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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:55
La Marseillaise - Auguste PINELLI

La Marseillaise - Auguste PINELLI

 

01/02/2016 Armée de Terre

 

A l’origine, la Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire et un hymne à la liberté. S’imposant progressivement comme un hymne national, elle accompagne aujourd'hui toutes les cérémonies officielles militaires mais également civiles.

 

En 1792, suite à la de la déclaration de guerre du Roi à l'Autriche, le capitaine Rouget de Lisle en poste à Strasbourg, compose dans la nuit du 25 au 26 avril, le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin".Ce chant est repris par les fédérés de Marseille participant à l'insurrection des Tuileries le 10 août 1792. Son succès est tel qu'il est déclaré chant national le 14 juillet 1795.
Interdite sous l'Empire et la Restauration, la Marseillaise est remise à l'honneur lors de la Révolution de 1830 et Berlioz en élabore une orchestration qu'il dédie à Rouget de Lisle.
La IIIème République (1879) en fait un hymne national et en 1887, une "version officielle" est adoptée par le ministère de la guerre après avis d'une commission. C'est également sous la IIIème République, le 14 juillet 1915, que les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides.
En septembre 1944, une circulaire du ministère de l'Education nationale préconise de faire chanter la Marseillaise dans les écoles pour "célébrer notre libération et nos martyrs". Le caractère d'hymne national est à nouveau affirmé dans les constitutions de 1946 et de 1958.
Symbole d’unité, de résistance et de liberté, aujourd’hui, c’est une adaptation de la version de 1887 qui est jouée dans les cérémonies officielles.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

01/02/2016 Sources : État-major des armées

 

Alterner modes et zones d’actions pour surprendre les Groupes armés terroristes (GAT), tel est le défi que poursuit Barkhane sans relâche, partout, tout le temps. Pendant trois semaines, les efforts de la force au Nord-Niger se sont concentrés sur deux zones distinctes au cours d’une même opération, mettant en œuvre des capacités complémentaires, judicieusement employées et finement coordonnées, afin de produire le maximum d’effets.

 

Déployée au Nord-Niger, vaste zone de transit, le Groupement tactique désert Est (GTD-E) Douaumont a mené en janvier 2016 avec son partenaire nigérien l’opération Aradou, qui visait à perturber les flux logistiques des GAT et à entraver leur liberté d’action. Cette opération a été menée, selon un tempo légèrement décalé, à la fois dans la partie Nord du désert du Ténéré et dans le massif de l’Aïr, au Nord-Est d’Arlit. 400 militaires nigériens et français et 90 véhicules blindés et logistiques ont été engagés.

 

La région du Ténéré se caractérise par de grands espaces à la surface sableuse mais dure, très favorable à la progression des engins blindés. Leur combinaison avec la composante aéromobile, qui offre une allonge complémentaire significative, a permis de couvrir une zone de plus 50 000 km². Rapidité d’action dans la profondeur, forte mobilité et autonomie logistique totale ont été les clefs de cette manœuvre.

 

La région de l’Aïr est quant à elle une zone plus difficile d’accès, montagneuse, caillouteuse, où des moyens aéroportés ont été discrètement mis en place de nuit. Après une infiltration sous vision nocturne et une phase de surveillance, l’arrivée d’un échelon motorisé a permis de poursuivre la mission de recherche pendant plusieurs jours.

 

Pendant toute la durée de l’opération, les moyens aériens de Niamey et N’Djamena ont fourni en permanence des moyens ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance), indispensables afin d’optimiser l’engagement des moyens aéroterrestres, mais également des possibilités d’appui feu.

 

L’efficacité de cette opération a enfin reposé sur le partenariat entre Barkhane et les Forces armées nigériennes (FAN). Chacun a ainsi contribué à la réussite collective : Barkhane a apporté son expérience des opérations complexes, tandis que les FAN ont apporté leur parfaite connaissance du terrain. La vitesse de leurs véhicules, en phase d’interception de pick-ups suspects, s’est également avéré un atout considérable.

 

La répétition des opérations, menées successivement ou simultanément depuis plus d’un an par Barkhane, est l’expression de l’ambition de la force de ne laisser aucun répit aux terroristes, leur interdisant toutes zones refuges.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:45
photo EMA / Armée de Terre

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01/02/2016 Sources : État-major des armées

 

Devenus pôle opérationnel de coopération le 1erseptembre 2014, les Éléments français au Gabon (EFG) mettent en œuvre la coopération militaire régionale avec les partenaires de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Ils s’appuient sur l’ensemble de leurs éléments, dont le 6ebataillon d’infanterie de Marine qui réalise une grande partie des détachements d’instruction opérationnelle et technique. Les EFG se coordonnent aussi avec les bâtiments de la mission Corymbe qui participent au plan de coopération militaire développé au profit des pays riverains du Golfe de Guinée pour renforcer leurs capacités dans le domaine de la sécurité maritime.

 

En 2015, les EFG ont mené 185 actions de coopération, dont 123 au Gabon au profit de stagiaires gabonais. Ils ont ainsi accueilli plus de 1 300 stagiaires étrangers sur le camp de Gaulle et au centre d’aguerrissement en forêt gabonaise. Les 53 autres formations ont eu lieu directement dans les pays partenaires : plus de 250 instructeurs se sont ainsi déplacés au Burundi, au Cameroun, au Congo, en République démocratique du Congo et au Tchad, pour transmettre leurs connaissances tactiques et techniques.

 

Au total, les militaires français ont formé 8 500 officiers, sous-officiers et hommes du rang dans de nombreux domaines : maintien de la paix, action de l’État en mer, sécurisation de zone, défense des frontières, lutte contre les engins explosifs improvisés et entretien des qualifications dans le domaine aéroporté.

 

L’objectif est de compléter la formation des militaires des pays membres de la CEEAC avant engagement dans des opérations intérieures ou extérieures.

 

L’instruction aux opérations de maintien de la paix menée au Tchad a, par exemple, permis de consolider les capacités d’un bataillon tchadien d’environ 460 militaires, avant son départ pour intégrer la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA). Grâce aux stages de vie et de combat en jungle organisés chaque mois au centre d’aguerrissement de l’outre-mer et de l’étranger, le personnel des forces armées gabonaises reçu un entraînement complémentaire avant sa projection dans l’opération Minkébé qui vise à lutter contre les braconniers et les orpailleurs clandestins au Gabon.

 

En 2015, les EFG ont également mit en place la première session pour la formation de forces spéciales camerounaises. Cette formation longue et hautement spécialisée s’articulait autour de 21 semaines de stages intensifs dans des domaines aussi variés que le tir, le corps à corps ou les techniques aéroportées. Compte tenu du succès de cette formation, celle-ci devrait être reconduite.

 

Pour l’année 2016, les EFG poursuivront sur le même rythme, en prononçant encore davantage l’effort sur la préparation des unités avant leur engagement opérationnel et sur des formations à haute valeur ajoutée, adaptées aux besoins des armées partenaires.

 

Les EFG constituent l’une des quatre bases militaires permanentes prépositionnées en Afrique avec les Éléments français au Sénégal (EFS), les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et les Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI). Ils constituent un réservoir de forces à dominante aéroterrestre projetable dans la sous-région dans le cadre des opérations conduites par les armées françaises. En tant que pôle opérationnel à vocation régionale, les EFG (comme les EFS) sont essentiellement tournés vers la formation des pays partenaires. Si nécessaire, elles sont également en mesure d’assurer la sécurité des ressortissants français.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 11:45
photo 31e RG / Armée de Terre

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31/01/2016 Armée de Terre

 

Une dizaine de Dragons de la 2e compagnie de combat du génie du 31e régiment du génie (31e RG) a effectué une formation de fouille opérationnelle complémentaire (FOC) du 12 au 14 janvier 2016.  

 

Formés par leurs chefs de groupe, ils ont profité du matériel et des locaux du pôle interarmées munitions et explosifs (PIAM) pour travailler principalement la fouille de zone et le prélèvement des ressources, en vue de leur projection en République de Côte d’Ivoire puis en bande sahélo-saharienne. 

Cette formation nécessite la participation de chaque membre du groupe. Chacun est ainsi en mesure de prendre des photos, de fouiller un point particulier comme des caches d’armes, de prélever les ressources sans les polluer, avec son binôme, en autonomie. Malgré un délai restreint, les Dragons ont su adapter leur formation en fonction des retours d’expérience de l'opération BARKHANE, en travaillant avec des ressources retrouvées au Sahel, ainsi que sur des mises en situation réelle. 

Cette formation marque le début de la préparation opérationnelle pour la Côte d'Ivoire.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:55
Quand le terrain est le premier ennemi (JDef, 2/2)


28/01/2016 JDEF -  DICOD

 

Les légionnaires avec qui nous avions vécu au cœur de la forêt amazonienne, au Brésil, sont aujourd’hui spécialistes du combat en jungle. Quant aux unités de l’armée de Terre que nous avions suivie en Picardie, elles peuvent désormais, à tout moment, intervenir en zone urbaine. Dans cette seconde partie du journal de la Défense (#JDef), nous vous emmenons en Afrique où les forces françaises sont formées aux opérations dans le désert, milieu de tous les extrêmes. Puis retour en France où les nageurs de combat s’entraînent à mener des missions sous-marines. Ils font du monde du silence leur théâtre d’opérations.

Situé dans la Corne de l’Afrique, Djibouti est 3 fois plus petit que la France. Pays de tous les extrêmes, on y trouve  montagne culminant à plus de 2 000 mètres, des déserts de sable et de roches mais aussi le lac Assal, point le plus bas du continent africain.
Avec moins de 20 jours de pluie par an et une température avoisinant 50 degrés, Djibouti est un pays désertique et aride, naturellement hostile à l’homme. Sa géographie ressemble à  celle de la bande sahélo-saharienne. C’est un terrain d’entraînement propice aux forces françaises et étrangères.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:35
photo EMA / Armée de Terre

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28/01/2016 Armée de Terre

 

On le sait peu mais 140 000 militaires et civils indiens se sont battus à nos côtés durant la 1re guerre mondiale, en France et en Belgique. Cette histoire militaire commune perdure et se traduit pour l’armée de Terre par une coopération militaire bilatérale riche qui se renforce au fur et à mesure des années (une douzaine d’activités chaque année). 2016 a revêtu un caractère particulier : des militaires du 35e RI ont profité de leur participation à l’exercice Shakti pour défiler lors de la fête nationale indienne. Une première, tant pour ce pays que pour nos fantassins.

 

Pour la troisième année, les forces terrestres françaises et indiennes ont renforcé leur interopérabilité autour d’un exercice en milieu désertique et montagneux. Le 35e régiment d’infanterie (35e RI) et le 2nd Garhwal Rifles Battalion (infanterie du Bengal) se sont donc retrouvés du 7 au 17 janvier dans le désert du Rajasthan (dans le Nord-Ouest de l’Inde) pour un entraînement placé sous le signe de la force (signification de « Shakti »). 

Shakti 2016 avait comme scénario une opération de contre-insurrection et de lutte contre le terrorisme dans le cadre d’un engagement sous mandat de l’ONU. Durant une dizaine de jours, les détachements franco-indiens ont partagé leurs expériences, savoir-faire et techniques de combat afin d’entretenir et renforcer leur coopération.

 

Si l’exercice a pris fin le 17 janvier, les fantassins de Belfort ont eu le plaisir de recevoir une invitation pour le peu originale : une participation au défilé du Republic Day, première historique témoin du partenariat étroit qui lie nos deux nations. Ainsi, les militaires du 35e RI et les musiciens de la Musique de l’infanterie de Lyon ont défilé aux côtés de l'armée indienne, en présence du président de la République française en visite officielle. Dans la Déclaration conjointe franco-indienne du 25 janvier, ce dernier a d’ailleurs souligné l’importance des exercices militaires conjoints et mentionne l’exercice Shakti en vue de développer l’interopérabilité dans le domaine du contre-terrorisme, rappelant le succès des précédentes éditions qui ont permis aux forces de progresser. 

L’exercice Shakti 16 s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique signé en 1998 et prouve l’excellence du niveau atteint dans la relation militaire bilatérale.

 

Shakti 2013 avec le 13e BCA

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:45
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

27/01/2016 Armée de l'air

 

Du 15 au 19 janvier 2016, le général David Pincet commandant la brigade aérienne des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI) s’est rendu à Djibouti en visite de commandement auprès des unités BAFSI (escadron de protection et escadron de sécurité incendie et sauvetage).

 

Les travaux avec les commandants d’unités, le commandement de la base aérienne 188 et l’état-major interarmées des forces françaises à Djibouti ont permis de mieux prendre en compte les spécificités des missions air et interarmées sur le terrain. Ce court séjour a également été l’occasion d’inaugurer un nouveau poste de commandement "Protection" de la base, notamment équipé d’un système de télésurveillance performant qui permet des avancées tant dans le domaine opérationnel que pour la condition du personnel.

 

La base de Djibouti compte environ 800 d’aviateurs ainsi que des Mirage 2000 C et D, un C160 Transall et des hélicoptères Puma qui lui permettent d’intervenir dans les pays de la corne de l’Afrique, ainsi qu’aux Émirats arabes unis ou au Qatar.

 

Implantée au cœur d’un point névralgique, elle bénéficie d’avantages géographiques et opérationnels indéniables. Ses similitudes avec les théâtres d’opération du Proche-Orient attirent de nombreuses unités à la recherche d’un environnement réaliste et leur permettent de s’entraîner efficacement.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:45
28e GC à Djibouti - photo Armée de Terre

28e GC à Djibouti - photo Armée de Terre

 

27/01/2016 Armée de Terre

 

Initiée en décembre 2014 pour actualiser les cartes datant des années 1960, une mission de mise à jour cartographique s’est déroulée sur le territoire djiboutien d’octobre 2015 à janvier 2016.

 

Cette mission, effectuée par un détachement du 28e Groupe Géographique d’Oberhoffen a rempli un double objectif:

- elle a permis de fournir une mise à jour complète des zones du territoire djiboutien où les FFDj manœuvrent très fréquemment, voire quotidiennement, en vertu du Traité de coopération en matière de défense qui unit la France à Djibouti

- elle a été l’occasion de tester, dans un environnement exigeant (nature du terrain, climat), la fiabilité technique de la CGP (Chaîne Géographique Projetable), sans toutefois être soumis au contexte sécuritaire et pressant d’une opération réelle.

 

Aboutissement de 15 années de réflexion et de production industrielle, la CGP, le tout nouveau système d’arme de la géographie militaire française, vise à appuyer les forces déployées en leur fournissant des produits géographiques standardisés, précis et actualisés quel que soit le niveau sécuritaire, dans des délais compatibles avec la conduite des opérations.Aux ordres du Capitaine Cédric, les 21 géographes projetés ont brillamment atteint l’ensemble des objectifs qui leur avaient été assignés, dans un contexte de préparation contraignant et des conditions matérielles exigeantes.

 

La mission, source d’enseignements précieux, a été un véritable succès car elle a permis à la fois:

- de fournir des cartes actualisées, contribuant ainsi à l’optimisation de la préparation opérationnelle des militaires qui effectuent des entraînements ou de la préparation opérationnelle tout au long de l’année aux FFDj

- d’éprouver les nouveaux matériels du CGP en situation extrême en démontrant leur précision et leur efficacité et d’obtenir un RETEX technique précieux dans le domaine de la géographie militaire

- de valider ce nouvel ensemble modulaire pouvant soutenir tout type de déploiement de l’Armée française jusqu’à un volume de 5000h.

 

La géographie militaire, en phase avec les évolutions technologiques, s’adapte constamment en développant des outils de pointe permettant d’enrichir les bases de données avec des informations vérifiées et fiables. Cette nécessité de disposer de données précises explique l’importance de l’enjeu que revêtait cette mission La cartographie constitue en effet un élément indispensable à la connaissance, à la préparation et, le cas échéant, à l’intervention des forces. L’ensemble du système d’arme de la Chaine Géographique Projetable répondra à ce besoin, en s’appropriant des nouvelles technologies toujours plus complexes, nécessitant un haut degré de technicité, avec des effectifs toujours plus contraints, mais avec l’impératif d’appuyer, à l’avenir, l’ensemble des forces projetées.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 17:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

25/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Le 25 janvier 2016, en cette journée de résultats des élections en République Centre-africaine,  Sangaris a contribué à la sécurisation du processus électoral en appui de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) et des forces de gendarmerie centrafricaines.

 

Des sections des sous-groupements tactiques interarmes ont patrouillé toute la journée dans la capitale ainsi que dans l’arrière pays au Nord et à l’Est de Sibut afin de maintenir une présence continue. Par ailleurs, les hélicoptères Tigre et Fennec de Sangaris ont accompagné ces missions en assurant des vols de surveillance et d’appui au sol.

À l’heure où les Centrafricains sont impliqués dans le processus électoral en cours, les forces internationales poursuivent leurs opérations de sécurisation et suivent avec attention l’évolution de la situation sécuritaire.

Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris compte environ 900 militaires français. En qualité de force de réserve au profit de la  MINUSCA, les soldats français fournissent un appui opérationnel aux 12 500 Casques bleus déployés dans le pays.

photo EMA / Armée de Terre

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:45
photo EMA / IHEDN / Armée de Terre

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26/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Du 15 au 19 janvier 2016, les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont accueilli le voyage d’étude de la 68esession d’auditeurs de l’Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN).

 

La visite était articulée en deux volets : l’un à Djibouti-ville et l’autre en zone de manœuvre. La délégation a ainsi bénéficié d’une série de conférences d’autorités civiles ou militaires, françaises et alliées, exposant les enjeux stratégiques de la Corne de l’Afrique et les aspects géopolitiques de cette région.

 

photo EMA / IHEDN / Armée de Terrephoto EMA / IHEDN / Armée de Terre
photo EMA / IHEDN / Armée de Terre

photo EMA / IHEDN / Armée de Terre

Après une visite des emprises des FFDj, les 96 auditeurs et 16 cadres se sont rendus sur le terrain, du 17 janvier matin au 18 janvier midi. Ils ont d’abord rejoint le désert du Qaïd à environ cinquante kilomètres à l’ouest de Djibouti. Le 5e régiment interarmes d’outre-mer y a présenté la mise en œuvre d’une batterie de mortiers de 120 mm héliportée par les Puma du Détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT). Plus tard, depuis l’observatoire d’Ali Odé, les auditeurs ont assisté à une manœuvre aéroterrestre d’un sous groupement tactique appuyé par des Mirage 2000 de l’escadron de chasse 3.11 Corse, le C160Transall de l’escadron de transport 88 Larzac, et des hélicoptères Gazelle et Puma du DETALAT. Les engins blindés de reconnaissance feu AMX-10 RC, mis en œuvre par un peloton du 3eescadron, armé par le 1er régiment étranger de cavalerie, venaient tout juste d’arriver sur le territoire.

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photo EMA / IHEDN / Armée de Terre

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Après un déplacement dans le désert du Grand Bara, les auditeurs ont observé l’entraînement des moyens aériens des FFDj qui réalisaient l’interception d’un C160 Transall par des Mirage 2000 puis un posé d’assaut avec débarquement d’un groupe motorisé des forces spéciales, show of force et appui-feu des avions de chasse, débarquement et récupération de commandos par hélicoptères de manœuvre. À l’issue, les auditeurs ont rejoint un bivouac dans le désert du Qaïd où ils ont échangé avec les militaires de l’ensemble des unités des FFDj. Dès le lendemain matin, les convois se sont déplacés sur Arta Plage pour observer un largage de parachutistes en mer suivie d’une action vers la terre exécutée par les commandos Marine appuyés par les moyens du DETALAT, de la base aérienne 188 et de la base navale.

 

photo EMA / IHEDN / Armée de Terre

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En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. À ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. De plus, les forces françaises stationnées à Djibouti soutiennent l’armée Djiboutienne dans ses efforts pour renforcer ces capacités militaires en général, dont en particulier la capacité à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj contribuent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:25
photo EMA

photo EMA

 

25/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 22 juin 2015, l’adjudant Sylvain est affecté à l’état-major interarmées des Forces armées aux Antilles (FAA) en tant qu’adjoint au chef des opérations terrestres (J3 Terre) du centre des opérations.

 

L’adjudant Sylvain a passé 17 années au sein d’unités opérationnelles, telles que le 17e régiment du génie parachutiste ou le 19e régiment du génie, ainsi que sur les théâtres d’opération.

 

Aujourd’hui affecté au centre des opérations, il met à profit sa connaissance du terrain en amont de l’action. « Cette affectation me permet d’avoir une vision globale des opérations. Quand on est sur le terrain, on reçoit les ordres du centre des opérations. Aujourd’hui, je suis de l’autre côté du miroir et je vois comment les ordres sont préparés ».

 

En tant qu’adjoint au J3 Terre, l’adjudant Sylvain participe également à la programmation des activités dans le cadre de la préparation opérationnelle des FAA. Il travaille en étroite collaboration avec le 33e régiment d’infanterie de Marine, mais pas seulement. « Je dois récupérer la planification des activités de toutes les unités des FAA puis coordonner et organiser les choses afin que tous aient les moyens matériels et humains adéquats au moment opportun pour chacun ».

 

Une fois la programmation actée, vient le temps de l’entraînement en lui-même. « Lors des exercices, comme Cyclonex qui est un entraînement au commandement et à l’alerte du personnel des forces armées face aux risques de catastrophe naturelle, mon rôle est de suivre le déplacement des troupes sur les cartes et de tenir à jour la cartographie au profit des autorités en charge de prendre les décisions sur la suite des opérations ».

 

Après 17 ans de carrière, l’adjudant Sylvain confie avoir acquis une certaine « ouverture d’esprit ». « Ce que la vie de militaire m’a apporté, c’est avant tout de retenir le meilleur des expériences que l’on peut vivre. En Guyane en 2005, lors de la mission Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal, j’ai particulièrement apprécié l’instruction qui nous a été délivré dans les domaines de la topographie et des transmissions. Si aujourd’hui je n’exploite pas forcément ces compétences dans mon quotidien, j’ai néanmoins ces enjeux, leurs contraintes et leurs plus-values en tête quand je fais de la programmation d’activités ».

 

« La deuxième chose importante que j’ai réalisé en étant dans l’armée, c’est la grande polyvalence et la pluralité de métiers que l’on a la chance d’exercer au sein d’une carrière ». En effet, en plus d’être adjoint au J3 Terre, l’adjudant Sylvain fait partie du Groupe régional d’intervention de neutralisation, enlèvement et destruction d’explosifs (GRIN) des FAA. Une casquette qu’il affectionne car elle lui permet de rester actif dans le milieu du déminage. « C’est un milieu exigeant qui nécessite de garder un esprit vif, désireux de découvrir et d’en apprendre toujours ». Après de nombreux stages de formation qui cumulés, équivalent à trois années au centre de formation de l’échelon central NEDEX-EOD, l’adjudant Sylvain. a obtenu le brevet d’intervention sur munitions spéciales (biological and chemical munition disposal –au standard OTAN). Mais ce diplôme ne suffit pas si l’on n’entretient pas ses connaissances. « Il faut se mettre constamment à jour par rapport aux évolutions des explosifs et techniques de déminage ».

 

Aux Antilles, le GRIN est particulièrement sollicité. Dans le cadre d’un protocole signé avec la préfecture de la Martinique, le GRIN des Antilles est le seul service à détenir des capacités de reconnaissance d'engins non identifiés et des capacités d'intervention sur les munitions et explosifs conventionnels ainsi que les engins explosifs improvisés. En moyenne, ils interviennent une quinzaine de fois par an, en tout temps et tout lieu, qu’il s’agisse d’emprises militaires mais également de sites civiles difficiles d’accès ou d’embarcations.

photo EMA

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre



24/01/2016 Armée de Terre

 

L’armée de Terre fait face à un véritable défi du recrutement. Pour répondre à l’ensemble des missions qui lui sont confiées (notamment celle d’un engagement de grande ampleur et dans la durée sur le territoire national), les effectifs de la force opérationnelle terrestre doivent en effet être portés à 77 000 hommes dans les mois à venir (contre 66 000 actuellement).

 

Dans le cadre du nouveau modèle « Au Contact », le choix a été fait de densifier les régiments existants, qui sont chargés de conduire un recrutement de proximité. Concrètement, ceci implique la mise en place de nouvelles unités élémentaires dans les régiments de l’armée de Terre. Le 15 janvier dernier, c’était au tour du 1er régiment de chasseurs d’accueillir son nouvel escadron.

La mise en place d'une unité élémentaire (escadron/compagnie) est un événement rare et symbolique pour un régiment mais également pour toute une région, avec la création d’une centaine de nouveaux postes. Au sein des régiments de cavalerie, cette transformation prend la forme d'escadron de reconnaissance et d’intervention (ERI). 

Pour le 1er RCH, ce nouvel escadron devient ainsi la deuxième unité de ce type au sein du régiment.

Dès aujourd’hui, les jeunes engagés commencent à s’entraîner avec comme objectif leur projection en opération intérieure ou extérieure d’ici la fin de l’année.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:55
L’Hexagone Balard, la Défense du XXIe siècle

 

Olivier Berger - La Voix du nord

 

Les états-majors et les principales directions du ministère de la Défense ont progressivement migré depuis un an à l’Hexagone Balard, le Pentagone à la française. Ce colossal édifice du sud parisien, qui regroupe plus de 9 000 personnels, a été conçu pour piloter les armées françaises à l’horizon 2040.

 

Depuis le périphérique ou le ciel, le nouveau ministère de la Défense fait penser au bombardier stratégique américain B2 Spirit de Northrop avec ses plaques sombres, mates et ses angles improbables qui garantissent sa furtivité. Un paradoxe pour un projet hors-norme, au sud du XVe arrondissement, de 13,5 hectares, 128 000 m2 de bureaux, 89 façades et 5 600 m2 de panneaux photovoltaïques qui en font le bâtiment le plus écologique de Paris. Une gageure pour le cabinet d’architectes parisien ANMA (Agence Nicolas Michelin & associés).

Passé la porte monumentale du boulevard du Général-Martial-Valin et l’inévitable sas de sécurité, on se retrouve dans une discrète fourmilière de 9 300 personnes, regroupant l’état-major, ceux des trois armées (terre, air, marine nationale pour les étourdis), des directions imposantes comme le secrétariat général pour l’administration (SGA) et la direction générale de l’armement (DGA).

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:25
Rdv en terre inconnue pour les troupes de montagne


23/01/2016 Armée de Terre

 

Sur la dernière terre inconnue du globe flotte le drapeau bleu, blanc, rouge. Un exploit sportif et mental réalisé par des funambules des crêtes, les 6 alpinistes du groupe militaire de haute montagne.

 

Nous vous proposons de revivre à leurs côtés l’enfer blanc, la cordillère de Darwin jusqu’alors jamais explorée, balayée par des tempêtes violentes de vent. Dans cette contrée hostile à l’homme, avec -25° la nuit, bravant les crevasses et les avalanches, ces as des cimes ont risqué leur vie et dépassé leurs limites.

Le film « Sur le fil de Darwin » retrace la première traversée de la chaîne de montagnes de Darwin en Terre de Feu chilienne réalisée fin 2011. Cette traversée peut se résumer en l’addition d’une traversée polaire et d’une expédition en Himalaya, le tout dans les tempêtes du Cap Horn. Pendant 30 jours en totale autonomie, le GMHM a avancé à l’aveugle dans cette chaîne de 150 km de long, en grande partie inexplorée. Les difficultés techniques, météorologiques, le terrain extrêmement difficile, l'incertitude, les secours quasi impossibles font de cette aventure un moment particulier.

Les militaires du GMHM, appartenant à la 27e brigade d'infanterie de montagne, ont traversé un des derniers endroits du globe ayant encore résisté à tous les explorateurs. Toutes les compétences, la détermination et la volonté de ces six soldats de montagne auront été nécessaires pour surmonter les difficultés techniques, physiques et météorologiques de cet endroit sauvage et inhospitalier dans les 50es hurlant, à quelques encablures du Cap Horn.

Cet exploit sportif est directement mis au service de l’institution, le GMHM transmettant ses savoir-faire ainsi acquis aux troupes de montagne projetées sur les théâtres d’opérations extérieures.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 11:55
photo Peter Bastiaans - Safran

photo Peter Bastiaans - Safran

 

23-01-2016 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

L'armée française va commander 14 drones tactiques Patroller à Sagem, filiale de Safran. Un coup de théâtre, tant le Watchkeeper de Thales a longtemps été donné ultra-favori.

 

Un coup de théâtre. Après deux ans d’une compétition farouche entre deux champions français de la défense, c’est finalement le drone Patroller de Sagem (groupe Safran) qui a remporté l’appel d’offres pour le renouvellement des drones tactiques de l’armée de terre, face au Watchkeeper de Thales. Le contrat, de 300 millions d'euros environ en intégrant la maintenance des appareils sur dix ans, prévoit la livraison à partir de 2018 de 14 drones : deux systèmes de cinq appareils chacun, et quatre drones pour l’entraînement et la formation. Ces appareils remplaceront les vieux Sperwer de l’armée de terre, déjà fabriqués par Sagem.

Comment le Watchkeeper, grand favori de la compétition, a-t-il pu se faire coiffer ainsi au finish ? Le drone de Thales semblait pourtant avoir tous les atouts en main : basé sur une cellule israélienne (le Hermes 450), il est développé et assemblé par la filiale britannique de Thales, ce qui cadrait parfaitement avec les traités de coopération militaire de Lancaster House, signés en 2010 par la France et le Royaume-Uni. Il était déjà en utilisation en Grande-Bretagne, qui l’avait déployé un temps en Afghanistan. L’armée de terre ne jurait que par lui, voyant d’un mauvais œil le lancement d’un appel d’offres impliquant le Patroller.

 

Victoire sur le terrain

Le 22 octobre 2014, le chef d’état-major des armées lui-même, le général Pierre de Villiers, ne faisait pas mystère de sa préférence : "Je préconise le Watchkeeper, que j’ai vu à l'œuvre en Afghanistan, et qui est le fruit de la coopération menée dans le cadre des accords de Lancaster House", assurait-il devant les sénateurs de la commission de défense.

Le Patroller de Sagem, drone basé sur le motoplaneur S-15 de l’allemand Stemme, a finalement renversé la vapeur. Plus que sur le prix, de même ordre chez les deux rivaux, la différence semble s’être faite sur le terrain. "Suite à 18 mois de tests, il y a eu un consensus entre la DGA et l’armée de terre sur le fait qu’il était largement supérieur, assure un proche du dossier. La performance de la boule optronique, avec des images parfaites, a bluffé l’armée de terre." Le fait que le Patroller puisse voler au-dessus du territoire national a aussi été un critère déterminant : Sagem avait organisé une campagne d’essais fin 2014, une vingtaine de vols à proximité de Toulouse pour tester l’insertion du Patroller dans l’espace aérien civil.

 

Un drone en grande partie made in France

Le Patroller présentait un autre avantage : plus de 80% de sa valeur ajoutée est réalisée en France, contre 30% environ pour le Watchkeeper. Seule la cellule est allemande : la R&D est basée à Eragny, les boules optroniques sont conçues à Dijon, les caméras infrarouges à Poitiers, les cartes électroniques à Fougères (Ille-et-Villaine) et l’intégration finale et le segment sol à Montluçon (Allier). 300 emplois étaient ainsi, directement ou indirectement, liés au choix du Patroller. Toute la chaîne d’information est française, à l’inverse du Watchkeeper, équipé d’une boule optronique conçue par l’israélien Elbit Systems. "Le made in France n’était pas un critère de choix, mais si l’emploi et les compétences sur le territoire national se développent, c’est une bonne chose", explique-t-on au ministère de la défense.

Sagem pourra aussi s’appuyer sur la commande française pour ses campagnes export. Le Sperwer avait été vendu à 6 pays, dont la France, les Pays-Bas et le Canada (150 drones en tout). L’industriel français espère exporter son successeur en Egypte et en Asie notamment, l’appareil pouvant être dédié à des missions militaires, gouvernementales (douanes, surveillance de frontières…) ou civiles.

 

La France a encore du retard

La filière française des drones rattrape-t-elle pour autant son retard sur le segment des drones militaires, ultra-dominé par les Etats-Unis et Israël ? On en est loin. Des années d’incurie partagée entre les industriels, les militaires et les politiques ont abouti à une dépendance des  forces françaises envers les groupes étrangers. Sur le segment des drones MALE (plus gros et dotés de performances supérieures aux drones tactiques type Patroller), l’armée de l’air utilise ainsi au Sahel trois drones Reaper achetés à l’américain General Atomics, la DGA ayant commandé deux autres systèmes de trois drones.

La France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont bien lancé un projet de drone de surveillance européen rassemblant Dassault, Airbus Group et Finmeccanica, mais l’horizon du projet (passé de 2020 à 2025) est trop lointain pour être vraiment crédible. L’Europe est heureusement bien plus avancée sur le programme de drone de combat Neuron, développé par Dassault, à la tête d’une équipe d’industriels (Airbus, Saab, Alenia, HAI, Ruag…). Le prototype de ce drone furtif, dont la signature radar est celle d’un oiseau, est actuellement en phase d’essais en Suède. Il a tiré ses premières bombes d’essai en septembre, selon le blog le Mamouth.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 13:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

22/01/2016 Armée de Terre

 

Tout juste rentrés de permissions, dès le lundi 4 janvier, les commandos de montagne du 13e bataillon de chasseurs alpins ( 13e BCA) ont réalisé un exercice de combat au col du Granon (Hautes-Alpes), comprenant du tir et du franchissement.

 

L’accent était mis sur la maîtrise technique et tactique du combat en montagne et l’évaluation de l’environnement naturel (risques en montagne). Au regard des exigences du milieu et des contraintes qu’il impose au combattant, l’entraînement physique et rustique est donc permanent pour les chasseurs alpins. Il se mène de manière progressive, continue et adaptée.

Lors de l’ascension au col du Granon, en ski de randonnée, équipés de la tenue de combat en plus d’un lourd sac leur assurant une autonomie de 5 jours, leur rusticité a été mise à rude épreuve. Après une éprouvante  montée de 5 heures, le reste de la semaine était consacré au combat et au tir en montagne avec toutes les contraintes liées à l’opérationnel (lourdeur des protections, encombrement, poids du sac, liaisons radio, …) et celles dues au franchissement en milieu enneigé (froid, lenteur des déplacements, …).

A l’issue de cet exercice, pour savoir durer physiquement et rustiquement en montagne, certains vont poursuivre l’entraînement tactique à Tignes et d’autres reconduire leur qualification en aérocordage afin d’être prêt pour leurs futures projections.

 

En savoir plus : Retrouvez les tests de sélection des commandos montagne qui se sont tenus en novembre dernier au 93e régiment d’artillerie de montagne ( 93e RAM ).

photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:45
photo EMA

photo EMA

 

21.01.2016 source Etat-major des Armées

 

Dans la BSS, la semaine a été marquée, par une attaque terroriste à Ouagadougou.

 

C’est la deuxième fois en l’espace de moins de deux mois qu’une attaque d’une telle nature est conduite dans une capitale africaine de la zone sahélienne. C’est aussi la deuxième fois en l’espace de moins de 2 mois que les forces spéciales françaises interviennent, avec et en appui des forces de sécurité des pays concernés, dans une opération toujours très délicate de libération d’otages dans un contexte de contre-terrorisme en zones urbaines.

Ces attaques, sont la preuve que les groupes djihadistes sont décidés à frapper tous ceux qui s’opposent à leurs aspirations hégémoniques. En réponse, l’armée française est engagée dans une lutte qui sera longue, face à une menace militarisée et manœuvrière.

 

Pour contrer le dessein des groupes armés terroristes (GAT), la stratégie sahélienne de la France s’inscrit dans une approche globale (politique, sécuritaire et de développement), aux côtés de la communauté internationale (ONU, UE) et avec les pays partenaires du G5 Sahel. Cette stratégie vise à renforcer ces Etats pour leur permettre d’assurer en commun leur sécurité.

 

Porté par l’opération Barkhane, le volet militaire de la stratégie française comporte deux volets :

- Favoriser la coopération militaire régionale des pays du G5 Sahel (opérations multilatérales transfrontalières) et renforcer leurs capacités d’action (coopération bilatérale et participation  aux actions de formation et de de conseil  de type EUTM/Mali);

- Lutter contre les GAT en exerçant sur eux une pression constante, afin d’interdire la reconstitution de sanctuaires terroriste au Nord de la zone sahélo-saharienne.

 

Barkhane opère sur le temps court et le temps long : ARADOU

L’opération ARADOU permet d’illustrer ces principes.

 

credits EMA

credits EMA

Conduite du 4 au 18 janvier 2016 dans la région du Ténéré à l’Ouest de Madama au Niger, cette opération bipartite franco-nigérienne visait à perturber les flux logistiques des GAT.

Commandée à partir d’un poste de commandement conjoint, les sections nigériennes et françaises ont  réalisé des missions de reconnaissance et de contrôle de zone. Les appuis spécialisés apportés par les moyens de renseignement de Barkhane ont été mis à la disposition de notre partenaire. Au bilan, les forces franco-nigériennes ont intercepté 6 pick-up, de l’armement et des munitions. Ce type d’opération permet de maintenir la pression sur les GAT et de porter régulièrement des coups aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.

 

Bilan des sorties aériennes

Depuis le 13 janvier 2016, les équipages de l’opération Barkhane ont réalisé 72  sorties : 13 chasse,  20 sorties ravitaillement et renseignement, 39 sorties transport.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 21:55
Photo Olivier Lapy Sagem

Photo Olivier Lapy Sagem


21.01.2016 Jean-Dominique Merchet

 

Le ministère de la Défense a tranché : le prochain drone tactique de l’armée de terre sera le Patroller de Safran. Longtemps favori, le Watchkeeper de Thales (dérivé d’un appareil israélien) est donc recalé à la suite d’un long appel d’offres.  14 « vecteurs » seront acquis : cela représente deux systèmes avec cinq appareils chacun, plus quatre appareils pour la formation. Le contrat est de l’ordre de 300 millions d’euros (350 étaient prévus dans la loi de programmation militaire). En termes économiques, il présente l’avantage d’être fabriqué en France à hauteur de 80%.

Le Patroller a séduit les opérationnels autant pour son endurance, jusqu’à 14 heures, avec un rayon d’action de 150 km que pour les qualités de sa boule optronique de recueil d’images. Dès 2010, nous avions évoqué les qualités de cet engin sur le blog secret défense

Avion « dronisé », le Patroller pourra voler sur le territoire national, assurent les proches du dossier. 

L’abandon du Watchkeeper sonne en revanche l’échec de la coopération franco-britannique, un temps évoquée, autour de cet engin qui équipe la British Army.

Le Patroller équipera le 61e régiment d’artillerie, spécialiste des drones tactiques, où il remplacera les SDTI, en fin de vie.

photo Sagem

photo Sagem

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:25
photo EMA / Amée de Terre

photo EMA / Amée de Terre

 

21/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 9 janvier 2016, la seconde édition de l’opération Korbo est conduite par la section du 2e régiment étranger du génie au cœur de la forêt amazonienne. L’objectif visé par les Forces armées en Guyane (FAG) est de détruire tous les puits primaires aurifères illégaux de Dorlin.

 

Avec l’appui des Puma de la base aérienne 367, indispensables dans l’opération Harpie, 1 000 kilos d’explosifs Hexal ont été préalablement acheminés par les airs. Après plusieurs heures de préparation, les containers d’explosifs ont été descendus les uns après les autres au fond des trois premiers puits, parfois profonds de 40 mètres, sous le contrôle du capitaine Pierre, directeur de la mise en œuvre. Pour un maximum d’efficacité et de sécurité pour les opérateurs du génie, chaque charge a été disposée selon un plan très précis. L’objectif était la destruction totale des puits d’orpaillage primaire*.

 

Pendant que les militaires du génie se concentraient sur la mise en place des charges, plusieurs patrouilles, intégrant des éléments de la gendarmerie, surveillaient les abords des sites pour dissuader les orpailleurs illégaux de s’en approcher.

 

Au total, en quatre jours, 18 puits et tunnels ont été détruits. Afin de poursuivre dans la durée la lutte contre les orpailleurs illégaux, l’opération Harpie se poursuit. Celle-ci perdurera, jusqu’à la destruction de l’ensemble des sites d’orpaillage illégal.

 

Harpieest une des deux opérations permanentes conduites par les FAG. Lancée officiellement par le Président de la République en février 2008, Harpie est une opération interministérielle de grande envergure. Elle est menée conjointement par les forces de l’ordre (police aux frontières, gendarmerie) et les FAG. Placée sous l'autorité du préfet et du procureur de la République pour la partie judiciaire, elle vise à éradiquer les zones d'orpaillage clandestin.

 

À 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

 

*Extraction primaire : extraction de roches aurifères depuis des mines en sous-sol et concassage.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 16:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

21/01/2016 par Guillaume Belan – Air & Cosmos

 

Surprise ! Alors qu'il y a plusieurs mois, le Watchkeeper était donné gagnant à la faveur de la coopération britannique, c'est le Patroller qui vient finalement de ressortir vainqueur de la procédure menée conjointement par la DGA (Direction générale de l'Armement) et la STAT (Section Technique de l'armée de terre) indique une source proche du dossier. La décision doit être validée en CMI (Comité interministériel d'investissement) début février. Le marché remporté par Sagem d'un montant de 300 millions d'euros couvre la livraison d'ici 2019 de 14 vecteurs aérien Patroller, soit 2 systèmes (un système étant composé de 5 vecteurs et d'une station sol) et de 4 autres vecteurs pour l'entrainement et la formation des forces, associé à 10 ans de maintien en condition opérationnelle (MCO). Les Lettre aux industriels sont parties hier.

Suite de l’article

Sagem - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

Sagem - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 16:55
[Teaser] Quand le terrain est le premier ennemi (2/2)


21 janv. 2016 par JDEF

 

Les légionnaires avec qui nous avions vécu au cœur de la forêt amazonienne, au Brésil, sont aujourd’hui spécialistes du combat en jungle. Quant aux unités de l’armée de Terre que nous avions suivie en Picardie, elles peuvent désormais, à tout moment, intervenir en zone urbaine.

Dans cette seconde partie du Journal de la Défense (#JDef), nous vous emmenons en Afrique où les forces françaises sont formées aux opérations dans le désert, milieu de tous les extrêmes. Puis retour en France où les nageurs de combat s’entraînent à mener des missions sous-marines. Ils font du monde du silence leur théâtre d’opérations.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

20/01/2016 Sources : État-major des armées

 

La semaine du 11 au 17 janvier 2016, les pompiers des forces terrestres françaises du camp de Port-Bouët en Côte d’Ivoire ont délivré aux soldats ivoiriens un monitorat de sauvetage au combat de niveau 1.

 

Les Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) organisent régulièrement des séances d’instruction au profit des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ces périodes d’échange contribuent au renforcement des liens qui unissent les soldats français avec leurs homologues ivoiriens.

 

Cours théoriques et cas concrets sont les facteurs-clés du succès de l’instruction afin de transmettre dans les meilleures conditions le savoir-faire des soldats français au FRCI. Les deux armées ont ainsi pu échanger leurs points de vue et leur méthodologie vis-à-vis de la formation dispensée.

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photo EMA / Armée de Terre

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:30
photo EMA / Armée de Terre

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20/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Du 15 au 26 janvier 2016, l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) de la Force Commander Reserve (FCR) a conduit deux entraînements conjoints avec une vingtaine de sapeurs spécialistes génie et EOD des forces armées libanaises.

 

L’équipe EOD – en français « Neutralisation, enlèvement et destruction des explosifs » (NEDEX) – a partagé avec les militaires libanais ses connaissances techniques en matière d’investigation, de sécurisation de munitions et de dépollution de zone, ainsi que les techniques de neutralisation d’engins explosifs improvisés (IED).

 

Les spécialistes français ont axé leurs échanges sur les méthodes d’intervention sur les IED et leur neutralisation. Ils ont ainsi été conduits des exercices de destruction de colis piégés dans le cas fictif d’une alerte à la bombe, de neutralisation d’une munition non-explosée et de dépollution d’une zone.

 

En parallèle, d’autres situations ont été étudiées par les stagiaires libanais comme l’investigation, la prise de vue et leur analyse sur une zone de départ de roquettes. Les protocoles de déshabillage sur les tenues imposantes et spécifiques des EOD en cas d’incident grave ont également été présentés et mis en pratique, en coordination avec les équipes médicales de la FCR.

 

En alerte permanente, l’équipe EOD de la FCR a pour mission d’intervenir au profit des forces françaises, aussi bien sur les emprises militaires françaises qu’au cours de missions particulières. En outre, elle peut être amenée à intervenir à l’ambassade de France au Liban ou sur les navires français accostant en territoire libanais.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

20/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Du 15 au 26 janvier 2016, les équipes cynotechniques de la Force Commander Reserve (FCR) se sont entraînées avec leurs homologues des Forces armées libanaises (FAL) sur le camp de Dayr Kifa.

 

Par équipe de trois maîtres-chiens, les soldats libanais ont partagé leur expérience et leurs savoir-faire avec les équipes cynotechniques de la FCR. Les entraînements à la recherche d’explosifs se sont enchaînés et des stages conjoints ont été menés à Dayr Kifa avec les FAL par la section génie combat et les EOD (Explosive Ordnance Disposal) de la FCR.

 

Venus avec des chiens spécialisés dans la recherche d’explosifs, mais également avec des chiens de recherche de mines, les maîtres-chiens libanais ont partagé avec leurs homologues français leur compétence spécifique pour les interventions en zone minée. Leurs chiens spécialisés sont capables de détecter des munitions en matière plastique, ce qui ne peut être réalisé avec un détecteur de métaux.

 

Les maîtres-chiens de la FCR, issus du 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre de Suippes, possèdent des chiens spécialisés dans la recherche d’explosifs mais également des chiens d’intervention. Ils contribuent à la sécurité du personnel et des infrastructures en assurant le contrôle des véhicules entrant dans le camp, la détection d’objet suspect, la fouille de locaux ou encore l’intervention en soutien d’une opération en coordination avec les éléments du génie.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

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photo EMA / Armée de Terre

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 21:55
La trame des compétences - armée de Terre EMHM

La trame des compétences - armée de Terre EMHM


20 janvier 2016 EMHM - Armée de Terre

 

Organisation du commandement et de la formation en montagne dans les troupes spécialisées montagne

 

L’accident dramatique survenu le 18 janvier au 2e régiment étranger de Génie a mis en évidence la méconnaissance par le grand public de la pratique de la montagne au sein des Armées. Dans le cadre des missions spécifiques confiées et d’une pratique collective avec des détachements parfois importants, elles disposent d’un dispositif de formation permettant d’armé une trame de compétences, et d’une procédure adaptée, la chaine fonctionnelle.

 

La formation montagne militaire vise à donner une véritable capacité opérationnelle dans les terrains et les conditions climatiques difficiles, en particulier les zones montagneuses, en donnant aux chefs la capacité d’exercer leur commandement avec une réelle autonomie de décision et à la troupe les capacités techniques d’évoluer et in fine de combattre dans ce milieu. La finalité opérationnelle implique que la formation ainsi que la pratique de la montagne soient organisées différemment de ce qui existe dans le milieu civil. Toutefois, toutes les formations sont conçues et mises e œuvre par des experts militaires, guides de haute montagne, qui ont été formés par l’école nationale de ski et d’alpinisme (ENSA).

 

Pour atteindre cet objectif opérationnel, une trame de compétence ainsi qu’une chaine fonctionnelle ont été définies.

Les compétences sont obtenues après une longue formation qui s’appuie d’une part sur des stages suivi à l’école militaire de haute montagne et d’autre part sur des périodes d’acquisition d’expérience individuelles et collectives, en été comme en hiver. Cette formation vise à donner progressivement de l’expérience et de l’autonomie.

• Instruction et formation

Il existe cinq niveaux de prérogatives et de responsabilités en fonction des stages suivis :

Niveau initial

Le niveau initial, acquis au sein des unités spécialisées montagne, qui est sanctionné par le brevet d’alpiniste et de skieur militaire (BASM). La formation d’adaptation montagne initiale (FAMI), d’une durée totale de 6 semaines, vise à délivrer les capacités individuelles à stationner, se déplacer et utiliser ses armes au sein d’un détachement engagé en montagne.

Niveau complémentaire

Le niveau complémentaire, acquis au sein des unités spécialisées montagne, qui est sanctionné par le brevet de chef d’équipe de haute montagne (BCEHM). La formation d’adaptation montagne complémentaire (FAMC), d’une durée totale de 6 semaines, vise à délivrer les capacités à conduire une cordée ou une équipe au sein d’un détachement engagé en montagne et à tenir les fonctions d’aide moniteur dans les domaines de la formation reçue.

Niveau de qualification

Le niveau de qualification, acquis à l’école militaire de haute montagne (EMHM), qui est sanctionné par le brevet de qualification des troupes de montagne (BQTM). La formation de qualification, d’une durée totale de 12 semaines, s’inscrit dans une démarche d’autonomie progressive, dans le domaine technique comme dans celui du commandement en montagne. Elle vise à délivrer les capacités de seconder le chef de détachement dans toutes ses tâches et de diriger certaines activités d’instruction montagne. Ce niveau constitue le prérequis pour accéder au niveau de perfectionnement.

Niveau de perfectionnement

Le niveau de perfectionnement, acquis à l’EMHM, qui est sanctionné par le brevet de chef de détachement de haute montagne (BCDHM) soumis à recyclage. La formation de perfectionnement, d’une durée totale de 12 semaines, vise à donner la capacité à un cadre d’assumer en autonomie le commandement en haute montagne d’un détachement correspondant à sa fonction ou à son grade, ou d’un niveau supérieur en présence du chef organique, ainsi que la direction des séances d’instruction et d’entrainement montagne. Recyclé tous les 5 ans, ce niveau constitue le cœur de la formation montagne car il conditionne la capacité des unités spécialisées montagne à s’instruire, à s’entrainer et à s’engager dans ce milieu spécifique.

Niveau de l’expertise

Le niveau d’expertise qui se compose de la formation de moniteur guide militaire (MGM), soumise à recyclage, dispensée par l’EMHM et des formations d’Etat et professionnelles d’éducateur sportif option alpinisme (guide de haute montagne), de ski alpin (moniteur du ski), de ski nordique de fond, d’escalade et de parapente. Celles-ci sont externalisées auprès d’organismes dépendant du ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, hormis leur préparation qui s’effectue à l’EMHM. Ces formations d’expertise, qui permettent de disposer de conseillers montagne pour le commandement et de formateurs dans les domaines considérés, sont un élément essentiel de la sécurité des activités.

• Chaîne fonctionnelle de contrôle des activités à caractère montagne

Dans toutes les unités de l’armée de terre, la pratique de la montagne est règlementée par une procédure, la chaine fonctionnelle. Toute activité de montagne initiée par le chef du détachement est formalisée par une « fiche d’activité à caractère montagne ». Elle est soumise à l’approbation des experts de la cellule de sécurité montagne de l’unité (Guide de Haute Montagne, ou moniteur guide militaire) qui valident et donnent les conseils techniques nécessaires. Le chef de corps en dernier lieu ordonne l’activité qui peut alors être conduite sur le terrain.

Au cours de la conduite de course, le chef du détachement s’appuie sur la trame de compétence à sa disposition : les cadres et militaires du rang titulaires des brevets de qualification (BQTM) et du chef d’équipe de haute montagne (BCEHM). Il dirige le déplacement en menant les réflexions nécessaires, prend les décisions adaptées et donne les ordres à ces subordonnés qualifiés.

 

La chaîne fonctionnelle - armée de Terre EMHM

La chaîne fonctionnelle - armée de Terre EMHM

La chaîne fonctionnelle ainsi constituée assure la conception, la décision, la préparation, la conduite, le suivi, la surveillance et l’exploitation de toute activité montagne.

Outre l’organisation de la formation qui alterne des stages et de l’acquisition d’expérience continue en unités, il existe une organisation du suivi, du conseil et du contrôle des activités montagne (carnets alpins individuels, programmation et cahiers d’ordres, fiches d’activité montagne, informations et rappels sur la sécurité…). De la même manière le matériel utilisé est adapté, normé et parfaitement suivi.
Par ailleurs, les activités militaires en montagne sont encadrées par des textes règlementaires :
Pour la formation la référence est l’Instruction Ministérielle n°273/DEF/RH-AT/PMF/DS de 2015 relative aux actions de formation d’adaptation de l’interdomaine montagne.
Pour l’organisation des activités, la référence est le règlement sur la pratique de la montagne dans l’armée de Terre qui a été actualisée en octobre 2015.

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