25% des sorties de l'OTAN et un tiers des sorties d'attaque au sol.


Depuis le porte-avions Charles de Gaulle et les bases terrestres, les avions ont réalisé 114 sorties d'attaques au sol (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000N et Mirage F1 CR / Rafale Marine et Super-Etendard Modernisés), 52 sorties de reconnaissance (Rafale Air, Mirage F1 CR et Rafale Marine / Reco NG), 22 sorties de défense aérienne (Mirage 2000-5 depuis La Sude en coopération avec le Qatar), 15 sorties de contrôle aérien (E-3F et E-2C Hawkeye), ainsi que 25 sorties de ravitaillement (C135 et Rafale Marine). Pour leur part, la vingtaine d'hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma du groupe aéromobile embarqué sur le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre a mené à bien 21 sorties.




Gazelle sur le Tonnerre (© : EMA)

Selon l'Etat-major des Armées, l'ensemble de ces opérations a permis de neutraliser environ 80 objectifs, dont une cinquantaine de véhicules militaires (véhicules blindés, chars, camions de transport) dans les régions de Zlitan, Syrte, Misrata et Brega ; une vingtaine d'infrastructures (poste de commandement, systèmes de communication militaires et check point) dans les régions de Zlitan et Brega; ainsi qu'une dizaine d'éléments de la chaîne artillerie (positions d'artillerie et d'observation, pièces d'artillerie, lance roquettes multiples) dans les régions de Tripoli, Zlitan et Brega.


Concernant le groupe aéronaval, toujours articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, on notera que les frégates Guépratte et Jean de Vienne ont été remplacée par le Georges Leygues, rentré à Toulon fin juin après avoir mené à bien la mission Jeanne d'Arc 2011 avec le BPC Mistral. Ce dernier devrait d'ailleurs appareiller dans les prochains jours afin d'intégrer l'opération Harmattan/Unified Protector et remplacer le Tonnerre.

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 16:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/34668.jpg


L'équipage du CDG forme le mot « Harmattan » le 30 juin (© : MARINE NATIONALE)

crédits : EMA

 

04/07/2011 MER et MARINE

 

Le dispositif militaire français a engagé en Libye dans le cadre de l'opération Harmattan/Unified Protector a connu du 23 au 30 juin sa plus forte activité hebdomadaire depuis le début des frappes, le 19 mars dernier. Le groupe aéronaval, le groupe aéromobile et les avions de l'armée de l'Air déployés depuis les bases métropolitaines et en Crète ont réalisé 289 sorties (soit environ 40 par jour) et neutralisé une centaine d'objectifs (contre 250 sorties et une soixantaine de cibles neutralisées la semaine précédente). La hausse d'activité est significative pour le groupe aéromobile. Ainsi, la vingtaine d'hélicoptères Gazelle, Tigre et Puma de l'Aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) embarquée sur le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre a mené à bien, en une semaine, 43 sorties, contre 31 la semaine précédente et 32 la semaine d'avant (les hélicoptères ont réalisé leur première mission dans la nuit du 3 au 4 juin).


Du côté de l'aviation, le rythme demeure très soutenu, avec 246 sorties. Ces missions se décomposent ainsi : 132 sorties d'attaques au sol (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000N et Mirage F1 CR / Rafale Marine et Super Etendard Modernisés), 50 sorties de reconnaissance (Rafale Air, Mirage F1 CR et Rafale Marine / Reco NG), 19 sorties de défense aérienne (Mirage 2000-5 depuis La Sude en coopération avec le Qatar), 16 sorties de contrôle aérien (E3F et E2C Hawkeye ) et 29 sorties de ravitaillement (C135 et Rafale Marine).


Gazelle sur le Tonnerre (© : EMA)


Mirage 2000 (© : EMA)


Mirage F1 CR (© : EMA)

L'ensemble des moyens engagés a permis, entre le 23 juin 6h00 et le 30 juin 6h00, de neutraliser une centaine d'objectifs : Une soixantaine de véhicules militaires, véhicules blindés et chars dans les régions de Zlitan et Brega, une trentaine d'infrastructures militaires dans les régions de Zlitan et Brega, notamment des postes de commandement, et systèmes de communication ; ainsi qu'une dizaine de positions d'artillerie et d'observation dans les régions de Zlitan et Brega.
En mer, les moyens déployés par la Marine nationale demeurent très importants avec, notamment, le porte-avions Charles de Gaulle et le BPC Tonnerre, ce dernier devant être prochainement relevé par le Mistral. On notera que le 20 juin, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne et le pétrolier ravitailleur (PR) Meuse sont venus ravitailler en noria le Tonnerre, ainsi que les frégates de défense aérienne Jean Bart et Chevalier Paul. Cette information de l'Etat-major des Armées contredit d'ailleurs celle de la marine voulant que la Marne ait pris la relève, le 18 juin, de la frégate La Fayette au sein de la mission Corymbe en Afrique de l'ouest. Sans doute une petite erreur dans les dates, la Marne ayant en toute logique fait un crochet par la Libye avant de partir vers le Sénégal.


Ravitaillement du Tonnerre par la Meuse (© : EMA)


Ravitaillement du Jean Bart par la Marne (© : EMA)

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/34482.jpg

 

Le BPC Mistral hier, à son arrivée à Toulon

crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

28/06/2011 MER et MARINE

 

La mission Jeanne d'Arc 2011 a finalement été écourtée de deux grosses semaines. Hier, le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, ainsi que la frégate Georges Leygues, sont arrivés à Toulon, où ils n'étaient pas attendus avant la mi-juillet. Ce retour anticipé s'inscrit dans un contexte opérationnel très chargé pour la Marine nationale, notamment en Libye. Il a donc été décidé de rapatrier les deux bâtiments, qui ont notamment fait l'impasse sur l'escale de Safaga (Egypte) et le programme final initialement prévu en Méditerranée. « Le groupe est rentré plus tôt pour être mis à disposition des opérations et répondre à d'éventuels besoins », explique-t-on au ministère de la Défense. En somme, le BPC Mistral devrait assurer, après une rapide reconfiguration, la relève de son sistership, actuellement déployé avec un groupe aéromobile au large de la Libye. Ayant quitté Toulon le 17 mai, le Tonnerre embarque une vingtaine d'hélicoptères Gazelle, Tigre et Puma, intervenant contre les forces du colonel Kadhafi depuis le 3 juin. La relève entre les deux BPC pourrait être menée en mer ou via une escale, par exemple en Crète, l'objectif étant si possible de ne pas provoquer de rupture dans le dispositif à l'occasion du passage de témoin. L'armée de Terre en profitera sans doute pour, elle aussi, assurer des relèves de personnel et de machines dans le groupe aéromobile. On rappellera qu'en mars, au début de la mission Jeanne d'Arc, le Mistral avait acheminé en Tunisie du fret humanitaire destiné aux populations libyennes.


Le Mistral rentrant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


Le Mistral rentrant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


Le Mistral rentrant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


Le Georges Leygues, hier à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Quatre mois entre Brest et Singapour

Parti le 28 février dernier de Brest, le groupe Jeanne d'Arc a remplacé, pour la seconde année consécutive, les anciennes campagnes du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, désarmé en 2010. Désormais, c'est l'un des BPC de la marine qui assure la fonction de bâtiment école, en compagnie de la frégate Georges Leygues. Cette année, les deux navires ont embarqué, en plus de leurs équipages, 135 élèves français et étrangers, ainsi que 30 instructeurs. « Premier déploiement de longue durée et premier contact avec les opérations, la Mission Jeanne d'Arc complète la formation reçue à l' École navale et prépare les officiers-élèves et commissaires-élèves à leurs futurs responsabilités d'officiers de Marine: être un chef, un homme de la mer et un professionnel reconnu dans son domaine. Pour devenir des chefs, les officiers-élèves ont pratiqué «sur le terrain» les responsabilités de chefs de service ou de secteurs. Au coeur de la vie embarquée, ils ont été immergés dans les services pour apprendre aux côtés de leurs pères et se forger une stature d'officier », explique la Marine nationale. Mis progressivement en situation de responsabilité, les « OE » ont pratiqué le quart en passerelle de navigation, en passerelle aviation, au central opérations ou encore en machine appris, sur une longue mission, tout en apprenant à encadrer des équipes. Après quatre mois de déploiement, 244 présentations au ravitaillement à la mer, 67 exercices d'évolution tactiques et 40 exercices de secours d'homme à la mer ont, notamment, été réalisés. La mission est aussi une découverte du monde et des enjeux géostratégiques. Le Mistral et le Georges Leygues ont, ainsi, réalisé des escales à Limassol, Djeddah, Djibouti, Mascate, Khor Fakkan, Abu Dhabi, Cochin, Singapour, Port Kelang, Malé et de nouveau Djibouti, avant de rentrer en métropole. « Pour devenir des représentants de l'engagement de la France dans le monde, 29 conférences ont été organisées aux profits des officiers-élèves, conduites en mer ou en escale, par des diplomates, des ambassadeurs de France à l'étranger, des officiers généraux ou encore des dirigeants d'entreprise, en français ou en anglais. Grâce à cela, ils sont aujourd'hui capables de comprendre et d'expliquer la présence et l'action de la France dans les zones traversées et d'en percevoir la dimension maritime. La rencontre avec les populations et les forces armées des pays visités leur ont permis de mesurer concrètement la complexité et la richesse du monde dans lequel ils évolueront, demain ».


Enfin, on rappellera que cette mission s'inscrit dans un cadre interarmées avec la présence à bord d'un groupe tactique embarqué (GTE) et d'hélicoptères de l'Aviation légère de l'armée de Terre (ALAT), complétés par un détachement Alouette III de la flottille 22S.


Si le retour à Toulon a été un peu précipité, l'arrivée du groupe Jeanne d'Arc s'est néanmoins faite dans la tradition : flamme de guerre à la mâture et officiers-élèves au poste de bande, sans oublier les familles attendant sur le quai.




Le Mistral rentrant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 20:15

http://www.leparisien.fr/images/2011/06/20/1500590_1_640x280.JPG 

AU LARGE DE LA LIBYE, LE 22 AVRIL. Le porte-avions « Charles de Gaule » entame son huitième moi en mer depuis un an. (AFP/ ALEXANDER KLEIN.)

 

20.06.2011 BRUNO FANUCCHI  Le Parisien

 

Plus de 87 M€ : c’est ce qu’a déjà coûté à la France l’intervention militaire en Libye lancée il y a trois mois. Et les responsables militaires craignent que cette opération « dure plus longtemps que prévu ».

 

Avec 4000 hommes déjà déployés en Afghanistan, où un 62e soldat a été tué samedi, la France a-t-elle les moyens de participer simultanément à plusieurs guerres? Trois mois après le déclenchement, le 19 mars — alors que Kadhafi faisait bombarder son propre peuple — des frappes aériennes en Libye, la question se pose vraiment.

 

Certes, l’armée de l’air française a prouvé qu’elle avait la capacité, avec ses Rafale, d’« entrer en premier », comme s’en félicite son chef d’état-major, le général Paloméros. Mais tous les responsables militaires à Paris s’accordent pour reconnaître que cette opération libyenne « dure plus longtemps qu’initialement prévu ». Le colonel Kadhafi, qui fait le gros dos en appliquant la « stratégie du bunker », n’est pas encore vaincu… même si ses forces ont été très sérieusement endommagées. La France a-t-elle donc les moyens humains, matériels et surtout financiers de faire face à une guerre qui se prolongerait au-delà de l’été? Au risque de compromettre gravement les capacités opérationnelles de l’aviation et de l’aéronavale.

 

Des soldats sur tous les terrains

 

Le coût humain tout d’abord. Si la France a eu — en près de dix ans de guerre en Afghanistan — 62 morts et 476 blessés, elle n’a subi jusqu’à présent aucune victime en trois mois d’engagement militaire en Méditerranée et dans le ciel libyen. Entre le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions « Charles de Gaulle » et le BPC (bâtiment de projection et de commandement) « Tonnerre », qui transporte des hélicoptères, et les pilotes de l’armée de l’air mobilisés sur la base de Solenzara (en Corse) ou à La Sude (en Crète), près de 4000 militaires français participent aujourd’hui à l’opération Harmattan. Les chefs d’état-major de l’air comme de la marine tirent cependant la sonnette d’alarme : si la guerre se prolonge encore plus que de raison, ils auront rapidement des problèmes de « ressources humaines » et de « régénération des forces et du matériel ».

 

Un matériel parfois à bout de souffle

 

« La crise libyenne a eu le bon goût d’arriver en début d’année », mais dans cette opération Harmattan « nous sommes en train de bouffer le potentiel » de la Royale, observe ainsi l’amiral Forissier, chef d’état-major de la marine. Exemple, le porte-avions « Charles de Gaulle », à peine rentré d’une mission de plus de quatre mois dans l’océan Indien au large de l’Afghanistan, est reparti au premier coup de sifflet pour la Libye. Le porte-avions, rappelle l’amiral, « entame son huitième mois de mer » depuis un an et ne sera plus du tout opérationnel en 2012 s’il n’est pas rentré à Toulon, son port d’attache, avant la fin de l’été. C’est peu dire que les propos de ce chef militaire ont fait des vagues!

 

Il en va de même des hélicoptères qui sont déjà très largement mis à contribution sur des théâtres d’opérations difficiles comme en Afghanistan (13 machines), en Côte d’Ivoire récemment et, depuis deux semaines désormais, en Libye avec 18 machines sur le « Tonnerre » et une dizaine d’autres sur le groupe aéronaval depuis trois mois.

 

L’armée de terre qui, à l’exception des hélicos de l’Alat (son aviation légère), n’est pas engagée en Libye n’est cependant pas en reste. Elle a actuellement quelque 1800 véhicules en « opex » (opération extérieure) en Afghanistan, au Liban, au Tchad, en Côte d’Ivoire, Somalie et ailleurs. Dont un millier de blindés, parmi lesquels 800 VAB (véhicule de l’avant blindé) sont à bout de souffle et commencent à être remplacés petit à petit par des VBCI (véhicule blindé de combat d’infanterie) faisant leur apparition en Afghanistan.

 

Un surcoût financier considérable

 

L’argent, dit-on couramment, est le nerf de la guerre. Mais c’est justement lui qui risque de faire défaut rapidement car tout nouvel engagement militaire coûte cher à la nation. « Le coût journalier de l’opération Harmattan est estimé à un peu plus d’un million d’euros par jour. Le surcoût de la guerre en Libye, lié à la consommation des munitions et à la solde opex (NDLR : supérieure à la normale) attribuée à tous nos personnels projetés en Méditerranée ou à l’étranger, est déjà de 87 M€ en 80 jours d’opération », explique le général Pontiès, porte-parole adjoint de la Défense. L’officier dispose des dernières évaluations en la matière, arrêtées il y a déjà une dizaine de jours.

 

Un surcoût d’autant plus difficile à assumer que l’Afghanistan coûte lui aussi déjà plus d’un million d’euros par jour aux contribuables français. Et ce surcoût devrait aller en augmentant avec la montée en puissance des forces françaises au large de la Libye. S’il n’y a pas de problèmes de munitions, certaines d’entre elles, qui ont été expérimentées pour la première fois, coûtent très cher. A l’instar du missile air-sol de dernière génération Scalp, dont le coût unitaire est évalué entre 500000 et 800000 € et dont onze exemplaires ont déjà été tirés contre les forces de Kadhafi. Autre indicatif, une heure de vol d’un Rafale est de l’ordre de 13 000 €. Au total, l’addition est plus que salée.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 05:55

http://defesaglobal.files.wordpress.com/2011/06/sam_4841b.jpg

 

June 14, 2011 By VMSB DEFESA Global

 

French Air Force owned Service Industriel de l’Aéronautique (SIAé) aeronautics industrial workshop is upgrading undisclosed quantities of Aérospatiale (now EADS Eurocopter) Gazelle light support helicopters in service with the French Army (Armée de Terre) ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) light aviation unit.

 

The modernization comprises the integration of IFF transponder (Identification Friend or Foe), SIT-ALAT terminal information system, armoured seats from AgustaWestland, NVG (Night Vision Goggles) compatible avionics lightings and a VHF (Very High Frequency) communications system.

 

The integration of SIT-ALAT system is already completed said a source to Defesa Global.

 

SIT-ALAT developed by Euroavionics Navigationssysteme GmbH & Co. KG integrates navigation, communication, and tactical information on one high-brightness display to improve tactical and situational awareness, and enhance flight safety.

 

ALAT operates several variants of the Gazelle helicopter including the SA 342 L1 AATCP (with MISTRAL fire and forget anti-tank missiles), SA 342 HOT (with HOT air to air missiles), SA 341 CANON (with a 20mm gun pod) and the SA 342 L1 with VIVIANE thermal camera.

 

France uses few SA 342 L1 Gazelle Viviane helicopters in Afghanistan.

 

 

 

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 16:30

 

Le président de la République a décidé l'envoi d'hélicoptères en Libye.

© Guillaume Bonnaud / PhotoPQR / Sud Ouest 

 

26/05/2011 par Jean Guisnel Le Point.fr

 

Deux Tigre et treize Gazelle : telle est la composition de la flotte d'hélicoptères de combat envoyée vers la Libye.

 

Le porte-hélicoptères Tonnerre, parti de Toulon en fin de semaine dernière, emporte précisément deux hélicoptères Tigre dans la version HAP, la seule en dotation à ce jour dans l'armée française, chacun équipé d'un canon de 30 mm. Ces engins de l'Alat (Aviation légère de l'armée de terre) sont accompagnés de treize hélicoptères Gazelle, dans trois versions. À savoir une machine de commandement "lisse", c'est-à-dire non armée, le reste de la dotation étant réparti entre des Gazelle munis d'un canon de 20 mm et des Gazelle équipés de missiles antichars Hot et d'une caméra thermique Viviane. Celles-là même qui ont puissamment contribué à la chute récente de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, à Abidjan.

 

 

Outre ces appareils de combat, le Tonnerre emporte quatre hélicoptères de transport Puma destinés à récupérer des pilotes qui auraient dû se poser - accident ou tir adverse - sur le sol libyen. Ces derniers appareils ne sont pas destinés à la mission CSAR (Combat Search and Rescue - Recherche et sauvetage au combat), confiée par les Français aux hélicoptères spécialisés Caracal embarqués sur le Charles de Gaulle, mais à la mission Imex (Immediate Extraction), moins technique.

 

Londres intensifie son engagement

 

Le président de la République a décidé l'envoi des hélicoptères après avoir constaté que les frappes conduites depuis le 19 mars exclusivement par des avions de combat étaient arrivées à une forme de butée. Elles ne paraissent plus produire d'effets décisifs sur les forces fidèles au colonel Kadhafi. Non seulement celles-ci ont-elles appris quand l'Otan conduit ses missions, en laissant de longues plages horaires régulières sans mission au-dessus du territoire libyen, mais elles ont également adapté leurs moyens.

 

Elles les ont "desserrés" en dispersant les équipements lourds dont elles disposent encore et elles ont acquis - notamment en réquisitionnant les stocks de véhicules neufs chez les concessionnaires - des quantités de pick-up. Très mobiles, très rapides, ceux-ci sont difficilement attaquables par les avions tirant à distance de sécurité, mais devraient être beaucoup plus vulnérables aux frappes d'hélicoptères. Leur avantage majeur par rapport aux avions de chasse réside dans la précision de leur tir, y compris dans des situations imbriquées, en raison de leur proximité des cibles. Ils peuvent agir dans des conditions météo dégradées (mais pas en cas de vents de sable) et sont typiquement les plus utiles dans l'appui des troupes au sol, singulièrement pour les dégager d'une emprise ennemie.

 

Les autorités françaises n'ont en rien précisé les conditions dans lesquelles les hélicoptères de l'Alat interviendraient, mais une chose paraît certaine : ils ne le feront pas tout seuls. Londres devrait annoncer aujourd'hui l'appareillage de son navire d'assaut HMS Ocean, avec quatre hélicoptères d'attaque Apache dotés de missiles antichars Hellfire. Ils auront pour mission de sécuriser, à partir de la mer, une zone de 30 kilomètres de diamètre autour de la ville de Misrata.

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 11:30

 

Hélicoptère Tigre et, au second plan, un BPC du type Mistral

crédits : MARINE NATIONALE

 

24/05/2011 MER et MARINE

 

Tant pis pour l'effet de surprise. C'est Le Figaro, hier, qui a révélé l'information. Le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, dont nous vous annoncions mercredi dernier le déploiement sur le théâtre libyen, est parti avec des hélicoptères de combat. Il y a, à bord du BPC de la Marine nationale une douzaine d'appareils, dont des Tigre et apparemment des Gazelle de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT). Confirmant le déploiement d'hélicoptères de combat, Alain Juppé a indiqué hier qu'il s'agissait « de mieux adapter nos capacités de frappe au sol avec des moyens de frappe plus précis ». Opérationnel depuis 2009 et déployé depuis en Afghanistan, le Tigre est actuellement disponible dans sa version HAP (appui-protection). Dans cette configuration, l'hélicoptère peut délivrer jusqu'à 68 roquettes de 68 mm et peut mettre en oeuvre 4 missiles air-air Mistral. Il dispose, en outre, d'une tourelle de 30mm. L'an prochain, une version améliorée, le Tigre HAD (appui-destruction) doit être livrée, avec notamment une capacité d'emport de missiles air-sol Hellfire II.

La présence d'hélicoptères de combat en Libye va permettre de compléter les frappes réalisées par l'aviation et de débusquer les forces pro-Kadhafi, qui seront plus facilement détectables et neutralisables par les machines de l'ALAT.

 

Le HMS Ocean va rejoindre le Tonnerre

 

La France n'est pas la seule à avoir décidé de déployer des hélicoptères de combat en Libye. La Grande-Bretagne lui emboite le pas en mettant à profit la présence en Méditerranée de son groupe amphibie (Response Force Task Group - RFTG), composé du porte-hélicoptères HMS Ocean, du transport de chalands de débarquement HMS Albion, du TCD auxiliaire RFA Cardigan Bay, du pétrolier-ravitailleur RFA Wave Knight, du ravitailleur de combat RFA Fort Rosalie et de la frégate HMS Sutherland. Les Apache embarqués sur le HMS Ocean vont se joindre aux hélicoptères français, affirme la presse britannique, qui cite des sources ministérielles.

 

Depuis le 26 avril, date à laquelle le HMS Ocean a appareillé de Portsmouth, les Apache de l'Army Air Corps se sont rodés au combat depuis une plateforme navale. Récemment, ils ont notamment tiré au large de Gibraltar des missiles Hellfire et mis en oeuvre leurs canons de 30mm contre des cibles maritimes.

Pour Londres et Paris, l'emploi d'hélicoptères n'entre pas en contradiction avec la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui encadre l'intervention en Libye. « Nous sommes toujours dans la structe application des résolutions du Conseil de sécurité qui prévoit de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour protéger les populations », affirme le ministre français des Affaires Etrangères, qui précise que « protéger les populations, c'est aussi affaiblir les capacités militaires (du colonel Kadhafi) ».

 

La destruction de la flotte libyenne comme préalable à l'intervention ?

 

On notera que l'opération de grande ampleur menée vendredi et samedi dernier par l'OTAN contre les principales unités de la marine libyenne stationnées à Tripoli, Syrte et Al Khums peut être logiquement liée à l'arrivée sur zone des bâtiments de projection français et britanniques. Pour lancer un éventuel raid d'hélicoptères contre les forces pro-Kadhafi, les navires doivent, en effet, se rapprocher un minimum des côtes. En cela, la frégate du type Koni et les patrouilleurs du type Combattante II, avec leurs missiles antinavire SS-N-4 et Otomat, pouvaient faire peser une menace pour les porte-hélicoptères. Même si l'état général de la flotte libyenne laissait sans doute à désirer, que l'aviation (notamment le groupe aérien du porte-avions Charles de Gaulle) peut offrir une couverture aérienne efficace et que de nombreux bâtiments d'escorte sont présents dans le secteur, il est légitime de penser que les militaires n'ont voulu prendre aucun risque et on préféré « nettoyer » préalablement la zone.

 

Importantes capacités de débarquement

 

L'engagement des Tigre, Gazelle et Apache en Libye constitue une nouvelle étape pour l'opération Harmattan/Unified Protector. Certes, on ne peut pas encore parler d'intervention terrestre puisque les militaires font habilement remarquer que les hélicoptères interviendraient depuis la mer. Mais quand même, on en vient à jouer sur les mots et l'interprétation de la résolution 1973. Il est d'ailleurs intéressant de noter que cette dernière exclut le déploiement d'une « force étrangère d'occupation » au sol. Et qu'entend-t-on par « force d'occupation » ? Une intervention militaire sur l'ensemble du territoire ? Une opération dans la durée ? Un raid terrestre localisé, sur une courte période, entrerait-il dans ce cadre ? Comme on l'a vu avec les frappes aériennes, la fameuse résolution 1973 est, en réalité, assez floue et laisse d'importantes latitudes à l'OTAN. Il est donc permis de se demander si, in fine, on pourrait assister à un débarquement, opération que peut mener le Tonnerre, dont le radier, capable de contenir quatre chalands, n'est pas vide. En tout, le BPC peut embarquer 16 hélicoptères, 70 véhicules et plus de 450 hommes de troupe, ces moyens pouvant, par exemple, être facilement embarqués depuis la Crète.

 

Le RFTG britannique dispose, lui aussi, d'importantes capacités, les bâtiments de la Royal Navy embarquant déjà de nombreux hélicoptères (Apache, Lynx, Sea King), au moins huit chalands, des véhicules et plus de 600 commandos et Royal Marines. On notera aussi que les Américains, même s'ils se sont retirés de la partie offensive du dispositif en avril, pourraient, en cas de besoin, apporter une aide conséquente, non seulement via les bases aériennes italiennes, mais aussi grâce à l'arrivée très prochaine, en Méditerranée, d'un puissant groupe aéronaval. Le porte-avions USS George H.W. Bush est désormais au large de la Grande-Bretagne et va, rapidement, mettre le cap sur Gibraltar... Le dernier-né des porte-avions de l'US Navy est accompagné des croiseurs lance-missiles USS Gettysburg (CG 64) et USS Anzio (CG 68), ainsi que des destroyers lance-missiles USS Truxton (DDG 103) et USS Mitscher (DDG 57). On notera toutefois que Washington n'a donné aucune indication concernant une éventuelle implication dans la crise de ce groupe aéronaval lorsqu'il passera au large de la Libye. Mais les Etats-Unis se sont dits « engagé à protéger la population libyenne » à l'occasion hier d'une visite surprise, à Benghazi, du sous-secrétaire d'Etat chargé des affaires du Proche-Orient. Jeffrey Feltman, qui a de nouveau appelé au départ de Mouammar Kadhafi, a apporté son soutien au Conseil National de Transition (CNT), présenté comme un interlocuteur « crédible et légitime ».

 

En finir rapidement

 

Concernant le changement de tactique de la France et de la Grande-Bretagne, les états-majors, on le comprend bien, se montrent des plus discrets. Les militaires veulent garder toutes les options ouvertes et, en attendant d'éventuels développements, accentuent la pression sur le régime de Tripoli. A ce titre, l'apport d'une composante d'hélicoptères d'attaque sera peut être suffisante. Dans le cas contraire, il faudra peut être envisager d'autres options. Il est en tous cas certain que, côté politique, on commence à s'impatienter. Car cela fait maintenant plus de deux mois (les premières frappes ont été menées par les Français le 19 mars) que la coalition bombarde les forces pro-Kadhafi (l'OTAN dit avoir mené au 23 mai 7870 sorties dont 3025 d'attaque au sol depuis le début de l'opération Unified Protector, le 31 mars) mais le régime ne plie pas face aux insurgés, qui ne parviennent pas à s'imposer face aux troupes loyalistes. Malgré les pertes subies, ces dernières disposent encore de moyens et sont entrainées, ce qui n'est pas le cas de la rébellion. Quant au parapluie aérien de la coalition, il a bien permis de réduire au silence l'aviation libyenne, de diminuer significativement la capacité de nuisance des Kadhafistes, de desserrer l'étau autour des zones assiégées et d'éviter une contre-attaque décisive des partisans du colonel. Mais il n'est clairement pas suffisant pour emporter la décision, d'autant que l'aviation demeure bridée par la nécessité d'éviter les dommages collatéraux et de ne pas s'impliquer ouvertement au-delà des limites fixées par les Nations Unies, à savoir la protection des populations civiles.

 

Reste que les pays de la coalition veulent se sortir au plus vite de cette crise, d'autant que certains sont tenus par un calendrier. Ainsi, la France, qui a été avec la Grande-Bretagne à l'origine de l'intervention et est actuellement le premier contributeur de l'opération, a encore deux mois devant elle avant que la Libye ne prenne, nationalement, une tournure plus politique et éventuellement plus épineuse. En effet, comme c'est désormais l'usage, le parlement doit être consulté sur toute opération extérieure dépassant un délai de quatre mois. La date butoir est donc fixée au 19 juillet...  

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 18:00
tir de missile anti-char HOT 2  - photo ADC O. Dubois Armée de Terre

tir de missile anti-char HOT 2 - photo ADC O. Dubois Armée de Terre

 

par Nicolas Gros-Verheyde BRUXELLES2

 

Alain Jupé, le ministre des Affaires étrangères, l’a confirmé à mi-mot, en marge du conseil des ministres des Affaires étrangères et de la Défense qui se tient à Bruxelles. La France a bien décidé d’engager des moyens supplémentaires en Libye. Mais, a-t-il tenu à avertir : « il ne s’agit pas d’un changement de stratégie. Nous poursuivons toujours la même stratégie : protéger les civils, affaiblir les forces de Kadhafi. » « Nous agissons dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies et de la planification de l’OTAN. Il s’agit de mieux adapter moyens au sol, permettant d’avoir des moyens plus précis » a-t-il ajouté.

 

Attaquer les lignes de ravitaillement

 

Selon nos informations, ces hélicoptères, des Gazelle et des Tigre – « dont le nombre n’est pas précisé pour ne pas donner trop d’indications stratégiques » (Le Figaro, ce matin, parle de 12 – mais ce nombre pourrait varier selon les moments), embarqués à bord du porte-hélicoptères Tonnerre, et équipés de missiles Hot permettraient de viser des cibles que les avions ne peuvent viser. « Parmi les cibles, des postes de commandement, des lignes de ravitaillement, et d’autres cibles plus mobiles, plus petites, avec moins de risque de dégâts collatéraux » – précise un officier. Mais il n’est « pas question de posé sur le sol. Il ne s’agit que d’avoir une possibilité supplémentaire » de neutralisation.

 

Britanniques également.

 

A l’heure actuelle, la France a pris cette décision. « Mais il n’y pas de difficultés posées par les Alliés » a tenu à préciser le ministre français des Affaires étrangères. Le ministre britannique William Hague a tenu à souligner, à Bruxelles, qu’il « soutenait la position française » même s’il s’est refusé à préciser si le Royaume-Uni engagerait des moyens identiques. (Maj) Selon nos informations, le Royaume-Uni pourrait annoncer de façon imminente qu’il engage, de la même façon, des hélicoptères aux cotés des Français. L’armée britannique utilise généralement des Apache pour ce type de missions. Mais elle a également des hélicoptères Gazelle, utilisés en observation et reconnaissance.

On peut se rappeler que, depuis le début, la France a plaidé pour une attitude plus offensive et plus directe sur le « front » libyen, notamment en coupant les lignes de ravitaillement (essence, armement…) utilisées par les troupes de Kadhafi. Outre l’intérêt stratégique, l’emploi des hélicoptères peut aussi avoir un impact psychologique permettant de montrer aux forces de Kadhafi qu’ils ne pourront être en sécurité nulle part. Il signifie aussi d’une certaine façon que les alliés – au moins la France – ont une certaine confiance dans l’amoindrissement des forces de Kadhafi pour ne pas risquer un tir venu de terre. Enfin, rien n’interdit, le moment venu, d’autres usages comme la récupération de personnes (par exemple l’exfiltration de personnalités du gouvernement libyen désireux de passer à l’ouest…).

NB : les hélicoptères Tigre sont régulièrement engagés

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 06:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/futur-site-terre-images/breves/afghanistan-premiere-releve-du-doip-du-13e-rg/1177716-1-fre-FR/afghanistan-premiere-releve-du-doip-du-13e-rg.jpg

Le véhicule blindé hautement protégé Aravis en Afghanistan. Crédits : ECPAD

 

18/04/2011 ARMEE DE TERRE

 

Les militaires du 13e  régiment du génie (13e  RG) du Valdahon armant le détachement d’ouverture d’itinéraire piégé (DOIP) sont rentrés d’Afghanistan le 12 avril 2011.

 

Le 13e  RG  a été mandaté pour déployer et perfectionner le DOIP en Afghanistan  d’octobre 2010 à octobre 2011. Projeté en Afghanistan depuis octobre 2010, le DOIP est de retour au régiment depuis le 12 avril 2011. 2 autres sections du 13e  RG en assurent la relève. Le DOIP est composé de 2 sections : une section sur Buffalo et une section protection dépollution  (SPD) sur véhicules blindés hautement protégés (VBHP) Aravis . Elles œuvrent de concert sur le théâtre et constituent une capacité unique de l'armée de Terre. Sa mission principale : ouvrir les axes  au profit de groupements ou sous-groupements tactiques interarmes et de convois logistiques. Il s’agit de recherche et de lutte contre les engins explosifs improvisés  (IED pour « improvised explosive device ») puis de reconnaissance d’axes pour le désengagement des unités. Au total, près de 5 000 km ont été ouverts ou reconnus en 6 mois sans explosion d’IED après le passage du DOIP.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 12:30
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 07:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

28/06/2010 Armée de Terre

 

Le général Marcel Bigeard est décédé vendredi 18 juin 2010 à son domicile de Toul, à l'âge de 94 ans, le jour anniversaire de l'Appel du général de Gaulle.

 

Une des personnalités les plus décorées de France, le général Marcel Bigeard était un héros des guerres d'Indochine et d'Algérie. Parachuté sur Diên Biên Phu, trois fois évadé, il fut cinq fois blessé, il était titulaire de 24 citations individuelles (voir extraits en bas de page).

 

Retiré dans sa maison de Toul en Lorraine, le général avait récemment publié son dernier et seizième ouvrage : « Mon dernier Round », aux éditions du Rocher.

 

« Bien plus qu'un chef, le général Bigeard, est un meneur d'hommes. (…) Mon général, sachez que l'amour passionné et jaloux de votre chère France, que vous laissez en héritage, sera précieusement transmis. » a déclaré Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense dès l'annonce de son décès.

 

Monsieur Hubert Falco, secrétaire d'État à la Défense et aux anciens combattants a rappelé : « Le général Bigeard nous laisse une légende, il nous laisse sa devise "croire et durer". Ces valeurs s'ajoutent à notre mémoire, elles viennent enrichir la mémoire collective. »

 

L'armée de Terre présente ses sincères condoléances à l'épouse et aux proches du général, ainsi qu'à ses compagnons d'armes.

 

Extraits de citations

 

> Citation à l'ordre du 123e RI en date du 1er mai 1940

« Jeune sous-officier plein d'entrain et de valeur volontaire pour toutes les missions périlleuses, a fait preuve au cours d'une reconnaissance profonde en territoire ennemi de courage et de sang-froid dans un terrain hérissé de difficultés et sous les feux de l'ennemi. »

 

> Citation à l'ordre du 79e RIF en date du 1er juin 1940

« Sous-officier volontaire pour toutes les missions dangereuses au cours d'une reconnaissance en territoire ennemi, a pris spontanément le commandement d'une patrouille pour aller chercher le corps d'un camarade tué dans les lignes ennemies. »

 

>Citation à l'ordre du 79e RIF en date du 5 juin 1940

« Jeune sous-officier volontaire pour une mission dangereuse a traversé les lignes ennemies et a réussi à rejoindre son régiment 48 heures après ».

 

> Citation à l'ordre de la division en date du 27 septembre 1944

« Commandant Marcel BIGEARD, parachuté le 8 août 1944, dans l'Ariège comme chef d'une mission alliée, n'a cessé de prendre une part active dans les combats qui ont amené la libération de ce département. […] Le commandant BIGEARD, sous le pseudo de MARCEL, est devenu pendant les journées de libération de l'Ariège, un héros légendaire dont le renom a dépassé les frontières du département. »

 

> Recommandation for the military cross (23 septembre 1944)

Commandant Marcel BIGEARD (nom de guerre AUBE)

« Aidé du chef de maquis espagnol et du major CRYPTE, le commandant BIGEARD a commandé toutes les opérations militaires du département de l'Ariège.[…] Ce qui menaçait de devenir un complet désastre est ainsi devenu un succès ; 1220 prisonniers allemands, 3 canon tractés, 80 camions, 220 Allemands tués et 120 blessés. Par son courage, son énergie et son esprit d'initiative, le commandant Bigeard a donné un merveilleux exemple à ses hommes et a permis la victoire d'un maquis très réduit sur des forces allemandes très supérieures en nombre au cours d'une bataille acharnée. »

 

> Citation à l'ordre de l'armée obtenue à Tu Lê

« Officier supérieur au passé prestigieux. Chef de guerre de grande classe, vient une fois de plus par l'étendue de ses connaissances militaires et par son courage personnel de s'imposer à tous, communiquant à ses hommes la foi qui l'anime et obtenant de son unité un rendement exceptionnel. Parachuté à Tu Lê (pays thaï) le 16 octobre 1952 en vue de tenir Tu Lê et de prendre liaison avec Gia Hoï a parfaitement rempli sa mission. Durement contre-attaqué dès le 20 octobre par un adversaire très supérieur en nombre, a tenu tête avec opiniâtreté puis, entamant une audacieuse manoeuvre à travers un terrain particulièrement chaotique a réussi à dégager ses troues encerclées, luttant pied à pied avec les rebelles et leur infligeant des pertes très sérieuses. Par son énergie et son emprise sur le bataillon qu'il a formé en France, instruit et mené au combat, a su maintenir très haut le moral de ses hommes et leur a permis d'accomplir un exploit qui s'inscrit dans les plus belles traditions françaises. »

Pour son action lors des combats de Tu Lê, le bataillon est cité à l'ordre de l'armée et le commandant Bigeard reçoit la cravate de commandeur de la Légion d'Honneur.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:55
L'armée de terre a reçu le tiers de ses VBCI

 

15/06/2010 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense (groupe Volvo) viennent de livrer à l'armée de terre le 200e véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI). Le dernier des 630 exemplaires commandés par la Direction générale pour l'armement sera livré en 2015. Cet énorme engin (30 tonnes, 8 roues motrices, 100 km/h de vitesse de pointe) est livré en diverses versions. La plus nombreuse, avec 520 exemplaires, est la VCI (véhicule de combat d'infanterie), qui peut emporter 11 combattants équipés et est dotée d'un canon de 25 mm. L'autre version est la VPC (véhicule poste de commandement). Y compris le développement et l'industrialisation, le programme a coûté 2,86 milliards d'euros, soit 4,53 millions d'euros pièce. Belle bête ! À ce stade, le VBCI n'a pas trouvé de client à l'exportation, la compétition au Royaume-Uni ayant été perdue contre le Piranha, de Mowag.

 

Opérationnel depuis septembre 2008 au 35e régiment d'infanterie de Belfort, le VBCI sera en Afghanistan dans les prochaines semaines avec cette unité. Selon plusieurs experts militaires consultés par Le Point, ce gros véhicule est peu adapté aux conditions difficiles du terrain afghan, dont les voies sont souvent très étroites. Mais l'engin devrait apporter un sentiment de sécurité aux soldats de la brigade La Fayette, à tout le moins tant qu'ils seront à l'abri de sa caisse. Le second régiment doté du VBCI est le 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, qui aura reçu à l'été la totalité de ses 64 véhicules de dotation. Ensuite, les régiments seront dotés au rythme d'un par année scolaire, le prochain devant être le 1er régiment de tirailleurs d'Épinal.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 17:00
Trois canons Caesar renforcent les Français en Afghanistan

 

03/08/2009 Par Jean Guisnel - Lepoint.fr

 

Les trois premiers canons Caesar de 155 mm montés sur camion, qui seront prochainement suivis par cinq autres, sont arrivés à Kaboul samedi, nous apprend l'état-major des armées sur son site Web , en expliquant : "Ces pièces d'artillerie sont destinées à fournir un appui feu depuis les bases opérationnelles avancées lors d'opérations menées par le GTIA (groupement tactique interarmes) Kapisa et le BATFRA (Bataillon français) en Surobi. Elles sont armées par le 3e régiment d'artillerie de marine de Canjuers, et sont engagées pour la première fois sur un théâtre d'opérations".

 

Nos lecteurs connaissent ces engins , qui sont destinés à renforcer la puissance de feu des troupes françaises du GTIA Kapisa et du Batfra, qui ne disposent pour l'instant que de mortiers de 120 mm. Ces engins fabriqués par la société Nexter seront armés par les "bigors" (artilleurs de l'artillerie de marine). Le 11e Régiment d'artillerie de marine (11e RAMA) de la Lande d'Ouée, près de Rennes, utilisera quatre de ces engins au sein du GTIA Kapisa. Une centaine d'artilleurs de cette unité se trouvent actuellement sur les bases de Tagab et de Nijrab, et dans des OMLT. D'autres artilleurs du 3e RAMA sont actuellement en Afghanistan, sur la base Warehouse de Kaboul, pour réceptionner ces engins et ceux qui les suivront, et participer ensuite à leur mise en place. Par la suite, ils armeront deux Caesar au sein du Batfra. Les deux derniers engins resteront en réserve à Kaboul. Les deux unités de "bigors" appartiennent à deux brigades différentes : le 11e RAMA à la 9e brigade légère blindée de marine (9e BLBMa) de Nantes, et le 3e RAMA à la 6e brigade légère blindée (6e BLB) de Nîmes. Depuis le mois de janvier 2009, ces deux régiments travaillaient ensemble à préparer le déploiement des Caesar en Afghanistan. La puissance de feu des forces françaises s'accroît donc, puisque le week-end précédent un autre Antonov avait livré les trois premiers hélicoptères de combat Tigre mis en oeuvre par la France. Ce sera la première mission de combat pour cet appareil franco-allemand dont la conception remonte au début des années 1980.

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Trois canons Caesar renforcent les Français en Afghanistan
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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 11:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-general-benoit-puga/286302-1-fre-FR/le-general-benoit-puga.jpg

 

Mise à jour 28/06/2010 05:09 Sources : EMA

 

Intervention du général de corps d'armée Benoît Puga, sous-chef opérations de l'Etat-major des armées, au point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense le 28 août 2008. Cette intervention avait pour but de présenter le déroulement des combats des 18 et 19 août en Afghanistan.

 

 

1. Organisation générale

 

Actuellement, à l'issue des déploiements et des relèves qui se sont opérées au cours de l'été, 3300 soldats français sont engagés en Afghanistan.

 

- Au sein de l'opération Enduring Freedom : en mer d'Arabie des bâtiments de la Marine nationale; l'opération Epidote consacrée à la formation de l'Armée national afghane et des éléments de liaison auprès d'US CENTCOM ( US Central Command) à Tampa en Floride.

 

- Un dispositif aérien composé de 2 C160 et 1 C130 à Douchanbé et d'un détachement aérien à Kandahar (3 Super Etendard modernisés - 3 Mirages 2000), représentant un volume total de 500 militaires.

 

- Un dispositif terrestre interarmées, au sein de l'ISAF, de 2500 militaires : une cinquantaine au quartier général de la FIAS, 300 au sein des 6 OMLT ( Operational Mentoring and Liaison Teams - 5 dans la région de Kaboul et 1 dans la région sud sous commandement néerlandais), 1450 au sein du Regional Command Capital de Kaboul et 700 dans le commandement régional Est.

 

2. Cadre des opérations :

 

Il s'agit d'une opération de maintien de la paix sous mandat de l'Organisation des nations-unies (chapitre VII) et dirigée par l'OTAN.

 

La direction politique appartient au Conseil de l'Atlantique Nord (CAN) à Bruxelles, où siègent les ambassadeurs de tous les états membres. Le commandement des opérations de l'Alliance est exercé par le SACEUR à Mons ( Supreme Allied Commander Operations), le commandement de l'opération en Afghanistan par le Joint Force Command de Brunssum et le commandement de la force sur le terrain par le général McKiernan, commandant la FIAS.

 

La FIAS (Force internationale d'assistance et de sécurité) comprend 5 commandements régionaux : Capital, Nord, Sud, Est Et Ouest.

 

3. Déroulement des combats.

 

L'action de combat du 18 août a eu lieu en commandement régional -Capital, commandé depuis le 6 août par la France et dont une compagnie est installée dans la région de Surobi pour assurer le contrôle du terrain.

 

Dans ce cadre et selon les directives de l'ISAF, le commandant du RC-C a confié au bataillon français (BATFRA) la mission de reconnaître l'ensemble de la zone. Ces opérations ont débuté le 15 août.

 

L'action de combat a eu lieu au cours de l'une de ces reconnaissances. La mission reçue était de reconnaître les points importants du terrain et de prendre contact avec la population.

 

En tête, la section du 8e RPIMa est accompagnée d'une section de l'ANA et suivie par une section du RMT, elle-même accompagnée d'une section de l'ANA renforcée d'un détachement de forces spéciales américaines.

 

Il est 13H15 lorsque la section du 8 RPIMa (CARMIN 2) aborde en véhicules blindés le village de SPER KUNDAY. Plus en arrière, la section du RMT (ROUGE 4) s'est installée en observation au niveau du col précédent, prête à intervenir à son profit. La section de l'ANA qui accompagne CARMIN 2 rejoint le village.

 

Le col est distant de 1500m et relié au village par une piste en lacet non carrossable.

 

Ne voulant pas perdre de temps pour être sûr de réaliser sa mission avant la tombée de la nuit, le chef de section fait débarquer sa section et place ses 4 véhicules blindés en appui face au col et la section de l'ANA s'installe en lisère de village, prête à intervenir.

 

En ce début d'après midi, la chaleur est élevée, il fait 30 degrés. La section progresse lentement et en sureté. Les marsouins portent casque et gilet pare balle. Cette progression est éprouvante.

 

Il est 15H45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet, à environ 50 mètres du col. Le feu se déclenche à partir de la crête Nord, un feu précis et nourri sur l'ensemble du dispositif de la section. Les hommes ripostent et se postent comme ils peuvent derrière les rochers, ils ne peuvent pas bouger car sont pris chacun à partie par plusieurs tireurs insurgés. Ils ripostent chaque fois que possible.

 

Les 12,7 des VAB restés en appui commencent leur tir sur la crête, réglé par le chef de section.

 

Au déclenchement du tir, ROUGE 4 se déplace rapidement avec ses véhicules blindés vers le village pour porter secours à CARMIN 2. La section arrive au village 8 minutes après et se fait prendre à partie par un groupe d'insurgés à partir d'une ligne de crête au Nord du village, elle est prise sous un tir nourri.

 

Les deux sections sont au contact lorsqu'un nouveau groupe d'insurgés se dévoile sur la ligne de crête SUD du col. Le tir est toujours dense et la section CARMIN 2 est prise sous un tir croisé ; il sait qu'il ne peut plus manoeuvrer, qu'il est bloqué sur place et que pour se désengager, il devra bénéficier d'appuis et de la manoeuvre des réserves.

 

A 16 H 10 le chef de section demande un appui aérien, les avions A10 arrivent 10 minutes plus tard mais ne peuvent tirer car les insurgés sont trop près du groupe de tête.

 

Simultanément, la section de réserve de la FOB TORA renforcée d'appuis et le CDU quittent la FOB moins de 25 minutes après les premiers tirs.

 

Rouge 4 tente de se dégager en débordant par la gauche du village, il tombe face à une tentative d'encerclement qu'il bloque, mais il ne peut plus manoeuvrer. L'ensemble du dispositif est fixé. Seul l'engagement des moyens d'alerte permettront de renverser le rapport de force et de rétablir la situation.

 

La section de l'ANA tente bien une contre attaque par la droite du village. Elle est stoppée par un tir nourri.

 

La section venant de TORA est engagée à 17H05, soit 1H20 après le contact initial. Elle est tout de suite prise à partie aux abords village, mais résiste et applique des tirs d'appui, mortier, milan et canon de 20 au profit de CARMIN 2 et Rouge 4.

 

Il est 17H50, l'ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés qui commencent à s'approcher dangereusement de ses positions. La situation est très critique pour CARMIN 2 qui subit toujours des tirs croisés. Il faut coûte que coûte qu'il tente de se replier pour sauver ce qu'il reste de ses hommes. Il est appuyé pour cela par des tirs aériens A 10 et hélicoptères américains qui tireront pendant plus d'une heure.

 

La section parvient péniblement à se dégager grâce aux appuis, il faut parfois une à deux heures pour bondir de 20 mètres et les pertes augmentent sous un feu qui ne faiblit pas.

 

Lorsque la nuit tombe vers 19H30, la situation est toujours critique et le repli de CARMIN 2 se fait à proximité immédiate des insurgés qui exploitent la situation pour tenter de le devancer sur SPER KUNDAY et refermer ainsi la nasse.

 

A 20H00 l'arrivée des renforts en provenance de KABOUL (1 SGTIA renforcé d'appuis dont des mortiers lourds) permet d'améliorer la situation.

 

Les 4 premiers blessés, dont le chef de section, arrivent au village. Les tirs y sont toujours nourris. Ils sont tout de suite évacués par hélicoptère.

 

Le SGTIA du RMT, tout juste arrivé, se déploie sans attendre pendant qu'un drone PREDATOR est mis en place pour renseigner et guider les tirs d'appui de nuit. Le rapport de force a changé, et les insurgés sont toujours là, des petits groupes et des isolés de CARMIN 2 parviennent à se faire recueillir au niveau du village.

 

Il est 22H00 quand le SGTIA lance la reprise des abords Est du village, le C130 GUNSHIP commence ses tirs d'appuis dans la profondeur. En 2 Heures, toute la zone du village est sous contrôle et les tirs cessent définitivement dans SPER KUNDAY. Le BATFRA peut reprendre l'initiative en lançant la reconquête du terrain perdu en direction du col.

 

Il est 1H40, lorsqu'arrivé à mi pente, les premiers corps sont relevés, et les derniers blessés recueillis.

 

Au lever du jour, le col est repris, et les derniers corps sont relevés. Quelques insurgés harcèlent une dernière fois les unités ratissant la crête et tirent quelques obus de mortiers à proximité de la base d'appuis. Ils seront tus par un tir de contre batterie et un appui aérien.

 

A 12H00, la vallée de l'UZBEEN est totalement contrôlée, les insurgés ont fui. L'ordre de désengagement est donné pour qu'il soit achevé en sureté avant la nuit.

 

Le bilan confirmé ultérieurement fait état d'une quarantaine d'insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.

 

En conclusion, à l'issue de cette opération de combat difficile et coûteuse en vie humaine, la mission a été remplie, l'adversaire repoussé et durement touché. Le comportement de nos soldats a été exemplaire sous le feu et les actes d'héroïsme individuel et collectif nombreux.

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28 juin 201 7 28 /06 /juin /201 07:55
Le Centre Interarmées de Coordination de la Logistique des Opérations (CICLO)

 

28/06/2010 Sources : CFLT

 

Le Centre Interarmées de Coordination de la Logistique des Opérations (CICLO) est opérationnel depuis le 29 septembre 2008.

 

Organisme à vocation interarmées dépendant de l'armée de Terre, le CICLO est stationné à MONTHLERY, il est armé par 31 officiers, sous-officiers et militaires du rang issus des trois armées et de services interarmées.

 

Subordonné à l'état major des armées/Centre de Préparation et de Conduite des Opérations (EMA/ CPCO) et principal interlocuteur des théâtres d'opération, le CICLO est chargé de coordonner les actions des armées et des services interarmées afin de rationaliser le soutien des forces projetées en opération extérieure.

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