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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 19:45
Centrafrique: devant une foule survoltée, les soldats français désarment des miliciens Séléka

09.12.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Ci-dessous l'excellent reportage réalisé ce matin dans les rues de Bangui par Frederic Dufour (photos) et Patrick Fort, de l'AFP. Un expatrié français, que j'ai joint par téléphone, en début d'après-midi, me disait que les "Séléka" ont tenté de planquer de nombreuses armes ou de se faire passer pour des policiers et des gendarmes dont ils auraient volé les uniformes.

 

Près de l'aéroport de Bangui, une douzaine d'hommes sont allongés par terre, bras sur la tête, devant une foule survoltée. Près d'eux, des lance-roquettes, des fusils AK-47, et quelques couteaux. Ce sont des combattants Séléka qui viennent d'être désarmés par les soldats français. Suivant les ordres reçus, les militaires français les relâchent presque aussitôt. Quelques instants plus tard, des tirs éclatent près des soldats. Ils ripostent aussitôt et se lancent dans une manœuvre d'encerclement du quartier par des chemins de terre, entre les maisons en bois. Les échanges de tirs sont nombreux: mais il n'y pas de blessé côté français, et il ne semble pas y en avoir parmi les Séléka.

bnagui3.jpg

Au PK4 (point kilométrique 4), un quartier situé non loin du principal marché de Bangui, trois VAB (véhicule blindé) et un camion français avancent lentement sur l'avenue Boganda et s'arrêtent devant une fabrique de savon. En soutien, un hélicoptère de combat tournoie en permanence au dessus de la patrouille française.
"Nous allons d'un point A à un point B, en contrôlant tous les véhicules, en contrôlant certaines maisons, en faisant du +rens+ (renseignement)", explique l'adjudant Ludo. "On prend toutes les armes", souligne-t-il. "Les machettes sont considérées comme des armes aussi, on les confisque", précise le sous-officier.
Plusieurs centaines de personnes sont massées autour de la fabrique de savons, propriété d'un homme d'affaires musulman. Selon les habitants, c'est un "repaire Séléka", une "cache d'armes". "Il y avait beaucoup de Séléka ici. Hier, ils ont tiré vers 4h du matin", affirme Bienvenue Goh, une secrétaire résidant dans le quartier.
"Le soir, ils sortent et ils tuent les hommes jeunes. Ils nous ont traité comme des cafards pendant des mois. Il faut fouiller et prendre les armes", assure-t-elle. "Il y a des armes!", crie la foule, pendant que les militaires français pénètrent prudemment dans l'enceinte, en formation de combat, fusil Famas épaulé, et en se couvrant mutuellement. Le gardien, vêtu d'une djellaba blanche, Oumar Otar Oumar, parle à peine français et pas le sango, la langue nationale. Il se dit Tchadien, affirme ne pas avoir les clés du bâtiment intérieur et il jure qu"il n'y a pas d'armes". Le lieutenant Frédéric ordonne à un de ses hommes: "Tu lui dis qu'il ouvre, sinon on défonce" la porte de l'entrepôt. Un autre gardien, Abdelnasser Abakar proteste: "Nous sommes musulmans, alors la population nous accuse".
Par terre, des douilles de Kalachnikov, des Rangers, et, accrochés à une fenêtre, des gris-gris censés protéger des balles. L'attirail habituel des combattants de la Séléka. Finalement, les soldats français pénètrent dans la fabrique artisanale. Le sergent-chef John découvre trois munitions de Kalachnikov, des lits de camp et quelques papiers du gardien. Les papiers sont photographiés. Un des propriétaires arrive. Son explication: "On payait deux Séléka pour nous protéger. 15 000 F CFA par jour chacun (20 euros). Ils sont partis", assure-t-il. Le lieutenant Frédéric n'est pas dupe: "On est passé ici il y a quelques jours jours, il y avait beaucoup de Séleka. On le sait. Ma

bangui2.jpg

intenant, est-ce qu'ils sont encore là, c'est autre chose..."
Sur l'avenue, trois musulmans, apparemment des commerçants, sont contrôlés. L'un d'eux a un pistolet. L'arme lui est arrachée. La foule crie sa joie mais manifeste aussi sa déception, voire sa colère de constater que les soldats français n'ont pas trouvé d'armes dans la savonnerie. "Ca sert à quoi qu'on doigte (désigne) les maisons s'ils ne font rien. Ce soir, les Séléka vont revenir nous tuer pour se venger. Il faut fouiller encore. Il y a sûrement des Séléka en civil qui nous observent et vont nous doigter à leur tour".
Le lieutenant Frédéric se veut rassurant: "On désarme". "Avant, les Séléka avaient des armes, maintenant ils n'ont plus le droit. Si on les voit, on les arrête. Ca va changer. Ils ne pourront plus faire ce qu'ils faisaient avant, ils le savent".
Au marché Lakouanga, commerçantes et clients sont revenus timidement: "Ca fait plusieurs jours qu'on n'était pas sortis. On a pris des risques mais on a faim. Avec les militaires français on est un peu plus confiants, mais je n'ai pas pu me réapprovisionner", assure Elise Nzalé devant quelques tomates en partie pourries. "Ce n'est pas assez pour vivre". Arlette Papaye, une cliente, se plaint: "il faut que les Français sortent des axes et aillent dans les quartiers. Sinon, ca sert à rien. Il faut que les Français fassent partir les Séléka".
Près de 1.600 soldats français sont en Centrafrique depuis dimanche pour faire cesser les massacres de civils, désarmer les milices. Leur mission, qui ne fait que débuter, s'annonce longue et laborieuse. Avec des risques de cas de lynchage de la part d'une population excédée, et le cycle infernal des représailles.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:45
Opération Serval convoi logistique entre Gao et Kidal (photo EMA)

Opération Serval convoi logistique entre Gao et Kidal (photo EMA)

 

6 décembre, 2013 Frédéric Lert

 

« La logistique était un élastique tendu au maximum avec des rustines. On se disait pourvu que ça ne casse pas…  ». Parmi les différents aspects de Serval évoqué lors du colloque organisé à l’Assemblée nationale (voir la première partie), la logistique a occupé une place importante. On a beaucoup évoqué à propos de l’opération au Mali les élongations considérables entre le France et le Mali, puis au cœur même du pays entre Bamako et Gao, Tombouctou et finalement Kidal et Tessalit. L’image de l’élastique, donnée par le général Barrera et que nous rapportons en introduction, résume finalement bien l’affaire. Le général Barrera qui a eu également l’occasion de rappeler que « le soutien de l’homme était très sommaire. Mais aucune impasse n’avait été faite sur le soutien santé. Le maillage des postes était pensé systématiquement avant chaque opération et on n’a perdu aucun homme arrivé dans un PC santé. On était guidé, portés presque, par un sentiment de victoire. Les hommes se sont donnés à fond : les interventions mécaniques se faisaient la nuit (…)  ».

 

Le général Brethous, commandant le CPCO, a rappelé quant à lui en quelques chiffres l’effort logistique consenti, au moment même où la France poursuivait une autre action majeure avec son désengagement  de l’opération Pamir en Afghanistan :

 

« Serval, cela a été 360 rotations de gros porteurs et quatre navires pour transporter tous les hommes et 20.000 tonnes de fret. En cinq semaines, nous avons envoyé au Mali 11.000 tonnes de fret, l’équivalent de ce qui avait été retiré d’Afghanistan en un an. Un quart de ce transport stratégique a été fourni par nos alliés ».

 

La logistique a d’ailleurs fait l’objet d’arbitrages constants : des citernes de 30m3 ont ainsi été chargées en priorités sur le Dixmude, avant des VBCI qui ont du attendre le navire suivant. « La log a su faire des miracles et s’adapter sans cesse au terrain et à la situation » a rappelé un autre intervenant. « Dans les Adrars, le service des essences est parfois tombé à seulement 24 heures de stocks pour les unités engagées. On était en flux très tendu… Et nous n’étions pas toujours très tranquilles avec les convois de ravitaillement de 50 camions qui partaient de Bamako pour remonter vers le nord, protégés simplement par un peloton de 10RC… »

 

Le général Capsar-Fille-Lambie, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes rappelait quant à lui que le soutien des opérations dans les Adrars nécessitait onze rotations d’avions de transport tactique par jour, dont deux pour approvisionner les troupes en eau (à raison de 10 litres d’eau par homme et par jour). Environ la moitié de ce travail logistique était assuré par les alliés. Le regret en la matière étant bien entendu l’absence de l’A400M, qui aurait permis de relier directement la France au nord du Mali. Au lieu de quoi les avions stratégiques devaient se poser à Tombouctou et passer le relai aux avions tactiques chargés du « brouettage » vers le nord du pays (13000 tonnes de fret transportées ainsi dans le premier mois des opérations).

 

Gageons que toutes ces considérations sont dans les esprits des planificateurs de l’opération Sangaris qui débute en Centrafrique. Avec toujours la même équation pour réussir la manœuvre logistique : mobilisation des moyens militaires aériens et navals, contrats d’affrètement auprès de sociétés civiles, mais aussi (pour ceux qui avaient pu en douter et en douteraient encore…) rôle essentiel du prépositionnement des forces en Afrique même. Ce qui aura permis à certains, au Mali hier comme en Centrafrique aujourd’hui, de relier le théâtre des opérations par la route.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:45
Patrouille de la mission Boali en RCA le 4 décembre (crédits: EMA/ECPAD)

Patrouille de la mission Boali en RCA le 4 décembre (crédits: EMA/ECPAD)

Patrouille de la mission Boali en RCA le 4 décembre (crédits: EMA/ECPAD)

 

6 décembre, 2013 Guillaume Belanb (FOB)

 

Le feu vert de l’ONU (Résolution 2127) vient d’être donné pour une intervention armée française en République Centrafricaine (RCA). Les effectifs français (mission Boali), déjà présents sur place vont bientôt monter à 1200 en Centrafrique.

 

Quelle mission ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses ne sont pas claires. Oui le mandat de l’ONU l’est : la France soutiendra les forces africaines, la MISCA. Le ministre de la défense qualifie l’opération de « ponctuelle et ciblée », parlant même d’opération « coup de poing », de 6 mois maximum.

 

Mais est-ce réaliste ?

 

Un absent étonne : aucun plan de stabilisation du pays à long terme ne semble être prévu. Pour mémoire, tous les derniers engagements militaires dans des états faillis en disposaient. Que l’on pense à l’Afghanistan, où la machine otanienne formait police et militaires tout en finançant nombre de projets de reconstruction. Pour le Mali, le projet EUTM (formation de l’armée malienne) était en préparation bien avant le lancement de l’opération Serval, qui l’a accéléré et viabilisé. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, l’opération Licorne a au final permis une normalisation de la vie politique et du fonctionnement de l’Etat ivoirien. Mais en Côte d’Ivoire, les institutions, même imparfaites, existaient. En RCA, rien de tout cela, tout est à reconstruire. L’État centrafricain est quasi-inexistant. Même une mission de formation des forces de sécurité de RCA serait un coup d’épée dans l’eau tant les attributs et fonctionnements d’un état sont défaillants.

 

Combien de temps ?

 

Les 6 mois d’ « opération coup de poing » (« hit and run ») font sourire… Les Français, au sein de la mission Boali sont déjà là depuis 2002, soit plus de 10 ans. Une décennie, c’est également le temps du déploiement français en Afghanistan, 10 ans qu’il aurait fallu multiplier par trois pour donner à Kaboul l’espoir d’un semblant de stabilité. Au Mali, le retrait est systématiquement repoussé. Au final, tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaitre que la présence de 400 soldats français sera insuffisante. Le bilan de Serval c’est aussi ça, l’installation d’une nouvelle force prépositionnée, soit un GTIA (800 soldats minimum et ses soutiens) sur le long terme.

 

Une décennie, c’est également la durée de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, lancée en 2002. La France y dispose encore d’un état-major et deux unités de combat et leurs soutiens, soit près de 500 soldats. Quant au Tchad, la mission Épervier a été mise en place en… 1986!

 

Alors que la RCA s’annonce être l’État le plus failli dans lequel la France va intervenir, comment les politiques français peuvent-ils apparaître aussi naïfs sur la durée et la nature de l’engagement ? Le temps politique n’est visiblement pas le même pour tous… Le succès de l’étoffe de chef de guerre, qui va si bien au Président de la République, se définirait-il par la seule fulgurance de l’action militaire ?

 

La raison pourrait revenir aux Parlementaires, qui doivent êtres consultés, au bout de 4 mois d’engagement.

 

L’engagement militaire

 

Bonne nouvelle, le théâtre de la RCA ressemble à celui du Mali, au moins dans ses conditions d’engagement. Sous chapitre 7 (recours à la force), la France est seule aux manettes, libre de ses décisions et de ses mouvements, à la différence d’un scénario afghan proche de l’immobilisme. Bonne nouvelle encore, les soldats français sont surentraînés avec de multiples opex au compteur (Afghanistan, Mali, Côte d’Ivoire…) et décomplexés de l’engagement du feu.

 

Oui, l’ennemi ne sera pas le même : après le djihadiste illuminé, les militaires vont là lutter contre des bandits de grands chemins très légèrement armés… Ce qui va poser d’autres difficultés : l’identifier pour le combattre. Car, à n’en pas douter, les coupeurs de routes vont vite détaler dès l’arrivée des premiers blindés et perpétrer des actions loin des regards français. Sans parler de l’implication compliquée mais inévitable entre milices pro-régime (Séléka) et anti-balaka.

 

L’opération Sangaris devrait au final se transformer en mission de police intérieure, bien loin d’un véritable engagement armé.

 

Et si dans un premier temps, les soldats français vont sécuriser la capitale et les grands axes, il faudra bien venir au secours de la population qui sera, à n’en pas douter, prise à partie dans les endroits plus reculés. C’est là une mission de contrôle de zone dans un pays plus grand que la France. 1200 soldats apparaîtront vite insuffisants. Problème, nos ressources militaires sont maintenant limitées, LPM successives et autre RGPP y ont veillées. La multiplication des opérations risque par ailleurs de faire surchauffer des armées déjà très sollicitées.

 

Autre constat : il est bien loin le Livre Blanc de 2008 qui remettait en question les forces pré-positionnées françaises en Afrique! Aujourd’hui encore, on se réjouit de la richesse de ce dispositif. Le général français Soriano, qui commande l’opération Sangaris arrive du commandement des forces françaises au Gabon (FFG) avec des parachutistes. Les appuis français en Afrique (Gabon, Tchad…) sont déjà mis à contribution.

 

Les forces africaines

 

On ne peut que se réjouir de la prise de conscience des pays africains à vouloir assurer leur propre sécurité. Reste que la force d’Afrique Centrale (FOMAC), qui va devenir la mission africaine pour la sécurisation de la Centrafrique (MISCA) et qui devrait se muer en force de maintien de la paix, est notoirement insuffisante, sous-équipée et sous financée, comme le reconnaît le secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon lui même. On peut tout de même saluer l’implication des forces tchadiennes qui ont montré leur efficacité durant l’opération Serval. Et surtout celle du Maroc, Rabat vient d’annoncer qu’il envoyait un contingent des FAR (Forces armées royales). L’objectif de déployer 6000 casques bleus est plus que louable et nécessaire. On peut cependant douter de son réalisme quand l’on constate que la MISCA n’arrive pas aujourd’hui à remplir son quota de 4000 soldats…

 

La France seule en Afrique

 

Côte d’Ivoire, Mali, maintenant RCA, la France se retrouve contrainte d’assumer un rôle qu’elle fuit pourtant, celui de gendarme de l’Afrique. Pire, c’est un rôle que l’ensemble de la communauté internationale, Afrique comprise, ne conteste pas mais conforte.

 

L’Union Européenne, qui aurait là une nouvelle occasion de manifester sa solidarité, brille une de fois de plus par son absence. Au mieux, une aide financière sera apportée. Même nos alliés les plus solides, à savoir les Britanniques ou les Américains, comptent bien rester à bonne distance de sécurité. Londres a même  annoncé qu’elle n’enverrait aucun soldat, tout au mieux un C-17 pour la logistique… A croire que tous considèrent qu’il s’agit d’une affaire franco-française ! Mais où sont les Battle Group (GT1500) que l’Europe salue haut et fort comme une réussite ?

 

Plus que d’indépendance stratégique, c’est plutôt dans une grande solitude stratégique que la France, aujourd’hui, se retrouve!

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:55
French DGA orders initial MMP missiles from MBDA

 

 

9 December 2013 army-technology.com

 

MBDA has received a contract from the French Defence Procurement Agency (DGA) for production and delivery of Missile Moyenne Portée (MMP) medium-range missile to the French Army.

 

The contract will see the company will manufacture a total of 400 launchers and 2,850 missiles. The value of the deal has not been disclosed.

 

The missiles delivered under the contract are expected to replace the army's existing MILAN wire-guided anti-tank system from 2017, and will be employed by both front-line combat units and Special Forces.

 

MBDA CEO Antoine Bouvier said the contract will contribute to maintaining important skills in the French missile sector with its numerous sub-contractors, including Sagem for MMP.

 

"Calling on its 40 years of experience in the ground combat missile domain, MBDA has conceived a new generation missile, which combines all the requirements expressed by the French Army and highlighted by the unique operational experiences gained from its activities in Afghanistan, as well as in Africa and Asia," Bouvier said.

 

''I am confident in the export potential of this new programme, which in the next ten years should represent several times the size of the order concluded with France.''

 

Under development by MBDA Systems since 2009, the MMP is a lightweight, next-generation surface attack missile system designed for destruction of both stationary and moving ground targets, including tanks, armoured and non-armoured vehicles and infrastructures with minimum collateral damage.

 

The man portable missile can be fired from portable firing posts, battlefield vehicles and army aviation platforms, and feature both fire and forget, and man in the loop capabilities, which enable the operators to immediately move to another position after firing, and accurately neutralise various types of targets encountered on all theaters of operation, respectively.

 

An initial batch comprising 175 launchers and 450 missiles will be handed over to the French Army by 2019, while delivery of remaining units remains undisclosed.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:45
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9 déc. 2013 Crédit : EMA / armée de Terre

8 décembre 2013, montée en puissance du détachement aéromobile de l'opération Sangaris :
- 2 hélicoptères d'attaque Gazelle de l'armée de Terre;
- 4 hélicoptères de manœuvre Puma de l'armée de Terre;
2 hélicoptères Fennec de l'armée de l'Air

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 13:30
Centrafrique : le désarmement des milices par les soldats français a commencé

 

09 décembre 2013 12h45 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le désarmement en Centrafrique des groupes de miliciens par les soldats français déployés dans la capitale Bangui a débuté lundi matin et se passe plutôt bien, a indiqué à Paris l'état-major des armées.

 

Nous savions que nous pouvions aller sur quelque chose de très dur, je crois qu'en face ils l'ont compris et que les choses se passent plutôt bien, a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

 

Sur certains points, les groupes armés ont décroché et sont rentrés dans leurs casernes, sur d'autres, ils ont déposé les armes, a-t-il souligné.

 

Vers 11H00 locales, un individu a tiré en direction de l'aéroport et les militaires français ont répliqué. Il y a eu un tir et une riposte, a précisé le colonel, selon qui les soldats n'ont rien retrouvé après l'échange de tirs.

 

A l'entrée nord de Bangui, au point dit PK12, quand nous sommes arrivés, ils y avaient encore des individus en armes, ils ont accepté de désarmer, a-t-il ajouté.

 

L'état-major avait fait état dimanche d'une tension palpable entre soldats français et groupes armés dans les rues de Bangui, à la veille du début du désarmement.

 

Des soldats congolais, tchadiens et guinéens de la force africaine, la Misca, participent de façon autonome à ces opérations dans la capitale, a souligné le porte-parole. A Bossangoa, dans le nord-ouest, où les soldats français sont arrivés ce week-end, la présence d'éléments de la Misca avait permis depuis quelques jours de sécuriser la ville, a-t-il indiqué.

 

Evoquant le désarmement par les militaires français, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a souligné lundi la difficulté de la tâche en raison de la tactique des miliciens consistant à se fondre dans la population civile.

 

Ce n'est pas un travail facile mais nos militaires sont très, très professionnels et préparés. La difficulté c'est que beaucoup d'ex-Séléka ont enlevé leur treillis et se sont mis en civil (...) et il est difficile de reconnaître les individus, a déclaré M. Fabius sur la radio France Inter, en référence à l'ancienne rébellion.

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé dimanche la fin de la période d'impunité pour les groupes armés qui terrorisent la population depuis plusieurs mois. Tout le monde pose les armes, ou on utilise la force pour les faire poser, avait-il insisté.

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 13:16
source JDD

source JDD

 

09 décembre 2013 12h23 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Des échanges de tirs ont éclaté lundi en fin de matinée près de l'aéroport de Bangui entre des hommes armés et des soldats français chargés de désarmer les milices en Centrafrique, ont constaté des photographes de l'AFP.

 

Ces tirs ont cessé après quelques minutes selon ces photographes, qui n'ont pas vu de militaires français atteints lors de la fusillade. Ces incidents ont éclaté au premier jour de l'opération de désarmement promise par la France pour rétablir la sécurité en Centrafrique.

 

Un photographe a également vu ces mêmes soldats désarmer deux combattants dans le secteur.

 

A Paris, l'état-major des armées françaises a indiqué que les opérations de désarmement ont commencé lundi et estimé que les choses se passent plutôt bien.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:45
photo EMA ECPAD

photo EMA ECPAD

 

 

9 décembre 2013 à 09:20 Liberation.fr (AFP)

 

En moins de 48 heures la France a déployé en Centrafrique des troupes aguerries, rodées aux crises africaines, qui dès lundi commenceront à désarmer les milices qui ont plongé le pays dans la terreur et reprendre le contrôle du terrain.

 

A compter de lundi «la période d’impunité est terminée, on entre dans une phase où on pose les armes. Tout le monde pose les armes», a insisté le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Un millier de soldats français ont rejoint durant le week-end le 600 déjà sur place. Le gros des unités mobilisées appartient à la 11e brigade parachutiste habituée des situations d’urgence. Des hommes de l’infanterie de marine avec une longue expérience de l’Afrique. Une force très mobile, équipée de blindés légers, type VAB et VBL, dotés de mitrailleuses lourdes ou de canons de 20 mm, qui ont pris position dans plusieurs villes du pays.

 

A peine sur place, les paras vont devoir entamer leur bras de fer avec des groupes armés disparates, des miliciens aux uniformes dépareillés, qui terrorisent la population depuis des mois.

 

L’objectif est de les désarmer au plus vite pour faire cesser les exactions. «Quels que soient les groupes armés, dès lors qu’il y aura une hostilité à notre encontre ou contre la population, ils seront considérés comme hostiles, à l’instant même», résume le porte-parole de l’état-major des armées, le colonel Gilles Jaron.

 

En clair, soit les ex-rebelles de la Séléka et les miliciens de tous bords se soumettent, soit les militaires utiliseront leur puissance de feu. Montrer sa force pour faire plier l’adversaire. En attendant, les soldats français et les groupes armés se croisent et se jaugent dans les rues de Bangui, où les unités françaises ont renforcé leurs patrouilles.

 

Les Français devront agir dans un pays en pleine anarchie. En milieu urbain, propice aux embuscades, comme dans l’est du pays, où les villageois se sont réfugiés par milliers dans la brousse pour échapper aux massacres. «Sur le plan tactique nos soldats savent faire. Il va falloir s’interposer, repérer les endroits où les milices frappent, les raisonner ou les neutraliser», souligne Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense.

 

Aller au contact des groupes armés

 

L’opération a été préparée de longue date et les services français ont une connaissance approfondie du pays, de ses réseaux et de ses composantes. Les paras peuvent également compter sur la coopération d’une grande partie de la population lassée des tueries, qui les a accueillis en sauveurs.

 

Après avoir établi des points d’appui, à Bangui, Bouar ou Bossangoa (est), les militaires français vont rayonner pour étendre peu à peu leur contrôle aux zones alentours. Comme ils le font depuis des mois au Mali.

 

Hérité d’un siècle de colonisation et des conflits post-coloniaux, le savoir-faire africain des militaires français, c’est aussi «aller au contact». Au contact de la population et des responsables locaux, pour s’appuyer sur les liens familiaux, religieux ou communautaires. Au contact aussi des groupes armés pour établir un rapport de forces. «On enverra des commandos de marine pour leur faire comprendre qu’il faut qu’ils arrêtent sinon on utilisera la force. Il y a un vrai savoir-faire psychologique», note Pascal Le Pautremat.

 

La guerre des nerfs a également commencé dans le ciel, avec le passage quotidien au dessus de Bangui ou de Bossangoa de patrouilles d’avions Rafale venus du Tchad, pour dissuader l’adversaire. Et la force française dispose déjà dans la capitale de huit hélicoptères (2 Fennec, 4 Puma, 2 Gazelle), qui ont montré leur efficacité lors des combats en Libye.

 

En face, les miliciens disposent de beaucoup d’armement léger, de fusils d’assaut, de mitrailleuses fixées à l’arrière de pick-up, ou de lance-roquettes type RPG. Et leur capacité de nuisance reste intacte.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:01
photo XAVIER-YVON - JDD

photo XAVIER-YVON - JDD

"La période d'impunité est terminée", avait prévenu le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dimanche. Le désarmement des milices a commencé en Centrafrique, rapporte lundi l'envoyé spécial d'Europe 1 à Bangui et comme en témoignent les photos qu'il a pu prendre sur le terrain.

Centrafrique : le désarmement a commencé

Depuis le mois de mars dernier, la Séléka, une coalition à majorité musulmane et les "anti-balaka", des milices chrétiennes se déchirent. Les membres de la Séléka, qui a renversé le président François Bozizé, sont haïs des habitants, qui les voient le plus souvent comme des "occupants" venus du Tchad et du Soudan voisins.

Centrafrique : le désarmement a commencé

Les ex-Séléka, majoritairement musulmans, évoluent en armes, face aux "anti-balaka", "anti-machettes" en langue sango, favorables à l'ancien régime, présents en brousse ou infiltrées dans les quartiers.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:55
Le premier simulateur de vol de l’hélicoptère NH90-TTH

Le premier simulateur de vol de l’hélicoptère NH90-TTH

 

09/12/2013 DGA

 

La DGA a réceptionné le premier simulateur de vol de l’hélicoptère NH90-TTH le 18 novembre 2013. Il a été livré au centre de formation interarmées (CFIA) du Luc-en-Provence. Les équipages de l’armée de terre et de la marine ont commencé le jour même à l’utiliser.

 

Ce simulateur est de type « Medium Range Training Device » (MRTD) qui se caractérise par un très haut niveau de représentativité. Il permet aux forces de réaliser une part importante de la formation en simulation et de minimiser le complément nécessaire sur hélicoptère.

 

La France a commandé six simulateurs au travers d’un marché multinational passé par l’agence OTAN NAHEMA (agence en charge du développement, de la production et du soutien de l’hélicoptère NH90) :

- 3 MRTD en version TTH ;

- 2 MRTD en version NFH (avec un simulateur de la console tactique) ;

- 1 « Full Flight Simulator », sur vérins, pour le CFIA.

 

La Finlande a également décidé de rejoindre ce contrat pour l’acquisition d’un MRTD en version TTH.

 

Au-delà de la formation initiale, ces moyens permettront également aux équipages de s’entraîner dans un environnement tactique complexe et extrêmement réaliste, avec jumelles de vision nocturne ou visuel de casque et en utilisant l’ensemble de ses équipements de mission (radar, FLIR, système de contre-mesures…).

 

Ce simulateur est équipé d’un dôme “partiel” de 7,3m de diamètre conférant un champ de vue de 210° en horizontal et de 67° en vertical.

 

Ce simulateur, produit par la société Sogitec à Bruz, a été développé et livré en moins de 22 mois.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:08
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine

 

 

09.12.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2013, l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) a passé la frontière Centrafricaine, après avoir débarqué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude le 1er décembre dernier.

Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:45
Lundi, c'est désarmement à Bangui, dixit Jean-Yves Le Drian


08.12.2013 par Philippe Chapleau - Ligne de Défense
 

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Jean-Yves Le Drian, ce soir sur RTL, a annoncé que "le désarmement, ça commence demain". L'armée française va donc procéder à une manœuvre délicate, périlleuse mais inévitable.

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Selon le ministre: "Tout le monde pose les armes; sinon, on demande gentiment puis on utilise la force". La France aurait déjà demandé le cantonnement des unités "qui répondent au président Djotodia". Mais la Séléka dans ses casernes, ça n'est pas gagné. Quant aux incontrôlés, ils risquent de mal prendre toute tentative de confiscation de leur outil de travail.

L'annonce ministérielle a de quoi surprendre mais elle constitue d'abord une mise en garde aux groupes criminels et incontrôlés qui pourrissent la situation locale. L'armée française dispose désormais de 1600 soldats dont environ 1 200 sont disponibles pour mener des opérations offensives. 

bangui1.jpg

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

09 décembre 2013 à 07:30 Par RFI

 

La colonne de l'armée française qui était partie il y a deux jours du Cameroun est entrée ce dimanche 8 décembre au soir dans Bangui, après un passage à Bossombélé, à environ 150 km de la capitale. L'armée française était attendue depuis longtemps par la grande majorité des Banguissois qui vivent dans la peur depuis le début des violences.

 

C’est la fin de l’après-midi ce dimanche 8 décembre. Le soleil est déjà bas sur l’horizon. La colonne de blindés fait route vers Bangui et, comme à Bouar, comme à Bossembélé, la foule accueille les militaires français, les femmes dansent, les hommes font le « V » de la victoire.

En sens inverse, nous croisons des hommes en armes et des pick-up à plusieurs reprises. A quelques kilomètres de Bangui, un petit convoi de motos chinoises rutilantes sur lesquelles ont trouvé place des soldats non-identifiés, lunettes miroir et kalachnikovs en bandoulière.

Un dernier point de passage et la colonne entre dans Bangui. La colonne française s’engage sur le boulevard de l’Indépendance. C’est le silence. L’artère est quasiment déserte.

Devant le portail rouge de l’Assemblée nationale, une paire de chaussures abandonnées... et une odeur de mort. La nuit tombe sur la ville, un hélicoptère de l’opération Sangaris survole la capitale à basse altitude.

 

→ A (RE)LIRE : Malgré la présence française, Bangui vit dans la peur

Un peu plus tôt à Bossombélé

 

A Bossombélé, les militaires français n’avaient fait que passer et il n'y a eu aucune patrouille militaire en ville. Ils ont bivouaqué dans la cour d'une l’école mais la nouvelle de leur arrivée s’est vite répandue et les habitants qui s’étaient réfugiés dans la brousse ces derniers temps pour fuir les violences des milices Seleka ont commencé à revenir. « Lorsque ça a commencé à péter nous sommes partis dans la brousse, raconte un habitant. Dès que j’ai su qu’il devait y avoir un déploiement des forces françaises j’ai dit à ma famille qu’on pouvait sortir. »

Quand l’armée française apparaît, les habitants sont rassurés mais les récits des violences sont sur toutes les lèvres. « Vous devez rester avec nous sinon la même chose va se répéter », déclare un autre homme, un fonctionnaire de Bossombélé, revenu dans la ville à la faveur de l'entrée des militaires français. A ses côtés, un jeune peul qui craint que les anti-Balakas viennent attaquer son village. « Ils ont peur ! témoigne-t-il, nous sommes des bergers et nous vivons dans la brousse où il y a moins de sécurité. On peut y massacrer les femmes et les enfants.»

 

→ à (re)lire : Michel Djotodia appelle ses éléments à regagner les casernes

 

Le déploiement de l’armée française suscite beaucoup d’attentes mais avec 1600 hommes, celle-ci ne pourra pas être partout et ne pourra pas tout faire.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:45
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma

 

 

06.12.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Le 6 décembre 2013, des hélicoptères Puma des forces françaises au Gabon (FFG), en provenance de Libreville se rendent à Bangui en Centrafrique. Ils sont ravitaillés en carburant par une citerne protégée par l’escadron d’aide à l’engagement (EAE). L’EAE, débarqué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude le 1er décembre à Douala au Cameroun, a franchi la frontière Centrafricaine dans la nuit du 6 au 7 décembre.

Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:14
Sangaris: point de situation du 8 décembre

 

 

08/12/2013 19:41 Sources : EMA

 

L’effectif global de l’opération Sangaris est aujourd’hui de 1600 militaires.

 

La montée en puissance de la force se poursuit avec l’arrivée de France par Antonov d’un détachement de deux hélicoptères Fennec de l’armée de l’Air en provenance des bases d’Orange et de Villacoublay.

 

En dehors de la capitale, l’escadron d’aide à l’engagement (EAE), qui avait été acheminé par le BPC Dixmude, est arrivé hier soir à Bossembele.

 

L’axe Bouar / Bossembele a été ouvert, sans que la force ne soit freinée par aucune résistance.

 

Vers le nord, un détachement d'une centaine de militaires en provenance de Bangui a conduit une reconnaissance jusqu’à la ville de Bossangoa, dans laquelle il est entré dans la nuit du 7 décembre. Les militaires de la force Sangaris n'y ont observé aucune trace récente de combat, ils ont pu constater un nombre important de réfugiés.

 

Dès le lendemain, le général Soriano, commandant la force Sangaris, s’est rendu à Bossangoa pour évaluer la situation. Il y a rencontré les autorités civiles locales.

 

Si un calme relatif semble s'imposer, la situation sécuritaire reste tendue. Les milices manifestent par ailleurs une tension de plus en plus palpable à l'approche des troupes françaises.

 

Dans Bangui, la force continue ses patrouilles sur les axes principaux. Elle poursuit également les patrouilles à pieds, dont certaines sont conduites avec la FOMAC (future MISCA).

 

Parallèlement, les patrouilles de Rafale se sont poursuivies avec ce matin un vol effectué au-dessus de Bangui et de Bossangoa signifiant aux groupes armés la détermination de la force Sangaris  à faire cesser les combats.

 

L'activité aérienne se densifie avec désormais les vols d'hélicoptères Puma, Gazelle et Fennec.

 

Les militaires de l'opération Sangaris poursuivent leur mission. Ils s'affirment comme une force impartiale qui traitera de la même manière tout groupe armé susceptible de se montrer hostile.

Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:57
Video - Opération Sangaris : Patrouille à pieds dans Bangui

8 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:55
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée

08.12.2013 par RP Defense

 

Fêté le 4 décembre, sainte Barbe est la patronne des artilleurs. Chaque année le musée de l'Armée organise, en collaboration avec l'Ecole d'Artillerie de Draguignan et sa fanfare, un week-end festif mèlant performances, reconstitution et présentation de matériels militaires.

 

La Sainte-Barbe - Musée de l'Armée

Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
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Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: montée en puissance de la mobilisation militaire franco-africaine

 

07 décembre 2013 à 21:52 Par Olivier Fourt -  RFI

 

Les forces militaires françaises intervenant en République centrafricaine dans le cadre de l’opération «Sangaris» atteindront 1 600 hommes ce samedi soir, a annoncé François Hollande, le président français. L’Union africaine a pour sa part annoncé que la force multinationale africaine allait passer de 3 500 hommes initialement prévus à 6000. Une montée en puissance de la mobilisation internationale très attendue dans le pays, en proie à d’intenses violences depuis plusieurs jours.

 

Vols, exécutions, viols : les habitants du quartier Combattant ont durement payé le prix de la crise. Ils le rappelaient, pendant la progression de la patrouille française, ce samedi 7 décembre. On comprend alors la liesse avec laquelle la foule a accueilli la patrouille française.

Une nuée de jeunes qui chantaient a accompagné les militaires. Certains levaient des branchages en signe de paix. Les femmes ont étendu leurs pagnes à terre, sous les pas de la patrouille. Certains ont applaudi. Une femme, une vieille, a levé le poing en signe de soutien.

 

→ A (RE)LIRE : Sommet de l'Elysée: ce qu'il faut retenir de la dernière journée

 

La liesse est immédiatement retombée lorsque la patrouille a rejoint la route bitumée où elle a croisé un 4X4 de la Seleka. La nuée de jeunes s’est aussitôt dispersée dans le quartier. Le véhicule Seleka, lui, a fait demi-tour, mais des habitants ont dit leurs craintes de voir les ex-rebelles venir en représailles à la tombée du jour.

 

De l’enthousiasme, et beaucoup de frustration

A Bangui, on craint que les moyens manquent. Parmi les Banguissois, beaucoup pensaient que l’arrivée de l’armée française allait mettre un terme aux violences, que les Français allaient pouvoir neutraliser les Seleka, les désarmer.

 

→ A (RE)LIRE : Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

Mais en l’état actuel des choses, les militaires français n’interviennent que dans des situations que l’on pourrait qualifier de flagrants délits. Ils sont amenés à croiser des porteurs d’armes, qui ont peut-être commis quelque chose, quelques minutes plus tôt, ou qui s’apprêtent à commettre quelque chose, mais ils ne peuvent rien faire. L’autre frustration vient du fait que les attentes, les appels de la population et ce que les effectifs français permettent réellement de faire maintenant.

Après deux jours d’extrême violence, on assiste à une très timide reprise de la vie, en journée, dans les grandes artères de Bangui. Ce samedi matin, quelques personnes discutaient sur les pas-de-porte. Que très rares vendeuses de beignets avaient sorti leurs étals. Mais il n’y avait en revanche aucune voiture, et les commerces avaient baissé le rideau. Le marché combattant était vide.


Les forces françaises parties du Cameroun sont arrivées à Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique

L'armée française est entrée ce samedi 7 décembre en République centrafricaine.
Les hommes du 1er RHP ont été accueillis triomphalement à Bouar, dans l'ouest du pays. En octobre dernier, la ville a été le théâtre d’affrontements qui ont fait une cinquantaine de morts. Les habitants accusent la Seleka, et craignent la reprise des violences, dès le moment du départ des troupes françaises. Reportage de notre envoyé spécial, Olivier Fourt

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

 

Par

 

Les soldats français en Centrafrique seront 1600 dès ce samedi soir, a annoncé François Hollande, soit 400 de plus que les effectifs prévus. La mission, étendue au désarmement, durera "autant que nécessaire".

 

La mission de la France sera de contrôler les zones de violence, de désarmer les rebelles, de donner le contrôle aux autorités et de permettre la tenue d'élections.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

07 décembre 2013 à 19:01 Par RFI

 

lnitialement prévu avec 1 200 hommes, le dispositif français en Centrafrique va être renforcé de 400 soldats supplémentaires, soit à terme 1 600 hommes, pour une intervention que Paris souhaite rapide. Six cent cinquante soldats français patrouillent déjà dans les rues de Bangui où la population se terre toujours dans la crainte des violences. D’autres troupes ont franchi ce samedi, dans la matinée, la frontière entre le Centrafrique et le Cameroun, en direction de Bouar puis de Bangui.

 

On assiste à un début timide de reprise de la vie dans les grandes artères de Bangui. En début de matinée on pouvait voir des habitants discutant sur le pas des portes, des vendeuses de beignets sur le bord de la route et des marcheurs. Les voitures cependant étaient quasiment absentes. Les commerces, eux, restaient rideau baissé. Le marché Combattant ce matin était vide.

 

Les Français déployés sur les quartiers chauds

La Seleka reste encore maître du terrain dans le centre. Ses hommes, en tenue de combat sont installés aux bords des routes. Des 4 X 4 aux plaques d’immatriculation arrachées traversent la ville, avec leur chargement de combattants. Quand on s’approche de l’aéroport et du camp Mpoko où sont basées la Fomac et les forces françaises, les Selekas disparaissent. Les habitants sont plus nombreux à sortir. Un camp de fortune s’est même formé près de la base. Il regroupe des populations qui ont fui leur quartier.

 

→ à (re)lire : Mgr Nzapalainga: «La sécurité est assurée par les Français, la Seleka doit déposer les armes»

 

Ce matin, toutes les compagnies présentes à la base française ont été déployées vers des quartiers de Bangui, où des exactions ont été signalées. Des appels à l’aide venant des quartiers se poursuivent, avec toujours des violences contre des civils au porte-à-porte.

 

Venir en aide à la population

Le nombre des blessés se compte par centaines depuis le milieu de la semaine. MSF en a traité plus de 200 depuis 2 jours, et vient d'ouvrir un nouveau centre pour accueillir les cas les moins graves ainsi que les femmes enceintes. « Dès les premières journées nous avons concentré nos efforts évidemment, à aider l’hôpital communautaire qui est un hôpital où l’on pouvait installer notre équipe chirurgicale, explique Sylvain Groulx, chef de mission de RSF à Bangui. Depuis, nous avons ouvert aussi l’hôpital de Kassar pour les cas de petites blessures légères, ainsi que pour les femmes qui sont enceintes. Donc on invite justement les gens, s’ils peuvent sortir de la maison et se sentent en sécurité, à se rendre justement à l’hôpital de Kassar pour recevoir des soins légers…

Médecins sans frontières a également mis en place des petites cliniques mobiles, pour justement aider les populations qui se sont toutes regroupées ensemble auprès de l’aéroport de Bangui, ainsi que dans un centre communautaire confessionnel qui s’appelle Don Bosco, dans le quartier de Bongo, tout près du PK12.

Ce sont tout simplement des petites cliniques mobiles, où on va pouvoir faire la prise en charge des cas les plus graves, les plus importants, s’assurer qu’il n’y ait pas d’enfants qui meurent également du paludisme sévère ou d’infection respiratoire ».


■ Alain Boinet, de Solidarités International : « La solution est politique »

S’exprimant au micro de Nathalie Amar, au cours de l’émission spéciale de RFI en direct de l’Elysée où se tenait le sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, ce samedi à la mi-journée, Alain Boinet, fondateur de l'ONG Solidarités International a jugé que l’intervention française en République centrafricaine était une bonne chose, car « le président de la République a déclaré hier (vendredi 6 décembre, ndlr) que "la France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines". Ça, c’est l’urgence ».

Mais au-delà de l’urgence, le fondateur de Solidarités International insiste : « L’humanitaire et la sécurité, pour indispensable qu’elles soient, ne sont pas suffisantes. (…) L’intervention actuelle est déterminante pour les années qui viennent. (…) Il faut maintenant, au-delà des effets – que ce soit la sécurité ou l’humanitaire –, s’attaquer aux causes. »

Pour lui, il s’agit, « ensemble, avec les Centrafricains (de) se dire comment on va les régler. Sinon, on va être dans des interventions humanitaires et des interventions militaires à répétition. Et on n’en sortira jamais. La solution est politique. »

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:45
Sangaris: 1200 hommes selon l'EMA, 1600 selon François Hollande (actualisé)

 

07.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Au moins "cinq compagnies de combat" sont désormais présentes en RCA, avec l'arrivée ces dernières heures de 200 hommes supplémentaires, selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gille Jaron.

Or, lors d'une conférence presse de clôture du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique à Paris, le président de la République a déclaré: "Jeudi soir, il y avait 600 militaires français; hier (vendredi) soir, il y en avait 1 000; et ce soir, il y en aura 1 600 et ce sera l'effectif qui demeurera autant que nécessaire pour cette mission".

Le contingent dispose aussi de quatre hélicoptères Puma et de deux Gazelle.

Ces unités comprendraient une compagnie parachutiste du 6e bataillon d’infanterie de Marine (6e Bima) arrivée de Libreville, une compagnie du 1er RCP, deux compagnies des 3e et 8e RPIMa, une du 21e RIMa.

Une colonne de l'armée française, premiers renforts terrestres de l'opération "Sangaris" en Centrafrique, a fait, ce samedi, une entrée triomphale dans la ville de Bouar, dans l'ouest du pays. Dans cette colonne en provenance du Cameroun, on trouve l'UCL du 8e RPIMa et un contingent du 1er RHP, avec 150 hommes issus du 3e escadron et d’une partie du 1er escadron. Selon l'EMA, "les moyens de combat" de cette colonne ont entamé des missions de reconnaissance vers l'Est.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:14
centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

 

 

07 décembre 2013 12h53 Romandie.com (AFP)

 

CANTONNIER (Centrafrique) - Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Venue du Cameroun, une colonne d'environ 200 soldats français a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier (ouest de la Centrafrique), a constaté le journaliste de l'AFP, intégré dans le dispositif français.

 

Les soldats ont été salués par une foule en liesse massée le long de la route et qui criait Merci! Merci!.

 

C'est bon, c'est bon, c'est bon!, s'époumonait une femme, entourée de dizaines d'autres Centrafricaines, dansant, criant, applaudissant l'arrivée des militaires français, tandis que des enfants surexcités tapaient dans leurs mains.

 

Des hommes, eux, levaient le poing en signe de victoire. Il faut nous libérer!, lançait un passant en direction des militaires, juchés sur leurs camions et véhicules blindés.

 

Douaniers, policiers et quelques membres des forces de sécurité centrafricaines se mettaient au garde à vous au passage de la colonne française.

 

Près de 800 soldats français étaient déjà présents en Centrafrique, à Bangui, dans le cadre de l'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local), officiellement déclenchée jeudi soir après le feu vert de l'ONU.

 

Un contingent d'environ 350 hommes avait été débarqué la semaine dernière au Cameroun, en prévision d'une entrée par la route dans l'ouest de la Centrafrique. Le dispositif français, déployé en soutien à une force africaine sur place, devrait compter à terme environ 1.200 hommes, selon Paris

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:55
MBDA estime le potentiel de vente à environ 300.000 MMP sur toute la durée de vie du missile

MBDA estime le potentiel de vente à environ 300.000 MMP sur toute la durée de vie du missile

 

 

06/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG du missilier européen Antoine Bouvier vise la vente de 9.000 à 12.000 Missiles Moyenne Portée (MMP) en dix ans, dont environ 2.850 à la France. Sur toute la durée de sa vie, MBDA compte en livrer 300.000.

 

Le Missile moyenne portée (MMP) pourrait marcher sur les traces du succès à l'exportation du missile léger antichar Milan, son prédécesseur. Le PDG du missilier européen, Antoine Bouvier, y compte d'ailleurs fermement. "Nous comptons vendre entre 9.000 et 12.000 MMP en dix ans", annonce-t-il à La Tribune. En tenant compte bien sûr de la commande française, soit 2.850 exemplaires, dont 450 sur la période 2014-2019. Il se base sur un effet de levier de trois à quatre par rapport à la commande française.

 

Au-delà, le MMP, qui doit également remplacer le missile antichar Eryx, vise le marché de renouvellement du Milan, qui s'est vendu à plus de 350.000 exemplaires achetés depuis 1974 par 43 pays. L'Eryx s'est quant à lui vendu à plus de 50.000 exemplaires à huit clients. "Nous estimons le potentiel de vente du MMP à environ 300.000 exemplaires" sur toute la durée de la vie de ce programme, précise Antoine Bouvier.

 

Un contrat de 400 millions d'euros

 

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié mardi à MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP d'un montant de 400 millions d'euros, selon un communiqué de la DGA publié jeudi.

 

Ce programme participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9.000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:52
Les premiers renforts terrestres français pénètrent en Centrafrique

 

07/12/2013 à 12:37 Par lefigaro.fr avec AFP

 

Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, selon le journaliste de l'AFP intégré dans le dispositif français.

 

Venue du Cameroun, une colonne de l'armée française a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier. Les soldats ont été salués par une foule en liesse qui criait "Merci! Merci!".

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 22:45
Serval : point de situation du 5 décembre 2013

 

 

06/12/2013 18:57 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 28 novembre 18h00 jusqu’au jeudi 5 décembre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 90 sorties, dont une cinquantaine effectuée par les avions de chasse. Une trentaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport et une dizaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Samedi 30 novembre, vers 23h, une tentative d’infiltration terroriste a été décelée par les militaires français du détachement de liaison et d’appui (DLA) en appui du bataillon nigérien de la MINUSMA, stationné dans un camp de la MINUSMA à Ménaka, à l’Est de Gao. Après avoir été détecté, un suicide bomber a explosé à plus de 300 mètres au Sud-Ouest de l’entrée du camp alors que les autres individus qui constituaient le groupe se sont enfuis suite à la mise en œuvre d’artifices éclairants par le DLA. Le bataillon nigérien a déployé deux pick-ups en surveillance du camp, tandis que le DLA restait en appui dans la zone. Cet incident n’a fait aucune victime en dehors du suicide bomber.

 

Depuis le 1er décembre, le GTIA Korrigan poursuit ses patrouilles dans la région de Gao à la fois à l’est et à l’ouest du fleuve Niger, ainsi que dans la région de Kidal.

 

Le 3 décembre 2013, la force Serval a inauguré le marché de Gadeye dans le cœur historique de Gao. Placée sous la responsabilité des spécialistes des actions civilo-militaires du groupement Korrigan, la rénovation du marché annonce un retour à la vie normale et devrait favoriser la reprise des échanges commerciaux et les bonnes relations entre habitants.

 

Du 1er au 5 décembre, Monsieur Bied-Charreton, directeur administratif et financier (DAF) du ministère de la Défense, a rendu visite aux différents détachements français engagés au Mali. Il a rencontré les militaires de la force Serval à Bamako et Gao ainsi que ceux de la mission EUTM à Koulikoro. A Bamako, il s’est entretenu avec le général de division Foucaud commandant la force Serval et avec le commandant de la mission EUTM, le général de brigade Guibert. A Gao, après un passage au marché de Gadaye, il a visité deux projets de reconstruction en cours auxquels contribue la force Serval, les rénovations du palais de justice et de l’institut de formation des maîtres (IFM).

 

Environs 2800 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du 5 décembre 2013Serval : point de situation du 5 décembre 2013
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