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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:45
Sangaris : saisie importante lors d’une fouille à Bangui

 

07/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Dans la matinée du 31 octobre 2014, les forces de sécurité intérieures (FSI), appuyées par les forces internationales de la MINUSCA et Sangaris ont conduit une importante opération de fouille dans le quartier de Boy Rabe, au nord de Bangui.

 

Des éléments de la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) et les forces de sécurité intérieure (FSI) se sont déployés dans un quartier au Nord de Bangui pour y conduire des fouilles ciblées d’habitations. Pendant que la force Sangaris assurait la sécurité des FSI et de la MINUSCA, empêchant toute entrée et toute sortie de la zone de fouille, les investigations ont permis de relever des armes de guerre et une quantité importante de munitions.

 

Au cours de l’opération, des soldats Sangaris ont été pris à partie par un groupe d’individus armés non identifiés. Les soldats du GTIA Picardie, appuyés par ceux de l’EUFOR RCA, ont riposté et ont neutralisé plusieurs d’entre eux.

 

Ce type d’opération coordonnée entre les forces internationales et les FSI est nécessaire pour garantir un niveau de sécurité minimal dans la capitale.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 08:55
Crédits SIRPA Terre CCH J-B Tabone

Crédits SIRPA Terre CCH J-B Tabone

 

31 octobre, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le nombre d’engagements militaires français se multipliant, les hélicoptères de l’armée de terre n’ont jamais été aussi incontournables. Plus une opération sans l’ALAT (Aviation Légère Légère de l’Armée de Terre). C’est pas loin de 40 hélicoptères de combat ou de manœuvre qui sont déployés en ce moment en opérations extérieures (OPEX). Et leur nombre va encore augmenter substantiellement dans les prochains mois. Alors que deux NH90 TTH Caïman sont en train d’arriver au Mali, où ils seront employés depuis Gao, remplaçant deux Puma; deux Tigre HAD (munis du missile Hellfire) vont dans les prochaines semaines rejoindre l’opération Sangaris en Centrafrique, comme l’a révélé Air & Cosmos (lire ici).

 

De Sangaris à Barkhane… à Chammal?

 

En parallèle, le nombre d’hélicoptères Tigre HAP (Appui Destruction) va augmenter significativement dans la Bande Sahélo-Saharienne (BSS). De trois aujourd’hui, le nombre va être progressivement augmenté pour arriver à neuf courant 2015. Il faut dire que l’opération Barkhane a pour théâtre d’opérations une zone grande comme dix fois la France… Et les opérations coups de poing aux frontières du Mali se multiplient afin d’empêcher le retour des djihadistes dans l’Adrar des Ifoghas. Même en Irak, le déploiement d’hélicoptères a été évoqué. L’opération Chammal, qui pour l’instant ne voit le déploiement que de moyens de l’armée de l’air (plus un ATL2 de la Marine), pourrait évoluer, à terme. Car Daesh s’est adapté et la menace devient fugace…. L’utilisation de bombes guidées auto-propulsées AASM est particulièrement précieuse contre des cibles mobiles, mais surdimensionnée contre quelques combattants munis de moyens militaires de faible importance (pick up…). L’hélicoptère est là dans son élément, grâce à ses capacités de permanence sur une zone, il peut débusquer ces cibles plus facilement et les traiter avec des armements bas coûts plus adaptés (roquette, canon de 30 mm, missile HOT, canon de 20 mm…). Il est particulièrement redoutable de nuit, comme l’a révélé l’opération Harmattan en Libye en 2011. Problème : il faudrait déployer un groupement hélico en territoire irakien, probablement dans la zone kurde. Les accès maritimes pour une mise en œuvre depuis un navire BPC sont trop éloignés… Toutes les options seraient aujourd’hui ouvertes.

 

Dernier changement opérationnel à venir pour l’ALAT : le détachement du Gabon va être dissout pour être reconstitué en Côte d’Ivoire, en appui de l’opération Barkhane.

 

Tensions

 

L’ALAT est en conséquence aujourd’hui particulièrement expérimentée et réactive. Mais revers de la médaille, l’accent étant porté sur la disponibilité en Opex des machines (90% en moyenne), les hélicoptères demeurant sur le territoire nationale affichent eux une très faible disponibilité. Pour un appareil projeté, il faut en mobiliser deux sur le territoire national en moyenne… Tandis qu’il faut continuer à former les équipages en France et régénérer les forces. Un casse tête ! Qui est aussi contraint par le coût de l’heure de vol des machines : 1500 euros l’heure de vol pour une Gazelle contre 10 000 pour un Tigre ! L’ALAT ambitionne de ramener ce chiffre à 7500 euros l’heure.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 19:45
FFDj : fin de l’exercice Ambouli 2014

 

06/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 23 au 30 octobre 2014, s’est déroulé l’exercice annuel de rentrée des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), dénommé Ambouli 2014. Il visait à entraîner l’état-major interarmées (EMIA) des FFDj et les postes de commandement des unités FFDj, ainsi qu’à planifier et conduire avec des outils de simulation, une opération sur un scénario fictif de crise régionale.

 

L’édition 2014 avait pour thème la gestion des conséquences d’un enchaînement de catastrophes naturelles : une éruption volcanique suivie de tremblements de terre dans la région de Djibouti, puis un tsunami dans la région Ethiopie/ Erythrée.

 

Le scénario prévoyait que cet enchaînement de catastrophes naturelles génère une crise sanitaire puis une crise sociale sur le territoire de Djibouti.

 

Les FFDj, au cours de cet exercice devaient donc répondre à l’ensemble de ces problématiques. L’exercice a permis de mettre en œuvre les procédures et le travail collaboratif avec de nombreux partenaires civils et militaires, dont l’ambassade de France, les forces armées djiboutiennes (FAD), les détachements alliés présents à Djibouti et la délégation de l’Union européenne.

 

Pour plus de réalisme, de courtes phases pratiques ont ponctué l’exercice. C’est notamment le cas d’une intervention sur un crash d’hélicoptère, un incendie en centre-ville ou du plan de renforcement de la protection des emprises militaires. Ces simulations ont impliqué de nombreux protagonistes : les sapeurs-pompiers de l’air de la base aérienne 188 (BA 188), les marins pompiers de la base navale des FFDj, la sécurité civile djiboutienne, le service de santé des armées (SEA) ou encore le 5erégiment interarmes d’Outre-Mer (5eRIAOM). On retiendra en particulier la mise en place d’une cellule d’accueil des familles, armée par le groupement de soutien et divers services (consulat, prévôté, aumôniers militaires, assistante sociale..) qui avait pour mission de recevoir, renseigner et rassurer les ressortissants français.

 

Toutes les entités des FFDj ont donc été mobilisées pour Ambouli 2014. Le travail effectué a été apprécié par une quarantaine de représentants de différentes institutions participant à la journée de présentation qui clôturait l’exercice ; parmi eux, les Ambassadeurs de France, du Japon, de l’Union Européenne, ainsi que les hautes autorités militaires djiboutiennes qui ont souligné l’efficacité et la qualité d’organisation des FFDj dans la gestion de crise.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. A ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise.

FFDj : fin de l’exercice Ambouli 2014FFDj : fin de l’exercice Ambouli 2014
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:45
Sangaris : point de situation du 6 novembre 2014

 

06/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 30 octobre au 6 novembre 2014.

 

Les relèves de la force Sangaris se poursuivent. Le 4 novembre, le colonel Hervé Pierre, chef de corps du 3ème régiment d’infanterie de marine, a pris le commandement du GTIA Korrigan, groupement tactique qui assure la relève du GTIA Magenta. Déployé en RCA depuis quatre mois, le GTIA Magenta était commandé par le colonel Valéry Putz, chef de corps du 2ème régiment étranger d’infanterie. Comme Magenta, Korrigan est chargé d’opérer la partie Est et dans le couloir central, c’est-à-dire la zone couvrant les localités de Bambari, Sibut, Dékoa et Batangafo.

 

A Bangui, la situation sécuritaire s’est dégradée en fin de semaine dernière, avec des affrontements les 31 octobre et 1ernovembre suite à une opération d’arrestation d’un chef de réseau criminel et de saisie d’armes et munitions dans le quartier de Boy Rabe par les FSI, appuyées par la MINUSCA et Sangaris.

 

Les forces internationales ont été prises à partie par des tirs et des jets de grenades. La neutralisation des individus armés a permis de mettre fin à ces tensions.

 

Sangaris : point de situation du 6 novembre 2014

Dans la soirée du 5 novembre, le caporal-chef HEIARII, servant au sein d’EUFOR RCA avec une partie de son régiment, le 126ème régiment d’infanterie stationné à Brive-la Gaillarde, est décédé d’une forme grave de paludisme dans un hôpital militaire parisien. Il avait été évacué de Bangui vers Paris la veille au matin.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:45
 Décès du caporal-chef Heiarii Moana


06/11/2014 Armée de Terre

 

Le 4 novembre 2014 au matin, un soldat français projeté en République centrafricaine au sein de la force européenne EUFOR RCA a été rapatrié de Bangui vers Paris. Atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre. Il s’agit du caporal-chef Moana Heiarii, affecté au 126ème régiment d’infanterie de Brive la Gaillarde.

 

Né le 10 janvier 1988 à Anaa (Polynésie française), le caporal-chef Heiarii MOANA aura servi la France durant plus de cinq ans.


Le 4 août 2009, à l’âge de 21 ans, il intègre l’institution militaire comme engagé volontaire de l’armée de Terre au titre du 126e régiment d’infanterie. Le 2 septembre 2013, le caporal-chef signe un nouveau contrat pour quatre années supplémentaires.
Dès le début de son engagement, il est formé tireur MINIMI (mini-mitrailleuse). Soldat sérieux et motivé, il présente d’excellentes qualités professionnelles. Il est élevé à la distinction de 1re classe le 1er mars 2010.


Volontaire et faisant preuve d’une disponibilité sans faille, le caporal-chef MOANA poursuit son cursus militaire en passant le certificat pratique de l’infanterie qu’il obtient brillamment. A l’issue de sa formation initiale, il part pour la première fois en opération extérieure en Afghanistan dans le cadre de l’opération PAMIR de juillet à décembre 2010, en qualité de tireur appui direct au sein du groupement tactique interarmes de Surobi.


Durant cette mission, le caporal-chef MOANA se distingue particulièrement le 31 juillet 2010 lors de l’opération GREEN DROP GOAL, en participant à la riposte face à un nombre important d’insurgés qui venaient de prendre à parti sa section. Ce fait de guerre lui vaut l’attribution de la citation à l’ordre de la brigade, avec attribution de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze le 22 avril 2013.


Reconnu pour ses grandes qualités humaines et professionnelles, il est unanimement estimé de ses camarades et de ses chefs. Ses capacités et ses états de service sont ainsi récompensés par une promotion au grade de caporal le 1er décembre 2011. Quelques mois plus tard, de février à juin 2012, il est projeté avec sa compagnie pour une mission de courte durée en Nouvelle-Calédonie, toujours dans sa spécialité de tireur appui direct.

De nouveau déployé de février à juin 2013 dans le cadre de l’opération SERVAL au Mali, il démontre des qualités indéniables de chef d’équipe. Au cours de l’opération ADADA dans le secteur de Tombouctou, il n’a pas hésité à faire face au danger et s’est révélé force de proposition envers son chef de groupe. Il s’est également illustré lors de l’opération AMETETTAI dans l’Adrar des Ifoghas par son sens de l’observation, son professionnalisme et ses compétences techniques et tactiques (analyse des situations, fiabilité des comptes-rendus, rusticité, polyvalence). Pour tous ces faits d’armes, il se voit attribuer un témoignage de satisfaction par le chef d’état-major des armées le 21 janvier 2014.

Le 1er juillet 2014, il est promu au grade de caporal-chef et est projeté le 22 septembre au sein de la force européenne EUFOR RCA en République centrafricaine en qualité de chef d’équipe et radio tireur. Reconnu comme un soldat physique et polyvalent, sa fiabilité, sa loyauté et son exemplarité lui permettent de s’imposer comme un gradé respecté des plus jeunes et estimé de ses chefs.

Le mardi 4 novembre au matin, il est rapatrié de Bangui vers Paris. Atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre.

Le caporal-chef MOANA était titulaire des médailles d’outre-mer avec agrafes SAHEL et REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, de la médaille de bronze de la défense nationale avec agrafe INFANTERIE et MISSION D’ASSISTANCE EXTERIEURE, de la médaille commémorative, d’une citation à l’ordre de la croix de la valeur militaire et d’un témoignage de satisfaction.

 

Agé de 26 ans, célibataire, le caporal-chef Heiarii MOANA est mort pour la France.
C’est avec émotion que nous adressons nos plus sincères condoléances à tous ses proches et à ses camarades du  126e régiment d’infanterie.

 

Biographie du caporal-chef Heiarii Moana (format pdf, 191 kB).

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 15:45
Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

 

 

06/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 30 octobre au 6 novembre 2014

 

Dans le Nord du Mali, la force Barkhane vient d’achever l’opération de lutte contre les terroristes lancée le 28 octobre. Dénommée Tudelle, cette opération majeure a engagé environ 400 militaires et une centaine de véhicules. Elle a mobilisé des moyens aériens et d’ISR(1).

 

Elle a principalement consisté en des actions de contrôle de zone dans la durée et des fouilles de caches potentielles.

 

Elle a permis la neutralisation de 24 terroristes et la capture de deux autres. A cette occasion, plusieurs véhicules adverses ont été détruits et d’importantes quantités d’armement ont été saisies, ainsi que du matériel destiné à fabriquer des bombes pour mener des attentats (IED et vestes suicide bomber).

 

Cette opération a permis d’affaiblir les réseaux terroristes opérant dans le Nord Mali et desserrer l’étreinte qu’ils exercent sur la population de cette région.

 

Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

C’est lors de cette opération que, le 29 octobre, l’adjudant Thomas DUPUY est mort au combat.

 

Le 3 novembre 2014, deux hélicoptères NH90 Caïman sont arrivés à Gao, au Mali. Partis le 28 octobre du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) de Phalsbourg, ces hélicoptères relèvent deux PUMA du sous-groupement aéromobile (SGAM) du fuseau ouest de la force, lui permettant ainsi de bénéficier du matériel de dernière génération en opérations.

 

Ces deux hélicoptères Caïman seront pleinement opérationnels après qu’ils auront bénéficié de quelques adaptations nécessaires à leur fonctionnement sur le théâtre sahélien. Les PUMA quant à eux rentreront en France à la fin du mois.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

 

(1) Intelligence, surveillance and reconnaissance

Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 15:45
RCA : Décès d’un soldat français

Patrouille de la compagnie française intégrée à EUFOR-RCA. Archive EMA/armée de Terre, juillet 2014.

 

06/11/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Le 4 novembre 2014 au matin, un soldat français projeté en République centrafricaine au sein de la force européenne EUFOR RCA a été rapatrié de Bangui vers Paris.

Atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre.

Il s’agit du caporal-chef Moana Heiarii, affecté au 126ème régiment d’infanterie de Brive la Gaillarde.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:45
Barkhane : Arrivée de deux NH90 « Caïman »

 

05/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 3 novembre 2014, deux hélicoptères NH90 Caïman du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) sont arrivés à Gao, au Mali.

 

Ce déploiement vise à faire bénéficier à la force Barkhane du matériel de dernière génération en opérations. Déployé dans sa version TTH (transport tactique), il peut transporter jusqu’à 20 combattants ou 2,5 tonnes de fret. Le Caïman offre une autonomie deux fois plus importante que le Puma et assure une meilleure protection en cas de crash ou de tir, à l’équipage comme aux passagers.

 

Premier appareil doté en série de commandes de vol électriques, il possède une manœuvrabilité et une agilité lui permettant d’assurer des missions de jour et de nuit dans des conditions aussi éprouvantes que le désert.

 

Les deux appareils remplaceront deux Puma qui rentreront en France à la fin du mois de novembre. Ils viennent ainsi renforcer les capacités du sous-groupement aéromobile (SGAM) du groupement tactique désert Ouest (GTD-O) de la force Barkhane.

 

Les deux appareils ont décollé de Phalsbourg le 28 octobre et ont fait étape à Malaga, Gran Canaria et Dakar avant de rejoindre Gao. Dans le même temps, le fret technique et les 15 personnes en charge de la maintenance ont été acheminés sur le théâtre par avion. Une fois posés à Gao, les hélicoptères effectueront des opérations de maintenance, puis les équipages réaliseront leurs premiers vols, de jour comme de nuit, pour être déclarés pleinement opérationnels et être engagés dans les missions de lutte contre les groupes armés terroristes.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes qui agissent dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Barkhane : Arrivée de deux NH90 « Caïman »
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:55
Une rue au nom du 1er RCP

 

03/11/2014 Victor POULAIN - Armée de Terre

 

Le 23 octobre, 31 ans jour pour jour après l’attentat du Drakkar à Beyrouth, la « rue du 1er régiment de chasseurs parachutistes » a été inaugurée à Lavelanet, en Ariège.

 

C’est au cours d’une cérémonie commémorant l’attentat du Drakkar, dans lequel 58 parachutistes du 1er régiment de chasseurs parachutistes et du 9e régiment de chasseurs parachutistes avaient perdu la vie, que la plaque a été dévoilée. Une délégation du 1er RCP était présente, à l’invitation de M. Marc Sanchez, maire de la commune. Par cette action symbolique, la municipalité a voulu rendre hommage aux militaires du « régiment de l’Ariège » et souligner l’importance du devoir de mémoire qui se poursuit à travers les générations. La ville de Lavelanet a également souhaité démontrer l’intérêt que portent ses habitants au 1er RCP et renforcer le lien armée-nation.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:45
Mise en condition avant projection au Mali

 

04/11/2014 Victor POULAIN - Armée de Terre

 

Dans le cadre de la mise en condition avant projection (MCP) au Mali du groupement tactique désert Ouest (GTD-O) et des détachements de liaison et d’assistance opérationnelle, en janvier 2015, le 1er régiment de chasseurs parachutistes, le 35e régiment d’artillerie parachutiste, le 17e régiment du génie parachutiste, le 1er régiment du train parachutiste, le 1er régiment de chasseurs et le 3e régiment de hussards se sont rendus au camp de Caylus, du 13 au 19 octobre.

 

S’inscrivant en début de MCP, ce camp avait pour objectif de constituer le GTD-O et les DLAO, de poser les bases de leur cohésion, de contrôler la préparation administrative de leur personnel et de dispenser les instructions obligatoires préalables à une projection au Sahel. Ainsi, durant une semaine, l’État-Major et la 4e compagnie de combat du 1er RCP se sont préparés à leur mission de 4 mois, dans le cadre de l’opération BARKHANE.

 

Outre les séances de tir, les marches de nuit et le secourisme au combat, les militaires ont pu découvrir le théâtre sur lequel ils vont être déployés dans quelques mois, grâce à des présentations didactiques. La MCP est une étape déterminante dans la préparation des militaires projetés sur un théâtre aussi sensible que le Mali.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 13:55
CATAMARAN : la Défense éprouve sa capacité amphibie

 

30/10/2014 V. FUET - Armée de Terre

 

Du 13 au 26 octobre, l’armée de Terre et la Marine nationale ont conduit une opération amphibie d’envergure dans la région de Fréjus. Un millier de soldats de l’armée de Terre  majoritairement issus de la 9e Brigade d’infanterie de Marine (9e BIMa) ont participé à cet entraînement opérationnel au sein d’une force expéditionnaire rassemblant près de 5 000 militaires.

 

Embarqués à bord des bâtiments de la Marine, plus de 900 hommes et 200 véhicules de l’armée de Terre ont participé à cet exercice amphibie de grande ampleur. Le scénario simulait une opération d’entrée en premier sur un territoire hostile depuis la mer. Un groupement tactique interarmes (GTIA) et un état-major (armé par la 9e BIMa : le régiment d'infanterie chars de marine, les 2 et 3e régiments d'infanterie de marine, le 11e régiment d'artillerie de marine et le 6e régiment du génie), un groupement aéromobile (18 aéronefs des 5e et 3e régiments d’hélicoptères de combat), un sous-groupement logistique (515e régiment du train) armaient la composante terrestre du groupe amphibie de la force expéditionnaire.

 

Le débarquement

 

Point d’orgue de l’opération amphibie, l’assaut terrestre s’est déroulé le 20 octobre matin sur la plage de Saint-Aygulf. Quelques 600 hommes et 140 véhicules du GTIA (Chars AMX 10 RC, VBCI…) ont été mis à terre par les barges et engins de débarquement de la Marine. Un « beachage » rendu possible grâce au concours des autres composantes de la force expéditionnaire. Le groupe guerre des mines s’est assuré de la dépollution préalable de la zone. Le groupe aéronaval a apporté une couverture aérienne et des appuis aux troupes au sol. Sur terre, les sapeurs du 6e régiment de génie ont participé au déminage et à l’aménagement de la plage. Marins et terriens avaient répété l’opération une semaine plus tôt pour préparer cette phase particulièrement délicate de l’opération.

 

La manœuvre terrestre

 

Une fois débarquée, la force terrestre s’est déployée dans le département du Var. Appuyées par les hélicoptères de l’aviation légère de l’armée de Terre, ses unités ont saisi différents points stratégiques aux mains de l’ennemi (ponts, aérodrome, nœud ferroviaire…). Au cours des six jours consécutifs au débarquement, le GTIA a progressivement rétabli l’intégrité territoriale du pays  avant d’achever son raid blindé vers Canjuers.

 

La France est une des rares nations capable de mettre en œuvre une force expéditionnaire (force interarmées projetée loin de ses bases, sans support d’une nation hôte). Les compétences permettant de mener une opération amphibie sont partagées entre la Marine et l’armée de Terre. CATAMARAN a permis aux militaires des deux armées de parfaire leur interopérabilité pour être capable de conduire conjointement des opérations de ce type.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:55
Des artilleurs belges sur TOLL 2014

Photos : Dany Aelbrecht

 

27/10/2014 Sabine Fosseux (Armée française)

 

Une cinquantaine de militaires du Bataillon d’artillerie belge participent du 26 au 30 octobre à l’édition 2014 de l’exercice TOLL dans le camp de Canjuers, dans le sud-est de la France.

 

Entraînement des forces terrestres françaises, cet exercice en terrain libre a pour objectif de travailler la conduite des opérations et la coordination des intervenants dans les 3 dimensions (artillerie sol-sol et sol-air, drones et aéronefs), associant manœuvres d’artillerie et tirs réels. À cette occasion, le nouveau lance-roquettes unitaire (LRU) a fait l’objet d’une attention particulière.

 

Le 23 octobre, le 54e régiment d’artillerie français a ainsi intégré une section Mistral belge à l’une de ses batteries, selon un principe de jumelage des chefs de pièce. Le détachement belge a été accueilli à Canjuers par le général de brigade belge Henri Badot-Bertrand, chef de la division opérations du Corps de réaction rapide France (CRR-Fr), état-major multinational qui a organisé, conçu et conduit l’exercice TOLL.

 

Avant le début de la phase d’exécution de l’exercice, les militaires belges ont suivi une instruction technique sur les matériels périphériques (transmissions notamment) différents des leurs, ainsi que sur les ordres de tir français. En plus de la section sol-air, deux équipes belges ont été intégrées, quant à elles, au 11e régiment d’artillerie de marine français. « L’objectif pour les militaires belges est de pouvoir travailler avec des moyens de coordination 3D français, tel que le CMD3D, ou encore la gestion des feux par le radar NC1, dont l’armée belge ne dispose pas », explique le commandant Van Domburg, chef du détachement belge.

 

TOLL 2014 est joué dans un environnement interarmées dans le continuum des exercices aérien NOBLE ARROW et amphibie CATAMARAN. Le CRR-Fr profite de cet exercice pour entretenir ses capacités dans le cadre de l’alerte NRF (NATO Response force, force de réaction rapide de l’OTAN). En vue de sa prise d’alerte JTF (Joint Task Force, groupe de forces interarmées) en 2017, il testera également et principalement avec sa division opérations, ses procédures pour conduire une opération intégrant les capacités aérienne et maritime.

 

Environ 2 000 soldats sont déployés sur le terrain, issus de nombreuses unités de l’armée de Terre française.

Des artilleurs belges sur TOLL 2014
Des artilleurs belges sur TOLL 2014Des artilleurs belges sur TOLL 2014
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
Vers un futur modèle d’état-major

 

30/10/2014 A. Herlin - Armée de Terre

 

L’exercice SPEARHEAD a eu lieu du 24 au 28 octobre à Mourmelon, mettant en situation le commandement de l’Eurocorps.

 

L’objectif était de valider une nouvelle structure de l’état-major du corps européen et de contribuer à maintenir ses capacités opérationnelles. Du matériel de pointe et une cellule animation ont été mis à sa disposition pour un déploiement concret de ses différentes cellules. L’exercice a permis d’optimiser les systèmes d’information et de communication (SIC) avec les autres états-majors afin de valider le concept de Joint Task Force  et s’inscrire, ainsi, dans une dynamique « PC OTAN ». 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:20
Sur le fil de Darwin, la dernière terre inconnue en finale du concours du film de montagne

 

31/10/2014 Victor POULAIN - Armée de Terre

 

Le long métrage Sur le fil de Darwin, la dernière terre inconnue,  réalisé à partir d’images du groupe militaire de haute montagne (GMHM), a été sélectionné pour la finale du concours du film de montagne qui aura lieu en novembre à Banff, au Canada.

 

Déjà récompensé à cinq reprises, notamment par le prix cinématographique et audiovisuel de l’armée de Terre (prix Schoendoerffer), au festival du film d’aventures de La Rochelle ou encore au festival d’aventure de la Réunion, Sur le fil de Darwin, la dernière terre inconnue se retrouve une nouvelle fois en finale, pour le concours du film de montagne de Banff. Ce film, réalisé par Jeanne Delasnerie et Jean-François Didelot, retrace l’expédition des hommes du GMHM sur les glaciers du bout du monde, en Terre de feu, au Chili. Une extraordinaire aventure humaine et un exploit physique hors du commun, au cœur de l’une des dernières régions inexplorées de la planète. Organisé par National Geographic, le Banff Mountain Film Festival se déroulera du 1er au 9 novembre.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 17:45
Sangaris : point de situation du 30 octobre

 

30/10/2014 Sources : État-major des armées

 

L’amélioration générale de la situation sécuritaire se poursuit, mais des signaux faibles de tension restent cependant perceptibles, notamment dans l’Est, dans la région de Bambari.

 

Dans Bangui, la situation est calme. Tous les jours, les soldats du GTIA Picardie y patrouillent de façon coordonnée avec la MINUSCA, les forces de sécurité intérieure et les soldats de l’opération EUFOR RCA. L’objectif poursuivi par Sangaris reste de renforcer le niveau sécuritaire et redonner confiance à la population après le pic de violences survenu au début du mois d’octobre dans la capitale.

 

Le 23 octobre, le groupement tactique interarmes (GTIA) Magenta a participé à la réouverture du marché central de Dékoa, rendue possible grâce à la sécurisation de la zone par la force Sangaris. C’est dans ce marché que le 10 octobre dernier des soldats français avaient été pris à partie par des groupes armés alors qu’ils étaient intervenus pour protéger la population.

 

Le lendemain, le groupement tactique interarmes (GTIA) Picardie a appuyé la MINUSCA dans le cadre du 3e convoi organisé par l’organisation internationale de migration (OIM) pour favoriser le retour des ex-Séléka de Bangui vers leur région d’origine.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission onusienne.

L’amélioration générale de la situation sécuritaire se poursuit, mais des signaux faibles de tension restent cependant perceptibles, notamment dans l’Est, dans la région de Bambari. Dans Bangui, la situation est calme. Tous les jours, les soldats du GTIA Picardie y patrouillent de façon coordonnée avec la MINUSMA, les forces de sécurité intérieure et les soldats de l’opération EUFOR RCA. L’objectif poursuivi par Sangaris reste de renforcer le niveau sécuritaire et redonner confiance à la population après le pic de violences survenu au début du mois d’octobre dans la capitale.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:45
Observation sur un des postes de surveillance de la PfOD de Gao

 

6 octobre 2014 Crédits : Etat-major des armées / Armée de Terre

 

Sur la plate-forme opérationnelle désert (PfOD) de Gao, au Mali, un chef de groupe et un soldat du groupement tactique Désert (GTD) As de Trèfle sont en observation sur un des postes de surveillance de la PfOD.

Les hommes du GTD ont un rythme de 72 heures : d’abord 24 heures de garde, puis ils effectuent des patrouilles, et enfin, enchaînent le lendemain sur une QRF (Quick Response Force).

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

Observation sur un des postes de surveillance de la PfOD de Gao
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:55
Apprendre à sauver des vies sous le feu

 

30/10/2014 A. Herlin - Armée de Terre

 

Des légionnaires auxiliaires sanitaires ont suivi, pendant 15 jours, la formation sauvetage au combat de niveau 2, à Castelnaudary. Au sein du 4e régiment étranger, ils ont pu perfectionner leurs techniques en matière de sauvetage et de prise en charge, sous le feu, d’un ou plusieurs blessés.

 

Cette formation permet aux compagnies opérationnelles d'avoir un spécialiste santé capable de réaliser des gestes techniques sur un ou plusieurs blessés en détresse vitale, dans une situation d'isolement comme en Guyane ou en mission de combat. Ce stage d’une très haute exigence nécessite une maitrise parfaite des gestes et des connaissances. En effet, les stagiaires effectuent des gestes habituellement pratiqués par du personnel de santé. De plus, la fatigue physique et la mise en situation réelle permettent  à chacun d'être confronté à la pression du terrain pour être prêt à restituer parfaitement les acquis le jour J.

 

Un stage unique en son genre, dont le 4e RE a fait une spécialité. Depuis 2012, il a reçu l'agrément du Service de santé des armées et du Centre de formation opérationnelle santé pour dispenser cette formation. L’agrément est  soumis chaque année à un contrôle du service de santé des armées qui conditionne le maintien de cette particularité. Seul régiment à dispenser une telle formation, le 4e RE s’investit quotidiennement pour mener une instruction efficace et adaptée au contrat opérationnel.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:45
Barkhane : poursuite des opérations dans le massif du Tigharghar

 

31/10/2014 Sources EMA

 

Dans le Nord du Mali, la force Barkhane poursuit l’opération d’ampleur de lutte contre les terroristes qu’elle a lancée le 28 octobre.

 

Dans le cadre de cette opération, l’action des soldats français qui a déjà permis de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes dans le massif du Tigharghar se poursuit.

 

Dans un environnement exigeant, sur un terrain montagneux et rocailleux comprenant de nombreuses anfractuosités, les soldats français poursuivent les opérations de neutralisation. Elles ont pour objectifs de débusquer les terroristes retranchés dans des grottes et de détruire le matériel regroupé dans des caches souvent difficiles d’accès.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:55
Catamaran 2014 en mode 2.0

 

31/10/2014 Sources : Marine nationale

 

Pendant une dizaine de jours, près de 5.000 soldats et marins ont vécu au rythme des opérations conduites dans le cadre de l’exercice interarmées et interalliés CATAMARAN. Son principal objectif était le déploiement d’une force maritime expéditionnaire. Cette édition a eu pour particularité d’intégrer un volet cyberdéfense significatif, constituant un défi supplémentaire à relever. Si les marins s’entraînent régulièrement au combat naval et à la projection de force, ils s’approprient maintenant ce nouvel espace de bataille que constitue le cyberespace.

 

Joué avec un grand réalisme, le volet de cyberdéfense a été parfaitement mis en œuvre par les militaires engagés dans CATAMARAN. La récurrence d’attaques de plus en plus diversifiées et sophistiquées, ont amené les armées, et en particulier la Marine, à développer des savoir-faire spécialisés et des technologies permettant de détecter et de contrer efficacement ces attaques d’un nouveau genre. Les worms,spams, malware et autres phishingne sont plus l’apanage des seuls  spécialistes. Aujourd’hui les marins sont bien sensibilisés  à la menace cyber et mettent en place des défenses opérationnelles contre des attaques plus complexes. En effet, une attaque sur un système d’information peut affecter les capacités opérationnelles des unités, de manière importante sans défense adaptée. Aussi, la cyberdéfense est considérée comme une capacité opérationnelle à part entière au service des forces.  Le scénario de Catamaran, s’inspirant des menaces actuelles, a donc inclus le risque que représente une cyber attaque sur le déploiement d’une force maritime expéditionnaire.

 

« Le problème de ces attaques informatiques, c’est qu’il s’agit d’une véritablement menace fantôme ! affirme le lieutenant de vaisseau Mathieu, officier chargé des systèmes d’information et de la cyberdéfense au sein de la TF473. Mais cette menace, bien qu’invisible, est  réelle et peut avoir de vrais impacts sur les capacités opérationnelles d’un bâtiment, ou plus largement, d’une force toute entière. »

 

A terre, les membres de la direction de l’animation de CATAMARAN ont pu simuler des attaques les plus proches possibles de la réalité.  Elles visaient à désorganiser les bâtiments en affectant leurs réseaux et leur organisation. De la même manière qu’un équipage sait circonscrire un départ de feu ou secourir un blessé, sa capacité à réagir rapidement et à mettre en œuvre les réflexes adaptés à ces menaces cybernétiques a ainsi été éprouvée de manière réaliste.

 

« Les automatismes commencent peu à peu à s’installer et la plupart des incidents ont été  rapidement reportés à la chaîne cyber, permettant une action rapide sur la menace que représente l’entrée sur nos réseaux,  d’un logiciel malveillant », assure le LV Mathieu. Grâce à cette intégration du volet cyber dans l’exercice CATAMARAN, chaque marin a mesuré que la maîtrise du terrain ne se limitait plus aujourd’hui à celle de l’espace maritime. La cyberdéfense est un nouveau type de combat qu’il faut s’approprier pour se défendre efficacement. CATAMARAN a montré que la Marine prend toute sa place dans ce combat !

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:45
Barkhane : point de situation du 30 octobre

 

30/10/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Afin d’empêcher les groupes armés terroristes de mener des actions de harcèlement dans le Nord du Mali, la force Barkhane conduit une opération dans cette région depuis le 28 octobre.

 

Dans ce cadre, dans la nuit du 28 au 29 octobre, une mission de neutralisation d’éléments terroristes a été lancée dans le massif du Tigharghar. Appuyée par des avions de chasse et des hélicoptères de combat, une opération héliportée a été conduite à proximité d’un repaire de terroristes. Des combats très violents ont rapidement opposé les soldats français à une trentaine de terroristes lourdement armés. Au cours de ces combats, un militaire français a été mortellement touché. Il s’agit d’un sous-officier de l’armée de l’air, le sergent-chef Thomas DUPUY, appartenant au commando parachutiste de l’air numéro 10 (CPA 10) stationné sur la base aérienne 123 d’Orléans. Un autre militaire a été blessé. Immédiatement pris en charge par l’antenne chirurgicale avancée de Tessalit, ses jours ne sont pas danger. Il va être très prochainement rapatrié en France.

 

L’opération lancée le 28 octobre se poursuit et, à ce jour, les combats dans le Tigharghar sont toujours en cours.

 

Un des deux détachements de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) déployés à Tessalit au Mali, a rejoint le Niger le 26 octobre pour opérer auprès des forces armées nigériennes.

 

A Bamako, le camp Damien Boiteux où se trouvait jusqu’à juillet dernier le poste de commandement de l’opération Serval, a été officiellement rétrocédé aux autorités maliennes le lundi 27 octobre, au terme d’une opération de désengagement qui a mobilisé quelque 150 soldats. Manœuvre logistique d’ampleur, les opérations de désengagement ont consisté à démonter les installations mises en place pour Serval et à les acheminer, pour 20% d’entre elles vers la France et pour le reste dans différents points de la BSS où opère la force Barkhane. 5 300 tonnes de matériels représentant un volume de 21 000 m3ont ainsi été démontées, mises en condition et acheminées par les militaires du centre opérationnel de désengagement mis en place à Bamako fin juillet 2014.

 

Malgré cette rétrocession, Barkhane sera toujours présente à Bamako grâce à la représentation militaire Barkhane au Mali (RMBM), crée le 17 juillet dernier et dirigée par le général Francois de Lapresle dont la mission consiste à être un relais et un coordinateur au profit du COMANFOR en maintenant au quotidien des relations étroites avec l’ambassade de France à Bamako et avec les autorités militaires maliennes et de la MINUSMA.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 20:55
La 1re BL à l’entraînement

 

28/10/2014 Victor POULAIN - Armée de Terre

 

Du 29 septembre au 24 octobre, plus de 2 500 militaires de la 1re brigade logistique (1re BL) ont manœuvré dans le cadre de l’espace d’entraînement brigade (EEB), au camp de La Courtine.

 

Durant cet EEB, les sections ont enchaîné les ateliers de combat, de sécurisation, de surveillance et de convoi en zone urbaine. Objectif : maîtriser les savoir-faire des missions de protection de l’armée de Terre (PROTERRE). Ce séjour en camp a permis également de procéder à une expérimentation tactique du porteur polyvalent logistique (PPLOG), camion à cabine blindée en dotation dans les régiments du train depuis l’été 2013. Des exercices de tir en tourelle et des entraînements dans les conditions des théâtres d’opérations extérieures, de jour comme de nuit et parfois en ambiance NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique) ont été organisés au cours de ce mois. Comme chaque année, un cross de masse réunissant l’ensemble des participants est venu clôturer cette période, dans la cohésion et la bonne humeur.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 17:55
Des « vacances » au sein de l’armée de Terre

 

27/10/2014 Victor POULAIN - Armée de Terre

 

Depuis le 20 octobre, une trentaine d’hommes et de femmes âgés de 17 à 34 ans suivent la formation militaire initiale des réservistes pour intégrer le 5e escadron, unité de réserve du 501e régiment de chars de combat.

 

Ces volontaires ont troqué leurs habits civils pour enfiler la tenue camouflée et découvrir l’univers militaire. Pendant deux semaines, ils suivent un programme chargé, composé d’activités sportives, de secourisme, de tir, de marches de jour et de nuit, de bivouacs tactiques ou encore de parcours d’obstacles. Cette aventure prendra fin le 1er novembre pour ces civils en quête de nouvelles expériences.

 

Le 5e escadron, unité de réserve du 501, est actuellement commandé par le capitaine Frédéric, qui conjugue son emploi civil dans l’industrie automobile avec le service de la France. Pour vanter les mérites de son escadron et de cet engagement singulier, le capitaine se plait à reprendre la célèbre citation de Winston Churchill : « Être réserviste, c’est être deux fois citoyen ». L’activité de réserviste est rémunérée et permet entre 5 et 60 jours de présence par an au régiment en fonction des disponibilités de chacun. Elle représente une expérience unique.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 17:45
Sangaris : la poussière de la piste

 

Crédit: Etat-major des armées / Armée de Terre


19 septembre 2014 à 17h15, en République centrafricaine, le caporal-chef Jean-Yves, radio tireur de la section d'appui au 7e bataillon de chasseurs alpins (7e BCA), vient d'arriver sur le camp de Bouar, après plus de onze heures de route à bord d'un véhicule de l’avant blindé (VAB).

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris,

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:55
Catamaran 2014

 

23.10.2014 Marine Nationale

 

Retrouvez en vidéo l'entraînement opérationnel Catamaran qui se déroule du 13 au 26 octobre 2014 en Méditerranée occidentale et dans le Var.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:30
31e anniversaire de l’attentat du Drakkar

 

27/10/2014 A. Herlin - Armée de Terre

 

Il y a 31 ans, le 23 octobre 1983, avait lieu l’attentat du Drakkar au Liban. Au cours de cette journée, 55 parachutistes français du 1er régiment de chasseurs parachutistes et 3 du 9e régiment de chasseurs parachutistes ont trouvé la mort.

 

Pour commémorer cette tragédie, le ministre de la Défense, monsieur Jean-Yves Le Drian, monsieur Kader Arif, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la mémoire, et  le chef d’Etat-major de, l’armée de Terre, le général d’armée  Jean-Pierre Bosser, ont reçu les militaires survivants et les familles de décédés le jeudi 23 octobre 2014. Un diplôme et la médaille des blessés ont été remis à tous les rescapés. Ce nouveau statut de « blessé de guerre » leur offre un suivi adapté dans les mêmes conditions que les blessés d’Afghanistan ou du Mali.

 

Ce jour-là, vers 6 heures du matin, un premier attentat touche le contingent américain, causant la mort de 241 personnes. Deux minutes plus tard, un camion piégé entraîne la destruction du quartier général français, surnommé « le poste Drakkar ». 15 autres parachutistes sont blessés et 26 en sortent physiquement indemnes.

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