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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: montée en puissance de la mobilisation militaire franco-africaine

 

07 décembre 2013 à 21:52 Par Olivier Fourt -  RFI

 

Les forces militaires françaises intervenant en République centrafricaine dans le cadre de l’opération «Sangaris» atteindront 1 600 hommes ce samedi soir, a annoncé François Hollande, le président français. L’Union africaine a pour sa part annoncé que la force multinationale africaine allait passer de 3 500 hommes initialement prévus à 6000. Une montée en puissance de la mobilisation internationale très attendue dans le pays, en proie à d’intenses violences depuis plusieurs jours.

 

Vols, exécutions, viols : les habitants du quartier Combattant ont durement payé le prix de la crise. Ils le rappelaient, pendant la progression de la patrouille française, ce samedi 7 décembre. On comprend alors la liesse avec laquelle la foule a accueilli la patrouille française.

Une nuée de jeunes qui chantaient a accompagné les militaires. Certains levaient des branchages en signe de paix. Les femmes ont étendu leurs pagnes à terre, sous les pas de la patrouille. Certains ont applaudi. Une femme, une vieille, a levé le poing en signe de soutien.

 

→ A (RE)LIRE : Sommet de l'Elysée: ce qu'il faut retenir de la dernière journée

 

La liesse est immédiatement retombée lorsque la patrouille a rejoint la route bitumée où elle a croisé un 4X4 de la Seleka. La nuée de jeunes s’est aussitôt dispersée dans le quartier. Le véhicule Seleka, lui, a fait demi-tour, mais des habitants ont dit leurs craintes de voir les ex-rebelles venir en représailles à la tombée du jour.

 

De l’enthousiasme, et beaucoup de frustration

A Bangui, on craint que les moyens manquent. Parmi les Banguissois, beaucoup pensaient que l’arrivée de l’armée française allait mettre un terme aux violences, que les Français allaient pouvoir neutraliser les Seleka, les désarmer.

 

→ A (RE)LIRE : Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

Mais en l’état actuel des choses, les militaires français n’interviennent que dans des situations que l’on pourrait qualifier de flagrants délits. Ils sont amenés à croiser des porteurs d’armes, qui ont peut-être commis quelque chose, quelques minutes plus tôt, ou qui s’apprêtent à commettre quelque chose, mais ils ne peuvent rien faire. L’autre frustration vient du fait que les attentes, les appels de la population et ce que les effectifs français permettent réellement de faire maintenant.

Après deux jours d’extrême violence, on assiste à une très timide reprise de la vie, en journée, dans les grandes artères de Bangui. Ce samedi matin, quelques personnes discutaient sur les pas-de-porte. Que très rares vendeuses de beignets avaient sorti leurs étals. Mais il n’y avait en revanche aucune voiture, et les commerces avaient baissé le rideau. Le marché combattant était vide.


Les forces françaises parties du Cameroun sont arrivées à Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique

L'armée française est entrée ce samedi 7 décembre en République centrafricaine.
Les hommes du 1er RHP ont été accueillis triomphalement à Bouar, dans l'ouest du pays. En octobre dernier, la ville a été le théâtre d’affrontements qui ont fait une cinquantaine de morts. Les habitants accusent la Seleka, et craignent la reprise des violences, dès le moment du départ des troupes françaises. Reportage de notre envoyé spécial, Olivier Fourt

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

 

Par

 

Les soldats français en Centrafrique seront 1600 dès ce samedi soir, a annoncé François Hollande, soit 400 de plus que les effectifs prévus. La mission, étendue au désarmement, durera "autant que nécessaire".

 

La mission de la France sera de contrôler les zones de violence, de désarmer les rebelles, de donner le contrôle aux autorités et de permettre la tenue d'élections.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

07 décembre 2013 à 19:01 Par RFI

 

lnitialement prévu avec 1 200 hommes, le dispositif français en Centrafrique va être renforcé de 400 soldats supplémentaires, soit à terme 1 600 hommes, pour une intervention que Paris souhaite rapide. Six cent cinquante soldats français patrouillent déjà dans les rues de Bangui où la population se terre toujours dans la crainte des violences. D’autres troupes ont franchi ce samedi, dans la matinée, la frontière entre le Centrafrique et le Cameroun, en direction de Bouar puis de Bangui.

 

On assiste à un début timide de reprise de la vie dans les grandes artères de Bangui. En début de matinée on pouvait voir des habitants discutant sur le pas des portes, des vendeuses de beignets sur le bord de la route et des marcheurs. Les voitures cependant étaient quasiment absentes. Les commerces, eux, restaient rideau baissé. Le marché Combattant ce matin était vide.

 

Les Français déployés sur les quartiers chauds

La Seleka reste encore maître du terrain dans le centre. Ses hommes, en tenue de combat sont installés aux bords des routes. Des 4 X 4 aux plaques d’immatriculation arrachées traversent la ville, avec leur chargement de combattants. Quand on s’approche de l’aéroport et du camp Mpoko où sont basées la Fomac et les forces françaises, les Selekas disparaissent. Les habitants sont plus nombreux à sortir. Un camp de fortune s’est même formé près de la base. Il regroupe des populations qui ont fui leur quartier.

 

→ à (re)lire : Mgr Nzapalainga: «La sécurité est assurée par les Français, la Seleka doit déposer les armes»

 

Ce matin, toutes les compagnies présentes à la base française ont été déployées vers des quartiers de Bangui, où des exactions ont été signalées. Des appels à l’aide venant des quartiers se poursuivent, avec toujours des violences contre des civils au porte-à-porte.

 

Venir en aide à la population

Le nombre des blessés se compte par centaines depuis le milieu de la semaine. MSF en a traité plus de 200 depuis 2 jours, et vient d'ouvrir un nouveau centre pour accueillir les cas les moins graves ainsi que les femmes enceintes. « Dès les premières journées nous avons concentré nos efforts évidemment, à aider l’hôpital communautaire qui est un hôpital où l’on pouvait installer notre équipe chirurgicale, explique Sylvain Groulx, chef de mission de RSF à Bangui. Depuis, nous avons ouvert aussi l’hôpital de Kassar pour les cas de petites blessures légères, ainsi que pour les femmes qui sont enceintes. Donc on invite justement les gens, s’ils peuvent sortir de la maison et se sentent en sécurité, à se rendre justement à l’hôpital de Kassar pour recevoir des soins légers…

Médecins sans frontières a également mis en place des petites cliniques mobiles, pour justement aider les populations qui se sont toutes regroupées ensemble auprès de l’aéroport de Bangui, ainsi que dans un centre communautaire confessionnel qui s’appelle Don Bosco, dans le quartier de Bongo, tout près du PK12.

Ce sont tout simplement des petites cliniques mobiles, où on va pouvoir faire la prise en charge des cas les plus graves, les plus importants, s’assurer qu’il n’y ait pas d’enfants qui meurent également du paludisme sévère ou d’infection respiratoire ».


■ Alain Boinet, de Solidarités International : « La solution est politique »

S’exprimant au micro de Nathalie Amar, au cours de l’émission spéciale de RFI en direct de l’Elysée où se tenait le sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, ce samedi à la mi-journée, Alain Boinet, fondateur de l'ONG Solidarités International a jugé que l’intervention française en République centrafricaine était une bonne chose, car « le président de la République a déclaré hier (vendredi 6 décembre, ndlr) que "la France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines". Ça, c’est l’urgence ».

Mais au-delà de l’urgence, le fondateur de Solidarités International insiste : « L’humanitaire et la sécurité, pour indispensable qu’elles soient, ne sont pas suffisantes. (…) L’intervention actuelle est déterminante pour les années qui viennent. (…) Il faut maintenant, au-delà des effets – que ce soit la sécurité ou l’humanitaire –, s’attaquer aux causes. »

Pour lui, il s’agit, « ensemble, avec les Centrafricains (de) se dire comment on va les régler. Sinon, on va être dans des interventions humanitaires et des interventions militaires à répétition. Et on n’en sortira jamais. La solution est politique. »

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:45
Sangaris: 1200 hommes selon l'EMA, 1600 selon François Hollande (actualisé)

 

07.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Au moins "cinq compagnies de combat" sont désormais présentes en RCA, avec l'arrivée ces dernières heures de 200 hommes supplémentaires, selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gille Jaron.

Or, lors d'une conférence presse de clôture du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique à Paris, le président de la République a déclaré: "Jeudi soir, il y avait 600 militaires français; hier (vendredi) soir, il y en avait 1 000; et ce soir, il y en aura 1 600 et ce sera l'effectif qui demeurera autant que nécessaire pour cette mission".

Le contingent dispose aussi de quatre hélicoptères Puma et de deux Gazelle.

Ces unités comprendraient une compagnie parachutiste du 6e bataillon d’infanterie de Marine (6e Bima) arrivée de Libreville, une compagnie du 1er RCP, deux compagnies des 3e et 8e RPIMa, une du 21e RIMa.

Une colonne de l'armée française, premiers renforts terrestres de l'opération "Sangaris" en Centrafrique, a fait, ce samedi, une entrée triomphale dans la ville de Bouar, dans l'ouest du pays. Dans cette colonne en provenance du Cameroun, on trouve l'UCL du 8e RPIMa et un contingent du 1er RHP, avec 150 hommes issus du 3e escadron et d’une partie du 1er escadron. Selon l'EMA, "les moyens de combat" de cette colonne ont entamé des missions de reconnaissance vers l'Est.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:14
centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

 

 

07 décembre 2013 12h53 Romandie.com (AFP)

 

CANTONNIER (Centrafrique) - Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Venue du Cameroun, une colonne d'environ 200 soldats français a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier (ouest de la Centrafrique), a constaté le journaliste de l'AFP, intégré dans le dispositif français.

 

Les soldats ont été salués par une foule en liesse massée le long de la route et qui criait Merci! Merci!.

 

C'est bon, c'est bon, c'est bon!, s'époumonait une femme, entourée de dizaines d'autres Centrafricaines, dansant, criant, applaudissant l'arrivée des militaires français, tandis que des enfants surexcités tapaient dans leurs mains.

 

Des hommes, eux, levaient le poing en signe de victoire. Il faut nous libérer!, lançait un passant en direction des militaires, juchés sur leurs camions et véhicules blindés.

 

Douaniers, policiers et quelques membres des forces de sécurité centrafricaines se mettaient au garde à vous au passage de la colonne française.

 

Près de 800 soldats français étaient déjà présents en Centrafrique, à Bangui, dans le cadre de l'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local), officiellement déclenchée jeudi soir après le feu vert de l'ONU.

 

Un contingent d'environ 350 hommes avait été débarqué la semaine dernière au Cameroun, en prévision d'une entrée par la route dans l'ouest de la Centrafrique. Le dispositif français, déployé en soutien à une force africaine sur place, devrait compter à terme environ 1.200 hommes, selon Paris

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:55
MBDA estime le potentiel de vente à environ 300.000 MMP sur toute la durée de vie du missile

MBDA estime le potentiel de vente à environ 300.000 MMP sur toute la durée de vie du missile

 

 

06/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG du missilier européen Antoine Bouvier vise la vente de 9.000 à 12.000 Missiles Moyenne Portée (MMP) en dix ans, dont environ 2.850 à la France. Sur toute la durée de sa vie, MBDA compte en livrer 300.000.

 

Le Missile moyenne portée (MMP) pourrait marcher sur les traces du succès à l'exportation du missile léger antichar Milan, son prédécesseur. Le PDG du missilier européen, Antoine Bouvier, y compte d'ailleurs fermement. "Nous comptons vendre entre 9.000 et 12.000 MMP en dix ans", annonce-t-il à La Tribune. En tenant compte bien sûr de la commande française, soit 2.850 exemplaires, dont 450 sur la période 2014-2019. Il se base sur un effet de levier de trois à quatre par rapport à la commande française.

 

Au-delà, le MMP, qui doit également remplacer le missile antichar Eryx, vise le marché de renouvellement du Milan, qui s'est vendu à plus de 350.000 exemplaires achetés depuis 1974 par 43 pays. L'Eryx s'est quant à lui vendu à plus de 50.000 exemplaires à huit clients. "Nous estimons le potentiel de vente du MMP à environ 300.000 exemplaires" sur toute la durée de la vie de ce programme, précise Antoine Bouvier.

 

Un contrat de 400 millions d'euros

 

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié mardi à MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP d'un montant de 400 millions d'euros, selon un communiqué de la DGA publié jeudi.

 

Ce programme participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9.000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:52
Les premiers renforts terrestres français pénètrent en Centrafrique

 

07/12/2013 à 12:37 Par lefigaro.fr avec AFP

 

Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, selon le journaliste de l'AFP intégré dans le dispositif français.

 

Venue du Cameroun, une colonne de l'armée française a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier. Les soldats ont été salués par une foule en liesse qui criait "Merci! Merci!".

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 22:45
Serval : point de situation du 5 décembre 2013

 

 

06/12/2013 18:57 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 28 novembre 18h00 jusqu’au jeudi 5 décembre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 90 sorties, dont une cinquantaine effectuée par les avions de chasse. Une trentaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport et une dizaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Samedi 30 novembre, vers 23h, une tentative d’infiltration terroriste a été décelée par les militaires français du détachement de liaison et d’appui (DLA) en appui du bataillon nigérien de la MINUSMA, stationné dans un camp de la MINUSMA à Ménaka, à l’Est de Gao. Après avoir été détecté, un suicide bomber a explosé à plus de 300 mètres au Sud-Ouest de l’entrée du camp alors que les autres individus qui constituaient le groupe se sont enfuis suite à la mise en œuvre d’artifices éclairants par le DLA. Le bataillon nigérien a déployé deux pick-ups en surveillance du camp, tandis que le DLA restait en appui dans la zone. Cet incident n’a fait aucune victime en dehors du suicide bomber.

 

Depuis le 1er décembre, le GTIA Korrigan poursuit ses patrouilles dans la région de Gao à la fois à l’est et à l’ouest du fleuve Niger, ainsi que dans la région de Kidal.

 

Le 3 décembre 2013, la force Serval a inauguré le marché de Gadeye dans le cœur historique de Gao. Placée sous la responsabilité des spécialistes des actions civilo-militaires du groupement Korrigan, la rénovation du marché annonce un retour à la vie normale et devrait favoriser la reprise des échanges commerciaux et les bonnes relations entre habitants.

 

Du 1er au 5 décembre, Monsieur Bied-Charreton, directeur administratif et financier (DAF) du ministère de la Défense, a rendu visite aux différents détachements français engagés au Mali. Il a rencontré les militaires de la force Serval à Bamako et Gao ainsi que ceux de la mission EUTM à Koulikoro. A Bamako, il s’est entretenu avec le général de division Foucaud commandant la force Serval et avec le commandant de la mission EUTM, le général de brigade Guibert. A Gao, après un passage au marché de Gadaye, il a visité deux projets de reconstruction en cours auxquels contribue la force Serval, les rénovations du palais de justice et de l’institut de formation des maîtres (IFM).

 

Environs 2800 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du 5 décembre 2013Serval : point de situation du 5 décembre 2013
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 17:45
Sangaris : prise à partie sur l'aéroport de Bangui

 

 

06/12/2013 15:04 Sources : EMA

 

Dans la journée du 5 décembre, alors qu’elles sécurisaient l’accès à l’aéroport de M’Poko sur lequel se sont réfugiés près de 2000 centrafricains pour fuir les combats, les forces françaises ont été prises à partie à trois reprises par un pick-up armé. Au troisième tir, les militaires français ont riposté détruisant le véhicule. Cette prise à partie n’a fait aucun blessé du côté des militaires français, ni des civils venus chercher leur protection.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 13:45
Le Woodstock du terrorisme (première partie).

 

 

5 décembre, 2013 Frédéric Lert - FOB

 

L’assemblée nationale accueillait hier le colloque de doctrine de l’armée de Terre sur l’opération Serval et les enseignements pouvant en être tirés. En voici quelques morceaux choisis, la palme de la bonne formule revenant au général Barrera, qui commandait la brigade Serval en début d’année :

 

« On a découvert un Woodstock terroriste » a-t-il expliqué à propos des caches découvertes pendant l’opérations dans l’Adrar des Ifoghas. « Il y avait de tout… des garages, des ateliers, des centres de formation… Il était temps que l’on y aille et que l’on démonte tout ça… »

 

L’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, a rappelé en ouverture du colloque que si l’opération Serval est une référence, elle n’est aujourd’hui qu’une référence parmi d’autres. Rappelant l’excellente connaissance que possédait la France du théâtre d’opération, l’amiral Guillaud a détaillé les quatre facteurs opérationnels ayant permis selon lui le succès de l’opération : la faculté d’adaptation du soldat français, sa capacité à conjuguer rusticité et technologie, la pratique de l’interarmées jusqu’au niveau le plus bas de la hiérarchie. Et enfin, last but not least, la maîtrise de la force qui a débouché sur l’absence de dommages collatéraux. Plusieurs intervenants ont également rappelé l’impact qu’a pu avoir l’emploi de matériels modernes tels que le Tigre, le VBCI ou le Caesar. « Des matériels qui ont fait la différence et ont épargné la vie de nos soldats ». Des matériels également engagé dans une manœuvre qui a surpris et bousculé l’ennemi par sa rapidité. Sortant de dix ans d’engagement quasi statique en Afghanistan, l’armée de Terre a donc réussi une remise en question dans la planification et la conduite des opérations qui a été saluée par tous. Les faiblesses n’ont pas été oubliées au cours du colloque, avec en particulier les fragilités capacitaires en matière renseignement et de logistique. FOB reviendra sur ce dernier thème, mais on peut d’ores et déjà rappeler qu’un peu plus de la moitié du fret transporté et des besoins en ravitaillement en vol ont été assurés par les moyens aériens des alliés de la France.

 

« Cette opération n’a pas été gagnée par des génies militaires » a également lancé le général Barrera avec un humour bien senti. « Mes parents m’ont appelé Bernard, pas Bonaparte. On a simplement respecté les doctrines d’emploi, les principes tactiques, les règles simples. Centralisation dans la conception, décentralisation dans l’exécution. (…) Culture de la prise de risque judicieuse. On a combattu dans un climat de confiance permanente. Le commandement de la force terrestre nous a fait confiance, les chefs de corps étaient de grande valeur et nous avons aussi eu de la chance… »

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:55
A400M sur la base aérienne d'Orange

A400M sur la base aérienne d'Orange

 

06/12/2013 Armée de l'air

 

L’A400M Atlas, nouvel avion de transport de l’armée de l’air, a expérimenté des phases de chargement et de déchargement de matériel, mardi 3 décembre 2013, sur la base aérienne 115 d’Orange.

 

Cette opération a notamment permis de vérifier l’aéro-compatibilité de plusieurs matériels, notamment de type véhicule blindé léger à châssis long (d’une masse de 4 tonnes) mis à disposition par le 1er régiment étranger de cavalerie d’Orange.

 

Elle a également permis de valider la totale accessibilité de la piste de la base aérienne d’Orange, aussi bien en termes de contraintes, de résistance que d’accès aux taxiways.

 

VB2L du 1er REC d'Orange

VB2L du 1er REC d'Orange

Chargement d'un VB2L dans la soute d'un A400M

Chargement d'un VB2L dans la soute d'un A400M

 

L’armée de l’air française a été la première à réceptionner l’A400M Atlas à l’été 2013. Avion de transport militaire tactique disposant d'une capacité d'allonge stratégique, cet appareil constitue un matériel indispensable aux forces aériennes. Dans l’optique de sa future mise en service opérationnelle, les aviateurs ont débuté les expérimentations aux commandes du MSN7, premier exemplaire de série livré par l'industriel.

 

Retrouvez sur notre site le dossier web sur l’A400M ainsi que le web-documentaire: « L’A400M, une aventure humaine ».

L'A400M sur la piste de la base aérienne 115 d'Orange

L'A400M sur la piste de la base aérienne 115 d'Orange

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:55
Défense : l'armée de Terre obtient enfin son nouveau missile tactique

 

05/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié le programme du « Missile moyenne portée » (MMP) à MBDA. Un soulagement pour le missilier qui a pris des risques financiers importants pour lancer ce programme.

 

L'armée de Terre a enfin son prochain missile tactique. C'est aussi un soulagement pour le missilier MBDA, qui a pris pas mal de risques pour lancer ce programme important pour sa stratégie visant à couvrir tout le spectre de la trame missiles. Conformément à la décision prise par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, la direction générale de l'armement (DGA) a notifié mardi à MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP (Missile moyenne portée) d'un montant de 400 millions d'euros, selon un communiqué de la DGA publié ce jeudi.

 

Le missilier, qui autofinance depuis 2010 le développement du MMP, avait proposé sur la base d'une commande française de 3.000 missiles, de prendre à sa charge 75 % des coûts R&D (Recherche et développement) estimés entre 200 et 250 millions d'euros. Ce projet constitue l'un des nouveaux programmes destinés à la modernisation de l'armée de terre prévus au titre de la future Loi de programmation militaire (LPM). Il vise à fournir un nouveau système de missiles de combat terrestre en remplacement du système d'arme Milan à compter de 2017. Il équipera les unités de combat de l'armée de terre et les forces spéciales pour le combat débarqué.

 

Un marché de 2.850 missiles

 

Le parc cible, selon la DGA, comprend "400 postes de tir et 2.850 missiles. 175 postes de tir et 450 missiles seront livrés sur la période 2014-2019", a précisé la DGA. Le MMP est un missile polyvalent, basé sur le concept "tire et oublie". Il permet aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l'ensemble des théâtres d'opérations avec une grande précision, "tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir".

 

Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie avec un fort potentiel à l'exportation comme le Milan l'a été dans le passé. Il participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9.000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:50
Kosovo : nouveau déploiement de l’EEI à DOG 31

 

06/12/2013 Sources : EMA

 

Le 5 décembre 2013, l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français s’est déployé à DOG 31.

 

Il s’agit du deuxième déploiement l’EEI du mandat Trident 43 de la KFOR, après plusieurs semaines passées à Camp Cabra, situé légèrement plus au sud de DOG 31. La mission de l’EEI consiste au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population en effectuant des patrouilles en véhicule ou des patrouilles à pieds dites de proximité. L’EEI doit par ailleurs surveiller le trafic sur la frontière entre la Serbie et le Nord du Kosovo.

 

Aux côtés de militaires autrichiens, l’EEI assure également une surveillance, en bateau, du lac de Gazivode. Ce lac artificiel, formé par un barrage construit sur la rivière Ibar, marque une frontière entre la Serbie et le Kosovo. L’EEI a pour mission d’y contrôler divers points de passage, afin de maintenir un environnement sécurisé, ainsi que la liberté de mouvement, réalités connues, dans le jargon otanien, sous l’acronyme SASE and FOM (safe and secure environment & freedom of movement).

 

Placé sous le commandent du tactique du Multinational Battle Group East (MNBG-E) de la KFOR, l’EEI français opère également sur l’ensemble des autres postes dans le nord de la zone du MNBG-E.

 

La KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR, avec une unité de manœuvre (l’EEI) et un élément de soutien national (ESN).

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:45
Exercie final pour le 3e bataillon Sigui

 

6 décembre 2013 EUTM Mali

 

Du 2 au 4 décembre a eu lieu l’exercice final pour le bataillon « Sigui » des Forces armées maliennes. Cet exercice était la dernière étape avant la fin de leurs 10 semaines de formation dispensée par la mission de l’Union européenne pour le Mali (EUTM Mali). Durant cette formation, l’unité malienne a amélioré ses savoir-faire de combat de même que sa capacité à planifier et conduire des opérations dans un cadre tactique réaliste, auquel ils pourront être confrontés après leur déploiement.

 

L’exercice a été conduit dans la région du nord de Koulikoro où des forces ennemies s’étaient emparées de la ville de Banamba, à partir de laquelle ils étaient en mesure  de lancer des  raids, menaçant ainsi la ville de Koulikoro.

 

Pendant les manœuvres, des officiers maliens, commandant directement leurs unités, ont dû faire face à de nombreux incidents : des embuscades, des harcèlements ou des attaques d’IED, objectif : éprouver l’efficacité des troupes et leurs capacités de commandement. Au final, l’exercice a été un succès, le bataillon Sigui a prouvé sa capacité à conduire une manœuvre coordonnée autonome de niveau de groupe tactique interarmes (GTIA), dans le cadre d’une offensive menée par des éléments armés. Deux Mirage 2000, avions de chasse de la force française Serval, ont pris part à l’exercice, dans le cadre de l’évaluation des équipes TACP du bataillon (patrouille de contrôle aérien tactique).

 

La formation du bataillon Sigui, par la mission EUTM, prendra officiellement fin samedi 7 décembre au cours d’une cérémonie au cours de laquelle les militaires maliens seront brevetés

 

End of training exercise for the “Sigui” battalion.

 

From the 2nd to the 4th of December took place the final exercise for “Sigui” battalion of the Malian Armed Forces. It has been the last step before completion of their 10 weeks training period provided by the European Union training mission for Mali (EUTM Mali). During this time, the Malian unit has improved his individual and group combat skills, and has largely increased its ability to plan and conduct operations in a framework likely to be faced in the near future.

 

The exercise was conducted in the northern region of Koulikoro. The scenario assumed that enemy forces had seized the town of Banamba, from which they were launching now deep raids alongside the route and threatening thus the city of Koulikoro.

 

During the maneuvers, Malian officers, directly commanding their units, had to face numerous incidents, like ambushes, harassments or IED attacks that continuously challenged the operability and readiness of their troops, and his command ability. Eventually, the exercise was successfully completed, and Sigui battalion proved its capability to conduct an autonomous coordinated maneuver at combined arms battle group level, in the frame of an offensive led by armed elements. Two Mirage 2000 fighter aircrafts of the French force Serval were also involved in the exercise, as part of the evaluation of battalion’s TACP teams (tactical air control patrol).

 

Sigui battalion will have its end of training ceremony next Saturday, when the Malian military will be officially accredited by EUTM Mali mission.

 

Reportage photos

Exercice final du bataillon Sigui, GRAD 2M

Exercice final du bataillon Sigui, GRAD 2M

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:30
Liban : la FCR participe à l’exercice « Blue Bird »

 

06/12/2013 Sources : EMA

 

Le 30 novembre 2013, la Force Commander Reserve (FCR) a participé à l’exercice Blue Bird, organisé chaque année par l’état-major de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

 

Cet exercice a pour objectif de vérifier que les procédures à appliquer en cas d’alerte de sécurité sont bien connues du personnel civil libanais et international de la FINUL, ainsi que des militaires chargés d’assurer leur protection.

 

Le 30 novembre, à 8h00, l’état-major de la FINUL à Naqoura, a alerté la FCR que la situation sécuritaire dans la zone nécessitait de mettre en sécurité le personnel civil libanais et international de la Force, ainsi que leurs familles. Une dizaine de points de concentration est répertoriée dans toute la zone d’opérations de la FINUL. Le camp de Dayr Kifa est l’un d’eux.

 

Une fois l’alerte déclenchée, la FCR s’est préparé à recevoir les personnes venant se placer sous sa protection. Pendant qu’elles rejoignent le camp, un dispositif de protection a été déployé et les différents ateliers où les ressortissants doivent se présenter sont montés.

 

Chaque personne arrivant sur le camp de la FCR a été prise en charge et enregistrée, afin de s’assurer que personne ne manque à l’appel. Les ressortissants ont ensuite été dirigés vers une zone d’attente où leur ont été présentés un sac d’alerte type et tout ce qu’il doit contenir pour pouvoir vivre correctement en cas d’évacuation.

 

Grace à l’investissement de tous les acteurs, cet exercice s’est parfaitement déroulé. Si la zone d’opérations de la FINUL est calme, chacun doit néanmoins savoir ce qu’il doit faire en cas d’alerte. C’est l’objectif de l’exercice « Blue Bird ». Celui-ci a été parfaitement atteint dans la zone dont la FCR a la responsabilité.

 

Placés sous les ordres du commandant de la FINUL, les éléments français de la Force agissent dans le cadre de la résolution 1701 de l’ONU sur l’ensemble de la zone comprise entre le fleuve Litani et la « Blue Line », au Sud Liban. Ils mènent leurs actions en coopération étroite avec les Forces Armées Libanaises (FAL).

Liban : la FCR participe à l’exercice « Blue Bird »Liban : la FCR participe à l’exercice « Blue Bird »
Liban : la FCR participe à l’exercice « Blue Bird »
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 11:45
Cameroun : la réserve opérationnelle embarquée se prépare

 

04.12.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Depuis le 1er décembre, à Douala, les éléments de la réserve opérationnelle embarquée (ROE) se préparent s'engager dans toute opération que viendrait à ordonner le chef d'état-major des armées, sur décision du Président de la République.

Les véhicules tactiques de cette force, essentiellement des véhicules blindés de combat (de type VAB, VBL) ainsi que des camions logistiques, sont rassemblés dans une zone de regroupement et d’attente (ZRA) dans le port de Douala.

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 11:45
RCA : les militaires de la mission Boali patrouillent dans Bangui

05.12.2013 Crédit : EMA /ECPAD

 

4 décembre 2013, dans la matinée, Bangui en République Centrafricaine, les militaires de la mission Boali patrouillent dans la ville afin de garantir la sécurité des ressortissants français ainsi que des points d’intérêt français (points de regroupement des ressortissants français, emprises diplomatiques, les lieux à haute valeur ajoutée pour la communauté française installée à Bangui).

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:45
Centrafrique : lancement de l’opération Sangaris

 

06/12/2013 10:36 Sources : EMA

 

Le 5 décembre 2013, le Président de la République a annoncé sa décision de renforcer le dispositif militaire français en Centrafrique afin d’éviter une catastrophe humanitaire dans le pays.

 

« Le Conseil de sécurité vient d’adopter une résolution, à l’unanimité, donnant mandat à une force africaine pour apporter la sécurité, rétablir la stabilité en Centrafrique et protéger la population.

 

La France soutiendra cette opération. C’est son devoir, devoir d’assistance et de solidarité à l’égard d’un petit pays, la Centrafrique, bien loin d’ici, pays ami, pays le plus pauvre du monde. Pays qui nous appelle au secours.

 

Vu l’urgence, j’ai décidé d’agir immédiatement, c’est-à-dire dès ce soir, en coordination avec les Africains et avec le soutien des partenaires européens. Déjà, 600 militaires français sont sur place. Cet effectif sera doublé d’ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures.

 

La France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines. Je veux que toutes les informations soient données. C’est la raison pour laquelle le gouvernement fournira toutes les explications au Parlement, dès la semaine prochaine.

 

Il y a un an, au Mali, la France était appelée pour lutter contre une invasion terroriste. Elle y est parvenue. Aujourd’hui, dans des circonstances très différentes, la France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire. Elle sera là.

 

J’ai pleine confiance en nos soldats pour mener cette opération. Je sais leur sens du devoir, leur grande qualité professionnelle. Cette intervention sera rapide, elle n’a pas vocation à durer. Je suis sûr de son succès. »

 

Cette décision a été précédée de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la Résolution 2127 qui prévoit en particulier :

 

    le soutien des Nations unies à la Force africaine, la MISCA dont l’effectif devrait atteindre les 4000 hommes.

    Le soutien par les forces françaises de cette force africaine, avec autorisation d’usage de la force au besoin.

 

Actuellement, plus de 650 militaires français sont déployés à Bangui. Plus de 400 le sont depuis fin mars 2013, et 250 spécialistes des transmissions, du génie et de la logistique sont arrivés depuis la fin novembre.

 

Depuis jeudi soir, les premiers renforts en provenance du Gabon ont été projetés sur l’aéroport de Bangui. Il s’agit de la compagnie parachutiste (COMPARA) du 6e bataillon d’infanterie de marine (6e BIMa) de Libreville. D’autres éléments se préparent dès à présent à renforcer le dispositif français dans la capitale centrafricaine.

 

Durant toute la nuit du 5 au 6 décembre les éléments de la force Sangaris présents à Bangui ont effectué des patrouilles blindées en vue d’interdire la reprise des combats et garantir la sécurité de nos ressortissants.

 

Dans la journée du jeudi 5 décembre, les militaires français contrôlant l’aéroport de Bangui avaient déjà assuré la sécurité d’une foule de près de 2000 centrafricains qui se sont réfugiés auprès d’eux pour fuir les combats.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 22:45
photo EMA

photo EMA

 

05/12/2013 à 19:33 Par lefigaro.fr (AFP)

 

Le président François Hollande a annoncé ce soir une action militaire "immédiate" de la France en Centrafrique.

 

S'exprimant lors d'une courte déclaration télévisée, François Hollande a annoncé que les effectifs militaires français sur place en Centrafrique (650 actuellement) seront "doublés d'ici quelques jours pour ne pas dire quelques heures".

 

"La France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire, elle sera là", a-t-il ajouté. "Cette intervention sera rapide, elle n'a pas vocation à durer et je suis sûr de son succès."

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 14:00
La DGA notifie le programme du « Missile moyenne portée » (MMP)

 

 

05/12/2013 Direction générale de l’armement (DGA)

 

Conformément à la décision prise par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 3 décembre à la société MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP (Missile moyenne portée).

 

Ce programme constitue l’un des nouveaux programmes destinés à la modernisation de l’armée de terre prévus au titre de la future Loi de programmation militaire. Il vise à fournir un nouveau système de missiles de combat terrestre en remplacement du système d’arme MILAN à compter de 2017. Il équipera les unités de combat au contact de l’armée de terre et les forces spéciales pour le combat débarqué.

 

Le parc cible comprend 400 postes de tir et 2850 missiles. 175 postes de tir et 450 missiles seront livrés sur la période 2014-2019.

 

Le MMP est un missile polyvalent, basé sur le concept « tire et oublie » avec la capacité de l’« homme dans la boucle ».  Il permet aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l’ensemble des théâtres d’opérations avec une grande précision, tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir.

 

Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie avec un fort potentiel à l’exportation comme le MILAN l’a été dans le passé. Il participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 13:55
Le "missile moyenne portée", futur remplaçant du Milan, c'est (bien) parti!

 

05.12.2013 par P. Chapleau - lignes de Défense

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 3 décembre à la société MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP (Missile moyenne portée) appelé à remplacer les Milan. Le parc cible comprendra 400 postes de tir et 2850 missiles. 175 postes de tir et 450 missiles seront livrés sur la période 2014-2019.

Un peu de doc en cliquant ici.

Dans un communiqué, la Dicod précise que

"ce programme constitue l'un des nouveaux programmes destinés à la modernisation de l'armée de terre prévus au titre de la future Loi de programmation militaire. Il vise à fournir un nouveau système de missiles de combat terrestre en remplacement du système d'arme Milan à compter de 2017. Il équipera les unités de combat au contact de l'armée de terre et les forces spéciales pour le combat débarqué.
Le MMP est un missile polyvalent, basé sur le concept "tire et oublie" (fire and forget), qui permet aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l'ensemble des théâtres d'opérations avec une grande précision, tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir. Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie avec un fort potentiel à l'exportation comme le MILAN l'a été dans le passé. Il participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge. "

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:55
Quand les forces spéciales forment les cadres

 

05/12 Par Massimo Prandi – LesEchos.fr

 

L'armée s'ouvre à l'entreprise. En matière de management, elle a des choses à apprendre aux cadres dirigeants, qui ont été 2.000, cette année, à suivre les formations de Saint-Cyr.

 

Six heures. Un lundi matin sombre et humide d'automne. En silence, une quarantaine d'hommes et de femmes en vert de travail de l'armée de terre sortent de leurs chambrées pour rejoindre leur lieu d'entraînement. Une scène banale au sein du camp militaire breton de Saint-Cyr-Coëtquidan. Ce qui l'est beaucoup moins, c'est que ces ombres matinales ne sont pas des militaires. Tous sont arrivés sur le camp la veille et sont des cadres dirigeants d'entreprises du secteur civil, entamant leurs dix-huit mois de cours à l'Essec dans le cadre du programme « Executive MBA » (Emba). Age moyen : 38 ans ; expérience moyenne en entreprise : treize ans, environ. Issus de plusieurs pays, tous, sans exception, dirigent déjà des équipes. Ce stage de 36 heures exclusivement en anglais est censé accroître leurs « capacités de leadership » et de « construction d'équipes ». Au sein du petit groupe, l'appréhension est palpable avant d'entrer dans le vif du sujet : « Je craignais de retomber dans les affres du service militaire : exercices stupides et engueulades sans fin », commentera après coup un ingénieur allemand lors du débriefing effectué dans les locaux de l'Essec à la Défense, près de Paris. Des craintes pas totalement injustifées… Pas plus de six heures de sommeil entre le lundi et le mardi, deux repas dont le premier à l'extérieur, à base de rations de combat, et le reste du temps passé dans les bois de l'immense camp de Coët (5.500 hectares en pleine forêt de Brocéliande). A l'évidence, les chambres spartiates de six lits chacune, les douches sans chichi et l'ambiance générale du camp impressionnent les élèves, dont la très grande majorité n'a jamais eu de contact avec l'armée. Pendant le briefing initial, le dimanche soir, le lieutenant-colonel de réserve Romain de Bondy, directeur du centre de formation continue (Scyfco) de la Fondation Saint-Cyr, explique la finalité du stage. « Ce n'est pas une formation militaire. Vous n'allez pas passer un test d'aptitude à l'armée », débute-t-il. Il en faudra plus pour convaincre complètement ceux qui, parmi les stagiaires s'interrogent encore sur l'utilité de leur séjour à Coëtquidan. Bon point : les moniteurs, qui sont tous des réservistes ayant servi au sein des forces spéciales, inspirent confiance. Loin des clichés, ils cassent leur image de baroudeurs et font preuve d'une excellente connaissance des problématiques de gestion des entreprises. Xavier, lieutenant-colonel parachutiste, Bruno, lieutenant-colonel des troupes de marine, Francis, officier réserviste des troupes de montagne, et Jane, capitaine réserviste de l'armée britannique, n'aiment pas parler de leurs faits d'armes. Ici, les formateurs s'emploient avant tout à transmettre les méthodes et les valeurs militaires transposables au monde de l'entreprise.

 

Apprendre à jouer l'effet groupe

 

Mais place aux travaux pratiques. La mission : construire un radeau avec des sortes de gros jerricans et des cordes pour transporter un malade nécessitant des soins de l'autre côté d'un lac. Temps imparti : une heure. Xavier, le moniteur de ce groupe, désigne un leader. Ce sera Rajiv, un ingénieur aéronautique indien très actif et volontaire. Un choix qui ne doit rien au hasard : l'ardeur du jeune manager doit être tempérée, pense-t-il, par la dynamique de groupe. « Un leader n'est rien sans le groupe. Son rôle est d'écouter tout le monde, y compris les plus effacés, et de faire siennes les meilleures solutions proposées », décrypte le moniteur. En l'occurrence, Rajiv pense cette fois avoir trouvé la solution technique sans avoir consulté les autres. Il se lance dans l'assemblage du radeau. Plusieurs membres de l'équipe s'isolent, désoeuvrés. D'autres suivent les consignes du jeune Indien sans broncher. Le radeau finit par ressembler à quelque chose… Mais il est branlant. Un tronc d'arbre pourtant disponible a été négligé et, du coup, sa structure n'est pas assez solide. Les cordes encombrent par ailleurs sa surface. On en a utilisé trois fois trop. Les équipes de trois qui vont faire la traversée du lac sont mal assorties. Les unes sont trop lourdes, les autres trop légères. Finalement, tout le monde parviendra sur l'autre rive, mais l'opération n'est clairement pas une réussite, et le bilan est sévère : « Le leader n'a pas écouté les solutions proposées par les autres, notamment celles, pourtant appropriées, qui ont été formulées par les femmes de l'équipe. Il n'a pas non plus expliqué suffisamment le but de la mission. Rajiv n'a pas pris le champ nécessaire pendant la construction du radeau pour rectifier les erreurs et pour donner du travail à tout le monde, entraînant la démobilisation d'une partie de l'équipe…  »

 

Une leçon qui sera très utile lors du dernier exercice du jour : la construction d'un pont sur une rivière, avec pour seuls outils un piquet, un marteau, des cordes et des troncs. Le sergent-chef Sigrid explique aux élèves la technique. Les stagiaires ont une heure et demie pour accomplir leur mission. Cette fois, Xavier donne le leadership à David, un jeune cadre spécialisé dans le « lean management », chez un opérateur français de télécommunications. Tout aussi motivé que Rajiv, il a, semble-t-il, tiré les enseignements des erreurs précédentes. Il commence par former des sous-groupes, dédiés à des tâches bien définies ; l'un des participants chronomètre les opérations et contrôle la qualité ; d'autres se relaient pour placer les piles du pont ; chacun trouve sa place. David, lui, est partout. Il rassure ses collaborateurs dans les moments les plus difficiles. La pluie n'arrange rien, on serre les dents… Mais la mission sera remplie. Dans la sueur et la douleur.

 

Le stage n'est pas fini pour autant. Quelques heures de sommeil plus tard, la partie la plus éprouvante va commencer avec le « parcours de l'audace ». Plus physique, plus militaire, il est censé souder les groupes de dix stagiaires dans des conditions extrêmes. La météo est détestable : pluie et boue partout. Au programme, marche sur une poutre en hauteur ; escalade d'une paroi métallique glissante ; saut dans le vide avec une corde ; transport de bâtons de dynamite (fictifs, évidemment) sous des barbelés, tyrolienne... Autant de défis éreintants pour la plupart des stagiaires. Mais le groupe tient le choc. Les moins vaillants sont soutenus, encouragés. Les militaires sont présents, bien sûr, soucieux d'éviter tout accident. Le gong retentit à 12 h 30 précises. Les souffrances sont enfin terminées...

 

Changement de décor le lendemain, dans les locaux parisiens de l'Essec. Pour les participants, c'est l'heure du retour d'expérience : « Nous sommes devenus une équipe à la dure. Nous avions l'impression de faire partie d'une expérimentation. C'était comme du théâtre, surtout le premier jour. Le second a été plus dur à vivre et des tensions ont émergé au sein du groupe », résume le plus âgé des stagiaires. Le professeur Alan Jenkins, le directeur académique du MBA, est visiblement satisfait : « Les équipes se sont engagées à fond dans les exercices proposés. Ca ne va pas changer vos vies mais vous avez appris combien il est important de compter sur les autres », commente-t-il. Les élèves, quant à eux, semblent avoir apprécié la dépense physique, et le concentré de sensations fortes, plutôt rares dans un monde riche en stress, mais pas toujours en expériences intenses. « Ce stage m'a rendu plus confiant et démontré que ce qui est impossible quand on est seuls devient possible à plusieurs », résume une jeune manager portugaise. Un ingénieur allemand reconnaît avoir « appris à déléguer », et ce cadre suisse retiendra, lui, « que lorsque l'on passe à la phase de l'exécution, il faut cesser de discuter »... A quelques exceptions près, tous se sépareront avec le sentiment d'avoir suivi une formation utile pour la vie en entreprise.

 

« Management années 1980 »

 

Elle est pourtant loin de faire l'unanimité dans l'univers de l'enseignement et du coaching. « Le message implicite est très masculin, guerrier, regrette Isabelle Barth, qui dirige l'Ecole de management de Strasbourg. Cela fait management années 1980, quand on exaltait les analogies entre monde des affaires et guerre. Aujourd'hui, on a envie d'autre chose, comme la reconnaissance de soi, le lien entre individus, la sérénité, la créativité. » « L'institution militaire ne sait pas se remettre en cause. Or la remise en cause est la base du management », renchérit Thierry Grange, président de l'Ecole de management de Grenoble.

 

Des critiques évidemment contestées par les intéressés : « Notre formation, c'est de la pédagogie pratique. Dans l'entreprise comme dans l'armée, il faut susciter l'effort chez les collaborateurs par la pédagogie, pas par la force, qui n'est jamais très efficace », répond le colonel réserviste Cyril Barth, qui dirige la Fondation Saint-Cyr. La formule séduit, en tout cas. Preuve du succès croissant de ces immersions dans l'univers militaire, Saint-Cyr a déjà scellé des partenariats stratégiques de formation avec l'Essec, HEC et Sciences po. « Nous, militaires, travaillons sur la pâte humaine, sur la personnalité et le groupe », précise le général Antoine Windeck, commandant des écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. « Ces formations permettent de renforcer les liens entre la nation et l'armée », insiste-t-il. Une armée qui a abandonné depuis longtemps les méthodes de commandement trop autoritaires. « Nous aussi, avons évolué et sommes amenés à adopter de nouvelles formes de gouvernance », reconnaît ce haut gradé.

 

En outre, en ces temps de disette budgétaire, les stages proposés aux cadres dirigeants constituent des sources de revenus appréciables. A eux seuls ils financent déjà près de 10% du budget de recherche et formation des écoles de Saint-Cyr. Au total, Coëtquidan aura accueilli cette année environ 2.000 élèves civils. Ils n'étaient que 800 lors du lancement de la formule en 2011. Le tarif : 300 euros jour et par stagiaire pour l'Essec et HEC ; le double pour les entreprises, qui semblent de plus en plus séduites par ces formations. Veolia, Vinci, Thales, Decathlon, Safran, Doux, Total et autre Kering ont déjà envoyé leurs cadres crapahuter à Coët.

 

Les points à retenir

Lancés en 2011, les stages de formation proposés par l'Armée à Saint-Cyr-Coëtquidan attirent de plus en plus de cadres dirigeants désireux d'accroître leurs « capacités de leadership ».

Dans le même esprit, des partenariats ont été noués avec l'Essec, HEC et Sciences po.

Des sources de revenus bienvenues, en ces temps de disette budgétaire : à elles seules, ces sessions de coaching financent déjà près de 10 % du budget de recherche et formation des écoles de Saint-Cyr.

Quand les forces spéciales forment les cadres

Note RP Defense : les Anciens de la Marine Nationale exercent également dans le même domaine. Dans un environnement business de moins en moins prévisible, Pégasus Leadership aide les équipes commerciales et managériales à améliorer l’agilité de leur organisation, à accélérer la mise en œuvre de leurs projets et atteindre plus rapidement leurs objectifs.

 

 

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:45
Les militaires français de «Sangaris» à pied d'œuvre

 

 

04/12/2013 à 20:35 Par Alain Barluet, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE - La phase active de l'intervention en Centrafrique ne débutera vraisemblablement pas avant la fin du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, vendredi et samedi à Paris.

 

«Sangaris», ce papillon exotique qui prête son nom à l'intervention militaire française en Centrafrique, est sur le point de prendre son envol. «Tout est fin prêt, à Paris et à Bangui. On n'a plus qu'à appuyer sur le bouton», résume un haut chef militaire en expliquant que le millier d'hommes engagés dans l'opération n'attendent plus que le feu vert, jeudi, du Conseil de sécurité de l'ONU. Ou plus exactement celui de François Hollande, qui, en tant que chef des armées, donnera le top départ.

 

Car les Français, qui soutiendront la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) - laquelle reprendra le flambeau de troupes africaines, le 19 décembre -, resteront sous commandement national. Dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, on indiquait, mercredi, que la dernière phase de la planification était en cours. L'accent est mis sur la collecte du renseignement. La phase active de l'intervention ne débutera vraisemblablement pas avant la fin du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, qui se tiendra vendredi et samedi à Paris. L'opération «Sangaris» pourrait durer de quatre à six mois.

 

Mission d'ordre sécuritaire et non de guerre

 

À Bangui, les ultimes préparatifs se déroulaient aussi, notamment autour des pistes de l'aéroport international de M'Poko, «préparées» par les spécialistes du génie de l'air pour les rotations de gros-porteur Antonov. La logistique et les transmissions ont été «calées». Des éléments du 2e régiment d'infanterie de marine (Rima), débarqués à Douala du bâtiment Dixmude, ont été acheminés par train du Cameroun. Deux compagnies du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (Rpima), appartenant au détachement Boali présent en Centrafrique depuis 2003, constituent le socle des effectifs. Les 400 soldats stationnés à M'Poko avaient été rejoints, le week-end dernier à Bangui, par un peu plus de 200 militaires français supplémentaires.

 

Mission d'ordre sécuritaire et non de guerre à proprement parler, «Sangaris» devrait «faire l'effet d'un électrochoc et avoir des conséquences dissuasives», commente un officier général qui connaît bien la Centrafrique. La priorité demeure la sécurisation de Bangui, de ses alentours ainsi que des deux axes essentiels, vers la Cameroun et vers le Tchad. Au-delà du pays «utile», une large partie du territoire centrafricain restera hors du champ d'intervention des militaires français. Les ex-rebelles de la Séléka se sont peu aventurés au sud d'une ligne joignant les villes de Bossangoa, Bambari et Bria. À l'extrême est, aux confins du Soudan, entre Birao, au nord, et Obo, en pays pygmée, au sud, un vaste territoire a toujours été une zone de non-droit. Au sud du pays, autour de Bangassou, un contingent tchadien et un camerounais sont déjà présents. Les militaires français de «Sangaris» vont s'efforcer d'accompagner le déploiement de la Misca, à laquelle reviendra la tâche de contrôler une assez large partie du pays. Une forme de pari? «Tout dépendra de la façon dont les forces africaines vont pouvoir prendre en compte leur mission de sécurisation», commente une source militaire proche du terrain.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:45
Récupération « par grappe » de l’équipe TACP

18 novembre 9h25 Crédit : EMA /armée de l’Air

 

A N’Djamena au Tchad, un hélicoptère Puma de la force Epervier achève la récupération « par grappe » de l’équipe TACP (Tactical Air Control Party – équipe tactique de guidage aérien) lors d’un exercice de maintien en condition opérationnelle.

 

Prépositionné dans la profondeur, l’équipe TACP a pour responsabilité, en cas de demande d’appui feu des troupes au sol, d’assurer l’acquisition et l’authentification des cibles, gérer l’environnement proche, guider les avions et désigner la cible. Une fois sa mission achevée, la récupération « par grappe » permet une exfiltration rapide

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:50
Kosovo : l’EEI participe à deux exercices multinationaux

 

 

04/12/2013 Sources : EMA

 

Les 20 et 21 novembre 2013, l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français a participé à deux instructions dans un cadre multinational.

 

Le mercredi 20 novembre, l’équipe médicale américaine du camp de Bondsteel a été héliportée sur le camp de Novo Selo pour mener une instruction au profit de brancardiers secouristes français et allemands. Le scénario a simulé l’impossibilité pour un hélicoptère de se poser pour récupérer un blessé. Les brancardiers secouristes, aux ordres d’un médecin américain, se sont donc entraînés à évacuer ce dernier par hélitreuillage.

 

Le 21 novembre, les militaires portugais du camp de Slim Line, près de Pristina, se sont rendus auprès de l’EEI pour leur enseigner les réactions à adopter en cas de manifestation et de lancers de « cocktails Molotov ». L’exercice a permis aux militaires français de s’entraîner en mettant en œuvre les méthodes de l’OTAN pour la gestion de conflit.

 

L’EEI, dans le cadre de son mandat de la KFOR, participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR, avec une unité de manœuvre (l’EEI) et un élément de soutien national (ESN).

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